En s’installant à la place de Virgin, Zara part à l’assaut de Toulouse

13 mai 2012  – Accord financier conclu entre Virgin France et Zara. Le premier fermera définitivement ses portes le 31 juillet, supprimant 33 emplois, tandis que l’enseigne espagnole de prêt à porter, qui a déjà ouvert quatre boutiques au centre-ville, posera ses rayons de vêtements dans les 3000 m² vacants. Toulouse deviendrait-elle Zara City ?

Le temps c’est de l’argent. Depuis plusieurs semaines, Virgin France, qui avait annoncé il y a quelques semaines vouloir mettre fin à son bail par anticipation concernant son magasin de la rue Alsace Lorraine, était en pourparlers avec le groupe Inditex, propriétaire de la marque Zara, laissant dans l’attente la trentaine de salariés. Recemment, a indiqué la marie de Toulouse, la direction de Virgin a effectué sa demande de cession de fonds de commerce soumis au droit de préemption et ville ne s’y est pas opposée. Virgin cède le bail à Zara contre 3 millions d’euros, selon nos sources.

A compter du 31 juillet, date de fermeture définitive du Virgin megastore, livres, CD et DVD laisseront les 3000 m² qu’ils occupaient depuis une dizaine d’années aux collections femme, enfant, homme et accessoire de Zara. Le groupe espagnol n’a toutefois pas encore déposé un permis de construire, a tempéré la ville. L’étape numéro 2 n’est pas encore franchie. Car Zara, pour entreprendre des travaux, doit obtenir l’accord et de la ville et des bâtiments de France.

Quid de la boutique Zara à l’angle de la rue Lafayette et de la rue Alsace Lorraine, face du Virgin ? Inditex a choisi d’y installer une autre de ses marques de prêt à porter Massimo Dutti, jusque là absente de Toulouse.

Procédure judiciaire chez Virgin

Chez Virgin, le dialogue social interrompu, et la procédure judiciaire est en cours. « Puisque les discussions avec la direction n’ont pas abouti, le comité d’entreprise et le syndicat maintiennent l’assignation de leur employeur devant le tribunal de grande instance de Paris », a indiqué Sylvain Alias, délégué Sud. « Nous souhaitons associer le plan de sauvegarde de l’emploi du magasin de Metz à celui de Toulouse. Le but est de trouver un accord de méthode pour encadrer toutes les fermetures afin de ne plus faire du cas par cas et de négocier pour l’ensemble des salariés concernés ».
Le Tribunal de Grande Instance de Paris rendra son délibéré le 25 mai prochain.
A.S.
Photo H.R. – ToulÉco

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