« La première zone d’activités du XXIe siècle » La zone des Montagnes Ouest est un projet majeur pour les responsables de Territoires Charente.

29 juin 2011 06h00 | Par bertrand ruiz  Angoulême

Le Retail Park des Montagnes-Ouest sera équipé d’avant-toits photovoltaïques. Reproduction dr

Honnie par les commerçants du centre-ville d’Angoulême depuis que sa première tranche (25 000 m2 de commerces) a été validée en CDAC (commission départementale d’aménagement commercial), posée sur 35 hectares, la zone des Montagnes-Ouest va, de fait, bouleverser les pratiques commerciales sur l’agglomération d’Angoulême (lire ci-contre).

« Ce sera la première zone d’activités du XXIe siècle, complètement décalée par rapport à ce qui existe aujourd’hui », soutient Bernard Alloir. Le directeur de la SAEML Territoires Charente défend bec et ongles un projet dont sa société a décroché l’aménagement, en 2007, à la demande de la Communauté de communes Braconne-Charente.

« Si vous prenez les zones d’envergure régionale, vous constaterez qu’entre Poitiers et Bordeaux, Limoges et La Rochelle, il y a un vide. Avec la LGV, une population nouvelle, plus jeune, plus urbaine va arriver. Si Angoulême veut tenir son rang, nous devons répondre à à la demande de ses nouveaux arrivants. Sinon, leur besoin d’évasion vers d’autres zones régionales sera significatif. »

Baux verts

Bernard Alloir nie avec force un éventuel affaiblissement du centre-ville : « Les enseignes choisies ne seront en concurrence avec aucune des enseignes disponibles ici. Nous ne sommes pas là pour défaire ce que l’on a fait sur le Champ-de-Mars ! » Dans le « Retail Park » des Montagnes, le directeur cite, « à titre d’exemple » des enseignes de « type Boulanger, que l’on a à Limoges, Bordeaux, mais pas ici ». La présence d’Alinea (équipement de la maison) revient régulièrement dans les discussions : « C’est aux promoteurs CFA et Sopic de gérer ces dossiers. Ce que l’on peut dire, c’est que nous avons plus d’enseignes candidates que de lieux à pourvoir. On a un intérêt marqué des enseignes nationales pour le projet. »

L’argument environnemental a été décisif : bâtiments certifiés BREEAM (haute qualité environnementale), baux verts signés par les commerces, casquettes photovoltaïques sur les toits, parking relais, véhicules électriques en temps partagé pour rejoindre le centre-ville ou se promener dans la zone, tandis que les négociations sont en cours, avec la STGA, pour accrocher les Montagnes-Ouest au circuit des bus de l’agglomération. « Ce n’est pas pour rien si le représentant de Charente Nature, opposé au projet en début de CDAC, a fini par s’y rallier. »

Pour mener à bien l’aménagement de la zone, la SAEML Territoires Charente va investir au total 22 à 23 millions d’euros dans le projet. « Mais si ce n’était pas rentable, nous ne l’aurions pas fait. » Le terrassement de la zone, implantée sur un terrain en dénivelé sur 36 m, impliquera de déplacer 400 000 m3 de terre, trois fois le trou du Champ-de-Mars. Premiers coups de pelle durant le dernier trimestre 2011. Le chantier devrait générer de 120 à 160 millions d’euros des travaux. « Ce qui fera beaucoup d’emplois pendant le chantier. Mais aussi des emplois après, pour la maintenance du site. »

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