Roger Vivier un bottier luxe au talent reconnu

Aujourd’hui
22 clientes triées sur le volet ont spécialement fait le voyage de Los Angeles et du Moyen-Orient pour faire leurs courses à Paris, à l’occasion de la présentation de la nouvelle collection couture de Roger Vivier. Le thème de collection ? « Exquises esquisses » (ça donne envie !). L’idée ? Revisiter le style Vivier d’origine, en partant de collages de différentes matières travaillées en trois dimensions sur des escarpins. Le résultat ? Des chaussures ornées de corail blanc, de strass, de plumes … Six à huit semaines de délai sont nécessaires pour livrer ces merveilles sur commande. Les prix ? Ils sont aussi dingues que les créations, mais les clientes « sélectionnées » sont au dessus de ça.
Cette nouvelle collection confirme le renouveau de la marque menée par Bruno Frisoni et Inès de la Fressange. Une renaissance orchestrée par Diego Della Valle, le propriétaire de Tod’s. Roger Vivier était un chausseur talentueux, et ses créations ravissaient les stars et les têtes couronnées des années 1930 jusqu’à la fin des années 1970. Son style ? Un mélange de sobriété et d’élégance aristocratique aussi facile à porter sous une minijupe qu’avec une petite robe noire (en photo ci-jointe les chaussures emblématiques de la marque).
Pour donner un second souffle à R.Vivier, le créateur Bruno Frisoni s’est aussi attelé à la construction d’une marque de « niche », reconnaissable à la boucle caractéristique de Vivier, aussi légitime dans les accessoires, sacs, gants, lunettes, petite maroquinerie, que dans les bijoux. Grâce à ces accessoires, la marque espère relancer la grande tradition du chic, l’époque où une femme élégante ne serait jamais sortie sans gants ni sans un sac assorti à ses escarpins (c’est mignon mais c’est fou comme ça semble désuet aujourd’hui !).
Et la marque s’offre une belle renaissance. Bruno Frisoni raconte :  » En ouvrant aux États-Unis et à Londres, nous avons constaté que la marque était déjà devenue un statement, une référence. Ceux qui la portent sont fiers d’en faire un signe de reconnaissance « . À New York, au printemps dernier, il a monté les marches au bras de Jennifer Lopez à une soirée de lancement. En moins de deux semaines, les prévisions de ventes ont été doublées ! Après Paris, Hong Kong, Londres et New York, le rythme des ouvertures de boutiques devrait s’accélérer. Milan et Moscou sont dans les starting-blocks, une deuxième est prévue à Londres et peut-être à Paris. Sans compter des projets au Moyen-Orient à Dubaï, au Qatar et, bien sûr, en Asie.
Conclusion ? Une marque sur laquelle il faut (re)compter dans l’univers du luxe, et une marque que l’on espère avoir un jour les moyens de s’offrir (l’espoir fait vivre …)
Vivier, les dates
  • 1907 : Naissance de Roger Vivier à Paris.
  • 1926 : Première expérience dans une fabrique de souliers.
  • 1937 : Ouverture d’un premier magasin à Paris.
  • 1947 : Retour en France après un départ vers les Etats-Unis durant le conflit de la seconde guerre mondiale.
  • 1953 : Rogier Vivier devient le fabricant officiel des chaussures pour la maison Dior.
  • 1954 : Invention du talon aiguille.
  • 1959 : Sortie du  » talon choc « .
  • 1963 : Sortie du  » talon virgule « .
  • 1967 : Succès retentissement pour le chausseur lors de la sortie du film de Buñuel « Belle de jour  » avec Catherine Deneuve qui porte une paire de souliers Vivier.
  • 1978 : Décès de Roger Vivier.
  • 2002 : La marque est reprise par l’italien Diego Della Valle. Bruno Frisoni devient le nouveau directeur artistique. Inès de la Fressange les rejoint.
  • 2005 : Publication du livre hommage  » Roger Vivier, d’un soulier l’autre « .
  • 2008 : Anne-Line Hansen devient la directrice générale et développe la gamme accessoire.
  • 2009: Bruno Frisoni présente sa nouvelle collection  » One is Too « .

HISTOIRE 

Roger Vivier fut l’un des bottiers les plus célèbres de la Haute Couture française. Sa griffe perdure jusqu’à aujourd’hui grâce à Bruno Frisoni et Inès de La Fressange.

Roger Vivier voit le jour en 1907 à Paris. En 1924, il entre à l’école des beaux-arts de Paris et parallèlement à ses études, il est figurant le soir sur la scène du Théâtre de Belleville.

En 1926, il décide de rejoindre l’atelier d’amis de sa famille afin d’ apprendre la technique pour la fabrication des chaussures. Mais, il revient à ses premières passions au bout de quelques temps et s’oriente vers la fabrication de décors de théâtre.

D’heureux hasards le feront rencontrer Joséphine Baker et Mistinguett à qui il proposera de confectionner des chaussures sur-mesure. Il a 30 ans et ses premières paires remportent un véritable succès si bien qu’il décide, en 1937, d’ouvrir son premier magasin Rue Royale dans le 8ième arrondissement de Paris.

Durant l’Occupation, il rejoint les Etats-Unis et s’installe à New York. Il retrouvera la France en 1947 et rencontre le couturier Christian Dior avec lequel il collaborera. Son art et sa virtuosité lui permettront de dessiner les chaussures de ses collections entre 1953 et 1957. C’est à cette période qu’il devient incontournable dans le monde de la chaussure et les plus grandes personnalités vont faire appel a lui.

La Reine Elisabeth II va même lui confier la création des sandales dorées qu’elle porte à l’occasion de son couronnement le 6 février 1952.
Les stars de cinéma Marlene Dietrich, Elizabeth Taylor ou encore Sophia Loren ne jurent plus que par lui, et même les Beatles font partie de sa clientèle. Il signera en effet les boots de John Lennon et dessinera les légendaires cuissardes noires que portait Brigitte Bardot sur sa Harley-Davidson au début des années soixante.

Roger Vivier est l’inventeur du talon aiguille, imaginé à partir d’un talon Louis XV qu’il effile vers le bas  » pour terminer la silhouette d’un coup de crayon « . Nous sommes en 1954, une période où on commence à rejeter le corset, une  » anomalie sociale  » (comme il était dit à l’époque), fortement méprisée par certains.

Ses chaussures se parent de strass, de plumes, de paillettes et de perles.
Roger Vivier n’en finit pas de sculpter d’autres formes plus audacieuses les unes que les autres telles que le  » talon choc  » en 1959 dont la courbe s’oriente vers l’intérieur, le  » talon virgule  » en 1963 qui s’incurve vers l’extérieur de la chaussure. Il réactualise le bout carré, le bout  » bec d’oiseau  » et le  » bout turc « .

Son plus beau succès sera sans doute la paire d’escarpins à boucles chromée créée pour accompagner la robe Mondrian d’Yves Saint Laurent en 1965, et reprise par Catherine Deneuve dans le film de Buñuel  » Belle de jour  » en 1967. Un article paru dans Vogue permettra aux ventes de doubler en quelques semaines.

Après mai 68, Roger Vivier utilise de façon très novatrice des matériaux modernes comme le vinyle.

Le 2 octobre 1978, Roger Vivier s’éteint à l’âge de 71 ans.

La marque reste présente notamment au Etats-Unis, mais demeurera discrète en France durant les quelques années qui suivront.

En 2002, la maison est reprise par Diego Della Valle un businessman italien, détenteur de la marque Tod’s . L’homme n’a jamais eu l’occasion de rencontrer le maître. Il en est néanmoins un admirateur de la première heure. Avec lui, il dispose de toute l’énergie et le désir de faire revivre la prestigieuse maison.

Le renouveau de la marque est en marche avec l’arrivée de Bruno Frisoni en qualité de directeur artistique, fort d’une expérience chez Lacroix , Trussardi et Scherrer . L’aménagement des boutiques est confié à Inès de la Fressange .

Le trio permet à la griffe de trouver un nouveau souffle et de retrouver son prestige d’antan en France mais aussi aux Etats-Unis.

Pour imaginer les nouvelles collections, Bruno Frisoni s’inspire dans un premier temps des archives du musée de la maison. Il souhaite conserver précieusement le style Vivier en respectant l’allure et l’association des différentes époques cher au père de la griffe. Mais son dessin reste néanmoins spontané et l’esquisse se veut à la base non réfléchie.

Le créateur évite soigneusement de copier le maître tout en conservant l’esprit initial de la griffe. En 2007, il actualise à travers sa collection  » Belle Vivier  » le célèbre escarpin à boucle en métal sans toutefois tomber dans une imitation.

Les nouveaux souliers sont fabriqués à la main en Italie, dans la région des Marches à proximité des usines Tod’s où se perpétue tout un savoir-faire traditionnel dans la confection de chaussures.

En janvier 2008, Anne-Line Hansen devient la directrice générale de Roger Vivier et décide d’étendre la gamme aux accessoires luxe.

Aujourd’hui, la griffe dispose de boutiques à Paris, New York, Londres, Milan, Hong-Kong et prévoit d’en ouvrir de nouvelles au Moyen-Orient à Dubaï, ainsi qu’au Qatar et à Moscou.

http://www.rogervivier.com/fr/#/les-boutiques

www.puretrend.com

www.chaussure-femmes.com

 

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