La proximité et le « drive » séduisent des consommateurs pressés et angoissés

La Charente Libre – 20 juillet 2011

Les magasins de proximité et les « drive » ont le vent en poupe face à des consommateurs pressés et stressés en quête de gains de temps, selon une étude publiée mercredi par Kantar WorldPanel.

Près de six foyers sur dix cherchent à minimiser le temps passé dans les magasins alimentaires, et beaucoup assimilent les courses à une corvée.

D’autant que « des groupes comme Casino et Carrefour ont énormément développé leur parc » de magasins de proximité ces deux dernières années, aussi bien avec des transformations de magasins existants vers des concepts plus modernes faisant la part belle au « snacking » (salades, sandwiches…) ou avec l’ouverture de nouveaux points de vente, a expliqué à l’AFP Gaëlle Le Floch, directrice de l’unité distribution à Kantar Worldpanel.

La part de marché de la proximité a gagné 0,2 point à 6,2%, souligne Kantar, dans un marché de la distribution alimentaire très disputé.

Le « drive », qui permet aux consommateurs de retirer en voiture les courses commandées sur internet, a lui « séduit plus d’un million de clients cette année et atteint 1,2% de part de marché en mai », relève l’étude.

Le « drive » attire des foyers « plutôt jeunes, aisés, avec de jeunes enfants, qui apprécient le fait de gagner du temps, mais aussi de ne pas être tentés », a précisé Gaëlle Le Floch.

Le « drive » va continuer de monter en puissance, compte tenu des projets des distributeurs et de l’accueil des consommateurs. Mais il ne propose pas de produits avec un emballage spécifique, pas de marques adaptés, « il n’a pas ciblé ses produits en fonction des attentes de ceux qui le fréquentent, donc tout est à faire », a-t-elle estimé.

Les consommateurs, bien que craignant pour leur pouvoir d’achat, ont envie de se faire plaisir. « Ils ont décidé de monter en gamme, d’acheter plus de nouveautés, plus de marques nationales au détriment des marques distributeurs, et ils se sont détournés du hard discount », a-t-elle précisé.

« Fait inquiétant : la consommation continue de se creuser entre les foyers aux revenus les plus bas, qui tendent à limiter leurs achats en volume, et les autres, dont les achats sont toujours orientés à la hausse », selon l’étude.

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