La cordonnerie «nouvelle génération» se lance de Tourcoing

source: http://www.lavoixdunord.fr/

François Blondelle veut perpétuer un savoir-faire qu’il a hérité de son grand-père.

François Blondelle veut perpétuer un savoir-faire qu’il a hérité de son grand-père.

Dans la cordonnerie, des paires de chaussures, godasses, escarpins, sandales, bottes, souliers… attendent que leur propriétaire vienne les rechercher. Nous voici dans l’une des cordonneries Blondelle, installée à Lambersart. Les odeurs de cuir et de cirage se mélangent aux légères odeurs d’huile des machines. Des effluves ancestraux… « Mais j’en ai marre de l’image du cordonnier à barbe, en blouse grise… dans une boutique pas entretenue.  » Lui a un soupçon de barbe, travaille en pull et jean et donne un coup de neuf aux cordonneries.

Depuis quelques mois, cet héritier d’un savoir-faire familial -«  je suis aujourd’hui la sixième génération de cordonniers » – a lancé une franchise de cordonneries. «  Parce que c’est un domaine dans lequel il y a du travail ! Que c’est un noble métier, que j’ai envie de transmettre… Il faut redorer le blason de la cordonnerie.  »

Le retour à l’artisanat

François Blondelle l’assure : la cordonnerie a de l’avenir.«  Il y a quelques années, il y a eu une mode des chaussures de piètre qualité et donc jetables. Mais les consommateurs sont revenus du «Made in China». Ils veulent des chaussures de qualité qu’ils font réparer en cas de besoin. C’est dans la lignée du zéro déchets. Car les gens marchent de plus en plus  », assure celui qui a abandonné des études de gestion pour devenir cordonnier.

Et l’artisan, qui a décroché le mercure d’or en 2012, argumente : «  Dans les années 50, la France comptait 50 000 cordonniers. En 2017, nous ne sommes plus que 3 500 !  »

Alors François Blondelle a imaginé une franchise de cordonneries qui séduirait les consommateurs comme les entrepreneurs. «  C’est un nouveau concept qui dépoussière l’image du cordonnier : un atelier propre, visible du client avec de la vente de produits de qualité. Actuellement nous avons deux concepts : les artisans qui ont un beau savoir-faire mais qui ne savent pas vendre et des magasins de dépannage minute.  » La SAS Franchise du cuir a installé son siège à Tourcoing, où François Blondelle imagine créer un jour une école de la cordonnerie. «  J’ai pas mal de demandes de personnes qui veulent se reconvertir. Et même s’il existe des lycées professionnels comme à Tourcoing, il faut imaginer de nouveaux apprentissages.  » Deux franchises ont déjà ouvert leurs portes : à Perpignan et à Cysoing.

Le nouveau concept de magasins sous la franchise François Blondelle.
Le nouveau concept de magasins sous la franchise François Blondelle.

Prochainement, la marque François Blondelle s’implantera à Compiègne et Casablanca au Maroc. «  Mais je préfère avoir peu de franchisés mais que ce soit de la qualité.  » Presque deux siècles d’héritage familial l’observent.

Cordonnerie Blondelle

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