Joseph Sitt a acquis une quinzaine d’adresses à New York.

Joseph Sitt a acquis une quinzaine d'adresses à New York.
Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le
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Entrepreneur reconnu, Joseph Sitt achète des pieds d’immeuble dans les rues commerçantes des villes les plus tendance.

Rendez-vous était pris dans le quartier de l’Opéra à Paris. Finalement, Joseph Sitt envoie une voiture de maître pour le rejoindre au restaurant de l’hôtel Costes, la cantine des people. Avant d’aller passer les jours suivants au Mipim, le salon de l’immobilier tertiaire. Là, le patron de Thor Equities raconte son histoire. Celle d’un parfait inconnu en France mais d’un businessman qui compte en immobilier commercial aux États-Unis.

Son métier: acheter des pieds d’immeuble dans les rues commerçantes des villes les plus tendance. Et les louer aux marques de luxe comme Gucci, Vuitton ou Brioni. À New York, il a une quinzaine d’adresses, à Manhattan et à Brooklyn. À Chicago quatre, deux à Houston… «Mon métier est d’identifier des lieux bien placés mais un peu vieillissants et de les remettre à niveau pour augmenter leur valeur, souligne-t-il. La première année, le rendement est de 6 à 8%. Au bout de trois ans, il atteint 17-18%.»

Non coté en Bourse, le groupe ne publie pas ses résultats. Néanmoins, on sait que son patrimoine est supérieur à plus de 5 milliards de dollars, ce qui en fait un poid lourd dans ce domaine. D’ailleurs, aux États-Unis, Joseph Sitt, 47 ans, est un serial entrepreneur reconnu. Avant de se lancer dans l’immobilier commercial en 1998, il avait créé et développé une chaîne de magasins de prêt-à-porter féminin, Ashley Stewart. Cette enseigne qui a compté jusqu’à 380 boutiques générait un chiffre d’affaires de 400 millions de dollars. «La vente m’a rapporté plusieurs milliards et m’a permis de me lancer dans ma nouvelle activité», explique-t-il.

Bientôt à Paris

Une aventure qui s’est accélérée depuis quelques mois. D’abord, il a racheté plusieurs adresses sur la 5e Avenue à New York. «Pour 1,6 milliard de dollars.» Sur l’un des emplacements, il y avait un grand magasin japonais, Takashimaya. «Il n’était pas à la hauteur des attentes, sourit-il. Je lui ai donné plus de 100 millions pour qu’il parte tout de suite.» Thor Equities qui va maintenant faire des travaux négocie avec des grandes marques de luxe françaises pour qu’elles s’y installent.

Enfin, Joseph Sitt a décidé de tenter l’aventure européenne. «J’ai ciblé Londres et Paris car ce sont des villes présentes dans le cinéma international et c’est donc la destination des nouveaux riches des pays émergents», analyse-t-il. À Londres, il a acheté fin 2010 Burlington Arcade, la plus vieille galerie commerciale anglaise qui héberge des boutiques de luxe. Il est en train de la remettre en goût du jour. «Mais si je la vendais aujourd’hui, je ferai une grosse plus-value: elle vaut plus de 200 millions de livres alors que nous l’avons payé 103,5 millions de livres», souligne-t-il. Enfin, à Paris, cet entrepreneur vibrionnant dit avoir finalisé l’achat d’une adresse proche des Champs-Élysées. Mais pour l’instant, il ne veut rien en dire.

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