Category Archives: Parfumerie

Sephora: 2 nouveaux flagships  en Espagne

Sephora continue le déploiement de ses nouveaux concept stores en ouvrant deux nouveaux flagships en Espagne.  Au design innovant et hyper connectés, ces deux magasins proposent une expérience beauté inédite et un service client encore plus poussé pour donner vie à la philosophie de la Maison : ‘ Play, Share & Shop ‘ ‘ indique le groupe.

Comme pour les deux magasins pilotes français, ces nouveaux concept stores intègrent une Trend zone proposant une sélection de produits, un Beauty Hub offrant des conseils personnalisés, un Beauty Board et des Beauty Classes pour apprendre à se maquiller.

Le groupe souhaite étendre ce nouveau concept en Europe en l’adaptant à chaque pays.

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Guerlain en son palais au 68, avenue des Champs-Elysées


Par Marion Vignal, publié le 27/11/2013
Le temple historique du parfumeur vient à nouveau de se métamorphoser sous l’impulsion de Peter Marino. visite exclusive dans le lieu mythique du 68 Champs-Elysées,

Depuis 1914, on vient au 68, avenue des Champs-Elysées acheter son parfum culte ou seulement respirer l’odeur sensuelle mais discrète de l’élégance parisienne
Yannick Labrousse pour L’Express Styles
En ces temps d’incertitude et de changement permanent, il demeure sur les Champs-Elysées quelques repères. La boutique Guerlain fait encore partie de ceux-là. Depuis 1914, on vient ici acheter son parfum culte ou seulement respirer l’odeur sensuelle mais discrète de l’élégance parisienne. Et, un siècle plus tard, on peut toujours en repartir avec une fragrance inoxydable telle que l’Heure bleue (créée en 1912) ou Shalimar (1925). Après Maxime d’Angeac et Andrée Putman, qui avaient dépoussiéré l’adresse en 2005, c’est Peter Marino, architecte officiel des boutiques du groupe LVMH (Dior, Vuitton…), qui a été choisi pour écrire un nouveau chapitre de la saga.

L’homme, reconnaissable entre mille avec son look de motard en cuir, par ailleurs collectionneur et esthète inclassable (il vient de produire, chez lui à New York, l’opéra Orphée et Eurydice pour célébrer ses 30 ans de mariage), a opté non pour la rupture, mais pour la continuité. « J’ai voulu créer une conversation entre l’ancien et le contemporain, explique-t-il, en proposant une variation sur le thème du marbre dans le marbre. » Pour mieux comprendre, ouvrons la porte de ce nouveau temple de la beauté.

Guerlain veut devenir « la première marque de parfums à Paris »

Un restaurant au sein même de la boutique
Au rez-de-chaussée, on pénètre d’abord dans un long couloir de marbre blanc (l’ex-club de salsa le Montecristo, annexé depuis deux ans en pop-up store par la marque), accueilli par une nuée d’abeilles dorées suspendues à 7 mètres au-dessus du sol. Le PDG de Guerlain, Laurent Boillot, a baptisé ce nouvel espace l' »avenue », « un lieu, dit-il, moins intimidant que la boutique historique, où les gens peuvent circuler plus librement ». Peter Marino, lui, préfère évoquer l’idée d’une « rivière qui vous transporte et vous fait rêver ». Celle-ci est rythmée par les flacons de parfum, puis par les collections de maquillage et les lignes de soins, notamment celles autour de l’Orchidée impériale, avant de se jeter dans un escalier qui descend tout droit jusqu’au restaurant. La grande nouveauté de l’endroit.

>>> A LIRE: Comment devient-on responsable d’atelier de fabrication parfums chez Guerlain?

D’ici peu, on viendra chez Guerlain non plus seulement assouvir une envie compulsive de poudre de soleil ou de rouge à lèvres, mais pour des pâtisseries et même des plats, spécialement conçus par Guy Martin (chef et propriétaire du Grand Véfour) en connexion avec l’univers du parfumeur. Peter Marino a passé commande à l’artiste Peter Dayton, connu pour ses collages de fleurs, de photos d’ingrédients issus de la fameuse  » guerlinade  » (les matières phares de la maison qui composent la plupart des fragrances). Celles-ci seront utilisées comme plateau pour les tables. Aux murs, Marino a fait fabriquer des tapisseries inspirées de celles que le décorateur Christian Bérard avait créées en 1939 pour ce qui, au deuxième étage du bâtiment, fut le premier institut de beauté du monde.

Un spa sur-mesure
Pour cet endroit exceptionnel, la famille Guerlain avait fait appel aux meilleurs artistes du moment: Jean-Michel Frank, figure de l’Art déco, compose à la fin des années 1930 l’architecture intérieure avec des panneaux de marbre blanc somptueux. Christian Bérard invente un décor de théâtre pour l’entrée des cabines de soins. Alberto Giacometti sculpte des appliques en plâtre recouvertes de fleurs. Celles-ci avaient été passées à la feuille d’or ces dernières années. Les voici rétablies dans leur état d’origine, d’une blancheur immaculée. Le décor de Frank n’a pas pris une ride. « Simple, épuré, son style dépasse toutes les modes », salue Marino. Il semble en effet plus moderne que jamais en regard avec les murs de marbre blanc du nouvel espace de vente, quelques étages plus bas.

Pour conserver la noblesse des matériaux (dans les parfums comme dans l’architecture), le New-Yorkais a doté chaque cabine d’un mur d’onyx, ultraluxueux. Comme ses soins. La marque n’innove pas seulement en façade, elle a entièrement revu son spa et formé ses experts selon un principe: établir un diagnostic de la cliente à son arrivée et lui proposer un soin qui corresponde le plus précisément possible à ses besoins ou à ses envies. Du pur sur-mesure, dans la lignée des parfums qui peuvent également être créés à la demande par Thierry Wasser.

Guerlain et le chef Guy Martin ouvrent leur restaurant, le 68

A l’entresol, ambiance disco et murs noirs glossy
Au rez-de-chaussée, la boutique, dite historique, reste la gardienne du temple des parfums cultes de la maison. Ses murs veinés de marbre noir et rouge foncé ont comme pris une nouvelle jeunesse sous l’impulsion de la pierre blanche voisine. D’autant que Peter Marino a tenu expressément à dénuder les comptoirs d’origine, taillés dans la masse, qui avait été camouflés pour plus de fonctionnalité peut-être ou par standardisation tout simplement. Il a aussi tenu à faire restaurer les cache- radiateurs en chêne de cette pièce classée. Sur le grand miroir un bas-relief représente l' »astre », nouvel emblème de la maison. Le tout se reflète dans le « ciel d’eau  » en métal poli qui recouvre le plafond, renforçant un peu plus la théâtralité de la pièce.

Et ce n’est pas tout. La visite se poursuit par l’escalier d’époque qui conduit à l’entresol. A la place du fantastique ruban d’or qu’avait conçu l’architecte Maxime d’Angeac en 2005, Peter Marino a créé une ambiance disco, murs noirs glossy et lumières blanches en transparence. « Ma touche d’exotisme, évoquant les voyages de Guerlain en Inde ou en Orient », précise l’Américain. Inspiré par le dessin du mandala, Marino a imaginé une oeuvre hypnotique réalisée à partir de bouchons du fameux flacon aux Abeilles, symbole majeur de la maison (celui qui a été créé pour l’Eau impériale, formulée en 1853 et destinée à l’impératrice Eugénie), qui fête ses 160 ans cette année.

En écho également à cette icône, l’artisan spécialiste de la marqueterie de paille Lison de Caunes a fabriqué des paravents reprenant le dessin du feston présent sur les flacons. Son travail minutieux dialogue avec le sol en marqueterie, autre clin d’oeil à Jean-Michel Frank. En tout, une vingtaine d’artistes ou d’artisans de haut vol ont participé à ce chantier de 1650 mètres carrés, en préparation depuis quatre ans.

Du thé et du miel, des gants et des carrés de soie en plus des parfums et soins
Pourquoi un tel remaniement seulement huit ans après sa dernière métamorphose? « En 2000, Guerlain, qui venait d’entrer dans le giron de LVMH après des décennies de gestion familiale, connaissait quelques difficultés, explique Laurent Boillot. Nous avons alors décidé de nous concentrer sur les racines de la marque et de valoriser cette adresse, vaisseau amiral de Guerlain depuis près de cent ans. La crise, en 2009, a été le moment de se reposer la question de son identité. Cet agrandissement reflète aussi un changement d’échelle pour l’entreprise. Nous ambitionnons de faire du 68 Champs-Elysées la plus belle boutique de parfumerie et de cosmétique au monde. Cet endroit, c’est un peu l’Opéra Garnier et l’Opéra Bastille réunis, avec une scène à l’intérieur. »

Pour asseoir un peu plus la puissance de la marque, on trouvera désormais dans la boutique une ligne de thé, du miel, des éventails parfumés, des carrés de soie, des gants en référence à l’origine du métier de parfumeur et gantier (le parfum était d’abord utilisé pour atténuer les odeurs de tannerie)… Et les piliers actuels de Guerlain, dont la Petite Robe noire, aujourd’hui n° 2 du top 10 du marché français. Mais aussi la gamme de soins ultraluxe Orchidée impériale, première ligne en chiffre d’affaires de la marque. La Russie et le Moyen-Orient en sont des grands fans, quand les Etats-Unis restent une terre à conquérir… Guerlain n’a pas fini son voyage…

Guerlain, 01-41-27-32-16. Restaurant : le 68 Guy Martin, 01-45-62-54-10, service de 10 à 22 heures.

4 nouveaux magasins pour Passion Beauté

L’enseigne de parfumerie indépendante compte 4 nouveaux magasins.

Ces quatre nouveaux magasins se situent à Lagny sur Marne (77), à Carentan (50), à le Raincy (93) et à Saint Paul les romans (26). A noter aussi le transfert du magasin de Provins dans le même centre commercial Leclercsur une surface de plus de 200 m2.

L’enseigne de parfumerie indépendante affiche un chiffre d’affaires de 115 ME à fin 2012 pour 153 magasins. Elle a ouvert une quinzaine de magasins depuis 2 ans.

www.passionbeaute.com

Grands bouleversements au BHV

Stéphane Martinelli ©
The Nail Kitchen au BHV/Marais
L’enseigne parisienne culte du bricolage et de l’art de vivre s’offre un lifting ! Nouveau nom, nouveau logo et nouveaux rayons, le BHV/Marais espère séduire une nouvelle clientèle, celle des « urbains créatifs », amateurs de fait-maison et bons vivants.

« Le plus vaste et le meilleur marché du monde ». C’est ainsi que s’autoproclamait le Bazar de l’Hôtel-de-ville au XIXème siècle. L’enseigne culte parisienne opère aujourd’hui un virage notable, en changeant son nom historique de « BHV », et en inaugurant de nouveaux rayons dans son magasin du 4ème arrondissement de Paris. Un lifting pour se remettre dans la course des grands magasins parisiens.

Nouveau nom, nouveaux rayons, nouveau logo, pour viser une nouvelle cible : les « urbains créatifs, ouverts et simples, pointus et attentifs, précurseurs et trendy, […] ultra connectés, anticonformistes, prenant soin d’eux, épicuriens, curieux, adeptes du Do It Yourself, baignés de culture et en quête de sens », indique la communication du BHV/Marais.
Le BHV/Marais ©
Pas question de les confondre avec les « bobos », bien que la comparaison soit tentante. D’autant plus que le BHV a décidé de tourner le dos à la rue de Rivoli, sur laquelle il est situé, pour s’ouvrir davantage au Marais. Le magasin revendique ouvertement son appartenance au quartier « bobo » de Paris, haut lieu de la culture parisienne, en accolant son nom à son sigle, et en offrant à ses clients un plan du Marais dessiné par l’artiste britannique Jenni Sparks.

Réorientation vers la cuisine et le bricolage

Cette métamorphose en douceur est l’occasion pour l’enseigne de renforcer sa présence dans l’univers de la maison. Le BHV/Marais se tourne ainsi vers deux domaines, la cuisine et le bricolage, reflet de la tendance persistante pour le « fait-maison ». 500 m² dédiés aux arts de la table ont été inaugurés en avril 2013. Quant au cultissime espace bricolage, 4.300 m² au sous-sol du magasin, il « a été enrichi de l’offre peinture ».

Pour se rapprocher de l’offre des grands magasins parisiens, le BHV a également inauguré un espace dédié aux chaussures femme, et un autre à la beauté. Et, pour se différencier de ses concurrents, au contraire, il a ouvert un rayon librairie, destiné à devenir « la plus grande librairie du Marais, en y ajoutant les arts créatifs, la papeterie et l’offre multimédia ».

www.bhv.fr

La marque de sportswear branchée JUICY COUTURE en vente


04 avril 2013

Le groupe de textile américain Fifth and Pacific, issu de l’ex-groupe Liz Claiborne, envisage de vendre sa marque de sportswear branchée Juicy Couture, indique mercredi le Wall Street Journal sur son site internet, citant des sources proches du dossier.

Le groupe veut également céder la marque de jeans Lucky Brand, ajoute le quotidien financier.

Fifth and Pacific devrait ne conserver qu’une seule marque importante dans son portefeuille d’actifs une fois qu’il aura cédé ces deux enseignes: la marque d’accessoires de luxe kate spade.

Le groupe de prêt-à-porter Liz Claiborne avait vendu en 2011 ses marques Liz Claiborne, Monet, Dana Buchman et Kensie pour un total de 328 millions de dollars, afin de réduire sa dette.

La société qui ne comptait plus que les marques Juicy Couture, Lucky Brand et kate spade, s’était renommée Fifth & Pacific.

L’histoire de la marque Juicy Couture

La marque Juicy Couture voit le jour en 1987. Ses créatrices, Pamela Skaist Levy et Gela Nash Taylor souhaient donner à cette griffe un look chic, décontracté, jeune et branché.
Les débuts de Juicy Couture sont marqués par une collection unique de tee-shirts. Mais c’est une célèbre pièce, le jogging en velours, qui va définitivement assurer le succès de Juicy Couture. La réussite est alors au rendez-vous. Fort de cet incontestable résultat, les deux complices développent ensuite une ligne plus complète Juicy Couture. C’est ainsi que la marque Juicy Couture propose des jeans, une ligne enfant, une collection homme, une ligne d’accessoires, des bijoux ainsi que des parfums..

Les must de la marque Juicy Couture
C’est en envoyant un survêtement Juicy Couture en velours brodé à Madonna, que cette pièce est immédiatement devenue la pièce phare de Juicy Couture. Madonna, vue et photographiée, dans le fameux jogging velours Juicy Couture, permet à la marque de s’inscrire aux rangs des marques de célébrités et assure un succès immédiat à la marque sportswear.
Depuis, d’autres pièces Juicy Couture ont conquis les célébrités, telles que les robes Juicy Couture, Eva Longoria Parker en est totalement accro ! Quant à Megan Fox, c’est le perfecto de cuir noir Juicy Couture qui l’a complètement séduite !

Les égéries de la marque Juicy Couture
Lisa Cant, LukeWorall

 Les fans de la marque Juicy Couture
Madonna, Katy Perry, Jessica Alba, Eva Longoria, Katie Holmes, Molly Sims, Megan Fox, Naomi Campbell, Cameron Diaz

www.juicycouture.com

Excellente performance de LVMH en 2012

31 janvier 2013

Les ventes de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, leader mondial des produits de luxe, progressent de 19 % en 2012 et atteignent 28,1 milliards d’euros. Ce chiffre tient compte de l’intégration de Bulgari depuis le 30 juin 2011. La croissance organique des ventes ressort à 9 %. Tous les groupes d’activités connaissent une excellente dynamique en Europe, en Asie et aux Etats Unis. Louis Vuitton, en particulier, enregistre à nouveau sur l’année une croissance à deux chiffres de ses ventes.

Au quatrième trimestre, les ventes augmentent de 12 % par rapport à la même période de 2011. La croissance organique s’établit à 8 %. Les tendances sur le dernier trimestre montrent une légère accélération de la croissance par rapport au troisième trimestre 2012.

Le résultat opérationnel courant s’élève à 5 921 millions d’euros, en hausse de 13 %, une performance d’autant plus remarquable qu’elle se compare à une année 2011 déjà en très forte progression. La marge opérationnelle courante ressort à 21 % en 2012. Le résultat net part du Groupe s’établit pour sa part à 3 424 millions d’euros, en croissance de 12 % par rapport à 2011.

M. Bernard Arnault, Président-Directeur Général de LVMH, a déclaré : « LVMH accomplit à nouveau en 2012 une performance remarquable indépendamment du contexte de ralentissement économique en Europe. Toutes nos Maisons ont fait preuve d’un dynamisme exceptionnel porté par l’innovation et la qualité de leurs produits, renforçant leurs positions dans leurs marchés historiques et poursuivant leur développement dans les nouveaux marchés. Au-delà de l’attractivité de nos marques, l’efficacité de notre stratégie est le fruit du talent de nos équipes et de leur motivation. LVMH compte renforcer encore en 2013 son avance mondiale dans l’univers des produits de haute qualité en s’appuyant sur la pertinence de sa stratégie à long terme ».

L’année 2012 a été marquée par :

• Un résultat opérationnel courant qui approche les 6 milliards d’euros,
• De nouveaux gains de parts de marché partout dans le monde,
• Une forte dynamique aux Etats-Unis,
• La poursuite d’une avancée rapide en Asie,
• Une forte progression des Vins et Spiritueux,
• Une croissance à deux chiffres des ventes de Louis Vuitton, qui s’accompagne d’un niveau exceptionnel de rentabilité,
• Une amélioration des performances des autres marques de Mode et Maroquinerie,
• Le parcours remarquable de Parfums Christian Dior qui accentue son avance dans son univers concurrentiel,
• Un renforcement continu des positions de DFS et de Sephora grâce à leurs offres innovantes de produits et de services,
• Les excellents résultats de TAG Heuer et l’intégration pour la première fois sur une année pleine de Bulgari,
• Un cash flow disponible de 2,5 milliards d’euros.

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Ventes 23 659 28 103 + 19 %
Résultat opérationnel courant 5 263 5 921 + 13 %
Résultat net part du Groupe 3 065 3 424 + 12 %
Cash flow disponible* 2 177 2 474 + 14 %

* Avant investissements financiers, opérations en capital et opérations de financement.

Par groupe d’activités, l’évolution des ventes est la suivante :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
2012 / 2011
Publiée Organique*
Vins & Spiritueux 3 524 4 137 + 17 % + 11 %
Mode & Maroquinerie 8 712 9 926 + 14 %  + 7 %
Parfums & Cosmétiques 3 195 3 613 + 13 %  + 8 %
Montres & Joaillerie 1 949 2 836 + 46 %  + 6 %
Distribution sélective 6 436 7 879 + 22 % + 14 %
Autres activités et éliminations (157) (288)
Total LVMH 23 659 28 103 + 19 %  + 9 %

à structure et taux de change comparables.

Par groupe d’activités, le résultat opérationnel courant a évolué comme suit :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Vins & Spiritueux 1 101 1 260 + 14 %
Mode & Maroquinerie 3 075 3 264 + 6 %
Parfums & Cosmétiques 348 408  + 17 %
Montres & Joaillerie 265 334  + 26 %
Distribution sélective 716 854  + 19 %
Autres activités et éliminations (242) (199)
Total LVMH 5 263 5 921  + 13 %

Vins et Spiritueux : fortes avancées des cuvées et qualités prestigieuses

L’activité Vins et Spiritueux réalise une croissance organique de 11 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant progresse de 14 %. Dans la continuité de la tendance favorable du marché des vins et spiritueux en 2011, la demande est restée soutenue en 2012. Outre la progression des volumes, l’amélioration du mix produits et une politique de prix ajustée contribuent à cette excellente performance. L’activité champagne connaît de fortes avancées de ses cuvées de prestige, rosés et millésimes. Les vins pétillants et tranquilles d’Estates & Wines enregistrent une nouvelle croissance significative. Le cognac Hennessy réalise une très belle année pour l’ensemble de ses qualités et dans toutes les régions. La vodka Belvedere connaît une bonne dynamique hors des frontières américaines tandis que les whiskies single malt Glenmorangie et Ardbeg enregistrent des progressions rapides sur leurs marchés clés. L’ensemble des maisons du groupe d’activités profite ainsi pleinement de la stratégie de valeur poursuivie, s’appuyant sur l’image de leur marque et la puissance de leur réseau de distribution.

Mode et Maroquinerie : excellente performance de Louis Vuitton et des autres marques

L’activité Mode et Maroquinerie enregistre une croissance organique de 7 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant est en hausse de 6 %. Louis Vuitton, qui connaît une nouvelle année record, continue d’accentuer son avance parmi les marques artisanales de maroquinerie. Avec une croissance de ses ventes à deux chiffres, Louis Vuitton maintient sa ligne stratégique historique fondée sur l’extrême qualité de ses produits et l’excellence de sa distribution. La Maison continue d’enregistrer un niveau exceptionnel de rentabilité dans un contexte d’investissements soutenus dédiés au renforcement de ses savoir-faire. L’inauguration de sa première boutique et de son premier atelier de Haute Joaillerie place Vendôme à Paris et la réouverture de la Maison Louis Vuitton de Shanghai sont parmi les temps forts de l’année. Fendi poursuit une expansion qualitative de son réseau de distribution. Son sac emblématique Baguette réalise, à l’occasion de son 15e anniversaire, une année record. Continuant d’affirmer avec force son identité, Céline accomplit une performance remarquable pour toutes ses catégories de produits et dans l’ensemble des zones géographiques. Les autres marques de mode continuent d’améliorer leurs performances.

Parfums et Cosmétiques : excellente dynamique

L’activité Parfums et Cosmétiques enregistre une croissance organique de 8 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant s’établit en hausse de 17 %. Parfums Christian Dior réalise une performance remarquable toujours portée par la forte vitalité de ses lignes phares, notamment Miss Dior et J’adore. Le rouge à lèvres Dior Addict Lipstick confirme sa place de numéro un sur les principaux marchés et le soin Prestige connaît une croissance soutenue. Guerlain poursuit une belle dynamique de croissance tirée notamment par les excellents résultats de sa nouvelle fragrance La Petite Robe Noire. Parfums Givenchy voit son axe maquillage progresser fortement sous l’effet d’une distribution étendue et du succès du mascara Noir Couture. Benefit, Make Up For Ever et Fresh réalisent une nouvelle année de forte croissance.

Montres et Joaillerie : renforcement des lignes emblématiques et développement des capacités industrielles

L’activité Montres et Joaillerie réalise une croissance organique de 6 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant progresse de 26 % notamment sous l’effet de la performance de Bulgari, consolidé depuis le 30 juin 2011. Les marques horlogères de LVMH font preuve d’une belle dynamique soutenue par de nombreuses innovations et la force de leurs modèles iconiques comme en témoignent les excellents résultats de la ligne Carrera chez TAG Heuer, King Power chez Hublot et El Primero chez Zenith. Dans le domaine de la joaillerie, Bulgari confirme le succès de ses collections Serpenti et B.Zero1, enrichies de nouvelles créations, et renforce la qualité de sa distribution. Chaumet et Fred poursuivent le développement de leurs lignes phares.

Distribution sélective : développement rapide grâce à une offre innovante de produits et services

L’activité Distribution sélective enregistre en 2012 une croissance organique de 14 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant est en hausse de 19 %. Forte de la stratégie de qualité de ses magasins, DFS bénéficie du dynamisme des clientèles asiatiques. Trois concessions majeures ont été remportées en 2012 à l’aéroport de Hong Kong et celle de l’aéroport de Los Angeles a été renouvelée. L’ouverture à Hong Kong d’une troisième Galleria constitue également un des temps forts de l’année. Sephora continue à réaliser d’excellentes performances et gagne des parts de marché dans toutes ses zones d’implantation. Les ventes en ligne se développent fortement. En Europe, deux nouveaux pays, le Danemark et la Suède, sont inaugurés. Aux Etats-Unis, la rénovation de plusieurs magasins emblématiques à New-York renforce la désirabilité de la marque. Sephora accentue son expansion en Chine tout en accélérant le programme de rénovation de son réseau existant. Ses premiers magasins sont ouverts sur les marchés à fort potentiel du Brésil et de l’Inde.

Perspectives favorables pour LVMH en 2013

Dans un environnement économique incertain en Europe, LVMH dispose des meilleurs atouts pour poursuivre en 2013 sa dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers. Le Groupe maintiendra une stratégie centrée sur le développement de ses marques porté par un renforcement de ses savoir-faire et par une politique soutenue d’innovation et d’expansion dans les marchés porteurs.

Fort de la grande réactivité de son organisation et de la bonne répartition entre ses différents métiers et les zones géographiques où il opère, LVMH aborde l’année 2013 avec confiance et se fixe à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe.

Dividende en hausse de 12 %

Lors de l’Assemblée Générale du 18 avril 2013, LVMH proposera un dividende de 2,90 euros par action, en hausse de 12 %. Un acompte sur dividende de 1,10 euro par action a été distribué le 4 décembre dernier. Le solde de 1,80 euro sera mis en paiement le 25 avril 2013.

Annexe – Répartition des ventes par groupe d’activités et par trimestre

Année 2012

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 926 2 374 899 630 1 823 (70) 6 582
2e trimestre 833 2 282 828 713 1 767 (39) 6 384
3e trimestre 1 006 2 523 898 690 1 862 (79) 6 900
4e trimestre 1 372 2 747 988 803 2 427 (100) 8 237
Total des ventes 4 137 9 926 3 613 2 836 7 879 (288) 28 103

 

Année 2011

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 762 2 029 803 261 1 421 (29) 5 247
2e trimestre 673 1 942 715 315 1 410 (10) 5 045
3e trimestre 871 2 218 793 636 1 547 (54) 6 011
4e trimestre 1 218 2 523 884 737 2 058 (64) 7 356
Total des ventes 3 524 8 712 3 195 1 949 6 436 (157) 23 659

 

Le Conseil d’Administration s’est réuni le 31 janvier pour arrêter les comptes de l’exercice 2012. Les procédures d’audit ont été effectuées et le rapport d’audit est en cours d’émission.
L’information réglementée liée à ce communiqué ainsi que la présentation des résultats annuels et le rapport «Documents financiers» sont disponibles sur le site web www.lvmh.fr.

› Actualités › Internet › Sephora propose un nouveau concept… Donnez votre avis Sephora propose un nouveau concept de magasins alliant design et technologies

CommentCaMarche le lundi 18 juin 2012 à 11:54:02

(Paris – Relax news) – Après Marionnaud, c’est au tour de Sephora d’enrichir son offre de nouveaux services personnalisés pour les clients. Après avoir réalisé un petit lifting, la boutique Sephora Haussmann (Paris 9e) a rouvert ses portes, vendredi 15 juin, pour dévoiler de nombreuses innovations. Le vaisseau amiral du boulevard Haussmann abrite désormais des écrans tactiles, qui permettent aux particuliers – via un questionnaire présenté sous la forme d’un portrait chinois – de choisir une fragrance adaptée à leurs humeurs et goûts du moment.

Outre ces écrans tactiles, le Sephora Haussmann, qui s’étend désormais sur une surface de 500 mètres carrés, accueille également une nouvelle génération de nail bar et un styling bar. L’occasion pour chacun de se refaire une beauté en sortant du travail, pour affronter les soirées parisiennes.
Le magasin Haussmann est le premier espace français à bénéficier de ces nombreuses modifications. La prochaine boutique à introduire ces nouvelles technologies devrait être celle située sur les Champs-Elysées.

 http://www.sephora.fr/Sephora propose un nouveau concept de magasins alliant design et technologies

Sephora inaugure un nouveau flagship à Copenhague

Publié le  par EMMANUEL GAVARD
La chaîne de parfumerie sélective Sephora inaugure aujourd’hui 15 mai 2012 un nouveau magasin au Danemark, à Copenhague. Un flagship de démonstration dans la veine de ceux de Paris, Milan, ou encore New-York. Situé au cœur du grand magasin Illum, dans le centre de Copenhague, et sur une surface de 1000 mètres carré, le flagship danois constitue le premier magasin de l’enseigne en Europe du Nord. Et symbolise la volonté de la marque du groupe LVMH de s’étendre en Europe. Car Sephora compte bien ne pas se limiter à un seul magasin dans cette région du monde.

L’enseigne y distribuera toujours ses marques exclusives (Make Up For Ever, Benefit, Dr Brandt, Nails Inc., Sampar). Mais Les clients danois étant très sensibles aux marques organiques et naturelles, d’autres noms viendront renforcer l’offre : Origins, REN, Bio Beaute, Apivita et Rudolph Care…

Le flagship de Copenhague a été spécialement conçu et développé par l’équipe Design du siège parisien. Pour créer cet atmosphère unique, Sephora a réinventé les standards du retail et proposera notamment des services inédit comme le soin du visage avec une grande marque internationale.

Le magasin sera animé par 35 conseillers beauté et 1 directeur de magasin.

Les marques exclusives disponibles seront :

Zadig & Voltaire et Diane Von Furstenberg (Parfums),

Benefit, Make Up For Ever, Nails Inc (maquillage)

Algenist, Dr Brandt, Integrine, Rexaline, Sampar, Herborist (Soins)

Sol de Janeiro (Solaires)

Frederic Fekkai, Leonor Greyl (soins des cheveux)

http://www.sephora.fr/

Parfumeries de luxe : ventes en baisse

AFP Mis à jour 

Les ventes des magasins de parfumerie sélective, c’est-à-dire agréés par les groupe de luxe pour commercialiser leurs parfums et cosmétiques, ont reculé de 1,1% en valeur et de 4,1% en volume au premier trimestre, selon la fédération du secteur citant des chiffres de l’institut NPD.

Cette baisse contraste avec l’année 2011, qui s’était soldée par des ventes en hausse de 3% en valeur et en légère progression de 0,2% en volume, souligne dans un communiqué la Fédération française de parfumerie sélective (FFPS).

« Après une belle fin d’année » 2011, la parfumerie sélective s’aligne au premier trimestre « sur la baisse de la consommation en général », estime Marie-Hélène Morin, déléguée générale de la FFPS, citée par le communiqué.

« La Saint-Valentin a été particulièrement décevante cette année », précise-t-elle, attendant « beaucoup des deux moments phares que sont la fête des mères (3 juin) et la fête des pères (17 juin) ».

Entre janvier et mars, le recul des ventes a affecté tous les acteurs, souligne la FFPS, avec une baisse de 6,4% en volume pour les parfumeurs indépendants, un recul de 4,8% pour les grands magasins et un repli de 3,6% pour les chaînes comme Marionnaud, Sephora ou Nocibé, précise le communiqué.

La renaissance de Courrèges passe par Internet et par la parfumerie

LE MONDE | Par Nicole Vulser

Défilé Courrèges automne-hiver 2002.

Sur un minuscule bout de papier, une citation de Gandhi est restée collée à l’entrée du bureau parisien longtemps occupé par André Courrèges et sa femme, Coqueline : « Celui qui poursuit le passé soit le tue, soit est tué par lui. » Voilà prévenus les repreneurs de cette marque de mode mythique des années 1970. Jacques Bungert et Frédéric Torloting ne sont pas du sérail du luxe, ils viennent de la publicité. Tous deux ont présidé aux destinées de Young & Rubicam Franceavant de reprendre Courrèges en 2011, à la barbe des géants du luxe. LVMH et PPR avaient été recalés malgré leurs offres mieux-disantes financièrement, de plus de 50 millions d’euros. Lorrains tous les deux, les repreneurs ont bénéficié d’appuis de deux banques régionales.

La renaissance d’une marque oubliée est loin d’être aisée. Elle démarre cette semaine avec le retour, dans les magasins spécialisés, des parfums Courrèges. Ils n’étaient plus vendus, hormis de façon homéopathique dans la seule boutique Courrèges, rue François-Ier à Paris.

« Il y a quarante ans, Empreinte était le troisième parfum le plus vendu en France »,explique Robin Schlang, de Lorience, la PME qui a obtenu les licences Courrèges après celles de Mauboussin et de LuluCastagnette. « Au gré des législations, des ingrédients comme les mousses de chêne ou le santal ont été interdits. La composition du nouveau parfum Empreinte a dû être adaptée par un nez de Firmenich – la maison qui avait créé l’original – pour conserver sa senteur initiale »,explique-t-il. Lorience commercialise aussi Eau de Courrèges ainsi qu’un tout nouveau jus, Blanc de Courrèges.

L’âge d’or de Courrèges n’est plus qu’un lointain souvenir. L’usine de Pau, d’où est originaire André Courrèges et où sont confectionnées les collections, ne compte plus que 18 ouvrières, là où jusqu’à 250 petites mains ont pu travailler. Les robes trapèze blanches, argentées ou bleu turquoise, les petits blousons de vinyl, les mini-jupes qui ont égayé et renouvelé la mode au moment où était lancée la fusée Apollo XI sur la Lune n’ont pas vieilli, mais n’étaient plus vendus. La marque, créée en 1961 par un élève de Cristobal Balenciaga, était tombée dans une profonde léthargie.

Coqueline Courrèges, en succédant en 1994 à son mari malade, a dangereusement réduit la voilure. Elle qui l’a tant aidé comme styliste et a mis au point moult projets futuristes – dont, dès 1968, une étonnante collection de voitures électriques – a subi de sérieux revers. Des 180 points de vente que comptait l’entreprise familiale dans les années 1970, il ne restait l’an dernier que la boutique parisienne et trente points de vente au Japon.

En 2010, les comptes, dans l’Hexagone, étaient déficitaires. Le chiffre d’affaires s’était réduit à 7,6 millions d’euros en 2010 en France. Selon M. Bungert, les ventes au Japon représentaient encore l’an dernier 160 millions d’euros.

« Même si le chiffre d’affaires est ridicule en France, la marque bénéficie toujours dans le monde entier d’un capital exceptionnel de notoriété que nous n’aurons pas à financer », se félicite Jacques Bungert.

Didier Grumbach, président de la Fédération de la couture, se souvient qu’André Courrèges a été le premier à mélanger dans ses défilés la haute couture, le prêt-à-porter et une ligne de vêtements de sport. M. Bungert ne compte pas renoueravec cette tradition, stoppée en 2002, « très coûteuse mais qui ne donne pas vraiment de visibilité aux marques, noyées dans un flot d’événements concurrents ».

Les repreneurs ne prévoient aucune dépense somptuaire. Il n’y aura donc pas plus de défilés que de styliste convoité par toutes les griffes. Une équipe de designers maison est aux manettes, avec pour mission de rester dans la continuité. Certains vêtements sont remis au goût du jour, comme les mini-jupes.

La priorité des dirigeants a consisté à lancer un site Internet, qui fonctionne depuis un mois dans l’Hexagone. Les ventes sont déjà proches de celles du magasin parisien. Une trentaine de points de vente dans des grands magasins ont été rouverts dans le monde. Dans les trois prochaines années, les repreneurs comptent ouvrir des boutiques en propre à New York, Moscou, Tokyo, Séoul… Ils songent à multiplier les licences (lunettes, baskets, cosmétiques), envisagent d’éditer en série limitée les voitures électriques de Coqueline avec un industriel.« Nous sommes là pour vingt ans », affirment-ils, comme un slogan publicitaire.

Nicole Vulser

http://www.courreges.com/

Douglas: Les parfumeries sous un nouveau jour

Couleurs plus sobres et design épuré, les parfumeries Douglas se refont une beauté afin d’améliorer la visibilité des produits en magasin et ainsi gagner en clarté auprès de la clientèle.

En témoigne l’ouverture d’une boutique au Carousel du Louvre de 250m²: Sobre, élégant et visuellement clair, cette parfumerie Douglas reflète la nouvelle communication de l’enseigne qui compte environ 180 points de vente en France.

http://www.douglas.fr/douglas/

Le pari d’une nouvelle image de la parfumerie

 

Nicole Georges a ouvert sa première boutique en 1973, place Bugeaud à Périgueux. Ses fils dirigent aujourd’hui Beauty Success, qui compte 280 magasins.

L’histoire de la chaîne de parfumeries Beauty Success a débuté bien avant que le nom n’apparaisse. Elle plonge ses racines dans celle d’une famille. C’est en 1973 que Nicole Georges a ouvert son premier magasin à Périgueux. Elle reprenait celle de M. Lapoujade, place Bugeaud, « une petite boutique de 25 mètres carrés », rappellent ses fils, Philippe et Christophe Georges, qui dirigent aujourd’hui Beauty Success.

Esthéticienne de formation, leur maman s’était consacrée jusqu’alors à sa famille. Elle habitait Saint-Astier, son époux était à la tête de l’usine de chaussures Aster à Saint-Germain-du-Salembre. « Elle a appris le métier sur le tas. Au début, c’étaient les représentants qui passaient les commandes de produits. »

Luxe et raffinementPhilippe Georges entre dans l’entreprise en 1986, son frère deux ans plus tard. Chacun après des parcours différents. Le premier est diplômé d’une école de commerce à Bordeaux et s’est perfectionné aux États-Unis. Le second vient de l’entreprise familiale de chaussures, où il était styliste modéliste. Quand ils arrivent, leur mère a développé son affaire. Elle a ouvert un deuxième point de vente, cours Montaigne, là où se trouvent aujourd’hui les bureaux d’EDF. Elle a transféré la parfumerie initiale dans un autre immeuble de la place Bugeaud, qui abritait le magasin de vêtements Passy, beaucoup plus spacieux. Elle vend aussi des sacs, accessoires, foulards, affirme une image de luxe et de raffinement.

L’expansion se poursuit avec l’achat de la parfumerie Elle, place André-Maurois, la création d’une boutique dans la galerie marchande de La Feuilleraie à Trélissac, le déplacement du magasin du cours Montaigne à l’adresse actuelle.

Un magasin cassé à la masseMais des inquiétudes pointent. Les temps changent. La concurrence devient plus rude. « Si on voulait sauver l’entreprise familiale, il n’y avait pas d’autre solution que de grandir, de penser à l’échelle nationale », poursuit Philippe Georges. Six familles de parfumeurs se réunissent pour lancer un nouveau concept de magasins beaucoup plus accessibles, en pointe dans la bagarre sur les prix. C’est ainsi que Beauty Success voit le jour en 1994, avec comme président fondateur Claude Poirel, d’Albi. C’est là qu’ouvre le magasin «prototype». Le second est créé à Périgueux, l’année suivante.

Cela ne va pas sans casse au sens propre du terme. « On devait d’abord tester le concept, l’appliquer chez nous. Servir de modèle pour que d’autres parfumeries nous rejoignent par la suite, comme franchisées. » Les Périgourdins effarés voient un des fleurons du commerce de la ville, la parfumerie de la place Bugeaud, céder sous des coups de masse.

Pourtant, le pari est gagné. Beauty Success attire une nouvelle clientèle, résiste à la concurrence de Marie-Jeanne Godard (maintenant Sephora) qui s’installe sur le même trottoir. « On a refait le magasin de Trélissac, on en a ouvert un autre à Libourne. En un an, on a réussi notre mue. La pompe était amorcée. »

Au 5e rang françaisPhilippe Georges est président de la société de franchisés depuis 2000. Christophe Georges s’occupe de la conception des points de vente au niveau national. Le siège social qui était à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été transféré à Périgueux.

Aujourd’hui, l’enseigne Beauty Success regroupe à travers la France 280 parfumeries qui appartiennent à 121 entreprises. Elles emploient plus de 1 600 personnes. « Nous sommes le 5e acteur du marché français. Le plus petit des grands », poursuit Philippe Georges, qui souligne que les quatre premiers sont des groupes internationaux. « Nous sommes le Petit Poucet. »

Une de ses fiertés est de faire travailler 250 personnes en Dordogne, directement ou à travers les franchises de Sarlat, Ribérac et Nontron. « C’est la première enseigne de parfumerie du département. » Et de rappeler qu’à la base de cette aventure, il y a un attachement profond au pays, la volonté d’y vivre et d’y créer des emplois. Et plus tard, de transmettre Beauty Success à une troisième génération.

http://www.beautysuccess.fr/