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Hermès a mis un tigre dans son moteur

L’Asie, tirée par la Chine, a été la zone la plus dynamique du sellier au premier semestre. Le groupe va lancer en octobre son nouveau site d’e-commerce mondial.

source: www.lesechos.fr

L’Asie (hors Japon) a été le principal moteur d’Hermès au premier semestre. Le sellier a enregistré un bond de 14,3 % des ventes dans la zone, à près de 1 milliard d’euros, devant l’Europe et les Amériques. Une progression tirée surtout par la Chine . La maison a aussi bénéficié de l’agrandissement de magasins à Singapour, en Corée ou à Macao. « Notre croissance en Chine a toujours été forte, même lors de la mauvaise passe pour l’industrie du luxe, a indiqué le gérant du groupe Axel Dumas. Il y a une vraie dynamique ces derniers mois, portée par les résultats économiques du pays et ses programmes d’investissements ».

Une clientèle plus jeune en Chine

Le rebond des achats locaux, favorisés par la réduction des écarts de prix avec l’Europe, a finalement peu bénéficié au groupe, sa clientèle étant historiquement locale. « Ce qui change, c’est que nos clients sont de plus en plus jeunes », souligne le dirigeant.

En Asie, Hermès, dont le chiffre d’affaires total a augmenté de 10 % à taux constant sur six mois, à 2,7 milliards, va poursuivre sa politique tarifaire. La hausse des prix du fabricant des célèbres carrés évolue en fonction de son coût de revient. Ce qui s’est traduit ces dernières années par des augmentations dans la zone euro pour réduire l’écart avec le dollar. Au premier semestre, « l’effet levier lié à la croissance des ventes en volume a été supérieur à la perte de marges due à une hausse limitées des tarifs en euro », a souligné Eric du Halgouët, le directeur financier.

La rentabilité opérationnelle a atteint un plus haut à 34,3 % de ventes, soit 931 millions d’euros (+12,6 %). L’impact positif des couvertures de changes a aussi joué en faveur du sellier. Ce qui ne sera pas le cas en 2018, compte tenu de la hausse de l’euro. Ce phénomène risque de peser sur sa rentabilité. D’où son recul en bourse jeudi. Axel Dumas a précisé que malgré tout, Hermès ne relèverait pas ses tarifs dans la zone dollar en 2018.

Un nouveau site internet en octobre

Le groupe va poursuivre les ouvertures et rénovations de boutiques. 105 millions d’euros ont été investis, notamment pour un nouveau magasin en Chine cette année, et un navire amiral à Hong Kong en 2018. Mais cette rentrée va être marquée par le démarrage d’un autre canal de distribution. Le sellier lance en octobre son site de e-commerce aux Etats-Unis, son premier marché. Précurseur en 2001 sur la toile, Hermès a ensuite pris du retard. « Nous avons fait des tests cet été au Canada, tout s’est bien passé, a souligné Axel Dumas. Ce nouveau site fonctionne beaucoup mieux sur le téléphone mobile ». Plus simple, plus rapide, avec une offre enrichie, il sera disponible en Europe en 2018, avant l’Asie.

http://fr.stores.hermes.com/Asie/Chine/Shanghai/Hermes-Shanghai-Maison

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York

La marque Montblanc vient d’inaugurer sur Madison Avenue à New York (Etats-Unis) une toute nouvelle boutique de 300m2. A cette occasion, le nouveau patron Jérôme Lambert est apparu lors d’une grande soirée aux côtés de Jan-Patrick Schmitz, PDG de Montblanc Amérique du Nord.

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
« Montblanc est présent à New York depuis 2003 » a souligné Jan-Patrick Schmitz, grand initiateur de ce projet de nouvelle boutique new-yorkaise, désormais ouverte au public après une longue période de construction et d’aménagement. Peu de gens s’attendaient à voir Montblanc ouvrir une nouvelle enseigne de 300 m² à quelques encablures de la précédente. Encore moins à croiser Jérôme Lambert lors de la cérémonie d’inauguration qui a attiré le « Tout-New York ».

Cette nouvelle adresse, décorée de chandeliers en cristal Swarovski, dispose d’une vitrine dévolue aux  montres, possède un salon privé pour VIP et consacre un mur entier aux instruments d’écriture qui ont fait la renommée de Montblanc.

Cette boutique, qui compte la plus grande collection d’instruments d’écriture Montblanc en édition limitée sur le continent nord-américain, rend hommage à l’esprit pionnier de la marque qui s’exprime depuis plus d’un siècle. Outre la ligne Heritage, cette nouvelle adresse abrite la collection « Signature for Good », dont les recettes sont reversées à l’Unicef. Une gamme lancée lors de la cérémonie des oscars 2013 et qui sera disponible jusqu’en mars 2014.

Jérôme Lambert a réaffirmé cet engagement pour les instruments d’écriture, expliquant qu’il souhaitait continuer à les mettre en valeur tout en déployant davantage d’efforts pour offrir aux montres Montblanc la place qui leur revient sur le marché. « Tout le monde aime écrire avec un stylo Montblanc, déclarait Jérôme Lambert, rencontré lors de l’événement. C’est un luxe incomparable. Notre objectif est de continuer à offrir ce sentiment d’exclusivité pour nos instruments d’écriture tout en valorisant le luxe et la précision des garde-temps Montblanc. »

Nombreux sont les inconditionnels de la marque à avoir été surpris par la nomination de Jérôme Lambert comme PDG de la maison étant donné son parcours fortement ancré dans l’horlogerie. Jérôme Lambert a effectivement été à la tête de Jaeger-LeCoultre pendant plus d’une décennie, après avoir dirigé A. Lange & Söhne durant quelques années. Il a récemment quitté la Suisse pour s’installer à Hambourg (Allemagne), siège de la marque, afin de mieux suivre les activités de Montblanc en matière de maroquinerie, d’instruments d’écriture et d’horlogerie.

« Notre catalogue de montres doit innover autant que nos instruments d’écriture, affirme Jérôme Lambert. Il est temps pour nous de nous inspirer de ce qui est réalisé dans notre manufacture de Haute Horlogerie à Villeret. Nous devons transposer cette inventivité et ce savoir-faire artisanal à notre manufacture principale afin de proposer un design plus innovant pour l’ensemble de nos gammes. C’est le défi que je me suis lancé. Notre Maison est riche d’un patrimoine extraordinaire et foisonne de produits incroyables. La prochaine étape est de fusionner ces savoir-faire de manière plus harmonieuse. »


Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
À l’occasion de cette inauguration, la marque a dévoilé la toute nouvelle ExoTourbillon Rattrapante. Si la montre en question, issue de la collection Villeret 1858, a été présentée lors du salon de Hong Kong Watches & Wonders en septembre, elle ne devrait pas être commercialisée avant l’été 2014… Fabriquée entièrement à la main dans les ateliers de Villeret, cette pièce est munie d’un chronographe à rattrapante, d’un second fuseau horaire avec indicateur jour/nuit et d’un cadran régulateur avec effet 3D. Le balancier, placé en périphérie de la cage tournante du tourbillon, se veut « à la fois dynamique et esthétique ». Le calibre de manufacture 16.61 constitué de 411 composants offre 55 heures de réserve de marche. Avec son cadran en or et émail grand feu, cette montre sera éditée à seulement 18 exemplaires.

Pour Jérôme Lambert, ce garde-temps doit servir de modèle à l’ensemble des garde-temps Montblanc. « Nous voulons satisfaire les plus exigeants. Nous devons être capables d’assouvir la curiosité de nos clients et ce défi m’exalte. Le plus important est que nous soyons guidés par notre passion pour la Haute Horlogerie et par la volonté de la partager. »

 www.montblanc.com

Vendredi 15 Novembre 2013

Grands bouleversements au BHV

Stéphane Martinelli ©
The Nail Kitchen au BHV/Marais
L’enseigne parisienne culte du bricolage et de l’art de vivre s’offre un lifting ! Nouveau nom, nouveau logo et nouveaux rayons, le BHV/Marais espère séduire une nouvelle clientèle, celle des « urbains créatifs », amateurs de fait-maison et bons vivants.

« Le plus vaste et le meilleur marché du monde ». C’est ainsi que s’autoproclamait le Bazar de l’Hôtel-de-ville au XIXème siècle. L’enseigne culte parisienne opère aujourd’hui un virage notable, en changeant son nom historique de « BHV », et en inaugurant de nouveaux rayons dans son magasin du 4ème arrondissement de Paris. Un lifting pour se remettre dans la course des grands magasins parisiens.

Nouveau nom, nouveaux rayons, nouveau logo, pour viser une nouvelle cible : les « urbains créatifs, ouverts et simples, pointus et attentifs, précurseurs et trendy, […] ultra connectés, anticonformistes, prenant soin d’eux, épicuriens, curieux, adeptes du Do It Yourself, baignés de culture et en quête de sens », indique la communication du BHV/Marais.
Le BHV/Marais ©
Pas question de les confondre avec les « bobos », bien que la comparaison soit tentante. D’autant plus que le BHV a décidé de tourner le dos à la rue de Rivoli, sur laquelle il est situé, pour s’ouvrir davantage au Marais. Le magasin revendique ouvertement son appartenance au quartier « bobo » de Paris, haut lieu de la culture parisienne, en accolant son nom à son sigle, et en offrant à ses clients un plan du Marais dessiné par l’artiste britannique Jenni Sparks.

Réorientation vers la cuisine et le bricolage

Cette métamorphose en douceur est l’occasion pour l’enseigne de renforcer sa présence dans l’univers de la maison. Le BHV/Marais se tourne ainsi vers deux domaines, la cuisine et le bricolage, reflet de la tendance persistante pour le « fait-maison ». 500 m² dédiés aux arts de la table ont été inaugurés en avril 2013. Quant au cultissime espace bricolage, 4.300 m² au sous-sol du magasin, il « a été enrichi de l’offre peinture ».

Pour se rapprocher de l’offre des grands magasins parisiens, le BHV a également inauguré un espace dédié aux chaussures femme, et un autre à la beauté. Et, pour se différencier de ses concurrents, au contraire, il a ouvert un rayon librairie, destiné à devenir « la plus grande librairie du Marais, en y ajoutant les arts créatifs, la papeterie et l’offre multimédia ».

www.bhv.fr

Excellente performance de LVMH en 2012

31 janvier 2013

Les ventes de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, leader mondial des produits de luxe, progressent de 19 % en 2012 et atteignent 28,1 milliards d’euros. Ce chiffre tient compte de l’intégration de Bulgari depuis le 30 juin 2011. La croissance organique des ventes ressort à 9 %. Tous les groupes d’activités connaissent une excellente dynamique en Europe, en Asie et aux Etats Unis. Louis Vuitton, en particulier, enregistre à nouveau sur l’année une croissance à deux chiffres de ses ventes.

Au quatrième trimestre, les ventes augmentent de 12 % par rapport à la même période de 2011. La croissance organique s’établit à 8 %. Les tendances sur le dernier trimestre montrent une légère accélération de la croissance par rapport au troisième trimestre 2012.

Le résultat opérationnel courant s’élève à 5 921 millions d’euros, en hausse de 13 %, une performance d’autant plus remarquable qu’elle se compare à une année 2011 déjà en très forte progression. La marge opérationnelle courante ressort à 21 % en 2012. Le résultat net part du Groupe s’établit pour sa part à 3 424 millions d’euros, en croissance de 12 % par rapport à 2011.

M. Bernard Arnault, Président-Directeur Général de LVMH, a déclaré : « LVMH accomplit à nouveau en 2012 une performance remarquable indépendamment du contexte de ralentissement économique en Europe. Toutes nos Maisons ont fait preuve d’un dynamisme exceptionnel porté par l’innovation et la qualité de leurs produits, renforçant leurs positions dans leurs marchés historiques et poursuivant leur développement dans les nouveaux marchés. Au-delà de l’attractivité de nos marques, l’efficacité de notre stratégie est le fruit du talent de nos équipes et de leur motivation. LVMH compte renforcer encore en 2013 son avance mondiale dans l’univers des produits de haute qualité en s’appuyant sur la pertinence de sa stratégie à long terme ».

L’année 2012 a été marquée par :

• Un résultat opérationnel courant qui approche les 6 milliards d’euros,
• De nouveaux gains de parts de marché partout dans le monde,
• Une forte dynamique aux Etats-Unis,
• La poursuite d’une avancée rapide en Asie,
• Une forte progression des Vins et Spiritueux,
• Une croissance à deux chiffres des ventes de Louis Vuitton, qui s’accompagne d’un niveau exceptionnel de rentabilité,
• Une amélioration des performances des autres marques de Mode et Maroquinerie,
• Le parcours remarquable de Parfums Christian Dior qui accentue son avance dans son univers concurrentiel,
• Un renforcement continu des positions de DFS et de Sephora grâce à leurs offres innovantes de produits et de services,
• Les excellents résultats de TAG Heuer et l’intégration pour la première fois sur une année pleine de Bulgari,
• Un cash flow disponible de 2,5 milliards d’euros.

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Ventes 23 659 28 103 + 19 %
Résultat opérationnel courant 5 263 5 921 + 13 %
Résultat net part du Groupe 3 065 3 424 + 12 %
Cash flow disponible* 2 177 2 474 + 14 %

* Avant investissements financiers, opérations en capital et opérations de financement.

Par groupe d’activités, l’évolution des ventes est la suivante :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
2012 / 2011
Publiée Organique*
Vins & Spiritueux 3 524 4 137 + 17 % + 11 %
Mode & Maroquinerie 8 712 9 926 + 14 %  + 7 %
Parfums & Cosmétiques 3 195 3 613 + 13 %  + 8 %
Montres & Joaillerie 1 949 2 836 + 46 %  + 6 %
Distribution sélective 6 436 7 879 + 22 % + 14 %
Autres activités et éliminations (157) (288)
Total LVMH 23 659 28 103 + 19 %  + 9 %

à structure et taux de change comparables.

Par groupe d’activités, le résultat opérationnel courant a évolué comme suit :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Vins & Spiritueux 1 101 1 260 + 14 %
Mode & Maroquinerie 3 075 3 264 + 6 %
Parfums & Cosmétiques 348 408  + 17 %
Montres & Joaillerie 265 334  + 26 %
Distribution sélective 716 854  + 19 %
Autres activités et éliminations (242) (199)
Total LVMH 5 263 5 921  + 13 %

Vins et Spiritueux : fortes avancées des cuvées et qualités prestigieuses

L’activité Vins et Spiritueux réalise une croissance organique de 11 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant progresse de 14 %. Dans la continuité de la tendance favorable du marché des vins et spiritueux en 2011, la demande est restée soutenue en 2012. Outre la progression des volumes, l’amélioration du mix produits et une politique de prix ajustée contribuent à cette excellente performance. L’activité champagne connaît de fortes avancées de ses cuvées de prestige, rosés et millésimes. Les vins pétillants et tranquilles d’Estates & Wines enregistrent une nouvelle croissance significative. Le cognac Hennessy réalise une très belle année pour l’ensemble de ses qualités et dans toutes les régions. La vodka Belvedere connaît une bonne dynamique hors des frontières américaines tandis que les whiskies single malt Glenmorangie et Ardbeg enregistrent des progressions rapides sur leurs marchés clés. L’ensemble des maisons du groupe d’activités profite ainsi pleinement de la stratégie de valeur poursuivie, s’appuyant sur l’image de leur marque et la puissance de leur réseau de distribution.

Mode et Maroquinerie : excellente performance de Louis Vuitton et des autres marques

L’activité Mode et Maroquinerie enregistre une croissance organique de 7 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant est en hausse de 6 %. Louis Vuitton, qui connaît une nouvelle année record, continue d’accentuer son avance parmi les marques artisanales de maroquinerie. Avec une croissance de ses ventes à deux chiffres, Louis Vuitton maintient sa ligne stratégique historique fondée sur l’extrême qualité de ses produits et l’excellence de sa distribution. La Maison continue d’enregistrer un niveau exceptionnel de rentabilité dans un contexte d’investissements soutenus dédiés au renforcement de ses savoir-faire. L’inauguration de sa première boutique et de son premier atelier de Haute Joaillerie place Vendôme à Paris et la réouverture de la Maison Louis Vuitton de Shanghai sont parmi les temps forts de l’année. Fendi poursuit une expansion qualitative de son réseau de distribution. Son sac emblématique Baguette réalise, à l’occasion de son 15e anniversaire, une année record. Continuant d’affirmer avec force son identité, Céline accomplit une performance remarquable pour toutes ses catégories de produits et dans l’ensemble des zones géographiques. Les autres marques de mode continuent d’améliorer leurs performances.

Parfums et Cosmétiques : excellente dynamique

L’activité Parfums et Cosmétiques enregistre une croissance organique de 8 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant s’établit en hausse de 17 %. Parfums Christian Dior réalise une performance remarquable toujours portée par la forte vitalité de ses lignes phares, notamment Miss Dior et J’adore. Le rouge à lèvres Dior Addict Lipstick confirme sa place de numéro un sur les principaux marchés et le soin Prestige connaît une croissance soutenue. Guerlain poursuit une belle dynamique de croissance tirée notamment par les excellents résultats de sa nouvelle fragrance La Petite Robe Noire. Parfums Givenchy voit son axe maquillage progresser fortement sous l’effet d’une distribution étendue et du succès du mascara Noir Couture. Benefit, Make Up For Ever et Fresh réalisent une nouvelle année de forte croissance.

Montres et Joaillerie : renforcement des lignes emblématiques et développement des capacités industrielles

L’activité Montres et Joaillerie réalise une croissance organique de 6 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant progresse de 26 % notamment sous l’effet de la performance de Bulgari, consolidé depuis le 30 juin 2011. Les marques horlogères de LVMH font preuve d’une belle dynamique soutenue par de nombreuses innovations et la force de leurs modèles iconiques comme en témoignent les excellents résultats de la ligne Carrera chez TAG Heuer, King Power chez Hublot et El Primero chez Zenith. Dans le domaine de la joaillerie, Bulgari confirme le succès de ses collections Serpenti et B.Zero1, enrichies de nouvelles créations, et renforce la qualité de sa distribution. Chaumet et Fred poursuivent le développement de leurs lignes phares.

Distribution sélective : développement rapide grâce à une offre innovante de produits et services

L’activité Distribution sélective enregistre en 2012 une croissance organique de 14 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant est en hausse de 19 %. Forte de la stratégie de qualité de ses magasins, DFS bénéficie du dynamisme des clientèles asiatiques. Trois concessions majeures ont été remportées en 2012 à l’aéroport de Hong Kong et celle de l’aéroport de Los Angeles a été renouvelée. L’ouverture à Hong Kong d’une troisième Galleria constitue également un des temps forts de l’année. Sephora continue à réaliser d’excellentes performances et gagne des parts de marché dans toutes ses zones d’implantation. Les ventes en ligne se développent fortement. En Europe, deux nouveaux pays, le Danemark et la Suède, sont inaugurés. Aux Etats-Unis, la rénovation de plusieurs magasins emblématiques à New-York renforce la désirabilité de la marque. Sephora accentue son expansion en Chine tout en accélérant le programme de rénovation de son réseau existant. Ses premiers magasins sont ouverts sur les marchés à fort potentiel du Brésil et de l’Inde.

Perspectives favorables pour LVMH en 2013

Dans un environnement économique incertain en Europe, LVMH dispose des meilleurs atouts pour poursuivre en 2013 sa dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers. Le Groupe maintiendra une stratégie centrée sur le développement de ses marques porté par un renforcement de ses savoir-faire et par une politique soutenue d’innovation et d’expansion dans les marchés porteurs.

Fort de la grande réactivité de son organisation et de la bonne répartition entre ses différents métiers et les zones géographiques où il opère, LVMH aborde l’année 2013 avec confiance et se fixe à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe.

Dividende en hausse de 12 %

Lors de l’Assemblée Générale du 18 avril 2013, LVMH proposera un dividende de 2,90 euros par action, en hausse de 12 %. Un acompte sur dividende de 1,10 euro par action a été distribué le 4 décembre dernier. Le solde de 1,80 euro sera mis en paiement le 25 avril 2013.

Annexe – Répartition des ventes par groupe d’activités et par trimestre

Année 2012

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 926 2 374 899 630 1 823 (70) 6 582
2e trimestre 833 2 282 828 713 1 767 (39) 6 384
3e trimestre 1 006 2 523 898 690 1 862 (79) 6 900
4e trimestre 1 372 2 747 988 803 2 427 (100) 8 237
Total des ventes 4 137 9 926 3 613 2 836 7 879 (288) 28 103

 

Année 2011

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 762 2 029 803 261 1 421 (29) 5 247
2e trimestre 673 1 942 715 315 1 410 (10) 5 045
3e trimestre 871 2 218 793 636 1 547 (54) 6 011
4e trimestre 1 218 2 523 884 737 2 058 (64) 7 356
Total des ventes 3 524 8 712 3 195 1 949 6 436 (157) 23 659

 

Le Conseil d’Administration s’est réuni le 31 janvier pour arrêter les comptes de l’exercice 2012. Les procédures d’audit ont été effectuées et le rapport d’audit est en cours d’émission.
L’information réglementée liée à ce communiqué ainsi que la présentation des résultats annuels et le rapport «Documents financiers» sont disponibles sur le site web www.lvmh.fr.

Hermès rachète Natéber, manufacture suisse de cadrans

PARIS, 27 avr 2012 (AFP) – La Montre Hermès SA, filiale du groupe de luxe Hermès, a annoncé vendredi dans un communiqué le rachat de Natéber, une manufacture de cadrans haut de gamme installée à La-Chaux-de-Fonds (Suisse).Le montant de l’opération n’a pas été précisé. »Cette acquisition permet à Natéber SA de poursuivre sa dynamique de croissance et illustre pleinement la stratégie de maîtrise des savoir-faire horlogers de La Montre Hermès », est-il indiqué dans le communiqué.

La Montre Hermès était entré en négociation exclusive avec la manufacture suisse le 6 mars 2012.

En septembre 2011, la filiale d’Hermès avait déjà annoncé une prise de participation de 32,5% dans le fabricant suisse de boîtiers de montres haut de gamme Joseph Erard Holding.

Les activités d’horlogerie de Hermès ont progressé de 23% sur l’exercice écoulé. Elles représentaient en 2011 un chiffre d’affaires de 138,7 millions d’euros, soit près de 5% de l’activité totale du groupe Hermès International (2,84 milliards d’euros).

En 2006, Hermès était entré au capital de l’horloger suisse Vaucher.

Pourquoi Hermès va continuer à entretenir la pénurie

Créé le 22-03-2012 Par Thiébault Dromard

DECRYPTAGE Même si le groupe de luxe français aurait pu faire exploser davantage son chiffre d’affaires en 2011, son PDG, Patrick Thomas, refuse de s’engager dans une course au gigantisme. Explications.

La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l'offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)
La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l’offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)

« Nous voulons grandir mais pas grossir ». D’une phrase, Patrick Thomas, PDG d’Hermès, résume la stratégie du géant français du luxe. Une ligne de conduite qui peut se décliner à l’envi : se développer sans altérer la qualité des produits, privilégier la valeur aux volumes… Et une ligne de conduite qui, pour l’heure, fonctionne plus que bien. En 2011, Hermès a battu tous ses records de vente avec un chiffre d’affaires en progression de 18,3% qui tutoie désormais les 3 milliards d’euros, à 2,84 milliards. La marge opérationnelle à 31,2% est aussi la meilleure depuis l’introduction en Bourse de la maison.

La maison de luxe aurait pu néanmoins faire beaucoup mieux encore, tant les listes d’attente sont longues, notamment en maroquinerie. Elles sont si longues, paraît-il, que Hermès a décidé de ne plus les tenir à jour. « Cela créait trop de frustration pour les clients », précise Patrick Thomas.

La fin de l’année dernière illustrait parfaitement cette tension entre la demande et l’offre. Au dernier trimestre 2011, la croissance en maroquinerie n’était « que » de 8% contre 11,5% sur l’ensemble de l’année, en raison de stock au plus bas et de magasins pas toujours suffisamment approvisionnés. Une situation qu’Hermès a déjà rencontrée par le passé. « Nous devons mieux servir nos clients », tempère néanmoins Patrick Thomas qui dément toute stratégie de gestion de la pénurie pour justifier une hausse des prix.

Pour calmer la fièvre acheteuse, Hermès a pris une première décision : la maison de luxe va limiter en 2012, le nombre d’ouvertures de magasins et privilégier plutôt des agrandissements. Cette année Hermès n’ouvrira que trois boutiques dans le monde contre une vingtaine les années précédentes et investira dans la rénovation d’une douzaine de points de vente. Pourtant le réseau est encore largement densifiable. « Nous pourrions avoir le double de boutiques en Chine et une bonne dizaine de plus aux Etats-Unis », calcule Patrick Thomas. Mais la production artisanale ne pourrait sans doute pas suivre.

L’idée n’est pas de brider la croissance pour autant mais de mieux la répartir. A ce jour, la maroquinerie pèse encore trop lourd dans les ventes avec 47% du chiffre d’affaires, en baisse quand même de 3 points à la faveur de la montée en puissance de relais de croissance comme les vêtements et accessoires qui pèsent 20% des ventes ou encore les soies et textiles qui représentent désormais 12% du chiffre d’affaires. « C’est une question de juste équilibre », note Patrick Thomas.

250 artisans seront recrutés en France cette année 

Pour grandir sans grossir, Hermès va investir lourdement dans son outil artisanal. L’amont doit suivre l’explosion de la demande. Mais pas question d’embaucher à tour de bras. Les recrutements se feront au goutte à goutte en tenant compte du temps nécessaire à la formation des artisans. Il faut prévoir au minimum 18 mois avant de pouvoir fabriquer un sac. « Si un artisan débutant a besoin d’un mois pour faire un sac, il prendra un mois », relève Patrick Thomas qui a fait du « temps », le thème annuel de réflexion de l’entreprise sous la dénomination « le temps devant soi ». En 2012, Hermès prévoit de recruter 250 nouveaux artisans en France mais au rythme d’une vingtaine par mois.

Ces embauches répondent à un plan industriel qui prévoit une augmentation des capacités de production avec la création de deux nouvelles manufactures à Montbron en Charente et à Fitilieu dans l’Isère sans compter des investissements à Lyon pour la fabrication des carrés de soie. Comme tous les ateliers Hermès, les nouveaux sites ne compteront pas plus de 250 artisans afin de conserver une dimension artisanale et humaine à la production. Une illustration de plus d’une croissance maîtrisée.

http://www.hermes.com/

PPR ouvrira 110 boutiques de luxe cette année

 

Par Ivan Letessier | Publié le 16/02/2012

 


CHARLES PLATIAU/Reuters

INFOGRAPHIE – Gucci a réalisé l’an passé un quart des ventes et 59% des profits du groupe. La maison veut accélérer son expansion.

«Nous sommes forcément très optimistes sur le marché du luxe, assure François-Henri Pinault, le patron de PPR, propriétaire de Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta et Balenciaga. Depuis le début de l’année, les ventes de notre pôle luxe progressent au même rythme qu’au dernier trimestre 2011», où elles ont bondi de 18,6%. Le groupe va continuer à très fortement investir pour accompagner cette croissance. Après avoir inauguré 75 boutiques de luxe en 2010 et 117 l’an passé, il compte en ouvrir 110 cette année, portant son parc à plus de 900 magasins. Gucci en inaugurera à lui seul 47, dont cinq dans des villes de Chine où la marque n’est pas encore présente. Bottega Veneta ouvrira de son côté 22 boutiques, Yves Saint Laurent une quinzaine ; 45 magasins existants seront par ailleurs agrandis.

Explosion de la demande de la clientèle chinoise

Cette nouvelle offensive contribuera à accélérer la transformation du groupe, également propriétaire de Puma, la Fnac et Redcats (La Redoute, Cyrillus, Vertbaudet…). L’activité de PPR est plus que jamais dopée par ses griffes de prestige. Leurs ventes ont bondi de plus de 22% l’an passé, s’approchant de la barre des 5 milliards d’euros. C’est notamment la conséquence de l’explosion de la demande de la clientèle chinoise, à l’intérieur de son pays où à l’occasion de voyages à l’étranger. Le profit opérationnel du pôle luxe a, lui, progressé de 34% en 2011, à près de 1,3 milliard d’euros.

Alors que Redcats, en cours de cession, n’est plus consolidé dans les comptes de PPR, la branche luxe a réalisé l’an passé 40% des ventes du groupe, et 78% de ses profits. Gucci a réalisé 3,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et 947 millions de profits. Au total, le chiffre d’affaires de PPR a augmenté de 9,3% sur l’année à périmètre et taux de change comparables, pour atteindre 12,2 milliards d’euros. Son résultat opérationnel s’élève à 1,6 milliard (+13,1%), et son résultat net dépasse pour la première fois la barre du milliard d’euros (+26,4%).

Acquisitions en vue

François-Henri Pinault a annoncé jeudi des objectifs ambitieux pour le «PPR de demain», délesté de la Fnac et de Redcats. Le groupe sera comme prévu recentré sur «deux secteurs cohérents: l’habillement et les accessoires», et organisé autour de deux pôles: luxe (centré autour de Gucci) et sport lifestyle (autour de Puma).

Son patron compte désormais tripler la taille de ces deux pôles d’ici à la fin de la décennie, pour parvenir à 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires. «Plus des trois quarts de la croissance proviendront du portefeuille actuel de marques», précise François-Henri Pinault. Et le reste d’acquisitions. Ces dernières «seront plutôt de taille moyenne, afin de maximiser la création de valeur», précise le PDG.

PPR souhaite notamment élargir son pôle lifestyle en rachetant des marques de sport d’action et d’outdoor. Le groupe a refusé de commenter les vues que lui prêtent certains sur Helly Hansen.

Redcats séduit des fonds

PPR n’a certes pas atteint son objectif de céder Redcats, son pôle de vente à distance, avant fin 2011. Mais «nous discutons avec plusieurs acquéreurs potentiels des fonds qui ont examiné le dossier et mettent actuellement en place
leur financement, assure Jean-François Palus, le numéro deux de PPR. Nous attendons de voir le montant du chèque proposé.» Pour mieux vendre Redcats, PPR a fermé les filiales de La Redoute en Autriche et en Grèce et cédé Somewhere et Avenue, un réseau américain de 400 boutiques de vêtements de grandes tailles. «Nous n’avons pas l’intention de vendre Redcats par appartement», prévient François-Henri Pinault. L’an passé, les ventes de Redcats ont reculé de 2%, à 3 milliards d’euros, et son résultat opérationnel de 35%, à 116 millions.

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Paris : ce sera le plus grand magasin de montres au monde

 

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12 boulevard des Capucines (IXe<br />
), vendredi. Le magasin Old England devrait fermer fin mars. Le groupe suisse Bucherer en fera un espace de vente de montres de luxe de 2 000 m2. </p>
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12 boulevard des Capucines (IXe ), vendredi. Le magasin Old England devrait fermer fin mars. Le groupe suisse Bucherer en fera un espace de vente de montres de luxe de 2 000 m2

Dans les vitrines du magasin Old England du 12, boulevard des Capucines (IXe), les vestes en cachemire céderont bientôt la place à des montres de luxe. Les vitres seront blindées, mais la façade, classée monument historique, sera préservée.

Depuis quelques semaines la rumeur courait. C’est aujourd’hui officiel. « Nous allons ouvrir à Parisle plus grand magasin du monde pour l’horlogerie de luxe », nous annonce Jörg Baumann, directeur marketing et du développement de la marque Bucherer.
Groupe familial suisse fondé en 1888, qui compte 1200 employés dans 26 magasins repartis entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche, Bucherer n’en est pas à son coup d’essai. Son magasin de montres de Lucerne (Suisse), sur 1200 m2, réalise déjà le plus gros chiffre d’affaires du monde dans ce secteur d’activité. Avec l’ouverture, début 2013, de son mégastore parisien au cœur du quartier de l’Opéra, entre la place Vendôme et le boulevard Haussmann, qui disposera de 2000 m2 sur trois niveaux, ses résultats vont exploser.

Le quartier de l’Opéra est stratégique

L’enseigne Old England occupait les lieux depuis 144 ans. Mais Albert Goldberg, fils du fondateur de Façonnable, qui l’avait rachetée au groupe Richemont (autre horloger), n’a sans doute pas pu rentabiliser suffisamment cet investissement. « Les loyers sont très élevés et nous sommes 50 salariés », souligne une employée. Ici, on s’attend à un plan social pour une fermeture au 31 mars. Mais, dans la boutique, le flegme britannique s’impose et le sourire des vendeuses reste irrésistible. « C’est l’époque qui veut ça. Même les meilleures marques de la vieille Europe ne sont pas éternelles », soupire un de ses clients élégants en apprenant la nouvelle. Place désormais à la clientèle chinoise et asiatique, qui en fera sa nouvelle étape de shopping. Le quartier de l’Opéra est stratégique pour capter ces touristes à fort pouvoir d’achat. En sortant de la rue de la Paix et avant d’aborder les espaces luxe du Printemps et des Galeries Lafayette, l’adresse sera incontournable.

C’est finalement le groupe Richemont — propriétaire de Jaegger Lecoultre, Cartier et Piaget — qui a racheté les murs. Il en a confié la gestion à Bucherer. « Nous avons signé un bail… à long terme », précise Jörg Baumann. Rolex, Piaget, Breitling, ainsi que le Swatch Group, auraient déjà accepté de participer à l’aventure. Chopard, TAG Heuer, Baume & Mercier, Longines et Gucci travaillent déjà de longue date avec le groupe suisse. « Nous misons sur le raffinement du cadre, sur le design, la qualité des services et la pertinence des conseils », indique le PDG du groupe, Jörg G. Bucherer. « Paris est la capitale du luxe et la destination préférée des touristes du monde entier. Le potentiel de croissance est encore très important », souligne la maison Bucherer pour expliquer sa première implantation en France.