Category Archives: Maroquinerie

Hermes holds first sale in China as frugality drive bites

http://www.wantchinatimes.com

A Hermes outlet at Beijing Capital International Airport.

Fashion house Hermes broke its in-house rule on Tuesday when it held a discount sale for the first time in China. Other luxury brands may follow their lead as the government’s anti-corruption frugality campaign has dealt a heft blow to their sales, leaving them with excess inventory, reports our Chinese-language sister paper Want Daily.

The rule of no sales and of not selling at shopping malls went out the window when Hermes held a sale at the Hyatt Regency Hangzhou in eastern China to clear unsold stock accumulated over the past two to three years. Most of the items available were men and women’s clothes and shoes, which carried discounts of 20%-50%.

Other brands including Ferragamo, Boss and Armani look set to follow suit with discount sales near their own outlets at department stores in mid-May, including last year’s collections.

A senior executive at a department store in Hangzhou said luxury brands have been struggling this year as plunging sales have pushed up their inventory. The brands would rather lose face than lose their business, the executive said.

Zalando : 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2013

18/2/14
Auteur : François Deschamps)
L’e-commerçant allemand a publié ses résultats pour l’année 2013. En hausse de 50%, son chiffre d’affaires à progressé de 600 millions d’euros, soit 1,8 milliard d’euros.

Le site de e-commerce spécialisé dans la mode, Zalando, a enregistré en 2013 une hausse de 600 millions d’euros de son chiffre d’affaires, soit un plus de 50 %, pour atteindre 1,8 milliard d’euros. La croissance a été tirée à la fois par l’expansion des catégories de produits existantes, chaussures et vêtements, ainsi que par d’importants développements sur les sept marchés investis par Zalando en 2012.

L’an passé, Zalando a poursuivi sa stratégie de diversification en continuant à se développer dans les vêtements, les articles de sport et les accessoires, si bien qu’au cours de l’exercice, l’entreprise a pour la première fois de son histoire vendu plus de vêtements que de chaussures.

Conséquences : la clientèle de Zalando s’est fortement développée. Fin 2013, plus de 13 millions de clients actifs avaient effectué au moins un achat chez Zalando au cours des 12 derniers mois, contre 9 millions en 2012.

Par ailleurs, dans la région clé pour Zalando, DACH (Allemagne, Autriche et Suisse), le site allemand a de nouveau enregistré de très bonnes performances en passant notamment la barre du milliard d’euros de chiffre d’affaires, pour la première fois. Toutes les régions internationales ont affiché une croissance de leur chiffre d’affaires à deux chiffres.

Avec plus de 300 millions de visites sur la boutique au cours du quatrième trimestre 2013, Zalando confirme son statut d’acteur majeur de la mode en ligne en Europe.

www.zalando.fr

Source : ecommercemag.fr

 

Le groupe Richemont souhaite finalement conserver Lancel

 
L’Expansion.com avec AFP – publié le 08/11/2013 

La rumeur de cession courait depuis plusieurs semaines. Mais le groupe suisse Richemont a décidé de conserver la célèbre marque Lancel. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi Gary Saage le directeur financier du groupe.

Le groupe suisse Richemont, le numéro deux mondial du luxe, entend conserver la marque de maroquinerie Lancel, au centre de rumeurs de marché ces dernières semaines, a indiqué vendredi son directeur financier.
« Cela a plus de sens de la conserver », a indiqué Gary Saage lors d’une conférence téléphonique à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre du groupe.
Les spéculations autour d’une cession de Lancel se sont multipliées récemment. En mai, Johann Rupert, le fils du fondateur et président du conseil d’administration, avait fait savoir qu’il n’excluait pas de vendre les marques dont les performances s’étaient avérées décevantes.
Mais les rumeurs s’étaient amplifiées après le départ de Marty Wikstrom, qui pilotait la division de mode et accessoires. Elles se concentraient sur Lancel, considérée par les investisseurs comme la marque en première ligne pour une éventuelle cession.
« Richemont est pleinement engagé dans toutes ses marques »
Lors de la conférence téléphonique ce vendredi, Gary Saage a reconnu que Richemont avait annoncé à ses employés qu’il entendait étudier toutes les options possibles pour la marque, ce qui a également alimenté les rumeurs.
Fondée en 1876 à Paris par Angèle Lancel, Lancel est entrée dans le giron de Richemont en 1997. La marque est cependant considérée par les analystes comme un des « enfants à problème » au sein du groupe.
Sur les six premiers mois de l’exercice 2013/2014 décalé, achevé fin septembre, son bénéfice net a affiché une hausse de 10% à 1,18 milliard d’euros, a indiqué le groupe genevois dans un communiqué. Mais la déception est surtout venue de son résultat d’exploitation, qui est ressorti en baisse de 1% à 1,3 milliard d’euros, plombé par des effets négatifs de change.
Résultats décevants
Ses ventes ont en revanche progressé de 4% à 5,3 milliards d’euros, portées par une forte croissance en Europe, où le groupe a continué de bénéficier des achats touristiques, ainsi que dans la région Amériques, où ses recettes ont bondi de 17%.
Dans le détail de ses autres activités, le propriétaire de Cartier et de Van Cleef & Arpels a vu ses recettes progresser de 2% à 2,6 milliards dans ses maisons de joaillerie. La croissance a été plus soutenue dans son portefeuille de marques horlogères où ses ventes ont grimpé de 9% à 1,5 milliard, en particulier grâce à ses montres de haute horlogerie. La maison Montblanc, connue pour ses prestigieux stylos-plume, s’est cependant inscrite en recul de 3% à 358 millions d’euros.
Le groupe a également vu la performance de ses marques de mode Alfred Dunhill et Chloé se détériorer, a-t-il indiqué sans fournir d’indications chiffrées.
Pour le second semestre, le groupe s’est montré prudent face à « l’atonie de l’environnement économique ». Il a prévenu que les risques concernant les taux de changes devraient peser sur ses résultats.
En octobre, après la clôture des comptes, les ventes ont toutefois progressé de 6%, a précisé Richemont qui a mis en lumière des ventes exceptionnelles en haute joaillerie dans la région Asie Pacifique.

www.lancel.com/

Grands bouleversements au BHV

Stéphane Martinelli ©
The Nail Kitchen au BHV/Marais
L’enseigne parisienne culte du bricolage et de l’art de vivre s’offre un lifting ! Nouveau nom, nouveau logo et nouveaux rayons, le BHV/Marais espère séduire une nouvelle clientèle, celle des « urbains créatifs », amateurs de fait-maison et bons vivants.

« Le plus vaste et le meilleur marché du monde ». C’est ainsi que s’autoproclamait le Bazar de l’Hôtel-de-ville au XIXème siècle. L’enseigne culte parisienne opère aujourd’hui un virage notable, en changeant son nom historique de « BHV », et en inaugurant de nouveaux rayons dans son magasin du 4ème arrondissement de Paris. Un lifting pour se remettre dans la course des grands magasins parisiens.

Nouveau nom, nouveaux rayons, nouveau logo, pour viser une nouvelle cible : les « urbains créatifs, ouverts et simples, pointus et attentifs, précurseurs et trendy, […] ultra connectés, anticonformistes, prenant soin d’eux, épicuriens, curieux, adeptes du Do It Yourself, baignés de culture et en quête de sens », indique la communication du BHV/Marais.
Le BHV/Marais ©
Pas question de les confondre avec les « bobos », bien que la comparaison soit tentante. D’autant plus que le BHV a décidé de tourner le dos à la rue de Rivoli, sur laquelle il est situé, pour s’ouvrir davantage au Marais. Le magasin revendique ouvertement son appartenance au quartier « bobo » de Paris, haut lieu de la culture parisienne, en accolant son nom à son sigle, et en offrant à ses clients un plan du Marais dessiné par l’artiste britannique Jenni Sparks.

Réorientation vers la cuisine et le bricolage

Cette métamorphose en douceur est l’occasion pour l’enseigne de renforcer sa présence dans l’univers de la maison. Le BHV/Marais se tourne ainsi vers deux domaines, la cuisine et le bricolage, reflet de la tendance persistante pour le « fait-maison ». 500 m² dédiés aux arts de la table ont été inaugurés en avril 2013. Quant au cultissime espace bricolage, 4.300 m² au sous-sol du magasin, il « a été enrichi de l’offre peinture ».

Pour se rapprocher de l’offre des grands magasins parisiens, le BHV a également inauguré un espace dédié aux chaussures femme, et un autre à la beauté. Et, pour se différencier de ses concurrents, au contraire, il a ouvert un rayon librairie, destiné à devenir « la plus grande librairie du Marais, en y ajoutant les arts créatifs, la papeterie et l’offre multimédia ».

www.bhv.fr

Excellente performance de LVMH en 2012

31 janvier 2013

Les ventes de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, leader mondial des produits de luxe, progressent de 19 % en 2012 et atteignent 28,1 milliards d’euros. Ce chiffre tient compte de l’intégration de Bulgari depuis le 30 juin 2011. La croissance organique des ventes ressort à 9 %. Tous les groupes d’activités connaissent une excellente dynamique en Europe, en Asie et aux Etats Unis. Louis Vuitton, en particulier, enregistre à nouveau sur l’année une croissance à deux chiffres de ses ventes.

Au quatrième trimestre, les ventes augmentent de 12 % par rapport à la même période de 2011. La croissance organique s’établit à 8 %. Les tendances sur le dernier trimestre montrent une légère accélération de la croissance par rapport au troisième trimestre 2012.

Le résultat opérationnel courant s’élève à 5 921 millions d’euros, en hausse de 13 %, une performance d’autant plus remarquable qu’elle se compare à une année 2011 déjà en très forte progression. La marge opérationnelle courante ressort à 21 % en 2012. Le résultat net part du Groupe s’établit pour sa part à 3 424 millions d’euros, en croissance de 12 % par rapport à 2011.

M. Bernard Arnault, Président-Directeur Général de LVMH, a déclaré : « LVMH accomplit à nouveau en 2012 une performance remarquable indépendamment du contexte de ralentissement économique en Europe. Toutes nos Maisons ont fait preuve d’un dynamisme exceptionnel porté par l’innovation et la qualité de leurs produits, renforçant leurs positions dans leurs marchés historiques et poursuivant leur développement dans les nouveaux marchés. Au-delà de l’attractivité de nos marques, l’efficacité de notre stratégie est le fruit du talent de nos équipes et de leur motivation. LVMH compte renforcer encore en 2013 son avance mondiale dans l’univers des produits de haute qualité en s’appuyant sur la pertinence de sa stratégie à long terme ».

L’année 2012 a été marquée par :

• Un résultat opérationnel courant qui approche les 6 milliards d’euros,
• De nouveaux gains de parts de marché partout dans le monde,
• Une forte dynamique aux Etats-Unis,
• La poursuite d’une avancée rapide en Asie,
• Une forte progression des Vins et Spiritueux,
• Une croissance à deux chiffres des ventes de Louis Vuitton, qui s’accompagne d’un niveau exceptionnel de rentabilité,
• Une amélioration des performances des autres marques de Mode et Maroquinerie,
• Le parcours remarquable de Parfums Christian Dior qui accentue son avance dans son univers concurrentiel,
• Un renforcement continu des positions de DFS et de Sephora grâce à leurs offres innovantes de produits et de services,
• Les excellents résultats de TAG Heuer et l’intégration pour la première fois sur une année pleine de Bulgari,
• Un cash flow disponible de 2,5 milliards d’euros.

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Ventes 23 659 28 103 + 19 %
Résultat opérationnel courant 5 263 5 921 + 13 %
Résultat net part du Groupe 3 065 3 424 + 12 %
Cash flow disponible* 2 177 2 474 + 14 %

* Avant investissements financiers, opérations en capital et opérations de financement.

Par groupe d’activités, l’évolution des ventes est la suivante :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
2012 / 2011
Publiée Organique*
Vins & Spiritueux 3 524 4 137 + 17 % + 11 %
Mode & Maroquinerie 8 712 9 926 + 14 %  + 7 %
Parfums & Cosmétiques 3 195 3 613 + 13 %  + 8 %
Montres & Joaillerie 1 949 2 836 + 46 %  + 6 %
Distribution sélective 6 436 7 879 + 22 % + 14 %
Autres activités et éliminations (157) (288)
Total LVMH 23 659 28 103 + 19 %  + 9 %

à structure et taux de change comparables.

Par groupe d’activités, le résultat opérationnel courant a évolué comme suit :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Vins & Spiritueux 1 101 1 260 + 14 %
Mode & Maroquinerie 3 075 3 264 + 6 %
Parfums & Cosmétiques 348 408  + 17 %
Montres & Joaillerie 265 334  + 26 %
Distribution sélective 716 854  + 19 %
Autres activités et éliminations (242) (199)
Total LVMH 5 263 5 921  + 13 %

Vins et Spiritueux : fortes avancées des cuvées et qualités prestigieuses

L’activité Vins et Spiritueux réalise une croissance organique de 11 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant progresse de 14 %. Dans la continuité de la tendance favorable du marché des vins et spiritueux en 2011, la demande est restée soutenue en 2012. Outre la progression des volumes, l’amélioration du mix produits et une politique de prix ajustée contribuent à cette excellente performance. L’activité champagne connaît de fortes avancées de ses cuvées de prestige, rosés et millésimes. Les vins pétillants et tranquilles d’Estates & Wines enregistrent une nouvelle croissance significative. Le cognac Hennessy réalise une très belle année pour l’ensemble de ses qualités et dans toutes les régions. La vodka Belvedere connaît une bonne dynamique hors des frontières américaines tandis que les whiskies single malt Glenmorangie et Ardbeg enregistrent des progressions rapides sur leurs marchés clés. L’ensemble des maisons du groupe d’activités profite ainsi pleinement de la stratégie de valeur poursuivie, s’appuyant sur l’image de leur marque et la puissance de leur réseau de distribution.

Mode et Maroquinerie : excellente performance de Louis Vuitton et des autres marques

L’activité Mode et Maroquinerie enregistre une croissance organique de 7 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant est en hausse de 6 %. Louis Vuitton, qui connaît une nouvelle année record, continue d’accentuer son avance parmi les marques artisanales de maroquinerie. Avec une croissance de ses ventes à deux chiffres, Louis Vuitton maintient sa ligne stratégique historique fondée sur l’extrême qualité de ses produits et l’excellence de sa distribution. La Maison continue d’enregistrer un niveau exceptionnel de rentabilité dans un contexte d’investissements soutenus dédiés au renforcement de ses savoir-faire. L’inauguration de sa première boutique et de son premier atelier de Haute Joaillerie place Vendôme à Paris et la réouverture de la Maison Louis Vuitton de Shanghai sont parmi les temps forts de l’année. Fendi poursuit une expansion qualitative de son réseau de distribution. Son sac emblématique Baguette réalise, à l’occasion de son 15e anniversaire, une année record. Continuant d’affirmer avec force son identité, Céline accomplit une performance remarquable pour toutes ses catégories de produits et dans l’ensemble des zones géographiques. Les autres marques de mode continuent d’améliorer leurs performances.

Parfums et Cosmétiques : excellente dynamique

L’activité Parfums et Cosmétiques enregistre une croissance organique de 8 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant s’établit en hausse de 17 %. Parfums Christian Dior réalise une performance remarquable toujours portée par la forte vitalité de ses lignes phares, notamment Miss Dior et J’adore. Le rouge à lèvres Dior Addict Lipstick confirme sa place de numéro un sur les principaux marchés et le soin Prestige connaît une croissance soutenue. Guerlain poursuit une belle dynamique de croissance tirée notamment par les excellents résultats de sa nouvelle fragrance La Petite Robe Noire. Parfums Givenchy voit son axe maquillage progresser fortement sous l’effet d’une distribution étendue et du succès du mascara Noir Couture. Benefit, Make Up For Ever et Fresh réalisent une nouvelle année de forte croissance.

Montres et Joaillerie : renforcement des lignes emblématiques et développement des capacités industrielles

L’activité Montres et Joaillerie réalise une croissance organique de 6 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant progresse de 26 % notamment sous l’effet de la performance de Bulgari, consolidé depuis le 30 juin 2011. Les marques horlogères de LVMH font preuve d’une belle dynamique soutenue par de nombreuses innovations et la force de leurs modèles iconiques comme en témoignent les excellents résultats de la ligne Carrera chez TAG Heuer, King Power chez Hublot et El Primero chez Zenith. Dans le domaine de la joaillerie, Bulgari confirme le succès de ses collections Serpenti et B.Zero1, enrichies de nouvelles créations, et renforce la qualité de sa distribution. Chaumet et Fred poursuivent le développement de leurs lignes phares.

Distribution sélective : développement rapide grâce à une offre innovante de produits et services

L’activité Distribution sélective enregistre en 2012 une croissance organique de 14 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant est en hausse de 19 %. Forte de la stratégie de qualité de ses magasins, DFS bénéficie du dynamisme des clientèles asiatiques. Trois concessions majeures ont été remportées en 2012 à l’aéroport de Hong Kong et celle de l’aéroport de Los Angeles a été renouvelée. L’ouverture à Hong Kong d’une troisième Galleria constitue également un des temps forts de l’année. Sephora continue à réaliser d’excellentes performances et gagne des parts de marché dans toutes ses zones d’implantation. Les ventes en ligne se développent fortement. En Europe, deux nouveaux pays, le Danemark et la Suède, sont inaugurés. Aux Etats-Unis, la rénovation de plusieurs magasins emblématiques à New-York renforce la désirabilité de la marque. Sephora accentue son expansion en Chine tout en accélérant le programme de rénovation de son réseau existant. Ses premiers magasins sont ouverts sur les marchés à fort potentiel du Brésil et de l’Inde.

Perspectives favorables pour LVMH en 2013

Dans un environnement économique incertain en Europe, LVMH dispose des meilleurs atouts pour poursuivre en 2013 sa dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers. Le Groupe maintiendra une stratégie centrée sur le développement de ses marques porté par un renforcement de ses savoir-faire et par une politique soutenue d’innovation et d’expansion dans les marchés porteurs.

Fort de la grande réactivité de son organisation et de la bonne répartition entre ses différents métiers et les zones géographiques où il opère, LVMH aborde l’année 2013 avec confiance et se fixe à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe.

Dividende en hausse de 12 %

Lors de l’Assemblée Générale du 18 avril 2013, LVMH proposera un dividende de 2,90 euros par action, en hausse de 12 %. Un acompte sur dividende de 1,10 euro par action a été distribué le 4 décembre dernier. Le solde de 1,80 euro sera mis en paiement le 25 avril 2013.

Annexe – Répartition des ventes par groupe d’activités et par trimestre

Année 2012

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 926 2 374 899 630 1 823 (70) 6 582
2e trimestre 833 2 282 828 713 1 767 (39) 6 384
3e trimestre 1 006 2 523 898 690 1 862 (79) 6 900
4e trimestre 1 372 2 747 988 803 2 427 (100) 8 237
Total des ventes 4 137 9 926 3 613 2 836 7 879 (288) 28 103

 

Année 2011

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 762 2 029 803 261 1 421 (29) 5 247
2e trimestre 673 1 942 715 315 1 410 (10) 5 045
3e trimestre 871 2 218 793 636 1 547 (54) 6 011
4e trimestre 1 218 2 523 884 737 2 058 (64) 7 356
Total des ventes 3 524 8 712 3 195 1 949 6 436 (157) 23 659

 

Le Conseil d’Administration s’est réuni le 31 janvier pour arrêter les comptes de l’exercice 2012. Les procédures d’audit ont été effectuées et le rapport d’audit est en cours d’émission.
L’information réglementée liée à ce communiqué ainsi que la présentation des résultats annuels et le rapport «Documents financiers» sont disponibles sur le site web www.lvmh.fr.

Le maroquinier Lamarthe revient dans le giron français

 
Le Monde.fr avec AFP | 

Détenu depuis deux ans par l’italien Sergiolin, le maroquinier haut de gamme Lamarthe, va passer sous le contrôle du groupe familial français Verotrade, ont annoncé Lamarthe et Verotrade lundi 28 janvier.

« Déjà présent dans la maroquinerie par le biais de licences, Verotrade profitera de la notoriété et de la qualité des collections de Lamarthe pour conquérir le marché du luxe accessible », indiquent les deux entreprises dans un communiqué commun. Verotrade entend également apporter une « expertise immobilière dans le développement de boutiques Lamarthe » sur des « emplacements premium ».

 « DÉVELOPPEMENT À L’INTERNATIONAL« 

Le nouvel actionnaire a confirmé Bertrand Gignoux à la tête de la marque ainsi que les équipes en place pour « poursuivre la stratégie de montée en gamme et de développement à l’international, qui représente déjà plus de 60 % de l’activité », selon le communiqué.

La société Lamarthe, créée en 1930 et présente dans plus de 25 pays, avait été reprise en avril 2010 par le groupe familial italien Sergiolin, après avoir été placée en redressement judiciaire l’automne précédent.

Le groupe français Verotrade, propriété de la famille Bensoussan, est spécialisé dans le secteur de la mode et du luxe. Il est propriétaire de licences et de marques comme Georges Rech (sacs), Ramosport (chaussures et sacs), Pierre Cardin(chaussures) ou Daniel Crémieux. Verotrade a aussi acquis fin 2011 un portefeuille de licences de la marque Jean-Louis Scherrer.

«  Déjà présent dans la maroquinerie par le biais de licences, Verotrade profitera de la notoriété et de la qualité des collections de Lamarthe pour conquérir le marché du luxe accessible », indique le nouveau propriétaire. Le dirigeant de la marque, Bertrand Gignoux, va rester en place, avec pour mission de poursuivre la stratégie de montée en gamme du maroquinier. Et pousser son développement à l’international, qui représente déjà plus de 60 % des ventes.

Le nouvel actionnaire qui est également spécialisé dans l’immobilier d’entreprise, va profiter de son expérience pour aider la marque de sacs à main à étendre son réseau de boutiques

Lamarthe est revendu dans un réseau de quelques 500 boutiques multimarques dans 25 pays, et est présent dans les grands magasins. Après avoir fait partie des griffes très connues du secteur dans les années 1980, la maison qui a évolué vers le haut de gamme, a connu de nombreuses difficultés ces dernières années, avec à la clef de lourdes pertes. Son chiffre d’affaires avait ainsi plongé de 16 millions d’euros en 2007 à 9 millions en 2009, dernier chiffre connu. Selon son nouveau propriétaire, le maroquinier a toutefois vu ses ventes repartir, avec «  deux années de croissance à deux chiffre ».

D. CH.

www.lamarthe.com/

La maison Hermès piratée par un réseau international

Douze personnes, dont certaines travaillent au sein de la prestigieuse marque, ont été interpellées.

Objet de toutes les convoitises, la prestigieuse maison Hermès a été piratée par un réseau de contrefaçon très structuré et d’envergure internationale. Mise au jour après plus de dix mois d’investigations serrées menées par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Versailles agissant sur une plainte déposée à l’été 2011, l’affaire est d’une ampleur exceptionnelle.

Au terme d’une opération coordonnée sur plusieurs pays dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge Jean-Marie d’Huy, de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), les militaires, appuyés par le groupe d’intervention régional (GIR) des Yvelines, ont démantelé jeudi tous les niveaux d’une chaîne spécialisée dans la fabrication clandestine des modèles phares de la célèbre marque de maroquinerie. Au total, soixante-quatre enquêteurs mobilisés ont appréhendé douze malfaiteurs présentés comme des «têtes de réseau», «fournisseurs», «fabricants» et «distributeurs». Certains étaient jusqu’alors inconnus de la justice et vivaient de manière très confortable, notamment dans la banlieue ouest de Paris. Dans le lot figurent des personnes travaillant au sein même de la maison Hermès. Il s’agirait notamment d’artisans spécialisés dans le travail du cuir. En fonction de la qualité des peaux et de leur taille, la valeur marchande des sacs imités oscillait entre 4000 et 20.000 euros.

Deux ateliers clandestins à Lyon

En région parisienne, les enquêteurs ont confisqué des sacs contrefaits et des matières premières d’excellente qualité représentant un volume global de 20 m3 de marchandises. Dans l’agglomération lyonnaise, ils ont mis au jour deux ateliers clandestins dotés d’équipements complets. «Animées par des orfèvres de la maroquinerie, ces officines de confection disposaient de presses, de tables à découper ou encore de poinçonneuses dernier cri», précise une source proche du dossier. Les peaux, parfois de crocodiles, étaient sélectionnées par un des faussaires connaissant les meilleurs fournisseurs.

La «bijouterie», c’est-à-dire le façonnage des pièces métalliques servant au fermoir ou aux pieds du sac ainsi que la gravure du célèbre «H» étaient sous-traités dans divers pays d’Europe. En un an, près d’un millier de sacs très haut de gamme sont sortis des chaînes de fabrication du «grossiste».

La marchandise était ensuite écoulée par un réseau de «distributeurs» vers les pays d’Asie, la Russie ou encore le Moyen-Orient. «La riche clientèle n’hésitait pas à acheter les contrefaçons quasiment au même prix que celui du catalogue car elles ne voulaient pas attendre un ou deux ans de délai nécessaire pour obtenir certaines pièces rares, note un enquêteur. L’important était de pouvoir coordonner le gel des avoirs dans différents pays pour confisquer le fruit du trafic.»

Dans un communiqué diffusé vendredi après-midi, le procureur de Paris, François Molins, a révélé que «plusieurs dizaines de milliers d’euros en espèces ainsi qu’une machine à compter des billets» ont été découverts en perquisition. Grâce à une coopération judiciaire internationale qualifiée d’«exemplaire», trois comptes bancaires ont été saisis à Chypre et pas moins de vingt-deux autres bloqués à Hongkong, où était établi l’un des «cerveaux présumés» du trafic. C’est d’ailleurs la venue en France de ce dernier qui a déclenché le coup de filet de jeudi.

Les comptes découverts à l’étranger, créditeurs de «plusieurs centaines de milliers d’euros», démontrent l’ampleur du circuit de blanchiment. Des recherches plus approfondies devraient permettre d’en définir les contours. «Le nombre de produits écoulés, a précisé le parquet de Paris, à des tarifs similaires à ceux pratiqués dans le réseau de distribution officielle, est en l’état évalué, sur une seule des filières, à 18 millions d’euros.»

Par Christophe Cornevin Figaro

L’hyper luxe, remède de Louis Vuitton contre la banalisation

par Pascale Denis – Créé le 14-05-2012

PARIS (Reuters) – Sacs en veau de couleur vive, doublés de chèvre, ou en alligator à plusieurs dizaines de milliers d’euros… Louis Vuitton offre depuis peu à ses clients fortunés l’expérience du très grand luxe pour préserver son image d’exclusivité malgré une taille aujourd’hui considérable.

La perle du groupe LVMH se doit en effet de résoudre la délicate équation consistant à vendre toujours davantage de sacs dans le monde tout en préservant son image de griffe de luxe.

Car Vuitton n’est plus une pépite mais une mine d’or. La première marque mondiale de luxe tourne à plein régime et affiche année après année des taux de croissance à deux chiffres, y compris en 2009, au plus fort de la crise.

Ses ventes ont atteint l’an dernier pas moins de 6,5 milliards d’euros, selon les analystes, soit plus du double de celles de Gucci (groupe PPR), deuxième griffe de luxe par la taille. Alors que la demande ne cesse de croître dans les pays émergents, Asie en tête, les spécialistes du secteur estiment qu’à ce rythme, le malletier pourrait voir ses ventes atteindre 12 milliards d’euros d’ici cinq à sept ans.

« LVMH a toujours été très conscient des risques de banalisation de la marque, liés à la relative accessibilité des sacs monogrammés, et cela les a empêchés de franchir les lignes rouges », commente Serge Carreira, spécialiste du luxe et professeur à l’Institut d’études politiques de Paris.

Après avoir développé des services de personnalisation de ses sacs de toile monogrammés vendus aux environs de 800 euros, offert une gamme extrêmement vaste de sacs en cuir oscillant entre 1.000 et 3.000 euros, la marque a ajouté un nouvel étage à son édifice : la haute maroquinerie.

Chassant sur les terres d’Hermès, modèle incontesté du luxe intemporel dans lequel LVMH s’est offert une participation de 22%, Louis Vuitton propose désormais de l’ultra luxe dans une poignée de ses magasins.

SE DÉMARQUER

« Plus le marché grandit, plus les marques doivent segmenter leur offre, c’est ce que fait Vuitton avec le très haut de gamme », commente Emmanuel Bruley des Varannes, analyste à la Société générale.

Ces produits permettent aux clients fortunés de se démarquer et participent à la construction de l’image qui fera qu’à l’autre bout du spectre une très large clientèle achètera « une part de rêve » à des prix nettement plus abordables.

« Dans tous les magasins Vuitton, l’expérience d’achat est incroyable, même si vous achetez un sac à 600 euros, tout est fait pour vous donner le sentiment d’acquérir un produit d’exception », confie un analyste qui a requis l’anonymat.

Comme le fait depuis toujours Hermès, le sellier de la rue Saint Honoré, Louis Vuitton propose aujourd’hui à ses clients de choisir les peaux et les modèles dans lesquels leurs sacs seront confectionnés, sur liste d’attente, pour un prix minimum de 5.000 euros et pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros selon les finitions et les matériaux désirés.

Dans un salon particulier, les clientes se voient proposer huit types de peaux et 26 couleurs pour cinq modèles emblématiques de la marque, dont le célèbre « Triangle » datant de 1932 et créé pour madame Vuitton qui souhaitait y loger ses ouvrages d’aiguilles, ou le non moins prisé « Lockit » (1958) fermé par un cadenas.

Cette haute maroquinerie, fabriquée dans un délai de quatre à six semaines dans les ateliers d’Asnières et d’Issoudun, devrait être proposée en quantité limitée pour préserver la rareté, donc le désir, d’une clientèle triée sur le volet.

AUGMENTER LES SURFACES DE VENTE

Une gestion de haut vol du réseau de distribution constitue, avec la segmentation de l’offre, l’autre pilier du succès.

Cette maîtrise, qui a donné à la marque une longueur d’avance sur ses concurrents, notamment Gucci, permet de garder au sein du groupe les marges de la distribution.

Elle assure aussi le contrôle de l’image et des prix. En ne pratiquant jamais de soldes, Louis Vuitton évite l’écueil du démodé et assure au contraire son aura d’intemporalité.

Ce contrôle permet également un développement très calculé du réseau de magasins. Car à mesure que grandit l’appétit des pays émergents, notamment celui de la Chine, Louis Vuitton se doit de continuer d’attiser le désir en évitant d’ouvrir des boutiques à tout va.

Le malletier a fortement ralenti ses ouvertures ces dernières années. La marque, qui dispose aujourd’hui de 461 boutiques dans une cinquantaine de pays, n’a procédé à aucune ouverture nette de magasin en 2011.

Pour assurer sa croissance, Vuitton préfère donc augmenter sa surface de vente – de 5% à 10% en moyenne chaque année – en agrandissant les magasins existants, les rendant de plus en plus luxueux, et en ouvrant des « maisons », véritables temples dédiés à tout l’univers de la marque.

« Ils concentrent leur offre dans des magasins de plus en plus grands. Cela optimise le réseau et maximise les ventes au mètre carré », commente un autre analyste ayant requis l’anonymat.

Rapporté au nombre de magasins, le chiffre d’affaires de Vuitton atteint selon lui quelque 15 millions d’euros par an, alors que la moyenne du secteur se situe autour de six millions.

Les maisons permettent quant à elles « d’ajuster le message d’exclusivité. Elles offrent un monde rêvé et sont aussi le lieu de mise en scène du patrimoine de Louis Vuitton, celui du voyage, qui est exceptionnel et constitue un grand atout », note Serge Carreira.

Ces magasins, qui fonctionnent comme un outil marketing pour la montée en gamme de la griffe, se révèlent également très rentables, malgré des loyers souvent astronomiques.

Situés dans des lieux stratégiques de très fort trafic, ils offrent une gamme extrêmement large et diversifiée de produits, y compris la petite maroquinerie particulièrement rentable. La plus ancienne de ces maisons, ouverte sur les Champs-Elysées, compte ainsi parmi les plus profitables du réseau.

La griffe entend doter chaque grande capitale internationale de ces magasins de plus de 1.000 mètres carrés. Elle en compte aujourd’hui 14 et devrait en ouvrir une vingtaine au total, tout au plus.

LE DÉFI DE JORDI CONSTANS

La mutation d’une maison autrefois bourgeoise devenue griffe de mode glamour et internationale explique largement la croissance d’une marque qui a multiplié ses ventes par dix en 15 ans.

Sous la houlette d’Yves Carcelle, son PDG, remplacé l’an prochain par Jordi Constans, et grâce au talent du styliste américain Marc Jacobs, le malletier a investi le prêt-à-porter, les accessoires, les souliers, l’horlogerie et la haute joaillerie.

L’offre de haute joaillerie participe en effet elle aussi à la construction de l’image qui va jouer sur les achats de l’ensemble de la gamme, jusqu’à la petite maroquinerie.

Vendus dans certaines boutiques du réseau, les bijoux Louis Vuitton conçus par Lorenz Bäumer auront bientôt leur prestigieuse vitrine place Vendôme, dont l’ouverture est prévue dans le courant de l’année.

A l’autre bout du spectre, le parfum, attendu pour 2013, contribuera à l’élargissement de la pyramide des consommateurs.

Mais la maroquinerie, qui pèse selon les analystes pour près de 70% du chiffre d’affaires, demeure le nerf de la guerre et le principal moteur de la rentabilité grâce notamment aux sacs de toile enduite frappée du célèbre monogramme ou du damier, qui comptent pour 60% ou 70% des ventes et dont les prix sont ceux du luxe dit « accessible ».

La marque, qui assure plus de la moitié des profits de LVMH, dégage une rentabilité opérationnelle exceptionnelle – estimée aux alentours de 45% par les analystes – et caracole loin devant Gucci ou Hermès, dont la marge dépasse pourtant la très confortable barre de 30%.

Piloter sa future expansion sans écorner une image patiemment construite, c’est tout le défi qui attend Jordi Constans, le futur patron de Louis Vuitton qui doit succéder à Yves Carcelle en 2013.

La longue expérience du Catalan dans la gestion d’une marque mondialisée – il dirigeait la division produits laitiers frais de Danone – aura certainement joué dans le choix fait par Bernard Arnault, PDG de LVMH, d’une personnalité extérieure au groupe. Un choix qui avait surpris.

Lors de son premier défilé de prêt-à-porter pour « LV », Marc Jacobs n’avait présenté, dit-on, qu’un seul modèle des fameux sacs. En mars 2012, ces derniers raflaient presque la mise aux côtés de précieuses voyageuses fraîchement débarquées d’une locomotive à vapeur et flanquées de porteurs empressés.

Edité par Jean-Michel Bélot

Chanel sashays en ville

MAGASINS CHANEL. 70 Castlereagh Street
Béatrice Thomas, The West Australian
Mise à jour le 12 mai 2012, 

Label français de la mode Chanel est prête à ouvrir dans le quartier chic, rue King dans le dernier clin d’œil à Perth ressources axée sur la richesse.

Des plans pour un 2 millions de dollars ajustement-out à la rue 39-41 King, actuellement occupé par Linneys joaillier et le côté boutique vacante ancien Periscope, sont contenues dans une demande d’aménagement déposée auprès de la Ville de Perth cette semaine.

L’application comprend un rez de chaussée de détail aménagement, sous-sol de stockage et le nouvel ascenseur à l’arrière du bâtiment.

Il vient après l’arrivée au trimestre, rue King, ces dernières années d’étiquettes internationale Prada, Gucci et Tiffany & Co et formés localement Tarvydas étiquettes et les roues et mon coco.

Bail équité directeur général Jim Tsagalis, qui n’a pas négocié le bail Chanel, a déclaré hier l’entrée de Chanel sur le marché Perth reflète la confiance dans l’économie WA.

« Un grand nombre de marques sont à la recherche de Perth et de dire que c’est un marché qui est très forte, de plus en plus riches et un marché qui a vraiment besoin de plus d’entretien», at-il dit.

«C’est une passerelle vers l’Asie ainsi, nous avons donc beaucoup de touristes asiatiques et les résidents. »

M. Tsagalis dit alors qu’elle avait été une «économie d’essayer » pour le milieu de détaillants à bas prix, la tendance mondiale était positive pour les marques de luxe. L’Occident Week-end comprend Hermès et Zegna sont parmi les autres haut de gamme des étiquettes lorgnent Perth.

Maire Lisa Scaffidi dit le coup de pouce aux marques de luxe était un bon signe pour la ville.

« Il ya un autre indicateur fort que la ville est en pleine évolution et de maturation», at-elle dit.

«C’est une autre couche de complexité. Chanel est une très bonne réputation, créateur de la marque internationale et donc je pense que c’est seulement un bon signe pour la ville. »

Les commerçants de détail Association directeur exécutif Wayne Spencer dit dans un marché mondial des consommateurs ont été attirés par un produit de qualité et de service.

«Les gens sont à la recherche de cette valeur et sont prêts à payer pour cela », at-il dit.

«Les gens ne sont pas prêts à dépenser plus frivole. Ils vont passer en revue et vérifier la valeur qu’ils poursuivaient.

« La question est: êtes-vous fournir la valeur, vous fournir le service, le produit, les marchandises? »

M. Spencer a dit un espace haut de gamme tels que la rue King pourrait exiger un loyer annuel de jusqu’à 5 000/sqm $.

M. Tsagalis dit que le segment haut de gamme de détail a été de plus en plus, la reprise prochaine grande serait dans les aliments.

«Les gens qui n’ont pas été dans le CDB pendant cinq ans … il sera simplement « c’est une ville nouvelle  » a-t-il dit.
http://www.chanel.com/en_AU/
Chanel magasin, Melbourne, en Australie

La renaissance de Courrèges passe par Internet et par la parfumerie

LE MONDE | Par Nicole Vulser

Défilé Courrèges automne-hiver 2002.

Sur un minuscule bout de papier, une citation de Gandhi est restée collée à l’entrée du bureau parisien longtemps occupé par André Courrèges et sa femme, Coqueline : « Celui qui poursuit le passé soit le tue, soit est tué par lui. » Voilà prévenus les repreneurs de cette marque de mode mythique des années 1970. Jacques Bungert et Frédéric Torloting ne sont pas du sérail du luxe, ils viennent de la publicité. Tous deux ont présidé aux destinées de Young & Rubicam Franceavant de reprendre Courrèges en 2011, à la barbe des géants du luxe. LVMH et PPR avaient été recalés malgré leurs offres mieux-disantes financièrement, de plus de 50 millions d’euros. Lorrains tous les deux, les repreneurs ont bénéficié d’appuis de deux banques régionales.

La renaissance d’une marque oubliée est loin d’être aisée. Elle démarre cette semaine avec le retour, dans les magasins spécialisés, des parfums Courrèges. Ils n’étaient plus vendus, hormis de façon homéopathique dans la seule boutique Courrèges, rue François-Ier à Paris.

« Il y a quarante ans, Empreinte était le troisième parfum le plus vendu en France »,explique Robin Schlang, de Lorience, la PME qui a obtenu les licences Courrèges après celles de Mauboussin et de LuluCastagnette. « Au gré des législations, des ingrédients comme les mousses de chêne ou le santal ont été interdits. La composition du nouveau parfum Empreinte a dû être adaptée par un nez de Firmenich – la maison qui avait créé l’original – pour conserver sa senteur initiale »,explique-t-il. Lorience commercialise aussi Eau de Courrèges ainsi qu’un tout nouveau jus, Blanc de Courrèges.

L’âge d’or de Courrèges n’est plus qu’un lointain souvenir. L’usine de Pau, d’où est originaire André Courrèges et où sont confectionnées les collections, ne compte plus que 18 ouvrières, là où jusqu’à 250 petites mains ont pu travailler. Les robes trapèze blanches, argentées ou bleu turquoise, les petits blousons de vinyl, les mini-jupes qui ont égayé et renouvelé la mode au moment où était lancée la fusée Apollo XI sur la Lune n’ont pas vieilli, mais n’étaient plus vendus. La marque, créée en 1961 par un élève de Cristobal Balenciaga, était tombée dans une profonde léthargie.

Coqueline Courrèges, en succédant en 1994 à son mari malade, a dangereusement réduit la voilure. Elle qui l’a tant aidé comme styliste et a mis au point moult projets futuristes – dont, dès 1968, une étonnante collection de voitures électriques – a subi de sérieux revers. Des 180 points de vente que comptait l’entreprise familiale dans les années 1970, il ne restait l’an dernier que la boutique parisienne et trente points de vente au Japon.

En 2010, les comptes, dans l’Hexagone, étaient déficitaires. Le chiffre d’affaires s’était réduit à 7,6 millions d’euros en 2010 en France. Selon M. Bungert, les ventes au Japon représentaient encore l’an dernier 160 millions d’euros.

« Même si le chiffre d’affaires est ridicule en France, la marque bénéficie toujours dans le monde entier d’un capital exceptionnel de notoriété que nous n’aurons pas à financer », se félicite Jacques Bungert.

Didier Grumbach, président de la Fédération de la couture, se souvient qu’André Courrèges a été le premier à mélanger dans ses défilés la haute couture, le prêt-à-porter et une ligne de vêtements de sport. M. Bungert ne compte pas renoueravec cette tradition, stoppée en 2002, « très coûteuse mais qui ne donne pas vraiment de visibilité aux marques, noyées dans un flot d’événements concurrents ».

Les repreneurs ne prévoient aucune dépense somptuaire. Il n’y aura donc pas plus de défilés que de styliste convoité par toutes les griffes. Une équipe de designers maison est aux manettes, avec pour mission de rester dans la continuité. Certains vêtements sont remis au goût du jour, comme les mini-jupes.

La priorité des dirigeants a consisté à lancer un site Internet, qui fonctionne depuis un mois dans l’Hexagone. Les ventes sont déjà proches de celles du magasin parisien. Une trentaine de points de vente dans des grands magasins ont été rouverts dans le monde. Dans les trois prochaines années, les repreneurs comptent ouvrir des boutiques en propre à New York, Moscou, Tokyo, Séoul… Ils songent à multiplier les licences (lunettes, baskets, cosmétiques), envisagent d’éditer en série limitée les voitures électriques de Coqueline avec un industriel.« Nous sommes là pour vingt ans », affirment-ils, comme un slogan publicitaire.

Nicole Vulser

http://www.courreges.com/

POURQUOI COLETTE ?

[ 13/04/12 – Série Limitée N° 107 ]

Le concept store le plus célèbre du monde fête ses quinze printemps. L’éternité pour du retail… Le secret ? Pas de recette…

LE REZ-DE-CHAUSSEE DU MAGASIN.
LE REZ-DE-CHAUSSEE DU MAGASIN.

Des dance class et des ballons, des flonflons de fête, des jolies filles et des beaux gars qui s’amusent, du bleu, du bleu, encore du bleu : cela faisait longtemps que les Tuileries n’avaient pas autant ri. L’occasion ? Le carnaval colette, organisé les 10 et 11 mars par l’enseigne de la rue Saint-Honoré pour célébrer ses 15 ans dans une ambiance bon enfant. Un événement pour happy few ? Non. Tous, Parisiens ou visiteurs, pouvaient venir rejoindre Colette -qui fonda le magasin éponyme, sans capitale -, sa fille Sarah, leurs fidèles et tous les autres dans leur backyard : colette rime avec Paris et a redonné vie à un quartier, qui à sa place du marché (Saint-Honoré), son boucher, son poissonnier, son église, sa mascotte pour toujours (Oscar, le labrador maison trop tôt disparu), son jardin public (les Tuileries, donc).

À l’épicentre de cette géographie ? Un « magasin de modes » comme on aurait dit au xixe siècle, une manière de civette parisienne, comme on dit en province, où l’on trouve tout, du Haribo au diamant, viaDVD et beauté, bougies et mode pointue. Sans doute, depuis 1997, le paysage urbain a changé autour du 213, Saint-Honoré. Les boutiques de luxe et les autres ont poussé comme du salpêtre afin de bénéficier du « passage » suscité par colette ; bureaux de presse et de conseil s’arrachent à prix d’or des locaux alentour, au 217 en particulier, immeuble abritant le back-office d’une entreprise forte désormais de plus d’une centaine d’employés à la fidélité exemplaire -colette est une famille. « Nous sommes un peu plus qu’il y a quinze ans », confesse dans un sourire chuchoté Sarah. Quinze ans… l’éternité pour du retail, l’éternité et quelques jours pour un concept store, denrée hautement périssable s’il en est. Le secret ? « Nous n’avons pas de plan préétabli, de stratégie de développement ou de communication, analyse Sarah, qui déteste -comme sa mère -se mettre en avant. Nous ne pensons pas nous lancer à l’international, courir après des licences ou ouvrir un hôtel. Nous voulons continuer à faire bien ce que nous savons faire. » Avec un vrai sens du commerce, au plus beau sens du terme : Colette est là tous les jours, première arrivée, dernière partie, arrangeant les rayons, passant derrière la caisse, empaquetant les produits sélectionnés par Sarah d’un bout à l’autre de la planète. Tout en se remettant en permanence en question. Sans l’avoir conceptualisé, Sarah et sa mère jouent une partition de marketing de la frustration : produits et vitrines tournent en permanence dans un mouvement très Lampedusa (« il faut que tout change, etc. »). Expérience hype en plus : on vient chez colette pour goûter l’air du temps.

Résultat ? Le désir d’achat devient une urgence -ce qui est là aujourd’hui n’y sera plus demain. Ni nulle part ailleurs dans le monde : les collaborations avec d’autres marques conduisent à des produits exclusifs en série limitée, à l’instar de ces soixante paires de Vans customisées par The Cobra Snake,sold out en quelques jours. Fashion, colette ? Sans doute. Mais pas que. L’architecture même du magasin l’indique : le rez-de-chaussée mêle street fashion et culture, avec l’un des plus beaux rayons de librairie de Paris ; le premier étage accueille fashion, beauté et espaces d’expositions temporaires ; le sous-sol abrite un restaurant qui ne désemplit pas et s’enorgueillit du café le moins cher du quartier. Car, contrairement à une légende urbaine, tout n’est pas hors de prix chez colette. On y trouve bague à 100 000 euros, costume Thom Browne à peine moins cher, mais aussi tee-shirt à 25 euros et chouchou à 50 centimes à la caisse, sans culbute de marges. Snob alors, colette ? « Je ne crois pas. À moins que nous le soyons tellement que l’on ne s’en rende plus compte », commente Sarah en riant. Elle a raison. Quand tant d’autres magasins sont littéralement fermés sur eux-mêmes, colette joue l’ouverture. Pas l’exclusion. Pas de physionomiste, pas de dress code, pas de morgue. Et, à la caisse, on vous dit merci. Que l’on soit Lagerfeld (un bon client), Robert Pattinson ou Monsieur et Madame Sanzot, de la boucherie Sanzot. C’est rare. Il n’y a pas de secret.

GILLES DENIS

http://www.colette.fr/

Pourquoi Hermès va continuer à entretenir la pénurie

Créé le 22-03-2012 Par Thiébault Dromard

DECRYPTAGE Même si le groupe de luxe français aurait pu faire exploser davantage son chiffre d’affaires en 2011, son PDG, Patrick Thomas, refuse de s’engager dans une course au gigantisme. Explications.

La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l'offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)
La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l’offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)

« Nous voulons grandir mais pas grossir ». D’une phrase, Patrick Thomas, PDG d’Hermès, résume la stratégie du géant français du luxe. Une ligne de conduite qui peut se décliner à l’envi : se développer sans altérer la qualité des produits, privilégier la valeur aux volumes… Et une ligne de conduite qui, pour l’heure, fonctionne plus que bien. En 2011, Hermès a battu tous ses records de vente avec un chiffre d’affaires en progression de 18,3% qui tutoie désormais les 3 milliards d’euros, à 2,84 milliards. La marge opérationnelle à 31,2% est aussi la meilleure depuis l’introduction en Bourse de la maison.

La maison de luxe aurait pu néanmoins faire beaucoup mieux encore, tant les listes d’attente sont longues, notamment en maroquinerie. Elles sont si longues, paraît-il, que Hermès a décidé de ne plus les tenir à jour. « Cela créait trop de frustration pour les clients », précise Patrick Thomas.

La fin de l’année dernière illustrait parfaitement cette tension entre la demande et l’offre. Au dernier trimestre 2011, la croissance en maroquinerie n’était « que » de 8% contre 11,5% sur l’ensemble de l’année, en raison de stock au plus bas et de magasins pas toujours suffisamment approvisionnés. Une situation qu’Hermès a déjà rencontrée par le passé. « Nous devons mieux servir nos clients », tempère néanmoins Patrick Thomas qui dément toute stratégie de gestion de la pénurie pour justifier une hausse des prix.

Pour calmer la fièvre acheteuse, Hermès a pris une première décision : la maison de luxe va limiter en 2012, le nombre d’ouvertures de magasins et privilégier plutôt des agrandissements. Cette année Hermès n’ouvrira que trois boutiques dans le monde contre une vingtaine les années précédentes et investira dans la rénovation d’une douzaine de points de vente. Pourtant le réseau est encore largement densifiable. « Nous pourrions avoir le double de boutiques en Chine et une bonne dizaine de plus aux Etats-Unis », calcule Patrick Thomas. Mais la production artisanale ne pourrait sans doute pas suivre.

L’idée n’est pas de brider la croissance pour autant mais de mieux la répartir. A ce jour, la maroquinerie pèse encore trop lourd dans les ventes avec 47% du chiffre d’affaires, en baisse quand même de 3 points à la faveur de la montée en puissance de relais de croissance comme les vêtements et accessoires qui pèsent 20% des ventes ou encore les soies et textiles qui représentent désormais 12% du chiffre d’affaires. « C’est une question de juste équilibre », note Patrick Thomas.

250 artisans seront recrutés en France cette année 

Pour grandir sans grossir, Hermès va investir lourdement dans son outil artisanal. L’amont doit suivre l’explosion de la demande. Mais pas question d’embaucher à tour de bras. Les recrutements se feront au goutte à goutte en tenant compte du temps nécessaire à la formation des artisans. Il faut prévoir au minimum 18 mois avant de pouvoir fabriquer un sac. « Si un artisan débutant a besoin d’un mois pour faire un sac, il prendra un mois », relève Patrick Thomas qui a fait du « temps », le thème annuel de réflexion de l’entreprise sous la dénomination « le temps devant soi ». En 2012, Hermès prévoit de recruter 250 nouveaux artisans en France mais au rythme d’une vingtaine par mois.

Ces embauches répondent à un plan industriel qui prévoit une augmentation des capacités de production avec la création de deux nouvelles manufactures à Montbron en Charente et à Fitilieu dans l’Isère sans compter des investissements à Lyon pour la fabrication des carrés de soie. Comme tous les ateliers Hermès, les nouveaux sites ne compteront pas plus de 250 artisans afin de conserver une dimension artisanale et humaine à la production. Une illustration de plus d’une croissance maîtrisée.

http://www.hermes.com/

DIOR OU L’ART DE FAIRE LES CHOSES EN GRAND

publié le 27 mars 2012

Après la soirée d’inauguration, qui s’est tenue le 23 mars dernier, voici les images du nouveau flagship Dior au cœur de Taïwan. Le magasin de 1805 m2 répartis sur deux étages a été imaginé par Peter Marino, l’architecte fétiche de la maison. Conçu à l’image de la boutique de l’avenue Montaigne, cet espace colossal présente l’essentiel des collections Christian Dior, de la maroquinerie au prêt-à-porter,en passant par la joaillerie, l’horlogerie ou les accessoires. Un univers singulier, sobre et épuré a également été octroyé aux collections masculines de la griffe. Écrin de luxe, la boutique de Taipei s’habille de mobilier XVIIIe, savamment marié aux œuvres d’artistes contemporains. En somme, un magasin grandiose aux allures de palais futuriste…

www.dior.com

Bottega Veneta, la pépite ultraluxe de PPR

Par Ivan Letessier, Service Infographie | Publié le 16/03/2012
Le maroquinier italien affiche des taux de croissance records.

Pas de logo sur les sacs, pas de mannequin dans les publicités, pas d’esbroufe dans les défilés. En utilisant les codes opposés à ceux de la plupart des maisons de luxe, Bottega Veneta s’est imposé dans la cour des grands. Depuis son rachat par PPR, en février 2001, ses ventes ont été multipliées par 20. La marque est certes encore 9 fois plus petite que Louis Vuitton (LVMH) et 4,6 fois que Gucci (PPR). Mais François-Henri Pinault, le PDG de PPR, la présente déjà comme un «petit Hermès», une griffe placée au sommet de la pyramide du luxe. Le sac Veneta, le best-seller maison, est vendu à partir de 1500 euros pièce, contre 800 euros pour un sac Gucci.

L’intrecciato s’est imposé comme une alternative aux LV et GG entrelacés des deux leaders. L’intrecciato? C’est la technique de tissage inventé chez Bottega Veneta dans les années 1970 pour renforcer le cuir souple et délicat choisi selon des critères de qualité drastiques: des «fettucce» (bandelettes de cuir) sont insérées à la main dans un morceau de cuir, et tressées entre elles pour le modèle le plus haut de gamme, le Cabat. Ce dernier est vendu 3500 euros dans sa version de base, qui nécessite 10 peaux d’agneau, et 45.000 euros pour le modèle en crocodile, avec la peau de 17 reptiles.

Cette alliance entre un savoir-faire artisanal unique et des sacs repérables au premier coup d’œil par les connaisseurs séduit de plus en plus. L’an passé, les ventes de Bottega Veneta ont augmenté de 33%, à 683 millions d’euros, et le résultat opérationnel de 57%, à 205 millions. Avec 30% de marge, la marque est aussi rentable que Gucci. En 2001, Bottega Veneta était pourtant au bord du dépôt de bilan. Pis, la marque avait perdu son âme en sortant dans les années 1990 des sacs et vêtements bardés d’inscription Bottega Veneta. Tomas Meier, un ancien d’Hermès recruté comme directeur artistique dès le rachat par PPR en 2001, a décidé de revenir aux racines de la marque, créée en 1966 à Vincenza, dans la région de Venise. Et de s’appuyer sur le savoir-faire artisanal maison, des matières précieuses, une fonctionnalité contemporaine et un style intemporel. Aujourd’hui, plus de 2000 artisans travaillent pour Bottega Veneta dans la région de Vincenza, répartis dans une centaine d’ateliers de 2 à 18 personnes.

 

Un second pilier fort aux côtés de Gucci

La maison ne cible pas les nouveaux riches qui cherchent à exhiber des marques pour afficher leur réussite. «Dans les années 1980, Bottega Veneta avait connu le succès au Japon, le marché le plus mûr pour le luxe, avec des consommateurs extrêmement attentifs à la qualité des produits», raconte Marco Bizzarri, le PDG de Bottega Veneta. Ce positionnement semble de mieux en mieux adapté à l’évolution du marché du luxe. «Après la crise de 2008, les comportements ont changé. Les clients du luxe veulent des produits durables, intemporels. Ils achètent moins, mais mieux, assure Marco Bizzarri. En revenant aux origines de la marque, nous surperformons chaque année le marché.» Même en Chine, le pays où les ventes de produits de luxe progressent le plus vite, Bottega Veneta profite du rapide gain en maturité des consommateurs.

Alors que certains experts s’attendent à un ralentissement du marché global, le PDG de Bottega Veneta n’affiche pas la moindre inquiétude. «Je ne vois aucune raison pour que nous ne continuions pas à croître de la même manière, hors choc externe, assure Marco Bizzarri. On ne vise jamais assez haut.»

Avec Bottega Veneta, PPR a réussi à construire un second pilier fort dans son pôle luxe, à côté de sa locomotive Gucci. Une gageure. Peu de groupes multimarques disposent en effet de deux griffes performantes dans la même catégorie de produits. En 1999, Pinault Printemps Redoute (propriétaire à l’époque de CFAO, la Fnac et Conforama) avait annoncé le même jour le rachat d’Yves Saint Laurent et l’entrée au capital de Gucci, engageant une bataille homérique avec LVMH, qui convoitait alors le maroquinier florentin. Désireux de constituer un véritable pôle multimarques, Gucci Group s’était offert deux ans plus tard quatre autres petites griffes, pour un montant total de 220 millions d’euros: Balenciaga, Bottega Veneta, Stella Mc Cartney et Alexander Mc Queen… Comme Gucci et Saint Laurent, toutes ont fortement grimpé. Mais Bottega Veneta bien plus que les autres. En 2001, le maroquinier vénitien était trois fois plus petit qu’Yves Saint Laurent. Aujourd’hui, il est près de deux fois plus gros. La preuve que dans le secteur du luxe, les cartes peuvent être rebattues rapidement…

http://world.bottegaveneta.com/default

Les malles aux trésors

Une ombrelle, un corsage et… un mannequin doté d’une tête de panthère noire en cuir. Les Arts décoratifs à Paris orchestrent un audacieux dialogue entre le fondateur de la maison Louis Vuitton et son actuel directeur artistique, Marc Jacobs. Un type d’exposition à la lisière de la mode, du patrimoine et de l’art contemporain, de plus en plus prisé par le public. En avant-première pour M le magazine du Monde, visite guidée en vidéo.

Par Vicky Chahine / Photos Cyrille Weiner

http://www.lemonde.fr/m/article/2012/03/08/les-malles-aux-tresors_1653979_1575563.html

 

à l'étage Marc Jacobs, la vitrine consacrée au  designer américain Stephen Sprouse, décédé en 2004. Encore vide, elle est entièrement tapissée du graffiti qu'il avait imaginé pour le maroquinier. 

En avant première, visite guidée…

UN MANNEQUIN À LA BLOUSE BRODÉE D’UN MONOGRAMME, tête et pieds (encore) nus, défile sur un chariot. Des techniciens parlementent, en anglais et en français, autour de malles du siècle dernier protégées par des bâches.« Tout le monde a ses chaussons ? », demande une jeune femme avant de pénétrer avec précaution dans une vitrine pavée de miroirs. Plus loin, un mur recouvert de moules à cupcakes géants qui attendent les sacs des dernières collections. « Un peu comme devant une boîte de chocolats. On ne sait lequel choisir… », glisse avec un sourire Samantha Gainsbury, scénographe de l’exposition « Louis Vuitton-Marc Jacobs » aux Arts décoratifs à Paris, encore en plein accrochage quelques jours avant l’inauguration. Tout le monde s’affaire entre l’étage dédié au fondateur de la maison historique, Louis Vuitton, et celui consacré à l’actuel directeur artistique, le très médiatique Marc Jacobs. Plutôt qu’une rétrospective chronologique, cette exposition met en parallèle l’influence des deux hommes sur l’évolution de la mode, chacun dans leur siècle.

Habillé de boiseries grises haussmanniennes, l’espace Louis Vuitton abrite d’habiles mises en scène qui permettent de comprendre la problématique d’un « emballeur » – comme il aimait à se définir – du xixe siècle. Comme ces trois cadres dans lesquels sont épinglés, tels des papillons, des vêtements de poupée datant de 1860 (issus des collections des Arts décoratifs). Petit instantané du « strict minimum » nécessaire à la journée d’une femme bien née avec, pêle-mêle, une bourse en maille d’acier, une robe de bal en taffetas, une ombrelle, un corsage ou encore une boîte à chapeau. A l’étage, dans l’univers de Marc Jacobs, c’est un mannequin articulé doté d’une tête de panthère noire en cuir, habillé d’une tenue du défilé automne-hiver 2011-2012, que l’on a enfermé dans une cage dorée rétro-éclairée.

« Comme pour les autres expositions de mode, nous avons opté pour un parti pris contemporain », explique la commissaire Pamela Golbin, conservatrice en chef Mode et Textile des Arts décoratifs, aux commandes, entre autres, de la carte blanche à Hussein Chalayan, qui vient de fermer ses portes. « C’est une expérience visuelle et sonore. Nous voulons transporter les visiteurs dans un voyage qui les fait réfléchir, les informe et les amuse, explique Samantha Gainsbury. Tout autant qu’une pièce de théâtre ou un défilé de mode, une exposition, peu importe le thème, doit être divertissante ! » Une visite des coulisses de l’accrochage suffit pour comprendre que celle-ci promet d’être ludique. Quand Louis Vuitton est introduit par un zootrope faisant défiler toutes les tenues qu’une femme du monde emportait en voyage au xixe siècle, Marc Jacobs a le droit à son mur d’inspirations façon Tumblr, le réseau social favori des créatifs. Sur des écrans, le peintre Egon Schiele côtoie la chanteuse Mariah Carey, les abdominaux de culturistes, l’actrice Elizabeth Taylor, L’Origine du monde de Courbet, l’avatar de Marc Jacobs dans la série Les Simpson. Un kaléidoscope tels les fameux « mood boards » dont se servent les créateurs pour imaginer leurs collections, auquel s’ajoute la voix de Marc Jacobs fredonnant la chanson de la comédie musicale Hello, Dolly !. Les vitrines, la lumière (sombre pour protéger les tissus, aussi fragiles que du papier), la bande-son (signée par le musicien anglais Steve Mackey), rien n’a été laissé au hasard. Jusqu’à la conception des mannequins, l’un des éléments-clés. A chaque salle, ses têtes faites sur mesure (dont une partie par les ateliers du maroquinier) : en mosaïques de miroirs, avec des figures d’animaux, effet mousse avec du polyuréthane expansé ou encore avec des néons. Un véritable cabinet de curiosités.

« A L’ORIGINE, LE VÊTEMENT N’EST PAS FAIT POUR ÊTRE PRÉSENTÉ DANS UN MUSÉE, mais pour être porté. Notre travail doit justement pallier l’absence du corps. Les mannequins représentent une vraie problématique, comment les choisir, faut-il leur faire porter une perruque, des chaussures… ?», explique Kaat Debo, directrice du Modemuseum d’Anvers, avant d’évoquer l’exposition consacrée à Yohji Yamamoto en 2006 où les visiteurs pouvaient toucher et même essayer certaines pièces. « Exposer des vêtements, c’est beaucoup plus complexe que de la peinture ! Peu d’institutions ont l’infrastructure nécessaire », confie Pamela Golbin avant de citer les Arts déco et le Met de New York. Le Metropolitan justement, où la scénographe anglaise Samantha Gainsbury a signé, en 2011, sa première exposition « Alexander McQueen : Savage Beauty ». Avec succès : plus de 660 000 visiteurs s’étaient pressés pour admirer la rétrospective de l’enfant terrible de la mode britannique, la faisant grimper dans le top 10 des expositions les plus visitées du musée (aux côtés de « Mona Lisa » en 1963 et de « Picasso » en 2010). En France, des expositions comme celle consacrée à Christian Lacroix (en 2007 au Musée des Arts décoratifs) ou à Madame Grès (en 2011 au Musée Bourdelle) ont connu, elles aussi, un beau succès. Considérée par certains comme un art mineur, la mode afficherait-elle aujourd’hui de nouvelles ambitions ? En faisant passer une robe ou un sac à main de la vitrine d’une boutique à celle d’un musée, les marques de luxe appuyées par les conservateurs travaillent habilement leur image. Ces événements culturels représentent un formidable outil marketing qui leur permet de communiquer différemment, sur un savoir-faire, un patrimoine… A condition de posséder de solides archives, ce que semblent avoir compris une maison comme Chloé, qui vient d’engager un « responsable du patrimoine » pour s’en charger – en vue d’une exposition pour ses 60 ans ? – et Gucci, qui inaugurait à l’automne dernier son musée à Florence.

EN MAI PROCHAIN, Christian Louboutin exposera ses souliers au Design Museum de Londres ; ces derniers mois, « La planète mode de Jean Paul Gaultier » a voyagé de Montréal à Dallas ; le Met de New York prépare sa discussion imaginaire entre Elsa Schiaparelli et Miuccia Prada (du 10 mai au 19 août) ; et le Fortuny Museum de Venise consacre un événement à la journaliste de mode disparue Diana Vreeland, instigatrice de l’exposition Yves Saint Laurent au Met en 1983 et figure incontournable du milieu (du 10 mars au 25 juin). « D’une façon générale, la mode est plus populaire. Le grand public s’intéresse aujourd’hui à cette industrie et à ses protagonistes », remarque Samantha Gainsbury. Et Kaat Debo de conclure : « L’une des raisons qui expliquent le succès auprès du grand public ? Tout le monde entretient une relation avec la mode, elle fait partie de notre quotidien. »

« Louis Vuitton-Marc Jacobs » au Musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris-1er. Du 9 mars au 16 septembre 2012.www.lesartsdecoratifs.fr

PPR n’aime plus la distribution…mais ouvre des magasins

LUXE – 17/02/2012
En 2011, PPR a injecté 173 millions d'investissements opérationnels dans ses marques de luxe. Photo : Gucci Paris(Avenue Montaigne)

En 2011, PPR a injecté 173 millions d’investissements opérationnels dans ses marques de luxe. Photo : Gucci Paris(Avenue Montaigne)

Par Juliette Garnier

Gucci et Balenciaga multiplient les nouvelles boutiques pour hommes. Yves-Saint-Laurent s’installe avenue Montaigne. Partout dans le monde, le groupe présidé par François-Henri Pinault, qui veut céder sa filiale Redcats, investit les plus chères avenues de shopping.

PPR ne croit plus à la distribution grand public. Il veut céder Redcats, sa filiale chargée de la vente à distance. Puis viendra la vente de la Fnac. Mais François-Henri Pinault, PDG de PPR, sait combien un réseau de magasins est indispensable à la croissance de ses marques de luxe tout autour de la planète. Pour preuve : en 2011, PPR a injecté 173 millions d’investissements opérationnels dans ses marques de luxe. Les deux tiers de cette somme étaient consacrés aux surfaces de vente. Il en va de son avenir. « En 2020, 54% des 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires, que PPR a l’ambition de réaliser, proviendra de son réseau de magasins en propre », a précisé jeudi 16 février son PDG, François-Henri Pinault, lors de la présentation de ses résultats annuels.

Gucci se taille la part du lion

Après un toilettage de son réseau en 2009, le groupe a renoué avec les ouvertures de manière offensive. L’an dernier, PPR a ainsi inauguré 110 magasins dans le monde, portant à 801 son réseau. Parmi eux, devant les 22 ouvertures de magasins de Bottega Veneta, Gucci se taille la part du lion, avec 59 ouvertures réalisées en 2011. La marque italienne en vaut la chandelle : elle a généré 60% du 1,6 milliard d’euros de résultat opérationnel de l’année. En 2012, rebelote : Gucci s’adjugera 47 des 110 ouvertures de magasins prévues en 2012, dont une vingtaine en Asie. Ces nouvelles adresses doivent mieux vendre le prêt-à-porter Gucci (12% de ses ventes aujourd’hui) et masculiniser sa clientèle. Car la marque de sacs à mains veut conquérir les hommes : cette année, elle signera ainsi l’ouverture de boutiques dédiées à ses jeans, costumes et cravates. Ce sera notamment le cas en Chine où les hommes, plus encore que les femmes, aiment s’habiller de logos de luxe.

Yves Saint-Laurent s’installe à côté de Chanel

PPR fait de même avec ses autres marques. Balenciaga, elle aussi, s’aventurera sur le marché masculin en Chine. Mais aussi en France. La marque fondée en 1937 avenue George V ouvre rive gauche, rue de Varenne, dans un quartier où APC, Paul Smith et Kenzo ont pignon sur rue. En 2012, toujours à Paris, elle ouvrira aussi rue du faubourg Saint-Honoré où les valeurs locatives des magasins flirtent avec les 6.500 euros par mètre carré et par an.
Yves Saint-Laurent va aussi réinvestir Paris. Et toujours à une adresse aux loyers exhorbitants. La marque, qui a dégagé 40 millions de résultat opérationnel en 2011, va s’installer en grand avenue Montaigne. Sur cette artère que le microcosme de la mode baptise l’avenue Bernard Arnault, en référence au chapelet de marques que LVMH y exploite, Yves Saint-Laurent aura pour voisin direct un autre grand nom du luxe français : Chanel qui, début mars, ouvrira les portes de son deuxième magasin de l’avenue Montaigne sur 600 m².

http://www.ysl.com/en_US


Hermès établit un nouveau record de ventes en 2011

La maison de luxe Hermès a établi un nouveau record de ventes en 2011, à 2,84 milliards d’euros (+18,3%), au plus haut de la fourchette prévue par les analystes, et table sur une marge opérationnelle en hausse de plus de 30% sur 2011

La maison de luxe Hermès a établi en 2011 un nouveau record de ventes à 2,84 milliards d’euros (+18,3%), au plus haut de la fourchette prévue par les analystes, et table sur une marge opérationnelle en hausse de plus de 30% sur 2011, selon un communiqué publié jeudi.
Hermès, qui avait relevé deux fois ses prévisions en 2011, dépasse ainsi son objectif annuel d’une croissance de 15-16% du chiffre d’affaires et prouve comme LVMH, Prada, Burberry ou Tiffany la solide santé du luxe mondial.

Le chiffre d’affaires du sellier et célèbre fabricant de carrés de soie avait franchi en 2010 pour la première fois la barre des 2,4 milliards d’euros.

Hermès publiera ses résultats annuels le 22 mars, qui devraient selon les analystes afficher un bénéfice net d’un niveau inédit.
Les ventes ont été tirées par l’Amérique (+26%) et l’Asie hors Japon (+29%), une région où six nouvelles succursales ont été ouvertes, dont l’une très remarquée à Bombay (Inde).
La croissance est forte partout (+16% en Europe), sauf au Japon, le premier marché de Hermès depuis deux décennies, qui a souffert du tsunami mais s’en tire avec des ventes quasi stables (-1%).
Hermès précise avoir profité d' »une activité soutenue » au quatrième trimestre, où son chiffre d’affaires a augmenté de 15,8%.
Le premier trimestre avait démarré sur les chapeaux de roue (+25,5% à taux de change courants). Au 2e trimestre, la progression était toujours telle (+22%) qu’Hermès avait rompu avec sa prudence habituelle et relevé ses prévisions annuelles. Le 3e trimestre avait affiché +19,5%.
Sur l’année, la maison Hermès a enregistré à la fois des ventes « très dynamiques » dans ses magasins (+19%) et une hausse des ventes en gros (+15%).
La progression est très forte dans tous les métiers, avec un bond particulier de la division Vêtements et accessoires à +30%, portée notamment par le succès des dernières collections de prêt-à-porter.
La bijouterie fait presque aussi bien (+27%). L’horlogerie progresse de 23%, autant que la division Soie et textiles, les parfums de 16%, et les Arts de la table, qui avaient beaucoup souffert en 2009, de 17%.
Et si les ventes de la maroquinerie-sellerie, qui représentent près de la moitié du total, ne progressent que de 12% sur un an, c’est parce qu’elles sont « limitées par les capacités de production ». Hermès précise qu’il continuera à investir dans ce secteur en 2012. Il souligne la « très forte demande » pour les sacs en cuir et la petite maroquinerie.
La maison Hermès poursuivra aussi en 2012 le développement de son réseau de distribution, avec l’ouverture ou la rénovation d’une quinzaine de succursales. En 2011, elle a ouvert treize succursales, repris quatre concessions et en a rénové ou agrandi huit autres.
Le record de marge opérationnelle de 27,8% du chiffre d’affaires en 2010 devrait être battu, confirme Hermès, et « dépasser 30% ».
Il va verser un acompte sur dividende de 1,5 euro par action, avec paiement au 1er mars.
Hermès dit aussi avoir racheté 1.292.215 actions en 2011, pour un total de 286 millions d’euros. Une politique qui se poursuit depuis le début de l’année 2012.
L’action Hermès a terminé la semaine dernière sur un nouveau plus haut historique de presque 275 euros en Bourse. Elle avait clôturé à 263,8 euros mercredi.

www.hermes.fr

LVMH dépasse 5 milliards d’euros de résultat opérationnel courant Le géant du luxe continuer de tirer profit du dynamisme des pays émergents et aborde 2012 avec confiance

Le groupe contrôlé par Bernard Arnault ne connaît pas la crise. Sur sa lancée de 2010, LVMH a affiché l’an dernier une santé insolente, bravant sans fléchir les turbulences de la conjoncture. Le numéro un mondial du luxe garde résolument le cap : les ventes ont progressé de 16% à 23,7 milliards d’euros (+14% en organique malgré un tassement au quatrième trimestre), le résultat opérationnel courant dépasse la barre des 5 milliards d’euros (à 5,26 milliards d’euros, en hausse de 22%) et la marge opérationnelle courante ressort à 22%.
Alors que l’effet devises a été limité grâce à la compensation apportée par les couvertures de change, LVMH a bénéficié pour son activité montres et joaillerie de l’intégration de Bulgari, consolidé depuis le 30 juin dernier. Mais si la division affiche un quasi-doublement de ses ventes (+ 98% à 1,94 milliard d’euros en données publiées), la croissance organique atteint tout de même 23%. Bénéficiant d’une forte demande, le groupe a pu gagner des parts de marché.
L’activité vin et spiritueux a été le deuxième poste contributeur au résultat opérationnel courant (+18% à 1,10 milliard d’euros). «En ayant maintenu une stratégie de valeur pendant la période difficile de 2009, l’activité champagne bénéficie pleinement de la reprise de la demande», souligne le groupe. Dans l’activité mode et maroquinerie, qui a généré un résultat opérationnel courant de 3,07 milliards d’euros (+20%), Louis Vuitton «connaît une nouvelle année record». En ce qui concerne la distribution sélective, où la rentabilité a également été au rendez-vous (+ 34% à 716 millions d’euros), «DFS croule sous la clientèle chinoise», selon les termes de Bernard Arnault, PDG de LVMH.
Au bout du compte, le résultat net ressort en légère hausse de 1% (+34%, hors exceptionnels), à 3,06 milliards d’euros, le groupe ayant réalisé une plus-value latente inédite lors de la prise de participation dans Hermès en 2010. A ce sujet, Bernard Arnault a réaffirmé que «LVMH n’a pas de volonté hégémonique» et que sa participation est «amicale». Pour 2012, Bernard Arnault se dit «raisonnablement confiant», soulignant «la chance d’avoir comme marchés des pays émergents, mais aussi les Etat-Unis, qui repartent et qui entraînent fortement l’ensemble de nos activités».

http://www.lvmh.fr/

Les ventes de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, leader mondial des produits de luxe, progressent de 16 % en 2011 et atteignent 23,7 milliards d’euros. Ce chiffre tient compte de l’intégration de Bulgari à compter du 30 juin 2011. La croissance organique des ventes ressort à 14 %. Tous les groupes d’activités connaissent une excellente dynamique en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Louis Vuitton, en particulier, enregistre à nouveau sur l’année une croissance à deux chiffres de ses ventes.

Au quatrième trimestre, les ventes progressent de 20 %. La croissance organique s’établit à 12 %. Cette performance est en ligne avec les tendances favorables observées depuis le début de l’année et se compare à un quatrième trimestre 2010 lui-même en croissance.

Le résultat opérationnel courant s’élève à 5 263 millions d’euros, en hausse de 22 %, une performance d’autant plus remarquable qu’elle se compare à une année 2010 déjà en très forte progression. La marge opérationnelle courante, en amélioration, atteint 22 % en 2011.

Le résultat net part du Groupe s’établit pour sa part à 3 065 millions d’euros, en hausse de 1 % par rapport à l’année 2010 qui intégrait un gain financier non récurrent. Excluant ce gain, la croissance du résultat net part du Groupe s’établit à 34 %.

M. Bernard Arnault, Président-Directeur Général de LVMH, a déclaré : « 2011 est pour LVMH un nouveau grand millésime, mettant en lumière encore une fois la puissance de ses marques, l’excellence de ses savoir-faire et l’attractivité de ses produits. Nos activités ont démontré une excellente dynamique et le résultat opérationnel courant a franchi pour la première fois le seuil des 5 milliards d’euros. L’alliance conclue avec la Famille Bulgari constitue un temps fort de l’année. LVMH compte renforcer encore en 2012 son avance mondiale dans l’univers des produits de haute qualité en s’appuyant sur la pertinence de sa stratégie à long terme.»
L’année 2011 a été marquée par :

•    Un résultat opérationnel courant qui excède pour la première fois les 5 milliards d’euros,
•    De nouveaux gains de parts de marché partout dans le monde,
•    La poursuite d’une progression rapide en Asie,
•    Une excellente performance des Vins et Spiritueux,
•    Une croissance à deux chiffres des ventes de Louis Vuitton, qui s’accompagne d’un niveau exceptionnel de rentabilité,
•    Une accélération de la croissance des autres marques de Mode et Maroquinerie,
•    Une forte progression des résultats de DFS et de Sephora qui continuent de creuser l’écart avec leurs concurrents dans toutes leurs zones d’implantation,
•    La vitalité de Parfums Christian Dior portée par une forte dynamique d’innovation,
•    Un doublement du résultat opérationnel courant des Montres et Joaillerie sous l’effet de la forte hausse du résultat de l’activité et de l’intégration de Bulgari au second semestre,
•    Un cash flow disponible de 2,2 milliards d’euros.

 

En millions d’euros 2010 2011 % variation
Ventes 20 320 23 659 + 16 %
Résultat opérationnel courant 4 321 5 263 + 22 %
Résultat net part du Groupe 3 032 3 065  + 1 %
Cash flow disponible* 3 073 2 177 – 29 %

* Avant investissements financiers, opérations en capital et opérations de financement.

Par groupe d’activités, l’évolution des ventes est la suivante :

En millions d’euros 2010 2011 % variation
2011 / 2010
Publiée Organique*
Vins & Spiritueux 3 261 3 524  + 8 % + 10 %
Mode & Maroquinerie 7 581 8 712 + 15 % + 16 %
Parfums & Cosmétiques 3 076 3 195  + 4 %  + 9 %
Montres & Joaillerie 985 1 949 + 98 % + 23 %
Distribution sélective 5 378 6 436 + 20 % + 19 %
Autres activités et éliminations 39 (157)
Total LVMH 20 320 23 659 + 16 % + 14 %

A structure et taux de change comparables.


Par groupe d’activités, le résultat opérationnel courant a évolué comme suit :

En millions d’euros 2010 2011 % variation
Vins & Spiritueux 930 1 101 + 18 %
Mode & Maroquinerie 2 555 3 075 + 20 %
Parfums & Cosmétiques 332 348  + 5 %*
Montres & Joaillerie 128 265 + 107 %**
Distribution sélective 536 716 + 34 %
Autres activités et éliminations (160) (242)
Total LVMH 4 321 5 263 + 22 %

* +8% à périmètre comparable.
** +41% à périmètre comparable.

Vins et Spiritueux : reprise confirmée de la demande et amélioration du mix produits

L’activité Vins et Spiritueux réalise en 2011 une croissance organique de 10 % de ses ventes. Le résultat opérationnel courant progresse de 18 %. En ayant maintenu une stratégie de valeur pendant la période difficile de 2009, l’activité champagne bénéficie pleinement de la reprise de la demande. L’amélioration du mix produits et une politique ferme de hausse de prix contribuent également aux excellents résultats. Les vins pétillants et tranquilles développés par Estates & Wines réalisent de belles avancées sur leurs marchés clés. Le cognac Hennessy poursuit une forte dynamique, tirée notamment par les qualités supérieures en Asie. Les spiritueux Glenmorangie et Belvedere enregistrent des progressions soutenues en volume.

Mode et Maroquinerie : dynamique exceptionnelle de Louis Vuitton et des autres marques

L’activité Mode et Maroquinerie enregistre une croissance organique de 16 % de ses ventes en 2011. Le résultat opérationnel courant est en hausse de 20 %. Louis Vuitton, qui connait une nouvelle année record, continue d’accentuer son avance parmi les marques de luxe. Louis Vuitton renforce son attractivité auprès de la clientèle grâce à une exceptionnelle dynamique de création comme en témoigne le succès de ses nouveaux produits de maroquinerie. Louis Vuitton a ouvert un nouvel atelier de fabrication à Marsaz dans la Drôme. Fendi réalise d’excellentes performances pour toutes ses catégories de produits. La ligne phare Peekaboo, reflet du savoir-faire de la Maison, continue de s’affirmer comme une référence. Donna Karan progresse aux Etats-Unis. Affirmant avec force leur identité, Céline, Loewe et Givenchy font preuve d’une dynamique remarquable portée par l’élan créatif qui les anime. Les autres marques de mode poursuivent leur expansion.

Parfums et Cosmétiques : succès continu des lignes phares

L’activité Parfums et Cosmétiques enregistre une croissance organique de 9 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant à périmètre comparable s’établit en hausse de 8 % dans un contexte d’investissements commerciaux soutenus. L’ensemble des marques tire parti de la forte dynamique des marchés asiatique et américain. L’Europe, malgré un environnement contrasté en fin d’année, contribue également à leur progression. Parfums Christian Dior affirme avec succès ses valeurs de créativité et de haute qualité, et confirme sa bonne dynamique, alimentée par ses dernières innovations et par la vitalité de ses lignes phares. Le parfum J’adore est à nouveau en 2011 leader des parfums féminins en France. Guerlain poursuit ses avancées sur ses marchés clés et bénéficie de la force de son parfum emblématique Shalimar. Chez Parfums Givenchy, la nouvelle fragrance féminine Dahlia Noir, lancée au second semestre, connaît des débuts prometteurs. Benefit et Make Up For Ever poursuivent des avancées rapides sur tous les marchés.

Montres et Joaillerie : gains de parts de marché

Le groupe d’activités Montres et Joaillerie réalise une croissance organique de 23 % de ses ventes en 2011. Le résultat opérationnel courant a doublé sous l’effet de la progression de 41 % du résultat de l’activité à périmètre comparable, et de l’intégration de Bulgari consolidé depuis le 30 juin 2011. Les marques de LVMH poursuivent une croissance soutenue dans toutes les zones géographiques. Portée par une forte demande, cette dynamique remarquable se traduit par de nouveaux gains de parts de marché. TAG Heuer crée l’événement avec le lancement de deux produits exceptionnels, entièrement développés et fabriqués dans sa Manufacture : le Mikrograph 100 et le Mikrotimer Flying 1000. Hublot poursuit ses innovations avec le lancement de Masterpieces, nouvelle collection de montres à Grandes Complications, et étend son réseau de magasins. Zenith bénéficie du renouveau de ses lignes emblématiques qui témoignent du savoir-faire de premier plan de la Manufacture. Bulgari confirme la formidable attractivité de ses créations et enregistre d’excellentes performances pour toutes ses catégories de produits. Les collections développées autour du thème Serpenti, symbole de la Maison depuis les années 50, reçoivent un excellent accueil. Tirées par la bonne dynamique de leurs réseaux de magasins, les autres marques joaillières Chaumet, De Beers et Fred développent leurs lignes phares.

Distribution sélective : dynamique remarquable

L’activité Distribution sélective enregistre en 2011 une croissance organique de 19 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant est en hausse de 34 %.
Bénéficiant du développement continu du tourisme asiatique, DFS réalise d’excellentes performances. Les Gallerias de Hong Kong et de Macao enregistrent des progressions remarquables tandis que les destinations d’Amérique du Nord et de la zone Pacifique se renforcent. Principaux vecteurs de la stratégie de qualité de l’offre, les programmes de rénovation et d’agrandissement des magasins phares se sont poursuivis au cours de l’année.
Sephora enregistre une croissance soutenue de ses ventes et gagne des parts de marché dans toutes les régions. Parallèlement à l’expansion sélective du réseau, de nombreuses rénovations de magasins ont accompagné son développement. L’expansion se poursuit, notamment en Russie où Sephora a porté à 65 % sa participation dans la chaîne Ile de Beauté. Deux nouveaux pays ont été inaugurés en 2011 : la Malaisie et le Mexique.

Excellentes perspectives pour  2012

Après une année 2011 exceptionnelle, et malgré l’environnement économique incertain en Europe,  LVMH dispose des meilleurs atouts pour poursuivre en 2012 une croissance dynamique dans l’ensemble de ses métiers. Sa stratégie restera centrée sur la mise en valeur de ses marques, portée par une politique soutenue d’innovation, de qualité et d’expansion dans les marchés porteurs.

Fort de la grande réactivité de son organisation et de la bonne répartition entre ses différents métiers et les zones géographiques où il opère, LVMH aborde l’année 2012 avec confiance et se fixe à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe.

Dividende en hausse de 24 % 

Lors de l’Assemblée Générale du 5 avril 2012, LVMH proposera un dividende de 2,60 euros par action, en hausse de 24 %. Un acompte sur dividende de 0,80 euro par action a été distribué le 2 décembre dernier. Le solde de 1,80 euro sera mis en paiement le 25 avril 2012.

Annexe – Répartition des ventes par groupe d’activités et par trimestre

Année 2011

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 762 2 029 803 261 1 421 (29) 5 247
2e trimestre 673 1 942 715 315 1 410 (10) 5 045
3e trimestre 871 2 218 793 636 1 547 (54) 6 011
4e trimestre 1 218 2 523 884 737 2 058 (64) 7 356
Total des ventes 3 524 8 712 3 195 1 949 6 436 (157) 23 659

 Année 2010

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 635 1 729 736 204 1 181 (13) 4 472
2e trimestre 667 1 787 705 239 1 238 (9) 4 627
3e trimestre 846 1 948 805 244 1 294 (26) 5 111
4e trimestre 1 113 2 117 830 298 1 665 87 6 110
Total des ventes 3 261 7 581 3 076 985 5 378 39 20 320

 Le Conseil d’Administration s’est réuni le 2 février pour arrêter les comptes de l’exercice 2011. Les procédures d’audit ont été effectuées et le rapport d’audit est en cours d’émission.

Prada, l’icône du chic italien, profite à plein de la mondialisation

LEMONDE

Le groupe Prada, icône du chic italien, compte doubler le nombre de boutiques en propre d'ici à cinq ans.

Le groupe Prada, icône du chic italien, compte doubler le nombre de boutiques en propre d’ici à cinq ans.AFP/MIKE CLARKE

MILAN ENVOYÉE SPÉCIALE – Il existe parfois une certaine fulgurance dans la vie des entreprises. Alors que les analystes ont longtemps renâclé sur son endettement, sa fragilité capitalistique ou ses résultats très affaiblis par la crise en 2009, tout semble aujourd’hui réussir à l’italien Prada depuis son entrée en Bourse à Hongkong, en juin 2011.

Cette cinquième tentative fut la bonne. Sur les neuf premiers mois de 2011, le bénéfice net du groupe de luxe, porté par l’Asie, s’est envolé de 75 % à 273,2 millions d’euros et son chiffre d’affaires a bondi de 25 % à 1,73 milliard d’euros. Il devrait atteindre 2,5 milliards sur l’année. Le groupe – icône du chic à l’italienne – vient de réouvrir son plus grand magasin parisien, totalement rénové, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

« La nouvelle géographie du luxe dépend de la mondialisation, affirme Patrizio Bertellidirecteur général de Prada. Ce secteur n’est pas nécessairement un marché de consommateurs rationnels. Il est lié à l’existence concomitante de gens de plus en plus riches et de plus en plus pauvres. »

L’évolution du marché provient aussi, selon lui, de la modification radicale de la distribution des produits de luxe en Chine, en Russie, au Brésil ou dans les pays du Golfe où tout est vendu dans des « malls » construits ex-nihilo.

Quelle sera la physionomie du groupe d’ici à cinq ans ? Le mari de la stylisteMiuccia Prada, la présidente et petite-fille du fondateur, n’a pas « l’intention d’acheterde nouvelles marques ». Prada, Miu Miu, Church’s et Car Shoe lui suffisent. Et les échecs avec Jil Sander ou Helmut Lang l’ont manifestement refroidi.

« On a beaucoup à faire, pour renforcer notre présence en Chine, arriver en Amérique du Sud, en Inde… », dit-il, persuadé que les barrières douanières actuelles en Inde ou au Brésil « tomberont automatiquement. La machine du luxe a commencé à y travailler », dit-il, confiant. Déjà, le marché asiatique (hors Japon) talonne l’Europe dans les ventes de Prada et passera en tête sous peu.

Les investissements seront importants : « Un milliard d’euros dans les cinq ans àvenir, pour détenir entre 650 et 750 boutiques en propre dans le monde », dit-il. Ce qui revient à doubler les surfaces commerciales. D’ici à 2017, 10 % des ventes s’effectueront en ligne.

Pense-t-il, à l’instar de Louis Vuitton ou Cartier, jouer les pionniers et investir des lieux aussi improbables qu’Oulan-Bator (Mongolie), Tbilissi (Géorgie) ou Manille pour inculquer le goût du luxe à de futurs clients fortunés ? « Nous n’avons pas, avec Miuccia Prada, une stratégie qui consiste à planter des petits drapeaux sur toute la planète. Il faut voir en fonction du développement social de chaque pays »,même si « les marchés sont de plus en plus ouverts, et le business, c’est le business ».

« Nous ne voulons pas violer notre nature », se reprend-il, « nous souhaitonsdévelopper nos marques », mais pas à n’importe quel prix. Pour ne pas dénaturerl’image de Prada, il refuse ainsi les licences, « qui seraient pourtant une source de chiffre d’affaires énorme », ou quantité de propositions d’ouvertures de magasins.

Alors que la bataille du « Made in France » bat son plein dans l’Hexagone, M. Bertelli semble peu dogmatique sur ces questions. Prada délocalise une bonne partie du « semi-façonnage » de la maroquinerie en Turquie.

Dans le prêt-à-porter, les broderies sont sous-traitées en Inde. Les trois usines de souliers Prada tournent à plein régime en Italie mais certaines coutures à la main sont effectuées en Tunisie, en Hongrie ou en Croatie. Les chaussures Church’s sont, elles, cousues main en Hongrie. « Parce que ce savoir-faire n’existe plus en Italie », dit-il.

Iconoclaste dans le domaine de la contrefaçon, M. Bertelli estime qu’il « est encore préférable de vivre avec quelques produits contrefaits » plutôt que de contribuer à« augmenter la criminalité et la prostitution pour des milliers de personnes en fermant tous les ateliers clandestins ».

Persuadé enfin que « sans culture, on ne va pas loin », le patron italien joue les mécènes en collectionnant les oeuvres d’art contemporain. « C’est parce que les institutions publiques ne font plus leur travail dans ce domaine que les privés s’y substituent », affirme M. Bertelli. C’est vrai à ses yeux en Italie mais aussi en France, où il vient de renouveler jusqu’en 2015 son partenariat – culturel et patrimonial – avec le Conseil économique social et environnemental.

Nicole Vulser – 02.02.12
http://www.prada.com/fr

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Lollipops : des magasins plus grands pour l’offre PAP

Par Mathieu Bahuet, Franchise-Magazine.com

MAROQUINERIESTRATEGIE, publié le lundi 9 janvier 2012

 

La franchise de maroquinerie et d’accessoires (110 boutiques Lollipops en France et à l’international) vise 15 nouveaux points de vente cette année et va déployer un nouveau format de magasin pour accueillir son offre de prêt-à-porter.

Lollipops s’apprête à étoffer son vestiaire. Quelques mois après avoir inauguré ses premières lignes de prêt-à-porter, l’enseigne d’accessoires de mode (sac, chaussure, bijoux et petite maroquinerie) consolide sa stratégie de diversification de l’offre en annonçant le développement d’un nouveau concept magasin.
Testé avec succès dans la boutique rue Vieille du Temple à Paris, le nouveau format sera déployé sur des surfaces de 50 m² d’espace de vente (contre 35 m² pour le concept traditionnel) en emplacement n°1 de centre-ville dans des environnements mode. Ceci afin d’abriter les collections de prêt-à-porter (près de 200 références disponibles d’ici le printemps) amenées à peser à terme 50 % du chiffre d’affaires réseau.
En parallèle, Lollipops fait part de son objectif d’inaugurer 15 nouveaux magasins sur 2012. Le parc actuel se compose de 110 boutiques sous enseigne (85 franchises et 25 succursales) dont une trentaine en France. Dans l’Hexagone, la tête de réseau cible en priorité de prochaines implantations sur Bordeaux, Nantes, Tours, Lille, Grenoble et Annecy. Lollipops (15 M€ de chiffre d’affaires en 2010 dont 55 % réalisé à l’international) sera présente en mars prochain sur Franchise Expo Paris à la Porte de Versailles.

http://www.lollipops.fr/

Bernard Arnault relance le malletier Moynat

Bernard Arnault relance le malletier MoynatLe triangle de la marque (à gauche), dessiné par Henri Rapin, sera-t-il le prochain logo prisé des branchés fortunés?Moynat

La marque, concurrent historique de Louis Vuitton, ouvre ce samedi une boutique de 200 mètres carrés au 348, rue St Honoré à Paris. 

Si vous n’êtes pas collectionneur de malles vintage, le nom de Moynat ne vous dira probablement pas grand-chose. Il s’agit pourtant de l’un des plus fameux malletiers parisiens du 19e siècle, et si Bernard Arnault a décidé de le faire renaître de ses cendres, il y a de fortes chances pour que cela fasse bientôt du bruit.  

Un patrimoine riche

Fondée en 1849 (soit cinq ans avant Louis Vuitton) dans le quartier de l’Opéra, la maison Moynat est née de l’association de la marchande Pauline Moynat et d’Octavie et François Coulembier, une famille d’artisans layetier-emballeurs. Elle devient rapidement une référence en matière d’articles de voyage. Ses malles pour automobiles, en particulier, sont prisées pour leur étanchéité et leur légèreté. Progressivement tombé en désuétude, Moynat ferme son dernier magasin en 1976, mais l’entreprise continue d’exister, passant de mains en mains jusqu’à son rachat par LVMH en mars 2010.  

Une renaissance soigneusement orchestrée

Le nouveau magasin Moynat ouvrira ses portes le samedi 2 décembre au 348, rue St Honoré (Paris I), à quelques pas de son concurrent Goyard, un autre malletier né au 19e siècle. Des malles sur mesure y côtoieront des sacs mettant l’accent sur les anses et les fermoirs, obsessions des fondateurs de la marque. Les produits ont été conçus par Ramesh Nair, un créateur indien qui a fait ses classes chez Hermès, Christian Lacroix et Yohji Yamamoto. Les premiers prix des sacs ne descendront guère en dessous de 1000 euros.  

« Le but premier n’est pas de vendre mais de raconter une histoire » a expliqué au WWD Guillaume Davin, PDG de la marque et ancien manager de Louis Vuitton et de Sephora. L’atelier se limite pour l’instant à une équipe de six personnes en Bourgogne, mais Dieu seul sait ce que Bernard Arnault rêve de faire de cette marque au patrimoine particulièrement riche. 

 http://m.moynat.com/

PPR dope sa cash machine Gucci

 

Ouverture de boutiques, nouvelles références, montée en gamme: la diversification doit permettre à la marque d’accroître ses ventes sans casser les codes du luxe.

13/10/11 – La foule s’amasse sur la grande Piazza della Signoria, dans le quartier historique de Florence. La nuit commence à tomber. En cette fin septembre, le Palazzo della Mercanzia brille de mille feux. C’est dans ce palais du XIVe siècle, autrefois tribunal de commerce, que la marque italienne Gucci, 90 ans cette année, a rassemblé ses anciennes collections et ses archives pour en faire un musée inédit. Deux cents invités de marque, conviés à son inauguration, déambulent dans les 1.700 mètres carrés d’exposition à la découverte de ses 2 000 sacs, 100 paires de chaussures, des lampes, des bijoux ou encore des vêtements qui racontent l’histoire de cette marque quasi centenaire.

Charlotte Casiraghi, en robe Gucci vert émeraude, admire le foulard en soie au motif Flora spécialement conçu pour sa grand-mère, la princesse Grace Kelly. Anna Wintour, la très redoutée directrice de Vogue, s’attarde sur le fameux sac Bamboo, créé en 1947. Les flashs des photographes crépitent, le champagne coule à flots. François-Henri Pinault, PDG de PPR, propriétaire de Gucci, a le sourire aux lèvres.

Il faut dire que jamais Gucci ne s’est aussi bien porté depuis que PPR l’a chèrement arraché des mains de son concurrent, LVMH, il y a tout juste dix ans. Le retour sur investissement dépasse toutes ses espérances. Alors que la griffe italienne fondée par Guccio Gucci a rapporté 1,4 milliard d’euros à sa maison mère au premier semestre, soit 20 % de son chiffre d’affaires, elle a réalisé 58 % de son résultat opérationnel. Stratégique, Gucci, comme le reste du pôle luxe de PPR, est placé sous le contrôle direct de François-Henri Pinault depuis mars, date du départ de Robert Polet, le PDG de Gucci Group.

Pour l’heure, tous les indicateurs sont au vert. Les tiroirs-caisses se remplissent toujours plus vite. « Au rythme actuel, Gucci devrait dépasser les 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la fin de l’année », note François Arpels, de la banque Bryan Garnier. Autant dire qu’aujourd’hui la marque florentine grandit deux fois plus vite que son concurrent Vuitton, qui conserve néanmoins une large avance avec 6 milliards de chiffre d’affaires.

Pour l’heure, tous les indicateurs sont au vert. Les tiroirs-caisses se remplissent toujours plus vite. « Au rythme actuel, Gucci devrait dépasser les 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires à la fin de l’année », note François Arpels, de la banque Bryan Garnier. Autant dire qu’aujourd’hui la marque florentine grandit deux fois plus vite que son concurrent Vuitton, qui conserve néanmoins une large avance avec 6 milliards de chiffre d’affaires.

Vuitton dans le viseur

Mais à ce rythme, la machine Gucci pourrait vite s’emballer. C’est là tout l’enjeu de la maison italienne: maintenir ses niveaux de vente sans pour autant casser les codes du luxe. Pour doper les recettes, la mécanique est bien huilée. Elle repose à la fois sur un programme agressif d’ouvertures de boutiques, l’élargissement du portefeuille de la marque et une montée en gamme qui permet de faire flamber le panier moyen. Avec 345 magasins dans le monde, contre 458 pour Vuitton, Gucci estime avoir encore du chemin à parcourir. Au premier semestre, la marque dirigée par Patrizio Di Marco en a encore ouvert 28, contre quatre seulement pour Vuitton.

Casse-tête chinois

Le nerf de la guerre, c’est la Chine, devenue en juin le premier pays pour Gucci. Un pays d’autant plus stratégique que PPR est persuadé qu’il sera moins facilement rattrapé par la crise qui sévit actuellement dans le monde occidental. Fin 2011, la marque florentine y comptera 48 points de vente, sept fois plus qu’en 2005. « Nous avons encore une marge d’expansion significative, notamment dans des villes où nous ne sommes pas présents », relève François-Henri Pinault.

Selon le cabinet McKinsey, les trois quarts des 2,8 millions de nouvelles familles riches en Chine habiteront en dehors des principales agglomérations d’ici à 2015. « Dans certaines villes minières, il suffit de 2 000 personnes fortunées pour constituer une clientèle », affirme Mimi Tang, qui dirige le pôle luxe pour l’Asie. En 2012, Gucci a ainsi l’intention d’inaugurer une dizaine de boutiques supplémentaires, dont la plupart dans de nouvelles villes, telle Nanning, capitale du Guangxi, région à la frontière du Vietnam.

Le marché chinois n’est pas simple pour autant. Une frange non négligeable de la clientèle chinoise exige des pièces haut de gamme, en cuir, plus discrètes, sans logo, à la différence des nouveaux riches, toujours plus nombreux, qui réclament du tape-à-l’oeil. Les acheteurs de Gucci Chine doivent donc puiser dans les 1 800 assortiments de la marque et composer avec ces deux tendances diamétralement opposées. Surtout, les boutiques en Chine doivent être encore plus attractives qu’en Europe dans la mesure où elles sont 20 % plus chères, en raison des taxes d’importation – d’après le cabinet Bain, 60 % des biens de luxe achetés par des Chinois sont fabriqués à l’étranger.

Tactique européenne

En Italie comme en France, les ouvertures sont plus rares, et les investissements plus prudents. « Les opportunités pourraient venir des villes de province », note Patrizio Di Marco. Comme à Nantes, où a été inauguré, fin septembre, un corner aux Galeries Lafayette. En Europe, Gucci préfère agrandir ou rénover le parc existant. Depuis 2008, les magasins passent au concept Frida One, aux couleurs plus chaudes que la précédente formule, très sombre, de Tom Ford. Elle serait surtout nettement moins chère à déployer, tout en « offrant 30% de surface d’exposition supplémentaire », selon Patrizio Di Marco.

En complément d’un réseau de boutiques, Gucci a investi très tôt, dès 2002, dans un site d’e-commerce. Aujourd’hui, l’achat en ligne est accessible dans treize pays, parmi lesquels la Corée, qui vient d’ouvrir – le Japon doit quant à lui être inauguré en novembre.

La croissance passe aussi par de nouvelles catégories de produits, comme la ligne enfant 0-8 ans, lancée fin 2010, qui dispose déjà d’une centaine de références et des boutiques Gucci Kid. D’ici à Noël, la collection s’étendra aux 8-12 ans. De la même façon, Gucci a créé des boutiques dédiées à l’homme, notamment en Chine, où les décisions d’achat dans le foyer sont encore essentiellement le fait du mari.

Autre technique assez classique pour doper le chiffre d’affaires: élargir l’univers de la marque. De façon anecdotique, comme au Salon automobile de Genève en mars dernier, où Fiat a dévoilé la nouvelle série spéciale « Fiat 500 by Gucci », redessinée par Frida Giannini, la directrice artistique de Gucci. Dans le même esprit, la marque a signé avec Riva, l’emblématique fabricant italien de bateaux, un modèle de yacht personnalisé selon le style Gucci. Plus stratégique, Gucci conquiert aussi de nouveaux territoires. Présente dans la maroquinerie, le prêt-à-porter, et dans une moindre mesure la joaillerie, la marque commercialisera en 2013 son premier produit de soin et cosmétique en partenariat avec Procter.

Il suffit d’entrer dans une boutique Gucci pour constater la montée en gamme de la marque. « C’est un accélérateur efficace de revenus », confirme Olivier de Cointet, du cabinet Booz & Co. Les sacs en peaux exotiques ou en cuir sont désormais légion et permettent d’afficher des prix jusqu’à dix fois plus élevés. Le modèle New Jackie en crocodile est vendu la bagatelle de 14 900 euros, des tarifs qui avoisinent ceux d’une maison comme Hermès. Le sac New Bamboo, de taille moyenne, en toile est vendu 1.290 euros ; le même en cuir vaut 3.200 euros. Or, de 2004 à 2010, la part d’articles en cuir est passée de 50 à 57%. Ils pèsent aujourd’hui pour plus de 1,5 milliard d’euros dans le chiffre d’affaires de la marque.

Ajustements de la production

Cette croissance sans précédent oblige à quelques ajustements. Gucci, à la différence de Vuitton, soustraite l’essentiel de sa production à une kyrielle de petites PME italiennes de la région de Florence. « Ce système leur offre une réelle flexibilité par rapport à leurs concurrents, avec la possibilité d’augmenter facilement la cadence mais aussi de la ralentir, sans devoir fermer une usine », remarque Olivier de Cointet. Mais, progressivement, la filiale de PPR reprend la main sur les ateliers de maroquinerie, coeur du business de la marque. En mai, Gucci a ainsi pris le contrôle d’Arte & Pelle, spécialiste du cuir de la région de Sienne, avec lequel il travaille depuis seize ans. La chaîne logistique est également en plein mouvement: en supprimant, cet été, l’étape intermédiaire de Hong-kong, Gucci livre la Chine avec treize jours de moins.

Les résultats obtenus pourraient inciter la marque à accélérer le rythme des rotations des produits ou même à élargir encore son spectre. « En prenant le risque de rompre avec l’ADN d’une marque de luxe », relève Marie-Claude Sicard, auteur de Luxe, mensonges et marketing. La course à l’authenticité et à la légitimité à laquelle se livrent les plus grandes maisons oblige Gucci à revoir sa politique marketing. En prenant en main, en 2005, la direction artistique, après Tom Ford, Frida Gianinni opère un revirement complet. Elle se plonge pendant des mois dans les archives de la marque. Son idée? Redonner vie à la Dolce Vita en revisitant des modèles anciens avec une petite touche de modernité. « Gucci, comme d’autres, était allé trop loin dans la banalisation du produit de luxe », poursuit Marie-Claude Sicard.

Fini, le porno chic ou le Gucci blingbling et tape-à-l’oeil chers à son prédécesseur. Place aux valeurs sûres qui ont construit la marque pendant quatre-vingt-dix ans. C’est le grand retour du foulard au motif Flora mais aussi des articles iconiques comme les sacs New Jackie, New Bamboo, ou encore le mocassin Mors… Derrière ce revival, Frida Gianinni cherche à unir le passé et le futur pour donner cette touche intemporelle, critère déterminant d’un produit de luxe. « Nous sommes assez peu à pouvoir revendiquer des racines historiques, profondes, véritables, avance, dans Le Figaro, la directrice de la création. Gucci en fait partie et les clients sont en demande. »

Gucci prétend à une forme d’authenticité et le fait savoir. C’est l’objet de sa dernière campagne publicitaire, « Forever Now », qui insiste sur son savoir-faire artisanal et valorise ainsi le produit. La marque y va carrément: ambiance sépia, photo des premiers ateliers florentins… A la clé, une ambition: entrer à son tour dans la cour des grands aux côtés des Hermès, Dior ou Vuitton. Avec son musée, gardien de l’héritage de la marque, Gucci avance un pion.

Par Thiébault Dromard

http://www.gucci.com/fr/home

Lancel rouvre son vaisseau amiral sur les Champs-Elysées

135 ans et pas une ride ! Lancel rouvre son flagship store sur les Champs-Elysées en réinterprétant sur la plus belle avenue du monde le décor conçu par *Christophe Pillet à Beyrouth, Stoleshnikov, Pearl Qatar ou Lille.
Des tons chaleureux telles les nuance taupe et chocolat et des matériaux contemporains et aussi élégants que le métal et le bois subliment les collections Lancel.

Le concept présente un nouvel écrin conçu à la manière d’une galerie de sacs.
Cinq univers aux noms évocateurs composent ce lieu d’exception conçu comme un moment d’hospitalité :

– La French Légèreté, Le cabinet Au bonheur des hommes, L’invitation à l’escapade, la salle Hautes-Nouveautés, un salon baptisé Collection Daligramme.

Sous deux lustres en verre de Murano réalisés par les artisans de la verrerie Mazzega, s’érige un espace feutré. Un vitrail en verre soufflé peint à la main Caroline Prégermain, maître verrier sacrée meilleur ouvrier de France, orne ce lieu monumental. Cette création unique témoigne d’un savoir-faire remarquable et créée l’atmosphère recherchée par Christophe Pillet : « Ma principale source d’inspiration a été la période d’entre-deux-guerres, les années folles, l’Art Déco. L’époque la plus forte en terme de créativité pour Lancel qui a réalisé des objets étonnants et innovants comme le sac parapluie ou le sac à malices »
Dans l’atelier du cuir, un artisan apporte son savoir-faire et sa passion à l’entretien des modèles.
Il est également possible de composer ses modèles semi mesure à partir d’un écran tactile en choisissant parmi un large éventail de propositions le cuir, la doublure, et les options de passementerie.
Bichonnage, petites réparations immédiates, ceinture sur-mesure seront proposés aux clients. Des prestations telles que le prêt de modèles et la livraison à domicile complètent cette offre.

Un livre interactif retrace les 135 ans de maroquinerie de la maison Lancel.

*Christophe Pillet, architecte et designer emblématique de la « Design French Touch » est diplômé des Arts Décoratifs et de la Domus Academy de Milan.

http://www.lancel.com/

Le chausseur de stars Jimmy Choo veut conquérir la Chine

Le chausseur de luxe britannique Jimmy Choo espère ouvrir jusqu’à 50 magasins en Chine dans les cinq ans à venir alors qu’il n’en compte que deux aujourd’hui, a déclaré jeudi à Pékin sa fondatrice Tamara Mellon. La Chine est le marché qui compte la plus forte croissance dans le monde pour les produits de luxe. Aux Etats-Unis, Jimmy Choo possède 40 boutiques vendant des paires de chaussures facturées entre 300 dollars (220 euros) et 1.600 dollars (près de 1.200 euros). « Nos affaires en Chine ont augmenté de 100% (en terme de bénéfices) depuis un an » à Pékin et Shanghai, a déclaré Mme Mellon. Elle a indiqué que la marque, rachetée en mai par le fonds d’investissement Labelux Group, prévoyait d’ouvrir au moins 30 magasins en Chine d’ici 2016. « Mais le potentiel dans les cinq ans à venir pourrait atteindre 50 » magasins, a-t-elle dit à l’AFP. « Les riches ici (en Chine) sont très jeunes. C’est bien parce qu’ils aiment

le luxe et la mode, c’est un marché passionnant », s’est réjouie Mme Mellon. Elle a expliqué qu’il y a quelques années « les hommes gagnaient l’argent, achetaient des produits de marques, faisaient des achats. Les marques pour hommes marchaient donc extrêmement bien, bien avant celles pour femmes ». « Maintenant, il y a bien plus de femmes qui travaillent et font du shopping. Le marché décolle vraiment ». D’après la maison de courtage CLSA Asia-Pacific Markets, la Chine devrait représenter en 2020 à elle seule 44% des ventes mondiales du luxe, soit plus que l’ensemble des ventes actuelles.

http://eu.jimmychoo.com/restofworld/page/home?notify=yes

 

Gucci en Chine…

 Gucci, l'une des grandes marques de luxe dont les Chinois raffolent. (Photo: un magasin Gucci à Hong Kong)

La principale marque de luxe de PPR pourrait y ouvrir plus de dix boutiques l’an prochain.

Nanning, capitale de la région du Guangxi située à la frontière du Vietnam, est la trente-deuxième ville chinoise dans laquelle Gucci va s’installer d’ici quelques semaines. Après avoir ouvert neuf boutiques en Chine continentale l’an passé, et autant cette année, Gucci y comptera 48  points de vente fin décembre, sept fois plus qu’en 2005.

À l’époque, François-Henri Pinault, PDG de PPR, a décidé de mettre l’accent sur la Chine afin que Gucci y rattrape son retard sur Vuitton. «Nous avons encore une marge d’expansion significative pour des ouvertures de magasin, confie François-Henri Pinault. Et pour nous implanter dans des villes où nous ne sommes encore pas présents.» Si Pékin et Shanghaï semblent saturées en boutiques de luxe, le potentiel est énorme ailleurs en Chine.

Nouvelles consommations

Selon McKinsey, la croissance du marché chinois du luxe, qui atteindra 19,5 milliards d’euros en 2015 (contre 7,4 milliards en 2008), viendra à près de 80 % de nouveaux consommateurs de produits de luxe. Et les trois quarts des 2,8 millions de nouvelles familles riches (au revenu disponible annuel supérieur à 25 000 euros) habiteront en dehors des principales métropoles chinoises. Gucci pourrait donc augmenter le nombre d’inaugurations l’année prochaine, et y ouvrir plus de dix boutiques, dont plusieurs dans de nouvelles villes. Un chiffre que PPR n’a pas souhaité commenter, tout en indiquant prévoir une arrivée à Hothot (Mongolie intérieure) pour 2013.

«Dans certaines villes minières, il suffit de 2 000 personnes fortunées pour constituer une clientèle, assure Mimi Chang, la patronne du pôle luxe pour l’Asie. Nous leur offrons à chacun un service VIP.»

Gucci est présent dans des villes (Chongquing, Guiyang, Hefei, Changzhou, Jinan, Shijiazhuang) où Louis Vuitton, la première marque mondiale de luxe, n’a pas encore imprimé son monogramme. La filiale de LVMH a au contraire décidé de faire une pause dans son rythme d’ouvertures en Chine et préfère agrandir certaines de ses boutiques existantes (38 dans 28  villes de Chine continentale), afin de présenter l’ensemble de ses collections, avec, outre les sacs et bagages, le prêt-à-porter, les chaussures et l’horlogerie, parfois sur plus de1 000 mètres carrés. Une façon de ne pas refaire l’erreur commise par certaines marques dans les années 1990 au Japon. «Gucci n’a pas encore suffisamment d’historique pour être fort dans toutes les catégories de produits et ouvrir de nombreux flagships, confie François-Henri Pinault. Mais peut-être en ouvrirons-nous dans le futur.» Gucci préfère ouvrir des boutiques de seulement 400  mètres carrés, avec seulement l’offre de maroquinerie, ainsi que des points de vente qui présentent uniquement l’offre homme ou enfant. «Nous préférons des boutiques pas très grandes et accueillantes aux magasins immenses et froids», estime François-Henri Pinault.

La stratégie s’avère compliquée à mettre en œuvre. Pas seulement parce qu’il est difficile de trouver des emplacements pour des boutiques de luxe dans des villes secondaires. Mais aussi parce que les habitudes de consommation y sont différentes. Si les Chinois adeptes du luxe préfèrent de plus en plus des pièces haut de gamme, en cuir et discrets, les nouveaux riches souhaitent afficher leur réussite avec des produits en tissu à prix accessibles et ornés de logos.

Les acheteurs de Gucci Chine, qui se rendent cinq fois par an à Florence, berceau de la marque, pour faire leur sélection, doivent donc réaliser le grand écart. L’assortiment varie d’un magasin à l’autre. Gucci veille à conserver une large offre pour plaire à tous les goûts de luxe, conçoit des pièces spéciales pour le marché chinois et des produits saisonniers. Objectif : dissuader les Chinois de reporter leurs achats lors d’un voyage en Europe, où les prix sont 15 à 20 % moins élevés, grâce à l’absence de taxe d’importation.

Letessier, Ivan

http://www.gucci.com/fr/home