Category Archives: magasin de loisirs créatifs

Grands bouleversements au BHV

Stéphane Martinelli ©
The Nail Kitchen au BHV/Marais
L’enseigne parisienne culte du bricolage et de l’art de vivre s’offre un lifting ! Nouveau nom, nouveau logo et nouveaux rayons, le BHV/Marais espère séduire une nouvelle clientèle, celle des « urbains créatifs », amateurs de fait-maison et bons vivants.

« Le plus vaste et le meilleur marché du monde ». C’est ainsi que s’autoproclamait le Bazar de l’Hôtel-de-ville au XIXème siècle. L’enseigne culte parisienne opère aujourd’hui un virage notable, en changeant son nom historique de « BHV », et en inaugurant de nouveaux rayons dans son magasin du 4ème arrondissement de Paris. Un lifting pour se remettre dans la course des grands magasins parisiens.

Nouveau nom, nouveaux rayons, nouveau logo, pour viser une nouvelle cible : les « urbains créatifs, ouverts et simples, pointus et attentifs, précurseurs et trendy, […] ultra connectés, anticonformistes, prenant soin d’eux, épicuriens, curieux, adeptes du Do It Yourself, baignés de culture et en quête de sens », indique la communication du BHV/Marais.
Le BHV/Marais ©
Pas question de les confondre avec les « bobos », bien que la comparaison soit tentante. D’autant plus que le BHV a décidé de tourner le dos à la rue de Rivoli, sur laquelle il est situé, pour s’ouvrir davantage au Marais. Le magasin revendique ouvertement son appartenance au quartier « bobo » de Paris, haut lieu de la culture parisienne, en accolant son nom à son sigle, et en offrant à ses clients un plan du Marais dessiné par l’artiste britannique Jenni Sparks.

Réorientation vers la cuisine et le bricolage

Cette métamorphose en douceur est l’occasion pour l’enseigne de renforcer sa présence dans l’univers de la maison. Le BHV/Marais se tourne ainsi vers deux domaines, la cuisine et le bricolage, reflet de la tendance persistante pour le « fait-maison ». 500 m² dédiés aux arts de la table ont été inaugurés en avril 2013. Quant au cultissime espace bricolage, 4.300 m² au sous-sol du magasin, il « a été enrichi de l’offre peinture ».

Pour se rapprocher de l’offre des grands magasins parisiens, le BHV a également inauguré un espace dédié aux chaussures femme, et un autre à la beauté. Et, pour se différencier de ses concurrents, au contraire, il a ouvert un rayon librairie, destiné à devenir « la plus grande librairie du Marais, en y ajoutant les arts créatifs, la papeterie et l’offre multimédia ».

www.bhv.fr

DeSerres ouvre un nouveau magasin à Surrey en Colombie-Britannique

SURREY, C.-B., le 9 mai 2013 /CNW Telbec/ – DeSerres, la chaîne de magasins centenaire canadienne qui se spécialise dans la vente de matériel pour artistes et de loisirs créatifs, vient d’ouvrir un nouveau magasin à Surrey – le 31e au Canada et le 3e en Colombie-Britannique – dont elle célèbre aujourd’hui l’ouverture officielle. Ce nouvel établissement propose un tout nouveau concept d’aménagement épuré et innovateur qui donnera lieu à une expérience de magasinage unique et propice à la création. Cet investissement de plus de 1,8 million de dollars entraînera la création d’une quinzaine d’emplois au sein de la collectivité. L’ouverture de ce nouveau magasin s’inscrit dans le plan d’expansion de l’entreprise, qui projette de bâtir un réseau de quelque 40 magasins au cours des prochaines années. Le nouveau magasin DeSerres est situé au 7635, King George Blvd à Surrey en Colombie-Britannique.

Le concept d’aménagement innovateur et inspirant de ce magasin, déployé sur une superficie de 10 000 pieds carrés, met en évidence la vaste de gamme de produits destinés à répondre au besoin de chacun d’exprimer sa créativité qui réside en chacun de nous. Surrey, reconnue comme la ville ayant la croissance la plus rapide au Canada et pour le dynamisme de sa population, a été identifiée comme un emplacement de choix pour un nouveau magasin DeSerres au style plus contemporain. Une célébration spéciale destinée au grand public pour marquer son ouverture débutera aujourd’hui pour se terminer dimanche, le 12 mai.

Selon Marc DeSerres, président de DeSerres et membre de troisième génération à la tête de l’entreprise familiale, « nous avons créé un nouveau concept de magasin pour desservir notamment les jeunes familles de la région et permettre à chacun de satisfaire sa soif d’apprendre, de créer et de découvrir. Nous espérons que DeSerres deviendra pour les gens de Surrey et des environs l’endroit idéal où ils pourront puiser leur inspiration à même la variété de produits offerts sur nos rayons pour les parents aussi bien que les enfants. Après tout, on naît tous artistes ».

DeSerres répond aux besoins de toute une variété de clients qui s’intéressent aux beaux arts et aux arts graphiques, en plus d’avoir développé une solide niche de produits destinés aux enfants avec une vaste sélection de jouets et de jeux créatifs, lesquels représentent son domaine d’activité dont la croissance est la plus rapide. Reconnue pour l’expertise de son personnel, DeSerres propose une expérience de magasinage unique en offrant à sa clientèle des conseils à valeur ajoutée afin de mieux les guider parmi une gamme de plus de 40 000 produits. M. DeSerres et son équipe d’acheteurs parcourent le monde afin de trouver des produits uniques et achètent directement auprès des fabricants afin que les clients bénéficient du juste prix.

À propos de DeSerres
Depuis plus de 100 ans, DeSerres met tout en oeuvre afin de rapprocher les gens de leur créativité. Destination incontournable, DeSerres est le plus important détaillant au Canada de matériel pour artistes et loisirs créatifs, jeux et jouets, encadrements et produits de décoration variés. Un vaste réseau de fournisseurs internationaux et une gamme de 40 000 produits contribuent à positionner l’entreprise comme l’un des chefs de file dans son domaine. Chaque magasin est une véritable boîte à idées et propose une expérience de magasinage unique où les clients sont invités à apprendre, découvrir et partager leurs passions. Moteur de la créativité au Canada, DeSerres poursuit son expansion à travers le pays et comptera dorénavant 31 succursales, en plus de son magasin virtuel DESERRES.CA.

SOURCE DeSerres

www.deserres.ca

La Fnac ouvre un nouveau magasin multi-canal à Paris

(AFP) 26 06 12 – Le groupe Fnac, confronté à une crise qui touche tout le secteur, va ouvrir vendredi un nouveau magasin de distribution axé sur les services multicanal à Paris (XIIe arrondissement), utilisant de multiples supports de vente, dans le cadre de son plan stratégique « Fnac 2015 ».

Doté d’une surface commerciale de 2.800 mètres carrés et situé dans le quartier commerçant Bercy Village, ce point de vente permettra notamment au groupe de valoriser son site internet grâce à des solutions associés au web et à des bornes en libre service. Les vendeurs auront également accès à une base de données affichant l’historique des achats de chaque client.

« Ce nouveau magasin est le premier qui va aussi loin dans la stratégie multicanal. (…) Amazon n’a pas de magasins, Darty n’a pas de site internet aussi puissant. (…) Ce nouveau point de vente permettra de faire l’imbrication entre notre site, qui est rentable, et les magasins. Les ventes des deux ne se vampirisent pas« , précise Ivan Michel, directeur général du groupe.

En outre, le magasin rassemblera les trois nouveaux univers développés par le groupe: un espace « Fnac kids » à destination des enfants, un espace « maison et design » ainsi qu’un espace de téléphonie mobile exploité par l’opérateur SFR dans le cadre d’un partenariat.

Parmi les autres innovations, ce point de vente comptera un espace de service à la clientèle situé au milieu du magasin, une architecture plus ouverte et plus lumineuse et, à terme, un accès wifi gratuit pour les clients.

« Il s’agit pour nous de repositionner la Fnac sur le terrain des loisirs et d’aller chercher de nouveaux relais de croissance, grâce notamment aux univers enfants, maison et design, pour ne plus seulement être assis sur un marché attaqué par la dématérialisation et la crise économique« , explique-t-on au sein du groupe.

En France, le distributeur a enregistré une contraction d’environ 10% de ses marchés sur les produits culturels depuis le début de l’année, avec pour la première fois une baisse du livre à -5% et un décrochage significatif des produits techniques.

Pour répondre à cette situation, le groupe a lancé une nouvelle stratégie, baptisée « Fnac 2015 », impliquant l’ouverture de nouveaux magasins dits « de proximité ». Il a également dévoilé un programme de 80 millions d’euros d’économies, comprenant un plan de départs volontaires.

La Fnac : un modèle bientôt épuisé

ANALYSE L’enseigne mise sur un plan d’économies et sur de nouveaux types de produits pour ne pas succomber à la concurrence du e-commerce et à la dématérialisation.

Par CHRISTOPHE ALIX- Libération

Ces derniers temps à la Fnac, l’agitation est beaucoup plus économique et sociale que culturelle. Confronté à une chute «jamais vue» de l’activité, selon la direction, le distributeur de produits culturels et technologiques est en pleine crise d’identité, et contraint de revoir en urgence un modèle économique attaqué de toutes parts. En 2011, le chiffre d’affaires a reculé de 3,2%, à 4,16 milliards d’euros – et de 5,4% si l’on s’en tient aux seuls magasins – avec un résultat quasiment divisé par deux, à 103 millions d’euros. Un choc conjoncturel d’autant plus rude qu’il ne fait qu’amplifier des tendances de fond à l’œuvre depuis plusieurs années : déclin des ventes de produits culturels, touchés de plein fouet par la dématérialisation des contenus, et concurrence féroce des acteurs du e-commerce. «La Fnac est un peu à l’image du pays, estime Bruno Marc, délégué syndical CFTC à Montpellier. Elle navigue à vue et ne sait plus où elle va. Pour corser le tout, nous sommes à vendre depuis des années. Difficile dans ces conditions de tenir un discours mobilisateur auprès du personnel.»

Aspirateurs. Avec un ancrage syndical fort, surtout dans les magasins parisiens, les salariés de l’enseigne (7 500 vendeurs, plus de 11 000 employés au total) ont forcément très mal vécu le deuxième plan d’austérité en trois ans, décidé en janvier. Ils l’ont fait savoir lors de différentes actions ces dernières semaines. Au menu des «réjouissances» 2012 : un programme d’économies tous azimuts (80 millions d’euros par an) et la suppression de 510 postes, dont 310 en France, principalement au siège d’Ivry-sur-Seine. Les salaires sont gelés, à l’exception de ceux inférieurs à 1500 euros qui ne seront augmentés que de 25 euros brut. Et, malgré les bons résultats de l’actionnaire unique Pinault-Printemps-Redoute (PPR) en 2011, grâce à d’excellentes performances dans le luxe (près d’un milliard de bénéfices), les salariés ne profiteront pas non plus d’une prime de partage des profits, comme l’impose désormais la loi : PPR a maintenu un dividende identique à celui de 2010, ce qui signifie que le groupe n’aura rien à verser. «Les bénéfices grimpent et les salariés trinquent», s’insurge Christian Lecanu, de la CGT, qui, avec SUD, a pris la tête de la fronde. Vent debout contre cette «casse sociale», la CGT, devenue le premier syndicat à la Fnac, cherche à prendre les clients à témoin, les invitant à soutenir le mouvement en «différant leurs achats». Ambiance.

Nouveau PDG de la Fnac depuis début 2011, Alexandre Bompard, ex-Europe 1, justifie ce plan d’économies par la dégradation brutale de la conjoncture. «Dans tous les pays, et donc ceux où la Fnac est présente, les distributeurs tombent les uns après les autres, explique-t-il à Libération. Et je ne parle pas de la France, où plusieurs enseignes spécialisées [entre autres Saturn, Surcouf, Virgin, ndlr] sont en dépôt de bilan ou en difficulté. Le début 2012 ne s’est pas traduit par une amélioration dans nos secteurs, mais les forts gains de parts de marché de la Fnac nous incitent à l’optimisme.» Outre-Atlantique, le géant de la distribution d’électronique grand public Bestbuy, incapable de résister à la déferlante d’Amazon.com, vient d’annoncer la fermeture de 50 de ses 1 100 magasins, avec 400 suppressions d’emplois et 800 millions de dollars (605 millions d’euros) d’économies à la clé. Le genre de spirale infernale que la Fnac, qui a encore ouvert neuf magasins en France l’an dernier, cherche à éviter.

Pour l’heure, cette austérité ne remet pas en cause le déploiement du plan stratégique «Fnac 2015», dévoilé à l’été 2011. Un plan qui porte la marque du nouveau PDG, et destiné à adapter un modèle vieillissant (le mix produits techniques et biens culturels) aux dernières formes du commerce. Avec une nouveauté de taille : l’ouverture à de nouvelles familles de produits, afin de compenser le recul des ventes de biens culturels et la compression des marges sur des produits techniques dont les prix, à l’image des télés à écrans plats, ne cessent de baisser. Une évolution mortifère qui, selon Bompard, va «mécaniquement représenter une perte de valeur dans les trois à quatre années à venir. D’où l’enjeu d’introduire de nouveaux relais de croissance».

Premier «univers» à faire son apparition : le petit électroménager. Mais attention, pas le tout-venant à la mode BHV ou Conforama. Et sur des surfaces réduites. Les nouveaux produits, déjà vendus dans le magasin pilote de Rosny 2, en région parisienne, ont été choisis pour leur design élaboré, comme les aspirateurs Dyson ou les produits d’art de la table Alessi. L’ex-Fédération nationale d’achats des cadres n’est pas encore mûre pour se transformer en «Fédération nationale des aspirateurs et cafetières», comme certains l’ont rebaptisée en interne. «Si on nous demande un jour de vendre du jardinage, ce sera non», prévient un salarié.

Liseuse. Le plan «Fnac 2015», qui suppose d’importants investissements de la part de PPR, mise aussi sur un rapprochement des magasins avec Fnac.com (qui représente 13% du chiffre d’affaires), deux entités encore très séparées. Cette complémentarité doit notamment passer par la mise en place de commissions pour les vendeurs – un sujet de débat permanent à la Fnac – lorsqu’à défaut de disposer d’un produit en stock, ils réorientent les clients vers un achat en ligne. Enfin, malgré un échec cuisant dans la musique numérique, la Fnac n’abandonne pas le marché de la dématérialisation, et investit dans le livre numérique, avec sa liseuse à écran tactile Kobo, dont 60 000 exemplaires auraient été vendus en France ces trois derniers mois, presque autant que le Kindle d’Amazon.

Assez réceptifs dans l’ensemble aux perspectives proposées par ce plan, les salariés s’interrogent néanmoins sur les «moyens de ses ambitions», comme le dit l’un d’eux. Ils restent déboussolés par une évolution de leurs métiers vécue comme un déclassement. «On nous demande de vendre des cartes Fnac au rayon librairie et des extensions de garantie à tout va, explique un vendeur parisien. Mais cette chasse à la prime n’est pas la solution. Il faut revenir à quelque chose de plus collectif.» La nouvelle direction, qui se dit à l’écoute, s’est donné trois ans pour ressusciter un «esprit Fnac» autour de son projet. Un quitte ou double : en cas d’échec, l’agitateur d’idées n’y survivrait sans doute pas.

6% C’est l’apport, en forte baisse, de la Fnac aux bénéfices de PPR en 2011. L’enseigne représente 34 % du chiffre d’affaires du groupe en 2011 et 15 000 collaborateurs sur un total de 47 000.

La Fnac est présente dans huit pays aujourd’hui, contre quatre au moment de son rachat par PPR en 1994. L’enseigne réalise 31 % de son chiffre d’affaires à l’international. Si elle se développe au Brésil et en Espagne, la Fnac a décidé, en revanche, de se désengager d’Italie, où elle cherche un repreneur. Si elle n’y parvient pas, certains points de vente comme Naples ou Turin pourraient être fermés.

«Le commerce ne s’effondre pas, il mute. En 2011, les ventes de hi-fi ont reculé de 3% en valeur, mais gagné 1% en volume.» Marie Ferry directrice du secteur distribution de GFK

«La cession n’est pas une question pour moi. Nous devons renouveler le modèle Fnac. Je suis là pour transformer la Fnac afin d’assurer sa pérennité.» Alexandre Bompard PDG de la Fnac

http://www.fnac.com/

Ouverture du nouveau magasin Fnac à Portet-sur-Garonne le 10 novembreLa Fnac a le plaisir de vous annoncer l’ouverture du 4ème magasin en région toulousaine !

Venez découvrir les qualités de ce nouvel espace Fnac réunissant sur 2 600 m² tout l’univers Fnac : LIVRE, MUSIQUE, JEUX/JOUETS, HIFI, VIDÉO, TV, PHOTO, MICRO, JEUX VIDÉO, BILLETTERIE… mais aussi, des aménagements inédits :

> Une papéterie
> Une carterie
> Un espace jeunesse
> Un espace SFR
> Des salons de lecture
> Un espace Apple
> Un bar numérique au rayon musique !

À très bientot !

source: fnac Publié le 31/10/2011

Nature & Découvertes lance un éco-calculateur pour sa consommation de bois

22 septembre 2011 par Jérôme Parigi

Nouvelle première environnementale pour Nature & Découvertes qui lance le premier « éco-calculateur bois », destiné à mesurer et compenser les consommations de bois papier et carton de l’entreprise. Pour la première fois aussi, l’enseigne qui s’y refusait depuis sa création en 1990, a décidé de faire de la publicité avec une campagne à la radio et sur internet en décembre.

Après avoir été, dès 2006, la première chaine de magasin à mettre en place une compatibilité carbone et la première à avoir lancé, en 2009, un outil d’évaluation environnemental de ses produits (IACA, qui va concerner 1000 des 2500 articles vendues par l’enseigne dès la fin de l’année, soit 40 % de son CA), Nature et Découvertes se veut aussi pionnière dans la mesure et la compensation de sa consommation de bois, papier et carton. Elle a présenté ce jeudi 22 septembre à quelques journalistes un « éco-calculateur bois » qui lui a permis de déterminer précisément sa consommation en 2009, l’année de référence choisie pour démarrer cette comptabilité bois.
Selon cet outil développé en interne et que l’entreprise se dit prête à mettre gracieusement à disposition d’autres sociétés qui en feraient la demande, Nature & découvertes a utilisé 3166 tonnes de bois, dont 33,6 % issues du recyclage ou de forêts certifiées. Elle s’est engagée à compenser toute sa consommation de bois non certifiés et non recyclés en replantant 45000 arbres dans le cadre d’un programme de reforestation au Pérou développé par PurePlanetAlliance pour un budget de 90000 euros. Une somme qui s’ajoute aux 2 millions d’euros que l’entreprise verse environ chaque année à ses deux fondations pour la défense de la nature et au million d’euro qu’elle investit aussi dans le financement de journées de découvertes de la nature proposées à ses clients (300 000 participants par an).
A noter que l’essentiel de la consommation de bois non recyclé de l’enseigne vient des produits qu’elle vend (notamment d’édition) et des emballages. « En revanche, tous les meubles utilisés en magasins sont recyclables, se félicite le président de l’enseigne, Antoine Lemarchand, qui souligne investir beaucoup plus que la moyenne des autres chaines dans l’aménagement de ses magasins : entre 2500 et 3000 euros/m², contre 1000 à 1500 euros pour les standards moyens en France. « C’est beaucoup, mais c’est le prix à payer pour faire la différence avec internet », justifie Antoine Lemarchand qui explique aussi que pour être écoresponsables les produits que vend l’enseigne n’en demeurent pas moins compétitifs. « Le surcoût ne doit pas aller au-delà de 10 à 15 % de plus qu’un produit moins vertueux ».
L’autre nouveauté c’est que l’enseigne semble aussi résolue à mieux faire connaître sa démarche. Une première campagne de publicité à la radio et sur internet est prévue du 7 au 24 décembre. Elle mettra en scène trois produits (enfants, femmes et masculin) en pleine période clé pour cette enseigne qui réalise près de la moitié de son chiffre d’affaire au moment des fêtes. Une mini-révolution là aussi, car Nature & Découvertes se refusait à recourir à la publicité depuis sa création en 1990. Mais avec 80 magasins aujourd’hui et 4 nouveaux points de vente qui doivent ouvrir d’ici à la fin de l’année (Chambourcy, Chambéry, Béziers, et la Rochelle), 1200 salariés et un chiffre d’affaires prévisionnel pour 2011 qui devrait progresser de 9 % (183 millions d’euros de CA en 2010), l’enseigne avait besoin d’évoluer sur ce sujet-là aussi. Avec une garantie : elle veillera à comptabiliser strictement la consommation carbone que cette campagne pourrait induire, comme elle a décidé d’intégrer depuis cette année les effets induits des déplacements des visiteurs et fournisseurs à son siège, ainsi que la consommation de ses serveurs et des écrans des ordinateurs de ses clients sur internet ! Et oui, la chasse au CO² va loin, très loin même, chez Nature & Découvertes.

http://www.natureetdecouvertes.com/

Maisons du monde : pas question de quitter Vertou

 
 
mardi 23 août 2011

 

Made in Nantes. Le siège du géant de l’ameublement et de la décoration est basé à Vertou. C’est là que la dizaine de stylistes imagine la plupart des produits.

Déjà quinze bougies ! Plus de 3 000 salariés et 211 magasins : Maisons du monde a grandi vite et fort. Et ne compte pas s’arrêter là. « On ouvre entre 15 et 20 nouvelles boutiques par an, et on embauche entre 200 et 300 personnes supplémentaires, estime Xavier Marie, le PDG. Un nouveau magasin poussera d’ailleurs bientôt à Guérande, dans la zone d’activités des Salines. Avec ses 1 400 m2, ce sera le plus gros de Loire-Atlantique, et ouvrira à l’été 2012. » Si l’entreprise a été créée à Brest, ville natale de son dirigeant, elle s’est installée à Vertou en 2003. « Le lieu a tout de suite séduit Xavier Marie, se souvient Julie Brisson, directrice générale. Il voulait un bon cadre de travail et une ville attractive pour faciliter le recrutement. L’agglomération nantaise était parfaite pour ça, et il est tombé amoureux de ce magnifique manoir en bord de Sèvre, ancienne maison des Lefèvre-Utile, parents de la marque des biscuits Lu. »

Un nouveau siège de 3 000 m2

L’effectif du siège étant passé d’une cinquantaine de personnes en 2003 à plus de 200 salariés aujourd’hui, il fallait s’agrandir. Mais « pas question de quitter ces murs qui nous ont porté chance ! », affirme le dirigeant, un poil superstitieux.

Quelques services resteront donc dans le manoir, comme la création, mais la plupart rejoindront un nouveau bâtiment de 3 000 m2, à 500 m du siège actuel, dont les travaux vont débuter prochainement pour un emménagement en 2013. C’est Frédéric Tabary, concepteur de la Villa déchets, qui est en charge de ce projet.

Une caverne de création

Perchées au dernier étage du manoir, une dizaine de stylistes travaillent dans une véritable caverne aux trésors. Elles y imaginent 80 % des objets de décoration et environ 20 % des meubles. Le reste étant acheté, pour la majorité, auprès de fournisseurs asiatiques. Très lumineux, coloré, ce lieu se veut propice à l’imagination.

« On commence par choisir un thème. Puis, on crée une planche tendance : une plaque sur laquelle on réunit toutes les matières, les couleurs, les objets que nous inspire ce thème. Ensuite, on dessine toutes, tous azimuts, tous les types de produits. Et on fait un point, on sélectionne les meilleures idées, et on se répartit les familles : luminaires, toiles, vaisselles… », décrit Ophélie, passionnée.

Elles travaillent déjà sur les collections 2012, mais pour la rentrée elles ont choisi « du folk, dans une ambiance ethnique modernisée ; du Bovary, ultra-féminin, très poudré ; du vintage, avec des matières usées et des références à l’Amérique ; du Haussmann, très classe, style parisien du début du XXeet de la Brocante, avec un clin d’oeil fort aux métiers d’antan ».

Amandine COGNARD
 

Fnac : objectif 2015

En réaction à des performances décevantes, le nouveau PDG de la Fnac, Alexandre Bompard, a dévoilé mardi un plan stratégique à 5 ans, « Fnac 2015 ». Développement du réseau, réorganisation des espaces, renouvellement du concept magasin, tels sont les axes forts de ce plan, où la musique occupera une place de choix.  

« Fnac 2015 est un plan de conquête et d’expansion, à la mesure des nouvelles exigences des clients, des évolutions technologiques et des nouveaux modes de consommation ».

C’est par ces mots qu’Alexandre Bompard, le nouveau PDG du distributeur, a présenté son plan d’action, dans un communiqué daté de mardi 19 juillet.

Ce plan vise à renouer avec la croissance pour le distributeur de produits culturels et électroniques grand public, grignotée par le poids croissant d’Internet et la transformation des habitudes de consommation.

La Fnac prévoit principalement d’agrandir son réseau en France (65% de son chiffre d’affaires), avec l’ouverture de 30 nouveaux magasins, prioritairement situés à la périphérie des grandes villes. Le distributeur souhaite également développer un nouveau réseau d’une cinquantaine de magasins de proximité, au format plus petit, appelés par la suite à être gérés en franchise. La Fnac possède aujourd’hui 152 magasins, dont 82 en France et 72 à l’international, principalement en Europe.

En parallèle, le concept magasin va être repensé. La Fnac installera progressivement dans ses magasins des « univers d’usage » qui rassembleront en un même espace tous les produits d’un même secteur, offrant ainsi une meilleure lisibilité et une intuitivité accrue pour les consommateurs. Premier « univers » concerné : celui de la musique. Le rayon sera thématisé, avec une offre de Cds, vidéos musicales, lecteurs numériques, produits dérivés, billetterie, casques…

Pour rappel, les ventes de la Fnac ont reculé de 3,2% au premier trimestre 2011. En 2010, elles avaient grappillé 1,3% pour atteindre 4,5 milliards d’euros, pour une rentabilité opérationnelle stable à 4,2%.

Ikea Caen : ouverture confirmée le 2 novembre

 

Piloté par Normandie aménagement, le parc d'activités où est implanté le magasin fera l'objet d'un aménagement particulier. L'idée : « Que les consommateurs, en arrivant, n'aient pas l'impression d'être dans une zone, mais en ville, dans un endroit où ils ont envie de se promener », décrit Thibault Thiercelet, directeur grands projets. Ouest-France

Piloté par Normandie aménagement, le parc d’activités où est implanté le magasin fera l’objet d’un aménagement particulier. L’idée : « Que les consommateurs, en arrivant, n’aient pas l’impression d’être dans une zone, mais en ville, dans un endroit où ils ont envie de se promener », décrit Thibault Thiercelet, directeur grands projets. Ouest-France
mercredi 20 juillet 2011
 
Le chantier du futur magasin de Fleury-sur-Orne est dans les délais. Il ouvrira le 2 novembre. Pour compléter ses embauches, l’enseigne recrute une cinquantaine de personnes à temps partiel.
Pourquoi ? Comment ?

Où en sont les travaux ?
À Fleury-sur-Orne, en bordure du périphérique Sud, le futur Ikea se pare du bardage bleu propre à l’enseigne suédoise, numéro 1 de l’ameublement. La première pierre avait été posée en décembre. « On commence l’aménagement intérieur », décrit Emmanuel Grillo, directeur immobilier Ikea France. Environ 250 personnes travaillent sur le chantier. Elles seront rejointes bientôt par 150 personnes d’Ikea.

Quand ouvrira le magasin ?
« On est dans les délais », résume Christine Frick, future directrice du magasin. Dimensions de ce dernier : 136 m sur 168 m. Et une hauteur de 18 m. « Il a été fabriqué avec des éléments en béton réalisés en usine », détaille Jacques Bonafé, directeur construction. Ce magasin (investissement : 55 millions d’euros) ouvrira le 2 novembre, à 9 h. Avant, une journée est prévue pour les détenteurs de la carte Ikea family. Il proposera 19 500 m2 de surface de vente (plus restaurant et boutique suédoise).

Quel effectif ?

Il comptera 223 salariés (70 % à temps complet). Le recrutement via la méthode par simulation (sans CV « pour donner sa chance à tous ») a débuté en janvier. « On a reçu 2 500 candidatures par Pôle emploi », indique Christine Frick. Six sessions d’information ont eu lieu. Françoise Dalençon, responsable ressources humaines, décrit « une assistance comme rarement on a pu en avoir ». Elle précise : « On a été stupéfaites par le silence dans les salles, l’attention, et à la fin, les questions fusaient. On n’avait jamais vu ça. » Elle parle d’un « désir d’emploi, d’Ikea ». 1 500 personnes ont passé les tests (par exemple monter un petit bar, sur fond sonore de magasin et en gérant des appels). Puis 900 ont été reçues en entretien.

Le recrutement est-il terminé ?
156 postes ont été pourvus : 92par simulation, 20 classiquement et 44 par mutations internes. Restent ouverts : 52 contrats temps partiel (8 et 15 heures hebdomadaires), des renforts de fin de semaine plutôt profil étudiant. Ils n’ont pas été pourvus par la vague d’embauches. « On ne souhaite pas de temps partiel subi. » Autres postes : agent de maîtrise (6), comptable (2), technicien de maintenance (3). Candidatures via Pôle emploi ou sur ikea.fr

Quel est le profil des embauchés ?
« Il est en lien avec nos valeurs : enthousiasme, motivation, simplicité. » Quel âge ? « D’une vingtaine d’années à 55 ans. » Françoise Dalençon reprend : « On n’a pas tellement la culture du diplôme. On a recruté surtout des profils qui avaient envie d’Ikea. » La majorité des candidats habitaient le Calvados. Idem pour les mutations, « souvent des gens ayant des attaches ici ».

Et l’environnement ?
Une chaudière bois assurera le chauffage. Le système de traitement des eaux pluviales ne sera pas raccordé au réseau de l’agglo : cela se fera sur place. Des panneaux solaires serviront pour l’eau chaude des sanitaires. « Un projet éco-responsable, socialement responsable aussi. À la hauteur de ce qu’on attendait d’Ikea », note Philippe Duron (PS), président de l’agglomération. Ce chantier constitue « un excellent indicateur de dynamisme » de Caen-la-Mer. « Les projets comme celui-ci sont essentiels », rebondit Marc Lecerf (PS), maire de Fleury-sur-Orne.

Virginie JAMIN.

INTERVIEW – Six mois après son arrivée à la tête du distributeur de produits culturels, Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, présente sa stratégie.

LE FIGARO. – Comment comptez-vous résoudre le problème structurel de la Fnac, l’érosion de ses principaux marchés ?

Alexandre BOMPARD. – Avec le plan offensif dévoilé mercredi, nous voulons bâtir une nouvelle Fnac résolument tournée vers l’avenir et dont l’identité reposera sur trois piliers forts. Le premier, c’est l’extension de notre offre actuelle, concentrée autour des loisirs culturels et numériques. Avec ce plan, nous allons l’élargir au vaste ensemble des loisirs et technologies: ceux destinés aux enfants et aux familles tout d’abord, et demain, à ceux de la découverte, de l’évasion ou de la maison interactive et design. Le deuxième axe impose un changement de paradigme pour une enseigne qui s’est construite autour de ses produits: il vise à mettre les clients au centre de notre activité et de nos métiers, en privilégiant à chaque instant la relation avec eux. Parmi ceux-ci, nous serons enfin particulièrement attentifs aux attentes de la clientèle familiale: c’est le troisième pilier.

Comment va se décliner précisément ce plan stratégique ?

Pour réussir ce plan, nous devrons mettre en œuvre plusieurs leviers d’action. Avec les nouveaux modes de consommation, nos magasins ne seront plus organisés par produits, mais par univers d’usage. Pour la musique par exemple, vous trouverez en un même espace CD, lecteurs MP3 mais aussi casques, billets de concert… De même, nous créerons un univers dédié aux enfants de moins de 12 ans avec non seulement une offre complète allant des livres aux produits ludo-éducatifs et technologiques avancés, mais aussi des animations et services dédiés. Plus généralement, d’ailleurs, le développement de services personnalisés est une de nos priorités. Nous innoverons bientôt en la matière, notamment avec des offres de reprise et d’abonnement sur des produits techniques.

Ce plan ne signe donc nullement la fin de votre réseau physique ?

Tout au contraire! Pour être plus proches des clients un Français sur deux n’a pas de Fnac près de chez lui , nous prenons deux initiatives majeures. D’ici à 2015, une trentaine de magasins seront ainsi ouverts, en périphérie des grandes villes notamment. Par ailleurs, après avoir signé un partenariat avec Lagardère Services pour nous implanter dans les gares et aéroports (l’enseigne remplacera les Virgin dès la semaine prochaine, NDLR), nous lancerons un nouveau format de magasin: cinquante Fnac de proximité, d’environ 300 mètres carrés, devraient voir le jour en quatre ans, d’abord en propre, puis en franchise. Ces petites enseignes, offrant tous les univers Fnac, compléteront les grands magasins et nous permettront de nous installer dans les villes de plus petite taille. Bien sûr, cela va aussi de pair avec un renforcement de fnac.com, car les clients plébiscitent l’intégration des deux canaux de vente. Grâce à notre puissance en magasin comme sur Internet, nous déploierons donc une stratégie multicanal aboutie et proposerons par exemple aux clients de retirer en magasin tous leurs achats faits en ligne ou de passer commande sur des bornes interactives en magasin.

Vous évoquez la date de 2015. Pouvez-vous préciser le calendrier de ce plan ?

La rapidité d’exécution de ce plan est une des clés de sa réussite. Les premières initiatives verront donc le jour dans les tout prochains mois. Les ouvertures et les réorganisations de nos magasins interviendront, elles, principalement en 2012 et 2013. La mobilisation de nos équipes, conscientes de la nécessité d’un changement, sera aussi l’un des éléments clés de l’exécution. Je souhaite que la mise en œuvre de ce plan soit un levier de renouvellement du dialogue social.

Quel budget a été réservé pour assurer la réussite de ce plan ?

Je ne souhaite pas donner de chiffres. Les investissements prévus sont adaptés à nos ambitions comme à nos moyens. C’est à la fois un plan de conquête et un plan réaliste. De ce fait, nous continuerons à identifier ce que nous devons faire seuls et à ce que nous pouvons faire par des partenariats, qu’ils soient de nature stratégique, comme avec Lagardère Services, AlloCiné ou SFR, ou commerciale, comme avec Apple, qui a des espaces dédiés en magasin.

Quand espérez-vous voir les premiers résultats de cette nouvelle stratégie ?

Les premiers effets devraient se faire sentir dès le second semestre 2012. Notre ambition est de retrouver ensuite une croissance pérenne et rentable, en France et à l’étranger.

La mise en vente de la Fnac par PPR ne compromet-il pas la mise en œuvre de ce plan ?

Ma mission est d’assurer le développement économique de la Fnac. Depuis 1994, le groupe PPR a joué un rôle moteur en permettant notamment l’implantation de la Fnac hors de France et sa croissance sur Internet. Comme il le fait pour toutes ses entreprises, le groupe PPR gérera la Fnac comme si elle avait vocation à rester au sein du groupe. La preuve: ce plan stratégique n’est pas un habillage de court terme, mais bien un plan de conquête.