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Robert Clergerie dévoile son nouveau visage rue Saint-Honoré à Paris

Créée en 1981, la maison Robert Clergerie opère un lifting. Avec l’arrivée au printemps 2017 de Perry Oosting à sa présidence et de David Tourniaire-Beauciel à sa direction créative, la marque de chaussures de luxe a adopté un nouveau nom et remodelé son logo. Elle s’appelle désormais tout simplement Clergerie, éclipsant le prénom de son fondateur, avec l’ajout, dans une typographie plus petite et discrète, du mot Paris. Le logo se détache quant à lui en lettres noires épurées sur un fond blanc.

La nouvelle boutique de la rue Saint-Honoré à Paris – Clergerie

Cette image renouvelée de la maison passe également par une refonte de son site Internet et un nouveau concept de boutique, qui a été dévoilé à la veille de la Fashion Week parisienne, lors de l’ouverture du nouveau magasin porte-drapeau de la marque situé juste en face de chez Colette, au 326, rue Saint-Honoré.

Un design contemporain, jouant sur les contrastes de matières et de couleurs, a été choisi comme aménagement pour mettre en valeur les collections de Clergerie dans cette nouvelle boutique, dont une collection spéciale baptisée « 326 », mettant en avant une sneaker composée de matériaux différents et insolites.

Il s’agit de la deuxième boutique parisienne de la griffe, qui est déjà installée au 5 rue du Cherche-Midi, dans le 6ème arrondissement. Ce magasin sera d’ailleurs rénové pour adopter le même concept, comme l’ensemble du réseau composé de 15 boutiques en propre (France, Etats-Unis, Londres, Madrid, Genève, etc.), à compter de 2018.

 

En attendant, le chausseur s’apprête à inaugurer une nouvelle adresse sur la prestigieuse Madison Avenue à New York, qui se substituera à son autre magasin new-yorkais situé au 19 East 62nd Street. « Ces deux investissements dans des ouvertures majeures à Paris et à New York montrent notre engagement et notre confiance dans le développement de la maison Clergerie », souligne dans un communiqué Jean-Marc Loubier, PDG de First Heritage Brands, propriétaire de la marque.

Clergerie, qui met en avant son héritage made in France, notamment à travers ses ateliers situés depuis ses origines à Romans-sur-Isère, est en effet détenue depuis 2012 par la holding de la famille hongkongaise Fung, qui possède également Sonia Rykiel et le maroquinier Delvaux. Outre son réseau à l’enseigne, la griffe française est distribuée auprès de 300 clients wholesale à travers le monde.

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http://326.robertclergerie.com/

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Calvin Klein dévoile ses nouveaux flagships de Düsseldorf et Shanghai

Truffés d’innovations technologiques, décorés selon une esthétique moderne et minimaliste, l’expérience des consommateurs semble être le cheval de bataille des deux concept-stores « multimarques » ouverts par Calvin Klein à Shanghai (Chine) et à Düsseldorf (Allemagne).

Calvin Klein continue de se développer à l’international. La marque, propriété exclusive de PVH Corp. qui l’a achetée en 2003, poursuit ses investissements afin de développer sa présence et sa visibilité sur ses marchés les plus importants. « Nos nouveaux magasins de Shanghai et de Düsseldorf reflètent l’engagement de Calvin Klein : nous souhaitons proposer à notre clientèle internationale une expérience de consommation inoubliable, appuyée par l’innovation technologique, ainsi qu’une image de marque inégalée », explique Steve Shiffman, directeur général de Calvin Klein.

Dans les deux magasins, la technologie digitale a pour objectif de susciter l’implication du client avec les produits, au-delà de leur présence physique. Par exemple, des murs interactifs guident les visiteurs sur les tailles des denims, en lieu et place d’un simple portant à roulettes, et les informent des derniers arrivages de nouveaux produits en magasin. Au magasin de Shanghai, on trouve aussi une table équipée d’un écran, qui diffuse les dernières parutions presse, les défilés des collections et des mises à jour de sa présence sur les réseaux sociaux.

Les deux magasins sont de tailles différentes – celui de Shanghai, le plus spacieux des deux, mesure 550 mètres carrés et propose des produits des marques CK Calvin Klein, Calvin Klein Jeans et Underwear, et Calvin Klein Performance. Le magasin de Düsseldorf s’étend sur 325 mètres carrés et ne distribue que les jeans, les sous-vêtements et les maillots de bain de la marque américaine. L’un comme l’autre sont décorés selon une esthétique minimaliste et contemporaine, avec des touches de couleurs sur certains éléments, comme les rideaux et les tapis.

Parallèlement, Calvin Klein a renouvelé son accord de licence mondiale avec le lunetier Marchon Eyewear pour la conception, le développement, la production et la distribution des lignes de lunettes de soleil et de vue de ses marques Calvin Klein 205W39NYC, Calvin Klein et Calvin Klein Jeans. Le premier accord avait été souscrit en 1992. Le nouveau contrat pluriannuel est « à long terme », indique un communiqué de Marchon, sans donner de détails sur la durée.

Les ventes globales de Calvin Klein, réparties sur 110 pays, ont dépassé la barre des 8 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) en 2016.
Traduit par Paul Kaplan

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SOURCE / fashionnetwork.com

https://www.calvinklein.fr/

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Sephora: 2 nouveaux flagships  en Espagne

Sephora continue le déploiement de ses nouveaux concept stores en ouvrant deux nouveaux flagships en Espagne.  Au design innovant et hyper connectés, ces deux magasins proposent une expérience beauté inédite et un service client encore plus poussé pour donner vie à la philosophie de la Maison : ‘ Play, Share & Shop ‘ ‘ indique le groupe.

Comme pour les deux magasins pilotes français, ces nouveaux concept stores intègrent une Trend zone proposant une sélection de produits, un Beauty Hub offrant des conseils personnalisés, un Beauty Board et des Beauty Classes pour apprendre à se maquiller.

Le groupe souhaite étendre ce nouveau concept en Europe en l’adaptant à chaque pays.

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Hermès a mis un tigre dans son moteur

L’Asie, tirée par la Chine, a été la zone la plus dynamique du sellier au premier semestre. Le groupe va lancer en octobre son nouveau site d’e-commerce mondial.

source: www.lesechos.fr

L’Asie (hors Japon) a été le principal moteur d’Hermès au premier semestre. Le sellier a enregistré un bond de 14,3 % des ventes dans la zone, à près de 1 milliard d’euros, devant l’Europe et les Amériques. Une progression tirée surtout par la Chine . La maison a aussi bénéficié de l’agrandissement de magasins à Singapour, en Corée ou à Macao. « Notre croissance en Chine a toujours été forte, même lors de la mauvaise passe pour l’industrie du luxe, a indiqué le gérant du groupe Axel Dumas. Il y a une vraie dynamique ces derniers mois, portée par les résultats économiques du pays et ses programmes d’investissements ».

Une clientèle plus jeune en Chine

Le rebond des achats locaux, favorisés par la réduction des écarts de prix avec l’Europe, a finalement peu bénéficié au groupe, sa clientèle étant historiquement locale. « Ce qui change, c’est que nos clients sont de plus en plus jeunes », souligne le dirigeant.

En Asie, Hermès, dont le chiffre d’affaires total a augmenté de 10 % à taux constant sur six mois, à 2,7 milliards, va poursuivre sa politique tarifaire. La hausse des prix du fabricant des célèbres carrés évolue en fonction de son coût de revient. Ce qui s’est traduit ces dernières années par des augmentations dans la zone euro pour réduire l’écart avec le dollar. Au premier semestre, « l’effet levier lié à la croissance des ventes en volume a été supérieur à la perte de marges due à une hausse limitées des tarifs en euro », a souligné Eric du Halgouët, le directeur financier.

La rentabilité opérationnelle a atteint un plus haut à 34,3 % de ventes, soit 931 millions d’euros (+12,6 %). L’impact positif des couvertures de changes a aussi joué en faveur du sellier. Ce qui ne sera pas le cas en 2018, compte tenu de la hausse de l’euro. Ce phénomène risque de peser sur sa rentabilité. D’où son recul en bourse jeudi. Axel Dumas a précisé que malgré tout, Hermès ne relèverait pas ses tarifs dans la zone dollar en 2018.

Un nouveau site internet en octobre

Le groupe va poursuivre les ouvertures et rénovations de boutiques. 105 millions d’euros ont été investis, notamment pour un nouveau magasin en Chine cette année, et un navire amiral à Hong Kong en 2018. Mais cette rentrée va être marquée par le démarrage d’un autre canal de distribution. Le sellier lance en octobre son site de e-commerce aux Etats-Unis, son premier marché. Précurseur en 2001 sur la toile, Hermès a ensuite pris du retard. « Nous avons fait des tests cet été au Canada, tout s’est bien passé, a souligné Axel Dumas. Ce nouveau site fonctionne beaucoup mieux sur le téléphone mobile ». Plus simple, plus rapide, avec une offre enrichie, il sera disponible en Europe en 2018, avant l’Asie.

http://fr.stores.hermes.com/Asie/Chine/Shanghai/Hermes-Shanghai-Maison

L’expérience en boutique, nouveau Graal des marques

Le salon thé-restaurant Twinings ouvert librairie WH Smith accueillera auteurs rencontres public.

Les thés Twinings et la librairie WH Smith d’un coté, Johnny Walker et Whisky Shop de l’autre : comment les britanniques font maison commune à Paris pour mieux accueillir leurs clients.

L’union fait la force. Le co branding aussi. Pratique courante dans l’habillement, l’association de deux marques, ou le plus souvent d’une enseigne et d’un créateur, permet de rafraîchir l’image et de rajeunir la clientèle. H&M le prouve : ses collaborations avec des signatures du style ont fait beaucoup pour la crédibilité mode du géant suédois, désireux de sortir du cadre étroit du low cost. Mais le cobranding sert aussi à améliorer « l’expérience » en boutique, ce nouveau Graal du commerce.

Depuis la généralisation de la vente en ligne, marques et enseignes cherchent à valoriser autrement leurs réseaux « brick & mortar ». Travailler ce côté « expérienciel » consiste à élargir le rôle du magasin physique, en faire un terrain d’expériences agréables, amusantes, voire uniques. Les marques espèrent ainsi mieux fidéliser des consommateurs volages. Et celles qui n’ont pas pignon sur rue y gagnent un contact direct avec ces derniers sans le filtre de la (grande) distribution.

Pour s’adresser différemment à leur clientèle, deux piliers de l’art de vivre britannique, la marque de thés Twinings et le whisky Johnny Walker, se sont associés à un partenaire. La première ouvre un salon de thé dans la librairie parisienne de WH Smith tandis que le numéro un mondial du whisky (groupe Diageo) a installé un « salon » de dégustation au Whisky Shop de la place de la Madeleine.

Jouer la complémentarité

Pour le consultant Philippe Jugé, spécialiste des spiritueux et conseil de Whisky Shop, ces opérations de cobranding nécessitent que les marques « aient des valeurs communes, faute de quoi il y a danger de détérioration de l’une par l’autre ». Risque écarté dans les deux cas. La première marque mondiale de whisky a commencé à déployer ses salons de dégustation, Johnny Walker Houses, dans les aéroports asiatiques (Chine, Inde, Singapour…). En Europe, le premier a ouvert à celui de Schipol aux Pays-Bas. A Paris, pour le dixième du genre, la marque fait une incursion hors duty free en élisant domicile dans la première implantation française de Whisky Shop, place de la Madeleine. Cette enseigne britannique, entièrement dédiée aux blends, pure et single malts, compte déjà 22 boutiques outre-Manche. De son côté, Twinings cherche à valoriser ses nouvelles sélections de thés premium, Origin et Discovery. Un compagnonnage que suffirait à justifier « le long héritage historique commun aux deux maisons dont la création remonte au XVIIIe siècle », explique Céline Dersoir, directrice de la célèbre librairie anglaise présente à Paris depuis 1903.

Faire de la boutique un média

Chez Smith, l’arrivée d’un nouveau salon de thé Twinings (l’enseigne avait le sien jusque dans les années 1990), correspond à la volonté de la librairie d’utiliser le lieu pour créer des évènements et apporter du contenu sous une autre forme que les livres et les magazines papier dont les ventes baissent fortement. « Lectures à voix haute, rencontres avec les auteurs autour d’un brunch ou conférences scientifiques, l’éventail est large. On peut aussi juste venir lire son livre devant la cheminée », indique Céline Dersoir, qui ne manque pas d’idées d’animations. Elle prévoit aussi des cours d’anglais pour adultes, chaque lundi soir.

Mieux que ne le ferait un caviste classique, Whisky Shop donne une visibilité maximale à la marque Johnny Walker. « On est dans la logique qui a poussé les maisons de luxe et parfumeurs à louer des vitrines entières et à ouvrir des corners dans les grands magasins », observe Philippe Jugé.

Cibler la clientèle internationale

Ces ouvertures de lieux localisés au centre de Paris tiennent aussi au rôle éminent de la capitale française dans le tourisme mondial. « Le quartier de la Madeleine a l’avantage d’être au coeur du Paris épicurien, tout en étant très proche des maisons de luxe du faubourg Saint-Honoré ou de l’avenue Montaigne, passage obligé des touristes », relève ainsi John Beard, cofondateur de Whisky Shop, manifestement pas trop inquiet de la chute de la présence étrangère depuis les attentats.

@vleboucq   – www.lesechos.fr
Le salon Johnny Walker House permet de découvrir toutes les facettes de la marque. - The Whisky Shop Paris

Le salon Johnny Walker House permet de découvrir toutes les facettes de la marque. – The Whisky Shop Paris

La première marque mondiale de Whisky ouvre son premier salon de dégustation hors duty free, place de la Madeleine, au coeur de Paris. - The Whisky Shop Paris

Le propriètaire du Bristol achète the Lanesborough palace

En ajoutant The Lanesborough à sa sélection d’hôtels de luxe, Oetker Collection donne au Bristol son «complément naturel» à Londres.

Oetker Collection, qui comprend Le Bristol à Paris, ajoute The Lanesborough à Londres, à sa sélection d’hôtels de luxe. Situé sur Hide Park Corner, cet hôtel, construit en 1991 à l’emplacement d’un ancien hôpital, était fermé depuis 18 mois pour une rénovation complète. Oetker assurera le management de ses 93 chambres (dont 43 suites), à sa réouverture au printemps 2015.

«Notre arrivée à Londres est une étape importante dans le développement de la collection, Londres étant une destination stratégique par son dynamisme et sa visibilité dans le monde entier, déclare Alain Brière, vice-président marketing et communication d’Oetker Collection. Elle traduit l’accélération de notre stratégie d’expansion. Nous nous appuierons sur l’expérience et le succès du Bristol à Paris pour faire du Lanesborough son complément naturel à Londres pour nos clients».

Neuf hôtels

Oetker Collection appartient au groupe allemand Oetker, présent également dans la poudre de pâtisserie, la logistique ou encore la bière. Elle comporte désormais 9 hôtels, dont 4 en propriété (Le Bristol à Paris, l’Hôtel du Cap-Eden-Roc à la pointe du Cap d’Antibes, Château Saint-Martin en Provence, et Brenners Park-Hotel à Baden-Baden en Allemagne).

En avril dernier, Oetker Collection avait repris la gestion de l’Eden Rock à Saint-Barthélemy. En 2013, elle avait ajouté à sa collection, L’Apogée Courchevel en décembre, et Fregate Island Private aux Seychelles en juillet.

www.lanesborough.com

Hermes holds first sale in China as frugality drive bites

http://www.wantchinatimes.com

A Hermes outlet at Beijing Capital International Airport.

Fashion house Hermes broke its in-house rule on Tuesday when it held a discount sale for the first time in China. Other luxury brands may follow their lead as the government’s anti-corruption frugality campaign has dealt a heft blow to their sales, leaving them with excess inventory, reports our Chinese-language sister paper Want Daily.

The rule of no sales and of not selling at shopping malls went out the window when Hermes held a sale at the Hyatt Regency Hangzhou in eastern China to clear unsold stock accumulated over the past two to three years. Most of the items available were men and women’s clothes and shoes, which carried discounts of 20%-50%.

Other brands including Ferragamo, Boss and Armani look set to follow suit with discount sales near their own outlets at department stores in mid-May, including last year’s collections.

A senior executive at a department store in Hangzhou said luxury brands have been struggling this year as plunging sales have pushed up their inventory. The brands would rather lose face than lose their business, the executive said.

Burberry Group dépasse le milliard de pounds de chiffre d’affaires

Madison Avenue à New York

Ajouté le 14/11/2013 Par Shirley Pellicer

Dans ses comptes semestriels publiés aujourd’hui, Burberry Group rapporte une augmentation de son chiffre d’affaires de 17% entre avril et septembre 2013. Pour la première fois de son histoire, la société britannique dépasse le milliard de pounds de chiffre d’affaires : 1 031 millions cette année, contre 888 millions en 2012. En commantant les résultats du groupe, Angela Ahrendts s’est dite aussi très confiante pour l’avenir de la beauté.

De nombreuses actions judicieuses déployées par la marque auront contribué à ce succès, notamment une stratégie digitale innovante et des partenariats technologiques pertinents, avec Google pour Burberry Kisses, Apple et l’iPhone 5 pour le défilé Printemps/Eté 2014, sans oublier l’opération Burberry Beauty Booth sur Twitter. Burberry a su s’adapter aux changements rapides du marché, en fermant huit boutiques dans le monde, pour en ouvrir quatorze nouvelles sur des marchés plus porteurs en Chine, Inde, Brésil, Mexique et au Moyen-Orient. Depuis la fin de sa licence Beauté, la marque a lancé avec succès le nouveau parfum pour homme Brit Rythm, rassurant ainsi sur les capacités du groupe à gérer cette activité.
Angela Ahrendts, Chief Executive Officer, a déclaré à la presse :

Nous sommes fiers de pouvoir annoncer que pour la première fois de son histoire, Burberry vient de dépasser le milliard de pounds de chiffre d’affaires, démontrant ainsi plus que jamais la force et les performances exceptionnelles de la marque. Face à un environnement macro économique toujours incertain, nous restons concentrés sur nos stratégies retail, digitale et marketing pour ce troisième et très décisif trimestre à venir. L’équipe de direction continue d’assurer le développement de notre chiffre d’affaires, tout en protégeant l’intégrité de la marque. Des investissements sélectifs et des infrastructures efficaces continueront à assurer la rentabilité de notre éventail de marques, et plus particulièrement celle au long terme de notre cinquième division : la beauté. »

Vous en avez peut-être déjà entendu parler sur d’autres sites et blogs, mais impossible pour nous de faire l’impasse sur le nouveau magasin de l’enseigne Burberry installé au 121 Regent Street à Londres. Et pour cause, ce dernier affiche pour ambition de permettre aux clients de vivre en magasin exactement la même chose que ce qu’ils vivent sur le site internet. Mais la question subsiste: magasin connecté ou magasin digitalisé ?

http://fr.burberry.com/

Barbara Bui : CA 2013 + 5% à 33,2 M EUR

29/01/2014

source zone bourse

Progression de 8% du chiffre d’affaires au 4ème trimestre 2013
Très bonne dynamique de la zone US

En M€                         2013      2012       Var. (%)
Chiffre d’affaires          33,2       31,8           +5%

Total consolidé dont :
– Activité Boutiques (Retail) 13,9 14,0 –
– Activité Diffusion (Wholesale) 19,3 17,8 +8 %
Un 4ème trimestre en croissance sur les 2 réseaux. Le Groupe Barbara Bui enregistre au 4ème trimestre 2013 un chiffre d’affaires de 7,6 M€, soit une progression de 8% par rapport à la même période de l’exercice précédent.

Le réseau Retail (Boutiques) réalise sur le dernier trimestre 2013, un chiffre d’affaires de 3,8 M€, en croissance de 8%.
Sur l’ensemble de l’année 2013, l’activité est stable à 13,9 M€ grâce aux boutiques américaines qui affichent d’excellentes performances avec une activité en croissance de 50% (+8% à périmètre constant). Au second semestre, la progression des points de ventes américains (+42% à périmètre constant) a permis de compenser, au niveau du Groupe, un 1er trimestre difficile dû à un environnement défavorable tant sur le plan économique que climatique.
Les ventes du 4ème trimestre 2013 du réseau Wholesale (Diffusion) en progression de 8% atteignent 3,9 M€, bénéficiant, notamment, des premières facturations de la collection Printemps/Eté 2014, soit 2,7 M€ de ventes facturées sur cette période contre 2,5 M€ en 2012.
L’activité Wholesale affiche une croissance régulière de collections en collections avec un chiffre d’affaires annuel de 19,3 M€, en hausse de 8%. Conformément aux tendances des carnets de commandes annoncés, la saison Printemps/Eté 2013 termine en croissance de 5% et la saison Automne/Hiver 2013 progresse de 10%. Le renforcement de la présence du Groupe aux Etats Unis a également dynamisé l’activité Wholesale sur cette zone où le chiffre d’affaires a doublé au cours de l’exercice.
Sur l’ensemble de l’exercice 2013, le Groupe Barbara Bui enregistre un chiffre d’affaires de 33,2 M€, en croissance de 5% par rapport à 2012.

Perspectives. Pour l’exercice 2014, le carnet de commandes Wholesale Printemps/Eté 2014 affiche une progression de 8% par rapport au Printemps/Eté 2013.

Les bonnes performances enregistrées à la fois en Retail et en Wholesale sur la zone américaine constituent un indicateur important pour l’année 2014 et permettent au Groupe Barbara Bui de rester confiant sur la poursuite du développement.

Enfin, l’activité de la boutique en ligne www.barbarabui.com, lancée début 2012, affiche une dynamique très intéressante même si le volume d’affaires reste encore peu significatif à l’échelle du Groupe.

Prochains évènements de communication financière

Résultats annuels 2013 : le 26 mars 2014 avant Bourse

MAISON DE LUXE, BARBARA BUI S’IMPOSE PAR UN STYLE PUR ET INCISIF POUR UNE FEMME A L’ELEGANCE CONTEMPORAINE ET RAFFINEE.

LES LIGNES DE VETEMENTS ET ACCESSOIRES BARBARA BUI ONT UN POSITIONNEMENT UNIQUE DANS L’UNIVERS DU LUXE.

LES COLLECTIONS SONT DIFFUSEES DANS LES BOUTIQUES BARBARA BUI IMPLANTEES A PARIS, MILAN, NEW YORK, LOS ANGELES, MOSCOU, ET BEYROUTH ET VIA UN RESEAU DE POINTS DE VENTE MULTIMARQUES SELECTIFS EN FRANCE ET A L’ETRANGER.

Les titres BARBARA BUI sont cotés sur le compartiment C de NYSE EURONEXT – ISIN : FR0000062788 – Reuters : BBUI.PA – BLOOMBERG : BRBB NM

BARBARA BUI
WILLIAM HALIMI – Président-Directeur Général
JEAN-MICHEL LAGARDE -Directeur Général Adjoint
ACTUS FINANCE – CORINNE PUISSANT – Analystes/investisseurs

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York

La marque Montblanc vient d’inaugurer sur Madison Avenue à New York (Etats-Unis) une toute nouvelle boutique de 300m2. A cette occasion, le nouveau patron Jérôme Lambert est apparu lors d’une grande soirée aux côtés de Jan-Patrick Schmitz, PDG de Montblanc Amérique du Nord.

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
« Montblanc est présent à New York depuis 2003 » a souligné Jan-Patrick Schmitz, grand initiateur de ce projet de nouvelle boutique new-yorkaise, désormais ouverte au public après une longue période de construction et d’aménagement. Peu de gens s’attendaient à voir Montblanc ouvrir une nouvelle enseigne de 300 m² à quelques encablures de la précédente. Encore moins à croiser Jérôme Lambert lors de la cérémonie d’inauguration qui a attiré le « Tout-New York ».

Cette nouvelle adresse, décorée de chandeliers en cristal Swarovski, dispose d’une vitrine dévolue aux  montres, possède un salon privé pour VIP et consacre un mur entier aux instruments d’écriture qui ont fait la renommée de Montblanc.

Cette boutique, qui compte la plus grande collection d’instruments d’écriture Montblanc en édition limitée sur le continent nord-américain, rend hommage à l’esprit pionnier de la marque qui s’exprime depuis plus d’un siècle. Outre la ligne Heritage, cette nouvelle adresse abrite la collection « Signature for Good », dont les recettes sont reversées à l’Unicef. Une gamme lancée lors de la cérémonie des oscars 2013 et qui sera disponible jusqu’en mars 2014.

Jérôme Lambert a réaffirmé cet engagement pour les instruments d’écriture, expliquant qu’il souhaitait continuer à les mettre en valeur tout en déployant davantage d’efforts pour offrir aux montres Montblanc la place qui leur revient sur le marché. « Tout le monde aime écrire avec un stylo Montblanc, déclarait Jérôme Lambert, rencontré lors de l’événement. C’est un luxe incomparable. Notre objectif est de continuer à offrir ce sentiment d’exclusivité pour nos instruments d’écriture tout en valorisant le luxe et la précision des garde-temps Montblanc. »

Nombreux sont les inconditionnels de la marque à avoir été surpris par la nomination de Jérôme Lambert comme PDG de la maison étant donné son parcours fortement ancré dans l’horlogerie. Jérôme Lambert a effectivement été à la tête de Jaeger-LeCoultre pendant plus d’une décennie, après avoir dirigé A. Lange & Söhne durant quelques années. Il a récemment quitté la Suisse pour s’installer à Hambourg (Allemagne), siège de la marque, afin de mieux suivre les activités de Montblanc en matière de maroquinerie, d’instruments d’écriture et d’horlogerie.

« Notre catalogue de montres doit innover autant que nos instruments d’écriture, affirme Jérôme Lambert. Il est temps pour nous de nous inspirer de ce qui est réalisé dans notre manufacture de Haute Horlogerie à Villeret. Nous devons transposer cette inventivité et ce savoir-faire artisanal à notre manufacture principale afin de proposer un design plus innovant pour l’ensemble de nos gammes. C’est le défi que je me suis lancé. Notre Maison est riche d’un patrimoine extraordinaire et foisonne de produits incroyables. La prochaine étape est de fusionner ces savoir-faire de manière plus harmonieuse. »


Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
À l’occasion de cette inauguration, la marque a dévoilé la toute nouvelle ExoTourbillon Rattrapante. Si la montre en question, issue de la collection Villeret 1858, a été présentée lors du salon de Hong Kong Watches & Wonders en septembre, elle ne devrait pas être commercialisée avant l’été 2014… Fabriquée entièrement à la main dans les ateliers de Villeret, cette pièce est munie d’un chronographe à rattrapante, d’un second fuseau horaire avec indicateur jour/nuit et d’un cadran régulateur avec effet 3D. Le balancier, placé en périphérie de la cage tournante du tourbillon, se veut « à la fois dynamique et esthétique ». Le calibre de manufacture 16.61 constitué de 411 composants offre 55 heures de réserve de marche. Avec son cadran en or et émail grand feu, cette montre sera éditée à seulement 18 exemplaires.

Pour Jérôme Lambert, ce garde-temps doit servir de modèle à l’ensemble des garde-temps Montblanc. « Nous voulons satisfaire les plus exigeants. Nous devons être capables d’assouvir la curiosité de nos clients et ce défi m’exalte. Le plus important est que nous soyons guidés par notre passion pour la Haute Horlogerie et par la volonté de la partager. »

 www.montblanc.com

Vendredi 15 Novembre 2013

Luxe à la russe : pourquoi les Russes sont-ils prêts à payer cher?

Rusina Shikhatova publié Mercredi 27 novembre 2013

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Un achat sur quatre de produits de luxe dans le monde est effectué par un citoyen de la Fédération de Russie, indique l’enquête Digital IQ index Russia. Les Russes ont dépensé, en 2012, 8,6 milliards de dollars en objets de luxe. Les chiffres de la société Global Blue, qui assure le service Tax Free, indiquent enfin que la Russie occupe la deuxième place mondiale, après la Chine, en termes de valeur des achats réalisés par ses citoyens à l’étranger.

Luxe à la russe : pourquoi les Russes sont-ils prêts à payer cher?

Les Russes sont des habitués des magasins des Champs-Élysées et de la Via Monte Napoleone : à ce titre, toute boutique européenne digne de ce nom possède, dans son équipe, un vendeur russophone. Et les magasins de la ruelle Stolechnikov à Moscou ne sont pas désertés pour autant : le cabinet américain de consulting Bain&Co estime le volume du marché du luxe en Russie entre 5 et 7 milliards d’euros, ajoutant qu’il continue de croître de façon stable de 12 à 13 % par an. Tout en sachant, comme le souligne Jamil Khaled, directeur général de la société JamilCo, un des leaders de la distribution des marques haut de gamme en Russie, que les produits de luxe coûtent dans les boutiques moscovites minimum 20 à 30 % plus cher qu’à Londres, et 35 à 40 % plus cher qu’à Paris. En effet, les distributeurs, pour couvrir des taxes douanières de 15 % et la TVA à 18 %, établissent des marges de 200 à 300 % sur le prix d’achat. Mais les consommateurs russes ne semblent pas s’en effrayer.

Connaître son prix

À en croire Daria Yadernaya, directrice exécutive du cabinet de consulting Esper Group, les acteurs de l’industrie du luxe qui arrivent tout juste sur le marché russe craignent tout sauf un déficit des ventes. « Les problèmes rencontrés par une nouvelle marque peuvent être liés aux questions de douane ou à la recherche d’un emplacement commercial très fréquenté – surtout à Moscou, où beaucoup de lieux stratégiques importants sont déjà occupés et attribués », précise-t-elle. C’est aussi l’opinion d’Alexandre Chetchikov, du cabinet Luxor Management : « En Russie, assure-t-il, vous pouvez vendre absolument tout ce que vous voulez. » Mais qui est-il donc, ce consommateur de la Fédération de Russie prêt à tout engloutir ?

Luxor Management estime que 0,3 à 0,5 % des citoyens de Russie achètent régulièrement des produits de luxe, avec des consommateurs âgés en moyenne de 35 ans et plus. Il s’agit pour la plupart de gros entrepreneurs, de top managers et de responsables politiques. Ils sont, en outre, fidèles à leurs marques favorites – Chanel, Dior, Gucci et Louis Vuitton, – les mêmes depuis déjà plus de 20 ans. Pour ces clients, l’excellence du service est plus importante que le prix.

Ruelle Stolechnikov à Moscou

Ruelle Stolechnikov à Moscou

Toutefois, on voit surgir dernièrement de nouvelles catégories d’acheteurs. « Pour les gens de 20 à 33 ans, et à la différence de leurs aînés, acheter des objets de luxe n’est pas une fin en soi – pour eux, le luxe, ce sont des sensations hors du commun, des émotions, des aventures », souligne Julia Bevzenko, directrice générale de la société All About Luxe.
Les nouveaux consommateurs de marchandises de luxe peuvent tout aussi bien être des représentants des milieux créatifs et intellectuels que des employés de la sphère des services. Daria Yadernaya a ainsi baptisé « New Luxury » cette génération de consommateurs regardants, sensibles aux prix et qui n’hésitent pas à tester la nouveauté. Leur préférence, en règle générale, va à des marques jeunes, telles Stella McCartney ou Maison Martin Margiella – et ils réalisent souvent leurs achats sur Internet.

La troisième catégorie des consommateurs de luxe pourrait être qualifiée d’« hédoniste » : ce sont des gens qui n’ont pas de marques préférées. Ils aiment simplement faire les magasins, et peuvent allier des marques chères à des produits plus accessibles, leurs marques fétiches – Zara et H&M – ne relevant pas de la classe luxe.

Marques et tendances

Pour les marques haut de gamme présentes en Russie, le principal défi est de faire en sorte que les clients achètent leurs produits sur le territoire plutôt que d’aller faire leur shopping, pour des prix plus avantageux, à Londres ou Paris. Pour atteindre cet objectif, de nombreux fabricants jouent sur l’attrait des Russes pour les produits uniques, et créent spécialement pour eux des collections limitées.

« Près de 40 % de toutes les éditions limitées d’objets de luxe sont vendues en Russie », note Alexandre Chetchikov. Il semble ainsi que plus le lot est mince, plus la demande est élevée – qu’il s’agisse du dernier iPhone ou du sac en python Birkin. Et sur le marché de la Fédération a fortiori, l’achat de marchandises rares est perçu comme une réalisation personnelle. Même les programmes de fidélisation, présents dans presque toutes les chaînes commerciales, jouent de plus en plus sur le sentiment que les marchandises que le client aimerait acquérir sont inaccessibles. « Imaginez que vous recevez une invitation pour une vente privée d’une collection limitée, explique Daria Yadernaya. Vous avez immédiatement envie d’aller voir ce qu’il en est – et, sur place, les vendeurs font tout ce qu’il faut pour que vous ayez envie d’acheter. »
Près de 40 % de toutes les éditions limitées d’objets de luxe sont vendues en Russie

Attirer les nouveaux acheteurs peut aussi passer par une « accoutumance » progressive à la marque, et ce, idéalement, dès le plus jeune âge. Prada et d’autres maisons de couture lancent des collections enfants non seulement pour faire plaisir aux parents, mais aussi en espérant ainsi éduquer « leur » client. C’est dans cette même optique que Louis Vuitton fabrique des porte-clés, des porte-cartes de visite et d’autres petits objets : « En expérimentant un objet au coût accessible et en se persuadant de sa qualité, le consommateur se tournera ensuite vers quelque chose de plus cher », affirme Julia Bevzenko.

De nombreux propriétaires de magasins de luxe à Moscou transforment également leurs boutiques en espaces ludiques de discussion, où les clients peuvent boire un café, bavarder avec un vendeur et apprendre les dernières nouvelles de la marque sur l’écran de leur iPad. « Acheter des objets de luxe a cessé il y a longtemps, pour les Russes, d’être une sortie occasionnelle, confirme Daria Yadernaya. On peut considérer que le shopping est devenu, plutôt, une manière intéressante de passer le temps. »
Les clients russes succombent volontiers lorsque les marques les gratifient de petites attentions – surtout ceux dont le temps est précieux.

« Souvent, les gens n’ont pas le temps d’aller s’acheter un tailleur à Londres, même s’il y coûte moins cher. Pour une ou deux marchandises, ils restent faire leurs achats à Moscou », précise Alexandre Chetchikov. Autre argument de taille pour acheter chez soi : les cartes de fidélité. De nombreuses boutiques moscovites de luxe proposent ce genre de cartes qui ouvrent des réductions souvent très importantes, de 25 à 50 % – chose qui serait parfaitement inimaginable en Europe. C’est ça, l’âme large à la russe : quitte à acheter – c’est du luxe, quitte à solder – c’est au double.

Le luxe des régions

En mai 2013, la direction de Chanel a décidé la fermeture de la première boutique régionale de la marque, à Ekaterinbourg, au bout de quatre ans d’existence.
« L’ouverture dans les régions russes d’un magasin mono-marque est avant tout une question de prestige que de bénéfice réel », déplore Daria Yadernaya. Toutefois, le potentiel du marché de l’Oural et de certaines autres régions est plus important que, par exemple, à Saint-Pétersbourg. Esper Group estime ainsi que les acheteurs réguliers de luxe dans la capitale du Nord ne dépassent pas les cinq cents personnes, et que la proximité de la Finlande et les conditions avantageuses de délivrance des visas incitent les consommateurs potentiels du luxe à acheter à l’étranger. Les habitants de l’Oural et d’Extrême-Orient, en revanche, partiront bien plus volontiers à la « chasse au luxe » à Ekaterinbourg qu’à Moscou – et Louis Vuitton n’a d’ailleurs nullement l’intention de fermer sa boutique de la capitale ouralienne.


Mais que fait cette énorme valise Louis Vuitton sur la place Rouge ?

Le même Louis Vuitton a par ailleurs ouvert, en août 2013, une nouvelle boutique à Sotchi et d’autres marques envisagent également une ouverture dans la future capitale olympique comme un placement prometteur. Par ailleurs, Esper Group souligne que les ventes augmentent aussi de façon stable à Kazan et Krasnodar.

Les positions des acteurs principaux

Le marché des produits de luxe est apparu en Russie dans les années 1990. Et c’est à cette période que sont nés dans le pays les trois groupes de distribution qui se sont, en pratique, partagé le marché entre eux : Bosco di Ciliegi (1991), JamilCo (1993) et Mercury (1994). Depuis, leur position dominante sur le marché n’a quasiment pas bougé ; toutefois, souligne Julia Bevzenko, les nouvelles marques n’ont plus peur de venir en Russie de façon indépendante, vu que le marché et la demande y sont aujourd’hui relativement stables.

La contrefaçon

Sur la contrefaçon, les experts sont partagés. Selon Esper Group, la contrefaçon et l’import « gris » représentent jusqu’à un tiers du marché global du luxe en Russie. Néanmoins, pour Daria Yadernaya par exemple, la contrefaçon ne nuit en rien à la réputation des marques, vu que les consommateurs de copies et ceux de productions authentiques ne se croisent pas. Julia Bevzenko n’est pas d’accord avec cette opinion : « En Russie, souligne-t-elle, à la différence d’autres pays, la contrefaçon ne se cache pas. Et un faux Prada vendu dans un passage souterrain de la place Pouchkine risque d’altérer l’image que les gens ont de la marque et d’influer négativement sur leur envie de se tourner vers elle. » Pourtant, les sociétés elles-mêmes ne cherchent pas à lutter contre la production contrefaite, vu que, assure Alexandre Chetchikov, même l’achat d’un faux peut accoutumer l’acheteur et finir par l’attirer vers la marque authentique.

Le marché des vêtements en Russie

Luxe : 16 %
Premium : 7-8 %
Moyenne gamme : 41 %
(Esper Group)

Croissance du marché, pour 2011 :
Luxe : +11,1 %
Moyenne gamme : +8,45 %
(Bain&Co)

Guerlain en son palais au 68, avenue des Champs-Elysées


Par Marion Vignal, publié le 27/11/2013
Le temple historique du parfumeur vient à nouveau de se métamorphoser sous l’impulsion de Peter Marino. visite exclusive dans le lieu mythique du 68 Champs-Elysées,

Depuis 1914, on vient au 68, avenue des Champs-Elysées acheter son parfum culte ou seulement respirer l’odeur sensuelle mais discrète de l’élégance parisienne
Yannick Labrousse pour L’Express Styles
En ces temps d’incertitude et de changement permanent, il demeure sur les Champs-Elysées quelques repères. La boutique Guerlain fait encore partie de ceux-là. Depuis 1914, on vient ici acheter son parfum culte ou seulement respirer l’odeur sensuelle mais discrète de l’élégance parisienne. Et, un siècle plus tard, on peut toujours en repartir avec une fragrance inoxydable telle que l’Heure bleue (créée en 1912) ou Shalimar (1925). Après Maxime d’Angeac et Andrée Putman, qui avaient dépoussiéré l’adresse en 2005, c’est Peter Marino, architecte officiel des boutiques du groupe LVMH (Dior, Vuitton…), qui a été choisi pour écrire un nouveau chapitre de la saga.

L’homme, reconnaissable entre mille avec son look de motard en cuir, par ailleurs collectionneur et esthète inclassable (il vient de produire, chez lui à New York, l’opéra Orphée et Eurydice pour célébrer ses 30 ans de mariage), a opté non pour la rupture, mais pour la continuité. « J’ai voulu créer une conversation entre l’ancien et le contemporain, explique-t-il, en proposant une variation sur le thème du marbre dans le marbre. » Pour mieux comprendre, ouvrons la porte de ce nouveau temple de la beauté.

Guerlain veut devenir « la première marque de parfums à Paris »

Un restaurant au sein même de la boutique
Au rez-de-chaussée, on pénètre d’abord dans un long couloir de marbre blanc (l’ex-club de salsa le Montecristo, annexé depuis deux ans en pop-up store par la marque), accueilli par une nuée d’abeilles dorées suspendues à 7 mètres au-dessus du sol. Le PDG de Guerlain, Laurent Boillot, a baptisé ce nouvel espace l' »avenue », « un lieu, dit-il, moins intimidant que la boutique historique, où les gens peuvent circuler plus librement ». Peter Marino, lui, préfère évoquer l’idée d’une « rivière qui vous transporte et vous fait rêver ». Celle-ci est rythmée par les flacons de parfum, puis par les collections de maquillage et les lignes de soins, notamment celles autour de l’Orchidée impériale, avant de se jeter dans un escalier qui descend tout droit jusqu’au restaurant. La grande nouveauté de l’endroit.

>>> A LIRE: Comment devient-on responsable d’atelier de fabrication parfums chez Guerlain?

D’ici peu, on viendra chez Guerlain non plus seulement assouvir une envie compulsive de poudre de soleil ou de rouge à lèvres, mais pour des pâtisseries et même des plats, spécialement conçus par Guy Martin (chef et propriétaire du Grand Véfour) en connexion avec l’univers du parfumeur. Peter Marino a passé commande à l’artiste Peter Dayton, connu pour ses collages de fleurs, de photos d’ingrédients issus de la fameuse  » guerlinade  » (les matières phares de la maison qui composent la plupart des fragrances). Celles-ci seront utilisées comme plateau pour les tables. Aux murs, Marino a fait fabriquer des tapisseries inspirées de celles que le décorateur Christian Bérard avait créées en 1939 pour ce qui, au deuxième étage du bâtiment, fut le premier institut de beauté du monde.

Un spa sur-mesure
Pour cet endroit exceptionnel, la famille Guerlain avait fait appel aux meilleurs artistes du moment: Jean-Michel Frank, figure de l’Art déco, compose à la fin des années 1930 l’architecture intérieure avec des panneaux de marbre blanc somptueux. Christian Bérard invente un décor de théâtre pour l’entrée des cabines de soins. Alberto Giacometti sculpte des appliques en plâtre recouvertes de fleurs. Celles-ci avaient été passées à la feuille d’or ces dernières années. Les voici rétablies dans leur état d’origine, d’une blancheur immaculée. Le décor de Frank n’a pas pris une ride. « Simple, épuré, son style dépasse toutes les modes », salue Marino. Il semble en effet plus moderne que jamais en regard avec les murs de marbre blanc du nouvel espace de vente, quelques étages plus bas.

Pour conserver la noblesse des matériaux (dans les parfums comme dans l’architecture), le New-Yorkais a doté chaque cabine d’un mur d’onyx, ultraluxueux. Comme ses soins. La marque n’innove pas seulement en façade, elle a entièrement revu son spa et formé ses experts selon un principe: établir un diagnostic de la cliente à son arrivée et lui proposer un soin qui corresponde le plus précisément possible à ses besoins ou à ses envies. Du pur sur-mesure, dans la lignée des parfums qui peuvent également être créés à la demande par Thierry Wasser.

Guerlain et le chef Guy Martin ouvrent leur restaurant, le 68

A l’entresol, ambiance disco et murs noirs glossy
Au rez-de-chaussée, la boutique, dite historique, reste la gardienne du temple des parfums cultes de la maison. Ses murs veinés de marbre noir et rouge foncé ont comme pris une nouvelle jeunesse sous l’impulsion de la pierre blanche voisine. D’autant que Peter Marino a tenu expressément à dénuder les comptoirs d’origine, taillés dans la masse, qui avait été camouflés pour plus de fonctionnalité peut-être ou par standardisation tout simplement. Il a aussi tenu à faire restaurer les cache- radiateurs en chêne de cette pièce classée. Sur le grand miroir un bas-relief représente l' »astre », nouvel emblème de la maison. Le tout se reflète dans le « ciel d’eau  » en métal poli qui recouvre le plafond, renforçant un peu plus la théâtralité de la pièce.

Et ce n’est pas tout. La visite se poursuit par l’escalier d’époque qui conduit à l’entresol. A la place du fantastique ruban d’or qu’avait conçu l’architecte Maxime d’Angeac en 2005, Peter Marino a créé une ambiance disco, murs noirs glossy et lumières blanches en transparence. « Ma touche d’exotisme, évoquant les voyages de Guerlain en Inde ou en Orient », précise l’Américain. Inspiré par le dessin du mandala, Marino a imaginé une oeuvre hypnotique réalisée à partir de bouchons du fameux flacon aux Abeilles, symbole majeur de la maison (celui qui a été créé pour l’Eau impériale, formulée en 1853 et destinée à l’impératrice Eugénie), qui fête ses 160 ans cette année.

En écho également à cette icône, l’artisan spécialiste de la marqueterie de paille Lison de Caunes a fabriqué des paravents reprenant le dessin du feston présent sur les flacons. Son travail minutieux dialogue avec le sol en marqueterie, autre clin d’oeil à Jean-Michel Frank. En tout, une vingtaine d’artistes ou d’artisans de haut vol ont participé à ce chantier de 1650 mètres carrés, en préparation depuis quatre ans.

Du thé et du miel, des gants et des carrés de soie en plus des parfums et soins
Pourquoi un tel remaniement seulement huit ans après sa dernière métamorphose? « En 2000, Guerlain, qui venait d’entrer dans le giron de LVMH après des décennies de gestion familiale, connaissait quelques difficultés, explique Laurent Boillot. Nous avons alors décidé de nous concentrer sur les racines de la marque et de valoriser cette adresse, vaisseau amiral de Guerlain depuis près de cent ans. La crise, en 2009, a été le moment de se reposer la question de son identité. Cet agrandissement reflète aussi un changement d’échelle pour l’entreprise. Nous ambitionnons de faire du 68 Champs-Elysées la plus belle boutique de parfumerie et de cosmétique au monde. Cet endroit, c’est un peu l’Opéra Garnier et l’Opéra Bastille réunis, avec une scène à l’intérieur. »

Pour asseoir un peu plus la puissance de la marque, on trouvera désormais dans la boutique une ligne de thé, du miel, des éventails parfumés, des carrés de soie, des gants en référence à l’origine du métier de parfumeur et gantier (le parfum était d’abord utilisé pour atténuer les odeurs de tannerie)… Et les piliers actuels de Guerlain, dont la Petite Robe noire, aujourd’hui n° 2 du top 10 du marché français. Mais aussi la gamme de soins ultraluxe Orchidée impériale, première ligne en chiffre d’affaires de la marque. La Russie et le Moyen-Orient en sont des grands fans, quand les Etats-Unis restent une terre à conquérir… Guerlain n’a pas fini son voyage…

Guerlain, 01-41-27-32-16. Restaurant : le 68 Guy Martin, 01-45-62-54-10, service de 10 à 22 heures.

Le groupe Richemont souhaite finalement conserver Lancel

 
L’Expansion.com avec AFP – publié le 08/11/2013 

La rumeur de cession courait depuis plusieurs semaines. Mais le groupe suisse Richemont a décidé de conserver la célèbre marque Lancel. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi Gary Saage le directeur financier du groupe.

Le groupe suisse Richemont, le numéro deux mondial du luxe, entend conserver la marque de maroquinerie Lancel, au centre de rumeurs de marché ces dernières semaines, a indiqué vendredi son directeur financier.
« Cela a plus de sens de la conserver », a indiqué Gary Saage lors d’une conférence téléphonique à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre du groupe.
Les spéculations autour d’une cession de Lancel se sont multipliées récemment. En mai, Johann Rupert, le fils du fondateur et président du conseil d’administration, avait fait savoir qu’il n’excluait pas de vendre les marques dont les performances s’étaient avérées décevantes.
Mais les rumeurs s’étaient amplifiées après le départ de Marty Wikstrom, qui pilotait la division de mode et accessoires. Elles se concentraient sur Lancel, considérée par les investisseurs comme la marque en première ligne pour une éventuelle cession.
« Richemont est pleinement engagé dans toutes ses marques »
Lors de la conférence téléphonique ce vendredi, Gary Saage a reconnu que Richemont avait annoncé à ses employés qu’il entendait étudier toutes les options possibles pour la marque, ce qui a également alimenté les rumeurs.
Fondée en 1876 à Paris par Angèle Lancel, Lancel est entrée dans le giron de Richemont en 1997. La marque est cependant considérée par les analystes comme un des « enfants à problème » au sein du groupe.
Sur les six premiers mois de l’exercice 2013/2014 décalé, achevé fin septembre, son bénéfice net a affiché une hausse de 10% à 1,18 milliard d’euros, a indiqué le groupe genevois dans un communiqué. Mais la déception est surtout venue de son résultat d’exploitation, qui est ressorti en baisse de 1% à 1,3 milliard d’euros, plombé par des effets négatifs de change.
Résultats décevants
Ses ventes ont en revanche progressé de 4% à 5,3 milliards d’euros, portées par une forte croissance en Europe, où le groupe a continué de bénéficier des achats touristiques, ainsi que dans la région Amériques, où ses recettes ont bondi de 17%.
Dans le détail de ses autres activités, le propriétaire de Cartier et de Van Cleef & Arpels a vu ses recettes progresser de 2% à 2,6 milliards dans ses maisons de joaillerie. La croissance a été plus soutenue dans son portefeuille de marques horlogères où ses ventes ont grimpé de 9% à 1,5 milliard, en particulier grâce à ses montres de haute horlogerie. La maison Montblanc, connue pour ses prestigieux stylos-plume, s’est cependant inscrite en recul de 3% à 358 millions d’euros.
Le groupe a également vu la performance de ses marques de mode Alfred Dunhill et Chloé se détériorer, a-t-il indiqué sans fournir d’indications chiffrées.
Pour le second semestre, le groupe s’est montré prudent face à « l’atonie de l’environnement économique ». Il a prévenu que les risques concernant les taux de changes devraient peser sur ses résultats.
En octobre, après la clôture des comptes, les ventes ont toutefois progressé de 6%, a précisé Richemont qui a mis en lumière des ventes exceptionnelles en haute joaillerie dans la région Asie Pacifique.

www.lancel.com/

Chaussures: LVMH prend le contrôle de la société du créateur britannique Nicholas Kirkwood

LVMH a trouvé chaussure à son pied. Le numéro un mondial du luxe a annoncé vendredi avoir pris une participation majoritaire dans la société du créateur britannique de chaussures haut de gamme pour femmes Nicholas Kirkwood. Agé de 33 ans, ce styliste a fondé sa propre marque de chaussures en 2004. Ses collections sont actuellement commercialisées dans environ 150 grands magasins dans le monde. Le garçon est évidemment doué : Nicholas Kirkwood a été primé deux fois « Accessoires Designer » de l’année aux British Fashion Awards qui récompensent les meilleurs designers britanniques.

LVMH ne dit pas encore comment il compte mutualiser les savoir-faire de cette pépite avec ses marques Vuitton ou Celine. « Nous voulons lui permettre de repousser encore davantage les frontières de la créativité, et de faire profiter la marque de l’expertise de LVMH », s’est contenté de déclarer Delphine Arnault, numéro deux de Louis Vuitton, qui s’est visiblement beaucoup impliquée dans cette acquisition.

Cette prise de contrôle intervient quelques mois seulement après que LVMH a annoncé son entrée au capital de la société du couturier français Maxime Simoëns, 28 ans, autre génie de la mode à la tête d’une autre pépite. Le principe est à chaque fois le même: repérer de très jeune talent qui ont déjà eu le temps de construire une marque qui fait déjà référence dans le petit milieu de la mode et la racheter afin qu’elle se développe dans le giron du groupe et surtout avant qu’un concurrent ne la repère et ne s’en empare.

Car depuis quelques mois, la course à ces start-up de la mode a pris une autre dimension. Alors que les occasions de racheter des grandes marques mondiales du luxe se font de plus en plus rares, les géants du luxe jettent leur dévolu sur de plus petites structures. Le combat est moins visible et moins coûteux qu’il y a quinze ans quand les deux groupes s’affrontaient pour rafler Gucci mais il n’en est pas moins stratégique.

www.nicholaskirkwood.com

Grands bouleversements au BHV

Stéphane Martinelli ©
The Nail Kitchen au BHV/Marais
L’enseigne parisienne culte du bricolage et de l’art de vivre s’offre un lifting ! Nouveau nom, nouveau logo et nouveaux rayons, le BHV/Marais espère séduire une nouvelle clientèle, celle des « urbains créatifs », amateurs de fait-maison et bons vivants.

« Le plus vaste et le meilleur marché du monde ». C’est ainsi que s’autoproclamait le Bazar de l’Hôtel-de-ville au XIXème siècle. L’enseigne culte parisienne opère aujourd’hui un virage notable, en changeant son nom historique de « BHV », et en inaugurant de nouveaux rayons dans son magasin du 4ème arrondissement de Paris. Un lifting pour se remettre dans la course des grands magasins parisiens.

Nouveau nom, nouveaux rayons, nouveau logo, pour viser une nouvelle cible : les « urbains créatifs, ouverts et simples, pointus et attentifs, précurseurs et trendy, […] ultra connectés, anticonformistes, prenant soin d’eux, épicuriens, curieux, adeptes du Do It Yourself, baignés de culture et en quête de sens », indique la communication du BHV/Marais.
Le BHV/Marais ©
Pas question de les confondre avec les « bobos », bien que la comparaison soit tentante. D’autant plus que le BHV a décidé de tourner le dos à la rue de Rivoli, sur laquelle il est situé, pour s’ouvrir davantage au Marais. Le magasin revendique ouvertement son appartenance au quartier « bobo » de Paris, haut lieu de la culture parisienne, en accolant son nom à son sigle, et en offrant à ses clients un plan du Marais dessiné par l’artiste britannique Jenni Sparks.

Réorientation vers la cuisine et le bricolage

Cette métamorphose en douceur est l’occasion pour l’enseigne de renforcer sa présence dans l’univers de la maison. Le BHV/Marais se tourne ainsi vers deux domaines, la cuisine et le bricolage, reflet de la tendance persistante pour le « fait-maison ». 500 m² dédiés aux arts de la table ont été inaugurés en avril 2013. Quant au cultissime espace bricolage, 4.300 m² au sous-sol du magasin, il « a été enrichi de l’offre peinture ».

Pour se rapprocher de l’offre des grands magasins parisiens, le BHV a également inauguré un espace dédié aux chaussures femme, et un autre à la beauté. Et, pour se différencier de ses concurrents, au contraire, il a ouvert un rayon librairie, destiné à devenir « la plus grande librairie du Marais, en y ajoutant les arts créatifs, la papeterie et l’offre multimédia ».

www.bhv.fr

How Chanel became N°1 luxury fashion brand in China

According to the World Luxury Index™ China, “Chanel has become the #1 most sought-after global luxury brand in China”, overtaking competitors such as Louis Vuitton and Gucci.

Chanel’s beauty products
This year’s report has also revealed that part of Chanel’s success is thanks to its huge stake in beauty segment, as 22.70% of Chinese consumer interest whithin luxury market is in beauty, compared to fashion which accounts 14.90%.
Chanel’s dedication to its beauty products most likely has helped the brand to get the first rank in the report, overtaking Louis Vuitton which is rather focused on fashion.

http://www.chanel.com/zh_CN/

Le plus grand magasin d’horlogerie au monde ouvre à Paris

Présenté comme « le plus grand magasin de montres de luxe au monde », Bucherer, un temple d’horlogerie haut de gamme s’étend sur 2200 m2 et ouvre le 15 avril à Paris.

Bucherer, un nouveau magasin d’horlogerie ouvre ses portes ce lundi 15 avril: il concurrencera Galeries Lafayette et Printemps, situés à deux pas, afin de capter les flux de touristes gourmands en produits de luxe, Chinois en tête.

Derrière ce mégastore se trouve le suisse Richemont, numéro deux mondial du luxe après LVMH et propriétaire de CartierPiagetJaeger-LeCoultreVacheron-Constantin, Van Cleef&Arpels et autre Baume&Mercier.

Richemont a racheté à la Société foncière lyonnaise les murs de l’ancien magasin Old England du boulevard des Capucines. Il a investi 70 millions d’euros (selon Business Montres) et a confié la gestion des lieux à la maison suisse Bucherer, fondée en 1888 à Lucerne, propriétaire de la marque Carl F. Bucherer et distributeur de grands noms de l’horlogerie.

« Nous avons une longue expérience de la vente de l’horlogerie de luxe et l’habitude des grands espaces de vente puisque notre magasin le plus important, celui de Lucerne, compte 1200 mètres carrés et peut accueillir jusqu’à 3000 clients par jour », indiquait le directeur général de Bucherer, Guido Zumbühl, dans une interview au Figaro vendredi.

23 marques de renom seront vendue sur 2200 mètres carrés et trois niveaux. « D’une montre à quartz à 200 euros jusqu’à une pièce unique à plus de 500.000 euros », les visiteurs pourront « découvrir en une heure quasiment tout ce que l’horlogerie suisse produit », selon Guido Zumbühl.

Cartier aura la part la plus belle, avec une boutique en propre. Les autres marques horlogères de Richemont côtoieront des TissotLongines et autres Blancpain du concurrent Swatch Group. Rolex sera de la partie, tout comme LVMH qui proposera des modèles Zenith et PPR/Kering qui présentera ses montres Girard-Perregaux.

Idem pour la marque allemande A.Lange&Söhne, qui connaît une deuxième vie depuis la réunification et la relance de la manufacture, et qui a ouvert en janvier son premier magasin en France, près de la Place Vendôme.

Girard-Perregaux, qui vend déjà ses modèles au Printemps mais pas aux Galeries Lafayette, a dit avoir choisi d’être présent chez Bucherer « eu égard aux liens de confiance tissés depuis de nombreuses années avec la maison » suisse. La marque disposera d’un corner de 20 mètres carrés au premier étage du magasin.

Tourisme de luxe

Pourquoi un tel temple horloger à Paris? Parce que Paris, capitale du luxe, est « en passe de devenir le premier marché pour la vente de montres en Europe », a souligné Guido Zumbühl.

Les touristes chinois, qui dépensent des fortunes en shopping à Paris et raffolent de belles montres, y sont pour beaucoup. On ne compte plus les autocars qui se succèdent chaque jour devant les grands magasins parisiens et les Chinois qui repartent, bras chargés de paquets aux sigles prestigieux.

L’an dernier, 1,1 million de Chinois ont visité la France, Paris en tête, et deux millions sont attendus à l’horizon 2020. Ils consacrent environ 60% de leur budget voyage aux achats, surtout de luxe, soit 1470 euros en moyenne par enseigne en détaxe, selon Global Blue, leader de la détaxe. Et les montants déboursés pour des montres sont souvent bien plus élevés que cette moyenne…

Au-delà des Chinois, le magasin Bucherer ambitionne de profiter de la riche clientèle touristique -Brésiliens et Russes compris- qui assure une part plus que substantielle des recettes des grands magasins parisiens.

Le directeur général de Bucherer promet que les clients pourront « circuler librement d’une marque à l’autre, sans pression ».

Mais Bucherer n’y coupera pas: comme les grands magasins voisins, il devra rémunérer les guides touristiques apporteurs d’affaires, au prorata des achats effectués par leurs clients…

http://www.bucherer.com/fr/startseite.html

PPR prévoit une nouvelle année pleine en 2012 Rises but lucratif

The New York Times
Par JOLLY DAVID – Publié: Février 15, 2013

PARIS – PPR, le groupe français qui détient Gucci, a déclaré vendredi que sa division de luxe a entraîné une forte augmentation des ventes annuelles et sans but lucratif, et il prévoit une nouvelle croissance pour 2013.

La société, dont les marques sont Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, Balenciaga, a déclaré que son bénéfice net a augmenté de 28 pour cent l’an dernier, à 1,3 Md €, soit 1,74 milliards de dollars. Les ventes ont augmenté de près de 21 pour cent par rapport à l’année précédente, à € 9,7 milliards. La division de luxe a dégagé un bénéfice d’exploitation de 1,6 Md €, en hausse de près de 28 pour cent.

Rogerio Fujimori, analyste de luxe au Credit Suisse Securities à Londres, a déclaré qu’il avait été « une très bonne performance de la division de luxe », avec une marge bénéficiaire saine. « Il est rassurant. »

Les actions de PPR fermé 7,6 pour cent plus élevé à Paris le vendredi.

La société, anciennement connu sous le nom de Pinault-Printemps-Redoute, a déclaré régions en dehors de la zone euro ont représenté près de 79 pour cent de son chiffre d’affaires l’année dernière, avec environ 38 pour cent des ventes dans les marchés à croissance rapide.

En dépit des perspectives médiocres pour l’économie mondiale dans l’ensemble, le secteur du luxe a relativement bien que les gens continuent à acheter des sacs à main onéreux, vêtements, des vins et des parfums. D’autres maisons de luxe de qualité, notamment Richemont, Hermès et LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, ont déjà annoncé assez solide croissance des ventes l’an dernier.

PPR, qui est basée à Paris, a exprimé son optimisme quant aux perspectives d’affaires, en disant qu’il était «convaincu que 2013 sera une nouvelle année de croissance robuste des revenus et d’exploitation accrue et des performances financières. »

James Lawson, directeur de recherche à Ledbury à Londres, a déclaré qu’il n’y avait «une sorte d’optimisme prudent» dans le secteur du luxe à l’heure actuelle, en ajoutant: « . Les résultats de PPR ont renforcé le fait que dans une certaine mesure »

« Mais je ne suis pas aussi confiant que PPR que 2013 sera aussi bon », at-il dit, notant les préoccupations au sujet de la demande des consommateurs européens et l’importance accrue de l’inégalité et de la corruption en Chine, ce qui a quelque peu freiné la consommation ostentatoire là.

«Je vois plus le risque baisse pour 2013 à l’heure actuelle», a déclaré M. Lawson.

François-Henri Pinault, le président-directeur général de PPR, a déclaré dans un communiqué que les résultats de la division de luxe avait été «excellente» dans tous les domaines. «Nous nous efforçons, » at-il ajouté, « pour atteindre la même dynamique dans le sport et la division mode de vie » – une référence aux problèmes de Puma, la marque de sportswear allemande, où le bénéfice d’exploitation a chuté de 13 pour cent en 2012. PPR détient 82 pour cent de Puma.

Puma a annoncé jeudi qu’elle prévoyait de 2013 soient une «année de transition», avec peu de croissance du chiffre d’affaires. La société est au milieu d’une restructuration en vertu de laquelle la fermeture de magasins non rentables environ 90 dans les pays développés à se concentrer davantage sur les marchés émergents.

La stratégie de M. Pinault est de mettre l’accent sur le luxe de la compagnie et articles de sport des marques. À cette fin, il prévoit d’organiser une offre publique de PPR chaîne de distribution Fnac divertissement et cherche à vendre ses enseignes Redcats vêtements en ligne et magasin de meubles. La société a déclaré vendredi qu’il avait écrit € 288 millions de la bonne volonté des deux unités, et a comptabilisé des charges de restructuration de 149 M € alors qu’il s’apprêtait à jeter les entreprises cette année.

Virginie Blin, analyste chez AlphaValue à Paris, a déclaré que, en plus de la bonne performance de la division de luxe, des actions de PPR ont été levées vendredi par les indications que l’entreprise se rapprochent de se départir de ces unités et de résoudre les problèmes de Puma, qui ont pesé sur les résultats.

Excellente performance de LVMH en 2012

31 janvier 2013

Les ventes de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, leader mondial des produits de luxe, progressent de 19 % en 2012 et atteignent 28,1 milliards d’euros. Ce chiffre tient compte de l’intégration de Bulgari depuis le 30 juin 2011. La croissance organique des ventes ressort à 9 %. Tous les groupes d’activités connaissent une excellente dynamique en Europe, en Asie et aux Etats Unis. Louis Vuitton, en particulier, enregistre à nouveau sur l’année une croissance à deux chiffres de ses ventes.

Au quatrième trimestre, les ventes augmentent de 12 % par rapport à la même période de 2011. La croissance organique s’établit à 8 %. Les tendances sur le dernier trimestre montrent une légère accélération de la croissance par rapport au troisième trimestre 2012.

Le résultat opérationnel courant s’élève à 5 921 millions d’euros, en hausse de 13 %, une performance d’autant plus remarquable qu’elle se compare à une année 2011 déjà en très forte progression. La marge opérationnelle courante ressort à 21 % en 2012. Le résultat net part du Groupe s’établit pour sa part à 3 424 millions d’euros, en croissance de 12 % par rapport à 2011.

M. Bernard Arnault, Président-Directeur Général de LVMH, a déclaré : « LVMH accomplit à nouveau en 2012 une performance remarquable indépendamment du contexte de ralentissement économique en Europe. Toutes nos Maisons ont fait preuve d’un dynamisme exceptionnel porté par l’innovation et la qualité de leurs produits, renforçant leurs positions dans leurs marchés historiques et poursuivant leur développement dans les nouveaux marchés. Au-delà de l’attractivité de nos marques, l’efficacité de notre stratégie est le fruit du talent de nos équipes et de leur motivation. LVMH compte renforcer encore en 2013 son avance mondiale dans l’univers des produits de haute qualité en s’appuyant sur la pertinence de sa stratégie à long terme ».

L’année 2012 a été marquée par :

• Un résultat opérationnel courant qui approche les 6 milliards d’euros,
• De nouveaux gains de parts de marché partout dans le monde,
• Une forte dynamique aux Etats-Unis,
• La poursuite d’une avancée rapide en Asie,
• Une forte progression des Vins et Spiritueux,
• Une croissance à deux chiffres des ventes de Louis Vuitton, qui s’accompagne d’un niveau exceptionnel de rentabilité,
• Une amélioration des performances des autres marques de Mode et Maroquinerie,
• Le parcours remarquable de Parfums Christian Dior qui accentue son avance dans son univers concurrentiel,
• Un renforcement continu des positions de DFS et de Sephora grâce à leurs offres innovantes de produits et de services,
• Les excellents résultats de TAG Heuer et l’intégration pour la première fois sur une année pleine de Bulgari,
• Un cash flow disponible de 2,5 milliards d’euros.

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Ventes 23 659 28 103 + 19 %
Résultat opérationnel courant 5 263 5 921 + 13 %
Résultat net part du Groupe 3 065 3 424 + 12 %
Cash flow disponible* 2 177 2 474 + 14 %

* Avant investissements financiers, opérations en capital et opérations de financement.

Par groupe d’activités, l’évolution des ventes est la suivante :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
2012 / 2011
Publiée Organique*
Vins & Spiritueux 3 524 4 137 + 17 % + 11 %
Mode & Maroquinerie 8 712 9 926 + 14 %  + 7 %
Parfums & Cosmétiques 3 195 3 613 + 13 %  + 8 %
Montres & Joaillerie 1 949 2 836 + 46 %  + 6 %
Distribution sélective 6 436 7 879 + 22 % + 14 %
Autres activités et éliminations (157) (288)
Total LVMH 23 659 28 103 + 19 %  + 9 %

à structure et taux de change comparables.

Par groupe d’activités, le résultat opérationnel courant a évolué comme suit :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Vins & Spiritueux 1 101 1 260 + 14 %
Mode & Maroquinerie 3 075 3 264 + 6 %
Parfums & Cosmétiques 348 408  + 17 %
Montres & Joaillerie 265 334  + 26 %
Distribution sélective 716 854  + 19 %
Autres activités et éliminations (242) (199)
Total LVMH 5 263 5 921  + 13 %

Vins et Spiritueux : fortes avancées des cuvées et qualités prestigieuses

L’activité Vins et Spiritueux réalise une croissance organique de 11 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant progresse de 14 %. Dans la continuité de la tendance favorable du marché des vins et spiritueux en 2011, la demande est restée soutenue en 2012. Outre la progression des volumes, l’amélioration du mix produits et une politique de prix ajustée contribuent à cette excellente performance. L’activité champagne connaît de fortes avancées de ses cuvées de prestige, rosés et millésimes. Les vins pétillants et tranquilles d’Estates & Wines enregistrent une nouvelle croissance significative. Le cognac Hennessy réalise une très belle année pour l’ensemble de ses qualités et dans toutes les régions. La vodka Belvedere connaît une bonne dynamique hors des frontières américaines tandis que les whiskies single malt Glenmorangie et Ardbeg enregistrent des progressions rapides sur leurs marchés clés. L’ensemble des maisons du groupe d’activités profite ainsi pleinement de la stratégie de valeur poursuivie, s’appuyant sur l’image de leur marque et la puissance de leur réseau de distribution.

Mode et Maroquinerie : excellente performance de Louis Vuitton et des autres marques

L’activité Mode et Maroquinerie enregistre une croissance organique de 7 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant est en hausse de 6 %. Louis Vuitton, qui connaît une nouvelle année record, continue d’accentuer son avance parmi les marques artisanales de maroquinerie. Avec une croissance de ses ventes à deux chiffres, Louis Vuitton maintient sa ligne stratégique historique fondée sur l’extrême qualité de ses produits et l’excellence de sa distribution. La Maison continue d’enregistrer un niveau exceptionnel de rentabilité dans un contexte d’investissements soutenus dédiés au renforcement de ses savoir-faire. L’inauguration de sa première boutique et de son premier atelier de Haute Joaillerie place Vendôme à Paris et la réouverture de la Maison Louis Vuitton de Shanghai sont parmi les temps forts de l’année. Fendi poursuit une expansion qualitative de son réseau de distribution. Son sac emblématique Baguette réalise, à l’occasion de son 15e anniversaire, une année record. Continuant d’affirmer avec force son identité, Céline accomplit une performance remarquable pour toutes ses catégories de produits et dans l’ensemble des zones géographiques. Les autres marques de mode continuent d’améliorer leurs performances.

Parfums et Cosmétiques : excellente dynamique

L’activité Parfums et Cosmétiques enregistre une croissance organique de 8 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant s’établit en hausse de 17 %. Parfums Christian Dior réalise une performance remarquable toujours portée par la forte vitalité de ses lignes phares, notamment Miss Dior et J’adore. Le rouge à lèvres Dior Addict Lipstick confirme sa place de numéro un sur les principaux marchés et le soin Prestige connaît une croissance soutenue. Guerlain poursuit une belle dynamique de croissance tirée notamment par les excellents résultats de sa nouvelle fragrance La Petite Robe Noire. Parfums Givenchy voit son axe maquillage progresser fortement sous l’effet d’une distribution étendue et du succès du mascara Noir Couture. Benefit, Make Up For Ever et Fresh réalisent une nouvelle année de forte croissance.

Montres et Joaillerie : renforcement des lignes emblématiques et développement des capacités industrielles

L’activité Montres et Joaillerie réalise une croissance organique de 6 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant progresse de 26 % notamment sous l’effet de la performance de Bulgari, consolidé depuis le 30 juin 2011. Les marques horlogères de LVMH font preuve d’une belle dynamique soutenue par de nombreuses innovations et la force de leurs modèles iconiques comme en témoignent les excellents résultats de la ligne Carrera chez TAG Heuer, King Power chez Hublot et El Primero chez Zenith. Dans le domaine de la joaillerie, Bulgari confirme le succès de ses collections Serpenti et B.Zero1, enrichies de nouvelles créations, et renforce la qualité de sa distribution. Chaumet et Fred poursuivent le développement de leurs lignes phares.

Distribution sélective : développement rapide grâce à une offre innovante de produits et services

L’activité Distribution sélective enregistre en 2012 une croissance organique de 14 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant est en hausse de 19 %. Forte de la stratégie de qualité de ses magasins, DFS bénéficie du dynamisme des clientèles asiatiques. Trois concessions majeures ont été remportées en 2012 à l’aéroport de Hong Kong et celle de l’aéroport de Los Angeles a été renouvelée. L’ouverture à Hong Kong d’une troisième Galleria constitue également un des temps forts de l’année. Sephora continue à réaliser d’excellentes performances et gagne des parts de marché dans toutes ses zones d’implantation. Les ventes en ligne se développent fortement. En Europe, deux nouveaux pays, le Danemark et la Suède, sont inaugurés. Aux Etats-Unis, la rénovation de plusieurs magasins emblématiques à New-York renforce la désirabilité de la marque. Sephora accentue son expansion en Chine tout en accélérant le programme de rénovation de son réseau existant. Ses premiers magasins sont ouverts sur les marchés à fort potentiel du Brésil et de l’Inde.

Perspectives favorables pour LVMH en 2013

Dans un environnement économique incertain en Europe, LVMH dispose des meilleurs atouts pour poursuivre en 2013 sa dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers. Le Groupe maintiendra une stratégie centrée sur le développement de ses marques porté par un renforcement de ses savoir-faire et par une politique soutenue d’innovation et d’expansion dans les marchés porteurs.

Fort de la grande réactivité de son organisation et de la bonne répartition entre ses différents métiers et les zones géographiques où il opère, LVMH aborde l’année 2013 avec confiance et se fixe à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe.

Dividende en hausse de 12 %

Lors de l’Assemblée Générale du 18 avril 2013, LVMH proposera un dividende de 2,90 euros par action, en hausse de 12 %. Un acompte sur dividende de 1,10 euro par action a été distribué le 4 décembre dernier. Le solde de 1,80 euro sera mis en paiement le 25 avril 2013.

Annexe – Répartition des ventes par groupe d’activités et par trimestre

Année 2012

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 926 2 374 899 630 1 823 (70) 6 582
2e trimestre 833 2 282 828 713 1 767 (39) 6 384
3e trimestre 1 006 2 523 898 690 1 862 (79) 6 900
4e trimestre 1 372 2 747 988 803 2 427 (100) 8 237
Total des ventes 4 137 9 926 3 613 2 836 7 879 (288) 28 103

 

Année 2011

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 762 2 029 803 261 1 421 (29) 5 247
2e trimestre 673 1 942 715 315 1 410 (10) 5 045
3e trimestre 871 2 218 793 636 1 547 (54) 6 011
4e trimestre 1 218 2 523 884 737 2 058 (64) 7 356
Total des ventes 3 524 8 712 3 195 1 949 6 436 (157) 23 659

 

Le Conseil d’Administration s’est réuni le 31 janvier pour arrêter les comptes de l’exercice 2012. Les procédures d’audit ont été effectuées et le rapport d’audit est en cours d’émission.
L’information réglementée liée à ce communiqué ainsi que la présentation des résultats annuels et le rapport «Documents financiers» sont disponibles sur le site web www.lvmh.fr.

optimiste Swatch

 

Par Silke Koltrowitz

ZURICH, 4 février (Reuters) – Swatch Group SA a déclaré qu’il était optimiste quant à 2013, comme l’a signalé des marges plus élevées, une preuve supplémentaire du secteur des produits de luxe a été fixé à bénéficier d’une demande améliorée sur les principaux marchés tels que la Chine et les États-Unis.

Le groupe, qui fait des montres en plastique colorés ainsi que des montres Omega et Breguet, vise une croissance à deux chiffres cette année, après avoir joui d’une «croissance toujours solide en Janvier. »

« Les signaux provenant des marchés du monde entier indiquent clairement continué potentiel de croissance sain pour l’industrie horlogère suisse et le Swatch Group», a déclaré le groupe qui réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires en Asie.

Pour l’avenir, il a dit s’attendre à une croissance durable dans l’industrie horlogère suisse de 5-10 pour cent par an.

Swatch commentaires viennent après les pairs du secteur comme LVMH et Burberry a annoncé le mois dernier qu’ils attendaient de bonnes conditions commerciales en Chine aidé par l’amélioration de la confiance des consommateurs après le changement de régime.

Ventes de produits de luxe à la fin de l’année 2012 ont été affectés par le calendrier de la nouvelle année chinoise qui tombe en Février de cette année par rapport à Janvier l’année dernière, ce qui conduit à des attentes de la demande refoulée de ce mois.

Richemont, ce qui rend Cartier montres et des stylos Montblanc, a déclaré des ventes avait broyé pour une halte dans la région Asie-Pacifique au quatrième trimestre. Mais les analystes de l’industrie ont dit qu’ils croyaient l’accalmie était momentané.

La Chine est devenue le principal moteur de la croissance pour les biens de luxe grâce responsables au pouvoir dans le pays d’achat en hausse tandis que les touristes chinois voyageant en Europe ont permis de compenser la demande atone des consommateurs locaux.

Swatch positifs les résultats perspectives et les prévisions de battre contribué à sortir le stock de plus de 3 pour cent, par rapport à un indice sectoriel européen inchangé.

Les actions, qui ont augmenté de plus de 12 pour cent cette année, après une hausse de 31 pour cent en 2012, ont augmenté de 2,8 pour cent à 532 francs suisses par 1205 GMT.

Swatch a dit s’attendre à une croissance à venir aussi bien du bras de bijoux haut de gamme de Harry Winston laquelle elle a acquis le mois dernier et les analystes s’attendent à commencer les ventes de levage et de profit dans la seconde moitié de cette année.

L’acquisition renforce la présence de Swatch dans le marché de la bijouterie – qui est fixé à bénéficier d’une croissance solide cette année – ainsi que dans les Etats-Unis où il n’était pas très présent et où les cadres de luxe voir un rebond.

Le groupe a souligné son optimisme avec une augmentation de 17 pour cent de son dividende à 6,75 francs suisses (7,48 $) par action au porteur de 5,75 francs en 2011, et à 1,35 francs par action nominative, auparavant 1,15 francs.

«[C’est un] ensemble solide de données entraînées par une meilleure rentabilité dans les montres et la production. Je suppose que beaucoup de qui est en panne de mises à niveau dans le secteur manufacturier, ce qui rend le processus de production plus efficaces», Kepler Capital Markets analyste Jon Cox.

Résultats annuels du Swatch, qui fait aussi des montres Tissot, a montré le bénéfice net en hausse de 26 pour cent à 1,61 milliards de francs suisses (1,78 milliards de dollars), loin devant des attentes selon les analystes interrogés par Reuters.

La marge opérationnelle du groupe s’élève à 25,4 pour cent, contre 23,9 pour cent il ya un an, ce qui Vontobel analyste René Weber oppose à la baisse la semaine dernière par le plus grand groupe mondial du luxe LVMH marchandises.

«Cette augmentation de la marge se démarquer dans l’industrie du luxe », indique Weber dans une note, mais il a ajouté qu’il s’attendait à aucune amélioration de la marge en 2013 en raison de la consolidation de l’entreprise Harry Winston.

http://www.swatch.com/zz_en/home.html

Berluti (LVMH) rachète les ateliers du bottier Delos, nouveau magasin à Paris

berluti paris shop

Chaussures Berluti présentées lors du défilé Automne-Hiver 2012/2013 Prêt-à-Porter Hommes, en janvier dernierAFP PHOTO / ALEXANDER KLEIN

(AFP) – Le bottier Berluti, propriété du numéro un mondial du luxe LVMH, a fait l’acquisition des ateliers de son concurrent Anthony Delos pour renforcer son activité historique de souliers sur-mesure, selon un communiqué diffusé mercredi.

Les ateliers Delos, situés aux Rosiers-sur-Loire (Maine-et-Loire), ont reçu le label « Entreprise du patrimoine vivant ». Ils deviennent des ateliers de souliers sur-mesure Berluti.

Berluti annonce par ailleurs l’ouverture au second semestre 2013 d’un magasin de plus de 500 mètres carrés rue du Faubourg-Saint-Honoré, le troisième de la marque à Paris, où seront vendus des souliers mais aussi de la maroquinerie, du prêt-à-porter et des accessoires, alors que le bottier cherche à s’étendre progressivement dans l’univers du luxe masculin.

Berluti a créé récemment sa première collection de prêt-à-porter masculin très haut de gamme.

« Cet emplacement rue du Faubourg Saint-Honoré constitue un jalon important de notre développement, et contribue ainsi à renforcer la visibilité et l’attractivité de notre projet. C’est également un retour aux sources, à quelques pas de la rue du Mont-Thabor où Torello Berluti avait ouvert un magasin en 1928« , a déclaré Antoine Arnault, directeur général de Berluti et fils de PDG de LVMH, Bernard Arnault.

LVMH avait racheté en juin pour Berluti le tailleur français Arnys, spécialiste de la « grande mesure », la haute-couture du sur-mesure masculin. La boutique Arnys, à un emplacement stratégique de la rue de Sèvres à Paris, a été transformée en boutique Berluti sur plus de 500 mètres carrés.

www.berluti.com

Berluti, bootmaker since 1895

Interview Lorraine de Gournay chez Eric Bompard

26SEPT

Eric Bompard, vous connaissez ? L’ode au cachemire sous toutes ses formes, toutes ses couleurs, toutes ses variantes de tricotage. Ahhhhhh, je me damne pour Bompard…

Tant et si bien que deux-trois emails plus tard, une petite prise de contact avecAgnès Calef, directrice communication de la marque, et hop, c’était parti pour une interview d’une quarantaine de minutes auprès de Lorraine De Gournay, directrice générale chez Eric Bompard. J’en profite pour la remercier de me l’avoir accordé, d’avoir été si disponible et rendu l’interview si agréable.

1/ Comment Eric Bompard a-t-il décidé de commencer une activité cachemire ?

En 1985, au cours d’un voyage professionnel en Mongolie intérieure, Eric Bompard découvre le cachemire grâce à la chèvre Capra Hisca au poil long et doux qui la préserve du froid. Il se passionne alors pour cette matière précieuse qui s’achète au poids et ouvre sa société de prêt-à-porter qui s’y spécialise.

J’en profite pour préciser qu’il existe une méprise du cachemire : son origine vient exclusivement de cette région des hauts plateaux très retirés de Mongolie, certainement ni d’Italie, ni d’Ecosse, comme on veut nous le faire croire parfois. Quelques tentatives ont été cependant mises en oeuvre pour élever la Capra Hisca loin de son pays d’origine, mais sa qualité dépérit et il ne s’agit alors plus de cachemire.

Depuis les années 80, Eric Bompard a décliné des lignes cachemire chez la femme, l’homme et enfin l’enfant plus récemment (il y a une dizaine d’années). Forte de son succès, la marque a ouvert 45 boutiques en France, en Europe et en Chine.

2/ Bompard célèbre bientôt son trentième anniversaire. Pourriez-vous me dire ce que vous retiendriez de ces trente années de création ?

L’histoire d’Eric Bompard tient à une matière, le cachemire, à sa qualité, à la façon dont on le travaille, dont on le tricote. Il s’agit donc d’une matière très complexe (qui peut parfois devenir une qualité médiocre chez certains concurrents).

De ces trente années, je retiendrais également les couleurs qui font de la marque ce qu’elle est aussi aujourd’hui. En effet, 40 nouvelles couleurs dont les pigments sont naturels sont créées chaque année ! Très peu d’entre elles contiennent des agents chimiques. Sur l’hiver 2012 par exemple, le fushia fluorescent nommé « gloss » a vu le jour après plus d’un an de recherche technique.

 

3/ Comment définiriez-vous la marque auprès de quelqu’un qui ne la connaît pas ?

Je dirais que Bompard est le spécialiste n°1 du cachemire en Europe pour la femme, l’homme et l’enfant, de la couverture à l’étole en passant par le prêt-à-porter. La marque entend utiliser une technicité élaborée. Pour cette saison, nous découvrons notamment la « photo print », les strass ou les mélanges de mailles avec des cachemires travaillés de manière spécifique se tricotant parfois jusqu’à 12 fils.

4/ La collection hiver 2012 semble construite sur le thème de la nature. D’où est venue cette inspiration ?

C’est exact, Eric Bompard a toujours beaucoup apprécié la nature et a souhaité shooter sa campagne de publicité en Laponie Suédoise, plutôt qu’en studio. Beaucoup de prises de vue ont été faites la nuit. Son concept hiver 2012, c’est la notion d’étreinte, inspirée également par le thème de la chasse. (citation ndlr d’Eric Bompard : « En choisissant pour 2012 l’étreinte, ce mot qui peut tout sublimer, nous célébrons trente années de passion pour la douceur, le toucher et le cachemire. »)

Une vidéo a aussi été filmée en choisissant le yéti comme mascotte, un yéti qui étreint une jeune femme habillée d’un cardigan en cachemire Bompard (voir le lien suivant http://www.youtube.com/watch?v=Ar8WnNNFSVo&feature=player_embedded). La marque tend donc à ne pas se prendre au sérieux et cela est valable aussi bien par l’image qu’elle renvoie d’elle que par le lien qui est créé en interne au bureau de style, au sein du département communication, etc.

5/ Où fabriquez-vous vos collections ?

Toute la production est conçue en Mongolie, pays d’origine du cachemire.

6/ Vous possédez des boutiques en Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, Suisse, Chine et France bien sûr. Quels sont vos projets de développement ?

Dans les deux mois qui viennent, nous préparons l’ouverture de boutiques à Saint-Germain-en-Laye (78), rue Vielle du Temple en plein quartier du Marais (Paris) et à Zurich (Suisse). A moyen terme, la société souhaite implanter son concept à Londres, Vienne, Copenhague et Stockholm. 

La structure est encore gérée de façon familiale, même si 250 collaborateurs sont aujourd’hui employés par la marque. Cela étant dit, nous espérons développer le siège social afin d’être opérationnels à plus long terme pour ouvrir des boutiques aux Etats-Unis.

7/ Selon vous, qui est la femme Bompard ?

La femme Bompard est élégante, aime les couleurs et a tout simplement bon goût ! Elle sait reconnaître les belles choses, dont le cachemire. Elle est aussi intergénérationnelle puisque Bompard ne se limite pas à une cible mais se concentre sur la matière uniquement. Toutes les femmes adoptent ainsi la marque, de la jeune fille qui demande son premier pull cachemire pour Noël, à la trentenaire qui étoffe sa garde-robe par des vêtements plus pointus, plus qualitatifs, qui durent, à la femme plus classique d’une soixantaine d’années. 

Le maître-mot d’Eric Bompard étant de se faire plaisir avant tout !

http://www.eric-bompard.com/

France’s PPR to Snatch Up Chinese Jeweler Qeelin

PARIS—PPR SA PP.FR +0.39% is acquiring Chinese fine-jewelry maker Qeelin Ltd., the French company’s first Asian label, highlighting the powerful role China is playing in the luxury world.

Gucci parent company PPR is acquiring Chinese fine-jewelry maker Qeelin, highlighting the powerful role China is playing in the luxury world. Grainne McCarthy has details on Markets Hub. Photo: Reuters.

China is « already an absolutely immense market, it will become even more so, » said François-Henri Pinault, chief executive of PPR, whose labels include Gucci, Yves Saint Laurent and Stella McCartney. « A brand whose origins, its codes, its DNA are Chinese will benefit from a considerable advantage. »

Affluent Chinese shoppers have been a growth engine for European luxury houses, with an appetite for brand-name bags and pricey trinkets fueling double-digit growth. While the market’s growth has cooled somewhat lately, the acquisition suggests that luxury executives see considerable potential in Chinese brands as the appetite for high-end products evolves in the country.

Qeelin is on a natural path to develop in China, he said, « but it has an international potential also. »

Qeelin, which was founded in 2004 by Chinese designer Dennis Chan and French entrepreneur Guillaume Brochard, has 14 boutiques: 11 in China and Hong Kong and three in Europe. The label translates mythical Chinese symbols such as the Lion Dance, used in a gem-encrusted representation of a lion, into luxury jewelry.
« There is a high probability that [Qeelin] speaks more to a Chinese clientele, given that it uses the codes and tradition of that culture, » Mr. Pinault said.

PPR didn’t disclose the financial terms. But Mr. Pinault said the deal was smaller than the company’s acquisitions last year of surf-and-skate brand Volcom and menswear brand Brioni. PPR bought the labels for $608 million and around €300 million, or roughly $390 million, respectively.

Qeelin is « a young company, which is still a modest size compared with its potential, » Mr. Pinault said.

Qeelin—the name comes from the Mandarin word qilin, describing an auspicious mythical hoofed creature—sells pieces for roughly €2,000 to €30,000.

Messrs. Chan and Brochard will retain minority stakes and remain with Qeelin after the sale. The deal is expected to close in January.

With the move, PPR follows other purveyors of high-end goods, such as Hermès International RMS.FR -0.55% SCA and Cie. Financière Richemont SA, CFR.VX -0.41% that are investing in prestigious Chinese names to broaden their footholds in the country’s luxury market.

Hermès recently said it has plans to invest tens of millions of euros over the next five years to develop Chinese boutique label Shang Xia—selling traditionally inspired apparel, jewelry and furniture—in which it bought a majority stake in 2008.

Richemont, which has owned fashion line Shanghai Tang since the mid-’90s, has plans to expand in China. Shanghai Tang has more than 50 shops globally.

Mr. Pinault said that when he began looking to invest in a Chinese luxury brand, he focused on jewelry rather than fashion. « Clothing as a means of expression was born in Latin cultures, in France, in Italy.…When you look at jewelry, there is a strong tradition in Europe, but also in Asia, in India and China, » he said.

Mr. Pinault compared Qeelin with Bottega Veneta or Balenciaga in the early 2000s, when the two brands were bought by Gucci. Bottega Veneta reported 2001 revenue of €34 million. Last year, the Italian brand posted sales of €682.6 million.

Mr. Pinault said he came across Qeelin in August 2008, when shopping for a gift for his baby daughter. A shopping expedition in a Qeelin store in Hong Kong, where he purchased a small panda bear pendant for his one-year-old, led to another purchase in Paris shortly after, he said.

« I arrived with a gift that was so appreciated by [my wife], that I then bought her the larger version made for adults, » said Mr. Pinault, who is married to the actress Salma Hayek.

While luxury-goods companies posted strong sales gains last year, that has slowed in recent months as China’s economic growth has cooled. U.K.-based Burberry Group BRBY.LN -0.38% PLC warned in September of slower sales and lower profit, citing a slowdown in China. Diamond merchant De Beers SA projected that sales growth in China would slow to 10% this year from more than 20% last year.

In PPR’s luxury division, sales growth, excluding the effects of currency exchange and acquisitions, came in at 16% over the first nine months of this year, cooling from 24% a year earlier.

« Growth was so phenomenal in 2011. To believe that it would continue exactly that way, you would be a bit of a dreamer, » Mr. Pinault said.

But he said he remained confident in the long-term growth potential of China’s luxury market.

Qeelin is being acquired not only because of its strong presence in China, but also because it would fill gaps in the company’s portfolio of offerings.

« We’re not doing it to plant a little flag in China, » Mr. Pinault said.

Write to Nadya Masidlover at nadya.masidlover@dowjones.com

http://eu.qeelin.com/

Mode et Finance prend une participation dans la société AMI Paris

Paris, le 23 octobre 2012 – La société d’investissement Mode et Finance, conseillée par CDC
Entreprises, a pris une participation minoritaire dans la société AMI PARIS.
AMI est une marque parisienne de prêt-à-porter masculin, lancée en octobre 2010 par Alexandre
Mattiussi, ancien styliste chez Dior, Givenchy et Marc Jacobs. Son concept : proposer une garderobe complète, de qualité, à la fois classique et créative, simple et sophistiquée, à des prix
accessibles. AMI propose ainsi depuis la saison Automne – Hiver 11-12, deux collections par an de
prêt-à-porter masculin et d’accessoires, avec un positionnement « créateur accessible »,
présentées lors de la semaine de la mode masculine à Paris. AMI bénéficie depuis ses débuts,
d’une très forte couverture presse et d’une distribution sélective au travers de multimarques et
grands magasins sélectifs, répartis au travers le monde. Fort de son succès commercial, AMI
souhaiterait capitaliser sur le dynamisme de la marque pour développer son réseau de distribution.
L’intervention de Mode et Finance a pour objet d’accélérer le développement commercial de la
marque.
Créée en novembre 1999, la société d’investissement Mode et Finance est conseillée depuis fin
2009 par CDC Entreprises, dans le cadre d’un élargissement de sa politique d’investissement à
l’ensemble des segments du luxe. Mode et Finance a vocation à investir sur le long terme, en
fonds propres dans des PME françaises à la fois indépendantes et à l’équilibre, qui réalisent un
chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros, présentent un fort potentiel de développement à
l’international, et dont l’activité s’exerce dans les secteurs de la mode et du luxe : habillement,
accessoire, maroquinerie, chaussures, cosmétiques, design…

En choisissant la marque AMI, Mode et Finance poursuit son action de financement en fonds
propres des marques françaises de mode créative. Cette opération illustre la stratégie de CDC
Entreprises d’accompagnement du développement d’entreprises patrimoniales françaises qui
participent ainsi au rayonnement du savoir faire français au-delà des frontières.

Une industrie motrice : la haute couture parisienne et son évolution

L’histoire du Costume, dans les deux derniers siècles, laisse assez voir que les maîtres de la Couture font de la femme son image — et que la Mode, dans ses grandes lignes, livre à l’historien une explication souvent profonde de l’état d’une société, des phases du goût, des goûts, et même des idées dirigeantes. »

Cette citation n’est pas de moi. Elle est tirée d’un des derniers numéros de la revue Formes et Couleurs. Mais je la fais mienne et la prends cotnme préface à l’histoire de la Mode dans l’entre-deux-guerres, étant convaincu que l’histoire du Costume, de 1918 à 19З9, aidera l’historien à expliquer cette période extraordinaire. J’ai eu l’avantage de la vivre au sein même de la Mode, aussi bien en France qu’à l’étranger, et, d’après ce que j’ai vu et vécu, je «voudrais essayer de montrer que cette époque tant critiquée a marqué, du moins, l’apogée dei la richesse et des bienfaits de tout genre, que la Mode française pouvait apporter au pays.

Qui crée la Mode ? M Lanvin répond à cette question : « Les couturiers, évidemment, mais aucun n’a pu définir exactement dans quelles conditions… »

Lucien Lelong dit : « C’est un truisme de dire que la Mode est faite autant par les femmes que par les couturiers. »

Les deux ont raison, car la Mode est le résultat de la combinaison du goût artistique du couturier, plus ou moins influencé lui-même par les conditions économiques ou sociales de l’époque, et du désir de la femme qu’il veut habiller. Or, la femme que le couturier veut avant tout habiller est la Parisienne, depuis toujours sa plus fidèle collaboratrice, l’incarnation, si l’on veut, du Goût, avec un grand G.

Paris est aussi nécessaire à la création de la Mode et à la vie de la Couture que l’eau aux poissons. D’où suit que la Couture parisienne est la source même de la vie pour tous les commerces et industries de luxe : grande soierie lyonnaise ; tissus haute nouveauté (lainages, cotons, lins, dentelles, etc.) ; articles de Mode, rubans, écharpes, feutres, pailles ; ganterie, bonneterie, lingerie de luxe ; fourrures, chaussures et maroquinerie ; le chapeau, ou la Mode proprement dite ; la broderie, la passementerie, les articles de Paris, les boucles, la bijouterie — sans compter

d’autres industries qui en profitent plus directement (publications de Mode), ou indirectement (transports et navigations, etc.). Bien plus, la Couture, pendant l’entre-deux-guerres, n’a-t-elle pas développé énormément son commerce d’exportation et, comme tel, contribué pour une large part à l’équilibre de notre balance commerciale ?

Pour suivre révolution de la Mode dans la période de l’entre-deux- guerres il est donc nécessaire de voir, en gros : d’abord ce qu’a fait la Mode pour Paris, et vice-versa ; puis pour l’ensemble des industries et commerces de luxe ; enfin, pour la France sur les marchés extérieurs.

Ce qu’a fait la Mode à Paris, c’est-à-dire : « L’évolution de la Mode en jait. »

Ce qu’a fait la Mode pour l’ensemble des industries et commerces de luxe, et donc : « L’évolution de la Mode et ses conséquences économiques. »

Ce qu’a fait la Mode pour la France sur les marchés extérieurs, disons : «L’évolution de la Mode et ses conséquences pour la France à l’étranger. »

Paris, avant la guerre de 1914, était déjà le centre de l’élégance mondiale. Mais les premiers effets de cette guerre et de la paix qui suivit furent un dispersement général de la carte de l’Europe — la dispersion, à tout jamais, de la grande majorité des têtes couronnées et des noblesses qui vivaient dans leur sillage. Première conséquence : la Cohiture parisienne, après la guerre, ne pourra donc plus compter sur sa belle clientèle — celle des aristocraties européennes, qu’elles soient russes, polonaises, allemandes ou autrichiennes.

Deuxième conséquence . la iïuerre, en prenant les hommes, a en quelque sorte libéré les femmes. Fait inéluctable : la femme est sortie de chez elle, où les traditions l’enfermaient dans un cadre restreint, l’écrin de son boudoir ou celui de son coupé. Beaucoup de femmes ont travaillé et perdu l’habitude de l’oisiveté — • cette règle de la femme riche d’avant 1910

Lucien Lelong reconnaît ces faits quand il dit : « Les femmes, libérées de 1 Emprise de certaines conventions et de certaines traditions, appelées non seulement à se déplacer, mais à occuper leur vie de façon singulièrement plus variée .., ont eu moins de temps à consacrer à leur coquetterie. Est-ce à dire qu’elles sont devenues moins élégantes ? Non, mais l’élégance est devenue chez; elles un geste plus naturel. Elle a été moins un désir de paraître qu’une manière d’être. »

Même son de cloche chez une autre grande couturière qui, interviewée, répond « Jusqu’à la guerre de 1914, les femmes étaient demeurées romantiques d’esprit, de cœur, de mœurs et de costumes. Ainsi que nous le disons encore aujourd’hui, elles étaient restées 1900 Vie facile, valses, Trouville, les eaux, la Riviera, les grandes premières, les romans, les équipages, la crainte du haie et les ombrelles, les plumes, les jupes retroussées discrètement, l’extrême pudeur Elles étaient 1900.

Soudain, le grand drame de la guerre. . Les femmes s’éveillent d’un long rêve. Adieu l’atmosphère de boudoir et de serre chaude ; adieu les thés intimes sous d’attendrissants abat- jours de soie rose ; adieu les migraines soignées douillettement au creux du canapé. La vie est là, réclamant d’impérieux sacrifices, exigeant toute l’artivité, toute l’énergie de chacun.

II faut remplacer l’homme absent, travailler, supporter, subir ; il faut apprendre à voir mourir, et à mourir. La tourmente passée, ces femmes n’étaient plus. La facilité avait vécu. Habituées à une vie simple, elles y ont conformé leur apparence. Leurs cheveux sont tombés sous les ciseaux pour leur permettre une coiffure rapide et facile. Elles se sont dépouillées de tout l’encombrement des lingeries compliquées. Les jupes ■se bont raccourcies pour que leur marche fût plus aisée. Plus de robes à dentelles, à passementerie, à broderies, à fleurs. Une soif de simplicité, de pureté, presque de rigidité. Enfin libérée, la ligne nette du corps naturel -se dessine, retrouvée… C’est la femme d’entre les deux guerres. »

Et \oilà le bouleversement — déjà pressenti par Poťret, avant la guerre, lorsqu’il délivrait la femme du corset. Voilà le boule\er sèment que les couturiers finiront d’achever en créant, dès la fin de celle-ci, la « robe-chemifee». Une passade, peut-être ? Mais il y faut « voir la négation violente de tout ce qui se portait avant le dépouillement révolutionnaire, qui rompt алее le passé, une fois pour toutes, et déblaie le .terrain pour la naissance d’une nouvelle esthétique. Ici, je cite à nouveau Lucien Lelong : « Cette esthétique de l’entre-deux-guerres est essentiellement caractérisée, en dépit de la diversité des recherches et de l’incertitude deb momements, par deux faits :

1° Lne recherche foncière de la simplicité ;

2° Un retour aux lignes naturelles du corps.

Ces deux caractéristiques sont impérieusemnt dictées par le fait que les femmes sont, désormais, en mouvement ; elles s’adonnent aux sports et aux voyages $ elles \eulent retrouver l’aisance de leurs gestes, la liberté de leur allure Plus d’engoncement, plus de carcasses, de formes contraintes. Et ce goût du sport grandira au fur et à mesure que le règne de l’automobile s’étenrha »

Les modes seront en grande partie déterminées par lui. Ainsi, l’après- midi, les femmes cesseront de poiter des toilettes compliquées, car l’après-midi sera employé à des sorties de déplacement dans des voitures de plus en plus surbaissées. Il faudra donc des robes simples et pratiques des tailleurs stiiets ; les femmes se dédommageront, le soir, en se glissant dans des robes somptueuses. On sait ce qu’a fait la Couture en ce sens.

Après la robe-chemise, • — long fourreau avec la taille sur les hanches, et s’arrêtant au-dessus des chevilles, — la robe toute courte. La taille ne bouge pas, mais la jupe, -raccourcie démesurément, » s’arrête à quelques doigts seulement au-dessous des genoux, qu’il s’agisse du tailleur, de la robe d’après-midi ou même de la robe du soir. Mode seyante, ou non ? Notons seulement que toutes les femmes du monde civilisé ont porté la jupe courte à cette époque — et que tous les hommes civilisés l’ont trouvée à leur goût. La Mode du temps présent ne paraît jamais ridicule au moment de son existence, mais seulement quelques années après. Le rôle de l’historien est de trouver une raison à tout excès ; ici, cette raison a été la nécessité finale d’imposer à tout jamais la révolution vestimentaire commencée immédiatement après la guerre.

La liberté de mouvement, nécessaire à la femme moderne, demandait d’abord la liberté de mouvoir ses jambes. La Couture ne pouvait procéder par étapes ; les critiques auraient été les mêmes pour 5 centimètres de raccourcissement que pour 3o ou 4o. Ce fut donc 3o ou 4o. Il y eut des critiques, certes, mais l’intéressée, ivre de liberté et d’émancipation, bondit sur cette Mode qui lui permettait, d’ailleurs, de faire valoir

l’attrait de ses jambes, bien gainées de soie. Et les hommes acceptèrent non moins facilement l’offrande publique qui leur était faite et qui leur procurait un plaisir des yeux qui, de tout temps, leur avait été refusé.

M™ du Chatelet a dit : « Les femmes nulles suivent la Mode, les prétentieuses l’exagèrent, mais les femmes de goût pactisent agréablement avec elle » Gela est bien vrai, surtout quand une Mode comme celle-ci est excessive La femme de goût, disons la Parisienne, ajusta donc rapidement la longueur de la jupe à une distance convenable, — cinq doigts au-dessous du genou, quand elle était assise, — et, seules, les prétentieuses la portèrent courte à l’excès.

L’excès dura peu, d’ailleurs. Sa révolution faite, la Mode put évoluer. Sûre, dorénavant, de ses conquêtes : simplicité, retour aux lignes naturelles du corps, elle décrétera, dès 1928, la iobe longue pour le soir, et mi-longue pour l’après-midi. Seuls, resteront courts à tout jamais, par nécessité, le tailleur de ville et la robe de sport.

Après la guerre, développement prodigieux de la grande Couture à Paris .. D’une vingtaine de maisons, en 1914, son effectif passe à près de deux cents en 1929. Son emplacement d’origine — rue de la Paix, place Vendôme, rue Royale — devient trop exiguë, c’est la marche vers l’Ouest. Empruntant le faubourg Saint-Honoré et ses rues transversales passant pai l’avenue Matignon, elle rejoint le rond-point des Champs-Elysées, où Poiret s’installe dans un de ses plus somptueux hôtels particuliers, — puis remonte l’avenue jusqu’à l’Arc de Triomphe.

Des noms ? Quelques-uns d’avant guerre — Worth, Paquin, Doucet — restent fidèles à la rue de la Paix, pendant que Doeuillet, Přemet, Beer, Martial et Armand le sont à la place « Vendôme, et Jeanne Lanvin au faubourg Saint-Honoré Mais la guerre et l’après-guerre nous apportent une pléiade de noms nouveaux, aussi célèbres bientôt que les anciens : que ce soient Chanel, Patou, Lelong, Jenny, Molyneux, Lucile Paray, Germaine Lecomte, Jane Duverne, Marcel Rochas, Maggv/ Rouff ou Bruyère, Schiaparelli, Alix, etc. Un véritable tourbillon. Quelques maisons disparaissent, mais, pour une qui s’en va, dix naissent, et la liste s ‘allonge toujours jusqu’en 1929, apogée de la Couture de l’entre-deiiA- guerres. De tout cela, il suffit de retenir trois noms : Poiret, Patou, Worth, deux maisons presque nouvelles et une ancienne

Qui est Poiret ? Un révolutionnaire Après avoir fait ses écoles, au début du xxe siècle, chez Rouff et chez Worth, les deux anciens de la Couture, il s’est installé avant 1914 à son compte, mais c’est l’après-guerre qui lui permet de se lancer, car il saura tirer parti du bouleversement survenu dans la vie de la femme, boulevei sèment dont les effets persisteront une fois la paix revenue et dont il a été le premier à ье rendre compte. C’est lui qui a libéré la femme du corset ; c’est lui qui, de 1918 à 1928 a été l’âme de presque toutes les révolutions de la Couture. Il a apporté à ч celle-ci un sang nouveau et d’extraordinaires idées. Doué de toutes les qualités d’un artiste peintre et sculpteur, il a donné à la femme le goût des couleurs violentes et contrastées, celui des tissus riches, étincelants : lamés d’or et d’argent, brocarts, velours façonnés,’» ciselés. Ses idées, excessives parfois, fantasques squvent, sont devenues en quelque sorte la « Théorie » de la Couture : on peut dire maintenant qu’il a été le rénovateur, l’âme même dte la Mode pendant l ‘entre-deux-guerres.

Patou, c’est autre chose. Plus calme, plus pondéré, plus commerçant peut-être. C’est lui le créateur de la jupe courte, cette deuxième révolution de la Couture. Artiste moins excessif que Poirct, moins turbulent, plus raffiné peut-être, il a su utiliser à l’extrême les beaux tissus souples, crêpes marocains, satins, georgettes, les tissus qui ont du tombant, de la ligne, qui drapent naturellement par leur poids et leur plis naturels, et qui rappellent l’aisance des diapés grecs ou romains. Il a su imposer pendant des années des coloris trouvés par lui-même, et dont tous le camaïeux donnèrent le ton, non seulement à, sa collection, mais à toute la Couture et au monde entier.

Enfin Worth. Worth, qui n’a fait aucune révolution. C’est la maison Sérieuse, celle dont le nom vient naturellement au bout de la plume de- tout romancier qui veut faire sentir que son héroïne a du goût et de la fortune. Worth, une tradition, un grand passé à maintenir. C’est lui qui l’а conçue, cette Couture qui grandit démesurément. Il faut donc qu’il la surveille, la dirige, la corrige parfois. Ce sera là sa tâche : corriger les excès, freiner les emballements, maintenir le bon ton de la vraie richesse, garder pure la tradition du bon goût français.

Autour de ces trois hommes a gravité toute la Mode de l’entre-deux- guerres. Cela n’empêchant pas chaque autre maison célèbre d’avoir, à tour de rôle, ses idées, à succès, d’avoir, pendant une saison ou plusieurs, la vogue, — la vogue Chanel, Lelong, Molyneux, Vionnet, — mais Poiret, Patou, Worth restèrent et resteront toujours au-dessus de tout cela. Élevées à l’école de tels maîtres, des premières, des modellistes, douées d’une ambition légitime et fortes de leur diplôme de séjour, s’en sont allées voler de leurs propres ailes. Elles ont eu, tour à tour, un peu ou beaucoup de cette « vogue » qu’elles ambitionnaient, vogue due d’abord au nom et aux leçons de leur maître initial, mais peu d’entre elles ont su la maintenir à jamais.

Telle est l’histoire, en fait, de la Mode et de son évolution h Paris, dans l ‘entre-deux-guerres. Mais cette histoire ne’ serait pas complète, si je ne disais comment la couture a résolu le premier problème qui s’est posé devant elle, en 1918, à la suite de l’armistice : le problème de la disparition de sa meilleure clientèle, celle des Cours et des noblesses européennes.

Dès avant 1914, la grande Couture, pour satisfaire les demande^ des Cours étrangères, envoyait sur place des vendeuses avec des collections. Ce fut le premier embryon du chiffre d’affaires « Couture Exportations ». Les clientes étrangères, d’autre part, venaient chaque saison faire leurs achats à’ Pari». N »oubliez pas que nous sommes alors en plein libre- échange. La guerre finie, cette clientèle n’existe plus — à l’exception de la clientele anglaise, qui, du reste, tendra à disparaître au fur et à mesure que le libre-échangisme fera place au protectionnisme. Et, d’ailleurs, le fait de se déplacer avec des robea pour les vendre directement à la cliente que l’on sollicite rappelle encore le temps où la petite couturière parisienne allait à domicile solliciter sa cliente de la noblesse française : forme attardée de tutelle et de service, qui semble encore un reste des privilèges de clasbe.

La Couture a déjà réfléchi. Si la guerre a dispersé et ruiné à tout jamais sa clientèle de luxe, la noblesse, la guerre (surtout au delà des austère, fermée et autoritaire. Lyon était pour elle la Vertu, comme Paris était le Vice. Or, on travaille volontiers алее le vice, s’il rapporte, mais l’on ne s’en vante pas trop et l’on refuse de le fréquenter. A cette époque, la Fabrique honnahe, très aristocrate et très puissante, s’étendait donc sur place, à Lyon, aussi bien aux acheteurs étrangers qu’aux acheteurs parisiens. Ces acheteurs parisiens étaient des négociants établis a Paris, achetant en exclusivité certains patrons dans différentes maisons de Lyon et revendant, à leur risque, ces mêmes patrons à la Couture. Autrement dit, ces marchands servaient uniquement d’intermédiaires entre Lyon et sa Fabrique et Paris et sa Couture : de cette époque datent les maisons Labbey, Roubaudi, Raymond, Rémond, Maurice Vergne, Coudurier, etc.

La guerre passe et la Mode fait les révolutions que nous avons vues La création du modèle, non plus seulement pour la clipnte privée, mais aussi pour l’exportation à des grossistes, avec le droit de le recopier ; la soif de la nouveauté, qui s »étend.

Les autres fabricants suivent la soie ainsi ouverte, et l’on peut dire qu’en 1929 toute la Fabrique lyonnaise de haute nouveauté possède ses maisons propres à Paris. Qui mieux est, des maisons de vente à clientèle de Couture établie à Paris achètent des usines à Lyon et, avec l’aide de spécialistes recrutés sur place, font fabriquer uniquement pour leurs besoins. D’autres, devant l’expansion croissante de la vente des tissus haute nouveauté par l’intermédiaire de la Couture, fondent en même temps une fabrication à Lyon et des maisons de vente à Paris : ce sera le cas, par exemple, de Ducharne. Des maisons de Couture puissantes iront même jusqu’à aider, par des achats exclusifs et massifs, des petites maisons de soieries et de nouveautés, qui se développeront ainsi très rapidement, et des maisons de soieries puissantes financeront des maisons de Couture nouvelles pour se développer avec elles. Ce sera le cas de Colcombet, de Saint-Ëtienne, et de Schiaparelli.

Quelle que soit la combinaison adoptée, un fait est certain : au cours de cette période, Lyon a perdu son indépendance au prof it de Paris, qui lui est dorénavant indispensable. La recherche de la nouveauté se fera presque exclusivement dans la capitale. Les bureaux de dessins, l’échantillonnage, la direction artistique, antérieurement à Lyon, à la Fabrique, seront maintenant installés à Paris, afin de pouvoir être en contact permanent avec la Couture, d’où tous les désirs sortiront. Les acheteurs étrangers n’iront plus à Lyon, car, après avoir choisi leurs modèles en Couture, ils pourront, dix minutes plus tard, choisir les tissus qui les composent aux maisons mêmes qui les ont fournis à Paris.

Lyon ne gardera plus, en quelque sorte, que la partie technique de la création, et apportera tous ses soins à la recherche de la nouveauté, que ce soit en matière de tissage, de teinture ou de procédés de transformation et d’apprêts.

Les années qui s’écouleront entre 1925 et 192g verront non seulement l’apogée de la Couture parisienne, mais, en même temps, l’apogée de la grande soierie lyonnaise Si des maisons comme Worth font, à cette époque, 70 millions de chiffre d’affaires, des maisons comme Coudurier et Biankini feront, chacune, plus de 100 millions, et le chiffre à l’exportation de la grande soierie dépassera deux milliards.

La on doit, sans contredit, cette montée prodigieuse à la suprématie de la Mode parisienne, à la publicité vhante que la couture lui fait à Paris pour l’usage du monde entier ; elle le doit aussi, il faut le reconnaître, au génie et a\i goût de ses techniciens qui ont su, eux aussi, faire leur révolution, s’adapter aux besoins nouveaux, et surtout comprendre qu’ils avaient intérêt à se laisser aider et mener par Paris.

Au point de vue pratique, -vovons ce qu’a produit, en nouveautés- fcoieries, l’alliance de Lyon et Paris dans l’éntre-deux-guerres.

Dans les tissus unis, crêpes, batins et autres, la Nouveauté a consisté surtout dans la recherche et l’application d’une gamme de coloris jusque- là jamais atteinte et, paitant de là, à l’établissement chaque saison de quelques teintes nouvelles, qui deviennent des couleurs types, indiquant au monde féminin universel la « couleur à la mode ». Dans cet ordre d’idée les tons à la mode de l’entre-deux- guerres sont presque totus le produit de l’imagination de Jean Patou.

Dans les façonnés « nûmeduté a consisté a fabriquer, grâcp aux techniques sans cesse perfectionnées des métiers à tisser et à l’art multiple des dessinateurs, des tissus de plus en pius riches, lamés, brochés, damas, où la soie naturelle et artificielle, les fils d’or et d’argent rivalisent dans l’enchevêtrement de la trame et de la chaîne.

Quant à l’industrie des vejours, elle a subi une révolution totale. A. peu près tous les velours en usage en 1918, soit velours chiffon (poil soie et fond eojon), soit velours de Lvon (poil et fond tout soie), sont rem,- placés d’abord par des velours où la soie naturelle du poil est changée en soie artificielle, plus brillante et plus lourde, ce qui permet de donner aux robes du soir un tombant que pouvaient seuls leur donner les tissus unis, crèpes ou satins. La vogue de ce velours, inventé par Gouduriér- Fructus, dura plus de dix ans ; elle changea à tout jamais la fabrication des vekmrs, non seulement à Lyon, mais dans le monde entier.

Ce velours a, toutefois, un défaut. Le poil, de par sa composition artificielle, est fragile et se marque très facilement à tout contact extérieur, quand on s’assied, par exemple, ou quand la main du danseur s’y appuie. La Couture exigea donc de Lvon, saison après «aison, que ce défaut fût supprimé. Les techniciens, les chimistes spécialement, firent à Lyon recherches sur recherches pendant de nombreuses années avant de pouvoir, aux environs de 19S2, présenter un velours du même type que le précédent, mais, cette fois, infroissable.

En deux ans, ce nouveau velours tuait son prédécesseur — et, à nouveau, non seulement l’industrie française, mais l’industrie mondiale des velours était obligée de changer sa fabrication.

Ces faits paraissent peut-être minces au profane ; il n’en est pas moins vrai que ces deux inventions françaises, dues à la coopération de Id grande soierie lyonnaise et de la Couture, ont apporté « au textile mondial une de ses plus grandes révolutions.

Puisque j’ai mentionné la soie artificielle, il est juste de remarquer immédiatement que l’application de sa découverte, bien antérieure à la guerre de îgii, ne s’est réellement iaite en grand dans 1q textile que dan^ l’entre-deux-guerres, et grâce encore à la coopération de Lyon et de Paris

La soie artificielle que M. de Chardonnet, son inventeur, avait prévue comme un substitut (on dirait maintenant un ersatz) de la soie naturelle, a été, à ses débuts, utilisée par la grande soierie comme fibre nouvelle pouvant donner par ses propriétés propres des effets entièrement nouveaux, qu’elle soit ‘utilisée telle quelle ou mélangée à la soie naturelle, à la laine, au coton ou à toute autre fibre. Matière totalement différente de la soie, elle sp comporte au tissage, à la teinture, aux apprêts, d’une façon spéciale et par là produit des effets tout particuliers. La soie artificielle a été à la base de la richesse de toute la nouveauté de la grande soierie de l’entre-deux- guerres, et là encore a révolutionné non seulement le textile français, mais le textile mondial, car tous les tissus fabriqués à prix de revient élevés, par la grande soierie au moment de leur nouveauté, ont pu être copiés ensuite par la grande industrie française de soie artificielle, aussi bien d’ailleurs que par l’industrie mondiale du même nom.

C’est dans ce domaine de la soie artificielle que Lyon et Paris nous ont apporté, en 1929, leur troisième révolution, en découvrant la soie A.lbène, soie artificielle acétate mate. Eiankini a été le premier à en lancer la vogue, qu’il s’agisse des Flamisols, « des Ribouldingues, des Tree-Bark, des Peau-d’Ange, qui, à leur tour, ont obligé la fabrication mondiale des unis de soierie à changer ou à modifier leur fabrication.

Enfin, je ne voudrais pas oublier de mentionner la nouveauté apportée dans le domakie de l’impression qui, tout en étant probablement le plus ancien des procédés de nouveauté employé par la soierie, puisqu’il était déjà connu des Chinois plusieurs siècles avant notre ère, n’en a pas moins subi un tel développement, aussi bien mécanique que chimique, qu’il faudrait des pages entières pour énumérer sa nouveauté dans la période de l’ciilre-deux-guerres. On ne conçoit plus maintenant une saison d’été sans imprimés — à dessins géométriques, à grandes ou, à petites fleurs — , s’ils venaient à manquer, ce serait dommage pour notre ceil qui s’émerveille, chaque saison, de la variété des dessins, de la richesse des coloris- que ce procédé apporte au v tissus légers que portent nos femmes Les procédés découverts ou mis au point pendant J’entre-deux guerres permettent la reproduction sur tout tissu, naturel ou artificiel, soie ou lainage, lin ou coton, de tout dessin, si fin soit-il, de toutes couleurs, — si nombreuses soient-elles, — Aoire de photographies de toute espèces, et même de dessin à apparence de relief.

Dans le lainage haute nouveauté, pareillement révolution totale. Avant la guerre d!e 1914, la mode en lainage était presque entièrement réservée aux tissus anglais, draps, velours de laine, tissus lourds, ternes, employés spécialement pour le manteau et le tailleur. La vogue du sport créant chez la femme des besoins nouveaux, l’esprit inventif du couturier et du fabricant français fit le reste. Des industriels comme Rodier, Meyer. Lesur et autres, comprirent tout de suite que la nouveauté devait exister e» lainage au même titre qu’en soierie. La découverte de fib nouveaux, obtenus par des procédés de torsion spéciaux, leur permet bientôt de fabriquer des crêpes de laine, de coton, de lin, presque aussi fins que les crêpes de soie. Avec ces fils, dans leurs usines spécialement agencées de la région de Aisne (Bobain, Saint-Quentin), ils produisirent bientôt tous ces tissus qui ont nom crêpe-laine, fleurs de laine, etc., dont l’usage sera bientôt presque identique à celui de la soie ; on les utilise pour le sport, la robe d’après-midi, voire même la robe du soir. Les gammes de coloris sont aussi importantes que les gammes de crêpes de Chine ou de georgettes ; ils sont imprimés, brochés de fils d’or et d’argent, de cellophane, mélangés à la soie naturelle, à la soie artificielle, a des matières nouvelles : poil« de lama du Tibet (Kasha), poils de chameau, poils de lapin angora, cachemire, duvet d’oiseaux, etc., etc. L’interpénétration des effets du lainage dans la soierie et des effets de la soie dans le lainage sera telle que bientôt l’on ne pourra presque plus distinguer le domaine personnel de chacun, les grandes maisons de soieries présenteront des collections complètes de lainages tissés sur leurs propres métiers, pendant que les maisons de lainages présenteront des collections complètes de patrons de soierie. Et le résultat sera qu’en couture les modellistes utiliseront bientôt, indifféremment, lainages ou soieries souples pour la robe d’après- midi, voire la robe du soir ; le modèle ainsi conçu et vendu à l’exportation créera, en quelques années, une demande en lainages haute nouveauté sur le marché français, en tous points similaire à celle faite sur le marché grande soierie.

Inutile d’insister sur le bénéfice économique que la France a pu retirer de cette révolution apportée par la haute Couture à cette branche particulière de l’industrie du textile.

Un mot maintenant sur l’industrie bonnetière de Troyes et dentelière de Calais, car toutes deux ont été, différemment du reste, mais profondément, affectées par la Mode de l’entre-deux-guerres.

La vogue du sport a entraîné 4n usage de plus en plus grand du jersey et du tricot de toute sorte. La nouveauté dans ces articles, sans cesse réclamés par Paris, a obligé les industriels de l’Aube à modifier complètement leur fabrication. Ils l’ont fait, et le résultat a été un succès considérable. Des métiers à jersey et à tricot, sans cesse perfectionnés, ont permis une fabrication de jerseys dans quoi rentraient toutes les matières utilisées par la soierie et le lainaee haute nouveauté . soie, laine, coton, rayonne et matières nouvelles comme la soie Albène. Là encore, des collections entières d’omis, de façonnés, d’imprimés ont été utilisées pour .tous les besoin* de la couture s, là encore le jersey ou tricot en modèle a été demandé par l’exportation — et toute l’industrie troyenne a vu son prestige grandir de plus en plus sur les marchés étrangers.

Le seul point noir, dans cette évolution du textile français due à la Mode, c’est l’industrie de la dentelle. La Couture qui, de 1918 à 1926, l’avait beaucoup aidée, en utilisant dans ses modules tous les> dessins que les fabricants de Calais lui présentaient (Lelong et Jenny ont été les grands spécialistes de la robe de dentelle), s’est mise à la bouder et bientôt n’en a plus voulu à aucun prix. Et nous avons assisté, dans les dix années qui ont précédé cette guerre, à la ruine lente, mais sûre de l’industrie de toute la région de Calais.

Il ne faut pas blâmer la Couture de cet état de chose, mais la nature

même de la Mode, c’e&t-à-dire sa soif de nouveauté. En dentelles, la nouveauté consiste uniquement dans le dessin — et, quel que soit ce dessin, à quelques mètres de distance presque toutes les dentelles se ressemblent De même, son usage est très limité ; la robe en dentelle, qu’elle sorte de telle ou telle autre maison, a un caractère à peu près identique. Disons qu’il n’y a rien qui ressemble plus à une robe de dentelle qu’une autre robe de dentelle. La Mode a fait ce qu’elle a pu pour les dentelles, mais elle se doit à sa réputation et, quand un genre de tissu a été trop utilisé, elle le bannit nécessairement, quelles que puissent être les conséquences économiques d’un pareil ostracisme.

Le bijou a trop été, toujours, un des ornements préférés de la femme, pour que la Mode de l’entre-deux-guerres n’ait pas affecté son usage. Qu’il soit vrai ou faux, son essor a été prodigieux.

La rue de la Paix, la place Vendôme, la rue Royale, la rue Saint- Honoré, quartier par excellence de la Couture, sont aussi, par excellence, le quartier du bijou. Qui ne connaît les noms de Cartier, de Boucheron, de La Chaume, de Van Cleef et Arpels ? Qui n’a pas admiré dans leurs vitrines somptueuses les magnifiques créations de ces maisons à renommée mondiale ? Le travail du bijou est devenu entre leurs mains un véritable travail d’art. La pierre seule n’en fait plus la valeur, — mais ce que les Anglais appellent le craftmanshîp. Chaque saison, tout comme les robes et les dessins de tissus, leurs modèles changent. Des nouveautés sont créées. Le « clips, par exemple, bijou-agrafe qui peut servir d’ornement à la fois sur la robe, le chapeau, le sac à main, dans les cheveux et même qui remplace la désuète et surannée boucle d’oreilles. La minaudière également, véritable petite armoire à glace où, sous le volume d’un petit livre de prières, la femme élégante trouve à portée de la main le nécessaire indispensable à son maquillage savant. Le simple poudrier encore, dont le travail savant et artistique peut se comparer au travail des tabatières ouvragées de nos ancêtres. Tout cela, sans parler des bijoux classiques, — bracelets, chaînes, pendentifs, bracelets-montres, bagues, etc., — dont la recherche, le goût parfait, le mélange des pierres et des métaux précieux font séparément de véritables œuvres d’art.

Ce qu’ont fait les grands bijoutiers qui, d’accord avec la Couture, lancent la mode du bijou, la bijouterie d’imitation l’a fait en grand. Là encore nous retrouvons le clips, la boucle, le poudrier, l’ornement de tout genre. Rares les robes du soir ou de l’après-midi qui ne possèdent pas un de ces motifs de fausses pierres qui imitent si bien le vrai diamant, et qui relèvent d’une tache brillante, au hasard l’une fronce, d’un pli ou d’un mouvement, la simplicité comme d’un grand modèle.

Quant à la parfumerie, son évolution a été encore plus profonde, et nécessiterait à elle seule un exposé complet. Certes, cette industrie a .toujours été essentiellement française, mais il faut reconnaître la part fondamentale qu’ont prise à son développement, dans l’entre-deux-guer- res, d’une part M. Coty. d’autre part la grande Couture.

Avant la guerre de 1914, les parfums étaient surtout des parfums naturels $ base d’essences de fleurs, dont le centre principal était Grasse.

Le maquillage était >alors peu répandu, et considéré comme de mauvais ton. A la faveur de la guerre, la femme s’est émancipée, -— mais émancipation ne veut pas dire abandon de la recherche : bien au contraire. François Goty s’est rendu compte que cette émancipation donnerait à un nombre de femmes toujours croissant le désir de plaire, c’est-à-dire de se faire belles. Il s’est rendu compte, le premier, que la clientèle des vieilles dames qui utilisaient l’eau de Cologne ou l’eau de Portugal pour leur toilette ou contre leurs \apeurs, celle des actrices et des demi-mondaines qui, à peu près seules, utilisaient des parfums et des fards, étaient une bien petite clientèle, comparée à celle de toutes 1еь femmes du monde entier. Et Coty a industrialisé le premier la parfumeiie en utilisant au maximum les essences chimiques, bien moins coûteuses ‘et de gamme plus variée, et, d’autre part, en soignant pour la vente la présentation, qu’il s’agisse du flacon à modèle réservé ou de l’emballage d’un luxe inouï, le tout faisant un véritable petit objet d’art. Essor prodigieux, qui entraîna dans son sillage toute la parfumerie française : Houbigant, Roger et Gallet, Guerlain, etc.

Poiret, lui encore, devant l’engouement de l’après-guerre pour les parfums et, d’une façon générale, pour les produits de beauté, comprit le premier qu’il fallait aristocratiser ceux-ci, en faire en quelque sorte des modèles exclusifs, pour les diffuser ensuite dans le grand public. D’où la création des parfums « Rosine », du nom d’une de ses filles. D’où, à la suite, les parfums Worth, Chanel, Molyneux, Patou, Lanvin, pour ne citer que les plus connus. Devant le développement grandissant de leurs ventes, ces maisons de couture furent bientôt obligées de créer, en France et dans le monde entier, des organisations de vente pour suffire à la demande toujours croissante de leurs pioduits. L’engouement des femmes pour les parfums à la mode s’explique aisément. Les noms des grandes maisons» de couture sont connus du monde entier, mais toutes les femmes de re monde n’ont certes pas les moyens d’avoir une robe signée Worth, Patou, Chanel, Molyneux ; toutes, par contre, ont les moyens d’acheter un flacon de parfum, un savon, un bâton de rouge, que sais-je encore — car parfum ne veut pas dire seulement « le parfum », mais toute la gamme des produits de toilette ou de beauté qui ont pour base l’esseňcr de ce parfum, eau de Cologne, savons de toilette, de bains, sels, talc, poudre de riz, rouge ‘à lèvres, rouge à joues, compact, fards de toute espèce, chacun de ces produits étant ainsi, dans son ensemble, matière et présentation, capable d’enivrer à la fois l’odorat, la vue et le toucher. La mode des parfums s’est établie. C’est à l’entre-deux- guerres qu’on le doit.

Même phénomène dans la ganterie, tant à Grenoble qu’à Millau on à Paris. Ces industries provinciales, qui ont nom Perrin, Neyret, Reynier, fabriquent des gants pour le monde entier depuis longtemps, certes ; mais il appartient a. la période de l’entre-deux-guerres de lancer le gant à la Mode, le gant modèle, complément indispensable du modèle de la grande Couture. Alexandrine a été le prototype de ces maisons. D’accord avec les principales maisons de couture, elle confectionnait, dans ses ateliers de la capitale, des gants pour chaque modèle présenté, style et couleur assortis. Chaque paire, qu’elle soit simple ou ornée de broderie, de passementerie, de jours, était, à elle seule, un véritable travail d’art.

Tous les fabricants de gants de France durent s’inspirer rapidement de ces modèles et en créer eux-mêmes pour faire face à la demande Inondiale du gant à la mode. Tous les matériaux furent employés : les peaux — suède, pécari, chevreau — et encore le drap, la dentelle, le filet, le tulle, voire les crêpes de Chine ; tous les coloris furent utilisés pour assortir ces gants aux couleurs à la mode.

Quant à la’ maroquinerie, qui comprend la chaussure et le sac, là encore, révolution. Le bottier classique a fait place au bottier créateur de modèles exclusifs, conçus pour être assortis aux modèles exclusifs de la grande Couture. La véritable élégance de la femme réside dans ses pieds — et c’est là ce qui, quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, différencie l’élégance française de l’élégance étrangère. De véritables artistes ont, dans l ‘entre-deux guerres, réussi à faire de la chaussure parisienne la reine de la chaussure mondiale. Qu’ils se nomment Julienne, Perugia, Hellstern, Greco, c’est au talent de leurs créateurs que nous devons toutes les novations et le règne incontesté de la chaussure française. Style, matière, — et au lieu de la peau ou du cuir habituel, on vit employer successivement crocodile, lézard, serpent, crêpe de Chine, lamés or ou argent, lins, paille, rafia, — l’ensemble a été copié d’abord par les maîtres de la chaussure féminine de luxe, Pinet et autres, avant de l’être par l’ensemble de l’industrie française et mondiale.

Paris a ainsi décrété la mode des talons hauts, la mode des talons plats », la chaussure luxueuse ipour le soir, au temps des robes courtes, la sandale du soir au temps des robes longues, la mode des chaussures assorties en style et couleur à chacune des robes, etc. — et le monde a suivi, aveuglément.

Le sac à main, à son tour, a été assorti à la fois à la chaussure et à la robe, et dans ce domaine, un véritable artisanat d’art s’est créé et développé à Paris. Ces sacs à mains ont été fabriqués, comme les chaussures, en toutes matières : peaux, cuirs, tissus, feuilles de bois même — et là comme ailleurs, les acheteurs étrangers ont acheté ces sacs soit pour les revendre à leur propre clientèle, soit pour les .recopier par centaines de mille.

Je n’ai rien dit du chapeau, parce que la Mode fait partie intégrale de la grande Couture, et ce qui s’applique à celle-ci s’applique également à celle-là. Dans la plupart des cas, toute grande maison de couture crée, du reste, ses chapeaux pour chacune de ses robes et, si tel n’est pas le cas, une maison spécialisée de mode travaille en collaboration avec elle, de façon à pouvoir toujours assortir le chapeau à la robe, soit en couleurs, soit en matière.

Pour terminer, un mot sur l’article de Paris, dont le but frivole est l’ornementation de détail de toutes les pièces de la parure qui habille la femme. It serait trop long d’énumérer les bricoles dont la quantité, la diversité, l’ingéniosité, la nouveauté et le goût font des artisans français qui les créent les premiers artisans du monde entier. Bracelets, bagues, boucles, ceintures, broches, épingles, écharpes, poudriers, porte-cigarettes de tous genres et en toutes matières — souvenons-nous de nos promenades rue Royale, rue de la Paix, rue Saint-Honoré, rue de Rivoli, sous les arcades, et du nombre incalculable de boutiques regorgeant de bibelots aussi nombreux que variés. Les acheteurs de tous les ipays s’y pressaient pour rapporter à leurs femmes, à leurs amies, un bibelot qui leur rappelle Paris, c’est-à-dire le goût et l’art français. Paul Poiret, là encore, avait compris la portée de cette industrie essentiellement française, et, dans l’après-guerre immédiat, il avait confié près de l’Arc de Triomphe, avenue Victor Hugo, une boutique somptueuse à sa deuxième fille, Martine, qu’il avait intitulée : « Martine, marchande de fiivolités », renouant ainsi la tradition du règne de Louis XVI et de Rose Bertin, la modiste de la reine Marie-Antoinette.

Ainsi, de la tête aux pieds, des pieds à la tête, dessus, dessous, en gros et en détail, tout ce qui habille et pare la femme est l’apanage exclusif.

Dans cette période de l’entre-deux-guerres , la Mode a subi d’énormes variations économiques : les unes indépendantes de notre volonté, et contre lesquelles nous ne ipouvions rien faire ; les autres, dépendantes de cette même volonté — ou plutôt de notre manque de volonté.

Les premières raisons sont, évidemment, les crises économiques mondiale? Ce fut d’abord l’Amérique, victime de la crise monétaire qui suivit, en 1929, le crack de Wall Street, et dont les conséquences immédiates pour la Mode ont été un manque de puissance d’achat de la riche clientèle américaine, aggravé en même temps par l’augmentation des droits d’importation sur tous les articles de luxe, robes, chapeaux, tissus, bijoux, parfums, etc.

Ce fut ensuite, en conséquence de la crise chinoise (affaire de Cliangaï) qui affecta énormément le marché anglais, la crise monétaire britannique de iq3i, la chute de la livre, suivie immédiatement de la campagne de « ETitish goods » et de l’élévation des tarifs dotianiers frappant à nouveau et tout spécialement l’industrie de luxe française — c’est-à-dire la Mode et tous ses produits.

Vinl alors la crise monétaire des Etats de l’Amérique du Sud, entraînant, dans les grand pays acheteurs des produits de luxe français, l’interdiction d’exportations de devises. Après quoi, en^Europe, à partir de 19ЗЗ, la crise européenne : en Allemagne, en Italie, en Espagne, successivement. Il y a eu, en un mot, en Europe, depuis 19ЗЗ, date de l’avènement d’Hitler, cet état d’incertitude, de marasme, de crise spasmodique qui nous a amenés à un état dl’où, seules, la faillite ou la guerre pouvaient nous faire sortir.

Chaque pays, aux prises avec sa crise propre, s’est protégé, — c’est-à- dire a élevé ses barrières douanières, — quand il n’a pas pu purement et simplement, comme l’Allemagne et l’Italie, interdire toute importation de produits de luxe venant de France. Dans les autres pays, comme l’Angleterre et l’Amérique, l’élévation des barrières douanières a eu, pour résultat de provoquer à l’intérieur de ces pays la création d’industries propres, soieries, coutures, lainages haute nouveauté, industries qui, jusqu’à ce jour nous avaient été, réservées sans concurrence. Les commerçants et industriels de luxe (que ce soient d’Amérique, d’Angleterre ou d’Allemagne), se sont alors contentés d’acheter le minimum de modèles en France, et de les faire copier ensuite par leurs propres industries, qu’il s’agisse de tissus, de robes, de chapeaux, de chaussures, de sacs ou même de parfums.

Les pays comme le Japon et l’Allemagne, qui se préparaient à la guerre et qui, de ce fait, avaient besoin de devises étrangères, se sont mut à vendre sur nos anciens fiefs du commerce de luxe, les copies de nos propres modèles : tissus, robes, articles de Paris, aussi bien en Angleterre, en Suède, en Norvège, en Europe Centrale qu’en Amérique du bud, et même, ce qu’il y a de plus grave, dans nos propres colonies. Cela à des prix non payants pour leurs industries, mais que l’industrie française de luxe ne pouvait adopter sans courir immédiatement au suicide. D’ailleurs, tous ces pays, dont les méthodes étaient certainement malhonnêtes, payaient malgré eux l’hommage dû à la France, en venant acheter le strict minimum pour copier, ou même en y venant copier sans acheter : car, seul, le goût français, la Mode française ont cours sur tous les marchés mondiaux.

Ces événements et leurs conséquences, nous avons été obligés de les subir, car ils étaient le fait d’une crise universelle, mais, ce qui est grave, nous les avons subis sans lutte, sans défense — et j’en arrive aux raisons de la crise qui nous sont personnelles.

Elles sont simples. Manque d’unité dans l’organisation patronale des industries et commerces de luxe. Manque d’intérêt et de soutien du côté des organes officiels, du Gouvernement.

Le caractère individualiste du Français est une des causes du manque d’unité de l’organisation patronale. La jalousie parmi tous les fabricants de nouveautés en est une autre. Résultat : ils n’ont jamais réussi à présenter un front unique dans les conférences économiques ou les discussions de traités de commerce, à rencontre du Comité des Forges ou d’autres consortiums des industries lourdes, qui ont ainsi obtenu dans les échanges internationaux la part du lion.

Manque d’unité également parmi nos grands couturiers parisiens, malgré la création d’une Chambre syndicale ; mais les intérêts de personnes y ont toujours prévalu sur les questions de principes ou d’intérêts communs.

Manque de défense contre la copie (ceci dû à la faiblesse de nos lois dans ce domaine), que ce soit à Lyon ou à Paris. Et quand je parle de la copie je ne parle pas seulement de celle que1 fait le pirate étranger — mais, ce qui est plus grave, de la copie du parasite français, vivant absolument aux dépens de l’industrie de la Mode, jouissant d’une organisation perfectionnée dans tous nos centres de fabrication, d’exposition et de vente, et se procurant ainsi, par fraude, débauchage, vol même, toute la nouveauté qui, chaque saison, sera présentée à Lyon ou à Paris.

Manque d’intérêt et de compréhension des Pouvoirs Publics, qui n’ont rien fait, au moment de l’élévation des tarifs douaniers en Angleterre, en Amérique, en Italie, pour éviter le transfert dans ces pays d’une partie de nos industries de luxe, tissages de soierie et lainages, usines d’impression et de teinture, emmenant en même temps que le matériel les techniciens nécessaires à le faire fonctionner, et éduquant en même temps la main-d’œuvre étrangère.

Manque d’intérêt, enfin, d’intelligence, d’initiative de nos fonctionnaires publics à l’étranger — consuls, attachés commerciaux, membres des Chambres de Commerce — tous n’ayant qu’un désir : éviter les ennuis, éviter tout geste susceptible de déplaire à un intérêt privé d’où pouvait dépendre leur situation présente ou à venir.

Voilà donc résumées les causes, dues à nous-mêmes, du déclin de notre Mode à l’étranger, pendant la seconde moitié de l’entre-deux-guerres.

Quelles furent, cependant, les conséquences sociales de l’essor de la Mode entre les deux guerres * Elles sont au nombre de deux : centralisation dans la capitale de toutes les valeurs de goût, d’art et de génie inventif ; démocratisation de la mode.

Centralisation, c’est la conclusion naturelle de tout ce qui a été dit dans cet exposé. Paris, dans l’entre-deux-guerres, a pris définitivement ïa direction de toutes les valeurs françaises, sources de toutes les industries et commerces de luxe, — et quoi qu’en aient pensé les propagateurs de la soi-dhant révolution natioifaie, je veux bien croire, quant à moi, que toutes ces industries et tous ces commerces de luxe, qu’ils soient en province ou à Paris, ont profité de cette centralisation et ne demandent qu’à la voir continuer.

Mais, à mon avis, la deuxième conséquence, la démocratisation de la Mode, est de beaucoup plus importante, et c’est surtout ce qu’en manière de conclusion je voudrais marquer.

La grande Couture, c’est-à-dire la Alode française, était, avant 1910 l’apanage d’une minorité essentiellement aristocratique. Entre les deux guerres, nous assistons à une véritable démocratisation de cette clientèle, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Les modes régionales, peut-être très pittoresques, mais peu pratiques, disparaissent. Finis les bas de coton ou de laine. La provinciale, la paysanne, comme sa sceur de Paris, ne porte plus que le bas de soie, privilège encore récent de la femme riche. Celle-ci s’est libérée du corset, de ses dessous encombrants, et les a remplacés par des dessous simples, légers, en soie naturelle. La midinette, la petite bourgeoise, l’ouvrière, la paysanne les remplaceront de même par des dessous en soie artificielle. La robe, le chapeau de grande maison sont portés toujours par la femme riche, mais la petite bourgeoise fera copier par sa couturière à façon le modèle en vogue d’après les gravures des journaux ou les patrons de Fémina ou du Jardin des Modes, sans oublier Marie-Claire. La provinciale, la paysanne, l’ouvrière achèteront les copies de ces mêmes modèles produits par la confection et vendus dans les grands magasins de la Préfecture ou les boutiques de mode du chef-lieu de canton.

Cette démocratisation du vêtement féminin — qui, dans un autre ordre, suit, du reste, la  démocratisation de l’automobile — sera, je le sais, regrettée par certains, en qui les préjugés de classe sont toujours ancrés ; et beaucoup d’entre eux se sont scandalisés, au début de cette époque de l’entre-deux-guerres, de voir la femme de chambre porter, continue sa maîtresse, des bas de soie et des dessous qui ne se nomment « de, cocotte » que lorsque la domesticité les porte. Ces esprits réactionnaires n’ont pu empêcher la démocratisation de s’accomplir, — et la Mode française en est responsable.

Maintenant qu’elle est chose faite, je sais aussi que certains de ses artisans s’en sont plaints amèrement on période de « résolution nationale ». (Parlant de cette époque, qu’il espérait révolue, M. Lelong ne disait-il pas : « Les femmes sont devenues trop moutonnières ; elles ont oublié leur personnalité ; elles sont devenues infidèles au couturier qui savait tirer parti de cette personnalité pour se laisser conduire par un snobisme irréfléchi et adopter toutes ensemble l’influence de l’instant. » Mais ne serait-ce pas ce même critique qui, le premier, dans cette même période, a créé à côté de son rayon « Grande Couture » un rayon qu’il a appelé « Robe Édition » ? Pour les mettre à portée de toutes les bourses, il copiait dans ses ateliers ses grands modèles à succès pour les vendre à 1 5oo francs, car il estimait, à juste raison, que la femme élégante n’est pas forcément une femme aux revenus illimités — et que le goût n’est pas l’apanage exclusif de la richesse II y a encore un monde entre  la démocratisation et celle qu’appliquait la Russie dès avant cette guerre : le Commissaire soviétique à l’Habillement féminin envoyait déjà, en 19З6, un délégué à Paris, pour voir les collections et négocier l’achat de quelques modèles qui devaient être reproduits ensuite à quelques millions d’exemplaires.

Cette démocratisation de la Mode s’étend, du reste, au monde entier, car, si le modèle exclusif de Paris est acheté par l’Angleterre, l’Amérique ou tout autre pays, c’est avant tout pour être recopié, et, par une reproduction en grand nombre, il voit son prix de revient (et, par conséquent, son prix de vente) extrêmement réduit : donc, il sera, sous forme de copie, diffusé parmi toutes les classes de la société étrangère, et ainsi le goût français, la mode française seront imposés et ancrés parmi des millions de femmes, je dirais même parmi les masses féminines du monde entier. Si cette démocratisation n’a pas toujours rapporté pécuniairement à la France ce qu’elle aurait dû lui rapporter, il n’en reste pas moins que son patrimoine artistique n’a pu que s’enrichir de cette propagation, j’allais dire de la foi (car c’est bien une foi), que ces « masses féminines » mettent en Paris…

Tout Français qui a un peu voyagé à l’étranger a pu se rendre compte de cette publicité immense faite naturellement à la France par tout ce qui touche à la femme. Que ce soient les grands magasins de luxe, qui montrent, en rayons ou en vitrines, tout ce qui vient directement de Paris, — et ceci à chaque saison, — que ce soient les boutiques qui se pressent les unes à côté des autres, dans les grandes artères de New York, Londres, Manchester, Berlin, Vienne, Oslo, toutes à noms français, toutes arborant dans leurs vitrines, à la place d’honneur, le modèle exclusif venant de Paris : à tous les prix, à tous les échelons, dans tous les quarlieib, riches ou pauvres, la couture, la confection, le tout-fait s’inspirent de la Mode française. Voilà ce que la démocratisation de la Mode parisienne d’e l ‘entre-deux-guerres a fait pour le prestige de la France à l’étranger.

Cette démocratisation a développé, en outre, parmi les masses féminines le goût du beau, et ce n’est pas un de ses moindres bénéfices. La coquetterie peut être un vilain défaut quand elle est excessive, mais  qui se plaindra que les femmes de tous les milieux aient, dans cette coquetterie, réussi à développer leur goût — et qui dit goût, dit sens critique et sens du ridicule ? Qui se plaindra que ce goût développé chez la femme de l’entre-deux-guerres ait réussi à la rendre plus naturelle, plus attrayante, plus désirable « . Et cela aussi bien parmi les classes aisées que parmi les classes laborieuses ? Si le goût n’est plus un privilège de classe, il le doit à la Mode de l’entre-deux-gueires

Et ce n’est pas seulement en France que cette démocratisation du goût s’est produite. La Française était prédestinée à cette évolution. C’est à l’étranger que les résultats ont été plus palpables, surtout dans les pays anglo-saxons, qui avaient jusqu’à la dernière guerre si peu ce sens du ridicule dont nous parlions tout à l’heure. Qui a vécu en Angleterre dans les vingt années qui ont suivi l’armistice ne peut être que stupéfié du changement radical qu’a subi la femme anglaise dans son habillement. Elle le doit entièrement à l’influence française.

Et demain ? Question bien embarrassante. Malgré tout, je crois que les conditions des années ig.45-5o ne seront pas tellement différentes de celles des années 1920-25 : une France libérée, des femmes qui auiont été chefs de famille ей. notre absence et qui auront gagné par leur action, leur courage, leur sacrifice, les droits de se considérer, civi- quement et physiquement, comme nos égales. La Mode ne pourra donc que suivre son évolution : liberté, aisance, simplicité, démocratisation. N’oublions pas qu’elle est svmbole de liberté. Celle-ci reconquise, la Mode pourra, comme auparavant, se montrer fantasque, parfois frivole et souvent révolutionnaire. Notre industrie de luxe sera très probablement la première à revivre, car elle n’a pas besoin de trop de machines, ni da trop de matières premières, et sa main-d’œuvre, la première du monde, est toujours là. La traduction des efforts de ses artistes et’ de sa main- d’œuvre en chiffres, en valeur économique, appartient ensuite aux rédacteurs de nos traités de commerce, qui défendront nos intérêts vis- à-vis des puissances du monde entier. Nous aurons besoin d’importer, nous devrons donc exporter, et je suis sûr que le Gouvernement de la IVe République, qui a su sortir la France d’une situation catastrophique sans précédent dans notre Histoire, saura protéger et défendre les intérêts de nos industries et de nos commerces de luxe.

Marceli Rouff. (Oflng Xc, 1943.)