Category Archives: Luxe

L’expérience en boutique, nouveau Graal des marques

Le salon thé-restaurant Twinings ouvert librairie WH Smith accueillera auteurs rencontres public.

Les thés Twinings et la librairie WH Smith d’un coté, Johnny Walker et Whisky Shop de l’autre : comment les britanniques font maison commune à Paris pour mieux accueillir leurs clients.

L’union fait la force. Le co branding aussi. Pratique courante dans l’habillement, l’association de deux marques, ou le plus souvent d’une enseigne et d’un créateur, permet de rafraîchir l’image et de rajeunir la clientèle. H&M le prouve : ses collaborations avec des signatures du style ont fait beaucoup pour la crédibilité mode du géant suédois, désireux de sortir du cadre étroit du low cost. Mais le cobranding sert aussi à améliorer « l’expérience » en boutique, ce nouveau Graal du commerce.

Depuis la généralisation de la vente en ligne, marques et enseignes cherchent à valoriser autrement leurs réseaux « brick & mortar ». Travailler ce côté « expérienciel » consiste à élargir le rôle du magasin physique, en faire un terrain d’expériences agréables, amusantes, voire uniques. Les marques espèrent ainsi mieux fidéliser des consommateurs volages. Et celles qui n’ont pas pignon sur rue y gagnent un contact direct avec ces derniers sans le filtre de la (grande) distribution.

Pour s’adresser différemment à leur clientèle, deux piliers de l’art de vivre britannique, la marque de thés Twinings et le whisky Johnny Walker, se sont associés à un partenaire. La première ouvre un salon de thé dans la librairie parisienne de WH Smith tandis que le numéro un mondial du whisky (groupe Diageo) a installé un « salon » de dégustation au Whisky Shop de la place de la Madeleine.

Jouer la complémentarité

Pour le consultant Philippe Jugé, spécialiste des spiritueux et conseil de Whisky Shop, ces opérations de cobranding nécessitent que les marques « aient des valeurs communes, faute de quoi il y a danger de détérioration de l’une par l’autre ». Risque écarté dans les deux cas. La première marque mondiale de whisky a commencé à déployer ses salons de dégustation, Johnny Walker Houses, dans les aéroports asiatiques (Chine, Inde, Singapour…). En Europe, le premier a ouvert à celui de Schipol aux Pays-Bas. A Paris, pour le dixième du genre, la marque fait une incursion hors duty free en élisant domicile dans la première implantation française de Whisky Shop, place de la Madeleine. Cette enseigne britannique, entièrement dédiée aux blends, pure et single malts, compte déjà 22 boutiques outre-Manche. De son côté, Twinings cherche à valoriser ses nouvelles sélections de thés premium, Origin et Discovery. Un compagnonnage que suffirait à justifier « le long héritage historique commun aux deux maisons dont la création remonte au XVIIIe siècle », explique Céline Dersoir, directrice de la célèbre librairie anglaise présente à Paris depuis 1903.

Faire de la boutique un média

Chez Smith, l’arrivée d’un nouveau salon de thé Twinings (l’enseigne avait le sien jusque dans les années 1990), correspond à la volonté de la librairie d’utiliser le lieu pour créer des évènements et apporter du contenu sous une autre forme que les livres et les magazines papier dont les ventes baissent fortement. « Lectures à voix haute, rencontres avec les auteurs autour d’un brunch ou conférences scientifiques, l’éventail est large. On peut aussi juste venir lire son livre devant la cheminée », indique Céline Dersoir, qui ne manque pas d’idées d’animations. Elle prévoit aussi des cours d’anglais pour adultes, chaque lundi soir.

Mieux que ne le ferait un caviste classique, Whisky Shop donne une visibilité maximale à la marque Johnny Walker. « On est dans la logique qui a poussé les maisons de luxe et parfumeurs à louer des vitrines entières et à ouvrir des corners dans les grands magasins », observe Philippe Jugé.

Cibler la clientèle internationale

Ces ouvertures de lieux localisés au centre de Paris tiennent aussi au rôle éminent de la capitale française dans le tourisme mondial. « Le quartier de la Madeleine a l’avantage d’être au coeur du Paris épicurien, tout en étant très proche des maisons de luxe du faubourg Saint-Honoré ou de l’avenue Montaigne, passage obligé des touristes », relève ainsi John Beard, cofondateur de Whisky Shop, manifestement pas trop inquiet de la chute de la présence étrangère depuis les attentats.

@vleboucq   – www.lesechos.fr
Le salon Johnny Walker House permet de découvrir toutes les facettes de la marque. - The Whisky Shop Paris

Le salon Johnny Walker House permet de découvrir toutes les facettes de la marque. – The Whisky Shop Paris

La première marque mondiale de Whisky ouvre son premier salon de dégustation hors duty free, place de la Madeleine, au coeur de Paris. - The Whisky Shop Paris

Le propriètaire du Bristol achète the Lanesborough palace

En ajoutant The Lanesborough à sa sélection d’hôtels de luxe, Oetker Collection donne au Bristol son «complément naturel» à Londres.

Oetker Collection, qui comprend Le Bristol à Paris, ajoute The Lanesborough à Londres, à sa sélection d’hôtels de luxe. Situé sur Hide Park Corner, cet hôtel, construit en 1991 à l’emplacement d’un ancien hôpital, était fermé depuis 18 mois pour une rénovation complète. Oetker assurera le management de ses 93 chambres (dont 43 suites), à sa réouverture au printemps 2015.

«Notre arrivée à Londres est une étape importante dans le développement de la collection, Londres étant une destination stratégique par son dynamisme et sa visibilité dans le monde entier, déclare Alain Brière, vice-président marketing et communication d’Oetker Collection. Elle traduit l’accélération de notre stratégie d’expansion. Nous nous appuierons sur l’expérience et le succès du Bristol à Paris pour faire du Lanesborough son complément naturel à Londres pour nos clients».

Neuf hôtels

Oetker Collection appartient au groupe allemand Oetker, présent également dans la poudre de pâtisserie, la logistique ou encore la bière. Elle comporte désormais 9 hôtels, dont 4 en propriété (Le Bristol à Paris, l’Hôtel du Cap-Eden-Roc à la pointe du Cap d’Antibes, Château Saint-Martin en Provence, et Brenners Park-Hotel à Baden-Baden en Allemagne).

En avril dernier, Oetker Collection avait repris la gestion de l’Eden Rock à Saint-Barthélemy. En 2013, elle avait ajouté à sa collection, L’Apogée Courchevel en décembre, et Fregate Island Private aux Seychelles en juillet.

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www.lanesborough.com

Hermes holds first sale in China as frugality drive bites

    • Staff Reporter 2014-04-25
    • http://www.wantchinatimes.com

A Hermes outlet at Beijing Capital International Airport. (File photo/CFP)

A Hermes outlet at Beijing Capital International Airport. (File photo/CFP)

Fashion house Hermes broke its in-house rule on Tuesday when it held a discount sale for the first time in China. Other luxury brands may follow their lead as the government’s anti-corruption frugality campaign has dealt a heft blow to their sales, leaving them with excess inventory, reports our Chinese-language sister paper Want Daily.

The rule of no sales and of not selling at shopping malls went out the window when Hermes held a sale at the Hyatt Regency Hangzhou in eastern China to clear unsold stock accumulated over the past two to three years. Most of the items available were men and women’s clothes and shoes, which carried discounts of 20%-50%.

Other brands including Ferragamo, Boss and Armani look set to follow suit with discount sales near their own outlets at department stores in mid-May, including last year’s collections.

A senior executive at a department store in Hangzhou said luxury brands have been struggling this year as plunging sales have pushed up their inventory. The brands would rather lose face than lose their business, the executive said.

Burberry Group dépasse le milliard de pounds de chiffre d’affaires

Madison Avenue à New York

Ajouté le 14/11/2013 Par Shirley Pellicer

Dans ses comptes semestriels publiés aujourd’hui, Burberry Group rapporte une augmentation de son chiffre d’affaires de 17% entre avril et septembre 2013. Pour la première fois de son histoire, la société britannique dépasse le milliard de pounds de chiffre d’affaires : 1 031 millions cette année, contre 888 millions en 2012. En commantant les résultats du groupe, Angela Ahrendts s’est dite aussi très confiante pour l’avenir de la beauté.

De nombreuses actions judicieuses déployées par la marque auront contribué à ce succès, notamment une stratégie digitale innovante et des partenariats technologiques pertinents, avec Google pour Burberry Kisses, Apple et l’iPhone 5 pour le défilé Printemps/Eté 2014, sans oublier l’opération Burberry Beauty Booth sur Twitter. Burberry a su s’adapter aux changements rapides du marché, en fermant huit boutiques dans le monde, pour en ouvrir quatorze nouvelles sur des marchés plus porteurs en Chine, Inde, Brésil, Mexique et au Moyen-Orient. Depuis la fin de sa licence Beauté, la marque a lancé avec succès le nouveau parfum pour homme Brit Rythm, rassurant ainsi sur les capacités du groupe à gérer cette activité.
Angela Ahrendts, Chief Executive Officer, a déclaré à la presse :

Nous sommes fiers de pouvoir annoncer que pour la première fois de son histoire, Burberry vient de dépasser le milliard de pounds de chiffre d’affaires, démontrant ainsi plus que jamais la force et les performances exceptionnelles de la marque. Face à un environnement macro économique toujours incertain, nous restons concentrés sur nos stratégies retail, digitale et marketing pour ce troisième et très décisif trimestre à venir. L’équipe de direction continue d’assurer le développement de notre chiffre d’affaires, tout en protégeant l’intégrité de la marque. Des investissements sélectifs et des infrastructures efficaces continueront à assurer la rentabilité de notre éventail de marques, et plus particulièrement celle au long terme de notre cinquième division : la beauté. »

Vous en avez peut-être déjà entendu parler sur d’autres sites et blogs, mais impossible pour nous de faire l’impasse sur le nouveau magasin de l’enseigne Burberry installé au 121 Regent Street à Londres. Et pour cause, ce dernier affiche pour ambition de permettre aux clients de vivre en magasin exactement la même chose que ce qu’ils vivent sur le site internet. Mais la question subsiste: magasin connecté ou magasin digitalisé ?

http://fr.burberry.com/

Barbara Bui : CA 2013 + 5% à 33,2 M EUR

29/01/2014

source zone bourse

Progression de 8% du chiffre d’affaires au 4ème trimestre 2013
Très bonne dynamique de la zone US

En M€                         2013      2012       Var. (%)
Chiffre d’affaires          33,2       31,8           +5%

Total consolidé dont :
– Activité Boutiques (Retail) 13,9 14,0 –
– Activité Diffusion (Wholesale) 19,3 17,8 +8 %
Un 4ème trimestre en croissance sur les 2 réseaux. Le Groupe Barbara Bui enregistre au 4ème trimestre 2013 un chiffre d’affaires de 7,6 M€, soit une progression de 8% par rapport à la même période de l’exercice précédent.

Le réseau Retail (Boutiques) réalise sur le dernier trimestre 2013, un chiffre d’affaires de 3,8 M€, en croissance de 8%.
Sur l’ensemble de l’année 2013, l’activité est stable à 13,9 M€ grâce aux boutiques américaines qui affichent d’excellentes performances avec une activité en croissance de 50% (+8% à périmètre constant). Au second semestre, la progression des points de ventes américains (+42% à périmètre constant) a permis de compenser, au niveau du Groupe, un 1er trimestre difficile dû à un environnement défavorable tant sur le plan économique que climatique.
Les ventes du 4ème trimestre 2013 du réseau Wholesale (Diffusion) en progression de 8% atteignent 3,9 M€, bénéficiant, notamment, des premières facturations de la collection Printemps/Eté 2014, soit 2,7 M€ de ventes facturées sur cette période contre 2,5 M€ en 2012.
L’activité Wholesale affiche une croissance régulière de collections en collections avec un chiffre d’affaires annuel de 19,3 M€, en hausse de 8%. Conformément aux tendances des carnets de commandes annoncés, la saison Printemps/Eté 2013 termine en croissance de 5% et la saison Automne/Hiver 2013 progresse de 10%. Le renforcement de la présence du Groupe aux Etats Unis a également dynamisé l’activité Wholesale sur cette zone où le chiffre d’affaires a doublé au cours de l’exercice.
Sur l’ensemble de l’exercice 2013, le Groupe Barbara Bui enregistre un chiffre d’affaires de 33,2 M€, en croissance de 5% par rapport à 2012.

Perspectives. Pour l’exercice 2014, le carnet de commandes Wholesale Printemps/Eté 2014 affiche une progression de 8% par rapport au Printemps/Eté 2013.

Les bonnes performances enregistrées à la fois en Retail et en Wholesale sur la zone américaine constituent un indicateur important pour l’année 2014 et permettent au Groupe Barbara Bui de rester confiant sur la poursuite du développement.

Enfin, l’activité de la boutique en ligne www.barbarabui.com, lancée début 2012, affiche une dynamique très intéressante même si le volume d’affaires reste encore peu significatif à l’échelle du Groupe.

Prochains évènements de communication financière

Résultats annuels 2013 : le 26 mars 2014 avant Bourse

MAISON DE LUXE, BARBARA BUI S’IMPOSE PAR UN STYLE PUR ET INCISIF POUR UNE FEMME A L’ELEGANCE CONTEMPORAINE ET RAFFINEE.

LES LIGNES DE VETEMENTS ET ACCESSOIRES BARBARA BUI ONT UN POSITIONNEMENT UNIQUE DANS L’UNIVERS DU LUXE.

LES COLLECTIONS SONT DIFFUSEES DANS LES BOUTIQUES BARBARA BUI IMPLANTEES A PARIS, MILAN, NEW YORK, LOS ANGELES, MOSCOU, ET BEYROUTH ET VIA UN RESEAU DE POINTS DE VENTE MULTIMARQUES SELECTIFS EN FRANCE ET A L’ETRANGER.

Les titres BARBARA BUI sont cotés sur le compartiment C de NYSE EURONEXT – ISIN : FR0000062788 – Reuters : BBUI.PA – BLOOMBERG : BRBB NM

BARBARA BUI
WILLIAM HALIMI – Président-Directeur Général
JEAN-MICHEL LAGARDE -Directeur Général Adjoint
ACTUS FINANCE – CORINNE PUISSANT – Analystes/investisseurs

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York

La marque Montblanc vient d’inaugurer sur Madison Avenue à New York (Etats-Unis) une toute nouvelle boutique de 300m2. A cette occasion, le nouveau patron Jérôme Lambert est apparu lors d’une grande soirée aux côtés de Jan-Patrick Schmitz, PDG de Montblanc Amérique du Nord.

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
« Montblanc est présent à New York depuis 2003 » a souligné Jan-Patrick Schmitz, grand initiateur de ce projet de nouvelle boutique new-yorkaise, désormais ouverte au public après une longue période de construction et d’aménagement. Peu de gens s’attendaient à voir Montblanc ouvrir une nouvelle enseigne de 300 m² à quelques encablures de la précédente. Encore moins à croiser Jérôme Lambert lors de la cérémonie d’inauguration qui a attiré le « Tout-New York ».

Cette nouvelle adresse, décorée de chandeliers en cristal Swarovski, dispose d’une vitrine dévolue aux  montres, possède un salon privé pour VIP et consacre un mur entier aux instruments d’écriture qui ont fait la renommée de Montblanc.

Cette boutique, qui compte la plus grande collection d’instruments d’écriture Montblanc en édition limitée sur le continent nord-américain, rend hommage à l’esprit pionnier de la marque qui s’exprime depuis plus d’un siècle. Outre la ligne Heritage, cette nouvelle adresse abrite la collection « Signature for Good », dont les recettes sont reversées à l’Unicef. Une gamme lancée lors de la cérémonie des oscars 2013 et qui sera disponible jusqu’en mars 2014.

Jérôme Lambert a réaffirmé cet engagement pour les instruments d’écriture, expliquant qu’il souhaitait continuer à les mettre en valeur tout en déployant davantage d’efforts pour offrir aux montres Montblanc la place qui leur revient sur le marché. « Tout le monde aime écrire avec un stylo Montblanc, déclarait Jérôme Lambert, rencontré lors de l’événement. C’est un luxe incomparable. Notre objectif est de continuer à offrir ce sentiment d’exclusivité pour nos instruments d’écriture tout en valorisant le luxe et la précision des garde-temps Montblanc. »

Nombreux sont les inconditionnels de la marque à avoir été surpris par la nomination de Jérôme Lambert comme PDG de la maison étant donné son parcours fortement ancré dans l’horlogerie. Jérôme Lambert a effectivement été à la tête de Jaeger-LeCoultre pendant plus d’une décennie, après avoir dirigé A. Lange & Söhne durant quelques années. Il a récemment quitté la Suisse pour s’installer à Hambourg (Allemagne), siège de la marque, afin de mieux suivre les activités de Montblanc en matière de maroquinerie, d’instruments d’écriture et d’horlogerie.

« Notre catalogue de montres doit innover autant que nos instruments d’écriture, affirme Jérôme Lambert. Il est temps pour nous de nous inspirer de ce qui est réalisé dans notre manufacture de Haute Horlogerie à Villeret. Nous devons transposer cette inventivité et ce savoir-faire artisanal à notre manufacture principale afin de proposer un design plus innovant pour l’ensemble de nos gammes. C’est le défi que je me suis lancé. Notre Maison est riche d’un patrimoine extraordinaire et foisonne de produits incroyables. La prochaine étape est de fusionner ces savoir-faire de manière plus harmonieuse. »


Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
À l’occasion de cette inauguration, la marque a dévoilé la toute nouvelle ExoTourbillon Rattrapante. Si la montre en question, issue de la collection Villeret 1858, a été présentée lors du salon de Hong Kong Watches & Wonders en septembre, elle ne devrait pas être commercialisée avant l’été 2014… Fabriquée entièrement à la main dans les ateliers de Villeret, cette pièce est munie d’un chronographe à rattrapante, d’un second fuseau horaire avec indicateur jour/nuit et d’un cadran régulateur avec effet 3D. Le balancier, placé en périphérie de la cage tournante du tourbillon, se veut « à la fois dynamique et esthétique ». Le calibre de manufacture 16.61 constitué de 411 composants offre 55 heures de réserve de marche. Avec son cadran en or et émail grand feu, cette montre sera éditée à seulement 18 exemplaires.

Pour Jérôme Lambert, ce garde-temps doit servir de modèle à l’ensemble des garde-temps Montblanc. « Nous voulons satisfaire les plus exigeants. Nous devons être capables d’assouvir la curiosité de nos clients et ce défi m’exalte. Le plus important est que nous soyons guidés par notre passion pour la Haute Horlogerie et par la volonté de la partager. »

 www.montblanc.com

Vendredi 15 Novembre 2013

Luxe à la russe : pourquoi les Russes sont-ils prêts à payer cher?

Rusina Shikhatova publié Mercredi 27 novembre 2013

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Un achat sur quatre de produits de luxe dans le monde est effectué par un citoyen de la Fédération de Russie, indique l’enquête Digital IQ index Russia. Les Russes ont dépensé, en 2012, 8,6 milliards de dollars en objets de luxe. Les chiffres de la société Global Blue, qui assure le service Tax Free, indiquent enfin que la Russie occupe la deuxième place mondiale, après la Chine, en termes de valeur des achats réalisés par ses citoyens à l’étranger.

Luxe à la russe : pourquoi les Russes sont-ils prêts à payer cher?

Les Russes sont des habitués des magasins des Champs-Élysées et de la Via Monte Napoleone : à ce titre, toute boutique européenne digne de ce nom possède, dans son équipe, un vendeur russophone. Et les magasins de la ruelle Stolechnikov à Moscou ne sont pas désertés pour autant : le cabinet américain de consulting Bain&Co estime le volume du marché du luxe en Russie entre 5 et 7 milliards d’euros, ajoutant qu’il continue de croître de façon stable de 12 à 13 % par an. Tout en sachant, comme le souligne Jamil Khaled, directeur général de la société JamilCo, un des leaders de la distribution des marques haut de gamme en Russie, que les produits de luxe coûtent dans les boutiques moscovites minimum 20 à 30 % plus cher qu’à Londres, et 35 à 40 % plus cher qu’à Paris. En effet, les distributeurs, pour couvrir des taxes douanières de 15 % et la TVA à 18 %, établissent des marges de 200 à 300 % sur le prix d’achat. Mais les consommateurs russes ne semblent pas s’en effrayer.

Connaître son prix

À en croire Daria Yadernaya, directrice exécutive du cabinet de consulting Esper Group, les acteurs de l’industrie du luxe qui arrivent tout juste sur le marché russe craignent tout sauf un déficit des ventes. « Les problèmes rencontrés par une nouvelle marque peuvent être liés aux questions de douane ou à la recherche d’un emplacement commercial très fréquenté – surtout à Moscou, où beaucoup de lieux stratégiques importants sont déjà occupés et attribués », précise-t-elle. C’est aussi l’opinion d’Alexandre Chetchikov, du cabinet Luxor Management : « En Russie, assure-t-il, vous pouvez vendre absolument tout ce que vous voulez. » Mais qui est-il donc, ce consommateur de la Fédération de Russie prêt à tout engloutir ?

Luxor Management estime que 0,3 à 0,5 % des citoyens de Russie achètent régulièrement des produits de luxe, avec des consommateurs âgés en moyenne de 35 ans et plus. Il s’agit pour la plupart de gros entrepreneurs, de top managers et de responsables politiques. Ils sont, en outre, fidèles à leurs marques favorites – Chanel, Dior, Gucci et Louis Vuitton, – les mêmes depuis déjà plus de 20 ans. Pour ces clients, l’excellence du service est plus importante que le prix.

Ruelle Stolechnikov à Moscou

Ruelle Stolechnikov à Moscou

Toutefois, on voit surgir dernièrement de nouvelles catégories d’acheteurs. « Pour les gens de 20 à 33 ans, et à la différence de leurs aînés, acheter des objets de luxe n’est pas une fin en soi – pour eux, le luxe, ce sont des sensations hors du commun, des émotions, des aventures », souligne Julia Bevzenko, directrice générale de la société All About Luxe.
Les nouveaux consommateurs de marchandises de luxe peuvent tout aussi bien être des représentants des milieux créatifs et intellectuels que des employés de la sphère des services. Daria Yadernaya a ainsi baptisé « New Luxury » cette génération de consommateurs regardants, sensibles aux prix et qui n’hésitent pas à tester la nouveauté. Leur préférence, en règle générale, va à des marques jeunes, telles Stella McCartney ou Maison Martin Margiella – et ils réalisent souvent leurs achats sur Internet.

La troisième catégorie des consommateurs de luxe pourrait être qualifiée d’« hédoniste » : ce sont des gens qui n’ont pas de marques préférées. Ils aiment simplement faire les magasins, et peuvent allier des marques chères à des produits plus accessibles, leurs marques fétiches – Zara et H&M – ne relevant pas de la classe luxe.

Marques et tendances

Pour les marques haut de gamme présentes en Russie, le principal défi est de faire en sorte que les clients achètent leurs produits sur le territoire plutôt que d’aller faire leur shopping, pour des prix plus avantageux, à Londres ou Paris. Pour atteindre cet objectif, de nombreux fabricants jouent sur l’attrait des Russes pour les produits uniques, et créent spécialement pour eux des collections limitées.

« Près de 40 % de toutes les éditions limitées d’objets de luxe sont vendues en Russie », note Alexandre Chetchikov. Il semble ainsi que plus le lot est mince, plus la demande est élevée – qu’il s’agisse du dernier iPhone ou du sac en python Birkin. Et sur le marché de la Fédération a fortiori, l’achat de marchandises rares est perçu comme une réalisation personnelle. Même les programmes de fidélisation, présents dans presque toutes les chaînes commerciales, jouent de plus en plus sur le sentiment que les marchandises que le client aimerait acquérir sont inaccessibles. « Imaginez que vous recevez une invitation pour une vente privée d’une collection limitée, explique Daria Yadernaya. Vous avez immédiatement envie d’aller voir ce qu’il en est – et, sur place, les vendeurs font tout ce qu’il faut pour que vous ayez envie d’acheter. »
Près de 40 % de toutes les éditions limitées d’objets de luxe sont vendues en Russie

Attirer les nouveaux acheteurs peut aussi passer par une « accoutumance » progressive à la marque, et ce, idéalement, dès le plus jeune âge. Prada et d’autres maisons de couture lancent des collections enfants non seulement pour faire plaisir aux parents, mais aussi en espérant ainsi éduquer « leur » client. C’est dans cette même optique que Louis Vuitton fabrique des porte-clés, des porte-cartes de visite et d’autres petits objets : « En expérimentant un objet au coût accessible et en se persuadant de sa qualité, le consommateur se tournera ensuite vers quelque chose de plus cher », affirme Julia Bevzenko.

De nombreux propriétaires de magasins de luxe à Moscou transforment également leurs boutiques en espaces ludiques de discussion, où les clients peuvent boire un café, bavarder avec un vendeur et apprendre les dernières nouvelles de la marque sur l’écran de leur iPad. « Acheter des objets de luxe a cessé il y a longtemps, pour les Russes, d’être une sortie occasionnelle, confirme Daria Yadernaya. On peut considérer que le shopping est devenu, plutôt, une manière intéressante de passer le temps. »
Les clients russes succombent volontiers lorsque les marques les gratifient de petites attentions – surtout ceux dont le temps est précieux.

« Souvent, les gens n’ont pas le temps d’aller s’acheter un tailleur à Londres, même s’il y coûte moins cher. Pour une ou deux marchandises, ils restent faire leurs achats à Moscou », précise Alexandre Chetchikov. Autre argument de taille pour acheter chez soi : les cartes de fidélité. De nombreuses boutiques moscovites de luxe proposent ce genre de cartes qui ouvrent des réductions souvent très importantes, de 25 à 50 % – chose qui serait parfaitement inimaginable en Europe. C’est ça, l’âme large à la russe : quitte à acheter – c’est du luxe, quitte à solder – c’est au double.

Le luxe des régions

En mai 2013, la direction de Chanel a décidé la fermeture de la première boutique régionale de la marque, à Ekaterinbourg, au bout de quatre ans d’existence.
« L’ouverture dans les régions russes d’un magasin mono-marque est avant tout une question de prestige que de bénéfice réel », déplore Daria Yadernaya. Toutefois, le potentiel du marché de l’Oural et de certaines autres régions est plus important que, par exemple, à Saint-Pétersbourg. Esper Group estime ainsi que les acheteurs réguliers de luxe dans la capitale du Nord ne dépassent pas les cinq cents personnes, et que la proximité de la Finlande et les conditions avantageuses de délivrance des visas incitent les consommateurs potentiels du luxe à acheter à l’étranger. Les habitants de l’Oural et d’Extrême-Orient, en revanche, partiront bien plus volontiers à la « chasse au luxe » à Ekaterinbourg qu’à Moscou – et Louis Vuitton n’a d’ailleurs nullement l’intention de fermer sa boutique de la capitale ouralienne.


Mais que fait cette énorme valise Louis Vuitton sur la place Rouge ?

Le même Louis Vuitton a par ailleurs ouvert, en août 2013, une nouvelle boutique à Sotchi et d’autres marques envisagent également une ouverture dans la future capitale olympique comme un placement prometteur. Par ailleurs, Esper Group souligne que les ventes augmentent aussi de façon stable à Kazan et Krasnodar.

Les positions des acteurs principaux

Le marché des produits de luxe est apparu en Russie dans les années 1990. Et c’est à cette période que sont nés dans le pays les trois groupes de distribution qui se sont, en pratique, partagé le marché entre eux : Bosco di Ciliegi (1991), JamilCo (1993) et Mercury (1994). Depuis, leur position dominante sur le marché n’a quasiment pas bougé ; toutefois, souligne Julia Bevzenko, les nouvelles marques n’ont plus peur de venir en Russie de façon indépendante, vu que le marché et la demande y sont aujourd’hui relativement stables.

La contrefaçon

Sur la contrefaçon, les experts sont partagés. Selon Esper Group, la contrefaçon et l’import « gris » représentent jusqu’à un tiers du marché global du luxe en Russie. Néanmoins, pour Daria Yadernaya par exemple, la contrefaçon ne nuit en rien à la réputation des marques, vu que les consommateurs de copies et ceux de productions authentiques ne se croisent pas. Julia Bevzenko n’est pas d’accord avec cette opinion : « En Russie, souligne-t-elle, à la différence d’autres pays, la contrefaçon ne se cache pas. Et un faux Prada vendu dans un passage souterrain de la place Pouchkine risque d’altérer l’image que les gens ont de la marque et d’influer négativement sur leur envie de se tourner vers elle. » Pourtant, les sociétés elles-mêmes ne cherchent pas à lutter contre la production contrefaite, vu que, assure Alexandre Chetchikov, même l’achat d’un faux peut accoutumer l’acheteur et finir par l’attirer vers la marque authentique.

Le marché des vêtements en Russie

Luxe : 16 %
Premium : 7-8 %
Moyenne gamme : 41 %
(Esper Group)

Croissance du marché, pour 2011 :
Luxe : +11,1 %
Moyenne gamme : +8,45 %
(Bain&Co)

Guerlain en son palais au 68, avenue des Champs-Elysées


Par Marion Vignal, publié le 27/11/2013
Le temple historique du parfumeur vient à nouveau de se métamorphoser sous l’impulsion de Peter Marino. visite exclusive dans le lieu mythique du 68 Champs-Elysées,

Depuis 1914, on vient au 68, avenue des Champs-Elysées acheter son parfum culte ou seulement respirer l’odeur sensuelle mais discrète de l’élégance parisienne
Yannick Labrousse pour L’Express Styles
En ces temps d’incertitude et de changement permanent, il demeure sur les Champs-Elysées quelques repères. La boutique Guerlain fait encore partie de ceux-là. Depuis 1914, on vient ici acheter son parfum culte ou seulement respirer l’odeur sensuelle mais discrète de l’élégance parisienne. Et, un siècle plus tard, on peut toujours en repartir avec une fragrance inoxydable telle que l’Heure bleue (créée en 1912) ou Shalimar (1925). Après Maxime d’Angeac et Andrée Putman, qui avaient dépoussiéré l’adresse en 2005, c’est Peter Marino, architecte officiel des boutiques du groupe LVMH (Dior, Vuitton…), qui a été choisi pour écrire un nouveau chapitre de la saga.

L’homme, reconnaissable entre mille avec son look de motard en cuir, par ailleurs collectionneur et esthète inclassable (il vient de produire, chez lui à New York, l’opéra Orphée et Eurydice pour célébrer ses 30 ans de mariage), a opté non pour la rupture, mais pour la continuité. « J’ai voulu créer une conversation entre l’ancien et le contemporain, explique-t-il, en proposant une variation sur le thème du marbre dans le marbre. » Pour mieux comprendre, ouvrons la porte de ce nouveau temple de la beauté.

Guerlain veut devenir « la première marque de parfums à Paris »

Un restaurant au sein même de la boutique
Au rez-de-chaussée, on pénètre d’abord dans un long couloir de marbre blanc (l’ex-club de salsa le Montecristo, annexé depuis deux ans en pop-up store par la marque), accueilli par une nuée d’abeilles dorées suspendues à 7 mètres au-dessus du sol. Le PDG de Guerlain, Laurent Boillot, a baptisé ce nouvel espace l' »avenue », « un lieu, dit-il, moins intimidant que la boutique historique, où les gens peuvent circuler plus librement ». Peter Marino, lui, préfère évoquer l’idée d’une « rivière qui vous transporte et vous fait rêver ». Celle-ci est rythmée par les flacons de parfum, puis par les collections de maquillage et les lignes de soins, notamment celles autour de l’Orchidée impériale, avant de se jeter dans un escalier qui descend tout droit jusqu’au restaurant. La grande nouveauté de l’endroit.

>>> A LIRE: Comment devient-on responsable d’atelier de fabrication parfums chez Guerlain?

D’ici peu, on viendra chez Guerlain non plus seulement assouvir une envie compulsive de poudre de soleil ou de rouge à lèvres, mais pour des pâtisseries et même des plats, spécialement conçus par Guy Martin (chef et propriétaire du Grand Véfour) en connexion avec l’univers du parfumeur. Peter Marino a passé commande à l’artiste Peter Dayton, connu pour ses collages de fleurs, de photos d’ingrédients issus de la fameuse  » guerlinade  » (les matières phares de la maison qui composent la plupart des fragrances). Celles-ci seront utilisées comme plateau pour les tables. Aux murs, Marino a fait fabriquer des tapisseries inspirées de celles que le décorateur Christian Bérard avait créées en 1939 pour ce qui, au deuxième étage du bâtiment, fut le premier institut de beauté du monde.

Un spa sur-mesure
Pour cet endroit exceptionnel, la famille Guerlain avait fait appel aux meilleurs artistes du moment: Jean-Michel Frank, figure de l’Art déco, compose à la fin des années 1930 l’architecture intérieure avec des panneaux de marbre blanc somptueux. Christian Bérard invente un décor de théâtre pour l’entrée des cabines de soins. Alberto Giacometti sculpte des appliques en plâtre recouvertes de fleurs. Celles-ci avaient été passées à la feuille d’or ces dernières années. Les voici rétablies dans leur état d’origine, d’une blancheur immaculée. Le décor de Frank n’a pas pris une ride. « Simple, épuré, son style dépasse toutes les modes », salue Marino. Il semble en effet plus moderne que jamais en regard avec les murs de marbre blanc du nouvel espace de vente, quelques étages plus bas.

Pour conserver la noblesse des matériaux (dans les parfums comme dans l’architecture), le New-Yorkais a doté chaque cabine d’un mur d’onyx, ultraluxueux. Comme ses soins. La marque n’innove pas seulement en façade, elle a entièrement revu son spa et formé ses experts selon un principe: établir un diagnostic de la cliente à son arrivée et lui proposer un soin qui corresponde le plus précisément possible à ses besoins ou à ses envies. Du pur sur-mesure, dans la lignée des parfums qui peuvent également être créés à la demande par Thierry Wasser.

Guerlain et le chef Guy Martin ouvrent leur restaurant, le 68

A l’entresol, ambiance disco et murs noirs glossy
Au rez-de-chaussée, la boutique, dite historique, reste la gardienne du temple des parfums cultes de la maison. Ses murs veinés de marbre noir et rouge foncé ont comme pris une nouvelle jeunesse sous l’impulsion de la pierre blanche voisine. D’autant que Peter Marino a tenu expressément à dénuder les comptoirs d’origine, taillés dans la masse, qui avait été camouflés pour plus de fonctionnalité peut-être ou par standardisation tout simplement. Il a aussi tenu à faire restaurer les cache- radiateurs en chêne de cette pièce classée. Sur le grand miroir un bas-relief représente l' »astre », nouvel emblème de la maison. Le tout se reflète dans le « ciel d’eau  » en métal poli qui recouvre le plafond, renforçant un peu plus la théâtralité de la pièce.

Et ce n’est pas tout. La visite se poursuit par l’escalier d’époque qui conduit à l’entresol. A la place du fantastique ruban d’or qu’avait conçu l’architecte Maxime d’Angeac en 2005, Peter Marino a créé une ambiance disco, murs noirs glossy et lumières blanches en transparence. « Ma touche d’exotisme, évoquant les voyages de Guerlain en Inde ou en Orient », précise l’Américain. Inspiré par le dessin du mandala, Marino a imaginé une oeuvre hypnotique réalisée à partir de bouchons du fameux flacon aux Abeilles, symbole majeur de la maison (celui qui a été créé pour l’Eau impériale, formulée en 1853 et destinée à l’impératrice Eugénie), qui fête ses 160 ans cette année.

En écho également à cette icône, l’artisan spécialiste de la marqueterie de paille Lison de Caunes a fabriqué des paravents reprenant le dessin du feston présent sur les flacons. Son travail minutieux dialogue avec le sol en marqueterie, autre clin d’oeil à Jean-Michel Frank. En tout, une vingtaine d’artistes ou d’artisans de haut vol ont participé à ce chantier de 1650 mètres carrés, en préparation depuis quatre ans.

Du thé et du miel, des gants et des carrés de soie en plus des parfums et soins
Pourquoi un tel remaniement seulement huit ans après sa dernière métamorphose? « En 2000, Guerlain, qui venait d’entrer dans le giron de LVMH après des décennies de gestion familiale, connaissait quelques difficultés, explique Laurent Boillot. Nous avons alors décidé de nous concentrer sur les racines de la marque et de valoriser cette adresse, vaisseau amiral de Guerlain depuis près de cent ans. La crise, en 2009, a été le moment de se reposer la question de son identité. Cet agrandissement reflète aussi un changement d’échelle pour l’entreprise. Nous ambitionnons de faire du 68 Champs-Elysées la plus belle boutique de parfumerie et de cosmétique au monde. Cet endroit, c’est un peu l’Opéra Garnier et l’Opéra Bastille réunis, avec une scène à l’intérieur. »

Pour asseoir un peu plus la puissance de la marque, on trouvera désormais dans la boutique une ligne de thé, du miel, des éventails parfumés, des carrés de soie, des gants en référence à l’origine du métier de parfumeur et gantier (le parfum était d’abord utilisé pour atténuer les odeurs de tannerie)… Et les piliers actuels de Guerlain, dont la Petite Robe noire, aujourd’hui n° 2 du top 10 du marché français. Mais aussi la gamme de soins ultraluxe Orchidée impériale, première ligne en chiffre d’affaires de la marque. La Russie et le Moyen-Orient en sont des grands fans, quand les Etats-Unis restent une terre à conquérir… Guerlain n’a pas fini son voyage…

Guerlain, 01-41-27-32-16. Restaurant : le 68 Guy Martin, 01-45-62-54-10, service de 10 à 22 heures.

Le groupe Richemont souhaite finalement conserver Lancel

 
L’Expansion.com avec AFP – publié le 08/11/2013 

La rumeur de cession courait depuis plusieurs semaines. Mais le groupe suisse Richemont a décidé de conserver la célèbre marque Lancel. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi Gary Saage le directeur financier du groupe.

Le groupe suisse Richemont, le numéro deux mondial du luxe, entend conserver la marque de maroquinerie Lancel, au centre de rumeurs de marché ces dernières semaines, a indiqué vendredi son directeur financier.
« Cela a plus de sens de la conserver », a indiqué Gary Saage lors d’une conférence téléphonique à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre du groupe.
Les spéculations autour d’une cession de Lancel se sont multipliées récemment. En mai, Johann Rupert, le fils du fondateur et président du conseil d’administration, avait fait savoir qu’il n’excluait pas de vendre les marques dont les performances s’étaient avérées décevantes.
Mais les rumeurs s’étaient amplifiées après le départ de Marty Wikstrom, qui pilotait la division de mode et accessoires. Elles se concentraient sur Lancel, considérée par les investisseurs comme la marque en première ligne pour une éventuelle cession.
« Richemont est pleinement engagé dans toutes ses marques »
Lors de la conférence téléphonique ce vendredi, Gary Saage a reconnu que Richemont avait annoncé à ses employés qu’il entendait étudier toutes les options possibles pour la marque, ce qui a également alimenté les rumeurs.
Fondée en 1876 à Paris par Angèle Lancel, Lancel est entrée dans le giron de Richemont en 1997. La marque est cependant considérée par les analystes comme un des « enfants à problème » au sein du groupe.
Sur les six premiers mois de l’exercice 2013/2014 décalé, achevé fin septembre, son bénéfice net a affiché une hausse de 10% à 1,18 milliard d’euros, a indiqué le groupe genevois dans un communiqué. Mais la déception est surtout venue de son résultat d’exploitation, qui est ressorti en baisse de 1% à 1,3 milliard d’euros, plombé par des effets négatifs de change.
Résultats décevants
Ses ventes ont en revanche progressé de 4% à 5,3 milliards d’euros, portées par une forte croissance en Europe, où le groupe a continué de bénéficier des achats touristiques, ainsi que dans la région Amériques, où ses recettes ont bondi de 17%.
Dans le détail de ses autres activités, le propriétaire de Cartier et de Van Cleef & Arpels a vu ses recettes progresser de 2% à 2,6 milliards dans ses maisons de joaillerie. La croissance a été plus soutenue dans son portefeuille de marques horlogères où ses ventes ont grimpé de 9% à 1,5 milliard, en particulier grâce à ses montres de haute horlogerie. La maison Montblanc, connue pour ses prestigieux stylos-plume, s’est cependant inscrite en recul de 3% à 358 millions d’euros.
Le groupe a également vu la performance de ses marques de mode Alfred Dunhill et Chloé se détériorer, a-t-il indiqué sans fournir d’indications chiffrées.
Pour le second semestre, le groupe s’est montré prudent face à « l’atonie de l’environnement économique ». Il a prévenu que les risques concernant les taux de changes devraient peser sur ses résultats.
En octobre, après la clôture des comptes, les ventes ont toutefois progressé de 6%, a précisé Richemont qui a mis en lumière des ventes exceptionnelles en haute joaillerie dans la région Asie Pacifique.

www.lancel.com/

Chaussures: LVMH prend le contrôle de la société du créateur britannique Nicholas Kirkwood

LVMH a trouvé chaussure à son pied. Le numéro un mondial du luxe a annoncé vendredi avoir pris une participation majoritaire dans la société du créateur britannique de chaussures haut de gamme pour femmes Nicholas Kirkwood. Agé de 33 ans, ce styliste a fondé sa propre marque de chaussures en 2004. Ses collections sont actuellement commercialisées dans environ 150 grands magasins dans le monde. Le garçon est évidemment doué : Nicholas Kirkwood a été primé deux fois « Accessoires Designer » de l’année aux British Fashion Awards qui récompensent les meilleurs designers britanniques.

LVMH ne dit pas encore comment il compte mutualiser les savoir-faire de cette pépite avec ses marques Vuitton ou Celine. « Nous voulons lui permettre de repousser encore davantage les frontières de la créativité, et de faire profiter la marque de l’expertise de LVMH », s’est contenté de déclarer Delphine Arnault, numéro deux de Louis Vuitton, qui s’est visiblement beaucoup impliquée dans cette acquisition.

Cette prise de contrôle intervient quelques mois seulement après que LVMH a annoncé son entrée au capital de la société du couturier français Maxime Simoëns, 28 ans, autre génie de la mode à la tête d’une autre pépite. Le principe est à chaque fois le même: repérer de très jeune talent qui ont déjà eu le temps de construire une marque qui fait déjà référence dans le petit milieu de la mode et la racheter afin qu’elle se développe dans le giron du groupe et surtout avant qu’un concurrent ne la repère et ne s’en empare.

Car depuis quelques mois, la course à ces start-up de la mode a pris une autre dimension. Alors que les occasions de racheter des grandes marques mondiales du luxe se font de plus en plus rares, les géants du luxe jettent leur dévolu sur de plus petites structures. Le combat est moins visible et moins coûteux qu’il y a quinze ans quand les deux groupes s’affrontaient pour rafler Gucci mais il n’en est pas moins stratégique.

www.nicholaskirkwood.com