Category Archives: Linge de maison

Grands bouleversements au BHV

Stéphane Martinelli ©
The Nail Kitchen au BHV/Marais
L’enseigne parisienne culte du bricolage et de l’art de vivre s’offre un lifting ! Nouveau nom, nouveau logo et nouveaux rayons, le BHV/Marais espère séduire une nouvelle clientèle, celle des « urbains créatifs », amateurs de fait-maison et bons vivants.

« Le plus vaste et le meilleur marché du monde ». C’est ainsi que s’autoproclamait le Bazar de l’Hôtel-de-ville au XIXème siècle. L’enseigne culte parisienne opère aujourd’hui un virage notable, en changeant son nom historique de « BHV », et en inaugurant de nouveaux rayons dans son magasin du 4ème arrondissement de Paris. Un lifting pour se remettre dans la course des grands magasins parisiens.

Nouveau nom, nouveaux rayons, nouveau logo, pour viser une nouvelle cible : les « urbains créatifs, ouverts et simples, pointus et attentifs, précurseurs et trendy, […] ultra connectés, anticonformistes, prenant soin d’eux, épicuriens, curieux, adeptes du Do It Yourself, baignés de culture et en quête de sens », indique la communication du BHV/Marais.
Le BHV/Marais ©
Pas question de les confondre avec les « bobos », bien que la comparaison soit tentante. D’autant plus que le BHV a décidé de tourner le dos à la rue de Rivoli, sur laquelle il est situé, pour s’ouvrir davantage au Marais. Le magasin revendique ouvertement son appartenance au quartier « bobo » de Paris, haut lieu de la culture parisienne, en accolant son nom à son sigle, et en offrant à ses clients un plan du Marais dessiné par l’artiste britannique Jenni Sparks.

Réorientation vers la cuisine et le bricolage

Cette métamorphose en douceur est l’occasion pour l’enseigne de renforcer sa présence dans l’univers de la maison. Le BHV/Marais se tourne ainsi vers deux domaines, la cuisine et le bricolage, reflet de la tendance persistante pour le « fait-maison ». 500 m² dédiés aux arts de la table ont été inaugurés en avril 2013. Quant au cultissime espace bricolage, 4.300 m² au sous-sol du magasin, il « a été enrichi de l’offre peinture ».

Pour se rapprocher de l’offre des grands magasins parisiens, le BHV a également inauguré un espace dédié aux chaussures femme, et un autre à la beauté. Et, pour se différencier de ses concurrents, au contraire, il a ouvert un rayon librairie, destiné à devenir « la plus grande librairie du Marais, en y ajoutant les arts créatifs, la papeterie et l’offre multimédia ».

www.bhv.fr

Les nouveaux défis d’Emmaüs

Le marché de la récupération n’est pas encore saturé mais, entre la crise et la concurrence des recycleries, Emmaüs tente de trouver un nouveau souffle.

CORINNE FOURCIN | Publié le 20.10.2012,

BEAUVAIS, 22, RUE EMMAÜS, LE 12 OCTOBRE. Présent en ville depuis la fin des années 1960, Emmaüs va créer un troisième magasin à Méru. Un moyen pour l’association de faire face à la concurrence des recycleries, toujours plus nombreuses. | (LP/C.F.)

Au printemps 2013, l’association Emmaüs de Beauvais ouvrira un nouveau magasin dans les locaux d’un ancien commerce, rue Jean-Jaurès à Méru. Ce sera le troisième dans l’Oise, les deux premiers étant implantés à Beauvais, rue de Clermont et dans le quartier de Voisinlieu. Un projet important de développement que l’association mûrit depuis deux ans.

Pour l’association, c’est le moyen de continuer à occuper le terrain de la récupération, où la concurrence des recycleries-ressourceries s’est faite de plus en plus vive ces dernières années. Pour Emmaüs, la collecte de ces meubles et appareils électroménagers dont les gens ne veulent plus, c’est le nerf de la guerre. Le produit de la vente de ces objets participe au financement des actions de solidarité menées par Emmaüs en direction des plus démunis (aides financières, épicerie sociale, accueil de jour pour les sans-domicile-fixe à la Boutique solidarité, etc.).La qualité des dons a aussi sérieusement baissé

« Si on veut continuer à vivre, il faut préparer l’avenir », résume Sylvie Godin, directrice d’Emmaüs Beauvais. « Aujourd’hui, on parvient à équilibrer notre budget mais, avec des produits et des subventions qui stagnent et des charges qui augmentent, on se doit d’aller de l’avant. L’objectif, avec la création de ce troisième magasin, c’est de maintenir nos effectifs composés aux deux tiers de personnes en insertion et notre niveau d’aide aux personnes en difficulté. »

Le constat est simple : pour maintenir le chiffre d’affaires de vente, il faut ramasser plus en quantité, la qualité des dons ayant sérieusement baissé ces dernières années. « C’est de plus en plus difficile de récupérer une belle armoire qu’on pourra revendre 300 € », confirme Sylvie Godin. Brocante, magasin d’occasion, site Internet de bonnes affaires… la crise étant passée par là, les gens essaient au maximum de se faire un peu d’argent en revendant par eux-mêmes la fameuse belle armoire plutôt que de la donner, même pour participer à une bonne action.

C’est à partir de janvier que les camions de ramassage d’Emmaüs commenceront à sillonner les villages des cantons de Méru et Chaumont-en-Vexin. Le fruit des collectes alimentera les rayons du magasin de Méru, où seront développées des activités de tri, de réparation des objets récupérés mais aussi de recyclage. D’une surface de vente de 300 m2, il ouvrira deux jours et demi par semaine et un dimanche par mois.

« On va répondre à un vrai besoin dans le secteur pour les personnes en difficulté qui pourront s’équiper à moindres frais », souligne la directrice. Un public qui pourra également bénéficier des dispositifs d’aide créés par l’association.

Huit emplois seront créés grâce à ce nouveau magasin, dont sept en insertion. « Nous aurons aussi besoin de bénévoles pour participer aux activités du site », insiste Sylvie Godin, qui lance un appel aux volontaires.

http://www.emmaus-france.org

Le Parisien

Cambrai : en attendant un repreneur, Porthault rouvre un magasin d’usine

 

PUBLIÉ LE 19/05/2012 
À compter de mercredi, le linge de maison haut de gamme de chez Porthault sera accessible dans un tout nouveau magasin d’usine, situé sur le site même de production. De quoi rassurer la clientèle de l’enseigne de luxe, dont l’avenir semble par ailleurs s’éclaircir (lire ci-dessous).

Zone d’activités de Fontaine-Notre-Dame. Un grand parking, de la verdure autour : bienvenue à l’usine Porthault. L’endroit connaît une petite effervescence. L’heure est aux derniers préparatifs. C’est qu’une nouvelle boutique d’usine ouvre mercredi prochain.Il s’agit d’une sorte de grand showroom, où les clients pourront trouver serviettes, nappes, éponges, draps de bains, linge de lits… Le tout à des tarifs moindres que dans les boutiques traditionnelles. C’est le principe du magasin d’usine : uniquement des fins de série, des invendus. D’où les rabais.

« Pas une braderie »

Image de marque oblige, inutile pour autant d’espérer des réductions de 50 %. « Nous ne faisons pas une braderie, tempère Justine Deschamps, responsable du site de Fontaine. Ça reste du Porthault, c’est-à-dire du haut de gamme, de la qualité. Mais les prix seront tout de même un peu moins élevés que dans les boutiques traditionnelles. » De quoi faire plaisir aux habitués. Car, Justine Deschamps en est consciente, ce n’est pas ce magasin qui amènera une nouvelle clientèle. Enfin, normalement  : « Les trois quarts de nos clients sont des habitués. Nous n’ouvrons donc pas ce magasin pour attirer de nouveaux clients. Bon, après, s’ils viennent d’eux-mêmes, pas de problème ! » L’idée n’est pas tout à fait neuve, puisqu’une boutique du même type existait auparavant à Rieux-en-Cambrésis. Jusqu’à ce que la précédente direction mette un terme à son existence. « Nous répondons à une demande des clients. Beaucoup avaient l’habitude d’acheter dans notre ancienne boutique des cadeaux de Noël pour leur famille, par exemple. Il ne se passait pas une semaine sans que quelqu’un vienne nous demander quand est-ce que nous rouvrions… Nous devions réagir. » En tout cas, Justine Deschamps jure que l’ouverture de la boutique n’a rien à voir avec les difficultés que connaît actuellement l’entreprise(lire ci-dessous) : « C’était déjà en projet avant la mise en liquidation, ça devait se faire. » Porthault, installé depuis toujours dans le Cambrésis, est le spécialiste du linge de maison, version haut de gamme. Avec des boutiques à Paris (avenue Montaigne), New York et Dallas, et comme clients fameux le palais de l’Élysée et les grandes familles royales. •

PAR VICTOR SAISON-WILLOT

Porthault France, Voie de la Buse. Parc d’activité Cantimpré. 59400 Fontaine-Notre-Dame.

http://dporthault.com/

Carré Blanc veut se déployer en périphérie avec un nouveau concept

Publié le 12 décembre 2011, par Olivia Leroux

L’enseigne de linge de lit Carré Blanc, très satisfaite de son nouveau concept de magasin de périphérie inauguré à la mi-octobre en banlieue de Lille, prévoit de le déployer très bientôt en franchise.

Il s’agit cette fois, souligne Thierry Devoucoux, directeur commercial de la marque, d’un concept « mûrement réfléchi et parfaitement abouti ». Après s’être déjà aventurée en périphérie à quelques reprises (5 unités à ce jour, sur les 164 de son réseau français) mais sans réelle stratégie, Carré Blanc revient sur ce terrain, mais cette fois avec un modèle de boutique sur-mesure.  L’enseigne de linge de maison a inauguré le premier exemplaire de son nouveau concept en banlieue de Lille. Elle prévoit de commencer à le dupliquer, en propre puis en franchise, dès 2012.
Dans son point de vente de 220 m², au décor chaleureux mais neutre, la chaîne a imaginé un parcours emmenant le client, non plus de produits en produits mais d’un univers à un autre : adulte, enfant, cuisine, salle-de-bain… Le tout est mis en scène pour donner des idées de déco coordonnée aux visiteurs. « On est dans une approche vraiment différente de celle de nos magasins de centre-ville. L’idée étant de toucher une nouvelle cible et d’élargir l’audience de notre marque », souligne Thierry Devoucoux.
Restent, certes, quelques ajustements à opérer. « Nous sommes en train d’affiner encore les coûts de création d’un tel point de vente afin de rendre le modèle à la fois accessible en termes d’investissements et optimal en termes de rentabilité », précise le responsable. Cela étant, Carré Blanc prévoit déjà 5 ouvertures à ce concept en 2012, en retail parks ou zones d’activités. Et vise à terme « 40 à 50 magasins de ce type en France ».

L’enseigne continue d’ouvrir en centre-ville

Des inaugurations qui ne freineront pas, affirme le directeur commercial de l’enseigne, le déploiement de Carré Blanc au sein de son territoire de prédilection, le centre-ville. L’enseigne souhaite en particulier renforcer encore sa présence en Ile-de-France (23 unités dont 9 franchises), marché significatif et crucial en termes de notoriété. Elle envisage, globalement de continuer à créer une dizaine de franchises chaque année (elles sont 136 dans son réseau, à l’heure actuelle).
A noter, enfin, que Carré Blanc prévoit d’inaugurer un site Internet marchand en avril 2012. « Conçu en collaboration avec nos franchisés, qui seront intéressés aux ventes réalisées par ce canal, il doit aussi permettre de créer un trafic supplémentaire dans leurs boutiques », note Thierry Devoucoux. Qui indique que le projet a emporté une « adhésion très forte dans le réseau ».

http://www.carreblanc.com/

_________________________________________