Category Archives: Informatique

Darty veut ouvrir de nouveaux magasins en France

LES ECHOS | 19/06 
Une

Le nouveau directeur général de Darty souhaite toucher les 30% de la population française aujourd’hui éloignés des points de vente de l’enseigne.

Darty veut être un plus gros leader du secteur de l’électrodomestique en France. Recentrée sur son marché d’origine (plus la Belgique et les Pays-Bas), l’enseigne exploitée par le groupe britannique Darty PLC coté à Londres veut gagner des parts de marché. Pour ses dirigeants, la sortie de crise se fera par le haut. « Darty France est un actif fort à développer dans un marché qui va se consolider », a déclaré mercredi à Londres devant les analystes financiers le nouveau directeur general Regis Schultz.

L’ancien patron de But, débauché par Alan Parker, le nouveau président du conseil de Darty Plc, a élaboré un plan d’action en quatre points. Le plus audacieux consiste à ouvrir de nouveaux magasins, peut-être plus petits que les actuels, dans des villes moyennes ou des zones semi-rurales, dans lesquelles la marque ne réalise que peu de ventes, car elles sont desservies uniquement par le canal Internet.

« Cela représente 30% des Français », résume Régis Schultz. Comme, en revanche, cette frange de la population est déjà couverte par les services Darty (livraison, dépannage, etc.) cette expansion n’augmenterait pas beaucoup les coûts fixes du réseau. Elle ne consommerait pas plus de capitaux, l’idée étant de rallier des commerçants spécialisés indépendants en franchise. Le directeur général doit présenter en octobre prochain les modalités de cette expansion. Assurément, Régis Schultz parie que la crise va entraîner une consolidation du marché autour des numéros un et deux.

Doper la fréquentation des points de vente

Dans l’immédiat, l’action du nouveau dirigeant, en dehors des 50 millions d’économies de coûts supplémentaires promis pour l’exercice en cours, aura pour objectif principal de doper la fréquentation des 229 magasins français existants. C’est le but de plupart des mesures du plan « 4D » annoncé mercredi. D’abord, Darty, qui longtemps s’est contenté de n’être pas plus cher que la concurrence, entend affirmer un positionnement « prix bas service compris ». Il s’agit de faire plus de promotions, d’effectuer, pour la première fois de son histoire, des soldes (le 26 juin) et de renforcer l’offre en produits premier prix. Un programme de fidélisation a également été lancé. Autrement dit, Darty qui a longtemps refusé de jouer la carte du discount en raison de sa qualité de service, se trouve contraint de plonger – un peu – dans la guerre des prix.

« Il faut que nous augmentions notre fréquentation en multipliant les occasions pour le client de venir dans les points de vente », résume Régis Schultz. Dans le même ordre d’idées, le retrait en magasin des commandes effectuées sur Internet va être facilité. Il représente aujourd’hui 16% des commandes, contre 30% environ pour le marché. Enfin, le nouveau dirigeant souhaite mieux valoriser les services offerts par la maison au « contrat de confiance ». Si la traditionnelle livraison gratuite reste d’actualité, l’idée serait de proposer une livraison plus rapide (en 24 heures) à ceux qui le souhaitent, mais payante cette fois. Globalement, Régis Schultz aimerait proposer une série de services « premium » monétisés. Valoriser le service, ce sera aussi mieux le mettre en scène en magasin avec l’introduction d’un « atelier Darty » calqué sur les « genius bars » d’Apple.

www.darty.com

En 1957, la famille Darty, le père et ses trois fils, tient un petit magasin de textile à Montreuil et pour l’agrandir, acquiert le magasin voisin. Pour des raisons techniques, le bail ne peut être transformé. Il s’agit d’un commerce de postes de radio et téléviseurs. Les frères Darty commencent alors à vendre le stock et pour attirer les clients, sortent la marchandise sur le trottoir. En quelques jours, le stock est liquidé. Enthousiastes, les Darty développent l’activité et ouvrent un deuxième magasin en région parisienne. Un voyage aux Etats-Unis leur permet de découvrir le concept des grandes surfaces spécialisées (GSS). Ils l »importeront en France. Ils ouvrent la première GSS en électroménager en 1968 et déclinent avec succès la recette. Aujourd’hui le groupe compte plus de 200 magasins dans l’hexagone.

Polaroid va lancer sa chaine de magasins en Europe en 2014

posté par  le jan 9, 2013 dans Geekosphère 

Il y a quelques jours, Polaroid présentait sa première boutique Fotobar, qui ouvrira ses portes d’ici quelques jours en Floride. L’ex-géant de la photographie ne compte pas s’arrêter au continent américain puisqu’il prévoit d’ouvrir plus de 100 boutiques en Europe en 2014.

© DR

C’est à Delray Beach, en Floride, qu’ouvrira le premier Fotobar de Polaroid. En 2013, le géant compte se développer aux Etats-Unis en ouvrant une dizaine de boutiques à travers le pays. La chaine de magasins offrira un cadre agréable pour les visiteurs, qui pourront retoucher à leur convenance leurs photos de smartphone pour ensuite les imprimer directement dans plusieurs formats.

“Avec le développement d’Instagram et d’autres services de retouche d’image, on remarque que les gens s’intéressent à nouveau à l’impression de leurs clichés” explique un responsable de Polaroid. C’est cette idée que Polaroid souhaite exploiter avec une chaine de magasins qui surfera sur la vague mobile pour tenter de s’imposer.

Et si 2013 devrait marquer un tournant pour le géant, 2014 représentera un véritable défi. Polaroid a en effet l’intention d’ouvrir plus de 100 boutiques à travers le monde en l’espace de deux petites années. L’Europe figure parmi les continents qui devraient voir émerger plusieurs boutiques. Si le géant affirme que la plupart des grosses capitales devraient être desservies, il refuse de donner une confirmation pour les villes concernées. Selon le responsable de communication avec qui nous avons obtenu un entretien, il n’est pas impossible que Bruxelles et Amsterdam figurent sur la liste des villes concernées.

MICROSOFT prévoit l’ouverture de nouveaux magasins

Jeudi 27 Déc 2012 à 14:35

Microsoft a fait part de son souhait d’agrandir son parc de magasins en 2013, selon les déclarations publiées sur son blog officiel. L’entreprise de Redmond détient pas moins de 51 boutiques aux Etats-Unis et au Canada. Mais « la Nouvelle-France » a accueilli les boutiques du fabriquant de matériel informatique seulement depuis cette année. En effet, le groupe fondé par Bill Gates a décidé de s’implanter en 2012 à Edmonton, Burnaby, Vancouver et Toronto. Celles ci constituent les seules boutiques ouvertes à l’étranger.

Les prochaines ouvertures de magasins devraient se situer à San Antonio, Miami, Cleveland, San Francisco, Salt Lake City et Saint Louis, aucune n’est prévue en Europe ou dans le reste du monde.

 

Nouveau concept magasin : Top Office passe au Drive

8 juin 2012

Le Drive s’invite chez Top Office. L’enseigne de fournitures de bureau en a intégré un dans son nouveau concept, qui sera étrenné le 13 juin prochain dans le magasin d’Augny, en périphérie de Metz (Moselle). « Nous voulons tester la formule sur plusieurs magasins, explique Yannick Savina, directeur marketing et e-commerce de Top Office. Nous sommes quasi-certains que cela marchera car notre clientèle n’est pas composée de grands comptes qui se font livrer au bureau mais de petits entrepreneurs très mobiles, qui sont beaucoup sur la route ».

Ce nouveau service s’inscrit dans le cadre d’un nouveau concept mis au point avec le concours de l’agence de design AKDV Paris, au terme de deux ans de réflexion sur le positionnement de l’enseigne. L’enseigne s’est dotée d’un nouveau slogan, « C’est pas triste le bureau ! » et a revu son logo pour mieux le distinguer du leader Office Depot. Le mot Top y est plus important que le mot Office, pour mieux distinguer l’enseigne de sa rivale américaine…

Le comptoir des services, pivot du magasin

Mais le changement n’est pas seulement cosmétique. « Nous voulons apporter le maximum de services et les proposer de la manière la moins austère possible, sans renoncer aux prix bas », décrit Yannick Savina. Le milieu du magasin est désormais occupé par un comptoir de services proposant des prestations très complètes de reprographie, réalisées sur place.

Au rayon papeterie un bar à stylos permet de tester ces derniers. Une « tour de classeurs » théatralise cette offre un peu rébarbative. L’espace dédié à l’aménagement du bureau présente les produits en situation comme dans un show-room.

Une colonne de classeurs égaye le rayon papeterie

Après Metz, un nouveau point de vente de 1 1200 m² (la surface idéale pour un Top Office), le magasin de Lens (Pas-de-Calais), sera réaménagé au nouveau concept. Un troisième doit encore l’adopter en vue de parfaire le test.

Si le succès est au rendez-vous, le déploiement commencera en 2013. Créé par Patrick Mulliez et André Guilbert, respectivement fondateurs de Kiabi et du fournituriste Guilbert, Top Office compte 36 magasins en France pour un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 110 millions d’euros TTC.

Coolblue lance un nouveau concept retail à Wilrijk (Anvers)

Écrit par  Karin Bosteels

Coolblue lance un nouveau concept retail à Wilrijk (Anvers)

Vendredi dernier l’e-commerçant Coolblue a lancé un tout nouveau concept de magasin physique à la chaussée de Boom à Wilrijk (Anvers). Coolblue doit sa notoriété à ses 163 webshops néerlandais et belges, dont chacun est consacré à un type de produit spécifique.

Quatre zones spécialisées

Bien que Coolblue soit avant tout un spécialiste de l’e-commerce, l’entreprise de Rotterdam exploite également quatre magasins physiques : à Anvers, Rotterdam, Eindhoven et Groningen. Le magasin existant au Ankerrui à Anvers s’étant avéré trop petit, Coolblue a cherché à s’implanter ailleurs et du coup lance un nouveau concept.

« Nos clients ont souvent déjà une idée du produit qu’ils veulent, mais ils ont parfois encore quelques questions et veulent pouvoir toucher le produit. C’est ce que nous leur proposons déjà dans nos magasins existants, mais on peut faire mieux », estime Pieter Zwart, fondateur et directeur de l’entreprise.

« Nous sommes retournés à la case départ. Nous avons discuté avec les clients et nos collaborateurs et avons apporté des centaines de petites et grandes améliorations : allant d’un éclairage plus agréable à une tasse de café gratuite ou encore une table permettant au client de déballer le produit pour le tester sur place. »

Le nouveau magasin à la chaussée de Boom occupe une surface de 260 m² et est subdivisé en quatre zones spécifiques : téléphonie & tablettes, caméras, laptops & pc et télévisions. Le client peut y tester sur place des modèles de démonstration et découvrir des tas d’accessoires, mais il peut également y poser toutes ses questions à un vrai spécialiste du produit. Car, comme le dit Pieter Zwart, « rien de pire qu’un client insatisfait de son choix. Pour éviter cela, nous l’aidons à choisir. »

Davantage de cross-channel

Outre l’implantation à Wilrijk, d’autres magasins physiques sont prévus dans les mois à venir. Actuellement Coolblue recherche un emplacement à Gand, ainsi qu’ à Amsterdam et Utrecht.

Coolblue joue pleinement la carte du cross-channel et considère ses magasins physiques comme un complément et un renforcement de ses e-shops, comme un point d’enlèvement et de service. « Pour certains clients notre promesse qu’une commande passée avant 22 heures sera livrée gratuitement le lendemain, n’est pas encore assez rapide. Grâce à nos magasins physiques nous pouvons leur dire : une commande passée aujourd’hui, peut être retirée le jour même au magasin. »

D’autre part “les clients veulent avoir un endroit où ils peuvent s’adresser au cas où le produit ne fonctionnerait pas. Dans un rayon d’une heure de déplacement  autour du magasin, nous constatons un taux de conversion du site web plus élevé », affirme Pieter Zwart. C’est pourquoi dans le nouveau concept, un quart de la surface de vente est consacré au service après-vente.

Enregistrement de plus de 3.000 noms de domaine

Coolblue, fondé en 1999 et actif dans notre pays depuis 2007, exploite actuellement 163 webshops : « Un nouveau webshop s’ajoute quasiment chaque semaine. La formule est loin d’être aboutie : nous avons encore enregistré plus de 3.000 noms de domaine », précise Werner Bruyns, manager de Coolblue Belgique.

Tous ces shops attirent chaque année plus de 40 millions de visiteurs. Selon ses propres dires, Coolblue obtient un score de satisfaction de 96% auprès de ses 1,2 millions de clients. En 2011 l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros, dont 30% en Belgique. Malgré le grand nombre de clients, seul 1% de Belges et de Néerlandais connaissent Coolblue, mais le nouveau concept à Wilrijk contribuera certainement à augmenter sa notoriété.

Traduction : Marie-Noëlle Masure – Publié dans Electronique (Belgique)

Surcouf cède 3 magasins en France

AFP Publié 

Le groupe de distribution high-tech Surcouf veut céder trois de ses magasins afin de recentrer ses activités dans le cadre de la procédure de mise en redressement judiciaire, a indiqué lundi à l’AFP un membre de la direction. Surcouf va recentrer ses activités autour de son site internet surcouf.com et de trois magasins: son magasin-phare de Daumesnil, dans le 12e arrondissement de Paris, et les deux magasins d’Heron Parc (Nord) et Carré Sénart (Seine-et-Marne), tous deux au format « multicanal », c’est-à-dire en lien direct avec le site internet.

« Ce recentrage est rendu nécessaire afin de concentrer la trésorerie de l’entreprise sur un nouveau périmètre pouvant permettre le redressement » de Surcouf, a expliqué à l’AFP Fabien Gérard, directeur des ressources humaines. La société prévoit donc de céder ses trois autres magasins situés à Haussmann (9e arrondissement de Paris), Mérignac dans la banlieue de Bordeaux et rue du Molinel, à Lille, par une opération de cession de fonds de commerce. Ces mesures ont été validées lors d’une audience devant le tribunal de commerce de Lille le 18 avril. Environ 170 personnes sont concernées par l’avenir des trois magasins à céder. Les offres de reprise seront étudiées le 6 juin lors d’une nouvelle audience.

En ce qui concerne le site de Lille, siège social du groupe, un projet qui vise à centraliser certains services doit être présenté prochainement aux représentants du personnel, selon M. Gérard. L’enseigne, propriété de Hugues Mulliez (dont la famille a créé le groupe Auchan, ndlr), a été placée en redressement judiciaire fin février. En 2010, elle avait affiché une perte nette de 20 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros, conduisant à la mise en oeuvre d’un plan social et à la fermeture de deux de ses magasins.

http://www.surcouf.com/

La Fnac : un modèle bientôt épuisé

ANALYSE L’enseigne mise sur un plan d’économies et sur de nouveaux types de produits pour ne pas succomber à la concurrence du e-commerce et à la dématérialisation.

Par CHRISTOPHE ALIX- Libération

Ces derniers temps à la Fnac, l’agitation est beaucoup plus économique et sociale que culturelle. Confronté à une chute «jamais vue» de l’activité, selon la direction, le distributeur de produits culturels et technologiques est en pleine crise d’identité, et contraint de revoir en urgence un modèle économique attaqué de toutes parts. En 2011, le chiffre d’affaires a reculé de 3,2%, à 4,16 milliards d’euros – et de 5,4% si l’on s’en tient aux seuls magasins – avec un résultat quasiment divisé par deux, à 103 millions d’euros. Un choc conjoncturel d’autant plus rude qu’il ne fait qu’amplifier des tendances de fond à l’œuvre depuis plusieurs années : déclin des ventes de produits culturels, touchés de plein fouet par la dématérialisation des contenus, et concurrence féroce des acteurs du e-commerce. «La Fnac est un peu à l’image du pays, estime Bruno Marc, délégué syndical CFTC à Montpellier. Elle navigue à vue et ne sait plus où elle va. Pour corser le tout, nous sommes à vendre depuis des années. Difficile dans ces conditions de tenir un discours mobilisateur auprès du personnel.»

Aspirateurs. Avec un ancrage syndical fort, surtout dans les magasins parisiens, les salariés de l’enseigne (7 500 vendeurs, plus de 11 000 employés au total) ont forcément très mal vécu le deuxième plan d’austérité en trois ans, décidé en janvier. Ils l’ont fait savoir lors de différentes actions ces dernières semaines. Au menu des «réjouissances» 2012 : un programme d’économies tous azimuts (80 millions d’euros par an) et la suppression de 510 postes, dont 310 en France, principalement au siège d’Ivry-sur-Seine. Les salaires sont gelés, à l’exception de ceux inférieurs à 1500 euros qui ne seront augmentés que de 25 euros brut. Et, malgré les bons résultats de l’actionnaire unique Pinault-Printemps-Redoute (PPR) en 2011, grâce à d’excellentes performances dans le luxe (près d’un milliard de bénéfices), les salariés ne profiteront pas non plus d’une prime de partage des profits, comme l’impose désormais la loi : PPR a maintenu un dividende identique à celui de 2010, ce qui signifie que le groupe n’aura rien à verser. «Les bénéfices grimpent et les salariés trinquent», s’insurge Christian Lecanu, de la CGT, qui, avec SUD, a pris la tête de la fronde. Vent debout contre cette «casse sociale», la CGT, devenue le premier syndicat à la Fnac, cherche à prendre les clients à témoin, les invitant à soutenir le mouvement en «différant leurs achats». Ambiance.

Nouveau PDG de la Fnac depuis début 2011, Alexandre Bompard, ex-Europe 1, justifie ce plan d’économies par la dégradation brutale de la conjoncture. «Dans tous les pays, et donc ceux où la Fnac est présente, les distributeurs tombent les uns après les autres, explique-t-il à Libération. Et je ne parle pas de la France, où plusieurs enseignes spécialisées [entre autres Saturn, Surcouf, Virgin, ndlr] sont en dépôt de bilan ou en difficulté. Le début 2012 ne s’est pas traduit par une amélioration dans nos secteurs, mais les forts gains de parts de marché de la Fnac nous incitent à l’optimisme.» Outre-Atlantique, le géant de la distribution d’électronique grand public Bestbuy, incapable de résister à la déferlante d’Amazon.com, vient d’annoncer la fermeture de 50 de ses 1 100 magasins, avec 400 suppressions d’emplois et 800 millions de dollars (605 millions d’euros) d’économies à la clé. Le genre de spirale infernale que la Fnac, qui a encore ouvert neuf magasins en France l’an dernier, cherche à éviter.

Pour l’heure, cette austérité ne remet pas en cause le déploiement du plan stratégique «Fnac 2015», dévoilé à l’été 2011. Un plan qui porte la marque du nouveau PDG, et destiné à adapter un modèle vieillissant (le mix produits techniques et biens culturels) aux dernières formes du commerce. Avec une nouveauté de taille : l’ouverture à de nouvelles familles de produits, afin de compenser le recul des ventes de biens culturels et la compression des marges sur des produits techniques dont les prix, à l’image des télés à écrans plats, ne cessent de baisser. Une évolution mortifère qui, selon Bompard, va «mécaniquement représenter une perte de valeur dans les trois à quatre années à venir. D’où l’enjeu d’introduire de nouveaux relais de croissance».

Premier «univers» à faire son apparition : le petit électroménager. Mais attention, pas le tout-venant à la mode BHV ou Conforama. Et sur des surfaces réduites. Les nouveaux produits, déjà vendus dans le magasin pilote de Rosny 2, en région parisienne, ont été choisis pour leur design élaboré, comme les aspirateurs Dyson ou les produits d’art de la table Alessi. L’ex-Fédération nationale d’achats des cadres n’est pas encore mûre pour se transformer en «Fédération nationale des aspirateurs et cafetières», comme certains l’ont rebaptisée en interne. «Si on nous demande un jour de vendre du jardinage, ce sera non», prévient un salarié.

Liseuse. Le plan «Fnac 2015», qui suppose d’importants investissements de la part de PPR, mise aussi sur un rapprochement des magasins avec Fnac.com (qui représente 13% du chiffre d’affaires), deux entités encore très séparées. Cette complémentarité doit notamment passer par la mise en place de commissions pour les vendeurs – un sujet de débat permanent à la Fnac – lorsqu’à défaut de disposer d’un produit en stock, ils réorientent les clients vers un achat en ligne. Enfin, malgré un échec cuisant dans la musique numérique, la Fnac n’abandonne pas le marché de la dématérialisation, et investit dans le livre numérique, avec sa liseuse à écran tactile Kobo, dont 60 000 exemplaires auraient été vendus en France ces trois derniers mois, presque autant que le Kindle d’Amazon.

Assez réceptifs dans l’ensemble aux perspectives proposées par ce plan, les salariés s’interrogent néanmoins sur les «moyens de ses ambitions», comme le dit l’un d’eux. Ils restent déboussolés par une évolution de leurs métiers vécue comme un déclassement. «On nous demande de vendre des cartes Fnac au rayon librairie et des extensions de garantie à tout va, explique un vendeur parisien. Mais cette chasse à la prime n’est pas la solution. Il faut revenir à quelque chose de plus collectif.» La nouvelle direction, qui se dit à l’écoute, s’est donné trois ans pour ressusciter un «esprit Fnac» autour de son projet. Un quitte ou double : en cas d’échec, l’agitateur d’idées n’y survivrait sans doute pas.

6% C’est l’apport, en forte baisse, de la Fnac aux bénéfices de PPR en 2011. L’enseigne représente 34 % du chiffre d’affaires du groupe en 2011 et 15 000 collaborateurs sur un total de 47 000.

La Fnac est présente dans huit pays aujourd’hui, contre quatre au moment de son rachat par PPR en 1994. L’enseigne réalise 31 % de son chiffre d’affaires à l’international. Si elle se développe au Brésil et en Espagne, la Fnac a décidé, en revanche, de se désengager d’Italie, où elle cherche un repreneur. Si elle n’y parvient pas, certains points de vente comme Naples ou Turin pourraient être fermés.

«Le commerce ne s’effondre pas, il mute. En 2011, les ventes de hi-fi ont reculé de 3% en valeur, mais gagné 1% en volume.» Marie Ferry directrice du secteur distribution de GFK

«La cession n’est pas une question pour moi. Nous devons renouveler le modèle Fnac. Je suis là pour transformer la Fnac afin d’assurer sa pérennité.» Alexandre Bompard PDG de la Fnac

http://www.fnac.com/

Quand les magasins réenchantent l’expérience client

11/04 | 17:48 | Paul Molga

Face à la concurrence du e-commerce, les points de vente physiques doivent réapprendre la proximité avec leurs clients. Le numérique arrive à point nommé pour les aider.

Délaissé au profit de l’écran d’ordinateur, le lèchevitrines veut retrouver ses lettres de noblesse. Pénétrer l’univers de la marque, bénéficier d’un accompagnement personnalisé, profiter d’animations inédites couplant le virtuel et le réel… En associant les technologies numériques et les réseaux sociaux au merchandising, certains magasins ont compris comment réinventer l’expérience du commerce pour retrouver la proximité perdue dans la relation client. La promesse ? Etonner, surprendre, choyer, bref, partager de l’émotion. « Au digital le back office, la logistique et les prix bas ; au magasin le soin de raconter une histoire », clame Philippe Guguen, fondateur de l’agence MAP, pour marketing d’activation de proximité. Le point de vente est un lieu pour rêver et s’imprégner de la marque. Il doit donc mobiliser les sens, surtout les plus inaccessibles au numérique comme l’odorat et le toucher. « Une expérience émotionnelle s’imprègne et laisse une traînée bénéfique à long terme », défend-il. Les opérations d’ « enchantement » se multiplient donc, notamment grâce à la démocratisation des tablettes numériques.« L’expression digitale sur le point de vente permet de vivre une expérience plus forte, plus fluide, plus sociale, plus personnelle », résume Olivier Debin, président de l’agence Dagobert. Cela va des tables tactiles du café Barney’s qui offrent la possibilité de feuilleter un catalogue numérique en sirotant un verre à la vitrine interactive de Net à Porter qui propose de visualiser plus d’informations sur une tablette en scannant l’image d’un produit exposé. Sans oublier Adidas qui a développé un mur-écran tactile, AdiVerse, permettant aux clients de choisir leurs chaussures de sport, de les regarder en 3D, le tout complété par des fiches produit interactives et les avis d’autres clients sur tel ou tel modèle, avant que le vendeur n’encaisse le paiement via sa tablette !

Perception numérique 3D

« Le digital accroît le facteur relationnel, reprend Philippe Guguen de l’agence MAP. Il facilite, voire réinvente, les achats. » La marque de vêtements Oasis a, par exemple, mis en place un service digital en magasin permettant aux acheteuses de passer leur commande directement depuis la cabine d’essayage pour être livrées chez elles en quatre-vingt dix minutes. « Le réenchantement des magasins passe aussi par la scénarisation des valeurs de la marque », souligne Laurent Vincenti, de l’agence éponyme. Sur ce terrain, le numérique est imbattable. Son agence travaille avec le laboratoire d’électronique et de technologies de l’information du CEA pour mettre au point un « arium » – l’équivalent pour humains de l’aquarium -qui permettra aux clientes de magasins de luxe triées sur le volet de plonger dans « la perception numérique tridimensionnelle » des marques en entrant en contact avec de l’image en relief, des sons, des odeurs et des objets virtuels à toucher. « Le mode de représentation des futures enseignes tiendra de l’expérience immersive des jeux vidéo ou des parcs d’attractions », pronostique Laurent Vincenti.

En attendant, le numérique entend s’affirmer comme une aide ergonomique à la personnalisation des relations commerciales. Des dispositifs portables de CRM investissent, par exemple, certains magasins pour permettre aux vendeurs de suggérer des produits en fonction du profil enregistré des clients. Le logiciel le plus complet en ce domaine -Allure Logic -est un véritable mouchard de personnalité qui permet au conseiller d’analyser le style d’un client (reconnu à son nom) à partir de son historique d’achats dans des magasins partenaires où il est aussi enregistré, couplé à des informations qu’il publie sur Facebook et Twitter. L’étape suivante permettra de faire entrer un tiers dans la relation grâce au social shopping : on pourra défiler en direct devant ses amis connectés, chatter ou puiser dans la cagnotte de sa « wishlist », bref, ne plus jamais être seul(e) pour faire ses achats.

PAUL MOLGA

Boulanger ouvre deux nouveaux magasins

Le 19 mars 2012 par SYLVIE LAVABRE

Le distributeur d’électrodomestique inaugure en avril deux nouvelles unités : le premier le mardi 3 avril à 12h à Beaucouzé (49), situé dans le centre commercial Atoll qui ouvrira ses portes le 4 avril. Il s’agit d’un transfert de magasin. Le second point de vente est à Pontault-Combault (77) et sera inauguré le mercredi 4 avril à 17h. Il s’agit du 5ème magasin de l’enseigne en Seine-et-Marne.

1954 : Ouverture du premier magasin . Le premier magasin Boulanger a été ouvert à Lille par deux frères : Bernard et Gustave Boulanger. L’un s’occupait de la vente, l’autre de la construction et de la réparation de postes de radio. Suite au décès précoce de Gustave, Bernard remplace la construction artisanale par la commercialisation d’appareils de marque. L’enseigne se fait connaître dans le Nord de la France.

  • 1978 : L’entreprise investit le marché national . Création d’une filiale dans la région lyonnaise, suivie d’une implantation en banlieue parisienne en 1982.
  • 1986 : Boulanger rejoint l’Association Familiale Mulliez (AFM). Il y a alors 11 magasins. 
    Pour avoir une puissance financière plus forte auprès des fournisseurs, Boulanger vend ses parts à l’Association Familiale Mulliez, désireuse d’investir le marché de l’électroménager et de l’électronique grand public. Cette association d’actionnaires du Nord a été créée en 1957. Elle regroupe des enseignes telles qu’Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, Kiabi, Flunch, Amarine, Pizza Paï..
  • 1987-1988 : Boulanger accélère son expansion . Ouverture de 15 magasins dans toute la France.
  • 1990 : Création de l’entrepôt national
  • 1991 : Création de l’Ecole Des Métiers et de la centrale d’achats
  • 1995 : Lancement de l’actionnariat interne . Une grande partie des collaborateurs Boulanger devient actionnaire de l’entreprise.
  • 1996-2000 : Ouverture de 4 magasins par an
  • 1998 : Boulanger se développe à l’international . Ouverture de deux magasins à Madrid.
  • 2001 : Ouverture de 12 magasins
  • 2003-2005 : Boulanger prend une nouvelle dimension. Création de filiales (Electro Dépôt, SMS, Webdistrib,…) et des marques propres Essentiel b et Listo. Elargissement de ses univers produits.
  • 2003-2005 : Boulanger prend une nouvelle dimension.  Création de filiales (Electro Dépôt, SMS, Webdistrib,…) et des marques propres Essentiel b et Listo.  Elargissement de ses univers produits.
  • 2005 : Lancement du nouveau positionnement  » Professionnel du Bien Choisir  » . Ce nouveau positionnement s’accompagne du partage d?un nouveau projet humain fondé sur des valeurs de simplicité, de professionnalisme et de sympathie.
  • 2006-2007 : Boulanger continue sur sa lancée . Ouverture du plus grand magasin de distribution d?équipement électroménager et multimédia de France à Avignon (4 000 m²). Création des filiales Bdom’ et Sourcing & Création .  Lancement du site marchand boulanger.fr

    → 25 novembre 2009 :  Ouverture du 91ème magasin Boulanger à Clermont-Ferrand.  4000 m2. 80 salariés.  Directeur général : Francis Cordelette. Directeur de la centrale d’achat et du marketing : Bernard Layous.  Directeur informatique, logistique, services et organisation : Jacques Honoré. Directeur expansion : Bruno Pouyau.  Directeur Ressources Humaines : Hervé Pivet. Nombre de salariés : 5 915. Chiffre d’affaires 2008 : 1,165 Mrd euros HT.  Domaines d’activité : image, son, micro, logiciels, DVD, téléphonie et électroménager. Spécialiste du confort, des loisirs à la maison et des activités nomades. Implantations : 91 magasins en France. Fournisseurs : 150 grandes marques.

http://www.boulanger.fr/

PRODWARE contrat pour les 1500 magasins du groupe Optic 2ooo

13/03/12

(AOF) – Prodware a annoncé le gain d’un « très important » contrat avec le groupe Optic 2ooo, leader de l’optique en France. Aux termes de ce contrat, l’éditeur, intégrateur et hébergeur de solutions informatiques pour les entreprises équipera le réseau français des 1500 magasins des différentes enseignes de ce groupe avec une solution métier dédiée à la distribution spécialisée basée sur la plateforme Microsoft.
Ce partenariat, qui pourra couvrir, à terme, le cycle de vie complet du projet de refonte du système d’information des magasins du Groupe Optic 2ooo, permettra à Prodware de déployer l’ensemble de ses savoir-faire d’éditeur, intégrateur et hébergeur de solutions de gestion :
Dans la phase de construction, Prodware va adapter la plateforme aux enjeux stratégiques et opérationnels de son client. Pour répondre aux spécificités de l’optique et de l’audiologie, son équipe de recherche et développement va éditer des fonctionnalités métier complémentaires très innovantes telles que la gestion en temps réel du tiers payant
Dans la phase de mise en oeuvre, une structure technique, fonctionnelle et de support d’une vingtaine de personnes, assurera le paramétrage, le développement, le déploiement, la formation et l’assistance des utilisateurs des 1500 magasins adhérents.
Dans la phase d’exploitation, Prodware assurera la maintenance et l’évolution du nouveau système.

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Informatique – SSII 
D’après les données du Syntec numérique, représentant la profession, le marché français de l’informatique devrait croître de 3,5% en 2011 (contre -4% en 2009 et +1,5% en 2010). Bénéficiant d’une meilleure visibilité, les SSII françaises sont tentées par la croissance externe pour se spécialiser, notamment dans le «cloud compu ting» (informatique à distance). L’objectif de ces opérations n’est plus la course à la taille critique, comme durant la décennie précédente, mais plutôt la spécialisation. Atos vient de finaliser le rachat de l’informatique de Siemens (SIS), qu’il a acquis en décembre dernier pour 850 MEUR. Selon le dirigeant du groupe, Thierry Breton, cette opération relève d’un projet industriel grâce auquel Atos sera doté d’environ 40 centres de données abritant plus de 90 000 serveurs dans le monde. Capgemini a quant à lui réalisé six acquisitions depuis le début de l’année, souhaitant se distinguer de ses concurrents en acquérant de nouvelles compétences.

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