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LE NOUVEAU PROPRIÉTAIRE AU 52-60 AVENUE DES CHAMPS-ÉLYSÉES, EST ORIGINAIRE DU QATAR

11 jun. 2012
Le nouveau propriétaire au 52-60 avenue des Champs-Élysées, est originaire du Qatar

Désormais Groupama n’est plus propriétaire de l’immeuble situé sur les Champs-Élysées, abritant notamment les magasins Virgin et Monoprix. Le bien immobilier a été vendu à plus de 500 M€ au fonds qatari QIA/Qatar Investment Authority. Cette vente permet à l’assureur mutualiste de tenir la tête hors de l’eau, après les conséquences désastreuses de la crise grecque.

Une transaction immobilière de plus de 500 M€

Dès la mise en vente annoncée en avril, plusieurs propositions d’achat se sont manifestées. Les nombreux acquéreurs sont d’origine aussi bien française qu’étrangère. Les négociations de dernières minutes se sont passées entre quatre acquéreurs : deux fonds américains Carlyle et Archon et deux fonds qataris, dont QIA. Groupama a cédé la prestigieuse adresse du 52-60 avenue des Champs-Élysées, à Paris au QIA pour une somme colossale de plus de 500 000 €. L’immeuble vaste de 27 000 m² est notamment connu pour abriter les points de vente Virgin et Monoprix. Dans cette transaction de grande envergure, le m² a été vendu à pas moins de 20 000 €. Sur le plan commercial, cet emplacement est un atout majeur. D’ailleurs, les magasins sont ouverts à des heures tardives le soir et aussi opérationnels le dimanche. Le QIA doit dorénavant envisager de chercher un nouveau locataire, car les rumeurs sur le départ de Virgin, de plus e plus, se confirment (Source Le figaro).

Un autre investissement du fonds qatari dans l’immobilier de luxe parisien

Le QIA n’est pas à son premier investissement dans l’immobilier de luxe dans la capitale française. Parmi les trois premières acquisitions figure le centre de conférences internationales localisé sur avenue Kléber, acheté en 2008. Un chantier de travaux de réhabilitation pour l’ouverture prochaine d’un palace Peninsula y bat son plein en ce moment. Un autre palace, le Royal Monceau, appartient aussi à l’investisseur qatari. L’hôtel particulier d’Évreux, situé Place Vendôme constitue un autre bien haut de gamme dont le propriétaire est le Qatar Investment Authority. Le fonds qatari est connu pour avoir fait fortune dans des gigantesques réserves de gaz. Toutefois, les différentes opérations financières effectuées à son nom manquent fréquemment de transparence (Source Le Monde).

Vendre un bien immobilier pour avoir de la liquidité

La vente de l’immeuble au 52-60 avenue des Champs-Élysées, à Paris, est mémorable. En termes de prix, il s’agit en effet, de la troisième transaction la plus importante dans le secteur de l’immobilier d’entreprise, au cours des dix dernières années. Le groupe mutualiste d’assurance, de banque ainsi que de services financiers/ Groupama, a été durement touché par la crise grecque. Cette vente de plusieurs millions d’euros permet au groupe de ne pas complètement sombrer. Quelques autres grandes entreprises optent pour la vente d’immobilier afin d’accéder à du cash pour constituer le budget de fonctionnement nécessaire. Récemment le PSA a conclu une vente sale & lease back sur son siège situé surl’avenue de la Grande Armée (Source Business Immo). Des ventes de cette ampleur font en tout cas du bien à l’investissement immobilier. Et de toute évidence, Paris constitue un investissement de choix aux yeux du reste du monde.

Sophie Mortreuil 

Les boutiques de luxe font flamber les prix dans Paris

COMMERCE – 16/04/2012 | 18:10 –
Copyright Reuters

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Juliette Garnier

De PPR à LVMH en passant par Richemont, tous les groupes cherchent des locaux pour ouvrir des boutiques de luxe. Les prix peuvent atteindre 18.000 euros par m², notamment sur les Champs-Elysées.

Le luxe fait des étincelles partout dans le monde. Paris, première destination touristique au monde, en profite à plein. Après Kornmesser, le joailler préféré d’Eva Longoria qui s’est installé rue de la Paix, les grandes marques de luxe vont enchaîner les ouvertures en 2012. Richemont s’active à la création de son magasin de montres de luxe, à la place du Old England, boulevard des Capucines. Cet ensemble de plus de 1.000 m² est en plein chantier.

En juin, Balenciaga ouvrira au 336 rue Saint-Honoré, à un jet de pierre de la place Vendôme où Jaeger Le Coultre agrandit vastement sa boutique. A cette adresse connue pour sa boutique Boucheron, Vuitton aura, lui, bientôt pignon sur rue. La marque connue pour sa maroquinerie y inaugurera cet été un « Atelier de joaillerie », activité dans laquelle elle s’est lancée en 2004. Et, à en croire Edouard Chabert, directeur associé du cabinet Knight Frank, le filon ne va pas s’épuiser de si tôt. « La rénovation du Ritz amplifiera la tendance. Toutes les marques sont intéressées par la clientèle internationale des palaces parisiens », explique ce spécialiste de l’immobilier commercial.

Estée Lauder signe un bail à 18.000 euros par m² sur les Champs

De fait, de PPR à LVMH en passant par Richemont, tous les groupes se disputent les emplacements dits numéro un. Mais, à Paris, comme ailleurs, ils sont rares. A tel point que les prix des valeurs locatives flambent. « En un an, la hausse des loyers est de l’ordre de 15% sur l’avenue des Champs-Elysées », écrit ainsi Cyril Robert, dans son étude annuelle Paris Vision consacrée à l’immobilier d’entreprises observé par Knight Frank. Sur la plus belle avenue du monde, les commerçants doivent lâcher 7.000 euros par m² et par an, sur le trottoir impair et 10.000 euros par m² et par an, sur le trottoir pair plus ensoleillé et donc plus fréquenté.

Appâtés par des rendements au m² qui peuvent atteindre 50.000 euros par m² exploités, certaines enseignes osent même davantage. Avec Estée Lauder, à l’emplacement d’un ancien magasin Infinitif, précisément sur le côté le plus onéreux de l’avenue des Champs-Elysées, le cabinet BNP Atis Real vient ainsi de signer la « transaction la plus chère au monde » : fin 2011, le groupe américain a signé un bail de deux fois neuf ans pour installer sa marque de maquillage M.A.C. La valeur locative en zone A, c’est-à-dire au rez-de-chaussée, atteint 18.000 euros par m² et par an, selon BNP Atis Real.

Effet Hermès sur la rive gauche
Avenue Montaigne, les prix grimpent aussi. Il faut aussi compter entre 7.000 et 10.000 euros par m² et par an, selon Frank Knight. Et rue du faubourg Saint-Honoré, artère où se côtoient Hermès, Prada et Lanvin, les valeurs locatives atteignent 6.000 à 8.500 euros par m² et par an.

Rive gauche, les prix restent toujours bien en deçà. A Saint-Germain des près, Knight Frank estime la fourchette de valeurs locatives entre 3.500 et 6.000 euros par m² et par an. Le quartier pourrait y connaître un effet Hermès. La marque de maroquinerie qui s’est installée rue de Sèvres prépare l’ouverture de son magasin Shang Xia toujours sur la même artère. Ce sera pour fin 2012. Ce magasin à l’enseigne de se marque chinoise sera voisin de l’hôtel Lutetia, également promis à rénovation, et du Bon marché, grand magasin de LVMH dont la clientèle touristique ne cesse de se développer.