Category Archives: Hôtel

Le propriètaire du Bristol achète the Lanesborough palace

En ajoutant The Lanesborough à sa sélection d’hôtels de luxe, Oetker Collection donne au Bristol son «complément naturel» à Londres.

Oetker Collection, qui comprend Le Bristol à Paris, ajoute The Lanesborough à Londres, à sa sélection d’hôtels de luxe. Situé sur Hide Park Corner, cet hôtel, construit en 1991 à l’emplacement d’un ancien hôpital, était fermé depuis 18 mois pour une rénovation complète. Oetker assurera le management de ses 93 chambres (dont 43 suites), à sa réouverture au printemps 2015.

«Notre arrivée à Londres est une étape importante dans le développement de la collection, Londres étant une destination stratégique par son dynamisme et sa visibilité dans le monde entier, déclare Alain Brière, vice-président marketing et communication d’Oetker Collection. Elle traduit l’accélération de notre stratégie d’expansion. Nous nous appuierons sur l’expérience et le succès du Bristol à Paris pour faire du Lanesborough son complément naturel à Londres pour nos clients».

Neuf hôtels

Oetker Collection appartient au groupe allemand Oetker, présent également dans la poudre de pâtisserie, la logistique ou encore la bière. Elle comporte désormais 9 hôtels, dont 4 en propriété (Le Bristol à Paris, l’Hôtel du Cap-Eden-Roc à la pointe du Cap d’Antibes, Château Saint-Martin en Provence, et Brenners Park-Hotel à Baden-Baden en Allemagne).

En avril dernier, Oetker Collection avait repris la gestion de l’Eden Rock à Saint-Barthélemy. En 2013, elle avait ajouté à sa collection, L’Apogée Courchevel en décembre, et Fregate Island Private aux Seychelles en juillet.

www.lanesborough.com

Après quelques vagues, la nouvelle Samaritaine sortira de terre en 2014

La Samaritaine, un des fleurons architecturaux de l’Art nouveau et de l’Art déco, fermée en 2005 pour raisons de sécurité, va connaître une nouvelle jeunesse. Quelques mois après la présentation en mai dernier du projet de rénovation (lien abonnés), les riverains étaient conviés, lundi 16 janvier, à la mairie du 1erarrondissement de Paris pour débattre des détails de cet immense chantier. Les travaux, qui débuteront cette année, devraient s’achever en 2014.

Maître d’ouvrage et propriétaire des lieux, le groupe LVMH a choisi l’agence japonaise Sanaa, qui construit actuellement le Louvre de Lens (Pas-de-Calais), pour réinventer ce temple des grands magasins fondé en 1869 par Ernest Cognacq et son épouse Marie-Louise JaŸ. Le projet de 450 millions d’euros est pharaonique – d’une surface approchant celle du centre Georges Pompidou – et suscite, comme tout grand chantier à Paris, les critiques des associations de défense du patrimoine et des riverains.

Si les habitants du quartier sont soulagés de voir revivre cet imposant fantôme de pierres qui s’étend de la rue de Rivoli aux quais de Seine, ils s’interrogent sur la réaffectation de l’ancien grand magasin : outre des commerces (23 000 m2), la nouvelle Samaritaine comprendra en effet des logements sociaux (7 000 m2), une crèche de 60 berceaux, des bureaux (21 000 m2) ainsi qu’un hôtel de luxe (14 000 m2).

La surface à rénover – dont 80 % sont classés « monument historique » – se compose de quatre bâtiments, qui posent chacun des problèmes différents : le bâtiment « Sauvage », construit par l’architecte Henri Sauvage dans les années 1920 dans un style Art déco, devenu l’enseigne du magasin sur le front de Seine, abritera un hôtel cinq étoiles « Cheval blanc » (groupe LVMH). Derrière, le bâtiment « Jourdain verrière », construit par l’architecte Frantz Jourdain entre 1905 et 1910 dans un style Art nouveau, accueillera, avec le bâtiment « Jourdain plateau » et le bâtiment « Rivoli », les bureaux, les logements sociaux, la crèche et les commerces.

Si les habitants du quartier sont soulagés de voir revivre cet imposant fantôme de pierres qui s’étend de la rue de Rivoli aux quais de Seine, ils s’interrogent sur la réaffectation de l’ancien grand magasin : outre des commerces (23 000 m2), la nouvelle Samaritaine comprendra en effet des logements sociaux (7 000 m2), une crèche de 60 berceaux, des bureaux (21 000 m2) ainsi qu’un hôtel de luxe (14 000 m2).

La surface à rénover – dont 80 % sont classés « monument historique » – se compose de quatre bâtiments, qui posent chacun des problèmes différents : le bâtiment « Sauvage », construit par l’architecte Henri Sauvage dans les années 1920 dans un style Art déco, devenu l’enseigne du magasin sur le front de Seine, abritera un hôtel cinq étoiles « Cheval blanc » (groupe LVMH). Derrière, le bâtiment « Jourdain verrière », construit par l’architecte Frantz Jourdain entre 1905 et 1910 dans un style Art nouveau, accueillera, avec le bâtiment « Jourdain plateau » et le bâtiment « Rivoli », les bureaux, les logements sociaux, la crèche et les commerces.

Si les habitants du quartier sont soulagés de voir revivre cet imposant fantôme de pierres qui s’étend de la rue de Rivoli aux quais de Seine, ils s’interrogent sur la réaffectation de l’ancien grand magasin : outre des commerces (23 000 m2), la nouvelle Samaritaine comprendra en effet des logements sociaux (7 000 m2), une crèche de 60 berceaux, des bureaux (21 000 m2) ainsi qu’un hôtel de luxe (14 000 m2).

La surface à rénover – dont 80 % sont classés « monument historique » – se compose de quatre bâtiments, qui posent chacun des problèmes différents : le bâtiment « Sauvage », construit par l’architecte Henri Sauvage dans les années 1920 dans un style Art déco, devenu l’enseigne du magasin sur le front de Seine, abritera un hôtel cinq étoiles « Cheval blanc » (groupe LVMH). Derrière, le bâtiment « Jourdain verrière », construit par l’architecte Frantz Jourdain entre 1905 et 1910 dans un style Art nouveau, accueillera, avec le bâtiment « Jourdain plateau » et le bâtiment « Rivoli », les bureaux, les logements sociaux, la crèche et les commerces.

C’est le bâtiment « Rivoli », une extension du magasin contruit en 1932, qui connaîtra la transformation la plus radicale. Le cabinet Sanaa a finalement résolu d’endétruire entièrement la façade – d’une valeur architecturale moindre et trop complexe à rénover – au profit d’un immense voile de verre translucide ondulé :

La façade de verre du bâtiment "Rivoli" imaginée par le cabinet japonais Sanaa.

Il s’agit, a expliqué le représentant du cabinet japonais, Yoshitaka Tanase, lors de cette rencontre avec les habitants, de réinterpréter le rythme des façades haussmanniennes à travers « un jeu de vagues de verre sérigraphié dans lequel se reflèteront le ciel et les immeubles alentour ». Les jeux de transparence visent également à ouvrir ce lieu sur la rue.

Pour Yoshitaka Tanase, l’idée est de réinterpréter les œuvres de Jourdain et Sauvage – qui en leur temps avaient utilisé les matériaux les plus modernes (le métal et le verre) – en les déclinant dans des formes nouvelles « pour le présent et l’avenir ».

Sur les 80 000 m2 initiaux des quatre bâtiments, 10 000 mseront consacrés à deux patios – au cœur des bâtiments « Rivoli » et « Jourdain plateau » – afin de dédensifier le site et de permettre l’ensoleillement des bureaux, des logements et de la crèche :

La maquette du projet de rénivation de La Samaritaine.

La maquette du projet de rénivation de La Samaritaine.Sanaa

Les bâtiments « Sauvage » et « Jourdain » proposent un défi tout autre : celui de la restauration de bâtiments classés. Le front de Seine est le mieux préservé : il s’agira essentiellement de retrouver la finesse de la menuiserie en métal de l’ancien, largement dénaturée par les travaux d’isolation, a expliqué Jean-François Lagneau, architecte du patrimoine de la Samaritaine.

Le bâtiment « Jourdain verrière » révèlera davantage de surprises. A l’origine recouvert de polychromies très Art nouveau, ses façades, jugées trop criardes dans les années 1920, avaient été recouvertes d’un badigeon couleur pierre, plus dans le ton Art déco. L’architecte propose donc de retrouver l’audace chromique originelle du bâtiment.

Le bâtiment "Jourdain verrière" retrouvera ses polychromies d'origine.

Le bâtiment « Jourdain verrière » retrouvera ses polychromies d’origine.Sanaa

Si personne, parmi les associations et les riverains présents lors de la réunion, ne s’oppose frontalement au projet architectural, les critiques sont en revanche nombreuses s’agissant du changement d’affectation du lieu. Le Conseil de Paris a en effet voté en 2010 la révision simplifiée du Plan local d’urbanisme (PLU) pour changer la destination du site de la Samaritaine, classé en secteur « grand magasin », afin de permettre la réalisation d’un projet à usage mixte. La révision du PLU prévoit en outre de surélever le bâtiment de plusieurs mètres côté Rivoli.

Trois associations, Accomplir, SOS Paris et Ensemble rue Baillet, avaient demandé, en janvier 2011, au tribunal administratif d’annuler cette révision. Elles estiment que le réhaussement du bâtiment « Rivoli » privera de lumière les habitants de l’étroite rue Baillet, et dénoncent un « énorme cadeau fait à LVMH ».

Lundi, une représentante de l’association Accomplir est revenue à la charge sur le changement d’affectation du site. Elle a critiqué l’installation de bureaux – dont le prix au mètre carré est éminemment plus intéressant pour LVMH – et la faible proportion de logements sociaux, dans un quartier qui en manque cruellement. Les riverains de la rue Baillet, eux, l’entendent d’une autre oreille. C’est justement la présence de logements sociaux, « à quatre mètre cinquante » de leurs fenêtres, qui les inquiète. « Il y aura des nuisances, du bruit, un vis-à-vis gênant », énumère une dame dans l’assistance. « Pourquoi ne pas les avoir installés dans le bâtiment de la rue de Rivoli ? »

La réaffectation du site avait provoqué il y a quelques années une crise ouverte entre les deux actionnaires de la Samaritaine. La Fondation Cognacq-Jay (40,6 % du capital), héritière morale des fondateurs, reprochait à LVMH (59 %) de ne pas conserver la vocation initiale du grand magasin. Le conflit s’était soldé par le rachat en novembre 2010 des parts de la fondation par LVMH, qui devenait ainsi seule propriétaire des lieux.

Dans un petit film d’un quart d’heure, la mairie de Paris revient en détail – malgré quelques longueurs autopromotionnelles – sur l’histoire de la Samaritaine et le projet de rénovation :

Soren Seelow

http://www.dailymotion.com/video/xirvof_samaritaine-le-projet-devoile_news?start=11#from=embediframe

Maquette des quatre bâtiments de La Samaritaine après rénovation.

La famille Zannier se lance dans l’hôtellerie de luxe

 

Dans la famille Zannier on a l’esprit d’entreprise. Après avoir lancé NDC, une marque confidentielle et haut de gamme de chaussures pour homme, Arnaud le fils de Roger s’apprête à faire ses premiers pas dans l’hôtellerie de luxe à Megève où Le Chalet ouvrira début décembre. L’établissement qui se déploie sur trois bâtiments (dont l’un n’est autre que l’ancien restaurant « La ferme de mon père »  de Marc Veyrat) vise les cinq étoiles.  Un de plus ? Arnaud Zannier s’en défend.  D’abord parce que la station familiale et chic compte peu d’établissements de ce type (exception faite du domaine du Mont d’Arbois, les Fermes de Marie et l’Alpaga) et ensuite parce que ce nouveau « boutique hôtel » sera placé sous le signe de la « simplicité » ayant comme cible une clientèle plutôt jeune et surtout allergique au bling bling. Comprenez que les prestations jouent dans la catégorie luxe dépouillé.  

Pas d’architecture spectaculaire mais un style savoyard authentique et contemporain donc débarrassé des mièvreries style « coucou clock ». Pas de spa sur dimensionné mais un espace bien-être avec salle de massage, hammam et sauna. Pas de lounge bar conçu pour voir et être vu. A la place, un salon bibliothèque avec cheminée.  Pas non plus , côté restauration, de course aux étoiles, on est dans le registre du bistro/gastro avec la mise en valeur de beaux produits, type belles pièces de viande, assemblés « simplement ». Comme l’explique Arnaud Zannier, «Le Chalet veut revenir aux fondamentaux de l’hospitalité privée, comme à la maison ». Assez logiquement Le Chalet se passera de lobby.  Le maître de maison a beaucoup chiné un peu partout en France et en Italie pour meubler et décorer les 12 suites et le chalet privé de 8 chambres. La vaisselle vient d’un petit atelier de poterie du Lubéron et les draps, en lin, sont signés Society, un des meilleurs faiseurs italiens. 

Cambodge et Saint Tropez

La famille ne compte pas s’arrêter là avec deux autres projets dans les tuyaux. Au Cambodge à Siam Reap sur le site d’Angkor et en France dans le golfe de Saint-Tropez entre Grimaud et Cogolin. Il s’agit pour ce dernier du domaine viticole Château Saint-Maur, un cru classé de Côte de Provence récemment racheté dont l’exploitation (sur 50 hectares) va être relancée . Les Zannier n’en sont pas à leur coup d’essai dans ce domaine puisqu’ils étaient déjà propriétaires au Portugal d’une finca dans le Douro qui fait du vin rouge.

VALÉRIE LEBOUCQ – Les Echos
Levi's®

Accor cède le traiteur Lenôtre à Sodexo

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 22/07/2011 à 10:09 

Présent dans le monde entier, le premier traiteur de France, créé dans les années 1960, passe sous le giron du groupe de restauration collective et de services.

Le traiteur Lenôtre va être cédé au groupe français de restauration collective et de services Sodexo par le groupe Accor: ce dernier se recentre ainsi vers son coeur de métier, l’hôtellerie, après avoir déjà annoncé fin avril la mise en vente du traiteur de luxe qui possède des boutiques, mais aussi des restaurants, comme le 3 étoiles du Pré Catelan, près de Paris -où le chef Frédéric Anton a obtenu une troisième étoile dans le guide Michelin en 2007.  

Gaston Lenôtre, héraut du beau et du bon

Mort en janvier 2009 à l’âge de 88 ans des suites d’une longue maladie, Gaston Lenôtre avait rompu avec les codes traditionnels de la pâtisserie, privilégiant la légèreté et les saveurs nouvelles. Retour en images sur un parcours d’exception.

Le projet doit être soumis à l’approbation des autorités de la concurrence, ont précisé dans des communiqués distincts Accor et Sodexo. Le patron actuel de Lenôtre, Patrick Scicard, et dont le nom circulait également comme repreneur potentiel associé à un ou plusieurs investisseurs, conservera ses fonctions, a précisé une porte-parole d’Accor. Le groupe hôtelier mise sur une opération finalisée au quatrième trimestre. Plusieurs sociétés étaient candidates à la reprise de Lenôtre, parmi lesquelles Elior, le groupe Duff (Brioche Dorée, Del Arte etc) ou encore le groupe Barrière. 

Lenôtre, créé dans les années 1960 par Gaston Lenôtre, a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 105 millions d’euros. Il est présent dans une dizaine de pays.  

Présent dans 80 pays, Sodexo, créé en 1966 par Pierre Bellon, emploie 380.000 personnes, et réalise un chiffre d’affaires consolidé de 15,3 milliards d’euros. Il nourrit 50 millions de consommateurs chaque jour, du corps des Marines aux joueurs de tennis à Roland Garros, aux concurrents de Rallye-Dakar ou aux visiteurs du Puy-du-Fou. Sodexo possède notamment la concession des services de restauration de la Tour Eiffel avec le chef Alain Ducasse. 

Lenôtre en bref

En 2010, le groupe a généré un chiffre d’affaires de 105 millions d’euros

C’est avant tout un traiteur, depuis 1964: 6.500 réceptions organisées chaque année. Ce sont aussi 15 boutiques en France (13 à Paris et deux sur la Côte d’Azur) et des points ventes dans des grands magasins. 30 adresses dans 10 pays étrangers s’y ajoutent. 

Les cuisines sont installées à Plaisir (Yvelines) depuis 1968. Un laboratoire de production a également été implanté à Mouans-Sartoux près de Cannes (Alpes Maritimes). 

Dès 1971, Gaston Lenôtre a ouvert une école à Plaisir. L’établissement forme plusieurs centaines de stagiaires par an, dont 40% d’étrangers, qui viennent « approfondir leurs connaissances ».  

Enfin, la société a développé une gamme de produits haut de gamme sous licence en collaboration avec l’industrie agroalimentaire.  

Lenôtre : traiteur haut de gamme

Accor affiche son optimisme pour 2011

Fort d’une accélération de sa croissance organique au deuxième trimestre du fait d’une augmentation du taux d’occupation de ses hôtels et la reprise progressive de ses prix, Accor a affiché son optimisme pour le reste de l’année. Le marché apprécie.

Dynamisées par une activité soutenue dans les principaux marchés européens et les pays émergents, les ventes du quatrième groupe hôtelier mondial se sont chiffrées à 1,62 Milliards d’euros (+6,1% en organique) au deuxième trimestre. Sur les six premiers mois de l’année, les revenus sont ressortis à 2,97 Milliards d’euros. Le consensus des analystes s’attentait à un chiffre d’affaires semestriel de 2,98 Milliards d’euros. Détectant par ailleurs « les premiers signes positifs pour la saison estivale et le début de l’automne », le groupe hôtelier s’est montré confiant pour la seconde parie de l’année.

Les investisseurs applaudissent cette publication. En fin de matinée, le titre qui se négocie plus de 22 fois les bénéfices estimés pour 2011 par le consensus Facset grimpe de plus de 3 %, portant ses gains annuels à plus de 8 %.

Dans le détail, en France, le segment haut et milieu de gamme (Enseignes Sofitel, Novotel et Mercure) a vu ses ventes croître de 7,4% à données comparables au deuxième trimestre tandis que celles des hôtels économiques (Formule 1, Ibis, Etap Hotel) ont progressé de 5,7%. Cette dynamique s’explique par un effet calendaire favorable en mai et par le Salon du Bourget en juin, explique Accor.

Le groupe mentionne aussi de bonnes performances au Royaume-Uni (+12% dans le haut et milieu de gamme, +5,8% sur le segment économique) grâce à l’organisation du mariage royal et aux vacances de Pâques. Par contre aux Etats-Unis, la reprise reste modérée (+3,4%) dans un environnement économique défavorable marqué par la montée du chômage et l’augmentation du prix du pétrole jusqu’en mai.

Côté perspectives, Sophie Stabile, la directrice financière d’ Accor , s’est dit « confiante » dans la poursuite des tendances du premier semestre sur 2011. Le groupe a en effet constaté « des tendances positives » sur les 15 premiers jours de juillet qui confirment celles du deuxième trimestre. « Globalement, il y a une poursuite de la reprise même si les comparables sont de moins en moins favorables. On est plutôt optimiste sur l’été et sur le début du mois de septembre », a-t-elle déclaré lors d’une conférence téléphonique.

Questionné sur l’évolution du dossier relatif à la vente de Lenôtre, Sophie Stabile a simplement déclaré : « je reviendrai vers vous rapidement. A ce stade, le processus est toujours en cours ».

latribune.fr – 20/07/2011,

Un article passionant sur le luxe à Gaza, paru dans la presse arabe…

Rédigé par le Jul 13th, 2011  

Un article passionnant sur l’explosion économique de la bande de Gaza vient d’être publiée par l’agence palestinienne Maan News Agency. L’article n’a été publié que sur le site en arabe et pour pouvoir le partager avec le plus grand nous avons décidé de l’adapter en français… Histoire de faire savoir quelques vérités non-dites dans les langues non-arabes…

La Bande de Gaza est en plein boom touristique avec l’ouverture d’un certain nombre de stations balnéaires, de simples hôtels ou d’hôtels de luxe ; avec comme dernier exemple en date, les derniers espaces touristiques dans le nord. Un boom qui n’est pas cependant conforme avec le faible niveau des salaires dans la bande de Gaza où la situation économique est compliquée à cause du blocus.

L’ouverture de cette dernière station balnéaire dans le nord de la Bande de Gaza n’est pas réellement ouverte à tout le monde malgré ses superbes divertissements. Les prix affichés sont plus a la portée de la bourse des fonctionnaires du gouvernement qu’a celle de la population locale. Par exemple, profiter du dernier téléphone mobile à la mode requiert un salaire mirobolant.

L’hôtel Deira

Malgré tout, ces prix n’arrêtent pas tous les gazaouis dont beaucoup puisent dans leur propre dette pour aller dans ces restaurants ou passer une nuit dans un hôtel de luxe. Un problème de taille pour les propriétaires des nombreux restaurants de luxe qui expliquent que beaucoup de clients viennent “manger, boire et se divertir en partant sans payer au motif que leur salaire n’a pas encore été reçu ce mois-ci.”

Mohamed Ismaïl Haniyeh, responsable d’un restaurant, explique à notre correspondant : “tous nos clients sont membres des Organisations Non-Gouvernementale, des businessmans étrangers et des journalistes. Seul 20% de notre personnel est occupé à travailler à plein temps dans une journée normale.

Abou Issam, un client de ce restaurant 5 étoiles de Gaza, explique que ses notes ne dépassent jamais les 1.600 shekels (320€) et qu’il “réfléchit mille fois avant d’y entrer” parce que sa famille est composée de six personnes et qu’une pareille dépense pourrait nuire à la santé économique de son foyer.” Il ajoute : ” Nous ne pouvons en aucun cas y aller tous ensemble, je préfère acheter des légumes, de la viande et demander à ma femme qu’elle me prépare les mêmes plats que ceux proposés aux  touristes.”

Restaurant Rootsclub


A la question de savoir si, fréquenter ces restaurants, ce n’est pas comme aller à l’étranger, Abou Issam répond : “mes enfants et moi voyageons à l’étranger bien que le prix des billets soient très chers, mais  profiter d’un tel restaurant pour se divertir l’été, c’est, il est vrai, suffisant.”

Le restaurant luxueux  Deira offre le même standing de prestations,  la clientèle est bourgeoise, ou appartenant aux ONG. Samir Sutton, Directeur Général de l’Hôtel et du restaurant Deira, explique que son institution jouit d’une réputation de “première classe” et que de grandes familles y dinent régulièrement. “Parce que les services touristiques dans la bande de Gaza ne sont pas des services de base pour les citoyens, mon restaurant devient un plaisir pour les riches et les propriétaires aux revenus élevés.”
Quand aux moins chanceux comme Faihmad, en économisant de l’argent toute l’année, il a pu s’offrir son spa annuel et même le trajet en taxi pour y aller…

Un article pour le moins intéressant qui offre une réponse cinglante à l’article du Nouvel Obs intitulé “selon les internautes israéliens, il y a des hôtels de Luxe à Gaza, vraiment?” ou la journaliste explique que s’il y a bien quelques espaces de luxe, tout le monde n’en profite pas. Peut-être la journaliste devrait t-elle comprendre que ce qui fait le luxe, c’est que tout le monde ne puisse pas en profiter, non ? Une chose est sûre, dans l’article que nous avons traduit, nous voyons bien que le quidam ne peut pas se payer le restaurant en question… Comme tout à un chacun, peu importe le pays au monde où il vit‏.

Adapté de l’arabe par Niso Amzar, avec le concours de Margalit Meyer – JSSNews