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Restauration commerciale 2012 : panorama, chiffres clefs et tendances

 
Le 19 juin 2013
2012 marque un ralentissement de l’activité pour la restauration commerciale tant en restauration traditionnelle assise qu’en restauration rapide. Face à cette situation, certains professionnels de la restauration cherchent des solutions de transition et prennent ainsi de nouvelles initiatives afin de se différencier.

Principaux chiffres

Fréquentation en baisse

Alors qu’en 2011 une légère hausse de la fréquentation laissait présager une relance de l’activité (+0.6% en 2011 par rapport à 2010), l’année 2012 a été frappée par une baisse de la fréquentation de la restauration commerciale : -2.2% par rapport à 2011, soit uneperte de 114 millions de visites (source : panel CREST de NPD Group).

Consommation

Selon NPD Group et son panel Crest, les dépenses totales de la restauration commerciale sont estimées à 36 milliards d’euros en 2012, soit – 0.3 % par rapport à 2011.(Périmètre de l’étude incluant en restauration rapide : fastfoods, vente à emporter/livrer, sandwicheries, boulangeries, traiteurs, GMS, cafétérias et restauration traditionnelle assise : cafés, bars, brasseries, pubs, restuarants à thème et non thématiques)

Cependant, la dépense moyenne par visite a augmenté de 1.7 %, elle compense donc, en partie, le recul de la fréquentation et maintient les dépenses totales.

Le nombre de produits consommés par visite et par Français en restauration commerciale a diminué de 3% en 2012 par rapport à l’année précédente avec une baisse en particulier des boissons chaudes et des desserts (Source : NPD Group).

Focus segments de la restauration commerciale

Tous les segments ont été touchés. En effet, la restauration rapide, jusqu’ici épargnée par la crise, connait également un repli de la fréquentation de -2.2%, équivalent à une perte de 77 millions de visites. La restauration traditionnelle assise peine à nouveau avec un recul de la fréquentation à 2%.

Part de marché

CA TTC

en Mds €

Evol.

2012/2011

Fréquentation

Nb d’établis-

sements

Nombre de salariés

Restauration traditionnelle

55,5 %

20

-0.4 %

– 2 %

66 970

366 300

Restauration rapide

44,5 %

16

-0.2 %

– 2.2 %

22 984

156 089

Sources: Xerfi/NPD Groupe, panel Crest France 2012

 Faits marquants du secteur en 2012

  • Retour en force de la gamelle et de la restauration collective.
  • Hausse du coût des matières premières et donc des prix d’achats.
  • Période de crise entrainant une chute du PIB avec une hausse du chômage et donc une baisse du pouvoir d’achat des Français.
  • Hausse de la TVA prévue en janvier 2014 à 10% (vs 7% en 2013).
  • Méfiance des consommateurs face à l’image négative du secteur agroalimentaire et ses nombreux scandales alimentaires.
  • Météo capricieuse.

Face à cette période de mutation, tirer son épingle du jeu en proposant de nouvelles initiatitives est nécessaire

  • Recentrage des enseignes sur le coeur de métier avec cessation d’une partie de leur activité. A titre d’exemple, le groupe Elior a cédé son pôle « concession ». De la même manière, le groupe Frères Blanc a vendu son enseigne, chez Clément, à SDW Services fin 2012.
  • Acquisitions d’enseignes pour renforcer les positions. Le Groupe Le Duff a racheté les chaînes Timothy’s Coffee et Mimi’s café en 2012 en Amérique du Nord après Bruegger en 2011.
  • Emergence de concepts au plus près des attentes consommateurs : les concepts « anti-crises », ceux à thème ou encore les concepts avec une forte théâtralisation : cuisines ouvertes par exemple…
  • Affirmation accentuée de l’identité des enseignes afin de fidéliser la clientèle. A ce titre, Quick a retravaillé le positionnement de son produit leader le burger, qui devient « The power burger ».
  • Renforcement de la communication sur les nouvelles technologies telles que les sites internets, applications mobiles, réseaux sociaux.
  • Diversification produits avec de nouvelles offres innovantes. Par exemple, Domino’s Pizza propose une nouveauté toutes les six à huit semaines en 2012, avec des pizzas en édition limitée. Ou encore, Quick a lancé 37 nouveaux produits dont 17 burgers inédits en 2012.
  • Mise en avant de la qualité des produits, qualité du savoir-faire culinairequalité du serviceavec pour objectif premier : un discours rassurant pour le consommateur.

Performances des enseignes

Les performances des grands groupes de restauration commerciale (aux chiffres d’affaires de +120 M d’euros) sont disparates en 2012. Le groupe leader de la restauration française reste McDonald’s, très largement devant le second Agapes Restauration.

Certains groupes ont connu de très bonnes performances en 2012, notamment grâce aux ouvertures de magasins réalisées. C’est le cas de Subway (+ 90 magasins), La Pataterie (+ 41 magasins), Sodexo (+ 17 magasins), Sushi Shop (NC) et KFC France (+ 11 magasins) . Néanmoins certaines enseignes ont souffert particulièrement comme Autogrill France, le Groupe Flo, Elior ou La Mie Câline .

Groupe Enseignes

CAHT 2011 en M€

Evol 2011/2010

Nb Etablissements

Evol 2012/2011

McDonalds  

4350

+3.6%

1260

+3.4%

Agapes Restauration Flunch, Pizza Paï, Il Ristorante, 3 Brasseurs, Sogood Café, Salad & Co International

960

+3.8%

527

 +2.3%
Quick  

801

+5.2%

379

+0.3%
Elior  

740.5

-0.5%

831

-2.1%
Buffalo Grill  Buffalo Grill, Pizza Pub

610*

NC

330*

+1.2%
Groupe Flo Grandes Brasseries, Hippopotamus, Bistro Romain, Tablapizza, Taverne de Maître Kanter, brasseries, Flo concession

530

-4.7%

284

+2.2%
KFC France

423.5

+10%

146

+8.1%
Holder Paul, Ladurée

395*

NC

340*

NC
Le Duff Brioche Dorée, Fournil de Pierre, Pizza Del Arte

393.2

+7.9%

474

+3.3%
Sodexo Prestige

et Loisirs

Bateaux parisiens, Lenôtre, Lido, Yachts de Paris, Restaurants de la Tour Eiffel, L’Affiche, Sodexo Prestige, Sodexo Sports et Loisirs

331

+35.1%

77

+28.3%
Casino Restauration Casino Cafétéria et Comptoirs Casino, A la Bonne Heure, Cœur de Blé, Villa Plancha

305*

NC

NC

NC
Groupe Bertrand Bert’s, Viaggio, Eris, Bars&Co, Au bureau, Café Leffe, Irish Corner…

295*

+1.7%

270*

NC
Courtepaille

288.9

+2.3%

242

+3.4%
Autogrill France

242.1

-4.9%

405

+8%
SSP Bonne Journée, Café Select, Scappucci, Upper Crust…

197.9

+0.2%

258

-2.6%
Subway France  Subway

185

+39.6%

413

27.9%
Domino’s France  Domino’s Pizza

155

+9.9%

215

+9.7%
Lagardère Services Relais H Café, Trib’s, Hubiz, Panier Frais, Départ Immédiat, Chez Jean, Eric Kayser (franchise)

145.7

+12.8%

379

21.1%
Sushi Shop

135

+22.7%

NC

NC
La Pataterie  

133.2

+36.2%

162

33.9%
Monts Fournil  La Mie Câline

133

-0.7%

198

stable
Groupement des Mousquetaires Poivre Rouge, Restaumarché, Bistrot du Marché

124

+10.7%

229

+3.2%
Newrest  

121*

+11%

Léon de Bruxelles  

120

+0.8%

68

+3%

Des petites enseignes ou groupes émergent avec des concepts innovants et enregistrent des performances prometteuses notamment en terme de chiffres d’affaires. Les enseignes concernées surfent toutes sur la vague du nomadisme/snacking.

 Coffe Crepe
Fast casual New saveurs exo
Bagels

 

Analyse des différents segments de la restauration commerciale

Le secteur est toujours dominé par les Burgers avec une part de marché de 45.6 % en 2012 et une évolution de + 4.1 % par rapport à à l’année précédente. Une des meilleures progressions est réalisée par le segment Terroir, avec une évolution en 2012 de + 35.7 % par rapport à 2011. En cette forte période d’insécurité alimentaire, ce segment Terroir rassure le consommateur avec des produits souvent du qualité rappelant les produits d’antan de nos grands-mères.

Les différents segments de « Saveurs d’ailleurs » ont des performances hétérogènes. Le segment Wok et Thaï, prometteur l’an passé, est en baisse de 1.1 % de chiffre d’affaires entre 2011 et 2012. Le segmentItalie/Sud ne progresse, lui, que très faiblement + 1%.

Les segments en bonne santé :

  • les Sushis + 25.3 % de chiffre d’affaires entre 2011 à 2012
  • les nouvelles saveurs d’Amérique du Sud (Mexique, Argentine) ou Amérique du Nord (Bagels, Hot-dog)
  • les concepts provenant d’Afrique.

De nouveaux concepts émergent. Le segment Fast Casual détient encore une part de marché faible en 2012 (1.1%) mais enregistre une forte évolution de chiffre d’affaires (+ 12.1% en 2012 par rapport à l’année précédente). Le Fast Casual est un segment de marché à la frontière entre la restauration rapide et le bistrot gourmet :

  • Restauration rapide pour le temps de service et les prix.
  • Bistrot gourmet pour la qualité de la nourriture et l’ambiance.

Le segment des Coffee Shops prend également de l’ampleur avec une part de marché proche de 1 %, progressant de 19 % en chiffre d’affaires de 2011 à 2012.

Evol CA par segments.jpg.

* Mexique, Argentine, Afrique

**Bagels, hot-dogs, frites, quenelles

Répartition CA par catégorie

Autres : Restauration traditionnelle (0.9%), Bars/Pubs (0.9%), Coffee Shops (0.9%),

Pâtes (0.6%), Exotique (0.4%), Crêpes/Gaufres (0.3%), Wok/Thaï (0.1%)

Source : B.R.A Tendances Restauration / Food Service Vision, Mars 2013

Sources : d’après Néorestauration Mai 2013 et BRA Tendances Restauration Avril 2013.

De nouveaux concepts de restauration imaginés pour le plus grand bonheur des enfants !

Le 20 septembre 2013

L’enfant est aujourd’hui roi. Le secteur de la restauration l’a bien compris et propose ainsi une offre dédiée aux bambins, à l’exemple de Flunch Kid et P’tit Clément. L’objectif visé : séduire l’enfant pour attirer la famille et ainsi générer du chiffre d’affaires !

En temps de crise, 95 % des Français ont tendance à se replier sur la famille et l’entourage proche selon le baromètre Cevipof réalisé en décembre 2012 (instrument de mesure de la confiance des Français sur les questions sociales et politiques).

La famille étant au coeur des préoccupations françaises, la restauration hors domicile se doit d’intégrer ce phénomène dans sa réflexion stratégique. Dès lors, nombre de concepts pour le bien-être et la satisfaction de la famille toute entière affluent. Afin de convaincre le noyau familial, séduire l’enfant avec une palette de services spécifiques et ludiques est un atout indéniable. Focus sur ces nouveaux concepts en restauration.

L’enseigne chaînée Flunch a crée le concept Flunch kid. Il est issu des retours d’expériences des clients, de remontées d’informations des collaborateurs et de tests effectués sur des sites pilotes. Au sein de cet espace de restauration et de jeux, l’enfant est acteur de ses propres choix ce qui le reponsabilise pour le plus grand bonheur des parents.
En effet, le « jeune client » sélectionne lui-même son repas sur des écrans tactiles dimensionnés à sa hauteur. Il va ensuite récupérer sa commande au comptoir, conçu sur-mesure. Il peut également se servir des légumes à volonté au buffet. Le menu enfant est varié, sain, équilibré et est à un prix attractif. Une aire de jeux très colorée et ludique est à disposition afin de laisser aux enfants un excellent souvenir.

Les restaurants Chez Clément (11 restaurants en France, principalement à Paris) accordent une place toute particulière à leurs hôtes en culottes courtes. Parce que l’éducation gustative se fait dès le plus jeune âge, P’tit clément mise sur la découverte des saveurs en proposant 3 menus plutôt gourmets à base de produit de saison :
Le menu Bambin à 5.80€ pour les moins de 3 ans s’articule autour de l’oeuf bio à la coque et ses mouillettes.
Le menu Junior à 8.90€ pour les 5-7 ans comprend au choix une saucisse ou poulet rôti ou un pavé de saumon et une purée de pommes de terre maison ou des légumes de saison.
Le menu Gastronome à 12.75€ pour les enfants de 8-12 ans : plats issus de la carte des adultes.
En parallèle, la mascotte P’tit Clément offre aux enfants à leur arrivée un diabolo fraise, une toque de chef à leur nom et un set de coloriage avec des crayons de couleurs. Des ateliers ludiques sont également proposés au cours de l’année : ateliers de cuisine, chasse aux oeufs, récrés du goût… Le samedi, l’enfant aura la possibilité d’avoir une pomme d’amour s’il reste bien sage à table aux côtés de ses parents.

L’intégration des préoccupations des enfants dans les nouveaux concepts de restauration 

Dans un contexte de crise, les clients ont plutôt tendance à déserter les restaurants. Preuve en est, la baisse de fréquentation de la restauration commerciale de -2.2 % en 2012 par rapport à 2011, soit une perte de 114 millions de visites (Source : panel CREST/Npd Group). Panorama de la restauration commerciale avec les chiffres clés et les tendances 2013 disponible ici.

Par ailleurs, au vu du nombre réduit des sorties en famille au restaurant, le moment partagé doit être « mémorable », convivial et sans stress pour l’ensemble du foyer. Réussir à captiver l’enfant par des moyens ludiques et pédagogiques semble être un excellent moyen de fidéliser la clientèle familiale existante. Mais aussi de séduire de nouvelles familles tout en générant un chiffre d’affaires supplémentaire pour le restaurateur.
Ces concepts de restauration avec une offre enfant ont donc une carte à jouer et peuvent constituer un réel levier de croissance.

Auteur Emilie MARTIN, CCI Rennes

Prise de commande flunch

How Chanel became N°1 luxury fashion brand in China

According to the World Luxury Index™ China, “Chanel has become the #1 most sought-after global luxury brand in China”, overtaking competitors such as Louis Vuitton and Gucci.

Chanel’s beauty products
This year’s report has also revealed that part of Chanel’s success is thanks to its huge stake in beauty segment, as 22.70% of Chinese consumer interest whithin luxury market is in beauty, compared to fashion which accounts 14.90%.
Chanel’s dedication to its beauty products most likely has helped the brand to get the first rank in the report, overtaking Louis Vuitton which is rather focused on fashion.

http://www.chanel.com/zh_CN/

Comment les couleurs influencent notre subconscient lors de nos achats ?

On le sait, dans les supermarchés, rien n’est laissé au hasard ! Du placement des produits à la disposition des étagères, tout est conçu pour vous faire acheter. Mais saviez-vous que les couleurs aussi jouent un rôle dans votre frénésie d’achats ? Des experts en marketing nous éclairent…

Les professeurs en marketing interrogés sont formels : les consommateurs associent inconsciemment certaines couleurs à des messages spécifiques. C’est sur cette base que les spécialistes se basent pour concevoir les panneaux, étiquettes, logos et autres affiches qui abondent dans les centres commerciaux et les enseignes.

Blanc

Le blanc suggère la simplicité et la pureté, il est donc particulièrement utilisé dès lors qu’il faut vendre des soins de la peau par exemple. Il est également synonyme de modernité et de qualité, à l’image des grandes marques d’informatique qui l’utilisent fréquemment.

Noir

C’est la couleur de la sophistication, elle domine les emballages de produits haut de gamme et peut faire passer n’importe quel produit de basse qualité pour un must have. On le trouve particulièrement au rayon cosmétique, pour créer l’illusion de produits de luxe.

Jaune

Le jaune évoque l’énergie et augmente l’appétit, inutile donc d’expliquer pourquoi bien des enseignes alimentaires l’utilisent pour leurs logos et devantures.

Bleu

C’est la couleur que tout le monde aime, elle est donc logiquement connectée à une notion de confiance et de fiabilité. Pour cette raison, les banques et autres institutions financières adorent l’utiliser. Une étude publiée en 2003 démontrait que 15% des clients sont plus susceptibles de retourner dans une enseigne misant plutôt sur les tons de bleu.

Vert

Les détaillants emploient souvent cette couleur pour envoyer le message d’une démarche écologique. Mais le simple fait qu’un produit soit vert n’implique pas qu’il soit respectueux de l’environnement.

Orange

C’est la couleur de l’équité et de l’accessibilité. Vous la trouverez principalement dans les magasins qui revendiquent un bon rapport qualité/prix ou de bonnes affaires.

Rose

Cette couleur douce aurait un effet apaisant selon les études. Des scientifiques ont d’ailleurs expliqué que la perception de la couleur rose ralentit le système endocrinien de l’individu et détend ses muscles. Le rapport avec votre portefeuille ? Si vous êtes détendu, vous avez moins de difficulté à vous délester de quelques euros…

Violet

Le violet règne en maître dans l’industrie de la beauté, en particulier dans la catégorie des produits anti-âge. Il est synonyme de royauté, de valeur. Une boîte violette peut justifier, inconsciemment, chez le consommateur, l’idée d’un produit spécial et qui vaut son prix.

Rouge

Si de nombreux magasins cherchent à attirer l’œil avec la couleur rouge, ce n’est pas forcément une bonne idée. Les experts s’accordent sur le fait que le rouge, dans l’inconscient populaire, est une couleur qui peut freiner le consommateur. Elle sert pour les alarmes, les feux rouges, les interdictions, ce qui nous met en alerte. Ainsi, dans une dominante rouge, le client sera plus attentif à ce qu’il dépense.

Source : RealSimple.com

L’avenue des Champs-Elysées, artère commerçante la plus huppée d’Europe

 
Source : Capital.fr
14/11/2012

En dépit de la crise, les Champs-Élysées sont toujours aussi prisés. La célèbre avenue parisienne est même l’artère commerçante la plus chère d’Europe, devant la Bond Street de Londres, selon une étude de Cushman & Wakefield, un groupe spécialisé dans l’immobilier d’entreprise.

Il faut dire que nombre de marques françaises et internationales se battent toujours pour obtenir une place sur les Champs, afin de doper leur visibilité. Le fabricant de vêtements Levi’s est ainsi venu s’installer cette année. Et le joailler américain Tiffany projette d’en faire autant l’an prochain.

Conséquence : les loyers des immeubles commerciaux de l’avenue se sont envolés de 30% par rapport à l’an dernier. Ils se négocient, en moyenne, à 9.573 euros par mètre carré et par an, contre 7.942 euros dans New Bond Street à Londres (+3,1%).

Dans le monde, les Champs-Élysées se hissent sur la troisième marche du podium, soit deux places de plus qu’en 2011. L’avenue est devancée par la Causeway Bay de Hong Kong, où les loyers commerciaux atteignent 22.307 euros par m2 et par an (+34,9%), et la 5ème avenue de New York (21.204 euros, +11,1%).

D’autres rues commerçantes parisiennes ont vu, elles aussi, leur valeur locative bondir cette année. Les loyers de l’avenue Montaigne, par exemple, ont grimpé de 23,1%, à 5.891 euros par mètre carré et par an. « Les plus grandes marques françaises et étrangères ont consolidé leur présence dans les secteurs traditionnels du Triangle d’Or – avec Louis Vuitton, Place Vendôme, Berluti, rue du Faubourg Saint-Honoré, ou encore Chanel, Revillon, Fendi, Yves Saint-Laurent ou Armani sur l’avenue Montaigne », explique Cushman & Wakefield.

Quelques villes de province sont aussi représentées parmi les 326 artères commerçantes les plus cotées au monde. La valeur locative de la rue de la République à Lyon est évaluée à 1.620 euros par an et par mètre carré, celle de la rue St Ferréol à Marseille à 1.473 euros.

Le Top 10 des pays aux artères commerçantes les plus chères du monde en 2012

Source: Cushman & Wakefield

Histoire

L’avenue des Champs-Élysées (ou simplement les Champs-Élysées, parfois même les Champs) est une grande et célèbre avenue de Paris. Elle est considérée par beaucoup1 comme la plus belle avenue de la capitale2, et, selon une expression couramment utilisée en France et principalement par les Parisiens, comme la plus belle avenue du monde3. Elle tire son nom desChamps Élysées, le lieu des Enfers où séjournaient les âmes vertueuses dans lamythologie grecque. C’est aussi un des principaux lieux touristiques de la capitale.

L’avenue des Champs-Élysées est située dans le 8e arrondissement de Paris, au nord-ouest de la ville. Elle s’étend sur 1 910 mètres, d’est en ouest, reliant la place de la Concorde, où se dresse l’Obélisque, et la place Charles-de-Gaulle (ancienne place de l’Étoile), située au sommet de la butte de Chaillot (ce qui explique le dénivelé entre les deux extrémités), au centre de laquelle se trouve l’arc de triomphe de l’Étoile. Sa largeur est de70 mètres (30 mètres sont occupés par une 2×4 voies, tandis que le reste accueille deux trottoirs de 20 mètres chacun).

Son tracé rectiligne offre une longue perspective née du palais du Louvre, dans laquelle s’alignent la statue équestre de Louis XIV dans la cour Napoléon duLouvre, l’arc de triomphe du Carrousel, le jardin des Tuileries, l’Obélisque, l’arc de triomphe de l’Étoile, et plus loin à l’ouest, en dehors de Paris, l’arche de la Défense. Il s’agit de l’axe historique de l’ouest parisien.

Dans sa partie inférieure, à l’est du Rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault, l’avenue est bordée par des contre-allées (baptisée « Promenade des Champs-Élysées ») longeant les jardins des Champs-Élysées que l’avenue traverse ainsi sur toute leurs longueurs (soit 700 mètres).
Ces jardins, larges de 300 à 400 mètres, sont divisés en espaces rectangulaires appelés carrés :

À l’exception du dernier, chacun de ces carrés comporte, depuis les aménagements effectués sous la direction de l’architecte Jacques Hittorff en 18401847, une fontaine.

Dans la partie supérieure de l’avenue, à l’ouest du rond-point, on trouve de nombreuses boutiques de luxe, des lieux de spectacle (descinémas, notamment les UGC Normandie et George-V ; le Lido ; de célèbres cafés et restaurants (Fouquet’s)…

L’avenue a inspiré la création du Paseo de la Reforma à Mexico (Mexique) en 1860, de la Avenida 9 de julio à Buenos Aires, de laBenjamin Franklin Parkway à Philadelphie (Pennsylvanie) en 1917 et du Corso Sempione à Milan.

À l’origine, les Champs-Élysées ne sont que des terrains marécageux et inhabités. En 1616Marie de Médicis décide d’y faire aménager, le long de la Seine, une longue allée bordée d’arbres : le cours la Reine.

Louis XIV, vers 1670, charge André Le Nôtre, le paysagiste du château de Versailles et, à Paris, du jardin des Tuileries, de poursuivre l’aménagement de ces terrains. Celui-ci trace dans l’axe du pavillon central du Palais des Tuileries, depuis l’actuelle place de la Concorde jusqu’à l’actuel rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault, en direction de la montagne du Roule – qui se situait à l’emplacement de l’actuelle place de l’Étoile – une belle avenue bordée de terrains où sont aménagés des allées d’ormes et des tapis degazon. On l’appelle le Grand-Cours pour la distinguer du cours la Reine, ou encore la Grande allée du Roule, l’avenue du Palais des Tuileries (1680) et bientôt les Champs-Élysées.

Les Champs-Élysées au 18e siècle

La nouvelle avenue se développe au-delà de l’enceinte de Louis XIII et franchit (au niveau de l’actuelle rue Marbeuf) le Grand-Égout, qui suivait le tracé d’un petit ruisseau descendant de Ménilmontant pour se jeter dans la Seine au niveau de l’actuel pont de l’Alma. Ce n’est qu’en 1710 que le duc d’Antin, surintendant des Bâtiments du Roi, fait jeter un pont de pierre au-dessus de cet égout. Ce pont permet de prolonger l’avenue jusqu’à ce que l’on appelait alors l’étoile de Chaillot – correspondant à l’ensemble du tracé actuel. Cette entreprise est achevée en 1724.

En 1722, le roi avait annexé le village du Roule aux faubourgs de Paris. En 1765, il permet la construction de bâtiments de part et d’autre de l’avenue des Champs-Élysées. En 1770, le marquis de Marigny, directeur général des Bâtiments du Roi, Arts, Jardins et Manufactures, fait entreprendre le nivellement de la montagne du Roule, renouvela les plantations et fait tracer les actuelles avenues de Marigny et Matignon ainsi que l’allée des Veuves (actuelle avenue Montaigne). En 1774, il fait élargir l’avenue et la fait prolonger à l’ouest jusqu’à la Seine, au niveau du pont de Neuilly, par les actuelles avenues de la Grande Armée à Paris et Charles-de-Gaulle àNeuilly-sur-Seine. On parle alors d’avenue de la Grille royale jusqu’à la barrière de Chaillot et d’avenue de Neuilly au-delà de celle-ci.

Malgré ces travaux, les Champs-Élysées ont longtemps mauvaise réputation. C’est un lieu de médiocres guinguettes qui attirent de mauvais garçons, des prostituées et même des brigands. Quelques baraques de foire y sont installées4. Un luxueux parc de loisirs ouvauxhall, le Colisée, est inauguré en 1771 au niveau du rond-point des Champs-Élysées, mais il ne tarde pas à péricliter car le public hésite à se rendre le soir dans ce quartier mal famé, et l’établissement fait faillite dès 1780. Les promeneurs préfèrent diriger leurs pas le long du cours la Reine, qui suit le tracé de la Seine et où l’on peut jouer aux quilles, à la paume ou aux barres. Au bout du cours la Reine, se trouve d’ailleurs un établissement populaire, quoique de mauvaise réputation, le Petit Moulin-Rouge, bâti sur des terrains appartenant à Madame du Barry5. Pour améliorer la sécurité du quartier, un poste de Gardes Suisses contigu à la barrière de Chaillot6est établi en 1777.

La popularité des Champs-Élysées, qui prennent alors leur dénomination définitive d’avenue des Champs-Élysées (1789), ne décolle véritablement que sous la Révolution française. C’est par les Champs-Élysées que passe le cortège de mégères qui, le 5 octobre 1789, sous la conduite de Théroigne de Méricourt et de Reine Audu, se dirige vers Versailles pour ramener la famille royale à Paris7. C’est aussi par les Champs-Élysées que la famille royale est ramenée dans Paris le 25 juin 1791 après la fuite à Varennes, entre deux haies de gardes nationaux qui rendent les honneurs la crosse en l’air. Sous la Terreur, la place de la Concorde est le théâtre des exécutions capitales. Au bas de l’avenue, Huzard fait placer, sur des socles dessinés par le peintre David, les groupes de chevaux en marbreexécutés par Guillaume Coustou pour l’abreuvoir du château de Marly.

Le Directoire fait élargir l’avenue centrale, fermer quelques bouges et combler les caves et souterrains où se réfugiaient les malfaiteurs pour échapper à la police. Des cafés élégants ouvrent leurs portes comme celui des Ambassadeurs8, dont les plans auraient été dessinés par Jean-Jacques Rousseau, ainsi que des restaurants comme celui du traiteur Dupe, ouvert en 1800 et qui attire toutes les célébrités de l’heure, à commencer par Barras, dans une jolie maison blanche à volets verts là où s’élève aujourd’hui le restaurant Ledoyen9. Le quartier des Champs-Élysées devient un lieu de promenade élégante, point de passage pour aller prendre l’air à la campagne, vers le quartier de Longchamp. Le pèlerinage à l’abbaye de Longchamp durant la Semaine sainte redevient une sorte de chevauchée mondaine qui suscite les protestations de l’archevêque de Paris.

Les aménagements de Jacques Hittorff au 19e siècle

C’est par l’avenue que s’effectue, le15 décembre 1840, le retour des cendres de Napoléon Ier, devant 100 000 spectateurs.

Le quartier reste cependant peu sûr : en 1804, la veille du sacre de Napoléon IerPhilippe Lebon, inventeur du gaz d’éclairage, est assassiné dans un fourré des jardins des Champs-Élysées. Le 2 avril 1810, c’est par l’avenue, parée pour l’occasion d’un arc de triomphe factice, que la nouvelle impératrice des Français, Marie-Louise d’Autriche, fait son entrée dans la capitale. C’est par le même chemin qu’elle la quitte le 29 mars 1814. Le surlendemain, le tsar de RussieAlexandre Ier, le roi de PrusseFrédéric-Guillaume III et leprince de Schwarzenberg prennent place dans une tribune dressée à proximité du Palais de l’Élysée pour assister au défilé des troupes alliées. Celles-ci10 bivouaquent dans les jardins qu’elles laissent dans un état déplorable.

Louis XVIII le fait remettre en état11 et ouvrir l’avenue Gabriel. Pour poursuivre l’aménagement de l’avenue, le préfet de la Seine, le comte Chabrol de Volvic, par une loi des 20-27 août1828, fait affecter l’ensemble des jardins à la Ville de Paris : «Sont concédés à la ville de Paris, à titre de propriété, la place Louis XVI et la promenade dite des Champs-Elysées, telles qu’elles sont désignées au plan annexé à la présente loi, y compris les constructions dont la propriété appartient à l’Etat et à l’exception des deux fossés de la place Louis XVI qui bordent le jardin des Tuileries. Ladite concession est faite à la charge de la ville de Paris :

  1. ° de pourvoir aux frais de surveillance et d’entretien des lieux ci-dessus désignés ;
  2. ° d’y faire, dans un délai de cinq ans, des travaux d’embellissement jusques à concurrence d’une somme de deux millions deux cent trente mille francs au moins ;
  3. ° de conserver leur destination actuelle aux terrains concédés, lesquels ne pourront être aliénés en tout ou en partie »12.

La Ville construit les premiers trottoirs. À partir de 1834, l’architecte Jacques Hittorff est chargé de réaménager les jardins des Champs-Élysées, parallèlement à son intervention sur la place de la Concorde.

Avec l’accord du nouveau préfet de la Seine, le comte de Rambuteau, Hittorf entreprend de créer des massifs à l’anglaise et de faire de nouvelles plantations. Il élève quatre fontaines13 de style homogène :

  • la fontaine des quatre saisons, dite aussi fontaine du Cirque, est la première installée en 1839. Elle est ornée d’un groupe de quatre enfants, symbolisant les saisons. Elle est l’œuvre du sculpteur Barre ;
  • la fontaine de Diane, fut confiée au sculpteur Desprez14 ;
  • la fontaine de Vénus, appelée parfois fontaine des Ambassadeurs, érigée comme la précédente en 1840 est l’œuvre de Duret ;
  • la quatrième, appelée fontaine de la grille du coq, est d’une facture plus simple, elle ne possède pas de sculptures et date aussi de 1840.

Hittorf dessine également les réverbères en fonte toujours en place mais alors alimentés au gaz et qui achèvent de donner aux Champs-Élysées, selon la Revue de l’Art: « l’effet le plus agréable qu’il soit donné de voir »15.

Sculptures et réverbères profiteront à partir de 1856 du système de cuivrage industriel, mis au point par Léopold Oudry, qui assurera leur protection16.

Dans le projet qu’il soumet au conseil municipal de Paris en 1835, Hittorff propose également de créer un Panorama, un cirque, des restaurants et cafés de grand luxe17 et un théâtre.

Le Cirque d’été et la fontaine des Quatre saisons

  • Le Panorama des Champs-Élysées, construit pour remplacer celui édifié en 1831 dans la rue des Marais, se situait dans un espace circulaire situé entre le cours la Reine et le grand carré des Jeux, à l’emplacement où se dressent aujourd’hui le Grand et le Petit Palais. C’était une vaste rotonde de 40 mètres de diamètre et 15 mètres de hauteur. Hittorff en avait lui-même donné les plans et en avait confié la direction artistique au peintre Jean-Charles Langlois (17891870). La nouvelle attraction, édifiée en quelques mois, ouvrit ses portes en mai 1839 avec L’incendie de Moscou, réalisé par Langlois, qui remporta un grand succès public. En 1855, le Panorama fut intégré aux bâtiments de la première exposition universelle comme salle d’exposition où étaient présentés les productions des manufactures de Sèvres et des Gobelins ainsi que les joyaux de la couronne de France. Il fut démoli l’année suivante afin de créer une allée reliant le Palais de l’Industrie au cours la Reine. Un nouveau Panorama fut alors édifié en 1860 par l’architecte Gabriel Davioud, toujours avec le concours de Langlois, à l’angle de l’avenue d’Antin (Voir théâtre du Rond-Point).
  • En 1855, Hittorff fit construire par l’architecte Gar dans le carré Marigny, à l’angle de l’avenue Gabriel et de l’avenue Marigny, à l’emplacement du spectacle de « physique amusante, fantasmagorie et curiosité » proposé depuis 1835 à cet emplacement par un prestidigitateur, le théâtre Marigny, doté de 600 places, et confié pour cinq ans à Jacques Offenbach. Il est remplacé en 1880 par l’édifice actuel, plus vaste, construit par l’architecte Charles Garnier et transformé par Édouard-Jean Niermans.
  • Un peu plus bas, dans le carré de l’Élysée (no 8 avenue Gabriel), Hittorff fit construire en 1841 l’Alcazar d’été célèbre café-concert où s’illustrèrent la chanteuse Thérésa et le chansonnier Paulus. C’est aujourd’hui le Pavillon Gabriel.
  • Plus bas encore, dans le carré des Ambassadeurs, le café des Ambassadeurs fut également construit par Hittorff à l’emplacement d’un restaurant dont la création avait été originellement autorisée en 1772 par l’abbé Terray et qui était tenu en 1816 par la Veuve Rouget. Reconstruit en 1841, cet établissement se développa et accueillit, à partir de 1897, des spectacles de revues avant d’être démoli en 1929 pour être remplacé par le théâtre des Ambassadeurs et le restaurant du même nom. C’est aujourd’hui l’Espace Cardin.
  • De l’autre côté de l’avenue se trouvait un autre café-concert, le concert de l’Horloge, situé d’abord vers l’extrémité ouest du cours la Reine, à l’emplacement où s’installa ensuite, en 1896, le Jardin de Paris (V. Place du Canada). Il dut être démoli en 1852 pour permettre la construction du Palais de l’Industrie et fut transféré par sa propriétaire, Mme Picolo plus à l’est, là où commence aujourd’hui l’avenue Edward-Tuck. Il présentait l’agrément d’un toit mobile formé de deux parties coulissantes qui permettait de mettre le public à l’abri des intempéries.
  • Les restaurants Laurent et Ledoyen s’installèrent respectivement dans les carrés Marigny et Ledoyen dans des pavillons à frontons et colonnes polychromes dessinés par Hittorff lui-même.

Les Champs-Élysées sous le Second Empire

Affiche de Jules Chéret pour la patinoire du Palais de Glace au Rond-Point des Champs-Élysées, 1893.

Rond-Point des Champs Elysées, vers 1880

L’ingénieur Jean-Charles Alphand, sous Napoléon III, est à son tour chargé de l’aménagement des jardins18. Grâce à ses efforts, conjugués avec ceux de Hittorff, lors de l’Exposition universelle de 1855, les Champs-Élysées sont devenus le lieu à la mode. Alors que l’avenue ne comptait que six maisons en 180019, elle est bientôt bordée d’immeubles, d’hôtels particuliers et de maisons bourgeoises tandis que deux nouveaux quartiers se construisent au nord et au sud, à l’emplacement des anciens jardins Beaujon20 et Marbeuf21.

Le Second Empire est une période faste pour les Champs-Élysées. L’avenue, bordée de luxueuses demeures, devient le haut-lieu de la vie élégante parisienne. L’avenue est desservie par la ligne C de l’Omnibus Louvre Pont-de-Neuilly, ainsi décrit en trois vers.

C, trottant tout le long des Champs-Elyséens,
Glanant bonnes d’enfants, promeneurs, lycéens,
Du beau Pont-de-Neuilly jusqu’au Louvre les roule.22

À partir de 1853, le grand carré des Jeux est occupé par le Palais de l’Industrie, gigantesque construction de 200 mètres de long, édifiée par l’architecte Victor Viel et inauguré le15 mai 1855 par Napoléon III. Le bâtiment sert aux expositions universelles de 18551878 et1889, et est utilisé pour divers salons, expositions agricoles et horticoles, concours hippiques, fêtes et cérémonies publiques… Pour préparer l’exposition universelle de 1900, l’édifice est détruit à partir de 1896 pour laisser place au Petit et au Grand Palais. Sa disparition permet de relier l’Hôtel des Invalides au Palais de l’Élysée par le pont Alexandre-III.

En 1898, toujours dans le cadre de la préparation de l’exposition de 1900, le restaurant du Petit-Paillard ouvre ses portes dans le carré de l’Élysée dans un pavillon en pierre de style éclectique construit par l’architecte Albert Ballu (aujourd’hui Pavillon de l’Élysée) à la place de l’ancien restaurant Langer, d’abord modeste café concédé en 1866 à Thollier, devenu propriété de la famille Moène. Pour le décor de la salle à manger, consistant en un élégant plafond peint inscrit dans un écrin de staff, Ballu fit appel à l’un de ses collaborateurs privilégiés Jean-Baptiste Hugues (18491930), grand prix de Rome de sculpture en 187523.

Les Champs-Élysées au 20e siècle

L’Avenue des Champs-Élysées est la première au monde à recevoir un revêtement en bitume, en 1938.

Les Champs-Élysées ont bénéficié d’un réaménagement coûteux (250 millions de francs) mais nécessaire en 1994, avec l’intervention de Bernard Huet (urbaniste), Jean-Michel Wilmotte et Norman Foster (designers de mobilier urbain). Cela s’est traduit, entre autres, par la suppression des contre-allées, remplacés par des trottoirs larges d’environ 20 mètres.

Économie

Jusque dans les années 1950, l’avenue comprenait essentiellement des boutiques chics. Puis progressivement, ces dernières ont laissé place à des sièges sociaux de groupes en quête de prestige. L’arrivée du RER A modifie la donne : de nombreux parisiens et franciliens de toutes conditions pouvant accéder facilement aux Champs-Élysées, les boutiques d’enseignes plus populaires vont alors se multiplier. La rénovation lancée en 1994 par le maire de Paris de l’époque,Jacques Chirac, en relation avec Roland Pozzo di Borgo (Comité des Champs-Élysées), va donner à l’avenue une nouvelle image de marque. Mais elle reste le reflet de la mixité de la population qui la fréquente avec une distinction entre les deux trottoirs. Le trottoir nord — côté pair — est le côté ensoleillé mais aussi celui qui connaît la plus forte fréquentation en partie du fait qu’il se situe dans le prolongement de la sortie RER. Les boutiques et galeries commerçantes y sont plus nombreuses. 500 000 personnes en semaine, 750 à 850 000 le week-end pour 30 à 40 % de moins sur l’autre côté de la rue, côté impair. L’ouverture de la plupart des magasins jusqu’à minuit et le dimanche participent aussi au succès commercial de l’avenue.

L’avenue a longtemps été l’adresse incontournable des marques de luxe, la portion située entre l’avenue George-V et le rond-point des Champs-Élysées est toujours la limite nord du « triangle d’or ». Si certaines avaient eu tendance à déserter dans les années 1970, la plupart sont revenues. Les compagnies aériennes, elles, ont presque toutes disparu, mais la plupart des marques automobiles y disposent d’un espace d’exposition souvent couplé à un bar ou à un restaurant. Les restaurants et les cinémas contribuent d’ailleurs fortement à la fréquentation de l’avenue. Les cinémas, 29 salles, dont l’essentiel de la programmation est en version originale, y organisent des premières. Pour beaucoup d’enseignes, une installation sur les « Champs », même si elle est très coûteuse, présente un double intérêt : la publicité par l’emplacement, mais aussi de fortes ventes de par la fréquentation touristique.

Les commerçants de l’avenue sont regroupés dans une association, le Comité Champs-Élysées, créé en 1860 sous le nom de Syndicat d’initiative et de défense des Champs-Élysées, qui a pris son nom actuel en 1980. Cette association a pour objectif de maintenir une image prestigieuse de l’avenue. Pour y parvenir, le comité intervient auprès des autorités locales pour obtenir des mesures favorisant l’embellissement des lieux (éclairage, décorations, etc.) et l’activité commerciale (horaires d’ouverture des magasins, qui par dérogation sont beaucoup plus étendus qu’ailleurs à Paris et en France). De plus, ce comité a un rôle purement consultatif sur les demandes d’installation de sociétés ou de commerces dans l’avenue. Le président qui a redynamisé le comité et l’avenue a été Roland Pozzo di Borgo qui a collaboré à la modernisation de l’avenue voulue par Jacques Chirac.

Prestigieuse et populaire, mais aussi luxueuse, l’avenue des Champs-Élysées est donc de plus en plus chère. Les prix de l’immobilier y sont tels, et la spéculation immobilière si forte, que seule une poignée de personnes y résident encore, les étages supérieurs des immeubles de l’avenue étant généralement occupés par des bureaux24. Cependant, les prix ne sont pas uniformes. Par exemple le côté nord (trottoir droit en montant) est plus cher car mieux exposé au soleil et plus fréquenté que le côté sud, où les vitrines sont dans l’ombre des bâtiments. Mais depuis les années 2000 les prix ont tendance à se rapprocher, le côté Sud ayant été choisi par des marques telles que LancelLacosteHugo BossLouis VuittonNikeOmega, Eden Shoes et le palace parisien le Fouquet’s Barrière et le côté Nord par CartierGuerlainMontblancMcDonald’sAdidas, et le célèbre et seul hôtel ayant son entrée sur l’Avenue : le Marriott.

L’avenue des Champs-Élysées étant un des emplacements les plus chers du monde; en 2007 l’avenue se classait en troisième position pour le prix du m² à l’achat après la Cinquième avenue à New York et Causeway Bay, un quartier de Hong Kong, le montant élevé des loyers pourrait nuire à la diversité commerciale ; les magasins de textile, et ceux dits de luxe, font partie des rares commerces à pouvoir les absorber. Selon une étude commandée par la mairie de Paris, 20 % des magasins de l’avenue sont dévolus au textile. Si on y inclut les commerces des galeries commerciales, il se rapproche de 39 %. « C’est un maximum, selon une adjointe au maire. Au-delà, il n’y a plus de diversité commerciale »25.

Le comportement des propriétaires fonciers de la célèbre avenue pourrait ainsi nuire à l’attrait de l’avenue sur les visiteurs, et ironie du sort, affaiblir leurs investissements à moyen terme. Mais à ce jour, seules des mesures politiques incitées par le militantisme associatif semblent pouvoir, à court terme, sauver la diversité unique des Champs-Élysées qui est l’un de ses attraits majeurs.

De même, il ne reste plus que sept cinémas (quarante écrans) fin 2006 contre treize en 1985 avant la fermeture annoncée de l’UGCTriomphe, qui connaît un succès public, mais est déficitaire à cause de la pression des loyers. D’autres activités culturelles pourraient être menacées.

Habitants célèbres

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

  • no 25 : Hôtel de la Païva : Cet hôtel particulier, l’un des derniers de l’avenue, a été construit entre 1856 et 1866 par l’architectePierre Manguin pour Esther Lachmann, marquise de Païva, dite La Païva (18181884), célèbre courtisane du Second Empire, sur un terrain laissé libre par la faillite de l’ancien Jardin d’hiver et acquis de Mme Grelet, née Lemaigre de Saint-Maurice34. D’un luxe exceptionnel, l’hôtel, célèbre pour le faste de sa décoration intérieure, constitue l’un des meilleurs exemples conservés d’architecture privée du Second Empire. Après la mort de La Païva, l’hôtel fut vendu à un banquier de Berlin puis, en 1895, au restaurateur Pierre Cubat. Depuis 1904, il abrite un cercle privé, le Travellers. Il a récemment fait l’objet d’une restauration extensive.
  • no 36 : Hôtel de M. G. Béjot (en 1910)28. Subsiste mais très dénaturé.
  • no 37 (angle de la rue Marbeuf) : Résidence de Béatrice Charlotte Antoinette Denis de Kérédern de Trobriand (18501941). Elle était la fille du comte Régis de Trobriand (18161897), aristocrate français naturalisé américain et général des armées de l’Union durant laGuerre de Sécession, et de Mary Jones, riche héritière, fille de Mary Mason Jones, grand-tante d’Edith Wharton. Tandis que son mari vivait à New York, la comtesse de Trobriand résidait la plupart du temps à Paris35 ainsi que sa fille qui épousa à Paris le9 décembre 1869 John Burnett-Stears, fils du créateur de l’usine à gaz qui alimentait les réverbères de Brest à la fin du xixe siècle. Ils possèdaient plusieurs propriétés en Bretagne dont le château de Ker Stears, grosse demeure bourgeoise construite par John Stears père et transformée ultérieurement, et le manoir de Leuhan sur la commune de Plabennec. John Burnett-Stears mourut à Brest le 16 janvier 1888 et sa veuve se remaria le 20 novembre 1900 à Paris avec le comte Olivier Marie-Joseph de Rodellec du Portzic, hobereau de campagne de vingt-cinq ans son cadet. Dans la soirée du 2 août 1906, après une réception au château de Ker Stears, on constata de la disparition d’une bague ornée d’un diamant d’une valeur de 50 000 francs or. Le bijou fut retrouvé vingt jours plus tard caché dans le flacon de dentifrice du diplomate attaché à l’ambassade de Russie qui avait participé à la fête. Faute de preuves, celui-ci fut laissé libre mais, en juillet 1907, le diplomate intenta un procès en diffamation aux époux de Rodellec du Portzic. Ce procès public occasionna un déballage de mauvais goût sur la vie privée des deux parties et causa un scandale mondain dans la presse. La comtesse vécut séparée de son époux après cette affaire36. Cet épisode a inspiré à Maurice Leblanc le chapitre 2 intitulé « Le diamant bleu » de son roman Arsène Lupin contre Herlock Sholmès (1908).
  • no 42 : Citroën C42.
  • no 63 : Abritait en 1910 l’Aéro-Club de France32 qui se trouve aujourd’hui no 6, rue Galilée.
  • no 68 : Immeuble construit en 1913 par l’architecte Charles Mewès pour le parfumeur Guerlain37. Décor intérieur.
  • no 76-78 : Arcades du Lido : L’immeuble élevé à cette adresse comporte au rez-de-chaussée une galerie marchande qui donne d’un côté sur les Champs-Élysées et de l’autre sur la rue de Ponthieu. Les Arcades des Champs-Élysées, « une kermesse permanente de commerces de luxe », furent construites en 1925 par l’architecte Charles Lefebvre et ses associés Marcel Julien et Louis Duhayon à l’emplacement de l’ancien hôtel Dufayel. La parcelle de terrain, étroite, entre l’avenue et la rue de Ponthieu, avait été acquise par le diamantaire et promoteur immobilier Léonard Rosenthal. Les Arcades furent inaugurées le 1er octobre 1926. Quelques colonnes en marbre, provenant de l’ancien hôtel Dufayel, sont utilisées dans la réalisation. La décoration de la galerie est l’œuvre du ferronnier René Gobert, des maîtres-verriers Fernand Jacopozzi et René Lalique, auteur de fontaines de verre, aujourd’hui disparues. Le sous-sol du passage abritait le Lido jusqu’en 1976. Inaugurés en 1928, il s’agissait à l’origine de salons de beauté avec une piscine mondaine. Ils avaient été conçus par l’architecte René Berger. Transformés en cabaret en 1946, ils furent à l’origine du nom actuel du passage, les Arcades du Lido.
  • no 91 (angle de la rue Quentin-Bauchart) : Immeuble où le journaliste et patron de presse Léon Bailby (18671954) installa dans lesannées 1930 les bureaux du quotidien Le Jour38.
  • no 99bis39 : « Vers 1900Mme Sorel n’avait eu encore que peu d’occasions d’opposer sa crânerie aux brocards de la ville. Les brocards dont elle commençait à se vêtir étaient ceux du répertoire de l’Odéon, où elle débutait, obscurément sinon modestement. Elle débutait un peu moins modestement dans le Tout-Paris, car elle avait déjà maison montée, au coin de l’avenue George-V, juste au-dessus de l’actuel Fouquet’s. Un universitaire chevronné, Gustave Larroumet, venait ici lui donner des leçons particulières pour l’initier aux secrets des grands classiques. […] quand elle s’était attardée en quelque maison de couture pour ses affaires d’atours, on pouvait apercevoir, sur le balcon de Mme Sorel, Gustave Larroumet, guettant le retour de son élève, impatient de reprendre la leçon interrompue. »40 L’immeuble abrite au rez-de-chaussée la célèbre brasserie Fouquet’s et, dans les étages, l’Hôtel Fouquet’s Barrière, inauguré en octobre 2006.
  • no 103 : Élysée-Palace : Hôtel de voyageurs construit en 1898 pour la Compagnie des wagons-lits par l’architecte Georges Chedanne. Ce fut le premier des grands hôtels de voyageurs édifiés sur les Champs-Élysées. Il fut bientôt suivi par l’hôtel Astoria (1904) et l’hôtel Claridge (1912). Auparavant, les palaces se trouvaient dans le quartier du Louvre et de l’Opéra. Le décor original a été détruit par le Crédit commercial de France, qui a acquis l’immeuble en 1919 pour y installer son siège social37.
  • no 114 : Alberto Santos-Dumont (18731932), pionnier de l’aviation, a habité cet immeuble devant lequel il fit atterrir en 1903 sondirigeable no 9 (plaque commémorative).
  • no 119 : Hôtel Carlton : Construit en 1907 par l’architecte Pierre Humbert. Devenu en 1988 le siège de la Compagnie Air France.
  • no 120 : James Gordon Bennett junior (18411918), propriétaire du New York Herald et mécène de l’aérostation, habitait cet immeuble41.
  • no 121 : Cet imposant immeuble haussmannien fut construit en 1907 par l’architecte Pierre Humbert.
  • no 122 : Le comte Henry de La Vaulx (18701930), pionnier de l’aviation, a habité à cette adresse de 1898 à 1909 (plaque commémorative42).
  • no 124 (et no 2, rue Balzac) : Hôtel particulier construit peu avant 1858 pour Santiago Drake del Castillo, l’un des rares exemples conservés des hôtels qui bordaient l’avenue sous le Second Empire.
  • no 127 (et no 26 rue Vernet) : Cet immeuble fut construit par Pierre Humbert et abrite aujourd’hui le flagship Lancel.
  • no 136 (et no 1, rue Balzac) : Hôtel particulier de Mme C.B. de Beistegui (en 1910)43. Aujourd’hui le rez-de-chaussée est occupé par le showroom des automobiles Peugeot, malgré tout il a conservé un riche décor dans les salons du premier étage.
  • no 138 : Hôtel de William Kissam Vanderbilt (18491920) : « il réunissait dans les salons du 138 une inestimable collection de tableaux et d’objets d’art, mais qu’il ne consentait à faire admirer qu’à certains privilégiés. »44
  • no 144 : entrée du tunnel de l’Étoile, tunnel routier reliant l’avenue de la Grande-Armée en passant sous l’arc de triomphe de l’Étoile
  • no 152 (angle de la rue Arsène-Houssaye) : Dans cet immeuble, construit à l’emplacement de l’hôtel Musard, Mme de Loynes tint au début du xxe siècle, à l’entresol45, un influent salon littéraire et politique dont le critique Jules Lemaître était le grand homme.

Bâtiments détruits

  • no 15 : Hôtel de Morny : L’agrandissement, à l’initiative de l’industriel Marcel Dassault, de l’hôtel Le Hon (V. no 9, rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault) en 196246 a fait disparaître le petit hôtel que le duc de Morny avait fait construire pour lui-même en 1844 à côté de celui de sa maîtresse, la comtesse Le Hon, et qui avait été surnommé plaisamment à l’époque « la niche à Fidèle ». Il s’ouvrait sur les Champs-Élysées et se composait à l’origine d’un rez-de-chaussée percé d’une large fenêtre encadrée de sculptures. Morny le légua à sa fille naturelle, Léopoldine (18381931), mariée en 1858 au prince Stanislas Auguste Frédéric Poniatowski. Celle-ci fit surélever l’hôtel d’un étage. L’hôtel fut ensuite la résidence d’Edmond Archdeacon (18641906), agent de change et député de Paris, et de son épouse née Anne-Françoise de Rocquigny du Fayel. Celle-ci « recevait beaucoup et donnait des bals fort élégants »47. Il abrita ensuite un décorateur. Dans les années 1970, la façade a été remontée dans le parc du château que Marcel Dassault possédait à Coignières dans les Yvelines.
  • no 27 : Ancien hôtel Binder (V. le no 102 ci-dessous).
  • no 31 : Hôtel Dutuit : Hôtel des collectionneurs Eugène (18071886) et Auguste (18121902) Dutuit dont la collection, léguée en1902 à la mairie de Paris par Auguste, est aujourd’hui au Petit Palais48.
  • no 33 : « Au 33, le salon très mondain de Mme Victor Pignatel49 ouvrait ses fenêtres à l’endroit où s’étaient élevées les hautes verrières du Jardin d’Hiver, qui s’étendait jusqu’au Rond-Point. »50
  • no 42 : Hôtel du prince de Saxe-Cobourg51.
  • no 50 (angle de la rue du Colisée) : Hôtel de Poilly : Hôtel de style xviiie siècle de la baronne de Poilly qui y « possédait une belle galerie de tableaux anciens. Seigneurs et marquises Louis XV et Louis XVI animaient ce décor plusieurs fois l’an, car la baronne de Poilly avait le goût du bal costumé. Elle donnait aussi des réceptions où le monde tout court côtoyait le monde des lettres. On y vit le bon CoppéeMontesquiou l’extravagant, Paul Bourget, le professeur Pozzi (mais où ne le voyait-on pas ?) et, vers la fin de sa vie, le « Connétable » Barbey d’Aurevilly lui-même. »52
  • no 52 (angle de la rue La Boétie) : Hôtel de Massa.
  • no 53 : « Les victorias, les landaus et les coupés qui paradaient sur la chaussée, affrontaient l’examen sévère du maître carrossier de l’époque, M. Mülbacher, qui habitait au 53, et qui se distrayait de la construction des huit-ressorts en composant une collection des maîtres français du xviiie siècle. Plus tard, on nota dans le même immeuble la présence de Polaire qui battait alors les deux records de la taille la plus mince et des perles les plus grosses de Paris. »50
  • no 66 : Hôtel particulier de M. Amodru (en 1910)32.
  • no 68 : Hôtel particulier de la comtesse Blanc (en 1910)32.
  • no 74 : Hôtel Sommier : Il avait son entrée au no 57, rue de Ponthieu32.
  • no 76 :
    • Hôtel d’Espagne, puis d’Uzès: En 1880, la duchesse d’Uzès (18471933), devenue veuve en 1878, décide de vendre l’hôtel familial de la rue de la Chaise pour s’installer rive droite, probablement pour se rapprocher du bois de Boulogne où elle monte à cheval et mène ses équipages quotidiennement. Elle fait l’acquisition de l’hôtel particulier construit pour la reine Marie-Christine d’Espagne (18061878) à l’emplacement d’une maison ayant appartenu à la duchesse de Caumont-La Force. Il s’agit d’un hôtel entre cour et jardin, construit sur une parcelle de deux tiers d’hectare s’étendant jusqu’à la rue de Ponthieu et donnant sur l’avenue par une porte cochère. La duchesse l’achète pour 3 millions de francs, dont elle règle une partie en œuvres d’art (plusieurs toiles de Meissonnier), à un industriel suisse, M. Secrétan, qui va s’installer rue Moncey. Le prix est jugé excessif pour un hôtel « médiocre et mal construit ». L’hôtel comporte des plafonds peints par Fortuny. Progressivement, la duchesse le modernise et en fait une des demeures les plus confortables de Paris : cette « demeure […] passait, vers 1900, pour être une des plus remarquables du Paris moderne […] Le salon de l’avenue des Champs-Élysées fut bientôt le rendez-vous de toutes les notabilités d’alors. Et la petite histoire a enregistré les entrevues mémorables qui eurent lieu ici entre la grande dame et legénéral Boulanger »53. Elle y installe son atelier de sculpture54.
    • Hôtel Dufayel : En 190255, la duchesse d’Uzès vendit son hôtel à Georges Dufayel (18551916), propriétaire des Grands magasins Dufayel (26, rue de Clignancourt) depuis 1892, amateur d’art et collectionneur, domicilié un peu plus haut sur l’avenue, au no 90. L’hôtel d’Uzès fut démoli en 1905 et remplacé par un nouvel hôtel particulier construit par l’architecte Gustave Rives56. Le commanditaire n’habita jamais son nouvel hôtel, jugé par le New York Times « l’un des plus chers et des plus prétentieux hôtels au monde »57Georges Sorel, dans une lettre du 21 mai 1918 à Roberto Michels le qualifie de « type de l’architecture du parvenu »58. « Les Parisiens d’alors […] baptisèrent par dérision [le nouvel hôtel] palais de la beauté. »55 Décor sculpté deLaurent Marqueste et Lucien Schnegg ; plafonds peints par Édouard Detaille. Durant la Conférence de Paris de 1919, l’hôtel fut utilisé par le gouvernement comme une sorte de club luxueux pour les délégations et la presse étrangères. Il fut acquis en 1920par la Standard Oil et démoli en 1925.
  • no 77 : « Somptueux hôtel »59 de Louis Louis-Dreyfus (18671940), financier et homme politique (en 1910)32.
  • no 90 : Hôtel Dufayel : Georges Dufayel, directeur-propriétaire des Grands magasins Dufayel (V. le no 76), y résida jusqu’en 1906. L’hôtel fut alors acquis par le patron de presse Pierre Laffitte (18721938) et bientôt rebaptisé « la Maison des magazines » où, aux côtés de la librairie et d’un studio de photographie, il ouvrit, l’année suivante, « la Salle des fêtes de Fémina-Musica » devenue rapidement le théâtre Fémina, actif jusqu’en 1929. Les concerts, conférences et spectacles de ce lieu de divertissement se complétaient d’un conservatoire destiné aux amateurs, placé sous la direction du compositeur Xavier Leroux où enseignèrent entre autres Raoul Pugno (piano) ou Nadia Boulanger (accompagnement).
  • no 92 (angle de la rue de Berri) : Hôtel de Langeac : Élégante folie bâtie vers 1773 par l’architecte Chalgrin pour la comtesse de Langeac, maîtresse en titre du comte de Saint-Florentin. Celle-ci, pressée par des ennuis d’argent, vendit la maison en 1772 aucomte d’Artois qui y logea sa maîtresse, l’actrice Louise Contat. De 1785 à 1789Thomas Jefferson loua l’hôtel pour y installer l’ambassade des États-Unis en France. Vendu en 1793 comme bien national, l’hôtel fut démoli en 1842 et remplacé par l’hôtel de Belleyme-Trévise, où résida le prince Napoléon (Jérôme) et qui fut lui-même démoli en 1898.
  • no 102 : Hôtel Binder : Hôtel de Louis Germain Binder (18211910), de la maison de carrosserie Binder Frères, habité après lui par ses enfants, Charles Henri Maurice Binder (†1944) et Marguerite Sophie Julie Marie Binder, épouse de Pierre Paul Laffleur de Kermaingant33André Becq de Fouquières évoque cette demeure qui existait encore en 1953 et était encore habitée par la même famille : « Peu de temps avant la guerre de 1870, M. Binder, qui habitait, en face, au 27, un hôtel assez sombre, suivit le conseil de son médecin, le Dr Grouby, et acquit pour la somme de 300 000 francs cet autre hôtel du 102, bien exposé au soleil. Mlle Binder devait épouser M. de Kermaingant, auteur de plusieurs ouvrages historiques […] Et, fidèle au soleil, à cette demeure qui n’a pas changé d’aspect, les Binder et les Kermaingant opposent un démenti formel à un bouleversement si total qu’un homme de ma génération, qui aurait poussé par ici son cerceau, ne reconnaîtrait plus rien de ce qu’il vit alors. »60
  • no 103 : Deux hôtels jumeaux en pierre et briques construits par Henri Fontenilliat (17931864), Régent de la Banque de France, pour ses deux filles : Camille (18231912), Mme Auguste Casimir-Perier, et Jemmy-Mary (18251903), duchesse d’Audiffret-Pasquier par son mariage avec Gaston d’Audiffret-Pasquier (18231905). « Le premier des deux beaux-frères (Audiffret-Pasquier) était, à laChambre, leader du centre droit, le second (Casimir-Perier) leader du centre gauche. Leurs demeures étaient séparées par une cour qui allait devenir, dans le Paris de 1879, comme la baraque de Pan-Munh-Jonh (Panmunjeom) dans la Corée de 1953 : une zone démilitarisée pour les négociations d’un armistice entre la droite et la gauche. C’est en effet par cette cour qu’allèrent et vinrent les émissaires des deux partis jusqu’à l’accord qui fit du Sénat « le grand conseil des communes de France ». »61 Jean Casimir-Perier, futur Président de la République française vit le jour en 1847 dans l’un de ces hôtels. Les deux hôtels furent détruits en 1898 pour construire l’hôtel Élysée Palace.
  • no 104 : Hôtel « où la baronne de Mesnil offrait à ses invités l’audition de rares musiques »51. Ensuite magasin d’exposition des automobiles Talbot.
  • no 116bis : Hôtel de M. A. Dufaur (en 1910)43.
  • no 125 : « Maison construite en 1836 par l’architecte Levicomte et décorée de cariatides, œuvres du sculpteur Aimé Millet. (propriété de Mme Revenaz). »43
  • no 127 :
    • Hôtel de la marquise de Lambertye43.
    • Hôtel de M. Wanamaker construit en 190543. « Mon condisciple de la rue de Madrid, rapporte André Becq de Fouquières, Jean de Gouy d’Arsy, habitait là, avec sa mère remariée au marquis de Beauvoir62, un de ceux qui se montrèrent toujours dévoué auxPrinces d’Orléans. À peine âgé de vingt ans, M. de Beauvoir avait accompagné le jeune duc de Penthièvre dans son voyage autour du monde. Il publia, de cette expédition, un récit brillant qui eut le plus vif succès, l’honneur des gros tirages et celui d’être couronné par l’Académie française. Plus tard, Jean de Gouy d’Arsy devait épouser la fille naturelle du duc de Penthièvre63. L’hôtel qu’habitaient les Beauvoir avait été construit en 1905 sur l’emplacement de celui de la marquise de Lambertye, par M. Wanamaker, un riche américain qui possédait à New York de multiples magasins. Plus une trace, bien entendu, de cette opulente demeure : les chemins de fer nationaux, un organisme de tourisme, y débitent des invitations au voyage. »64
  • no 133 :
    • Hôtel du duc de La Force43.
    • Hôtel Astoria : Hôtel de voyageurs construit en 1907. Selon le marquis de Rochegude : « l’élévation exagérée et agressive de cet hôtel détruit la belle harmonie de la place de l’Étoile »43.
  • no 140 : Hôtel du baron Édouard de Rothschild (18681949) (propriété Bischoffsheim) (en 1910)43. « Parmi les acquisitions du baron Édouard de Rothschild, on pouvait voir un admirable van Dyck qui, par la grâce des héritiers du baron, est devenu un des joyaux duLouvre : le portrait d’une fille de Henri IVHenriette de France, qui devait épouser Charles Ier d’Angleterre. »44
  • no 142 : Hôtel de M. Soubiran (en 1910)43.
  • no 152 (angle de la rue Arsène-Houssaye) : Hôtel Musard : Hôtel du chef d’orchestre Philippe Musard (17921859)51.

Événements

Les Champs-Élysées sont le théâtre des grands événements historiques français : défilé de la Libération en 1944 ou rassemblement des Parisiens pour célébrer la victoire lors de la coupe du monde de football en 1998.

Dans un registre plus grave, les Champs-Élysées ont été le théâtre de deux attentats meurtriers en 1986. Le 20 mars, une bombe explose dans la galerie Point Show des Champs-Élysées à Paris faisant 2 morts et 29 blessés. le 14 septembre, une bombe est découverte au Pub Renault avenue des Champs-Élysées à Paris sous une table du restaurant par un maître d’hôtel, Jean-Claude Blanger. Celui-ci prend le paquet suspect, le descend au sous-sol, remonte. Il prévient deux policiers en faction, au moment où ils redescendent tous les trois, la bombe explose. 2 personnes tuées et une blessée.

Chaque année, à l’occasion de la fête nationale française le 14 juillet, le principal défilé militaire de France, terrestre et aérien, a lieu sur les Champs-Élysées. Les troupes des quatre armées, armée de terremarine nationalearmée de l’air et gendarmerie, de la police et des pompiers civils et militaires, descendent l’avenue et passent devant le président de la République, le gouvernement et les ambassadeurs étrangers rassemblés sur une tribune officielle montée place de la Concorde, face à l’avenue (Voir l’article concerné pour plus d’informations).

Les Champs-Élysées sont aussi le lieu traditionnel d’arrivée de la dernière étape du Tour de France (Étape du Tour de France des Champs-Élysées).

Chaque année, de fin novembre à fin décembre, le comité Champs-Élysées offre les illuminations de l’avenue, tradition mise en place sous la présidence de Roland Pozzo di Borgo.
Le coup d’envoi étant donné par une célébrité, tels Alain DelonCatherine DeneuveJohnny HallydayPatrick BruelFlorent PagnyLara FabianMonica BelucciVanessa Paradis, ou Marion Cotillard, la dernière en date étant Mélanie Laurent en 2010.
Chaque année, au soir du 31 décembre, les Champs-Élysées sont réservés aux piétons pour célébrer la nouvelle année.

Manifestations exceptionnelles

Antoine Bourdelle, Le Centaure mourant.

La notoriété nationale et internationale de l’avenue, son accessibilité (métro et RER) et sa dimension en font un lieu pour certaines grandes manifestations au caractère exceptionnel :

  • Du 11 avril au 9 juin 1996, « Les Champs de la Sculpture », exposition de sculptures d’artistes contemporains ;
  • Du 15 septembre au 14 novembre 1999, « Les Champs de la Sculpture 2000 », exposition de sculptures d’artistes contemporains ;
  • Le dimanche 5 juin 2005, l’avenue des Champs-Élysées se transforme pour la journée en un immense terrain de sports avec piste d’athlétisme, bassins aquatiques, tatamis, etc. pour mettre en valeur la candidature de Parispour l’organisation des Jeux olympiques de 2012. Immense succès populaire avec plus de 700 000 spectateurs (selon la mairie de Paris) ;

Arrivée du Tour de France

Chaque année depuis 1975, la dernière étape du Tour de France se termine sur les Champs-Élysées par une véritable parade après plus de trois semaines de course. Les coureurs parcourent entre six et dix tours d’un circuit montant et descendant l’avenue avant de se disputer une arrivée prestigieuse, diffusée en direct dans plus de 150 pays.

Films

De nombreux films, au moins pour quelques scènes, ont eu les Champs-Élysées comme décor. Parmi les scènes mythiques tournées sur l’avenue :

Parmi les tournages réalisés sur l’avenue, citons notamment :

  • Durant l’été 2007, pendant une matinée seulement, l’avenue la plus fréquentée de Paris, profitant de la répétition du défilé du 14 juillet, a été vidée de ses passants pour les besoins du film d’Éric et RamzySeuls Two.
  • Dans Les vacances de Mister Bean, on le voit traverser l’Avenue au milieu de la route en se faisant klaxoner par les automobilistes.
  • 2008: Les Champs-Élysées -et tout particulièrement le Lido – marquent l’aboutissement de l’épopée dérisoire d’Elias, le héros ballotté par les événements du film de Costa-GavrasEden à l’ouest

Tourné en studio, le film de Sacha GuitryRemontons les Champs-Élysées, retrace avec fantaisie l’histoire de l’avenue de la place de la Concorde en 1617 à la place de l’Étoile en 1938

Notes et références

  1.  Carnet de notes sur l’Occident, Shuchang Li, Kangqiang Shi, Viviane Alleton…, ed. MSH, 1988.
  2.  Une semaine à Paris, Edwin Faxon Bacon, ed.American book Co., 1901
  3.  L’Artiste, Achille Hermant: Les fêtes publiques, ed. Aux bureaux de L’Artiste, 1856
  4.  Les premiers chevaux de bois sont installés en juin 1777. Le fameuxguignol des Champs-Élysées ne remonte, lui, qu’à 1818.
  5.  Andrée Jacob et Jean-Marc Léri, Vie et histoire du VIIIearrondissement, Paris, Éditions Hervas, 1991, p. 26-27
  6.  emplacement de l’actuel no 73 de l’avenue
  7.  Chateaubriand, témoin de la scène, l’a rapportée dans un passage célèbre des Mémoires d’outre-tombe (Livre V, chapitre 10).
  8.  devenu aujourd’hui l’Espace Cardin
  9.  Andrée Jacob et Jean-Marc Léri, Op. cit.p. 28
  10.  Les cosaques russes en 1814, puis les troupes anglaises du7 juillet 1815 au 1er janvier 1816.
  11.  Les allées furent exhaussées et sablées et les arbres, replantés.
  12.  [PDF] Conseil d’État, « Avis sur la propriété et la domanialité du Grand Palais [archive] », Conseil d’État, 25 juillet 2005. Consulté le 28 août 2011
  13.  Les fontaines de Paris: l’eau pour le plaisir, Marie-Hélène Levadé, Hughes Marcouyau, ed. chapitre douze, 2006
  14.  Louis Desprez (1799-1870), sculpteur, Prix de Rome en 1826
  15.  cité par Andrée Jacob et Jean-Marc Léri, Op. cit.p. 28
  16.  Les merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes, Louis Figuier, ed.Furne, 1868
  17.  « des établissements plus particulièrement destinés aux différents genres d’exploitation auxquels leur situation pouvait les rendre plus propices » (cité par Andrée Jacob et Jean-Marc Léri, Op. cit.p. 33)
  18.  Les promenades de Paris, Adolphe Alphand, Emile Hochereau, ed.J. Rothschild, 1873
  19.  Source : Avenue des Champs-Élysées – Les jardins [archive] sur le site Mon village : le faubourg du Roule et ses environs [archive](consulté le 2 janvier 2009)
  20.  Voir Nicolas Beaujon.
  21.  Voir rue Marbeuf.
  22.  A. B. C. des Omnibus ou l’alphabet qui court les rues,Paris, 1856 (consulter sur Gallica [archive])
  23.  « Les deux hommes avaient déjà décoré ensemble une brasserie parisienne, le Café Riche (bas-relief en céramique polychrome pour la devanture, la Danseuse de café-concert). Le statuaire, qui ici se confrontait pour la première fois à un décor plafonnant, s’associa les services d’un sculpteur ornemaniste du nom de Poulain. Cependant, il était par ailleurs fortement sollicité pour d’autres travaux liés à l’exposition (statue pour la gare d’Orsay, frise de dix bas-reliefs pour lePetit Palais). Aussi réadapta-t-il des motifs conçus pour la façade du palais voisin, créant ainsi entre les deux bâtiments des liens plus étroits qu’un simple voisinage. Une figure, intitulée le Vin, fut notamment reprise telle quelle, la pose ayant été simplement inversée par rapport au sujet original ; d’autres éléments semblent provenir de la même source. De fait, au-delà du gain de temps et d’argent qu’implique le remploi de formes préexistantes, le procédé montre la grande liberté du sculpteur et la confiance de l’architecte. » (Laurent NOET in : Evolution et diffusion de la gypserie en France (du XVIIe au XIXe. Siècle.) [archive], consulté le 3 janvier 2009)
  24.  En 2008, les loyers se situent entre 6 000 et 10 000 euros par mètre carré et par an.
  25.  Les loyers élevés menacent l’identité des Champs-Élysées, Mustapha Kessous, Le Monde, 24 décembre 2006
  26.  André Becq de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens. Vol. 1, Paris, Pierre Horay, 1953p. 17
  27.  André Becq de Fouquières, Op. cit.p. 122
  28. ↑ a et b Rochegude, Op. cit.p. 85
  29.  André Becq de Fouquières, Op. cit.p. 121
  30.  André Becq de Fouquières, Op. cit.p. 123
  31.  André Becq de Fouquières, Op. cit.p. 16
  32. ↑ abcde et f Rochegude, Op. cit.p. 86
  33. ↑ a et b Rochegude, Op. cit.p. 88
  34.  Rochegude, Op. cit.p. 83, s’inscrivant en faux contre l’allégation d’Arsène Houssaye dans ses Confessions selon laquelle ce dernier aurait été le propriétaire, et ajoutant que le terrain n’appartenait pas davantage à Émile Pereire.
  35.  Source : The Comtesse de Trobriand [archive] (consulté le 28 mars 2009). Le portrait de la comtesse de Trobriand a été peint par Frederick William MacMonnies en 1901.
  36.  Source : Comtesse de Rodellec du Portzic [archive] sur www.wiki-brest.net [archive], consulté le 28 mars 2009. Selon André Becq de Fouquières : « Personne n’ignorait que le 37 abritait un brillant fameux, le diamant bleu, et dont l’heureuse propriétaire était la comtesse de… Trobriand. Elle commit l’erreur d’emporter avec elle ce trop brillant joyau dans sa villa de Bretagne, d’où il ne revint pas, car il fut volé et ne fut jamais retrouvé. Mme de Trobriand se choisit plus tard un très jeune mari, le comte de Rodellec, ce qui était peut-être une autre imprudence. » (Becq de Fouquières, Op. cit.p. 124)
  37. ↑ a et b Source : Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Paris, Paris, Hachette, 1994p. 158
  38.  Becq de Fouquières (Op. cit.p. 123) le situe à tort à l’angle de la rue Lincoln.
  39.  Rochegude (Op. cit.p. 88) donne le no 99. Becq de Fouquières (Op. cit.p. 120) situe précisément la maison « au coin de l’avenue George-V, juste au-dessus de l’actuel Fouquet’s » ce qui correspondrait auno 99bis.
  40.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 120-121
  41.  Journal de la Société des Américanistes [archive], année 1906, vol. 3, p. 154
  42.  no 120 selon Becq de Fouquières, Op. cit.p. 29. Le numéro 120 est confirmé par le Journal de la Société des Américanistes [archive], année 1906, vol. 3, p. 156.
  43. ↑ abcdefgh et i Rochegude, Op. cit.p. 89
  44. ↑ a et b Becq de Fouquières, Op. cit.p. 31
  45.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 45
  46.  1970 selon certaines sources
  47.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 129
  48.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 124 et erratum in André de FouquièresMon Paris et mes Parisiens. II. Le quartier Monceau, Paris, Pierre Horay, 1954p. 260
  49.  Victor Pignatel, riche rentier issu d’une famille de soyeux lyonnais, fut l’un des gros actionnaires du Crédit lyonnais lors de la fondation de la banque. Sa femme était née Célestine Lacombe.
  50. ↑ a et b Becq de Fouquières, Op. cit.p. 124
  51. ↑ ab et c Becq de Fouquières, Op. cit.p. 27
  52.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 20
  53.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 24
  54.  Source : Patrick de Gmeline, La duchesse d’Uzès, Paris, Perrin, 2002,p. 93-94.
  55. ↑ a et b Becq de Fouquières, Op. cit.p. 25
  56.  Rochegude, Op. cit.p. 86. Deux permis de construire avaient été délivrés les 10 décembre 1902 (hôtel particulier de deux étages) et12 mars 1904 (bâtiment de communs de trois étages).
  57.  « Oil Giants buy French Palaces [archive] », New York Times,9 décembre 1920
  58.  Georges Sorel, Giovanni Busino. Lettres de G. Sorel à L. Einaudi, E. Rod et R. Michels, Mil neuf cent. Revue d’histoire intellectuelle (Cahiers Georges Sorel), 1983, no 1, p. 91
  59.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 123
  60.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 26-27
  61.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 119-120
  62.  Née Wilhelmine Stéphanie Marie Rosalie Jeanne Jacobine Minna de Löwenthal (18451938), sœur de la duchesse Decazes, elle épousa en1866 le comte Marie François Régis Théodore Anthonin de Gouy d’Arsy (°1840), puis devenue veuve, se remaria en 1881 avec Ludovic Charles Marie Hébert de Beauvoir du Boscol (18461929), marquis de Beauvoir, diplomate, chef du service d’honneur du comte de Paris (Source :L’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieuxno 962, 20 mars 1902,p. 407).
  63.  Jeanne Lebesque, née en 1879 d’Angélique Lebesque, épousa Jean de Gouy d’Arsy en 1903 au château d’Arc-en-Barrois.
  64.  Becq de Fouquières, Op. cit.p. 119
  65.  Site Web consacré à la manifestation [archive], consulté le 24 mai 2010

Bibliographie

  • Encyclopédie des gens du monde…Artaud de Montor, ed.Librairie de Treuttel et Würtz, 1835
  • Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Félix Lazare et Louis Lazare, 1844
  • Paris en miniature Guide pittoresque du voyageur, Felix Lemaistre, Garnier frères, 1856
  • Histoire de Paris: depuis le temps des Gaulois jusqu’à nos jours, Théophile Lavallée, ed.Michel Lévy frères, 1857
  • Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III, Charles Lefeuve, 1863
  • Les promenades de Paris, Adolphe Alphand, Emile Hochereau, ed.J. Rothschild, 1873
  • Le Paris du Baron Hausmann, P de Moncan, CH. Mahout, ed. Seesam-RCI, 1991
  • L’illusion monumentale: Paris, 1872-1936, Marilù Cantelli, Jacques Guillerme, ed. Mardaga, 1991
  • Les Champs-Élysées: trois siècles d’histoire, Roland Pozzo di Borgo, ed. La Martinière, 1997
  • Historia:Les Champs-Élysées au cœur de l’histoire, Christophe Courau, no 637, janvier 2000
  • Dictionnaire des monuments de Paris, Gilles Marchand, ed.Jean-paul Gisserot, 2003
  • Paris au temps des fiacres, Philippe Mellot, Hippolyte Blancart…, ed.de Borée, 2006
  • Flagrants délits sur les Champs-Élysées : Les dossiers de police du gardien Federici (1777-1791), Arlette Farge et Laurent Turcot, Gallimard, coll. Mercure de France, 2008.
  •  » Former une promenade publique : les Champs-Élysées au XVIIIe siècle « , Laurent Turcot, dans, La nature citadine au siècle des Lumières, promenades urbaines et villégiature, Paris, William Blake & Co., Coll. Centre Ledoux, Université Paris-I Panthéon-Sorbonne, tome V, 2005, p. 50-60.
Sources

source wikipedia

Economic Analyisis of Fashion Retail

http://wiki.nus.edu.sg/display/Fashion/Economic+Analyisis+of+Fashion+Retail

1 NATURE OF MARKET

Fashion retail is typically a consumer goods market. It is characterized by very short product life, fickle consumer preferences, numerous competitors, relatively easy entry and exit, and a myriad of manufacturing, marketing and retail alternatives (Richardson, 1996). Over here, we will mainly make references to U.S and Europe where the fashion capitals – New York, Milan, London and Paris – resides. One of the reasons for their leading role in the apparel sector is that they are able to acquire information on future trends in colour, theme and styles in advance, preparing their own collections by combining and interpreting such information with market data (Aktuglu, 2001).

1.1 Products being sold

Products being sold can be divided into three distinct categories – couture, ready-to-wear (RTW) and mass production.

1.1.1 Couture Wear

Couture wears are exclusively tailored by in-house designers and are produced in limited numbers of expensive, high quality garments. Couture houses are organised according to long-established principles, with the couturier (or designer) providing an identity and direction, supported by assistant designers and a premier de l’atelier (head of the work room). Couture houses are regulated by national organisations which ensure that members meet stringent design, manufacturing and commercial regulations.These regulations make couture garments affordable by very few consumers (Wigley, 2004).

Figure 1: (from left to right) Alexis Mabille, Chanel, Valentino and Christian Dior (Photos courtesy of [style.com] )

1.1.2 Ready-to-Wear (RTW)

As such, to be commercially sustainable, the fashion industry provides less wealthy consumers with cheaper garments. The antecedents of this RTW industry are in eighteenth century second-hand clothes dealers who stocked unwanted samples from tailors and dressmakers. Thereafter, manufacturers were making garments to be specifically sold in such outlets, facilitated by their new ability to produce relatively cheap and high quality garments. RTW acquired greater significance during the 1960’s and afterward as the division between it and couture became blurred. Designers were able produced garments which were distinctive and cutting-edge while remaining relatively affordable (Wigley, 2004).
Figure 2: (from top left) Emporio Armani, Diesel Black Gold, Calvin Klien, Ralph Lauren, D&G, Marc Jacobs, Tommy Hilfiger and Hugo. (Photos courtesy of [Style.com]  and [GQ.com] )

1.1.3 Mass Production

Mass production of clothing was pioneered during the early twentieth century. The process of manufacturing a large number of garments involves fabric testing, pattern cutting, sizing, and assembly. Today, this process is often computerised, using design software to plan the process and automatic machinery to carry it out. Typically, independent companies undertake mass production on behalf of the brand under which the garments are sold, usually high street brands such as Marks and Spencer. As the fortunes of this company illustrate, predicting styles sizes and delivering consistent quality to the customer is challenging. The most successful mass-market retailers have sophisticated forecasting techniques, just-in-time manufacturing, efficient distribution and effective marketing (Wigley, 2004).

A related concept to mass production is fast fashion. They are clothing collections emulating the latest trends on the catwalk that are designed, manufactured swiftly and are priced at an affordable range. It mostly targets mainstream consumers as « they want to be able to buy the things celebrities are wearing or they want to be able to buy into the trends that they’ve seen from the catwalk as quickly as possible » (Fast Fashion, 2004). Some well-known brands that are riding on the fast fashion bandwagon are Zara, H&M, Forever 21, TopShop and Mango.

Figure 3: Images of shops of popular brands such as Forever 21, Zara, Topshop, H&M and Mango (Photos courtesy of [style.com] )

Products being sold are women’s fashion clothing and accessories, women’s standard or non-fashion items, men’s apparel and accessories as well as teens’ and junior clothing and accessories.

1.2 Retail Venues

All these are sold in departmental stores (E.g. U.S: Bloomingdale’s,Target, Wal-Mart, Nordstrom. Europe: Marks and Spencer, Printemps, H&M), boutiques, chain stores, outlet stores and malls.

A study conducted by Fowler & Clodfelter (2001) compared the garments sold at outlet and departmental store and found that  there were only minor differences in their outward appearance as well as the materials used. To differentiate garments sold at the outlet store from the departmental store, both labels were slightly different. For instance, Ralph Lauren outlet shirts have a cream-coloured dot woven into the label; Tommy Hilfiger outlet shirts bore a crest while those from the departmental store had a flag. Despite the variations, only savvy consumers will be aware of these differences. In terms of pricing, garments sold at the outlet store were about 30% lower than in the departmental store since no middleman is involved. However, fashion merchandise offered at the departmental store might not be found at outlet stores simultaneously, only basic merchandises are.

1.3 Price Determination

Pricing strategies are determined by: market factors – market and city characteristics (metropolitan, small city, urban, suburban; chain factors – chain size, positioning, with regards to corporate mission and policies; store factors – store size, category assortment; category factors – size assortment, storability, extent of necessity; brand factors – brand equity or preference, relative brand advertising, relative trade deals and customer factors – consumer sensitivity to price changes (Shankar & Bolton, 2004).

1.3.1 Price Tiers

Prices can also be determined by price tiers. The number of tiers is either market or product specific. Market specific prices can be placed on 3 different levels: national brand, store brand and generic brand. Product specific prices are determined by perceived value and their price, whether they are in the economy, middle market or premium. (Shankar and Bolton, 2004).
Taking Gap, Inc. for example, it is a specialty retailer, who enacts a three-tier price strategy, targeting three specific price and consumer markets through diverse retail formats: Old Navy (economy), Gap (middle), and Banana Republic (premium). Although Gap, Inc. retailers are specialty apparel and accessory retailers, all are distinctly positioned and priced based on a price tier. Retail formats are characterized by price point, product type, positioning, and life stages (Gap, Inc., 2004). Another example would be Levi’s, where Levi’s Signature in in the economy tier, Red Tab is in the middle tier and Levi’s Premium is in the premium tier (Author, 2005)

1.3.2 Theory of Clearance Sales

According to the Theory of Clearance Sales, sales can be categorized into 3 types: pre-season, within-season and clearance sales. The phenomenon of clearance sales is much more prominent and it arises from the unpredictability of style, color, pattern and consumers’ preferences. Since retailers are clueless about consumers’ preferences, the apparels are offered in the first period at an initial price. Once consumers’ choices are known, apparels sell out fast when consumer reservation prices exceed the initial price. On the other hand, if the consumers’ reservation prices below the initial price, the store than picks an optimal markdown price.(Pashigian, 1988)

1.3.3 Price and Consumers

Consumers also use price as an indicator of product quality because they believe market prices are determined by the forces of competitive supply and demand. They assume that a garment with a high price meets high quality standards and vice versa. Consumers use price as a cue to quality because it is visible and known. That is, prior to the purchase, price is easier to compare as opposed to the quality features and durability of the garments. When the consumer can’t readily see other differences in two identical garments, price is the vital piece of information available for use in evaluating quality (Fowler & Clodfelter, 2001).

1.4 Searching and Matching

Buyers and sellers find each other through a number of ways:

1.4.1 Trickle Down Theory

The upper class in a society is the leader of new fashion (Law, Zhang and Leung, 2004). Fashion that is adopted by the upper class will soon be imitated by each succeeding lower class until they have « trickled-down » to the lowest class (Sproles, 1981)

1.4.2 Mass Market Theory

The mass production combined with mass communications make new styles and information about new styles available simultaneously to all socioeconomic classes. Fashion diffusion has the opportunity to begin essentially the same time within each class. (Sproles, 1981).

1.4.3 Collective Selection Theory

New fashions emerge from a process of collective selection, where collective tastes are formed by many people. During this process, many new styles will compete for acceptance by consumers. The styles that are welcomed and acknowledged as fashionable will gain a competitive edge over others. Consumers’ tastes are vaguely defined initially, but the selections of innovators will give more precise statement of appropriate tastes. The designer’s prestige may also further legitimize his/her choice in adopting the new fashion (Sproles, 1981).

1.4.4 Subculture Leadership Theory

Fashion originates from different subcultures in the society (e.g. blacks, youths, blue collar workers and ethnic minorities)(Law, Zhang and Leung, 2004). Their unique style will eventually emerge; noticed by the larger population and become admired for its creativity, artistic excellence, or relevance to current lifestyles. The style then diffuses into the mass population through either the trickle-down process or mass market mechanisms (Sproles, 1981).

2 MARKET MAKERS, COMPETITION AND COOPERATION

2.1 The Retail Industry

This wiki page is focused on the fashion retail markets in US as well as Europe as those places are where the fashion capitals are found namely, Paris, London, Milan and New York. Each market has varying market makers, defined by a few large powerful actors responsible for shaping market institutions. In the global luxury fashion retail market, there are mainly three large fashion conglomerates competing with one another: LVMH, PPR and Richemont. They can be considered the market makers of the fashion retail market as they each own a substantial number of luxurious brands in the market and thus, possess power to decide and influence the rest of the fashion market.

2.2 The Market Makers

A myriad of factors define the fashion retail market, namely the interactions among fashion companies and the interaction between fashion companies and the consumer. On the surface, it may seem like there are many fashion brands competing with one another. In reality, some of the brands selling similar products, are actually owned by the same fashion company. For example, LVMH, the french holding conglomerate, owns Louis Vuitton and Fendi, both of which are luxury fashion brands.

2.2.1 LVMH

LVMH, also known as LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, is one of the world’s largest luxury-goods company, home to around 60 luxury brands in various sectors such as fashion and leather goods, wine and spirits, perfumes and cosmetics as well as watches and jewellery. A tabulation of the amount of revenue generated by each business group within the large conglomerate is shown in Table 1 below. Also, The various luxurious brands owned by this French holding company are listed in Table 2.

Table 1: Table of revenue generated by various sectors of LVMH from Year 2007 to Year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Wines and Spirits 3,226 3,126 2,740
Fashion and Leather Goods 5,628 6,010 6,302
Perfumes and Cosmetics 2,731 2,868 2,741
Watches and Jewellery 833 879 764
Selective Retailing 4,164 4,376 4,533
Other activities and eliminations (101) (66) (27)
Total 16,481 17,193 17,053

Source:LVMH Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Table 2: Table of brands from various sectors under LVMH

Wines and Spirits
·         Moët et Chandon
·         Dom Pérignon
·         Krug
·         Château d’Yquem
·         Glenmorangie
·         Belvedere Vodka
·         Chopin vodka
·         Hennessy
·         Domaine Chandon California
Fashion and Leather Goods
·         Louis Vuitton
·         Fendi
·         Donna Karan
·         Loewe
·         Marc Jacobs
·         Kenzo
·         Givenchy
·         Thomas Pink
·         Pucci
·         Berluti
·         Stefanobi
·         Rossimoda
·         Celine
Perfumes and Cosmetics
·         Parfums Christian Dior
·         Guerlain
·         Parfums Givenchy
·         Parfums Kenzo
·         Benefit
·         Make Up For Ever
·         Acqua di Parma
·         Parfums Loewe
Watches and Jewellery
·         TAG Heuer
·         Hublot
·         Zenith
·         Chaumet
·         Dior Watches
·         Fred
·         De Beers
Selective Retailing
·         DFS
·         Miami Cruiseline
·         Sephora
·         Le Bon Marche

Source: LVMH Annual Report 2009 (accessed on 8  April 2010)

2.2.2 PPR

PPR is a French multinational conglomerate, not too far behind LVMH in the fashion market. It was formerly called Pinault-Printemps-Redoute, but was shorterned to PPR on 18 May 2005. It has 5 main subsidaries under its company name: Fnac, Redcats Group, Conforama, Puma and Gucci Group.The following table reveals the breakdown by revenue generated by the various subsidaries in year 2009:

Table 3: Table of revenue generated by various subsidaries of PPR in year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Fnac 4,583.5 4,587 4,375
Redcats Group 3,764.5 3,699 3,386
Conforama 3,313 3,168 2,928
Puma 1,717.6 2,524 2,461
Gucci Group 2,175.4 3,380 3,390
Total 15,554 17,358 16,540

Source: PPR Annual Report 2007PPR Annual Report 2008 and PPR Official Website (accessed 8 April 2010)

Gucci Group is the luxury good subsidary, whereby global fashion brands such as Gucci, Bottega Veneta and Yves Saint Laurent pave the way for younger brands such as Balenciaga, Alexander McQueen, Stella McCartney, Boucheron and Sergio Rossi. In year 2009, €3,390 million of revenue was generated by the Gucci Group. The following piechart obtained from PPR’s official website itself reveals the breakdown of revenue by brand in year 2009:

Figure 4: Piechart of breakdown of revenue by brand of Gucci Group of PPR in year 2009 

Source: PPR official website (accessed on 8 April 2010)

2.2.3 Richemont

Richemont is a Swiss luxury goods company founded in 1988, with five key areas: jewellery, watches, writing instruments, leather and accessories, and clothing. It is the third largest luxury good international conglomerate, trailing behind LVMH and PPR. The following shows the amount of sales generated by various maisons of Richemont.

Table 4: Table of sales generated by various maisons of Richemont from year 2007 to year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Jewellery 2,435 2,657 2,762
Specialist Watchmakers 1,203 1,378 1,437
Writing Instruments 585 625 587
Leather and Accessories 307 309 294
Fashion and Accessories 297 321 338
Total 4,827 5,290 5,418

Source: Richemont Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Table 5: Table of brands from various maisons under Richemont

Jewellery
  • Cartier
  • Van Cleef & Arpels
Specialist Watchmakers
  • Piaget
  • A. Lange & Sohne
  • Jaeger-LeCoultre
  • Vacheron Constantin
  • Officine Panerai
  • International Watch Co. Schaffhausen (IWC Schaffhausen)
  • Baume & Mercier
  • Manufacture Roger Dubuis
  • Ralph Lauren Timepieces
Writing Instruments
  • Montblanc
Leather and Accessories
  • Dunhill (London)
  • Lancel (Paris)
Fashion and Accessories
  • Chloe
  • Alaia (Paris)
  • Shanghai Tang
  • Purdey

Source: Richemont Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Almost half of Richemont’s main revenue stems from the sales of specialised watchmaking, however, a portion of its revenue is generated from fashion and accessories as well. Brands such as Dunhill, Lancel, Chloe and Shanghai Tang are the more famous fashion brands with outlets available in many parts of the world.

2.2.4 Consumers

The retailers seem to have the most power in defining the market as they possess the power to market goods at prices desirable to them. However, the market price is in fact also determined by consumers. According to basic economic theory, the price of a good is determined by the demand by consumers and supply of the good by the producers in the economy. (J. F. Muth, 1961) Especially for the fashion retail market, fashion trends are forecasted by analysing results of consumer’s emotions towards the previous trend. (H.S Cho et. al., 2005) Hence, consumers do play a vital role in forming the fashion retail market as well.

2.3 Competition and Cooperation

2.3.1 Diversification

One method in which fashion companies compete with one another is through diversification. In order to gain a larger market share, a company may set up different kinds of shops, retailing clothings of varying prices to target different groups of consumers. The fashion retail industry may be segregated into three tiers: economy, middle market or premium, depending on the range of prices of the fashion piece. Fashion companies have various strategies to attract consumers to purchase their products. For example, American Apparel, though at the lower end of the price scale, generate revenue by mass production of designs which are in the current trend. On the other hand, premium fashion brands such as Prada has already established classic designs of fashion products such as the handbags, which are targeted at less price-sensitive consumers who do not mind paying more to purchase a product early in the season. (G.M. Allenby et. al., 1996)

Some large companies diversify to tap into all three markets in order to capture different market shares. Also, fashion companies may choose to diversify into specific fashion apparels such as atheletic apparels, fashion accessories such as handbags, shoes etc. One good example is Gap Inc., which has 5 different brands under its company’s name: GAP, Banana Republic, Old Navy, Piperlime and Athleta. Old Navy is targetted at the economy price-tiered market, GAP is targetted at the middle-market price-tiered market while Banana Republic is targetted at the premium price-tiered market. Piperlime is an online shop managed by Gap Inc. which retails shoes and handbags of other brands while Athleta is a brand specially targetted at women atheletic sportswear. (Gap Inc., 2010) 
Figure 5: Photo collage of retail stores of two brands, GAP and Banana Republic, both owned by Gap Inc. (Photo courtesy of Gap Inc. )

2.3.2 Extrapolating the trend

Companies have a group of designers to plan, nearly half a year ahead, what the trend for the next season will be. Fashion pieces designed, will be modelled down a runway at fashion shows typically held at fashion hubs around the world to showcase the new collection. The biggest fashion weeks are held regularly according to the seasons in the top fashion capitals in the world, namely Paris, London, Milan and New York. (British Fashion Council, 2008) These centralised fashion shows are meant to showcase the new collection to the press, which will subsequently be disseminated to the public through the media, thus setting fashion trends and fashion statements through such avenues. (N. M. Rantisi, 2001)

Figure 6 : A photo collage of Gucci Spring Fashion Week in Milan, 2010 (Photo taken from Coutorture.com )

2.3.3 Branding and Advertising

According to John Durrel (1998), branding represents “a consistency of quality and meaning associated with a designer’s collections that will carry over from year to year”. Despite changes in design from one season to the next, these changes in fact reinforce the particular company’s image. (N. M. Rantisi, 2001) For example, most Louis Vuitton fashion accessories like their handbags and purses would carry its logo, which represents not only the brand, but also the prestige attached to the luxury brand. Thus, many fashion companies in the industry use advertising to appeal to selective rather than primary buying motives. (W. R. Smith, 1956) 
Figure 7: Photo collage of two different designs of Louis Vuitton accessories, the former being the classic design while the latter being one of the modern designs. (Photos courtesy of [Style.com] )

2.3.4 Vertical Integration

Some of the bigger fashion companies are vertically integrated with their line of production so as to be able to shortern production cycle and be able to adapt to the current demand as well as customer satisfaction. (J. Richardson, 1996) In rapidly changing and highly competitive industries such as the fashion retail market where products have short product life and differentiation advantages may be quickly imitated, it is important for fashion companies to be sensitive to changes in fashion trends and to be able to swiftly change their line of production when the need arises. This concept is called Quick Response,a philosophy in management which refers to a mode of operation for the wntire supple chains that produce consumer products so that customers receive the products they want in the desired timeframe. (S. Daskalaki, n.d.)


Figure 8: Photo Collage of the American Apparel factory located in Los Angeles (left) and one of the many American Apparel retail stores (right) available in many parts of the world such as United States, Austria, Belgium, Israel, Italy, Ireland, Japan, Korea, Netherlands, Switzerland, China, Germany, Canada, France, Sweden, Mexico, United Kingdom, Brazil and Australia. (Photo courtesy of Foxnews.com)

One good example to illustrate this point is American Apparel, one of the largest apparel wholesalers in the United States. This company has integrated manufacturing, distribution and retail together, with every step of the process done in-house and not replying on outsourcing. From designing and marketing, fabric storage to warehouse distribution and retail, all of it is owned by American Apparel.

2.3.5 Horizontal Integration

One of the methods of competing with other fashion companies would either be to cooperate with them and form an alliance, or to take over smaller firms, a process known as acquisition.One good example would be PPR, one of the fashion conglomerates in the fashion retail market. In 1999, PPR bought over 42% of the Gucci group, entering the luxury goods sector. Since then, PPR has slowly acquired more of the shares such that it currently holds 99.4% of stakes of the Gucci Group. Also, in 2007, the fashion conglomerate acquired 62.1% stake in Puma, one of the world leader in sports lifestyle. (PPR, 2010)

2.3.6 Media

One of the most powerful tool to enhance its brand image and raise awareness of one’s fashion brand is through mass media. From fashion magazines such as Vogue, to television channels dedicated only to fashion such as FTV.com, it can be seen that media plays an important role in promoting one’s fashion brand or company. At fashion shows held around the world in fashion hubs, the press is present to document the release of the newest collection from various fashion brands. Through newspapers, fashion magazines and even fashion websites, the new season’s fashion trend is being broadcasted to millions of people theough these media.

Fashion companies also collaborate with media artistes to enhance its brand image, through endoresements and  advertisments. For example, in 2009 for their spring/summer collection, Louis Vuitton engaged Madonna, the pop music icon to be featured on their advertisments together with their products. (LVMH, 2009)

Figure 9: Two Louis Vuitton advertisements featuring Madonna from LV/s Spring/Summer Collection 2009 (Photos courtesy of Cyana.tv )

2.3.7 Factory Outlets

Usually, retail stores such as Prada clear the stocks of past seasons or unsold goods through the factory outlets where prices of goods will be decreased by a significant percentage. There is an increasing trend of companies to use this method to raise awareness of their brands as consumers nowadays would not mind obtaining a branded good, even if it was past the season, at a lower price. For example, brands like Tommy Hilfilger, Puma and United Colours of Benetton set up factory outlets in India to suit economic needs of price-conscious consumers by selling their goods at lower prices. (Chaudhary, 2008)

3 EFFECTS OF FASHION ON CONSUMERS AND CONSUMPTION

The consumption of fashion can be traced all the way back to the 16thand 17th Century Europe and took off amongst the European nobility. Queen Elizabeth I used the dramatic spectacle of fashion as a display of governmental power. She also forced competition between the nobility by removing them from their locality where they were clearly superior, forcing them to attend the London Court where they had to compete with equals. In the past, commodities were chosen because of their ability to appreciate in value as time passed with the idea that they would be passed down to succeeding generations as inheritances, while newness and novelty were seen as marks of commonness. However, the Elizabethan noblemen now began to spend less on his family and began to spend more to secure his place in this new social competition. Goods selected as markers in a social competition require very different characteristics than those purchased to be handed down. Now, consumers focus on the ability of the commodity to express the individuality of the consumers, his/her difference from others of the same social rank. By the 17thand 18th Century, this competitive consumption spread beyond the London Court to create new institutions and lay the foundation of consumer culture.

Figure 10: Elizabethan fashion during the late 1500s to early 1600s.« Traditional hierarchy of taste was a product merely of snobbery and the desire for distinction… »

Elizabeth Wilson ‘Adorned in dreams: fashion and modernity’

Individuals began to assume the role of a consumer in the economy. Consumers interpret fashion and use it to create personalised consumption meanings. Western fashion patterns, which are categorized by novelty, constant renewing and updating, infused with advertising and mass media is considered an important basis of the ideology of consumption. Consumers actively combine and adapt culturally established fashion discourses to fit the conditions of their daily life, using fashion discourses to forge self defining social distinctions and boundaries. They use fashion to construct narratives of personal history, and interpret the interpersonal dynamics of their social sphere, helping us to understand their relationship to the consumer culture.

The fashion phenomenon has raised many issues:

1)      Morality of consumerism

2)      The conditions of self worth

3)      The pursuit of individuality

4)      The relation of appearance

5)      Character traits

6)      The dynamics of social relationships

7)      Reinforcing of gender roles

8)      Standards of taste

9)      Economic inequality and

10)   Social class standing.

3.1 Stigmatizing and Stereotyping

Fashion affects the way people perceive each other.  We perceive a person’s personality through the fashion or the style that one may have. Fashion acts as a symbolic representation of one’s gender, culture and even a person’s characteristics, creating stigma and stereotyping of a person background, etc. For example, it is stereotypical to think that Indian women wear saris, while Scottish men wear kilts.  

Figure 11: Indian women are often typically portrayed as wearing saris (right) while Scottish men are known for wearing kilts (left)

Fashion intertwines into the consumers’ self-identities and social relationships. In Craig J. Thompson and Diana L. Haytko’s article, “Speaking of Fashion: Consumer’s Uses of Fashion Discourses and the Appropriation of Countervailing Culture Meaning”, one sees that people judge and have perceptions of others through others’ fashion and style.  Through the right fashion and style, it may represent creativity, organization, competence and conscientiousness, while the outdated fashion or wrong style may represent “the undesirable…broader implication of not being able to effectively put one’s life together”.

The searching and matching in certain organizations such as fashion industries depend greatly on the selling of an individual’s appearance and ‘first impressions’. Employment becomes intertwined with the bias due to stereotyping. Skill sets are placed second place to one’s ability to ‘speak’ through their physical appearance. There is a dependency of the society on fashion to create distinctions and justify class division.

« Adornment… which gathers the personality’s … radiance as if in a focal point, allows the mere having the person to become a visible quality of its being. And this is so, not although adornment is superfluous, but because it is… This very accentuation of personality, however, is achieved by means of an impersonal trait… [for] style is always something general. It brings the contents of personal life and activity to form shared by many and accessible to many. »Georg Simmel ‘Adornment’

3.1.1 A divide between the people

Fashion emphasises on the divide between classes in a society, reinforcing class stratification. It acts as a statement of wealth and prestige, or the lack thereof. The ownership of labels and branding of products serves as distinguishing markers of social economic class. For example, the upper class will naturally seek to establish their wealth and social standing through donning haute couture or using high-end products while the lower classes make do with mass produced items and street fashion.

The creation of new social classes, the subcultures and/or countercultures, is apparently evident through fashion and style. Subcultures and countercultures adhere to a distinctive set of values, norms and practices within a larger culture that may oppose the dominant culture. Fashion works to distinguish social circles, class status(mainly based on socio-economic status) and subcultures. For instance, hip hop fashion with its trademark heavy gold or bling-bling jewelleries, sneakers, baggy pants and more importantly, attitudes have been long established and easily recognizable throughout the world.  

Figure 12: The Hiphop fashion has been known to have bling-bling, oversized shades and baggy pants. (Photos courtesy of popsugar.com )

It becomes relatively easy to identify some subcultures’ in a society through their styles such as punk, grunge or hip hop as soon as they have become widely known and as long as they are used consistently, but there are no dictionaries in the language of fashion. As such, fashion puts a society’s social hierarchy on display when it makes it easy for one to identify a person’s social background or social culture through one’s dressing. It was once easy to judge, by the quality and amount of fabric or the amount of labour-intensive lace and embroidery, the social status of a person, which only knew the dimensions of « up » or « down ». However nowadays there are many more dimensions to consider, e.g. progressive or conservative, high or low educational level, high or low ecological awareness and more. They all seek expression through consumer goods.

3.1.2 Reflects expectations that come along with occupational status and prestige

3.1.2.1 Expectations

Fashion reflects expectations that come along with occupational status and prestige. Different occupations demand different fashion style. High end job position holders are expected to possess designer products as a reflection and a symbol of their power and prestige. For example, the fashion that a CEO has is immensely different from that of a road sweeper. The CEO, being at the top of the occupation ladder, would be expected to wear branded apparels and drive high-end cars, while a road sweeper, being at the bottom of the occupation ladder, would not be expected to possess anything fashionable or stylish to reflect his wealth and status. Fashion sells the ideals on what a CEO should wear and possess. It is rare to find fashion defining dressing ideals of a road sweeper. More importantly, with the advent of the World Wide Web, one can easily google outfits suitable for their job scope. Mass media is extremely important in the definition of job appropriate attire.For instance, the teaching profession .

Figure 13: Formal office attire (Photos courtesy of Victoria’s Secret )

3.1.2.2 Fashion as a reflection of job scopes and titles

By fulfilling expectations of one’s job, fashion is constantly used an identification of job scopes purely through what we observe and interpret from one’s attire.

 

“A Hollywood star flaunts her beauty at the Oscar ceremony, clad in an exiguous gown while the German graphic artist Jeanne Mammen used dress to disappear in Weimar Berlin to enjoy the freedom of being overlooked.”

3.1.3 Fashion blurring the line…


Figures 14 & 15 : On the runway: Men exude feminity, soft features along with softer fabrics such as satin, and feminine colours, while females take on the structured and masculine tailoring. (Photo courtesy of imyouare.com and coutorture.com )

While fashion acts as a representation of gender and culture everywhere and acts as a divide for social spaces, it subtly advocates equality within gender and sexuality. In the past, men’s fashion was masculine with dark colour shades like black or dark shades of grey. The 20th Century ushered a new era of fashion for females and males. As fashion evolved, we see the blurring of the line between the strict male-female fashion styles. Before the 20th Century, females were expected to wear dresses and skirts as a symbol of their being female, and wearing pants or suits was unthinkable. The 1960s Women’s Liberation in the United States of America saw, for the first time in American history, the giving of women the freedom to dress as they had never been able to before. Since then, we have witnessed the evolution of fashion for not only females but for males as well.

For example, in the 21st Century, we see the fusion of female and male fashion styles together, with men’s fashion adopting some characteristics of the women’s fashion, and vice versa. Now, we see tote bags are not only fashionable in the women’s fashion sphere, but also in the men’s fashion sphere as well; while we see the rise in popularity of women’s pants suits.

3.2 Fusion of Western and Asian Culture in Fashion

Fashion has permeated from the West into Asian culture as early as the 19th Century when Japan began to emulate Western fashion. Since then, western fashion has integrated itself together with Asian culture and fashion to form what is now called street fashion in several Asian countries, like Japan, South Korea, and Taiwan. In Japan, Western brands like American brand Abercrombie & Fitch and Swedish fast fashion brand H&M have become popular among aspiring American-preppy Japanese teens as Abercrombie & Fitch opens its first flagship store just steps away from H&M in Ginza, Japan’s upscale shopping district. The fusion of Western culture with Asian culture can be seen in several Japanese street fashion brands such as Uniqlo, A Bathing Ape and Comme des Garçons. These Japanese street fashion brands have reached international success, with the most popular brands having flagship stores in the West. Western fashion has also influenced Indian high fashion culture, with the Indian traditional attire and fashion taking the backseat.

Figures 16 and 17: Japanese street fashion (left) and Korean street fashion (right) (Photos courtesy of tokyofashion.com and flickr.com )

3.3 Fashion Deviance

Over the years, we see the rise in a different sort of fashion all together—the idolising of fashion deviant behaviour. The portrayal of fashion-deviance has been gaining popularity with the rise in the mass media. Avant-garde fashion is fashion that is seen as experimental fashion or innovative fashion, and one of the most prominent avant-garde fashion designers is French haute couture fashion designer, Jean-Paul Gaultier. Gaultier has been known for using unique looking models in his fashion shows of all different shapes, sizes and ages. In Interviewhe explained that, “I have never really cared about what fashion’s ideal was. There are different kinds of beauty and I always try to show that.” 

Figure 18: Avant-garde fashion being a form of fashion deviance (Photo courtesy of frillr.com )

Fashion deviance is not only seen in famous fashion designers but also in celebrities such as Lady Gaga, who is famous for her outrageous sense of dressing and her avant-garde music style. Such fashion deviance is a way of portrayal of one’s own personality through originality and individuality. Furthermore, such deviant fashion behaviour serves as effective marketing strategy with free publicity due to the different and outrageous style that will capture people’s attention. 

Figure 19: Pop icon, Lady Gaga, who is famous for her outrageous sense of dressing and avant-garde music style, at the 2009 MTV Video Music Awards (Photo courtesy of55secretstreet.typepad.com )

Fashion deviance emphasises on uniformity and individuality simultaneously. Fashion reinforces social solidarity and imposes social group norms, while the deviations are usually experienced as shocking or disturbing. People incorporate moral implications of clothes into their social consciousness such that our language reflects it: words such as ‘right’, ‘good’, ‘fashionista’ and ‘chic’ are used to express approval of clothes while words such as ‘shabby’ and ‘slipshod’ are used to express disapproval. To seek approval among one’s peers, people follow trends, and use products that reflect the current trends respectively. However, to prevent themselves from looking exactly the same as the person beside them, accessories become essential in the pursuit of individuality. Individuals may conform to the now social norm, such as dressing mannerisms (e.g.: leggings or skinny jeans), but they may accessorise to define and bring forth their own personal styles, such as boho-chic, urban, mod, metrosexual, avant-garde, etc.

 

« To dress fashionably is both to stand out and to merge with the crowd, to lay claim to the exclusive and to follow the herd. »

 

3.4 Creation of Consumer Culture

Consumer culture or consumerism, defined by Webster’s dictionary, is “the movement seeking to protect and inform consumers by requiring such practices as honest packaging and advertising, product guarantees, and improved safety standards”, or “the theory that a progressively greater consumption of goods is economically beneficial”.

Fashion creates a desire for ownership. Coupled with mass media and advertising, market makers sell lifestyles and consumers consume such products and lifestyles in hope for upward mobility in the social hierarchy. This creates a culture of hedonism through the impression that one can purchase a status and in turn, ‘happiness’. As such, this new consumer culture lays the foundations for consumption, and demand and supply, of fashion in a society.

Along with this, individuals learn how to be ‘consumers’, needing to purchase products that essential to their socio-economic status. As a result, there is a creation of consumer concepts such as ‘savings’, ‘budgeting’ and ‘overspending’, where people learn the concepts of saving, budgeting and overspending with the increase in consumption.  Fashion often starts from the fashion designers and celebrities themselves. As people have the desire to emulate celebrities who are major role models in fashion, such fashion often begins from the celebrities themselves, with people consuming products that have been endorsed, worn or used by the celebrities. More importantly, fashion provides a way for one to create an image they desire others to perceive. In this sense, fashion does not serve as an accurate tool of identifying class.

The fashion industry’s main way of advertising is through endorsements, where companies typically contract athletes or celebrities to release a written or spoken statement approving their products. Endorsements are used as promotional tools and grant the brands exposure that yiels short term benefits and long term rewards. It creates exposure for brands, positions and repositions existing brands as well as new brands. It give extensive public relations leverage and opportunities to the brands and promotes the brand appeal, hence encouraging people to buy the products and increasing the sales for the brands’ companies.

However, fashion, as they say, comes and goes and is never constant. For example, in long running TV shows like the US sitcom Friends, we see the gradual change in fashion and style in the clothes that the characters wear throughout the show. But with the ever changing trends and fashion, we see that people have to constantly buy and consume new goods and services to stay in fashion. The frequent renewal of fashion in our capitalistic society makes it an effective marketing strategy as the constant updating of ‘trends’ and the human desire to fit in keeps the fashion industry alive.

Figures 20 and 21: The tremendous fashion style difference can be seen in Season 10 (left) and Season 1 (right) of famous TV sitcom Friends (Photos courtesy ofcliqueclack.com )

Figures 22 and 23: The difference in fashion style being portrayed in two different productions of TV show Beverly Hills, 90210 in the 1990s (left) and the current production of 90210 today (right) (Photos courtesy of materialconcern.com and greenthinkers.org )
Fashion speaks Capitalism… fashion is as much a part of the dream world of capitalism as of its economy…

 

Fashion, in a sense is change. The reactions of fashion on changes in activities and life styles can be found in sports. It is unusual to see athletes today performing at high levels without the appropriate accessories and apparels designed to provide comfort and protection under extreme conditions. Specialised apparels (Nike dri-fit for sports) and accessories have been designed and made popular and essential, such as basketball shoes, tennis rackets, or golf clubs. Another example can be seen in how smart-casual outfits have become more popular with professionals, given the increasing need of socializing after work. (Hines et al). This has been a utilitarian response from fashion to society’s changes. Koenig’s neophilia can be understood as the acceptance of human beings to new things. It is at this stage where fashion finds the opportunity to change and innovate in order to satisfy people’s need to wear new things.

4 FASHION FITTING INTO THE LARGER PRODUCT WORLD

As fashion is defined as a general term for the style and custom prevalent at a given time, it is itself a very broad-based concept where any prevailing style or custom in tangible goods can be purchased. It extends its characteristics into the larger product world as for consumerism to take place; it depends highly on what is fashionable then/now. Fashion, hence, is one of the main driving forces of consumerism. Most of the revenue in the market is driven by people’s consumption of products and services that are fashionable due to their desire for acceptance by society.

4.1 Influence of Fashion into Other Industries and Markets

While fashion may be a term that is associated mostly with clothes, it has huge impact on other industries and markets, such as the Hollywood industry, digital games industry and the sports industry. 

Figure 24: The Sports industry and the Hollywood (film) industry has been greatly influenced by fashion throughout the years (Photos courtesy of thesportscorner.ca ,threadhall.wordpress.com and artsjournal.com )

4.1.1 Hollywood

Hollywood revolves around fashion. Its industry carries the expectations of their consumers to keep up with an emulate fashion trends. Hollywood celebrities are seen as representatives of fashion. Several style icons, such as Sienna Miller, Sarah Jessica Parker, Alexa Chung, Marilyn Monroe, are Hollywood celebrities who have achieved high praises for their sense of style, with many trying to emulate thier styles. Another example can be seen in the 1970s actress, Farrah Fawcett, whose hairstyle (named the « Farrah Do » or « Farrah Hair ») made her an international pop icon and her hairstyle became an international trend, with millions of young women trying to emulate her hairstyle for nearly a decade from the beginning of the 1970s to the early 1980s.

Several Hollywood actors and actresses have also been featured as the faces of famous brands over the years. Perfumes are launched with Hollywood celebrities as the spokesmodels of the products, such as Charlize Theron for Dior’s j’adore, Nicole Kidman for Chanel’s Nº 5, Anne Hathaway for Lancôme’s Magnifique and Ryan Reynolds for Hugo Boss Fragrances. Hollywood celebrities can also be found as faces of luxury brands as well, with Emma Watson for Burberry and Megan Fox fronting Armani’s underwear campaign.

Figures 25 and 26: Harry Potter’s star Emma Watson as the spokesmodel for British luxury brand, Burberry (left), while Charlize Theron is the spokesmodel for Dior’s perfume j’adore (right) (Photos courtesy of youngpoorandangry.com and piercemattiepublicrelations.com )

We have seen several Hollywood celebrities going into the fashion designing industry as well. For example, Sienna Miller has a label backed by Pepe Jeans called Twenty8Twelve, Sarah Jessica Parker has a fashion line with discount clothing chain Steven & Barry’s named Bitten, while Hilary Duff launched her own clothing line, Stuff by Hilary Duff, in March 2004 (which has since expanded into furnitures, fragrances and jewelry) and hs since co-designed a collection of special pieces with DKNY Jeaans called Femme for DKNY in 2009. Furthermore, several fashion frands have named their products after celebrities, such as Hermès’ Kelly and Birkin bags being named after famous actresses, Grace Kelly and Jane Birkin respectively.

Figure 27: The different clothing lines launched by Hollywood stars (Photos courtesy of twenty8twelve.com , surrealistlovescene.wordpress and girl.com.au )

The Hollywood industry has been making films and these films have both influenced the fashion industry as well as been influenced by the fashion industry. Hollywood films have been glamorised by fashion as seen in many sitcoms and movies where actors don on newly released or limited edition accessories and apparels. For example, the movie, Legally Blonde II featured extensively the brand Jimmy Choo, while Le Divorce featured Hermès in the movie. Popular TV show, Sex and the City also promoted both Jimmy Choo and Manolo Blahnik.

Figure 28: Movies like Legally Blonde 2 and Le Divorce features brands like Jimmy Choo and Hermès extensively (Photos courtesy of 6×4.es andelmundodepeliculas.org )

Famed pioneering French fashion designer Coco Chanel’s life was also made into several biopic over the years, the most recent one being entitled Coco avant Chanel(French title) or Coco Before Chanel (English title). The film was nominated for four BAFTA Awards, three European Film Awards, six César Awards and the Academy Award for Best Costume Design. The production of Coco Before Chanel shows how pioneers of fashion (in relation to Coco Chanel) are givne a status that makes them worthy of having their lives documneted. It symbolises how far fashion has come and its establishment of its power, as well as its importance and influence in Hollywood.

Figure 29: The biopic, Coco Before Chanel, documents famed pioneer French fashion designer, Coco Chanel’s life (Photo courtesy of filmmofilia.com )

Award ceremonies, such as the Academy Awards (also known as the Oscars), Emmy Awards (for Television) and BAFTA Awards, have an award category for Best Costume Deisgn. Other film award shows like MTV Movie Awards (MMAs) have an award category for Best Dressed, although MTV Movie Awards retired the category after the 2002 MMAs. This shows the influence of style and fashion in films and TV shows in not only Hollywood but in the film industry as a whole.

Figure 30: Several fashion magazines follows and offer tips on how to emulate the latest style and fashion (Photos courtesy of the various magazine covers)

Fashion magazines, such as Harper’s BazaarVogueInStyleFashion MagazineElle and Marie Claire, all expose the public to fashion and style. They follow trends set by celebrities or the latest fashion styles by fashion designers. TV stations like The Style Network, Fashion TV and E! Entertainment, have programmes that cater mainly to fashion and style, and showcases fashions and styles of Hollywood celebrities. For example, E! Entertainment has a segment called Fashion Police, where they showcase celebrities’ fashion Dos and Don’ts. Also, TV programmes like 90210 and Gossip Girl have incorporated fashion into the shows, with websites devoted to teaching people how to emulate the style and fashion on the TV shows. Reality TV shows like Project Runway and America’s Next Top Model also reiterate the importance of fashion and never fail to raise famous quotes by established fashion market makers.

Figures 31 and 32: Both TV shows 90210 and Gossip Girl incorporate the latest fashion and style (Photos courtesy of divxturka and ceylanoloji.com )

« Fashions fade, style is eternal. »

Yves Saint Laurent, 1940

« A girl should be two things: classy and fabulous. »

Coco Chanel

4.1.2 Digital Games Industry 

With the advanced technology, we see the influence of fashion in the digital games industry with increase number of games that incorporates fashion into the games. One example would be that of the 2004 strategic life simulation video game, The Sims 2The Sims 2 had expansion packs that had fashion included in it, such as Glamour Life StuffTeen Style StuffIkea Home Stuff and H&M Fashion Stuff. Also, we see fashion being an influence in several other video games, such as Barbie Fashion Show andImagine: Fashion Designer, a game designed for the Nintendo DS, where the players get to design clothes or assembling outfits. Such games sell and reinforce ideas of how individuals of different genders should dress. Latest versions of the game even include styles that are desirable and in fashion (such as leggings and owning a handphone).

Figure 33: The different expansion stuff pack offered by EA for the strategic life simulation video game, The Sims 2, includes fashion (Photo courtesy of thesims2.com )

4.1.3 Sports

Fashion has been integrated into sports. Athletes have become a fashion icon as well as a sports icon. This can be evidently seen in The English Premier League (EPL) as well as the National Basketball Association (NBA) Their images are remodelled to look fashionable, and their popularity can lead to the popularity of the team they are playing for. Also, when a team is on a winning streak, the team will gain popularity and becomes ‘fashionable’ to support. Also, we see sport stars endorsing products that are popular and fashionable, such as Coca-Cola and Gillette.

Figure 34: Sportsmen like Swiss tennis star Roger Federer and French soccer champion Thierry Henry and golf phenomenon Tiger Woods (Photo courtesy ofthisislondon.co.uk )

We also see athletes going into fashion design, wiith famous NBA basketballer, Miami Heat guard Dwayne Wade designing the a limited edition of the T-Mobile Sidekick3, named the Sidekick3 D-Wade edition, released in 2007 for a limited time only. Another famous basketballer, Michael Jordan has also become a prominant figure in the sport wear fashion. Nike has created a signature shoe for him, called the Air Jordan , and subsequently spun off the Jordan line into its own brand entitled the « Jordan Brand » that features an impressive list of athletes and celebrities as endorsers.

Figures 35 and 36: NBA basketballer Dwayne Wade’s special edition of the T-Mobile Sidekick3 (left) and the logo of Nike’s Air Jordan’s Jumpman logo to promote the shoes (right) (Photo courtesy of t

One obvious display of the integration of fashion into sports can be seen on the courts of Wimbledon. World renowned tennis players such as Roger Federer, Maria Sharapova as well as the William sisters bring runway fashion on to the courts. Their outfits are clearly influenced by current prevalent trends, this includes their warm-up and match attire. For instance, from the figure below, Sharapova (on the left) dons a tuxedo-inspired outfit and Serena (3rd from left), a trench coat as warm-up attire, while John McEnroe (on the right) dons an afro and short shorts which was considered stylish in his time. From here we can see fashion integrating in to the sporting sphere.

Figure 37: (from left to right) Maria Sharapova, Roger Federer, Serena Williams, Venus Williams and John McEnroe (Pictures courtesy of smh.com.au and auntiefashion)

 

4.2 Integration of Fashion into Other Markets and Industries

4.2.1 Complementary Products

We see the influence of fashion on several complementary products, such as cell phones and automobiles.

4.2.1.1 Cell phones

In the recent years, there have been several tie-ups between luxury fashion brands and cell phone manufacturers. One of the most popular one being the tie-ups between LG Electronics and Prada, creating the LG Prada touchscreen mobile phone. Others include a tie-up between Samsung and Giorgio Armani, named Samsung Armani. Also recently, fashion label Versace announced on January 19, 2010, that it’ll be designing and releasing a Versace-branded cell phone in spring of 2010. 

Figure 38: Cellphone manufacturers tie up with luxury brands, such as Prada with LG (left) and Giorgio Armani with Samsung (right) (Photo courtesy ofcameraphonesplaza and q80s.com )

4.2.1.2 Automobiles 

Fashion can be seen evidently in automobiles as well, and has always been around since the 1970s. In 1972 and 1973, Gucci paired up with American Motors Corporation (AMC) to produce the AMC Hornet Compact “Sportabout” station wagon that became one of the first American cars to offer special luxury trim package created by a fashion designer. Ford Motor Company’s Lincoln Town Cars also offered Emilio Pucci, Bill Blass, Gianni Versace, Hubert de Givenchy and Valentino designer editions during the 1970s and the 1980s. More recently in 2006 is the Lamborghini Murciélago LP640 Versace edition that became the very first ever designer car, with only twenty black and white cars featuring two-tone black and white trim inside and out, with interiors finished in custom Versace leather, along with Gianni Versace logo plaque. Twenty black and white Lamborghini LP640 Murciélago Versace Roadsters were produced as well. In 2009, Jinyoung Jo, a talented car designer at Hong-ik University, South Korea, created a Chanel Fiole concept car, branded with the name of famed French luxury brand.

Figures 39 and 40: The AMC Hornet was one of the first American cars to have a tie up with a luxury fashion brand to offer special luxury trim package created by a fashion designer (right), while Chanel comes out with a concept car (left) (Photo courtesy of wallpapercar.info and gucci.webklik.nl )

Figure 41: The Lamborghini Murciélago LP640 Versace edition has a limited twenty pieces (Photos courtesy of sportscarforum.com ) 

5 MARKET SIZE, ECONOMY AND OPERATIONS

The global fashion apparel industry is one of the most important sectors of the economy in terms of investment, revenue, trade and employment generation all over the world.

5.1 Operation of the fashion retail industry fitting into the larger economy

An economy is made up of market exchanges which consists of market, actors and products. Operations of the fashion retail industry include activities related to the production, distribution and consumption of goods and services. To look at how the fashion retail industry fit into the larger economy, we will discuss about the industry’s participation in the various markets, namely consumer goods markets, industrial markets, business service, and labor market.

5.1.1 Consumer Goods Market

It is a market whereby a seller, typically an organizational actor sells products, a major component of which is a physical good, to buyers, which are typically individual consumers who typically buy products to consume them, rather that to resell them. This is the consumption whereby the consumer consumes the goods produced by the fashion retail industry, where the various retail shops sells their apparels, accessories and shoes to the buyers in the market, where the buyers consumes the good and not sell it to another party. Such shops are usually located in shopping malls and at times online shopping, from the websites of various major brands to no-brand shops that functions on a smaller scale. Such websites are such as http://www.shabbylaneshops.com. The layout of this online shop actually look like the layout of a real shopping mall and it provides greater convenience to consumers as they can purchase their items online without stepping out of their homes. Before consumers can purchase the products, the goods have to be produced, this leads us to the industrial market.

 

Figure 42: Images of shabby lane shops, Hungary shops and Raffles City (Photos courtesy of ourmilkmoney.com),http://www.destination360.com/europe/hungary/shoppingdestination360.com ) and travelover.wordpress.com )

5.1.2 Industrial market

Both the buyer and the seller are organizational actors. Products consists of physical goods and services and are typically not bought for individual consumption but for their role in further creation of a product. Manufacturers are mainly the buyers in this industry and the sellers are the ones selling the raw materials. Raw materials are require to produce apparels and accessories, such as textiles. This is the production part of the fashion retail industry, which is the first step in almost all the products in the fashion retail industry. The largest apparel manufacturers and exporters were countries from the Asia-Pacific region such as China, India and Thailand. The other major apparel manufacturing nations were USA, Italy, Germany and Mexico.  In the fashion retail industry, production is almost the most important process in the industry, without production, there will be no goods produced.

  

Figure 43: Images of materials used for production of fashion pieces such as beads, thread and textiles (Photos coutesy of wholesale-contacts.com ,timetobleed.comand yufuku.net )

5.1.3 Business Service Market

The business service market is whereby both the buyer and the seller are organizational actors. Products consist of services such as marketing and advertising. In the fashion industry today, large companies and brands dominate the industry. A new brand that just sprouted into the market will not turn famous overnight, therefore the importance of marketing and advertising, which is the distribution part of the industry. There are various channels in which the apparels can be distributed such as through shopping malls and online shops. As we can see from table 6, distribution is largely through brick and mortar, occupying a total of 92.9% market share. Distributing in the different channels brings about greater exposure of their products. Besides the channels mentioned, other popular channels are such as television advertisements, billboards and online websites.

Table 6: Distribution of sales in US

 Category Sales US$ Billion Market Share (%)
Brick and Mortar 169.256 92.9
Catalog 7.177 3.9
Online/ Internet 5,873 3.2
Total 182.306 100.00

Source: Retail industry information by Barbara Farfan (about.com)

 

Figure 44: Images of advertisements of Marc Jacob and Dolce & Gabbana ( Photos courtesy of wordpress.com and fanpop.com)

5.1.4 Labor Market

This market mainly consists of individual who sell their labor to other actors typically the organizations. As we can see from the Industrial market, labor is required, to manufacture the goods. Manufacturing in the fashion retail industry puts labor, capital and land together, using these inputs to create output for the economy by producing the final product. The manufacturing sector creates jobs, therefore the need for labor which is offered by individuals from the labor market. Even from the consumer market, retail shops need people to sell their goods. The business service markets needs people to promote and advertise for their products. Such people required are the demand for labor, which are then matched by the individuals for the labor market.

5.2 Size of the market

Like most retail industry, the size of the fashion retail industry is determined through the amount of sales or transaction in a year. The larger the amount of transaction, the larger the industry.

According to the Census Bureau, the total sales in the US retail industry in 2008 is $4.475 trillion. Total sales of the top ten companies in the global retail industry (6 of which is from US and 4 from Europe) is $978.5 billion in 2007, according to international consulting group, Deloitte. Retailing is the primary driver of the global economy, making such large sums of sales annually.

5.3 Growth of the market and relations to overall economic growth and dynamics

Total sales for the U.S. retail industry declined just 0.1% overall in 2008 as from 2007, according to the Census Bureau, to $4.475 trillion. Retail industry sales declined each of the last six months of 2008. Even though the U.S. is still the most powerful economy in the world it is showing signs of decay.

Using the input-output model, economic growth can be defined as an increase in outputs. Economic growth as « marketization » is an increase in the amount and scope of monetary transaction. Therefore economic growth can be defined as an increase in outputs or sales. Economic dynamics is changes in an economic system over time, particularly those reflected in the behavior of markets, businesses, and the general economy.

According to the US Department of Labor, the number of people working in the US retail industry dropped from 15.5 million in Q4 2007 to 15.3 million as of May, 2008. A decline in employment rate means lesser labor input, a decrease in input also means decreasing output, which meant that economic growth is negative.

The retail industry is US no. 1 growing industry, assuming that since the fashion retail is the top growing and largest in the retail industry, it should have the highest influence on economic growth of the US. A decrease in employment in the US retail industry reflects a decrease in GDP and therefore a slower or negative economic growth year 2007 to 2008. US is the most powerful economy in the world, therefore the performance of its economy will affect the rest of the world adversely as well. A slower economic growth in US will meant a slower economic growth globally as well.

6. REGULATIONS

6.1 Economic Regulations

Economic regulations in the fashion retail industry are mainly based on the policies of anti-trust laws, which prohibits anti-competitive behavior and disadvantage business practices. Antitrust laws are designed to encourage competition in the marketplace (Arthur Sullivan et. al., 2003) and prevent market failure. Many countries, mainly the US and European Union, have anti-trust laws, with the latter having provisions under the Treaty of Rome to maintain fair competition.

6.1.1Types of Anti-trust Laws

1. Robinson-Patman Act
2. Clayton Antitrust Act
3. Sherman Antitrust Act
4. Hart-Scott-Rodino Act
5. Federal Trade Commission Act

6.1.2 Types of Anti-Trust Violations

Two types of anti-trust violations are of most concern in this industry, mainly predatory pricing and buyer power.

6.1.2.1 Predatory Pricing

Predatory pricing occurs when a company sells its products below its own cost price, taking a temporary loss so as to drive competitors out of business and achieve a dominant market position. Independent retailers are especially vulnerable, due to the lack of financial reserves to withstand a sustained predatory pricing assault, while their competitors can operate individual outlets at a loss indefinitely.

6.1.2.2 Buyer Power

Buyer power is the ability of big retailers to use their clout to bully suppliers into providing special discounts and favorable terms that are not made available to local businesses.

6.1.3 Importance of Anti-Trust Laws

Anti-trust laws were implemented to prevent the concentrations of wealth in the hands of very few through trusts and monopolies. Such trusts and monopolies erased normal market competition and produced undesirable controls on prices. Antitrust laws were formed to prevent trusts and monopolies from creating restrictions on trade which reduced competition. Orthodox economists like Richard Whish fully acknowledge that perfect competition is seldom observed in the real world, and so aim for what is called « workable competition (Richard Whish, 2004). By using the law, it controls market operations where it can.

6.2 Social Issues and Implemented Regulations

Over the years, the fashion retail industry have also faced many social issues over the production of its goods. Only in recent times, organizations like the United Nations, governments and campaign groups are stepping up their laws and regulations for producers in order to provide a better environment, mainly for the garment workers.

6.2.1 Issues in The Fashion Retail Industry

6.2.1.1 First-world or Third-world?

Whether the market is regulated and/or influenced by the state depends on the development of countries; First-world countries such as USA, UK, etc and Third-world countries such as India, Bangladesh, China, etc. In terms of production in the fashion retail market, garment workers in developing countries have continued to suffer under harmful conditions which demand repetitive manual labor. Mass-produced clothing is often typified by lack of benefits, long working hours and worker representation. While most examples of such conditions are found in third-world countries, clothes made in more industrialized countries may also be manufactured similarly, often employing illegal immigrants. This is mainly due to the drive of these immigrants seeking new economic opportunities and better livelihood at the expense of exploitation (Mark Patrick Taylor, 2007). Ultimately whether it is a First-world or Third-world country, garment workers are exploited mainly due to cheap labor.

6.2.1.2 A Harmful environment

The production of cotton which entails the use of a large amount of pesticides, harmful to the environment and to people. Statistics have shown that nearly 2 billion USD worth of pesticides are used yearly, of which pesticides worth about 819 million USD have been declared poisonous as per the guidelines of the WHO. The health of the workers spraying pesticides in cotton fields are adversely affected. Pesticide poisoning can lead to negative symptoms such as headaches, tremors, loss of consciousness and, in some extreme cases, death. The constant use of toxic pesticides leads to air, water and soil pollution. Apart from the pests, pesticides also cause the death of other small animals and birds consuming them inadvertently.

6.2.1.3 Copyrights Issues

Due to the wide range of clothing, accessories and jeweleries in the market today, many retailers face the issue of copyrighting someone else’s product and this have led to many problematic issues over the years. Fashion-retail powerhouse LVMH has created their own form of brand protection to deal with the growing number of counterfeiting products in the market. Based in France, LVMH has been aided by police operations leading to the arrest of many illegal vendors selling counterfeited products which helped to raise the awareness of buying illegal products in consumers. Many countries have also created organizations and guilds to prevent such issues from arising. In the US, the Fashion Originators’ Guild of America was created to patent and prevent the copying of clothing designs. They provided a registration scheme for manufacturers, who would then collectively boycott retailers if they were caught selling copied items.

A Case Study on Copyright Violation: eBay Inc.

Figure 45: eBay breaking copyright laws again (Photo courtesy of eBay.com )

eBay.com, managed by American Internet Company eBay Inc, is a shopping website which provides online auctions for people and businesses to buy and sell a broad variety of goods and services worldwide. In June 2008, the Paris commercial court ordered eBay to pay nearly 40 million euros in damages to Louis Vuitton for selling fake luxury goods in a ruling due to copyright protection. Further selling of fake luxury perfume which bore the name of Louis Vuitton later that year led to the fining of eBay in which they have to pay LMVH 80,000 euros in damages.

6.2.1.4 Ethical Issues

Animal rights have also brought up ethical issues related to the fashion industry time and time again. The cruelty to animals behind the preparation of a fur coat has been the biggest issue in animal-rights activists as it is currently associated in developed countries with expensive, designer clothing, For example, pain is caused to animals in extracting wool and leather, which most of the time lead to the deaths of these animals.

6.2.2 The Need for Intervention: Garment Workers

6.2.2.1 Immigration Laws and Acts

In recent times, countries like USA and UK have stepped up on their laws and regulations to prevent the exploitation of garment workers. Immigration Acts such as The Immigration and Nationality Act of 1965 in USA allows an annual limitation of 170,000 visas established for immigrants from Eastern Hemisphere countries with no more than 20,000 per country. This means that garment workers with proper visas are given similar benefits to US Citizens. However, immigration laws and acts are seen as a paradox to the retail industry as many household retail names would then lose substantial amount of sales due to the « disappearance of undocumented workers ». One example would be Roland Kosser, president-owner of ID#, a popular sportshirt and sweatshirt maker in the US who mentioned: « This will cost me $10 million in sales this year… My sewing contractors are telling me they don’t have the workers… » (Cole, Benjamin Mark, 1987).

6.2.2.2 The International Labor Organization (ILO)

Figure 46: International Labor Organization (Photo courtesy of www.ilo.org )

The International Labor Organization (ILO) is a specialized agency of the United Nations that tackles labour issues and has received the Nobel Peace Prize in 1969 (Alcock, A, 1971). The ILO organizes the International Labor Conference in Geneva every year, and has to a great extent, successfully tackled the issues, among others, of forced labor and child labor. However, though many countries have recognized the regulations set by the ILO, many countries continue to exploit the workers by not fully enforcing the ILO’s laws and treaties. The ILO in all its efforts has proven to contribute to an improving human rights situation for the world’s Indigenous peoples.

6.2.2.3 Non-Profit Organizations and Campaign Groups

Coalitions of Non-Profit Organizations, many designer and campaign groups have sought to improve these conditions by sponsoring awareness-raising campaigns, mainly through world-wide events which draw the attention of the media and the public. Some of the major groups are discussed below:

6.2.2.3.1 Clean Clothes Campaign (CCC)

Figure 47: Logo of Clean Clothes Campaign (Photo courtesy of www.cleanclothes.org )

The Clean Clothes Campaign (CCC) is dedicated to improving working conditions and supporting the empowerment of workers in the global garment and sportswear industries. Formed in the Netherlands in 1989, the CCC has campaigns in 14 European countries and works with a partner network of more than 250 organizations around the world.

Successes

The CCC has developed a « Code of Labour Practices for the Apparel Industry Including Sportswear » based upon the conventions of the United Nations’ International Labour Organization. The principles set forth in this code include, among others, a minimum employment age and safe working requirements. The CCC also pressures retailers and manufacturers to adopt the Code of Labour Practices and many successful campaigning by the CCC has led many businesses to adopt this Code of standards for suppliers.

6.2.2.3.2 The Garment Industry Development Corporation (GIDC)

Figure 48: Images of GIDC (Photo courtesy of gidc.org )

The Garment Industry Development Corporation (GIDC) is a non-profit organization established in 1984 and has evolved into a multi-tiered service organization providing marketing, buyer referrals, and training and technical assistance to New York apparel manufacturers and workers. GIDC’s main aim is to provide for a worker’s education and GIDC’s Board of Directors include some of the top leaders of New York’s Fashion industry including; Elie Tahari; Thomas Murry – COO, Calvin Klein; and Bud Konheim – CEO, Nicole Miller. This shows the awareness of top fashion retail players who are concern about the rights and working environment of their workers.

6.2.3 The Need for Intervention: Animal Rights

6.2.3.1 People for the Ethical Treatment of Animals (PETA)

Figure 49: Logo of PETA (Photo courtesy of peta.org )

People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) in the US claims the largest animal rights group status in the world. PETA focuses on four core issues: factory farming, fur farming, animal testing and animals in entertainment and has continuously campaigned against the killing of animals. In the fashion retail industry, PETA, along with other animal rights groups have called for attention to the extraction of fur and other practices they consider cruel.

7 PREDICTING THE FUTURE OF FASHION RETAIL: ONLINE SHOPPING

Online shopping is the process whereby consumers directly buy goods, without an intermediary service over the Internet. Online shopping provides many advantages such as convenience, price and selection and information and reviews, where ratings from other fellow shoppers are given as an indicator of how popular an item is.

In the realm of fashion retail, we look to fashion blogs as the key to online shopping. A fashion blog can cover many things such as clothing and accessories. They cover fashion at all levels from the biggest names to the smallest indie designers and clothing worn by people on the street (Newman, Andrew Adam, 2006). Influential fashion blogs include Catwalk Queen and Style Bubble in the United Kingdom, with the latter named among the Evening Standard’s ‘London’s 1000 most influential’ in the Fashion category.

Recent media reports mentioned that many fashion blogs have become increasingly profitable, and that the influence of fashion blogs within the fashion industry is expanding. As fashion is driven by trends and fashion blogs provide new ways to follow these trends, it is most certainly they will have a considerable long-term influence on the fashion retail industry. It could also be said that fashion blogs are now developing from a hobby, to a viable new media business.

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Bilan en demi-teinte pour la première quinzaine des soldes d’hiver

Créé le 02-02-2012 nouvel obs

Les ventes de la première quinzaine des soldes d’hiver sont stables, mais les chiffres cachent de fortes disparités selon les types de magasins, et les perspectives d’ici la fin de l’opération le 14 février sont « fragiles » dans un contexte de crise.

L’Institut français de la mode (IFM), qui fait référence, a publié mardi les chiffres des deux premières semaines des soldes, traditionnellement les plus actives de l’opération, qui durent cinq semaines.

En moyenne, « ce n’est pas extraordinaire, mais ce n’est pas non plus la catastrophe », indique Gildas Minvielle, responsable de l’observatoire économique de l’IFM, rappelant qu’en 2011, la première quinzaine des soldes avait donné lieu à des ventes entre 0 et +1%.

Par circuits, les chiffres sont toutefois « assez contrastés », avec une « prime » à certains magasins de centre-ville, relève-t-il.

Les magasins dits « populaires », catégorie qui comprend pour l’essentiel le réseau Monoprix, signent la meilleure performance avec une hausse des ventes entre 10% et 15%.

Les grands magasins, les hypers et supermarchés d’autres enseignes, ainsi que les chaînes de grande diffusion (qui vendent à la fois des vêtements homme, femme et enfant et sont souvent situées en périphérie comme Kiabi ou La Halle) affichent une hausse entre 0 et +5%.

Mais les ventes des indépendants multi-marques et des chaînes spécialisées (type H & M, Zara …) ont reculé entre -5% et 0%.

« Les perspectives pour les semaines de soldes restantes sont fragiles » et 48% des distributeurs anticipent une activité négative, précise l’IFM.

De leur côté, les commerçants sont plus ou moins satisfaits de la première quinzaine des soldes.

« Bilan pas bon pour l’instant »

Les centres commerciaux affichent une fréquentation proche de l’année dernière (+0,3%), tandis que le chiffre d’affaires progresse « de l’ordre de +1 ou 2% », selon Jean-Marie Silberstein, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC).

« Les achats bon marché fonctionnent bien en période de crise, le consommateur est à l’affût de bonnes affaires », estime-t-il.

Côté e-commerce, la fédération du secteur a annoncé pour la première semaine un bond des ventes de 14% (+18% pour les sites à dominante textile).

« Certains d’entre nous sont contents, d’autres moins », indique pour sa part Bertrand Morvan, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH, indépendants).

« On n’a pas forcement vendu des grosses pièces, peut-être les vendra-t-on à partir de maintenant avec la vague de froid. Je pense que ce ne sera pas un si mauvais cru que ça », prévoit-il.

« Le temps frais va sûrement doper un peu les ventes, en particulier de grosses pièces », renchérit Jean-Marc Genis, président de la Fédération des enseignes de l’habillement (FEH), qui fédère les chaînes, dont les ventes ont reculé d’environ 2% sur la première quinzaine.

Pour François-Marie Grau, délégué général de la Fédération française de prêt-à-porter féminin, « le bilan n’est pas bon pour l’instant ».

En cause « essentiellement le problème de pouvoir d’achat que rencontrent les consommateurs ». En attestent les ventes du segment bas de gamme, qui souffrent le plus, relève-t-il.

Il cite aussi « les problèmes climatiques », avec un froid arrivé tardivement, et la monté en puissance des « soldes flottants, promotions, soldes privés, et prix barrés sur internet ».

Le secrétaire d’Etat au Commerce Frédéric Lefebvre a annoncé lundi dans le cadre de la manifestation Passion Commerce sa décision de confier au Crédoc une mission sur la question des soldes, soldes flottants, promotions, ventes et soldes privés, ont indiqué ses services.

Il s’agit de dresser un bilan, trois ans après la Loi de modernisation de l’économie (LME), qui régit le système des soldes et promotions, et d’apprécier si des modifications sont nécessaires.

Aldo Bensadoun: le génie du détail

Publié le 11 février 2012 

Ses grands-parents étaient cordonniers en Algérie. Ses parents ont eu des... (Illustration André Rivest)
  • Jean-Philippe Décarie

Ses grands-parents étaient cordonniers en Algérie. Ses parents ont eu des magasins de chaussures au Maroc. Lui, Aldo Bensadoun, a fondé – à partir de Montréal, il y a 40 ans exactement – un empire de commerces de chaussures sur lequel le soleil ne se couche jamais. Plus de 1600 magasins Aldo desservent des millions de clients dans près de 70 pays et il s’ouvre plus d’une centaine de nouveaux Aldo chaque année. Portrait d’un génie du commerce du détail.Malgré ses succès retentissants, Aldo Bensadoun est toujours resté quelqu’un d’éminemment réservé. Un peu à l’image du siège social du groupe qu’il a fondé et où s’activent chaque jour plus de 900 employés à Ville Saint-Laurent.

Il s’agit d’un superbe édifice discrètement établi dans un nouveau développement du nord de Montréal que personne ne voit mais qui révèle une architecture intérieure splendide, inondée de lumière et où trône, en plein milieu de la place centrale, un olivier.

«L’olivier, c’est un symbole de paix, de réconciliation et de longévité», m’explique Aldo Bensadoun, qui prend le temps de me faire réaliser le tour du propriétaire et de me présenter à ses principaux collaborateurs, dont Réjean Dionne, PDG du Groupe Aldo, qui est à ses côtés depuis bientôt 30 ans.

«J’ai des partenaires, Robert Houle et Serge Ranger, qui sont là depuis les débuts en 1972», insiste-t-il.

Fils de Pieds-noirs, Aldo Bensadoun a fait ses études en France avant de terminer son cours universitaire en commerce à l’Université McGill et de tomber en amour avec la ville. C’est ici qu’il décide de démarrer l’entreprise qui est devenue en 40 ans une gigantesque opération planétaire.

«J’ai étudié à Cornell et à McGill à la fin des années soixante. Le mouvement hippie et la contestation m’ont beaucoup marqué. Cela a influencé ma façon de faire des affaires. Je comprends les indignés d’aujourd’hui», observe Aldo Bensadoun.

Aldo en quelques chiffres

Même si son fondateur hésite à le confirmer, Le Groupe Aldo est probablement aujourd’hui le plus important designer et détaillant de chaussures au monde. Jugez-en un peu:

– Aldo Bensadoun est propriétaire de 1 000 magasins Aldo au Canada, aux États-Unis, en Angleterre, en Irlande et en Norvège. Plus de 600 Aldo supplémentaires sont opérés en franchises dans plus de 60 autres pays.

– Aldo possède aussi la bannière Call it Spring qui regroupe 150 magasins au Canada et aux États-Unis et qui opère ses propres boutiques dans 500 magasins J.C. Penney aux États-Unis.

– Le groupe Aldo est propriétaire de la bannière Globo qui possède 26 magasins au Canada et de la chaîne Little Burgundy destinée aux adolescents et qui compte 25 magasins exclusivement dédiés à la vente de grandes marques.

– Le groupe Aldo ne réalise aucune activité de fabrication, mais il compte sur un réseau d’une dizaine d’usines dans le monde (Chine, Europe de l’Est, Amérique du Sud, Italie) qui répond à ses besoins exclusifs, en plus d’avoir plusieurs fournisseurs en sous-traitance.

Depuis ses tous débuts, Aldo conçoit toutefois tous ses modèles de chaussures. Au siège social de Montréal, une centaine de designers s’activent 12 mois par année à créer les nouveaux modèles de souliers, bottes et sandales qui vont meubler les étalages des chaînes Aldo, Spring et Globo.

Durant notre visite, Aldo Bensadoun, n’hésite pas à entrer dans les ateliers de ses designers qu’il connaît tous. Il nous présente une jeune recrue française et deux jeunes designers asiatiques.

«On recrute partout et notamment beaucoup au collège La Salle. On a besoin de designers mais aussi de responsables de lignes de produits ou de gens qui vont repérer les tendances de la mode dans bien des pays», explique-t-il.

Ainsi, le Groupe Aldo a une équipe de 30 personnes qui ne fait que surveiller les nouvelles tendances dans tous les secteurs de la mode. Ils sont localisés aux quatre coins du monde, ils sont les antennes du groupe à Paris, Londres, Shanghaï… et rapportent leurs observations à l’équipe de création de Montréal.

Engagement social

«C’est bien de voir un jeune d’Alma commencer sa carrière dans une boutique chez lui, puis venir à Montréal s’occuper de marketing pour se retrouver à Paris, responsable de collections. C’est aussi notre mission de faire évoluer nos employés», expose Aldo Bensadoun.

Tout au long des deux heures de notre rencontre, M. Aldo – comme les employés du siège social l’appelé amicalement et respectueusement – insiste sur le mandat social de son entreprise.

«Ce qui nous importe lorsqu’on engage quelqu’un c’est la passion qu’il démontre. Mon rôle c’est de leur permettre de développer au maximum cette passion», dit-il.

Lors de notre passage, le siège social du groupe Aldo était particulièrement fébrile puisqu’une centaine de visiteurs étrangers représentants les 60 pays où Aldo possède des franchises étaient sur place pour se faire expliquer les prochaines tendances du groupe.

«C’est le Market Week. Chaque année, on reçoit les responsables des achats de nos franchisés étrangers. On leur montre nos nouveaux modèles et eux prennent les commandes selon leurs besoins», explique le président d’Aldo.

Mais ces visiteurs devront participer à une journée dans la communauté pour réaliser du travail de bénévolat.

«On choisit une cause et on passe la journée à peinturer une école défavorisée ou un centre communautaire. On veut que nos associés étrangers comprennent bien notre engagement social», insiste Aldo Bensadoun.

La décision stratégique marquante

Même si son entreprise a considérablement évolué en 40 ans et que les ventes en ligne représenteront bientôt 10% de son volume d’affaires global, Aldo Bensadoun considère que sa décision stratégique la plus marquante a été celle de lancer, dès le départ, sa propre marque de chaussures.

«Ça ne se faisait pas à l’époque. C’était un peu fou. Mais je voulais offrir quelque chose de différent et le meilleur moyen c’était de le faire moi-même. Ç’a été ma meilleure décision», considère-t-il aujourd’hui.

Au départ, Aldo a ouvert des boutiques dans les magasins Le Château et offrait donc lui aussi des produits exclusifs. Le concept a rapidement débordé et le groupe s’est lancé aux États-Unis en 1982.

«Aujourd’hui c’est mon fils David qui est le président responsable des opérations et c’est mon autre fils, Douglas, qui est directeur général du design et de la marque Aldo. Ce sont les deux secteurs fondamentaux. C’est ça qu’il faut toujours faire évoluer», estime le fondateur d’Aldo.

Le Groupe ALDO est une canadienne société qui possède et exploite une chaîne mondiale de magasins de chaussures et d’accessoires. La société a été fondée par Aldo Bensadoun dansMontréal , Québec , en 1972, où son siège social restent aujourd’hui. Il a grandi pour devenir une société dans le monde entier, avec près de 1600 magasins sous diverses bannières de détail 5:ALDO , Call It Printemps / Spring, Locale / Feetfirst, Globo et Petite-Bourgogne. Il ya aussi ALDO Accessoires, ALDO Outlet, Liquidation ALDO, Liquidation de printemps, et les magasins de dédouanement. Magasins au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et l’Irlande sont détenus par le Groupe tandis que les magasins sont franchisés internationaux. La société une fois exploité le maintenant fermé ou re-marque bannières Simard & Voyer, Chaussures chrétiennes, Access, Pegabo, Transit, Stoneridge, et FIRST (qui était la version américaine de Feetfirst).

Histoire

Chaussures ALDO a été fondée au Canada en 1972 comme une concession au sein de chaussures Le Chateau . Le groupe d’origine inclus magasins à Montréal, Ottawa, Québec et Winnipeg. Le premier magasin ALDO autonome a ouvert ses portes à Montréal, en 1978. La marque élargi dans les années 1980 et 1990, avec des magasins opérant sous le nom de l’ensemble du Canada ALDO. Le premier magasin a ouvert ALDO internationale aux États-Unis en 1993 à Boston, Massachusetts. Le premier magasin en dehors de l’Amérique du Nord a ouvert en Israël en 1995. La marque élargi dans les années 2000 en Arabie saoudite en 2001, l’Angleterre en 2002, et à Singapour en 2003.Depuis lors, le Groupe ALDO, ALDO et avec le Call It Printemps / Spring bannières, a encore élargi sur le marché international, et par la fin de 2011, la compagnie exploitera plus de 600 franchises dans 63 pays à travers le monde .

En 1991, la société a lancé le «Transit» bannière au Canada, qui devint plus tard «Le Printemps» lors du lancement aux Etats-Unis Cinq ans plus tard, ils ont commencé à la «Feetfirst » bannière qui s’adresse à une clientèle plus âgés. En outre, la société exploite « Chaussures Globo » orientée vers le marché de la famille. En 2008, la société a commencé à re-marque certains de ses « Stoneridge » magasins « Little Burgundy» magasins. Les nouveaux «Petite-Bourgogne » magasins vendent des chaussures de marque et accessoires de plus de soixante-dix designers. 

En 2010, la société a de nouveau commencé à évoluer quand il a présenté, au Canada, un nouveau concept de magasin appelé « locale », qui remplacera l’actuel «Feetfirst« magasins. « Locale » est une des chaussures et des accessoires magasin concept de boutique de style visant à de jeunes professionnels, il offre un certain nombre de noms de marque. La société a également relancé la marque Pegabo qui était sa propre chaîne de magasins et est actuellement en vente la marque dans les magasins Feetfirst et locale. Au printemps 2011, la marque a également lancé Pegabo à La Baie magasins au Canada. 

Également au cours de 2010, la société a fait des annonces importantes qui ont conduit à l’expansion majeur sur le marché américain. Le Groupe ALDO et JCPenney a annoncé le lancement de l’appel de marque Spring Elle qui se vendra comme un concept shop-in-shop dans JCPenney magasins à travers les États-Unis.  Le Call It printemps concept est devrait être en 600 JCPenney magasins par l’automne 2011 et JCPenney sera le seul département détaillant boutique de la marque. Le Groupe ALDO a également annoncé que son partenariat avec Kohls grands magasins pour concevoir et produire des produits exclusifs de chaussures qui seront vendues sous les noms de marques privées et exclusives . Les nouveaux produits conçus ALDO sera lancé en Kohls magasins pour le printemps la saison 2011. 

ALDO a pour but de cibler les clients dans la rue, parce que Aldo Bensadoun est «un fervent partisan de ce que la mode commence dans la rue avec les événements politiques et économiques se passe dans le monde. »  Aujourd’hui, le Groupe ALDO sources environ 60 pour cent de son produits en Chine. Il a aussi des chaussures faites dans d’autres centres d’Asie ainsi que dans le Brésil, Europe de l’Est et l’Italie. Être capable de passer rapidement à une usine avec la capacité de produire est un avantage dans un secteur où le succès dépend d’obtenir les dernières modes sur le plateau dans quelques semaines.

ALDO Next Step

En 2008, la société a lancé son programme Next Step visant à passer au vert et de plus en plus respectueux de l’environnement. La première étape du programme était de lancer une nouvelle boîte de design de chaussures qui a incorporé une poignée dans la boîte, ce qui élimine la nécessité pour les clients d’utiliser un sac pour prendre leur maison achats. La société a également changé les sacs qu’il ne utiliser pour être fabriqués à partir de papier sans bois. 

ALDO + de YouthAIDS

Partenaires ALDO annuellement avec YouthAIDS, un programme d’éducation et de prévention de l’ISP à l’aide des médias, la culture pop, la musique, le théâtre, et des sports pour arrêter la propagation du VIH / SIDA. Selon le site Web d’ALDO, la société présente des produits de collecte de fonds chaque année pour la programme, et a généré 3,5 milliards de dollars en dons à ce jour. [ En 2005, la société a lancé le premier Combats Aldo sida campagne mettant en vedette des portraits de célébrités comme Ludacris, Charlize Theron et Adrian Brody, sous la direction créative de Neil Kraft et Kraftworks NYC. 

Localisation

Selon son site officiel, ALDO a une présence dans près de 70 pays et territoires. 

http://www.globoshoes.com/

http://www.aldoshoes.com/country

Tendances Retail 2012

17 JANVIER 2012 BY  

L’agence de Marketing Idea Works a publié sur son blog ses prédictions 2012 pour le secteur du Retail. La tendance générale est que tout se brouille et se confond : le monde physique se mélange au digital, les fabricants se convertissent en distributeurs, les acteurs globaux se transforment en héros locaux,…
WGSN est la principale ligne de tendance d’analyse et de services d’investigation qui fournie une information et des tendances tant créatives que rapporteuses d’affaires aux industries de la mode, du style et du Retail en général. A cette occasion, elle propose aux retaillers d’améliorer et réorienter leurs efforts au service client en développant des formes plus sophistiquées pour une expérience d’achat plus raffinée.
Le 27 janvier prochain, à l’occasion du BCN Retail Lab, Isabel Mesa, Country Manager Espagne et Portugal de chezWGSN expliquera comment utiliser les réseaux sociaux comme élément dynamisant de la marque.

 

TENDANCES 2012

Idea Works définie cette année comme une année de limites et barrières toujours plus diffuses. En s’éloignant de l’image floue donnée par la boule de cristal, on peut remarquer que 3 grandes tendances dans le Retail pour 2012 : Digitalisation, globalisation et polarisation.
1.    Digitalisation – Le Retail continue de se transformer et bits et bytes, que ce soit en partie due au commerce électronique comme l’incorporation da la technologie dans les points de vente physiques ou encore la digitalisation des produits. Cette digitalisation affecte également la taille des boutiques qui ont tendance à proposer moins de produits et à devenir par conséquent plus petites.

2.    Globalisation et localisation – En partie à cause du manque de croissance des marchés nationaux, les détaillants s’empressent de se développer dans le monde entier. En même temps, les retaillers globaux ouvrent des délégations locales qui donnent appui aux boutiques en ligne en pariant de ce fait sur les envois gratuits.

3.    Polarisation – Plus que jamais, le commerce de détail se polarise dans les segments du luxe et du  low cost, tendance qui se poursuivra en 2012.
En plus de ces tendances clés s’ajoutent :

1.    L’essor des acheteurs SoLoMo – « SoLoMo » est l’abréviation de “Social”, “Local” et “Mobile”. Terme employé quand les acheteurs équipés de Smartphones sont simultanément en train de rechercher et comparer pour acheter tout en sociabilisant ses achats profitant ainsi d’offres locales qu’ils reçoivent sur leurs dispositifs.

2.    Mashops et Digitail – Deux mots à la mode qui signifient au fond la même chose: “mash ups” technologiques et la combinaison du digital et du Retail (Digitail). Il est difficile de déterminer où s’arrête la boutique physique et où commence la digitale et on s’attend à voir des expériences interactives digitales dans les boutiques physiques, c’est-à-dire des terminaux qui permettent aux clients d’acheter sur le web s’ils ne peuvent trouver ce qui leur faut dans le point de vente.

3.    Responsabilité dans le Retail – La consommation rationnelle s’accélère. De plus en plus d’acheteurs preferent les commerçants qui sont sociables et responsables vis-à-vis de l’environnement, et qui en plus apportent des benefices sur les communautés locales. Une tendance qui est en plein essor depuis quelques années et qui devrait se confirmer en 2012.

4.    Déploiement des panneaux digitaux – L’achat à travers le mobile explosera en 2012, et il faudra tirer un maximum de partie sur les facilités de paiement qui peuvent se traduire par une augmentation du panier moyen.

5.    Boutique Hangout – Les points de vente physiques comme un centre d’expérience. Les meilleurs retailleurs savent que « le temps de séjour dans le magasin est le même que le temps d’achat » et profitent de ça pour tenter les clients de rester et jouer.

6.    Pop-up Store dans des lieux insolites – Nous avons vu en 2011 comme Tesco Home Plus a créé unsupermarché virtuel dans le métro de Séoul. La technologie sera un grand allié dans ce genre de stratégie.

Basées sur l’analyse du consommateur global, les dernieres tendances du Retail et les innovations WGSN recommendent de prendre en compte en 2012:

1.    Convenance – Pour les retaillers online, le processus d’achat est un facteur clé pour que ses clients reviennent. Par exemple, Zappos, la plus grande boutique en ligne de chaussures, offre des ventes libres dans chacun des deux canaux de vente de ses produits tout en incluant une politique de renvoi tous les jours de l’année 24h/24.

2.    Minimalisme – La tendance pour 2012 est d’avancer vers la boite blanche, une décoration simple et un usage plus efficient de l’espace.

3.    Neutralité – La neutralité a de plus en plus de succès dans le monde du Retail de la mode et sur les passerelles. Le modèle Andrej Pejic s’est beaucoup fait remarquer grâce à son apparence neutre. On peut observer cette tendance sur les mannequins et les campagnes de mode en général.

4.    Transformation – Dans la vitrine, WGSN conseille aux retaillers d’ajouter des caractéristiques commerciales pour que le visiteur prolonge son temps de séjour dans le point de vente.

5.    Héritage – Beaucoup de designers apportent des caractéristiques personnelles dans leurs boutiques, ce qui provoque chez le client une connexion avec la marque tout en la découvrant.

Plus de la moitié de la consommation chinoise de produits de luxe a lieu à l’étranger : rapport

 2011-11-22   xinhua
Plus de 50% des achats de produits de luxe par les consommateurs chinois ont lieu à l’étranger, dont la moitié dans des magasins duty-free, selon un rapport publié lundi.Le Rapport 2011 sur le luxe en Chine a été conjointement publié par le Centre de recherche sur les produits et services de luxe de l’Université de commerce international et d’économie (UIBE) et Fortune Character, un magazine d’art de vivre destiné à un lectorat riche.Au total, 115 produits de 65 marques internationales de luxe sur les marchés chinois et étrangers ont fait l’objet d’une étude dans le cadre de ce rapport.

Les résultats indiquent que la plupart des produits de luxe vendus sur le marché chinois sont plus chers que ceux qui sont proposés à l’étranger.

« Les écarts entre les prix, qui encouragent les Chinois à dépenser davantage à l’extérieur du pays, sont en partie dus aux taxes et aux frais additionnels générés lors de la l’acheminement des marchandises et des ventes, a expliqué Yu Wenlong, directeur général en Chine de Buden & Zorweg, une marque de luxe de renommée mondiale.

Des magasins hors taxes sont actuellement à l’essai dans les villes de Sanya et Haikou, dans la province de Hainan (sud).

Les magasins chinois duty-free doivent changer de modèle d’activité et fournir davantage de services commerciaux, tels que la présentation des marques et produits, ainsi que des services de loisirs, a indiqué Zhou Ting, directeur exécutif du Centre de recherche pour les produits et services de luxe à l’UIBE.