Category Archives: Discount

Aire-sur-la-Lys : Cash Converters est ouvert sur la zone commerciale de Carrefour

PUBLIÉ LE 11/07/2013 – La Voix du Nord

L’offre commerciale de la zone de Carrefour s’est enrichie d’une nouvelle enseigne. Cash Converters s’est installé, là où travaillèrent Eldi puis le CIC, pendant les travaux de son local du centre-ville. C’est ouvert à l’achat depuis une semaine.

« Après un travail d’ingénieur agroalimentaire puis un restaurant dans le Vieux-Lille, je voulais retrouver des horaires plus classiques tout en restant dans le commerce. Le salon de la franchise, à Paris, m’a présenté cette opportunité qui m’a paru très intéressante. » Il a été séduit, dit-il, par la notoriété de l’enseigne, qui dispose de cent trente magasins en France, l’attractivité de la zone airoise qui accueille régulièrement de nouveaux magasins et le concept. « Le client vient avec sa marchandise. Quand nous tombons d’accord sur un prix, il repart immédiatement avec des espèces, un chèque s’il s’agit de bijouterie. Si un appareil tombe en panne, celui qui nous l’a vendu ne sera pas inquiété. C’est le magasin qui réglera le problème. L’avantage par rapport à un dépôt-vente, c’est que c’est rapide, qu’il ne faut pas attendre la vente du produit. On repart immédiatement avec ses sous. »

Les clients affluent

Depuis quelques jours, les clients affluent, après avoir vidé garages, greniers ou armoires. À part les meubles, trop encombrants, et les vêtements, pour l’hygiène, Cash Converters achète tout ou presque, outillage, électroménager, informatique, CD et DVD, appareils photo, livres, cycles, instruments de musique, téléphonie. Ce qui ne vous sert plus trouvera une nouvelle vie en étant revendu à d’autres, à prix modéré. Le magasin se remplit progressivement. Il sera ouvert à la vente dans les premiers jours d’août.

Cash Converters, rue Jean-Monnet à Aire-sur-la-Lys. Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h. Tél. 07 85 45 05 85.

http://franchise.cashconverters.fr/?gclid=CLWJ7d-QsrgCFUbHtAodUicAUA

BABOU OUVRE UN NOUVEAU MAGASIN FRANCHISÉ AU MANS

01/01/2013

Bientôt un 2ème magasin Babou au sein de l’agglomération du Mans ! Un bâtiment de 3000 m2 s’apprête à être construit dans la nouvelle zone commerciale inaugurée fin août au nord du Mans. Le terrain était initialement réservé à 2 autres enseignes, avant qu’elles ne fassent marche arrière. C’est finalement le réseau Babou, spécialisé dans les produits discount de la maison et de la personne, qui s’implantera sur la zone. La commission départementale d’aménagement commercial de la Sarthe a rendu un avis favorable. L’ouverture de ce nouveau magasin est espérée pour septembre 2013.

Le réseau, qui se développe en franchise depuis 1978, compte près de 80 points de vente aujourd’hui.

Marie Couturier, Toute la Franchise ©

www.babou.fr/

Travail dominical: les magasins Bricorama d’IDF en appellent aux préfets

 

Créé le 02-11-2012

 PARIS (AFP) – Les magasins franciliens Bricorama, menacés de fermeture dominicale après le rejet par la justice de leur demande d’appel mercredi, s’adressent aux préfets, pour qu’ils réexaminent leurs demandes de dérogations, a annoncé vendredi l’enseigne de bricolage.

Le 31 octobre, la Cour d’appel de Versailles a contraint Bricorama à respecter la loi sur le travail dominical, en confirmant un jugement lui interdisant d’ouvrir ses magasins en Ile-de-France le dimanche sans dérogation, sous peine d’astreinte de 30.000 euros par établissement.

« Les directeurs des magasins Bricorama (…) sollicitent à nouveau des rendez-vous auprès des préfets pour le réexamen des demandes de dérogations exceptionnelles et temporaires pour l’ouverture dominicale jusqu’à ce que les problématiques liées à la distorsion de la concurrence, instaurées par la législation actuelle soient définitivement réglées », indique Bricorama dans un communiqué.

En effet, le directeur de l’enseigne Jean-Claude Bourrelier a déjà interpellé le président de la République, le gouvernement et les parlementaires, pour réclamer un changement de la loi qui régit les ouvertures le dimanche.

Il fait notamment valoir que le bricolage, troisième poste de loisirs des Français, est exclu de la liste des commerces autorisés à ouvrir le dimanche, contrairement à l’ameublement et au jardinage.

Dénonçant une « injustice », il ajoute que Bricorama est « le seul à être poursuivi », alors que nombre de ses concurrents sont ouverts le dimanche « en toute impunité depuis parfois plusieurs dizaines d’années ».

Dans son communiqué, Bricorama argue en outre qu’il en va de l’intérêts de ses collaborateurs, environ 300, volontaires, qui bénéficient d’une récupération et voient « leur salaire horaire de base multiplié par trois », en cas de travail dominical.

Un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire a déjà été convoqué pour le 7 novembre, indique le communiqué.

L’enseigne avait indiqué mercredi qu’elle envisageait « très sérieusement », sur les conseils de ses avocats, de fermer dès le 11 novembre ses 32 magasins d’Ile-de-France – qu’elle avait maintenus ouverts malgré l’interdiction – mais qu’elle devait d’abord consulter ses salariés

http://www.bricorama.fr/

DIA lance un nouveau concept de magasin de produits frais

Par Jessica Berthereau | 02/11

L’enseigne espagnole de « hard-discount » séparée de Carrefour depuis un an et demi lance un nouveau format, DIA Fresh  : des petits magasins au coeur des villes offrant en majorité des produits frais.

DIA lance un nouveau concept de magasin de produits frais

Des fruits et légumes, des produits frais prêts à consommer, de la volaille, du poisson, de la viande et quelques laitages et produits secs : voilà ce qui peut être trouvé dans un DIA Fresh, le nouveau concept de magasin présenté, mercredi, par le « hard-discounter » espagnol. Du pain et des viennoiseries tout juste sortis du four et des bonbons viennent compléter cet assortiment, qui ne compte aucun produit de soin ni de cosmétique.

Ce nouveau format, qui vient s’ajouter à DIA Market et DIA Maxi, s’inscrit dans la stratégie de proximité de l’enseigne espagnole, a expliqué Ana María Llopis, présidente de DIA, en plein milieu de la boutique pilote de Madrid.

Doubler le réseau en Espagne

Il existe actuellement une dizaine de DIA Fresh répartis entre la capitale, Barcelone, Séville et Valladolid. L’ancienne filiale de Carrefour compte doubler ce réseau d’ici à la fin de l’année et n’écarte pas, dans un second temps, de développer ce format hors de son marché domestique – le groupe est aussi présent en France, au Portugal, en Turquie, au Brésil, en Argentine et en Chine. De petite taille – entre 150 et 200 m 2, de 4 à 6 employés -, les magasins DIA Fresh sont logés au coeur des villes et offrent aux citadins des horaires d’ouverture assez amples (de 9 h 30 à 21 h 30).

« Avant la crise, cette tendance de la proximité existait déjà. La crise l’accélère parce que les gens sont moins disposés à prendre la voiture, à perdre du temps et à dépenser en essence pour faire leurs courses », explique Ana María Llopis. Sans compter le fait que « les zones urbaines recommencent à se remplir, de jeunes, de retraités, qui recherchent la proximité ».

Séparé de Carrefour depuis maintenant un an et demi, DIA affiche une santé insolente, lisible sur son cours de Bourse qui s’est revalorisé de 37 % depuis le début de l’année (voir ci-contre). Sur les neuf premiers mois de l’année, le groupe a présenté un bénéfice net ajusté en hausse de 27,6 %, à 115,4 millions d’euros. Ses ventes ont progressé de 4,6 % dans la péninsule ibérique, un marché pourtant déprimé par la récession et la baisse de la consommation. Comme toujours, ce sont les pays émergents qui tirent les revenus du groupe, avec une progression des ventes de 21,1 %. La France est le seul point noir au tableau, les ventes y chutant de 6,8 %.

Ces solides résultats ont permis au groupe de revoir à la hausse ses prévisions pour 2012 lors de sa première journée investisseurs mercredi. Le « hard-discounter » envisage maintenant un résultat avant intérêts, impôts et charges financières (Ebitda) entre 595 et 600 millions d’euros, contre une précédente estimation de 590 millions.

Hormis le développement de DIA Fresh, le « hard discounter » veut maintenant intégrer la branche ibérique de Schleker, le réseau de drogueries racheté il y a peu, lancer le format Maxi II en France, articuler son développement en Chine autour de Shanghai et augmenter sa rentabilité en Turquie.

jberthereau@lesechos.fr

http://www.dia.fr/

http://www.diacorporate.com/diawebapp/web/home.jsp?lang=fr

Argentine: Carrefour achète les 129 magasins de la chaîne discount Eki

eudi 14 juin 2012, 20h13
Le géant français de la grande distribution Carrefour a annoncé jeudi l’achat, pour un montant non précisé, des 129 magasins de la chaîne discount Eki en Argentine.

L’ensemble, principalement situé dans la capitale Buenos Aires et sa périphérie, comprend 110 magasins de proximité et 19 petits supermarchés. Il s’agit de la première acquisition de Carrefour, depuis l’arrivée à la tête du groupe du nouveau PDG Georges Plassat.

Eki, qui compte 2.300 employés, se trouve en cessation de paiement depuis 2011.

« Avec cette acquisition, Carrefour renforce sa position de leader en Argentine et élargit son réseau de magasins de proximité », a commenté le groupe dans un communiqué, en précisant que l’opération restait soumise à l’approbation des autorités de la concurrence.

« Une partie importante de l’investissement prévu – plus de 300 millions de pesos (51,8 millions d’euros) – serait destiné à préserver l’emploi, payer les salaires et à régler d’autres questions sociales en suspens », avait indiqué en mai le ministère argentin du travail.

Nouveau concept magasin : Top Office passe au Drive

8 juin 2012

Le Drive s’invite chez Top Office. L’enseigne de fournitures de bureau en a intégré un dans son nouveau concept, qui sera étrenné le 13 juin prochain dans le magasin d’Augny, en périphérie de Metz (Moselle). « Nous voulons tester la formule sur plusieurs magasins, explique Yannick Savina, directeur marketing et e-commerce de Top Office. Nous sommes quasi-certains que cela marchera car notre clientèle n’est pas composée de grands comptes qui se font livrer au bureau mais de petits entrepreneurs très mobiles, qui sont beaucoup sur la route ».

Ce nouveau service s’inscrit dans le cadre d’un nouveau concept mis au point avec le concours de l’agence de design AKDV Paris, au terme de deux ans de réflexion sur le positionnement de l’enseigne. L’enseigne s’est dotée d’un nouveau slogan, « C’est pas triste le bureau ! » et a revu son logo pour mieux le distinguer du leader Office Depot. Le mot Top y est plus important que le mot Office, pour mieux distinguer l’enseigne de sa rivale américaine…

Le comptoir des services, pivot du magasin

Mais le changement n’est pas seulement cosmétique. « Nous voulons apporter le maximum de services et les proposer de la manière la moins austère possible, sans renoncer aux prix bas », décrit Yannick Savina. Le milieu du magasin est désormais occupé par un comptoir de services proposant des prestations très complètes de reprographie, réalisées sur place.

Au rayon papeterie un bar à stylos permet de tester ces derniers. Une « tour de classeurs » théatralise cette offre un peu rébarbative. L’espace dédié à l’aménagement du bureau présente les produits en situation comme dans un show-room.

Une colonne de classeurs égaye le rayon papeterie

Après Metz, un nouveau point de vente de 1 1200 m² (la surface idéale pour un Top Office), le magasin de Lens (Pas-de-Calais), sera réaménagé au nouveau concept. Un troisième doit encore l’adopter en vue de parfaire le test.

Si le succès est au rendez-vous, le déploiement commencera en 2013. Créé par Patrick Mulliez et André Guilbert, respectivement fondateurs de Kiabi et du fournituriste Guilbert, Top Office compte 36 magasins en France pour un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 110 millions d’euros TTC.

Les clefs du nouveau concept Le Mutant

3 Avril 2012

Le Mutant

En difficultés ces dernières années, la Coop de Normandie-Picardie teste un nouveau concept pour son enseigne Le Mutant. Sans vouloir renier le discount dur de ses origines, la coop a opté pour une ambiance générale plus marchande. Une dose de soft-discount dans la lignée du nouveau concept Aldi en cours de déploiement en Belgique et en Allemagne.

Dans le rouge ces trois dernières années, la Coop de Normandie-Picardie – affilié U pour ses 2 hypers et ses 12 supermarchés – teste de nouvelles enseignes en proximité : C Express et U Express LM, variante d’un U Express dopé aux produits Le Mutant.

La coopérative de consommateurs (833,1 M€ de chiffre d’affaires TTC en 2011) relance aussi son enseigne Le Mutant (166 magasins), après le remède de cheval prescrit l’an dernier : 28 Mutant et une plate-forme fermés. Un nouveau concept est testé depuis quelques semaines à Poix-en-Picardie (Somme) et à Val-de-Reuil (Eure).

Moins paupérisant

Le magasin de Val-de-Reuil tranche d’emblée avec le Mutant ancien concept de Louviers, la ville voisine. Tout en veillant à rester dans l’univers discount, l’enseigne s’éloigne de la version pure et dure à l’allemande. L’ambiance est plus accueillante, plus lumineuse, moins paupérisante.

Des efforts esthétiques ont été faits, surtout au frais. Aux rayons crémerie/ultra-frais, les gondoles bleues sont surmontées de messages vantant LM, la MDD : « des prix bas permanents », « des produits de qualité ». Face aux caisses, cinq TG promo rose bonbon (« zone promo ») ont été ajoutées. En fin de parcours, la zone frais est rehaussée par un rayon boul-pât LS sur fond noir (avec point chaud).

Le mobilier, aussi, a changé. Fini les racks basiques à l’épicerie, remplacés avantageusement par des étagères. Moins hautes, elles contribuent à rendre l’ambiance générale plus marchande.

http://www.lemutant.fr/

Emmaüs déménage et ouvre un nouveau magasin

Ouest-France 03 mars 2012
  • Gilles Guermont, adjoint au responsable d’Emmaüs Rennes, entouré de Arnaud, compagnon (à gauche) et Maryse et Sylvie, du chantier d’insertion, aménagent la nouvelle salle des ventes.

La communauté Emmaüs, à l’étroit rue des Ormeaux, transfert sa salle de vente au 21, rue de la Donelière, dans le quartier Nord-Saint-Martin, à côté de sa recyclerie.

« Nous étions à l’étroit dans le local de la rue des Ormeaux, notre siège social historique, et la salle des ventes pour l’accueil du public ne répondait plus aux normes », explique Yannick Mollo, responsable de la communauté de Rennes-Hédé-Saint-Malo. « Ce déménagement s’inscrit dans un projet global, avec la volonté de se rapprocher de la recyclerie et de notre entrepôt, et surtout de faciliter l’accès aux clients ».À quelques jours de l’ouverture, les compagnons et bénévoles s’activent pour aménager la nouvelle surface de vente de 630 m2« Avec ce transfert et la création de la recyclerie, la communauté poursuit son objectif : assurer l’accueil des personnes en difficulté sociale et leur assurer un travail, avec l’aide des compagnons et bénévoles », ajoute Yannick Mollo.

Bonnes affaires

Vêtements, bibelots, vaisselle, meubles et livres, on y trouvera un tas d’objets à prix réduit, car la mission d’Emmaüs est, plus que jamais, de permettre aux personnes à petit budget de trouver les objets et biens de première nécessité. Mais le chineur peut y trouver aussi des trésors « comme ces livres rares ou de collections qu’il nous arrive de mettre en vente au gré des collectes ou dons », glisse Roger, bénévole au rayon livres.

Recyclerie de 6300 m2

De l’autre côté de la rue au numéro 16, Emmaüs a ouvert une recyclerie de 600 m2 qui permet de trier et de réparer les objets de seconde vie. Une équipe de cinq bénévoles réceptionne les objets déposés par le public. « Ça fonctionne comme une déchetterie avec un tri par catégorie. Réparés, les objets sont ensuite mis en vente dans nos trois magasins », résume Gilles Guermont, adjoint au responsable.

Une vente exceptionnelle d’ouverture se déroulera le samedi 10 mars, de 10 h à 18 h.

Raymond HORVAIS.

http://www.emmaus-france.org/

Bureau Vallée – bon bilan 2011

Le 27 février 2012 par EMMANUEL GAVARD

Tout est discount, sauf sa croissance: 20% vs 2010. L’enseigne de fournitures de bureau et de papeterie discount, Bureau Vallée, se félicite de son année 2011, avec un chiffre d’affaire atteignant les 200 millions d’euros à fin décembre. Profitant de son positionnement discount, sa fréquentation en magasin est elle aussi en croissance en 2011, avec 28% de clients en plus que l’année précédente.

Forte de ses résultats, l’enseigne ne cache pas ses ambitions pour 2012 et dévoile son nouveau concept : « La Vallée des entrepreneurs ». Dans des locaux de 5600 m² seront regroupés sous un même toit d’autres enseignes dans les domaines de la restauration, des produits de coiffure, de la remise en forme et de l’équipement sportif.

Elle prévoit en outre l’ouverture de 35 à 40 nouveaux magasins en 2012 en France et à l’étranger, qui viendront compléter les 186 déjà existants.

Au niveau national, l’objectif principal est de dynamiser les ouvertures dans les villes moyennes (environ 8000 habitants) : en petit format pour les coeurs de villes (100 à 200m²) et en moyen format pour la périphérie (400 à 800m²). Bureau Vallée cible plus particulièrement les régions : Est, Nord, Sud-Ouest et Sud-Est.

D’un point de vue distribution, Bureau Vallée revoit en 2012 sa stratégie de distribution. Le concept d’implantation des rayons Bureau Vallée en forme d’étoile date de 1998 et est utilisé dans les 185 magasins de l’enseigne. Aujourd’hui, ce concept évolue vers une implantation en forme de soleil : tous les rayons partent d’un point central, situé au milieu du magasin.

En terme de développement durable, après avoir décidé de supprimer les produits E de son référencement (produits étant les moins respectueux de l’environnement, par le biais d’une classification éco-responsable effectuée par ACE depuis 2009) l’enseigne prévoit de supprimer d’ici fin 2012 les produits notés D (notamment liés à la bureautique-informatique).

http://www.bureau-vallee.fr/

Metro 2011: ventes en baisse et projet Kaufhof enlisé

Berlin (awp/afp) – Débuts difficiles pour le nouveau patron du géant allemand de la distribution Metro: Olaf Koch, en poste depuis deux semaines seulement, a dû constater mardi l’échec de la vente des magasins Kaufhof et un recul du chiffre d’affaires annuel du groupe.

La Bourse de Francfort, d’excellente humeur, ne lui en pas tenu rigueur. A 08h45 GMT (09H45 HEC), Metro prenait 2,93% à 28,05 euros, dans un Dax en hausse de 1,02% à la même heure.

Metro a annoncé dans un communiqué qu’il interrompait « jusqu’à nouvel ordre » les discussions sur une vente de sa filiale de grands magasins Kaufhof, car « la situation actuelle sur le marché des capitaux n’est pas adaptée pour une transaction si importante », selon M. Koch.

Ancien directeur financier de Metro, il a pris les rênes de l’entreprise le 1er janvier en remplacement d’Eckhard Cordes, contraint de partir en raison notamment de son incapacité à faire avancer le dossier Kaufhof.

Le groupe discutait jusqu’ici avec deux repreneurs potentiels: l’Allemand Nicolas Berggruen, déjà propriétaire d’une enseigne concurrente (Karstadt) et le groupe immobilier autrichien Signa, contrôlé en partie par un investisseur grec.

Employeur de quelque 20.000 personnes et opérant 139 magasins essentiellement en Allemagne, Kaufhof a réalisé 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Son prix de vente était estimé à quelque 2 milliards d’euros par la presse.

Sa maison-mère cherche à se débarrasser depuis plusieurs mois de cette activité, qui est sa plus petite division. Metro est par ailleurs propriétaire des hypermarchés de gros Metro Cash&Carry, des chaînes d’électronique Media Markt et Saturn, et des supermarchés Real.

Kaufhof souffre du désamour des Allemands pour le modèle des grands magasins traditionnels, au profit des centres commerciaux regroupant plusieurs enseignes, inspirés des « malls » américains et qui se multiplient dans le pays.

M. Koch a estimé que Metro « avait plus de possibilités d’augmenter la rentabilité de Kaufhof seul, que via une vente ».

Metro a aussi annoncé mardi que son chiffre d’affaires l’an dernier avait reculé de 0,8% à 66,7 milliards d’euros, et qu’il avait fondu de 1,3% sur un an pour le seul quatrième trimestre, à 19,5 milliards d’euros, notamment en raison de ventes de Noël qualifiées de « décevantes ».

Dans le détail, Metro a vu ses ventes annuelles reculer de 1% l’an dernier sur son marché domestique, et de 3,1% en Europe de l’Ouest, secouée par la crise de la dette. Il est présent sur quasiment tous les marchés européens, notamment en Grèce, en forte récession, ainsi qu’en Italie et en Espagne, forcées de se serrer la ceinture.

Par divisions, les mauvais élèves du groupe en 2011 ont été Kaufhof (ventes annuelles en baisse de 3,7%) et les supermarchés Real (-2,3%). Les magasins d’électronique grand public Media Markt et Saturn ont subi une baisse de 0,9% du chiffre d’affaires, tandis que les magasins de gros, de loin la plus grosse division, ont réussi à stabiliser le leur (+0,2%).

Le groupe a jugé que ces contre-performances étaient dans l’ensemble conformes à ses attentes, et a confirmé son objectif de résultat d’exploitation Ebit pour 2011, attendu en léger recul par rapport à celui de 2010 (2,4 milliards d’euros).

Metro doit livrer ses chiffres détaillés pour 2011 le 20 mars.

AWP / 17.01.2012

https://www.metro.fr/