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Agnès b.: un air de Paris à Hong Kong!

Publié par Laure-Anne Warlin, head of trends & insights chez Equancy

Alors qu’en France, la marque est plutôt discrète, à Hong Kong, rien à voir! Ses boutiques de vêtements sont nombreuses, mais aussi les cafés brandés Agnès b. et les fleuristes.

Plus encore qu’un flagship, c’est un tout nouveau genre de magasin que j’ai découvert. Un petit bout de Paris en pleine Asie! En plein milieu du très chic quartier de Tsim Tsa Shui, j’ai eu l’impression de me retrouver dans mon quartier fétiche du Marais. Tout est fait pour retranscrire l’essence de notre capitale dans un lieu physique protéiforme. Au milieu de la collection femme, j’ai retrouvé l’odeur des bougies de la maison parisienne Trudon. Vous savez, celle qui s’inspire de l’histoire de France avec ses bougies qui répondent aux doux noms de Trianon ou Chandernagor par exemple! C’était ma petite madeleine de Proust à moi de sentir ces odeurs familières.

J’ai aussi pu m’arrêter pour acheter un bouquet champêtre chez Agnès b Flowers… et même mes légumes bio de producteurs locaux au café Agnès b.! Parisienne un jour, parisienne toujours! Cerise sur le gâteau: la marque propose une boutique de chocolats 100% français: ô bonheur! Au final, il ne manque que des serveurs de mauvaise humeur pour être vraiment plongé à Paris!

Je trouve ça hyper pertinent que la marque ait retranscrit son univers en proposant ses produits, et en complétant l’offre avec des articles et des services complémentaires. On peut écouter les vinyles des plus grands classiques du rock – ce qui est totalement inédit parce qu’un tourne-disque a vraiment des allures de dinosaure pour les locaux! – ou encore s’asseoir dans un fauteuil moelleux pour feuilleter un livre de design ou d’art.

Emballée par cet endroit, j’ai cherché des concepts proches et j’ai appris que Muji venait aussi d’ouvrir une boutique sur un modèle assez similaire. J’ai voulu essayer de comprendre pourquoi ces magasins d’un nouveau genre rencontrent un tel succès à Hong Kong. Pour moi, il y a essentiellement 2 explications. La première: je pense que c’est le profil du consommateur local. Il y a un paradoxe: les Hongkongais aiment les choses extrêmement simples et sont en même temps excessivement exigeants.
Par exemple, ils ne font leur shopping que dans des malls et ils regroupent les boutiques par spécificité. Il y a donc le quartier avec les malls ultra-luxe, le quartier des fournisseurs informatiques, le quartier des sneakers, le quartier des poissons séchés et j’en passe! Ces concept stores nouvelle génération répondent à une logique identique: ils proposent à la fois un espace shopping complet, un espace de restauration et des services complémentaires tout en plongeant le client dans un univers spécifique qui lui permet de vivre une expérience shopping optimale. Banco donc pour les enseignes !

J’ai aussi compris que les avantages d’une telle boutique répondent à des logiques pragmatiques. Avec un tarif du mètre carré de près de 28.000€ par an à Causeway Bay ou à l’International Finance Center, beaucoup de marques se sont cassées les dents seulement quelques mois après l’ouverture de leur point de vente. Je me souviens du cas d’Abercrombie & Fitch: avec un mètre carré exorbitant à 50.000€, la marque a fini par mettre la clef sous la porte en février, soit à peine deux ans après l’ouverture de sa boutique. RIP Abercrombie ! À mon avis, le modèle des concept stores Agnès b. et Muji permet d’accroitre la rentabilité d’une boutique en proposant des services additionnels. C’est un nouveau business en somme.

Personnellement, je crois énormément en ce nouveau genre de magasin plus complet où il est bon de prendre son temps, de découvrir une marque mais aussi ses inspirations et ses coups de coeur. Le shopping, c’est quand même un hobby!

http://www.agnesb.eu/stores/hong-kong-/hong-kong

Sephora: 2 nouveaux flagships  en Espagne

Sephora continue le déploiement de ses nouveaux concept stores en ouvrant deux nouveaux flagships en Espagne.  Au design innovant et hyper connectés, ces deux magasins proposent une expérience beauté inédite et un service client encore plus poussé pour donner vie à la philosophie de la Maison : ‘ Play, Share & Shop ‘ ‘ indique le groupe.

Comme pour les deux magasins pilotes français, ces nouveaux concept stores intègrent une Trend zone proposant une sélection de produits, un Beauty Hub offrant des conseils personnalisés, un Beauty Board et des Beauty Classes pour apprendre à se maquiller.

Le groupe souhaite étendre ce nouveau concept en Europe en l’adaptant à chaque pays.

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http://www.sephora.fr/

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Changer le monde, un café à la fois

Les «cafés suspendus» pour passer sa chance au suivant

3 janvier 2014 | Florence Sara G. Ferraris |
Pour Julie Gilbert, propriétaire du café montréalais Ô deux sœurs, dans Rosemont, les cafés « suspendus » qu’elle offre depuis quelques mois créent un lien entre ses clients réguliers et ceux qui sont dans le besoin.
Photo : Annik MH De Carufel – Le DevoirPour Julie Gilbert, propriétaire du café montréalais Ô deux sœurs, dans Rosemont, les cafés « suspendus » qu’elle offre depuis quelques mois créent un lien entre ses clients réguliers et ceux qui sont dans le besoin.
Une association québécoise

Depuis quelques mois, un site Web a été conçu afin de regrouper sous une même bannière les commerçants qui adoptent la formule des « suspendus ». Le but : créer un lieu d’échange et permettre de trouver rapidement ces bons samaritains.

Ainsi, qu’on soit à Sherbrooke (Le Tassé – Café de quartier), à Belœil (le Café Portalia), à Tadoussac (le Café Bohème) ou à Montréal (La Petite Cuillère), il est dorénavant facile de trouver un endroit où passer sa chance au suivant.

De nouveaux venus ont fait leur apparition en 2013 sur les menus de certains cafés indépendants et petits restaurants du Québec. « Cafés en attente », « sandwichs suspendus » et « bouffe solidaire » sont devenus autant de manières de faire du bien avec peu.

Le tableau noir est tout simple. Au menu : cafés, sandwichs et soupes, tous « en attente ». Loin d’être une nouvelle méthode de torréfaction ou de cuisson, la mise en suspens de produits alimentaires consiste ni plus ni moins qu’à donner au suivant.

« Ce n’est pas compliqué, explique Julie Gilbert, propriétaire du café Ô deux soeurs, situé à deux pas du métro Rosemont. Les gens viennent ici, ils achètent un café pour eux et un pour quelqu’un dans le besoin. »

Ouvert depuis trois ans, ce commerce de quartier a adopté le principe au début de l’été 2013 : il était alors le premier de la métropole. D’abord arrivée au Québec par l’entremise de l’équipe du Tam Tam Café, au coeur du quartier Saint-Roch de Québec, l’idée européenne a rapidement fait des petits de notre côté de l’Atlantique.

Depuis avril dernier — mois au cours duquel ce café indépendant a ajouté à son menu les victuailles solidaires —, une dizaine d’autres se sont joints au mouvement. Alors que la nouvelle année débute, il est maintenant possible de mettre des cafés en suspens aux quatre coins de la province, de Tadoussac à Montréal en passant par Sherbrooke et Beloeil.

« Tout le monde le faisait déjà, soutient la propriétaire du café rosemontois avec un sourire convaincu. Mais personne ne l’assumait vraiment. » C’est à la suite d’un échange estival qu’elle-même a décidé de se lancer officiellement dans l’aventure. Elle a confectionné une ardoise et hop ! le tour était joué. Le bouche-à-oreille a fait le reste du travail.

Clients et commerçants

C’est d’ailleurs cette nouvelle rumeur urbaine — et une page Facebook bien partagée — qui a mené, à la mi-novembre, Patrick Pilon, propriétaire du Café-Bistro Bobby Mcgee, à prendre le relais à son tour. « Ça « fitte » parfaitement ici, lance-t-il dans un éclat de rire. Tu es socialiste ou tu ne l’es pas ! »

Plus sérieusement, il explique qu’il s’agit d’une initiative somme toute banale pour les tenanciers. « Il ne faut pas oublier que ce sont les clients qui payent. Ce sont des gens qui sont contents de débourser 10 $ de plus pour offrir deux sandwichs à des étrangers. »

Pour les commerçants, il s’agit surtout de créer un lien entre les consommateurs réguliers et ceux qui n’ont plus les moyens de se payer un simple café, même si ce n’est parfois que pour un temps.

« Il n’y a pas juste des itinérants, insiste Julie Gilbert. Ça peut être un étudiant qui est au bout de ses prêts et bourses et qui, avec ses vingt heures de travail par semaine, n’arrive plus. Ou encore quelqu’un qui commence un nouvel emploi et qui n’a pas eu sa première paye. Je ne suis pas là pour juger et tout le monde peut, un jour, ressentir le besoin d’être aidé. »

Même son de cloche dans Hochelaga-Maisonneuve, bien qu’il s’agisse là du quartier montréalais où les indicateurs de pauvreté sont les plus élevés. « Au-delà des problèmes sociaux, ce sont surtout des gens qui vivent beaucoup d’exclusion, ajoute Patrick Pilon. Venir demander un café ou un sandwich, c’est parfois quelque chose de très nouveau pour eux. »

Difficile, parfois, lorsqu’on a le ventre plein, de concevoir ce que des gestes aussi simples demandent à ceux qui n’ont pas eu de quoi se remplir la panse depuis quelques jours. « On ne s’en rend pas compte, mais venir dans un lieu public et faire le choix de ce qu’on va manger peut vraiment être ardu quand ça ne fait plus partie de notre quotidien », renchérit la propriétaire du café Ô deux soeurs.

Et c’est justement ce lent processus de « réinsertion » qu’elle veut intégrer tranquillement au concept des cafés suspendus. « La première fois se résume souvent à un café pour emporter. Ça peut prendre quelques semaines avant que la personne décide de rester pour manger, souligne la jeune entrepreneure. Récemment, une dame a même donné un rendez-vous galant sous le couvert des cafés suspendus. »

La bonne fortune

La tradition est née à Naples, dans le sud de l’Italie, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Elle voulait alors que celui à qui la chance sourit prenne un caffè sospeso — ou café suspendu — pour ainsi partager sa bonne fortune.

« C’est le moins qu’on puisse faire, soupire Patrick Pilon. On m’a déjà dit que personne ne planifie de finir dans la rue.Ça se déglingue vite, une vie, quand ça va mal, et ces gens, malgré leurs problèmes actuels, ont tous un passé. »

Dans l’absolu, nul ne sait ce que l’avenir lui réserve. Devant cette incertitude, ces propriétaires au coeur sur la main préfèrent donner au suivant, quitte à ne jamais rien recevoir en retour.

De nouveaux concepts de restauration imaginés pour le plus grand bonheur des enfants !

Le 20 septembre 2013

L’enfant est aujourd’hui roi. Le secteur de la restauration l’a bien compris et propose ainsi une offre dédiée aux bambins, à l’exemple de Flunch Kid et P’tit Clément. L’objectif visé : séduire l’enfant pour attirer la famille et ainsi générer du chiffre d’affaires !

En temps de crise, 95 % des Français ont tendance à se replier sur la famille et l’entourage proche selon le baromètre Cevipof réalisé en décembre 2012 (instrument de mesure de la confiance des Français sur les questions sociales et politiques).

La famille étant au coeur des préoccupations françaises, la restauration hors domicile se doit d’intégrer ce phénomène dans sa réflexion stratégique. Dès lors, nombre de concepts pour le bien-être et la satisfaction de la famille toute entière affluent. Afin de convaincre le noyau familial, séduire l’enfant avec une palette de services spécifiques et ludiques est un atout indéniable. Focus sur ces nouveaux concepts en restauration.

L’enseigne chaînée Flunch a crée le concept Flunch kid. Il est issu des retours d’expériences des clients, de remontées d’informations des collaborateurs et de tests effectués sur des sites pilotes. Au sein de cet espace de restauration et de jeux, l’enfant est acteur de ses propres choix ce qui le reponsabilise pour le plus grand bonheur des parents.
En effet, le « jeune client » sélectionne lui-même son repas sur des écrans tactiles dimensionnés à sa hauteur. Il va ensuite récupérer sa commande au comptoir, conçu sur-mesure. Il peut également se servir des légumes à volonté au buffet. Le menu enfant est varié, sain, équilibré et est à un prix attractif. Une aire de jeux très colorée et ludique est à disposition afin de laisser aux enfants un excellent souvenir.

Les restaurants Chez Clément (11 restaurants en France, principalement à Paris) accordent une place toute particulière à leurs hôtes en culottes courtes. Parce que l’éducation gustative se fait dès le plus jeune âge, P’tit clément mise sur la découverte des saveurs en proposant 3 menus plutôt gourmets à base de produit de saison :
Le menu Bambin à 5.80€ pour les moins de 3 ans s’articule autour de l’oeuf bio à la coque et ses mouillettes.
Le menu Junior à 8.90€ pour les 5-7 ans comprend au choix une saucisse ou poulet rôti ou un pavé de saumon et une purée de pommes de terre maison ou des légumes de saison.
Le menu Gastronome à 12.75€ pour les enfants de 8-12 ans : plats issus de la carte des adultes.
En parallèle, la mascotte P’tit Clément offre aux enfants à leur arrivée un diabolo fraise, une toque de chef à leur nom et un set de coloriage avec des crayons de couleurs. Des ateliers ludiques sont également proposés au cours de l’année : ateliers de cuisine, chasse aux oeufs, récrés du goût… Le samedi, l’enfant aura la possibilité d’avoir une pomme d’amour s’il reste bien sage à table aux côtés de ses parents.

L’intégration des préoccupations des enfants dans les nouveaux concepts de restauration 

Dans un contexte de crise, les clients ont plutôt tendance à déserter les restaurants. Preuve en est, la baisse de fréquentation de la restauration commerciale de -2.2 % en 2012 par rapport à 2011, soit une perte de 114 millions de visites (Source : panel CREST/Npd Group). Panorama de la restauration commerciale avec les chiffres clés et les tendances 2013 disponible ici.

Par ailleurs, au vu du nombre réduit des sorties en famille au restaurant, le moment partagé doit être « mémorable », convivial et sans stress pour l’ensemble du foyer. Réussir à captiver l’enfant par des moyens ludiques et pédagogiques semble être un excellent moyen de fidéliser la clientèle familiale existante. Mais aussi de séduire de nouvelles familles tout en générant un chiffre d’affaires supplémentaire pour le restaurateur.
Ces concepts de restauration avec une offre enfant ont donc une carte à jouer et peuvent constituer un réel levier de croissance.

Auteur Emilie MARTIN, CCI Rennes

Prise de commande flunch

100’000 nouveaux magasins Mini: de quoi s’agit-il vraiment? La nouvelle mania Migros fait sensation!

Zürich (ots) – Tout commence le 3 septembre! Les premiers magasins Mini vont ouvrir, donnant naissance à une nouvelle mania passionnante. Dans la nouvelle collection Minimania, tout tourne autour de l’univers Migros. Pendant huit semaines, vous allez pouvoir jouer en collectionnant et en échangeant des miniatures des produits cultes et de vos produits préférés Migros. Pendant toute cette période, les fans des manias auront également la possibilité d’ouvrir leur propre magasin Migros.

Le 19 août 2013, une agence de communication annonçait publiquement l’ouverture prochaine de 100’000 nouveaux magasins Migros dans toute la Suisse. De nombreuses affiches indiquaient «Un nouveau magasin Migros va ouvrir ses portes ici», et le site web migros.ch/expansion montre l’emplacement de ces 100’000 magasins. Au cours des huit prochaines semaines, la nouvelle mania va vous prouver que cette annonce n’était pas exagérée.

Découvrir Migros et ouvrir son propre magasin Au coeur de la nouvelle collection Minimania se trouvent des produits cultes Migros de toutes sortes, comme le si prisé Ice Tea, le liquide-vaisselle Handy ou le condiment Mirador. Cette mania ne s’adresse pas qu’aux enfants, mais également aux jeunes gens et à toutes les personnes souhaitant ouvrir un magasin Migros. La Minimania permet d’accéder de manière ludique à l’univers Migros, à son histoire et à ses produits. Grâce à différents médias, comme le site web, les téléphones portables, l’album et Facebook, petits et grands peuvent découvrir les différentes facettes d’un détaillant. Une des particularités de la nouvelle mania réside dans la possibilité d’ouvrir son propre magasin et de devenir ainsi gérant ou gérante de son point de vente en apprenant à bien mettre en valeur les produits.

Faire ses courses gratuitement pendant un an! Toutes les personnes qui s’inscriront sur le site minimania.ch jusqu’au 3 septembre prendront automatiquement part au grand concours «Faire ses courses gratuitement pendant un an», pour une somme totale de CHF 5’200 (CHF 100 par semaine). Tout au long de la mania, les fans pourront nous envoyer des photos de leur nouveau magasin Mini par e-mail ou téléphone portable. Chaque photo envoyée permet de participer au tirage au sort quotidien et de tenter ainsi sa chance de remporter un prix d’une valeur de CHF 100. Les photos les plus esthétiques et les plus drôles prendront également part au tirage au sort du gros lot «Faire ses courses gratuitement pendant un an».

52 produits Mini, un album, des jokers et bien plus encore Depuis toujours, les enfants aiment jouer au client et au marchand. Avec les produits Mini, ils ont une nouvelle fois l’occasion de laisser libre cours à leur créativité en gérant leur magasin et en y installant les produits, en fixant leurs prix et en les vendant. Dès mardi prochain, chaque achat d’un minimum de CHF 20 dans un magasin Migros, un marché spécialisé, un restaurant Migros ou chez LeShop permettra d’obtenir un sachet contenant un produit Mini et un autocollant. Le nombre maximal de sachets par achat s’élève à dix. L’album prévu pour les autocollants qui contient également des informations, coûte CHF 5. L’offre est complétée par un supermarché Mini exclusif (CHF 19.80) et des accessoires supplémentaires, comme une caisse, de l’argent factice, un caddie miniature et un petit panier. Il y aura en outre quatre journées joker durant lesquelles des miniatures spéciales pourront être obtenues à partir de CHF 60 d’achats. Toutes les miniatures, ainsi que les jokers, pourront être rangées dans une jolie valisette de collectionneur (prix CHF 3.50).

Les membres Famigros peuvent également profiter de cette action. En présentant votre carte Famigros à la caisse, vous obtiendrez un sachet supplémentaire pour chaque achat. De plus, pendant la première semaine de la promotion, les membres Famigros bénéficient d’un prix spécial de CHF 1 (au lieu de CHF 5) pour l’album Minimania.

Plate-forme d’informations Minimania

Dès le 3 septembre 2013, retrouvez sur le site web www.minimania.ch toutes les informations relatives aux miniatures, au concours, aux roadshows Minimania prévus dans les magasins Migros et aux bourses d’échange. Une page Facebook sera également créée pour les fans de la Minimania. Nous y publierons toutes les nouvelles concernant les miniatures et vous pourrez également y poser toutes vos questions.

Cette nouvelle mania a été organisée avec passion et on y retrouve clairement le style caractéristique de Migros. Migros espère ainsi toucher de nombreux nouveaux fans et voir fleurir bien plus de 100’000 magasins Mini. La Minimania dure du 3 septembre au 28 octobre 2013.

Invitation à la conférence de presse «Comment ouvrir un magasin?»

Migros présentera la nouvelle mania en détail le lundi 2 septembre 2013, à 15h30. Vous pourrez également découvrir sur place une grande nouveauté (une app) qui plaira aussi aux adultes. Les responsables de projet seront en outre présents pour répondre aux questions, dans le cadre d’un apéritif.

L’événement aura lieu à Zurich, au restaurant Aura, près de la Paradeplatz (Bleicherweg 5). Inscription auprès de PR-Fact: Martina Bumbacher, martina@prfact.ch

Zurich, le 29.8.2013

www.migros.ch/medien.

 

Travail dominical: les magasins Bricorama d’IDF en appellent aux préfets

 

Créé le 02-11-2012

 PARIS (AFP) – Les magasins franciliens Bricorama, menacés de fermeture dominicale après le rejet par la justice de leur demande d’appel mercredi, s’adressent aux préfets, pour qu’ils réexaminent leurs demandes de dérogations, a annoncé vendredi l’enseigne de bricolage.

Le 31 octobre, la Cour d’appel de Versailles a contraint Bricorama à respecter la loi sur le travail dominical, en confirmant un jugement lui interdisant d’ouvrir ses magasins en Ile-de-France le dimanche sans dérogation, sous peine d’astreinte de 30.000 euros par établissement.

« Les directeurs des magasins Bricorama (…) sollicitent à nouveau des rendez-vous auprès des préfets pour le réexamen des demandes de dérogations exceptionnelles et temporaires pour l’ouverture dominicale jusqu’à ce que les problématiques liées à la distorsion de la concurrence, instaurées par la législation actuelle soient définitivement réglées », indique Bricorama dans un communiqué.

En effet, le directeur de l’enseigne Jean-Claude Bourrelier a déjà interpellé le président de la République, le gouvernement et les parlementaires, pour réclamer un changement de la loi qui régit les ouvertures le dimanche.

Il fait notamment valoir que le bricolage, troisième poste de loisirs des Français, est exclu de la liste des commerces autorisés à ouvrir le dimanche, contrairement à l’ameublement et au jardinage.

Dénonçant une « injustice », il ajoute que Bricorama est « le seul à être poursuivi », alors que nombre de ses concurrents sont ouverts le dimanche « en toute impunité depuis parfois plusieurs dizaines d’années ».

Dans son communiqué, Bricorama argue en outre qu’il en va de l’intérêts de ses collaborateurs, environ 300, volontaires, qui bénéficient d’une récupération et voient « leur salaire horaire de base multiplié par trois », en cas de travail dominical.

Un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire a déjà été convoqué pour le 7 novembre, indique le communiqué.

L’enseigne avait indiqué mercredi qu’elle envisageait « très sérieusement », sur les conseils de ses avocats, de fermer dès le 11 novembre ses 32 magasins d’Ile-de-France – qu’elle avait maintenus ouverts malgré l’interdiction – mais qu’elle devait d’abord consulter ses salariés

http://www.bricorama.fr/

DIA lance un nouveau concept de magasin de produits frais

Par Jessica Berthereau | 02/11

L’enseigne espagnole de « hard-discount » séparée de Carrefour depuis un an et demi lance un nouveau format, DIA Fresh  : des petits magasins au coeur des villes offrant en majorité des produits frais.

DIA lance un nouveau concept de magasin de produits frais

Des fruits et légumes, des produits frais prêts à consommer, de la volaille, du poisson, de la viande et quelques laitages et produits secs : voilà ce qui peut être trouvé dans un DIA Fresh, le nouveau concept de magasin présenté, mercredi, par le « hard-discounter » espagnol. Du pain et des viennoiseries tout juste sortis du four et des bonbons viennent compléter cet assortiment, qui ne compte aucun produit de soin ni de cosmétique.

Ce nouveau format, qui vient s’ajouter à DIA Market et DIA Maxi, s’inscrit dans la stratégie de proximité de l’enseigne espagnole, a expliqué Ana María Llopis, présidente de DIA, en plein milieu de la boutique pilote de Madrid.

Doubler le réseau en Espagne

Il existe actuellement une dizaine de DIA Fresh répartis entre la capitale, Barcelone, Séville et Valladolid. L’ancienne filiale de Carrefour compte doubler ce réseau d’ici à la fin de l’année et n’écarte pas, dans un second temps, de développer ce format hors de son marché domestique – le groupe est aussi présent en France, au Portugal, en Turquie, au Brésil, en Argentine et en Chine. De petite taille – entre 150 et 200 m 2, de 4 à 6 employés -, les magasins DIA Fresh sont logés au coeur des villes et offrent aux citadins des horaires d’ouverture assez amples (de 9 h 30 à 21 h 30).

« Avant la crise, cette tendance de la proximité existait déjà. La crise l’accélère parce que les gens sont moins disposés à prendre la voiture, à perdre du temps et à dépenser en essence pour faire leurs courses », explique Ana María Llopis. Sans compter le fait que « les zones urbaines recommencent à se remplir, de jeunes, de retraités, qui recherchent la proximité ».

Séparé de Carrefour depuis maintenant un an et demi, DIA affiche une santé insolente, lisible sur son cours de Bourse qui s’est revalorisé de 37 % depuis le début de l’année (voir ci-contre). Sur les neuf premiers mois de l’année, le groupe a présenté un bénéfice net ajusté en hausse de 27,6 %, à 115,4 millions d’euros. Ses ventes ont progressé de 4,6 % dans la péninsule ibérique, un marché pourtant déprimé par la récession et la baisse de la consommation. Comme toujours, ce sont les pays émergents qui tirent les revenus du groupe, avec une progression des ventes de 21,1 %. La France est le seul point noir au tableau, les ventes y chutant de 6,8 %.

Ces solides résultats ont permis au groupe de revoir à la hausse ses prévisions pour 2012 lors de sa première journée investisseurs mercredi. Le « hard-discounter » envisage maintenant un résultat avant intérêts, impôts et charges financières (Ebitda) entre 595 et 600 millions d’euros, contre une précédente estimation de 590 millions.

Hormis le développement de DIA Fresh, le « hard discounter » veut maintenant intégrer la branche ibérique de Schleker, le réseau de drogueries racheté il y a peu, lancer le format Maxi II en France, articuler son développement en Chine autour de Shanghai et augmenter sa rentabilité en Turquie.

jberthereau@lesechos.fr

http://www.dia.fr/

http://www.diacorporate.com/diawebapp/web/home.jsp?lang=fr

Le plus grand magasin d’articles pour la cuisine, la chambre a coucher et la salle de bains au Canada annonce un partenariat fumant

http://www.homeoutfitters.com/fr/

– Déco Découverte et Starbucks® unissent leurs forces pour le lancement d’un système d’infusion une tasse à la fois –

TORONTO, le 23 oct. 2012 /CNW/ – On dirait une mouture venue tout droit du paradis du café! Déco Découverte a conclu avec Starbucks un partenariat faisant d’elle l’un des deux détaillants détenant les droits exclusifs pour la vente au Canada de son nouveau système d’infusion une tasse à la fois, le Verismo(TM) de Starbucks(®). Nouveau et révolutionnaire, le Verismo est le premier système d’infusion qui permet de préparer à la perfection et à tout coup les cafés au lait, expressos et cafés infusés de Starbucks en toute simplicité dans le confort de son foyer. Et tout ça, à partir d’un seul appareil. Le tout nouveau système à dosettes, qui se décline en deux formats et trois couleurs, sera offert dans tous les magasins Déco Découverte dès le 26 octobre 2012.

«Nous sommes très emballés par notre association avec Starbucks, affirme Idalia Farrajota, première vice-présidente de Déco Découverte. Déco Découverte est devenu un détaillant de premier plan sur le marché du café. Nous offrons le plus grand choix et le plus grand nombre de marques de machines à café et d’accessoires au pays. Notre éventail comprend la crème de la crème des produits offerts sur le marché, et quand il s’agit de café, Starbucks se situe parmi les meilleurs.»

«Depuis plus de 41 ans, nous maintenons notre engagement à servir du café et des boissons expressos exceptionnels à nos clients, explique Annie Young-Scrivner, présidente de Starbucks Canada. Et les consommateurs canadiens qui sont à la recherche de l’appareil à café parfait pour leur foyer se rendent chez Déco Découverte. Notre association allait donc de soi. Grâce à Déco Découverte, nous pouvons maintenant offrir aux consommateurs la possibilité de préparer les véritables boissons de qualité supérieure de Starbucks dans le confort de leur foyer.»

Le système Verismo vient s’ajouter à l’éventail croissant de cafetières et d’accessoires pour boissons chaudes offerts chez Déco Découverte, renforçant ainsi sa position comme détaillant de choix pour les appareils à café au Canada.

À propos de Déco Découverte

Déco Découverte (appelé Home Outfitters à l’extérieur du Québec) est le plus important supermagasin d’articles pour la cuisine, la chambre à coucher et la salle de bains au Canada. Fondée en 1999 et exploitée par la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC), la chaîne compte aujourd’hui 69 magasins d’un océan à l’autre et quelque 1 850 associés. Déco Découverte offre aux Canadiens des articles de style avec un excellent rapport qualité-prix, dans des marques connues, dont Nespresso, Breville, Cuisinart, KitchenAid, Dyson, Vera Wang, Dansk, Kate Spade New York, Nautica, GlucksteinHome, Steven and Chris, Umbra, Simplehuman et plus encore.

À propos de la Compagnie de la Baie d’Hudson

Constituée en 1670, la Compagnie de la Baie d’Hudson est la société qui compte le plus grand nombre d’années consécutives d’exploitation en Amérique du Nord. Elle exploite les grands magasins la Baie, les magasins de masse Zellers et les magasins Déco Découverte, spécialisés dans les articles pour la cuisine, la chambre à coucher et la salle de bain. Les chaînes de la Compagnie de la Baie d’Hudson exploitent plus de 500 magasins et comptent au-delà de 50 000 associés au pays; elles offrent aux Canadiens style et qualité à des prix très concurrentiels, et s’efforcent toujours de surpasser les attentes de la clientèle.

Aux États-Unis, la Compagnie de la Baie d’Hudson exploite la chaîne de magasins haut de gamme Lord & Taylor, qui compte 48 établissements répartis dans neuf États, dont deux nouveaux magasins qui ont ouvert leurs portes au printemps 2012. La Compagnie exploite également trois magasins entrepôt, Lordandtaylor.com et deux magasins Lord & Taylor Home.

http://www.starbucks.ca/

ERAM : Nouveau concept et nouvelle campagne publicitaire pour la célèbre franchise de chaussure

Le 02/10/2012 

Eram, un nom qui résonne par ses campagnes de publicité mémorables et qui a valu à la franchise de chaussures de choquer parfois. Oubliée la précédente campagne en 2011 qui avait attiré les foudres des familles catholiques. Septembre 2012 signe un retour, certes toujours aussi décalé et original, mais, cette fois sans qu’il y est, semble-t-il matière à redire. Le légendaire  « il faudrait être fou pour dépenser plus » mise cette fois sur des clips qui paraîtront à certains déroutants mais qui poursuivent l’idée d’une marque et d’un style inventif, moderne voire précurseur.

UNE ENSEIGNE ET FRANCHISE A LA RECHERCHE D’UN NOUVEAU REBOND

Les 3 spots programmés depuis début septembre sont signés par l’agence Euroseg. Plus de 600 passages sont prévus sur les chaînes, la TNT et le câble. Une présence massive reprise dans les magasins, le site Internet et même sur application mobile. De quoi remettre la franchise de chaussures Eram sur le devant de la scène au moment où l’enseigne inaugure son tout nouveau concept et son tout nouveau logo signés Saguez & Partner. Un logo que la marque, créée en 1927,  a choisi de dévoiler en avant-première sur facebook. Un logo tout en rondeur, sur un fond noir qui renvoie à des codes plus haut de gamme, un accent jaune qui rappelle les couleurs initiales de l’enseigne même si, au fil des années, ce dernier s’est peu à peu estompé. C’est le cas dans la dernière version des magasins tests de Bordeaux et Parly 2.

Un logo désormais différent de celui du groupe homonyme qui lui permet de trouver une identité visuelle bien àelle. Jusqu’alors en effet, il était identique à celui du groupe Eram, leader français de la fabrication de chaussures et qui réunit 14 autres marques : Les franchises TbsTexto, France Arno, NA!, Bocage, Heyraud, Buggy, Parade, Taneo, Divergence, Rigoletto, Jorcel, Gémo et Staggy.

UN DEVELOPPEMENT DE RESEAU A NOUVEAU A LA HAUSSE

Côté  réseau, Eram devrait intensifier ses ouvertures passant à une vingtaine de nouveaux magasins au lieu des dix ouverts successivement en 2010 et 2011. Des ouvertures qui s’accompagnent également de fermetures pour les unités les moins rentables. L’enseigne teste également depuis peu une implantation dans les Parcs d’Activité Commerciales. Enfin, pour l’International, elle vient de faire basculer une dizaine de magasins TEXTO sous enseigne Eram portant à 40 le nombre d’unités belgesAu total, l’enseigne dispose aujourd’hui d’un parc de 400 magasins dont 350 succursales. De plus,  le développement de la commission affiliation serait à l’ordre du jour. Un moyen de revenir peu à peu à son niveau historique, quand l’enseigne comptait près de 800 points de ventes dans les années 2000.

Découvrez les autres réseaux de franchise de mode, prêt à porter et bijoux qui recrutent et les vidéos sur les franchises de mode, prêt à porter et bijoux disponibles sur le site acfranchise.TV

Article mis en ligne par Isabelle, Rédactrice AC Franchise

Tartine et chocolat marque de luxe…

Pendant des années, le marché du vêtement de luxe pour enfant s’est résumé à Baby Dior, dont la première boutique fut ouverte en 1967, avenue Montaigne, et à Bonpoint, créé en 1975 par Marie France Cohen. Sans oublier Tartine et Chocolat, né deux ans plus tard. Au début des années 2000, le marché entre en ébullition. Le baby-boom et l’augmentation de l’âge moyen des parents, qui disposent alors de plus de moyens financiers, attirent les marques qui, après lunettes et parfums, voient là une nouvelle clé d’accès au luxe.

« Attention au terme de luxe qui, associé à l’enfant, apparaît comme indécent, prévient Marie Soudré-Richard, fondatrice de Little Fashion Gallery, aujourd’hui référence absolue sur ce marché. On lui préfère donc celui de haut de gamme. »Burberry, Armani, Paul Smith, Gucci, Marni, Marc Jacobs, Lanvin… l’émulation créative entre les marques est à présent sans précédent. Toutes s’appliquent à décliner les codes et les tendances de l’adulte. Avec plus ou moins de bonheur. Les imprimés joyeux de Marni et l’humour de Paul Smith se prêtent mieux à une taille 2 ans que les tatouages de Jean Paul Gaultier, la dentelle de Dolce & Gabbana ou la maille de Missoni. Et les marques les mieux notées par les mamans sont celles qui ne déguisent pas leurs enfants : Little Marc Jacobs, OEuf ou encore Stella McCartney. Cette dernière, mère de trois enfants, propose des vêtements confortables à des prix accessibles et avec beaucoup d’humour. Les marques développent aussi les accessoires, surtout pour les filles : Vanessa Bruno propose son cabas à paillettes en Xsmall, Bonpoint cartonne avec son cartable et ses ballerines fluo, Polder avec ses chaussettes. Des it little girls ont même fait leur apparition, à l’instar de Suri Cruise, la fille de l’acteur Tom Cruise, âgée de 6 ans et à laquelle est d’ailleurs consacré un blog.

Quant aux garçons, ils ne sont plus en reste et ils profitent de l’évolution de la mode masculine. Comme leurs pères, les voici en polo Ralph Lauren ou Fred Perry, en Lacoste ou en Paul Smith. Quand on sait qu’un enfant de 2 ans peut identifier un logo, un enfant de 4 ans une marque, il faut s’attendre à une bataille sans merci. Armani annonce d’ailleurs l’ouverture de 30 boutiques uniquement consacrées à ces petits en 2013. Toutes voudraient tellement que, demain, les bambins réclament un Lanvin ou un Ralph Lauren comme des Chocapic.

SANDRINE MERLE les echos

http://www.tartine-et-chocolat.fr/points_de_ventes_tartine_et_chocolat_fr.php

Anciennes publicités de magasins français

 

Façades d’anciens magasins

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Coolblue lance un nouveau concept retail à Wilrijk (Anvers)

Écrit par  Karin Bosteels

Coolblue lance un nouveau concept retail à Wilrijk (Anvers)

Vendredi dernier l’e-commerçant Coolblue a lancé un tout nouveau concept de magasin physique à la chaussée de Boom à Wilrijk (Anvers). Coolblue doit sa notoriété à ses 163 webshops néerlandais et belges, dont chacun est consacré à un type de produit spécifique.

Quatre zones spécialisées

Bien que Coolblue soit avant tout un spécialiste de l’e-commerce, l’entreprise de Rotterdam exploite également quatre magasins physiques : à Anvers, Rotterdam, Eindhoven et Groningen. Le magasin existant au Ankerrui à Anvers s’étant avéré trop petit, Coolblue a cherché à s’implanter ailleurs et du coup lance un nouveau concept.

« Nos clients ont souvent déjà une idée du produit qu’ils veulent, mais ils ont parfois encore quelques questions et veulent pouvoir toucher le produit. C’est ce que nous leur proposons déjà dans nos magasins existants, mais on peut faire mieux », estime Pieter Zwart, fondateur et directeur de l’entreprise.

« Nous sommes retournés à la case départ. Nous avons discuté avec les clients et nos collaborateurs et avons apporté des centaines de petites et grandes améliorations : allant d’un éclairage plus agréable à une tasse de café gratuite ou encore une table permettant au client de déballer le produit pour le tester sur place. »

Le nouveau magasin à la chaussée de Boom occupe une surface de 260 m² et est subdivisé en quatre zones spécifiques : téléphonie & tablettes, caméras, laptops & pc et télévisions. Le client peut y tester sur place des modèles de démonstration et découvrir des tas d’accessoires, mais il peut également y poser toutes ses questions à un vrai spécialiste du produit. Car, comme le dit Pieter Zwart, « rien de pire qu’un client insatisfait de son choix. Pour éviter cela, nous l’aidons à choisir. »

Davantage de cross-channel

Outre l’implantation à Wilrijk, d’autres magasins physiques sont prévus dans les mois à venir. Actuellement Coolblue recherche un emplacement à Gand, ainsi qu’ à Amsterdam et Utrecht.

Coolblue joue pleinement la carte du cross-channel et considère ses magasins physiques comme un complément et un renforcement de ses e-shops, comme un point d’enlèvement et de service. « Pour certains clients notre promesse qu’une commande passée avant 22 heures sera livrée gratuitement le lendemain, n’est pas encore assez rapide. Grâce à nos magasins physiques nous pouvons leur dire : une commande passée aujourd’hui, peut être retirée le jour même au magasin. »

D’autre part “les clients veulent avoir un endroit où ils peuvent s’adresser au cas où le produit ne fonctionnerait pas. Dans un rayon d’une heure de déplacement  autour du magasin, nous constatons un taux de conversion du site web plus élevé », affirme Pieter Zwart. C’est pourquoi dans le nouveau concept, un quart de la surface de vente est consacré au service après-vente.

Enregistrement de plus de 3.000 noms de domaine

Coolblue, fondé en 1999 et actif dans notre pays depuis 2007, exploite actuellement 163 webshops : « Un nouveau webshop s’ajoute quasiment chaque semaine. La formule est loin d’être aboutie : nous avons encore enregistré plus de 3.000 noms de domaine », précise Werner Bruyns, manager de Coolblue Belgique.

Tous ces shops attirent chaque année plus de 40 millions de visiteurs. Selon ses propres dires, Coolblue obtient un score de satisfaction de 96% auprès de ses 1,2 millions de clients. En 2011 l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros, dont 30% en Belgique. Malgré le grand nombre de clients, seul 1% de Belges et de Néerlandais connaissent Coolblue, mais le nouveau concept à Wilrijk contribuera certainement à augmenter sa notoriété.

Traduction : Marie-Noëlle Masure – Publié dans Electronique (Belgique)

Coup de cœur. Kusmi Tea arrive à Deauville

Chez Kusmi Tea, l’heure du thé ne se cantonne pas à 17 h, mais peut accompagner la journée entière. « Aux thés s’ajoute la gamme bien-être, explique Marie-Camille, vendeuse. Elle est constituée de six recettes. La première, Detox, est un mélange de thé vert et de maté aromatisé de citron et citronnelle. Euphoria, la nouvelle recette, est un maté aux saveurs de chocolat et orange. » La célèbre marque de thé en boîtes métalliques rondes aux couleurs variées est « née en 1867 à Saint-Petersbourg, et arrivée à Paris en 1917. En 2003, elle a été rachetée par les frères Orebi qui lui ont donné un souffle nouveau. »

Kusmi Tea, 76 ter, rue Eugène-Colas, à Deauville. Ouvert du lundi au jeudi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 19 h ; de vendredi à dimanche, de 10 h à 19 h. Tél. 02 31 98 46 39. A partir de 17 € les coffrets cadeaux (contenant un assortiment cinq miniatures), de 11 € à 15 € la boîte de thé au détail (125 gr)

.Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

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Rédigé par Christel CAULET le jeudi 03 mai 2012

Kusmi Tea, maison de thé fondée en 1867 a Saint-Petersbourg et établie à Paris depuis 1917, élabore des mélanges de thés noirs, thés verts ainsi que des infusions présentes dans des boites colorées et baroques.

La maison a parcouru bien du chemin depuis son unique atelier-boutique de l’avenue Niel. Depuis 2006, sept autres boutiques ont ouvert dans les quartiers emblématiques de la capitale et cinq en province dont un à Toulouse récemment. L’aventure s’accélère.

La boutique éphémère des Champs-Elysées, qui a procuré à la marque une visibilité internationale exceptionnelle, a fermé ses portes fin janvier après 18 mois de folle activité.

Dès septembre, touristes, flaneurs et amateurs de thé pourront découvrir le tout nouveau Flagship Store de 250m² du 71, Champs-Elysees, dont la conception a été confiée à Olivier SAGUEZ dans le respect des codes de la maison : pureté du blanc et jeu de transparence, véritable canevas pour les boites colorées, mis en contraste avec le rouge institutionnel de la marque.

Tout l’univers Kusmi sera disponible dans cette boutique écrin : Mélanges Exclusifs historiques aux saveurs intactes, large assortiment de thés verts et noirs ainsi que l’incontournable ligne Bien-être avec ses thés DETOX, SWEET LOVE, BE COOL, BOOST, ALGOTHE et le dernier ne EUPHORIA.

Cerise sur le brownie, cette boutique accueillera un Bar a The et Gourmandises avec tartes, gateaux et cookies à consommer à l’étage ou en terrasse, dès les premiers rayons de soleil. Ce nouveau concept de boutique préfigure ce que pourraient être, dans une moindre mesure, les prochaines boutiques Kusmi.

Première en date, une spacieuse boutique ouvrira au numéro 33 de l’avenue de l’Opéra en juin prochain.

Et vous, vous êtes fan de la marque ?

http://www.kusmitea.com/

Selfridges une nouvelle fois sacré Meilleur grand magasin au monde !

14/05/12

A l’occasion du Global Department Store Summit (GDSS) de Paris, l’Intercontinental Group of Department Stores (IGDS) a annoncé que Selfridges a pour la deuxième fois?et c’est un accomplissement sans précédent – été sacré Meilleur grand magasin au monde et qu’il conservera cette distinction jusqu’en 2014. Selfridges est arrivé en tête face à des finalistes du monde entier, y compris des détaillants renommés tels que Macy’s aux États-Unis et Woolworths en Afrique du Sud.

Selfridges est une destination de choix à Londres et un point de repère au RU depuis plus d’un siècle, modifiant les règles du commerce de détail depuis le tout premier jour. Le point de repère d’Oxford Street et ses trois implantations s?ur continuent de donner le ton pour le commerce de détail au 21ème siècle, avec une mission permanente de créer les meilleurs magasins de la planète. Le magasin s’est engagé à créer des expériences client extraordinaires qui étonnent, amusent et ravissent les londoniens et les visiteurs internationaux.

« La marque Selfridges n’a cessé de progresser dans le monde entier, et ce prestigieux prix pour le commerce de détail reconnait sa véritable valeur en tant qu’exécutant et innovateur », a déclaré Galen Weston, propriétaire de Selfridges. « Les critères du prix représentent nos plus importantes priorités ; un profil solide, un développement et une exécution réussis des produits, des stratégies pour les magasins et en matière d’innovation de service, l’offre d’expériences en magasin exceptionnelles, un service client excellent et de bonnes performances financières. La réception de cette distinction pour la seconde fois est très gratifiante ».

IGDS est la plus importante association de grands magasins au monde avec 32 membres issus de 30 pays sur les cinq continents. Son Global Department Store Summit, qui se tient tous les deux ans, est la seule plateforme de discussion au monde consacrée aux grands magasins. La cérémonie de remise des prix a marqué le point culminant du sommet, auquel ont assisté plus de 380 cadres et parties prenantes de premier plan provenant du monde entier.

Anne Pitcher, directrice générale de Selfridges & Co, a commenté en ces termes : « Nous sommes absolument ravis que Selfridges ait de nouveau été reconnu comme le meilleur grand magasin au monde. Nous avons connu deux années exceptionnelles depuis le dernier prix reçu, et il s’agit d’un hommage à nos équipes très appréciées que d’avoir à nouveau reçu ce prix en 2012. Alors que le monde entier a les yeux tournés vers le Royaume-Uni pour les Jeux Olympiques d’été et le jubilé d’or de la Reine, Selfridges ambitionne d’offrir une expérience de Londres extraordinaire à ses clients provenant du monde entier.

À propos de Selfridges

L’entreprise a été fondée par l’entrepreneur américain Harry Gordon Selfridge en 1909, elle était largement reconnue comme le premier et meilleur exemple de grand magasin moderne. Gordon Selfridge a géré le magasin lui-même jusqu’à sa retraite en 1940. Après avoir appartenu à plusieurs propriétaires, la société a fait l’objet d’une scission d’avec Sears Group en 1998 et a été admise à la Bourse de Londres. En 2003 W. Galen Weston a racheté Selfridges et, durant la période pendant laquelle il en a été propriétaire, la société est devenue une destination unique au Royaume-Uni pour la mode, le luxe et le commerce de détail, reconnue pour son approche internationale, tout en restant égalitaire, de la clientèle. En juin 2010, Selfridges a été sacré Meilleur grand magasin au monde par l’IGDS (Intercontinental Group of Department Stores). Selfridges possède quatre magasins à Londres, Birmingham et Manchester (Trafford Centre, Exchange Square) ainsi qu’une boutique en ligne livrant des produits au RU.

Photos/Galerie multimédia disponibles: http://www.businesswire.com/cgi-bin/mmg.cgi?eid=50275834&lang=fr

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Copyright Business Wire 2012

http://www.selfridges.com/

La renaissance de Courrèges passe par Internet et par la parfumerie

LE MONDE | Par Nicole Vulser

Défilé Courrèges automne-hiver 2002.

Sur un minuscule bout de papier, une citation de Gandhi est restée collée à l’entrée du bureau parisien longtemps occupé par André Courrèges et sa femme, Coqueline : « Celui qui poursuit le passé soit le tue, soit est tué par lui. » Voilà prévenus les repreneurs de cette marque de mode mythique des années 1970. Jacques Bungert et Frédéric Torloting ne sont pas du sérail du luxe, ils viennent de la publicité. Tous deux ont présidé aux destinées de Young & Rubicam Franceavant de reprendre Courrèges en 2011, à la barbe des géants du luxe. LVMH et PPR avaient été recalés malgré leurs offres mieux-disantes financièrement, de plus de 50 millions d’euros. Lorrains tous les deux, les repreneurs ont bénéficié d’appuis de deux banques régionales.

La renaissance d’une marque oubliée est loin d’être aisée. Elle démarre cette semaine avec le retour, dans les magasins spécialisés, des parfums Courrèges. Ils n’étaient plus vendus, hormis de façon homéopathique dans la seule boutique Courrèges, rue François-Ier à Paris.

« Il y a quarante ans, Empreinte était le troisième parfum le plus vendu en France »,explique Robin Schlang, de Lorience, la PME qui a obtenu les licences Courrèges après celles de Mauboussin et de LuluCastagnette. « Au gré des législations, des ingrédients comme les mousses de chêne ou le santal ont été interdits. La composition du nouveau parfum Empreinte a dû être adaptée par un nez de Firmenich – la maison qui avait créé l’original – pour conserver sa senteur initiale »,explique-t-il. Lorience commercialise aussi Eau de Courrèges ainsi qu’un tout nouveau jus, Blanc de Courrèges.

L’âge d’or de Courrèges n’est plus qu’un lointain souvenir. L’usine de Pau, d’où est originaire André Courrèges et où sont confectionnées les collections, ne compte plus que 18 ouvrières, là où jusqu’à 250 petites mains ont pu travailler. Les robes trapèze blanches, argentées ou bleu turquoise, les petits blousons de vinyl, les mini-jupes qui ont égayé et renouvelé la mode au moment où était lancée la fusée Apollo XI sur la Lune n’ont pas vieilli, mais n’étaient plus vendus. La marque, créée en 1961 par un élève de Cristobal Balenciaga, était tombée dans une profonde léthargie.

Coqueline Courrèges, en succédant en 1994 à son mari malade, a dangereusement réduit la voilure. Elle qui l’a tant aidé comme styliste et a mis au point moult projets futuristes – dont, dès 1968, une étonnante collection de voitures électriques – a subi de sérieux revers. Des 180 points de vente que comptait l’entreprise familiale dans les années 1970, il ne restait l’an dernier que la boutique parisienne et trente points de vente au Japon.

En 2010, les comptes, dans l’Hexagone, étaient déficitaires. Le chiffre d’affaires s’était réduit à 7,6 millions d’euros en 2010 en France. Selon M. Bungert, les ventes au Japon représentaient encore l’an dernier 160 millions d’euros.

« Même si le chiffre d’affaires est ridicule en France, la marque bénéficie toujours dans le monde entier d’un capital exceptionnel de notoriété que nous n’aurons pas à financer », se félicite Jacques Bungert.

Didier Grumbach, président de la Fédération de la couture, se souvient qu’André Courrèges a été le premier à mélanger dans ses défilés la haute couture, le prêt-à-porter et une ligne de vêtements de sport. M. Bungert ne compte pas renoueravec cette tradition, stoppée en 2002, « très coûteuse mais qui ne donne pas vraiment de visibilité aux marques, noyées dans un flot d’événements concurrents ».

Les repreneurs ne prévoient aucune dépense somptuaire. Il n’y aura donc pas plus de défilés que de styliste convoité par toutes les griffes. Une équipe de designers maison est aux manettes, avec pour mission de rester dans la continuité. Certains vêtements sont remis au goût du jour, comme les mini-jupes.

La priorité des dirigeants a consisté à lancer un site Internet, qui fonctionne depuis un mois dans l’Hexagone. Les ventes sont déjà proches de celles du magasin parisien. Une trentaine de points de vente dans des grands magasins ont été rouverts dans le monde. Dans les trois prochaines années, les repreneurs comptent ouvrir des boutiques en propre à New York, Moscou, Tokyo, Séoul… Ils songent à multiplier les licences (lunettes, baskets, cosmétiques), envisagent d’éditer en série limitée les voitures électriques de Coqueline avec un industriel.« Nous sommes là pour vingt ans », affirment-ils, comme un slogan publicitaire.

Nicole Vulser

http://www.courreges.com/

Cet homme pressé doit rendre Quick appétissant

Recruté pour faire exploser les ventes du rival de McDonald’s, Jacques-Edouard Charret, DG de Quick, a passé 2011 à gérer une grave crise de réputation. Il repart à l’attaque.

«L’année a été éprouvante, je ne vais pas le cacher.» Costume élégant, cravate argentée et sourire bienveillant, Jacques-Edouard Charret passe en revue le restaurant Quick des Champs-Elysées, contrôlant la propreté des cuisines, échangeant quelques mots avec les salariés. La chaîne de fast-foods sort de l’une des plus graves crises de son histoire – un adolescent est décédé début 2011 après avoir dîné dans l’un de ses points de vente, à Avignon, et la procédure est toujours en cours. Mais, à part quelques cheveux blancs supplémentaires, le DG a gardé son flegme. Même physique de gendre idéal, même habitude de se rendre plusieurs jours par mois sur le terrain. Et même combativité. «Je suis un éternel optimiste», prévient-il, en attirant l’attention sur les nouveaux hamburgers Dark Vador tout noirs que ses employés sont en train de préparer. Sa principale fierté du moment. «Même les télés américaines en ont parlé. Et ce n’est que le début de notre grande offensive !»

Restaurer l’image. Pour Jacques-Edouard Charret, c’est un peu le retour du Jedi, en effet. Ce Lyonnais, ancien numéro 2 du groupe Casino, a été recruté en 2010 par le fonds d’investissement Qualium (Caisse des dépôts) pour accélérer le développement de Quick en France et en Belgique. Grâce à des ouvertures de restaurants et à des lancements bien sentis, il a fait bondir les ventes de 11% dès l’année de son arrivée, dépassant pour la première fois le milliard d’euros de chiffre d’affaires. L’actionnaire, au capital depuis 2007, étudiait déjà la revente du challenger européen de McDonald’s. Mais, après la tragédie d’Avignon, les ventes se sont effondrées de 25% – elles ont terminé en baisse de 5% fin 2011. «Nous avions des projets plein les cartons pour célébrer les 40 ans de la marque, mais il a fallu tout remballer», raconte le boss, qui a dû passer aussitôt en mode gestion de crise.

Pendant un an, Jacques-Edouard Charret a sacrifié bien des soirées et des week-ends pour sauver l’image de l’enseigne. Agence de communication spécialisée, réunions quotidiennes du comité de direction, sondages d’opinion réguliers, interventions dans les médias, vidéos sur Facebook et YouTube… Le DG a appliqué les grandes règles de la com de crise : s’associer à la douleur des victimes – «J’ai deux enfants du même âge», répète-t-il –, coopérer avec les autorités, admettre immédiatement la possibilité d’une faille interne… Mais il a aussi montré une certaine impatience, commandant une enquête d’hygiène – qui a dédouané l’enseigne, évidemment – ou rouvrant le restaurant d’Avignon au bout de trois semaines. «La voix de l’entreprise est pratiquement inaudible face à celles de la justice et des médias», se résigne-t-il. Sa vitesse de réaction aura au moins permis de rassurer l’actionnaire et les franchisés, qui représentent 80% de ses 380 restaurants, et dont il a aidé financièrement les plus affectés par la baisse de fréquentation.

Etiqueté « haut potentiel ». Si Jacques-Edouard Charret n’a jamais cédé à la panique, c’est que l’homme a dix-sept ans de grande distribution derrière lui. Autant dire qu’il connaît le sens du mot «pression». En 1992, Georges Plassat, actuel patron de Carrefour, à l’époque dirigeant du groupe Casino en France, le débauche chez Unilever, où le jeune diplômé de l’EMLyonvient de débuter comme chef de produit pour les soupes Royco. Responsable des MDD de Casino, il est vite étiqueté «haut potentiel».

A 30 ans, on lui confie la centrale d’achats de Casino, puis la fusion de cette dernière avec celle de Cora. «Une opération particulièrement complexe, pour laquelle il n’existait aucun modèle de référence», se souvient Yves Marin, un ancien de la maison devenu consultant chez Kurt Salmon. En 2005, lorsque Jacques-Edouard Charret devient DG adjoint
exécutif du groupe stéphanois, celui que l’on a longtemps surnommé «Ken» gagne un nouveau sobriquet, «le Dauphin». Tout le monde le voit succéder à Jean-Charles Naouri, PDG et bâtisseur du groupe, quand ce dernier enclenchera sa succession. Mais, en 2009, l’ombrageux dirigeant apprend que son protégé est approché par des concurrents. Se sentant trahi, il le licencie sur-le-champ. Cinq mois plus tard, Jacques-Edouard Charret rebondit chez Quick.

Bousculer les timings. Le nouveau patron, qui a participé pendant treize ans aux Championnats de France de ski alpin, est un homme pressé. Le comité de direction, qui se réunissait une fois par mois, tient conseil chaque semaine depuis son arrivée, pour faire évoluer les campagnes marketing ou les opérations de promotion en fonction des ventes. Et l’impétueux DG se retient : dans la grande distribution, il passait en revue les chiffres tous les jours avec ses collaborateurs, samedi compris. Charret aime finaliser des projets en quelques semaines. «Il est impossible à suivre sur les timings, souffle Anne Gleizes, la DG adjointe marketing. Mais cela nous a obligés à gagner en souplesse dans notre manière de travailler.» Le projet d’installation du WiFi dans les restaurants s’éternisait depuis des années, d’un groupe de travail à un autre ? Le nouveau boss a tranché et a donné six mois aux équipes techniques pour tout terminer. «Il faut savoir ajouter une brique dès qu’elle est prête plutôt qu’attendre que l’ensemble du projet soit complètement au point», commente le DG.

Autre obsession de Jacques-Edouard Charret, la circulation de l’information. Chaque mois, il réunit les 250 salariés du siège pour les tenir au courant des résultats et des projets en cours. «Les salariés détestent apprendre des choses sur leur société par la presse», explique sobrement le DG. «L’exercice est plutôt rare dans le monde de l’entreprise et les salariés ont été un peu surpris au début, reconnaît Luc Thibaud, le vice-président en charge des opérations France. Mais cela permet effectivement de diffuser l’information et chacun peut ainsi, quel que soit son niveau hiérarchique, poser une question ou lancer une proposition.» Les franchisés ont droit aux mêmes attentions. Déjà associés aux grandes décisions lors de deux séminaires annuels, ils sont désormais impliqués à chaque étape des évolutions du concept de la chaîne. Le nouveau modèle de cuisine – élément stratégique pour un restaurant – qui doit équiper tout le réseau ces prochaines années ? Il a été testé par un franchisé et non dans un point de vente détenu en propre, comme cela se pratique habituellement dans ce type d’enseigne.

Réveiller la belle endormie. Au quotidien, le DG a beau être un fou de technologie – il garde en permanence son iPhone et son BlackBerry à portée de main –, il préfère le contact direct. Tutoiement automatique, porte ouverte… Ceux de ses salariés que ça ne gêne pas ont pris le pli. L’une de ses comptables a ainsi épargné à Quick une vaste escroquerie à la fausse facture, qui a touché des dizaines d’entreprises : elle a simplement débarqué dans son bureau sans frapper pour lui demander s’il voulait vraiment qu’elle vire plusieurs centaines de milliers d’euros en urgence sur le compte d’un fournisseur, comme le lui ordonnait un e-mail… signé Jacques-Edouard Charret. Revers de la médaille : «Jacques-Edouard fonctionne à l’affectif, résume un proche. Il a un côté un peu clanique, et il vaut mieux faire partie du cercle des gens qui ont gagné sa confiance.»

Aujourd’hui, la crise du restaurant d’Avignon semble se tasser et le patron a ressorti du placard son plan «Quick 2015», qu’il avait dévoilé juste après sa prise de fonctions, pour réveiller la belle endormie. Un ambitieux programme qui ferait passer l’enseigne au-dessus de la barre des 500 restaurants en France, en multipliant notamment les petits formats dans les gares et les aéroports. Autre objectif : donner enfin une identité forte à Quick en jouant à fond sur son statut de challenger, qui lui autorise des audaces que ne peut se permettre le leader, McDonald’s. Quitte à provoquer la polémique.

Après plusieurs mois de tests, Jacques-Edouard Charret avait décidé, en août 2010, d’inaugurer 14 restaurants entièrement halal – la chaîne en avait déjà discrètement ouvert 8. «Un vrai risque, reconnaît-il aujourd’hui, mais mûrement calculé.» Bien lui en a pris : le chiffre d’affaires des 22 points de vente en question a doublé depuis. Le Front national avait bien sûr sauté sur l’occasion pour fustiger la «discrimination anti-Français», mais Charret ne s’est pas laissé intimider. Cette année non plus, d’ailleurs, alors que la polémique reprend de plus belle à l’approche de l’élection présidentielle. L’homme est tenace, décidément.

Francis Lecompte

http://www.quick.fr/homepage-fr-16

«Je veux développer d’autres marques autour de Benetton»

Par Anne-Sophie CathalaPublié  Réagir
Alessandro Benetton, pose à la Villa Minelli, au nord de Venise, où est installé le siège de Benetton.
Alessandro Benetton, pose à la Villa Minelli, au nord de Venise, où est installé le siège de Benetton. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro

INTERVIEW – Alessandro Benetton devient aujourd’hui le nouveau patron du groupe textile Benetton. Il livre les grands axes de sa stratégie pour relancer la marque.

LE FIGARO. – Votre père vous transmet une entreprise à son image. Dans quel état d’esprit êtes-vous?

Alessandro BENETTON. -Quand on écrit le nouveau chapitre d’un livre, il faut avoir lu calmement les précédents. Savoir que la première ligne de votre chapitre commence grâce à la dernière du chapitre d’avant. Mais vous seul écrirez. Le contexte est difficile. Comme quand on m’a confié la Formule 1 de Benetton. J’avais 25 ans. C’est peut-être mon destin d’accepter des missions délicates.

Quels sont vos projets pour redresser les ventes d’une entreprise qui s’est essoufflée?

C’est vrai que sur les marchés où nous sommes le plus présents, il n’y a plus de croissance. Je dois à la fois consolider notre présence en Europe car la marque est italienne, mais, en même temps, aller en Corée, en Russie, en Inde et en Turquie. Croître à l’international coûtera cher. Pour y parvenir, je dois modifier l’organisation, avec de nouvelles personnes. Parmi les points à améliorer, nous nous focaliserons sur les produits et la vente. Nous devons renforcer l’expérience d’achat. Nous ne l’avions plus assez fait. En partie à cause du manque de gammes, d’un côté, et d’un excès de références dans chaque gamme, de l’autre. Nous allons resserrer nos collections et revenir aux couleurs et pulls qui ont fait notre succès. Pour United Colors of Benetton, You Nguyen, ancien de chez Levi’s, chapeaute design des produits et merchandising, ce qui renforce la cohérence du magasin, le remettant au cœur de notre stratégie.

Allez-vous renouveler vos produits et vos magasins Benetton, mais aussi Sisley ou Playlife?

Je veux développer autour de Benetton d’autres marques avec chacune son histoire. United Colors of Benetton restera la marque phare, mais toutes doivent avancer pour que nous améliorions nos résultats. De nouveaux concepts de magasins sont déployés. Pour Benetton, les produits resteront colorés, accessibles et de qualité. Les clients fidélisés savent déjà que nos produits peuvent durer des années. Tandis que les vêtements Sisley resteront plus sophistiqués dans les motifs et les teintes. Dans les nouveaux magasins «Icone-stores» d’United Colors of Benetton, dans de grandes villes mondiales, dont Paris, New York, Milan, l’espace est aussi plus segmenté, entre collections décontractées ou de ville. Nous y avons installé des sculptures en laine géantes, intitulées «Lana Sutra». Cela m’amuse, ces idées venues de jeunes artistes. On offre une expérience d’achat forte, qui passe par des émotions.

Préparez-vous des lancements?

Au sein d’United Colors of Benetton, j’ai lancé le projet «pin-up», l’an dernier: ce pull prend la forme de la silhouette du corps. Je mise aussi beaucoup sur mon enseigne sportswear pour jeunes, Playlife, surtout présente en Italie. J’y ai réintroduit deux autres de nos marques inexploitées depuis des années: Killer-Loop et Jeans-West, griffe de jeans et de hauts cool, griffée de 3 chevaux aux couleurs du drapeau italien. C’était une des premières chaînes de Benetton dans les années 1970 pour le denim. Multimarque, la boutique vend aussi des gadgets, sacs et objets décoratifs d’autres marques extérieures. Elle est mise en scène comme le loft d’un jeune amateur de voyages et de musique. Je veux l’exporter en Europe et en Asie.

Allez-vous continuer à faire des campagnes de communication «chocs»?

La notoriété de la marque Benetton reste forte, dans 120 pays. Nous relançons de grandes campagnes institutionnelles pour reparler de nos valeurs deux fois par an. La prochaine sera en octobre. La précédente,Unhate (Non-haine), qui montrait des dirigeants politiques et religieux s’embrassant pacifiquement sur la bouche, a été vue par 500 millions de personnes. Pour toucher une nouvelle jeune génération qui nous connaît mal, elle a été conçue pour le monde du Web. Cela a remis en avant notre centre de recherche en communication, La Fabrica, où créent chaque année 30 jeunes artistes boursiers. Benetton n’est pas un vendeur de vêtements comme les autres. Ce qui compte, c’est que ces campagnes aient une action même si les effets sur les ventes viennent plus tard.

Vous inspirez-vous des marques de mode comme Zara et H&M, qui vous ont pris des parts de marché ces dernières années?

Chaque entreprise a son ADN, je n’ai jamais cru à ceux qui copiaient un modèle concurrent pour réussir. Mais les modèles d’organisation des entreprises de la «fast-fashion» (mode à renouvellement rapide) nous ont stimulés, incités à redevenir plus offensifs sur le développement des collections et en magasins. Nous produisons en Tunisie, avec des usines en propre notamment, mais aussi en Serbie, si près de nous, et cette proximité nous permet d’être aussi réactifs.

Pourquoi Benetton est-il sorti de la Bourse, où il était présent depuis vingt-six ans?

À ceux qui pensent que la Bourse est inutile, je réponds non! J’étais un tout jeune analyste quand Benetton a été coté pour la première fois à Milan. C’était une entreprise de 21 ans, innovante, fraîche dans son approche. Elle a souhaité se prémunir d’un gros risque: celui d’être dépassée par une croissance galopante. La Bourse nous a apporté une rigueur dans la gestion. Mais, depuis 2008, le système financier est passé à travers une crise inattendue. Cela a provoqué des mesures réglementaires, destinées à protéger les investisseurs, mais qui ont induit des contraintes exagérées pour les entreprises. Si loin de ma mission d’entrepreneur.


Héritier modèle

«Ma, vous mé reconnaissez?», demandait son père, Luciano, pour une publicité d’American Express, en son plus simple appareil. Alessandro, préfère, lui, dévoiler… ses passions, sportives et artistiques, sur son blog. Avant de redonner des couleurs à Benetton, cet amateur de ski, diplômé de l’Université de Boston et titulaire d’un MBA à Harvard a débuté comme analyste chez Goldman Sachs. Puis créé, en 1992, son fonds d’investissement: 21 Investimenti. Il est aujourd’hui à la tête d’un portefeuille de plus de 1,3 milliard d’euros de participations dans des sociétés diversifiées à fort potentiel.

Au sein du groupe familial, il a aussi présidé, entre 1988 et 1998, Benetton Formula, dans un contexte là encore difficile. L’écurie remporta deux titres aux championnats du monde des pilotes, avant d’être revendue à Renault en 2000. Les voitures de course Benetton sont aujourd’hui exposées dans l’usine historique du groupe devenue un musée-showroom, près de Ponzano Veneto, petite ville située au nord de Venise.Alessandro, amateur de kitesurf et de ski, y vit avec sa femme, la championne de ski Deborah Compagnoni, et leurs trois enfants, dans une maison moderne et discrète édifiée par l’architecte Tadao Ando. Benetton y a aussi son siège, dans une non moins magnifique Villa Minelli des XVIe et XVIIe siècles, restaurée dans les règles de l’art. C’est là qu’Alessandro Benetton nous  a confié en exclusivité sa vision du futur Benetton…

 

http://www.benetton.com/


Economic Analyisis of Fashion Retail

http://wiki.nus.edu.sg/display/Fashion/Economic+Analyisis+of+Fashion+Retail

1 NATURE OF MARKET

Fashion retail is typically a consumer goods market. It is characterized by very short product life, fickle consumer preferences, numerous competitors, relatively easy entry and exit, and a myriad of manufacturing, marketing and retail alternatives (Richardson, 1996). Over here, we will mainly make references to U.S and Europe where the fashion capitals – New York, Milan, London and Paris – resides. One of the reasons for their leading role in the apparel sector is that they are able to acquire information on future trends in colour, theme and styles in advance, preparing their own collections by combining and interpreting such information with market data (Aktuglu, 2001).

1.1 Products being sold

Products being sold can be divided into three distinct categories – couture, ready-to-wear (RTW) and mass production.

1.1.1 Couture Wear

Couture wears are exclusively tailored by in-house designers and are produced in limited numbers of expensive, high quality garments. Couture houses are organised according to long-established principles, with the couturier (or designer) providing an identity and direction, supported by assistant designers and a premier de l’atelier (head of the work room). Couture houses are regulated by national organisations which ensure that members meet stringent design, manufacturing and commercial regulations.These regulations make couture garments affordable by very few consumers (Wigley, 2004).

Figure 1: (from left to right) Alexis Mabille, Chanel, Valentino and Christian Dior (Photos courtesy of [style.com] )

1.1.2 Ready-to-Wear (RTW)

As such, to be commercially sustainable, the fashion industry provides less wealthy consumers with cheaper garments. The antecedents of this RTW industry are in eighteenth century second-hand clothes dealers who stocked unwanted samples from tailors and dressmakers. Thereafter, manufacturers were making garments to be specifically sold in such outlets, facilitated by their new ability to produce relatively cheap and high quality garments. RTW acquired greater significance during the 1960’s and afterward as the division between it and couture became blurred. Designers were able produced garments which were distinctive and cutting-edge while remaining relatively affordable (Wigley, 2004).
Figure 2: (from top left) Emporio Armani, Diesel Black Gold, Calvin Klien, Ralph Lauren, D&G, Marc Jacobs, Tommy Hilfiger and Hugo. (Photos courtesy of [Style.com]  and [GQ.com] )

1.1.3 Mass Production

Mass production of clothing was pioneered during the early twentieth century. The process of manufacturing a large number of garments involves fabric testing, pattern cutting, sizing, and assembly. Today, this process is often computerised, using design software to plan the process and automatic machinery to carry it out. Typically, independent companies undertake mass production on behalf of the brand under which the garments are sold, usually high street brands such as Marks and Spencer. As the fortunes of this company illustrate, predicting styles sizes and delivering consistent quality to the customer is challenging. The most successful mass-market retailers have sophisticated forecasting techniques, just-in-time manufacturing, efficient distribution and effective marketing (Wigley, 2004).

A related concept to mass production is fast fashion. They are clothing collections emulating the latest trends on the catwalk that are designed, manufactured swiftly and are priced at an affordable range. It mostly targets mainstream consumers as « they want to be able to buy the things celebrities are wearing or they want to be able to buy into the trends that they’ve seen from the catwalk as quickly as possible » (Fast Fashion, 2004). Some well-known brands that are riding on the fast fashion bandwagon are Zara, H&M, Forever 21, TopShop and Mango.

Figure 3: Images of shops of popular brands such as Forever 21, Zara, Topshop, H&M and Mango (Photos courtesy of [style.com] )

Products being sold are women’s fashion clothing and accessories, women’s standard or non-fashion items, men’s apparel and accessories as well as teens’ and junior clothing and accessories.

1.2 Retail Venues

All these are sold in departmental stores (E.g. U.S: Bloomingdale’s,Target, Wal-Mart, Nordstrom. Europe: Marks and Spencer, Printemps, H&M), boutiques, chain stores, outlet stores and malls.

A study conducted by Fowler & Clodfelter (2001) compared the garments sold at outlet and departmental store and found that  there were only minor differences in their outward appearance as well as the materials used. To differentiate garments sold at the outlet store from the departmental store, both labels were slightly different. For instance, Ralph Lauren outlet shirts have a cream-coloured dot woven into the label; Tommy Hilfiger outlet shirts bore a crest while those from the departmental store had a flag. Despite the variations, only savvy consumers will be aware of these differences. In terms of pricing, garments sold at the outlet store were about 30% lower than in the departmental store since no middleman is involved. However, fashion merchandise offered at the departmental store might not be found at outlet stores simultaneously, only basic merchandises are.

1.3 Price Determination

Pricing strategies are determined by: market factors – market and city characteristics (metropolitan, small city, urban, suburban; chain factors – chain size, positioning, with regards to corporate mission and policies; store factors – store size, category assortment; category factors – size assortment, storability, extent of necessity; brand factors – brand equity or preference, relative brand advertising, relative trade deals and customer factors – consumer sensitivity to price changes (Shankar & Bolton, 2004).

1.3.1 Price Tiers

Prices can also be determined by price tiers. The number of tiers is either market or product specific. Market specific prices can be placed on 3 different levels: national brand, store brand and generic brand. Product specific prices are determined by perceived value and their price, whether they are in the economy, middle market or premium. (Shankar and Bolton, 2004).
Taking Gap, Inc. for example, it is a specialty retailer, who enacts a three-tier price strategy, targeting three specific price and consumer markets through diverse retail formats: Old Navy (economy), Gap (middle), and Banana Republic (premium). Although Gap, Inc. retailers are specialty apparel and accessory retailers, all are distinctly positioned and priced based on a price tier. Retail formats are characterized by price point, product type, positioning, and life stages (Gap, Inc., 2004). Another example would be Levi’s, where Levi’s Signature in in the economy tier, Red Tab is in the middle tier and Levi’s Premium is in the premium tier (Author, 2005)

1.3.2 Theory of Clearance Sales

According to the Theory of Clearance Sales, sales can be categorized into 3 types: pre-season, within-season and clearance sales. The phenomenon of clearance sales is much more prominent and it arises from the unpredictability of style, color, pattern and consumers’ preferences. Since retailers are clueless about consumers’ preferences, the apparels are offered in the first period at an initial price. Once consumers’ choices are known, apparels sell out fast when consumer reservation prices exceed the initial price. On the other hand, if the consumers’ reservation prices below the initial price, the store than picks an optimal markdown price.(Pashigian, 1988)

1.3.3 Price and Consumers

Consumers also use price as an indicator of product quality because they believe market prices are determined by the forces of competitive supply and demand. They assume that a garment with a high price meets high quality standards and vice versa. Consumers use price as a cue to quality because it is visible and known. That is, prior to the purchase, price is easier to compare as opposed to the quality features and durability of the garments. When the consumer can’t readily see other differences in two identical garments, price is the vital piece of information available for use in evaluating quality (Fowler & Clodfelter, 2001).

1.4 Searching and Matching

Buyers and sellers find each other through a number of ways:

1.4.1 Trickle Down Theory

The upper class in a society is the leader of new fashion (Law, Zhang and Leung, 2004). Fashion that is adopted by the upper class will soon be imitated by each succeeding lower class until they have « trickled-down » to the lowest class (Sproles, 1981)

1.4.2 Mass Market Theory

The mass production combined with mass communications make new styles and information about new styles available simultaneously to all socioeconomic classes. Fashion diffusion has the opportunity to begin essentially the same time within each class. (Sproles, 1981).

1.4.3 Collective Selection Theory

New fashions emerge from a process of collective selection, where collective tastes are formed by many people. During this process, many new styles will compete for acceptance by consumers. The styles that are welcomed and acknowledged as fashionable will gain a competitive edge over others. Consumers’ tastes are vaguely defined initially, but the selections of innovators will give more precise statement of appropriate tastes. The designer’s prestige may also further legitimize his/her choice in adopting the new fashion (Sproles, 1981).

1.4.4 Subculture Leadership Theory

Fashion originates from different subcultures in the society (e.g. blacks, youths, blue collar workers and ethnic minorities)(Law, Zhang and Leung, 2004). Their unique style will eventually emerge; noticed by the larger population and become admired for its creativity, artistic excellence, or relevance to current lifestyles. The style then diffuses into the mass population through either the trickle-down process or mass market mechanisms (Sproles, 1981).

2 MARKET MAKERS, COMPETITION AND COOPERATION

2.1 The Retail Industry

This wiki page is focused on the fashion retail markets in US as well as Europe as those places are where the fashion capitals are found namely, Paris, London, Milan and New York. Each market has varying market makers, defined by a few large powerful actors responsible for shaping market institutions. In the global luxury fashion retail market, there are mainly three large fashion conglomerates competing with one another: LVMH, PPR and Richemont. They can be considered the market makers of the fashion retail market as they each own a substantial number of luxurious brands in the market and thus, possess power to decide and influence the rest of the fashion market.

2.2 The Market Makers

A myriad of factors define the fashion retail market, namely the interactions among fashion companies and the interaction between fashion companies and the consumer. On the surface, it may seem like there are many fashion brands competing with one another. In reality, some of the brands selling similar products, are actually owned by the same fashion company. For example, LVMH, the french holding conglomerate, owns Louis Vuitton and Fendi, both of which are luxury fashion brands.

2.2.1 LVMH

LVMH, also known as LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, is one of the world’s largest luxury-goods company, home to around 60 luxury brands in various sectors such as fashion and leather goods, wine and spirits, perfumes and cosmetics as well as watches and jewellery. A tabulation of the amount of revenue generated by each business group within the large conglomerate is shown in Table 1 below. Also, The various luxurious brands owned by this French holding company are listed in Table 2.

Table 1: Table of revenue generated by various sectors of LVMH from Year 2007 to Year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Wines and Spirits 3,226 3,126 2,740
Fashion and Leather Goods 5,628 6,010 6,302
Perfumes and Cosmetics 2,731 2,868 2,741
Watches and Jewellery 833 879 764
Selective Retailing 4,164 4,376 4,533
Other activities and eliminations (101) (66) (27)
Total 16,481 17,193 17,053

Source:LVMH Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Table 2: Table of brands from various sectors under LVMH

Wines and Spirits
·         Moët et Chandon
·         Dom Pérignon
·         Krug
·         Château d’Yquem
·         Glenmorangie
·         Belvedere Vodka
·         Chopin vodka
·         Hennessy
·         Domaine Chandon California
Fashion and Leather Goods
·         Louis Vuitton
·         Fendi
·         Donna Karan
·         Loewe
·         Marc Jacobs
·         Kenzo
·         Givenchy
·         Thomas Pink
·         Pucci
·         Berluti
·         Stefanobi
·         Rossimoda
·         Celine
Perfumes and Cosmetics
·         Parfums Christian Dior
·         Guerlain
·         Parfums Givenchy
·         Parfums Kenzo
·         Benefit
·         Make Up For Ever
·         Acqua di Parma
·         Parfums Loewe
Watches and Jewellery
·         TAG Heuer
·         Hublot
·         Zenith
·         Chaumet
·         Dior Watches
·         Fred
·         De Beers
Selective Retailing
·         DFS
·         Miami Cruiseline
·         Sephora
·         Le Bon Marche

Source: LVMH Annual Report 2009 (accessed on 8  April 2010)

2.2.2 PPR

PPR is a French multinational conglomerate, not too far behind LVMH in the fashion market. It was formerly called Pinault-Printemps-Redoute, but was shorterned to PPR on 18 May 2005. It has 5 main subsidaries under its company name: Fnac, Redcats Group, Conforama, Puma and Gucci Group.The following table reveals the breakdown by revenue generated by the various subsidaries in year 2009:

Table 3: Table of revenue generated by various subsidaries of PPR in year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Fnac 4,583.5 4,587 4,375
Redcats Group 3,764.5 3,699 3,386
Conforama 3,313 3,168 2,928
Puma 1,717.6 2,524 2,461
Gucci Group 2,175.4 3,380 3,390
Total 15,554 17,358 16,540

Source: PPR Annual Report 2007PPR Annual Report 2008 and PPR Official Website (accessed 8 April 2010)

Gucci Group is the luxury good subsidary, whereby global fashion brands such as Gucci, Bottega Veneta and Yves Saint Laurent pave the way for younger brands such as Balenciaga, Alexander McQueen, Stella McCartney, Boucheron and Sergio Rossi. In year 2009, €3,390 million of revenue was generated by the Gucci Group. The following piechart obtained from PPR’s official website itself reveals the breakdown of revenue by brand in year 2009:

Figure 4: Piechart of breakdown of revenue by brand of Gucci Group of PPR in year 2009 

Source: PPR official website (accessed on 8 April 2010)

2.2.3 Richemont

Richemont is a Swiss luxury goods company founded in 1988, with five key areas: jewellery, watches, writing instruments, leather and accessories, and clothing. It is the third largest luxury good international conglomerate, trailing behind LVMH and PPR. The following shows the amount of sales generated by various maisons of Richemont.

Table 4: Table of sales generated by various maisons of Richemont from year 2007 to year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Jewellery 2,435 2,657 2,762
Specialist Watchmakers 1,203 1,378 1,437
Writing Instruments 585 625 587
Leather and Accessories 307 309 294
Fashion and Accessories 297 321 338
Total 4,827 5,290 5,418

Source: Richemont Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Table 5: Table of brands from various maisons under Richemont

Jewellery
  • Cartier
  • Van Cleef & Arpels
Specialist Watchmakers
  • Piaget
  • A. Lange & Sohne
  • Jaeger-LeCoultre
  • Vacheron Constantin
  • Officine Panerai
  • International Watch Co. Schaffhausen (IWC Schaffhausen)
  • Baume & Mercier
  • Manufacture Roger Dubuis
  • Ralph Lauren Timepieces
Writing Instruments
  • Montblanc
Leather and Accessories
  • Dunhill (London)
  • Lancel (Paris)
Fashion and Accessories
  • Chloe
  • Alaia (Paris)
  • Shanghai Tang
  • Purdey

Source: Richemont Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Almost half of Richemont’s main revenue stems from the sales of specialised watchmaking, however, a portion of its revenue is generated from fashion and accessories as well. Brands such as Dunhill, Lancel, Chloe and Shanghai Tang are the more famous fashion brands with outlets available in many parts of the world.

2.2.4 Consumers

The retailers seem to have the most power in defining the market as they possess the power to market goods at prices desirable to them. However, the market price is in fact also determined by consumers. According to basic economic theory, the price of a good is determined by the demand by consumers and supply of the good by the producers in the economy. (J. F. Muth, 1961) Especially for the fashion retail market, fashion trends are forecasted by analysing results of consumer’s emotions towards the previous trend. (H.S Cho et. al., 2005) Hence, consumers do play a vital role in forming the fashion retail market as well.

2.3 Competition and Cooperation

2.3.1 Diversification

One method in which fashion companies compete with one another is through diversification. In order to gain a larger market share, a company may set up different kinds of shops, retailing clothings of varying prices to target different groups of consumers. The fashion retail industry may be segregated into three tiers: economy, middle market or premium, depending on the range of prices of the fashion piece. Fashion companies have various strategies to attract consumers to purchase their products. For example, American Apparel, though at the lower end of the price scale, generate revenue by mass production of designs which are in the current trend. On the other hand, premium fashion brands such as Prada has already established classic designs of fashion products such as the handbags, which are targeted at less price-sensitive consumers who do not mind paying more to purchase a product early in the season. (G.M. Allenby et. al., 1996)

Some large companies diversify to tap into all three markets in order to capture different market shares. Also, fashion companies may choose to diversify into specific fashion apparels such as atheletic apparels, fashion accessories such as handbags, shoes etc. One good example is Gap Inc., which has 5 different brands under its company’s name: GAP, Banana Republic, Old Navy, Piperlime and Athleta. Old Navy is targetted at the economy price-tiered market, GAP is targetted at the middle-market price-tiered market while Banana Republic is targetted at the premium price-tiered market. Piperlime is an online shop managed by Gap Inc. which retails shoes and handbags of other brands while Athleta is a brand specially targetted at women atheletic sportswear. (Gap Inc., 2010) 
Figure 5: Photo collage of retail stores of two brands, GAP and Banana Republic, both owned by Gap Inc. (Photo courtesy of Gap Inc. )

2.3.2 Extrapolating the trend

Companies have a group of designers to plan, nearly half a year ahead, what the trend for the next season will be. Fashion pieces designed, will be modelled down a runway at fashion shows typically held at fashion hubs around the world to showcase the new collection. The biggest fashion weeks are held regularly according to the seasons in the top fashion capitals in the world, namely Paris, London, Milan and New York. (British Fashion Council, 2008) These centralised fashion shows are meant to showcase the new collection to the press, which will subsequently be disseminated to the public through the media, thus setting fashion trends and fashion statements through such avenues. (N. M. Rantisi, 2001)

Figure 6 : A photo collage of Gucci Spring Fashion Week in Milan, 2010 (Photo taken from Coutorture.com )

2.3.3 Branding and Advertising

According to John Durrel (1998), branding represents “a consistency of quality and meaning associated with a designer’s collections that will carry over from year to year”. Despite changes in design from one season to the next, these changes in fact reinforce the particular company’s image. (N. M. Rantisi, 2001) For example, most Louis Vuitton fashion accessories like their handbags and purses would carry its logo, which represents not only the brand, but also the prestige attached to the luxury brand. Thus, many fashion companies in the industry use advertising to appeal to selective rather than primary buying motives. (W. R. Smith, 1956) 
Figure 7: Photo collage of two different designs of Louis Vuitton accessories, the former being the classic design while the latter being one of the modern designs. (Photos courtesy of [Style.com] )

2.3.4 Vertical Integration

Some of the bigger fashion companies are vertically integrated with their line of production so as to be able to shortern production cycle and be able to adapt to the current demand as well as customer satisfaction. (J. Richardson, 1996) In rapidly changing and highly competitive industries such as the fashion retail market where products have short product life and differentiation advantages may be quickly imitated, it is important for fashion companies to be sensitive to changes in fashion trends and to be able to swiftly change their line of production when the need arises. This concept is called Quick Response,a philosophy in management which refers to a mode of operation for the wntire supple chains that produce consumer products so that customers receive the products they want in the desired timeframe. (S. Daskalaki, n.d.)


Figure 8: Photo Collage of the American Apparel factory located in Los Angeles (left) and one of the many American Apparel retail stores (right) available in many parts of the world such as United States, Austria, Belgium, Israel, Italy, Ireland, Japan, Korea, Netherlands, Switzerland, China, Germany, Canada, France, Sweden, Mexico, United Kingdom, Brazil and Australia. (Photo courtesy of Foxnews.com)

One good example to illustrate this point is American Apparel, one of the largest apparel wholesalers in the United States. This company has integrated manufacturing, distribution and retail together, with every step of the process done in-house and not replying on outsourcing. From designing and marketing, fabric storage to warehouse distribution and retail, all of it is owned by American Apparel.

2.3.5 Horizontal Integration

One of the methods of competing with other fashion companies would either be to cooperate with them and form an alliance, or to take over smaller firms, a process known as acquisition.One good example would be PPR, one of the fashion conglomerates in the fashion retail market. In 1999, PPR bought over 42% of the Gucci group, entering the luxury goods sector. Since then, PPR has slowly acquired more of the shares such that it currently holds 99.4% of stakes of the Gucci Group. Also, in 2007, the fashion conglomerate acquired 62.1% stake in Puma, one of the world leader in sports lifestyle. (PPR, 2010)

2.3.6 Media

One of the most powerful tool to enhance its brand image and raise awareness of one’s fashion brand is through mass media. From fashion magazines such as Vogue, to television channels dedicated only to fashion such as FTV.com, it can be seen that media plays an important role in promoting one’s fashion brand or company. At fashion shows held around the world in fashion hubs, the press is present to document the release of the newest collection from various fashion brands. Through newspapers, fashion magazines and even fashion websites, the new season’s fashion trend is being broadcasted to millions of people theough these media.

Fashion companies also collaborate with media artistes to enhance its brand image, through endoresements and  advertisments. For example, in 2009 for their spring/summer collection, Louis Vuitton engaged Madonna, the pop music icon to be featured on their advertisments together with their products. (LVMH, 2009)

Figure 9: Two Louis Vuitton advertisements featuring Madonna from LV/s Spring/Summer Collection 2009 (Photos courtesy of Cyana.tv )

2.3.7 Factory Outlets

Usually, retail stores such as Prada clear the stocks of past seasons or unsold goods through the factory outlets where prices of goods will be decreased by a significant percentage. There is an increasing trend of companies to use this method to raise awareness of their brands as consumers nowadays would not mind obtaining a branded good, even if it was past the season, at a lower price. For example, brands like Tommy Hilfilger, Puma and United Colours of Benetton set up factory outlets in India to suit economic needs of price-conscious consumers by selling their goods at lower prices. (Chaudhary, 2008)

3 EFFECTS OF FASHION ON CONSUMERS AND CONSUMPTION

The consumption of fashion can be traced all the way back to the 16thand 17th Century Europe and took off amongst the European nobility. Queen Elizabeth I used the dramatic spectacle of fashion as a display of governmental power. She also forced competition between the nobility by removing them from their locality where they were clearly superior, forcing them to attend the London Court where they had to compete with equals. In the past, commodities were chosen because of their ability to appreciate in value as time passed with the idea that they would be passed down to succeeding generations as inheritances, while newness and novelty were seen as marks of commonness. However, the Elizabethan noblemen now began to spend less on his family and began to spend more to secure his place in this new social competition. Goods selected as markers in a social competition require very different characteristics than those purchased to be handed down. Now, consumers focus on the ability of the commodity to express the individuality of the consumers, his/her difference from others of the same social rank. By the 17thand 18th Century, this competitive consumption spread beyond the London Court to create new institutions and lay the foundation of consumer culture.

Figure 10: Elizabethan fashion during the late 1500s to early 1600s.« Traditional hierarchy of taste was a product merely of snobbery and the desire for distinction… »

Elizabeth Wilson ‘Adorned in dreams: fashion and modernity’

Individuals began to assume the role of a consumer in the economy. Consumers interpret fashion and use it to create personalised consumption meanings. Western fashion patterns, which are categorized by novelty, constant renewing and updating, infused with advertising and mass media is considered an important basis of the ideology of consumption. Consumers actively combine and adapt culturally established fashion discourses to fit the conditions of their daily life, using fashion discourses to forge self defining social distinctions and boundaries. They use fashion to construct narratives of personal history, and interpret the interpersonal dynamics of their social sphere, helping us to understand their relationship to the consumer culture.

The fashion phenomenon has raised many issues:

1)      Morality of consumerism

2)      The conditions of self worth

3)      The pursuit of individuality

4)      The relation of appearance

5)      Character traits

6)      The dynamics of social relationships

7)      Reinforcing of gender roles

8)      Standards of taste

9)      Economic inequality and

10)   Social class standing.

3.1 Stigmatizing and Stereotyping

Fashion affects the way people perceive each other.  We perceive a person’s personality through the fashion or the style that one may have. Fashion acts as a symbolic representation of one’s gender, culture and even a person’s characteristics, creating stigma and stereotyping of a person background, etc. For example, it is stereotypical to think that Indian women wear saris, while Scottish men wear kilts.  

Figure 11: Indian women are often typically portrayed as wearing saris (right) while Scottish men are known for wearing kilts (left)

Fashion intertwines into the consumers’ self-identities and social relationships. In Craig J. Thompson and Diana L. Haytko’s article, “Speaking of Fashion: Consumer’s Uses of Fashion Discourses and the Appropriation of Countervailing Culture Meaning”, one sees that people judge and have perceptions of others through others’ fashion and style.  Through the right fashion and style, it may represent creativity, organization, competence and conscientiousness, while the outdated fashion or wrong style may represent “the undesirable…broader implication of not being able to effectively put one’s life together”.

The searching and matching in certain organizations such as fashion industries depend greatly on the selling of an individual’s appearance and ‘first impressions’. Employment becomes intertwined with the bias due to stereotyping. Skill sets are placed second place to one’s ability to ‘speak’ through their physical appearance. There is a dependency of the society on fashion to create distinctions and justify class division.

« Adornment… which gathers the personality’s … radiance as if in a focal point, allows the mere having the person to become a visible quality of its being. And this is so, not although adornment is superfluous, but because it is… This very accentuation of personality, however, is achieved by means of an impersonal trait… [for] style is always something general. It brings the contents of personal life and activity to form shared by many and accessible to many. »Georg Simmel ‘Adornment’

3.1.1 A divide between the people

Fashion emphasises on the divide between classes in a society, reinforcing class stratification. It acts as a statement of wealth and prestige, or the lack thereof. The ownership of labels and branding of products serves as distinguishing markers of social economic class. For example, the upper class will naturally seek to establish their wealth and social standing through donning haute couture or using high-end products while the lower classes make do with mass produced items and street fashion.

The creation of new social classes, the subcultures and/or countercultures, is apparently evident through fashion and style. Subcultures and countercultures adhere to a distinctive set of values, norms and practices within a larger culture that may oppose the dominant culture. Fashion works to distinguish social circles, class status(mainly based on socio-economic status) and subcultures. For instance, hip hop fashion with its trademark heavy gold or bling-bling jewelleries, sneakers, baggy pants and more importantly, attitudes have been long established and easily recognizable throughout the world.  

Figure 12: The Hiphop fashion has been known to have bling-bling, oversized shades and baggy pants. (Photos courtesy of popsugar.com )

It becomes relatively easy to identify some subcultures’ in a society through their styles such as punk, grunge or hip hop as soon as they have become widely known and as long as they are used consistently, but there are no dictionaries in the language of fashion. As such, fashion puts a society’s social hierarchy on display when it makes it easy for one to identify a person’s social background or social culture through one’s dressing. It was once easy to judge, by the quality and amount of fabric or the amount of labour-intensive lace and embroidery, the social status of a person, which only knew the dimensions of « up » or « down ». However nowadays there are many more dimensions to consider, e.g. progressive or conservative, high or low educational level, high or low ecological awareness and more. They all seek expression through consumer goods.

3.1.2 Reflects expectations that come along with occupational status and prestige

3.1.2.1 Expectations

Fashion reflects expectations that come along with occupational status and prestige. Different occupations demand different fashion style. High end job position holders are expected to possess designer products as a reflection and a symbol of their power and prestige. For example, the fashion that a CEO has is immensely different from that of a road sweeper. The CEO, being at the top of the occupation ladder, would be expected to wear branded apparels and drive high-end cars, while a road sweeper, being at the bottom of the occupation ladder, would not be expected to possess anything fashionable or stylish to reflect his wealth and status. Fashion sells the ideals on what a CEO should wear and possess. It is rare to find fashion defining dressing ideals of a road sweeper. More importantly, with the advent of the World Wide Web, one can easily google outfits suitable for their job scope. Mass media is extremely important in the definition of job appropriate attire.For instance, the teaching profession .

Figure 13: Formal office attire (Photos courtesy of Victoria’s Secret )

3.1.2.2 Fashion as a reflection of job scopes and titles

By fulfilling expectations of one’s job, fashion is constantly used an identification of job scopes purely through what we observe and interpret from one’s attire.

 

“A Hollywood star flaunts her beauty at the Oscar ceremony, clad in an exiguous gown while the German graphic artist Jeanne Mammen used dress to disappear in Weimar Berlin to enjoy the freedom of being overlooked.”

3.1.3 Fashion blurring the line…


Figures 14 & 15 : On the runway: Men exude feminity, soft features along with softer fabrics such as satin, and feminine colours, while females take on the structured and masculine tailoring. (Photo courtesy of imyouare.com and coutorture.com )

While fashion acts as a representation of gender and culture everywhere and acts as a divide for social spaces, it subtly advocates equality within gender and sexuality. In the past, men’s fashion was masculine with dark colour shades like black or dark shades of grey. The 20th Century ushered a new era of fashion for females and males. As fashion evolved, we see the blurring of the line between the strict male-female fashion styles. Before the 20th Century, females were expected to wear dresses and skirts as a symbol of their being female, and wearing pants or suits was unthinkable. The 1960s Women’s Liberation in the United States of America saw, for the first time in American history, the giving of women the freedom to dress as they had never been able to before. Since then, we have witnessed the evolution of fashion for not only females but for males as well.

For example, in the 21st Century, we see the fusion of female and male fashion styles together, with men’s fashion adopting some characteristics of the women’s fashion, and vice versa. Now, we see tote bags are not only fashionable in the women’s fashion sphere, but also in the men’s fashion sphere as well; while we see the rise in popularity of women’s pants suits.

3.2 Fusion of Western and Asian Culture in Fashion

Fashion has permeated from the West into Asian culture as early as the 19th Century when Japan began to emulate Western fashion. Since then, western fashion has integrated itself together with Asian culture and fashion to form what is now called street fashion in several Asian countries, like Japan, South Korea, and Taiwan. In Japan, Western brands like American brand Abercrombie & Fitch and Swedish fast fashion brand H&M have become popular among aspiring American-preppy Japanese teens as Abercrombie & Fitch opens its first flagship store just steps away from H&M in Ginza, Japan’s upscale shopping district. The fusion of Western culture with Asian culture can be seen in several Japanese street fashion brands such as Uniqlo, A Bathing Ape and Comme des Garçons. These Japanese street fashion brands have reached international success, with the most popular brands having flagship stores in the West. Western fashion has also influenced Indian high fashion culture, with the Indian traditional attire and fashion taking the backseat.

Figures 16 and 17: Japanese street fashion (left) and Korean street fashion (right) (Photos courtesy of tokyofashion.com and flickr.com )

3.3 Fashion Deviance

Over the years, we see the rise in a different sort of fashion all together—the idolising of fashion deviant behaviour. The portrayal of fashion-deviance has been gaining popularity with the rise in the mass media. Avant-garde fashion is fashion that is seen as experimental fashion or innovative fashion, and one of the most prominent avant-garde fashion designers is French haute couture fashion designer, Jean-Paul Gaultier. Gaultier has been known for using unique looking models in his fashion shows of all different shapes, sizes and ages. In Interviewhe explained that, “I have never really cared about what fashion’s ideal was. There are different kinds of beauty and I always try to show that.” 

Figure 18: Avant-garde fashion being a form of fashion deviance (Photo courtesy of frillr.com )

Fashion deviance is not only seen in famous fashion designers but also in celebrities such as Lady Gaga, who is famous for her outrageous sense of dressing and her avant-garde music style. Such fashion deviance is a way of portrayal of one’s own personality through originality and individuality. Furthermore, such deviant fashion behaviour serves as effective marketing strategy with free publicity due to the different and outrageous style that will capture people’s attention. 

Figure 19: Pop icon, Lady Gaga, who is famous for her outrageous sense of dressing and avant-garde music style, at the 2009 MTV Video Music Awards (Photo courtesy of55secretstreet.typepad.com )

Fashion deviance emphasises on uniformity and individuality simultaneously. Fashion reinforces social solidarity and imposes social group norms, while the deviations are usually experienced as shocking or disturbing. People incorporate moral implications of clothes into their social consciousness such that our language reflects it: words such as ‘right’, ‘good’, ‘fashionista’ and ‘chic’ are used to express approval of clothes while words such as ‘shabby’ and ‘slipshod’ are used to express disapproval. To seek approval among one’s peers, people follow trends, and use products that reflect the current trends respectively. However, to prevent themselves from looking exactly the same as the person beside them, accessories become essential in the pursuit of individuality. Individuals may conform to the now social norm, such as dressing mannerisms (e.g.: leggings or skinny jeans), but they may accessorise to define and bring forth their own personal styles, such as boho-chic, urban, mod, metrosexual, avant-garde, etc.

 

« To dress fashionably is both to stand out and to merge with the crowd, to lay claim to the exclusive and to follow the herd. »

 

3.4 Creation of Consumer Culture

Consumer culture or consumerism, defined by Webster’s dictionary, is “the movement seeking to protect and inform consumers by requiring such practices as honest packaging and advertising, product guarantees, and improved safety standards”, or “the theory that a progressively greater consumption of goods is economically beneficial”.

Fashion creates a desire for ownership. Coupled with mass media and advertising, market makers sell lifestyles and consumers consume such products and lifestyles in hope for upward mobility in the social hierarchy. This creates a culture of hedonism through the impression that one can purchase a status and in turn, ‘happiness’. As such, this new consumer culture lays the foundations for consumption, and demand and supply, of fashion in a society.

Along with this, individuals learn how to be ‘consumers’, needing to purchase products that essential to their socio-economic status. As a result, there is a creation of consumer concepts such as ‘savings’, ‘budgeting’ and ‘overspending’, where people learn the concepts of saving, budgeting and overspending with the increase in consumption.  Fashion often starts from the fashion designers and celebrities themselves. As people have the desire to emulate celebrities who are major role models in fashion, such fashion often begins from the celebrities themselves, with people consuming products that have been endorsed, worn or used by the celebrities. More importantly, fashion provides a way for one to create an image they desire others to perceive. In this sense, fashion does not serve as an accurate tool of identifying class.

The fashion industry’s main way of advertising is through endorsements, where companies typically contract athletes or celebrities to release a written or spoken statement approving their products. Endorsements are used as promotional tools and grant the brands exposure that yiels short term benefits and long term rewards. It creates exposure for brands, positions and repositions existing brands as well as new brands. It give extensive public relations leverage and opportunities to the brands and promotes the brand appeal, hence encouraging people to buy the products and increasing the sales for the brands’ companies.

However, fashion, as they say, comes and goes and is never constant. For example, in long running TV shows like the US sitcom Friends, we see the gradual change in fashion and style in the clothes that the characters wear throughout the show. But with the ever changing trends and fashion, we see that people have to constantly buy and consume new goods and services to stay in fashion. The frequent renewal of fashion in our capitalistic society makes it an effective marketing strategy as the constant updating of ‘trends’ and the human desire to fit in keeps the fashion industry alive.

Figures 20 and 21: The tremendous fashion style difference can be seen in Season 10 (left) and Season 1 (right) of famous TV sitcom Friends (Photos courtesy ofcliqueclack.com )

Figures 22 and 23: The difference in fashion style being portrayed in two different productions of TV show Beverly Hills, 90210 in the 1990s (left) and the current production of 90210 today (right) (Photos courtesy of materialconcern.com and greenthinkers.org )
Fashion speaks Capitalism… fashion is as much a part of the dream world of capitalism as of its economy…

 

Fashion, in a sense is change. The reactions of fashion on changes in activities and life styles can be found in sports. It is unusual to see athletes today performing at high levels without the appropriate accessories and apparels designed to provide comfort and protection under extreme conditions. Specialised apparels (Nike dri-fit for sports) and accessories have been designed and made popular and essential, such as basketball shoes, tennis rackets, or golf clubs. Another example can be seen in how smart-casual outfits have become more popular with professionals, given the increasing need of socializing after work. (Hines et al). This has been a utilitarian response from fashion to society’s changes. Koenig’s neophilia can be understood as the acceptance of human beings to new things. It is at this stage where fashion finds the opportunity to change and innovate in order to satisfy people’s need to wear new things.

4 FASHION FITTING INTO THE LARGER PRODUCT WORLD

As fashion is defined as a general term for the style and custom prevalent at a given time, it is itself a very broad-based concept where any prevailing style or custom in tangible goods can be purchased. It extends its characteristics into the larger product world as for consumerism to take place; it depends highly on what is fashionable then/now. Fashion, hence, is one of the main driving forces of consumerism. Most of the revenue in the market is driven by people’s consumption of products and services that are fashionable due to their desire for acceptance by society.

4.1 Influence of Fashion into Other Industries and Markets

While fashion may be a term that is associated mostly with clothes, it has huge impact on other industries and markets, such as the Hollywood industry, digital games industry and the sports industry. 

Figure 24: The Sports industry and the Hollywood (film) industry has been greatly influenced by fashion throughout the years (Photos courtesy of thesportscorner.ca ,threadhall.wordpress.com and artsjournal.com )

4.1.1 Hollywood

Hollywood revolves around fashion. Its industry carries the expectations of their consumers to keep up with an emulate fashion trends. Hollywood celebrities are seen as representatives of fashion. Several style icons, such as Sienna Miller, Sarah Jessica Parker, Alexa Chung, Marilyn Monroe, are Hollywood celebrities who have achieved high praises for their sense of style, with many trying to emulate thier styles. Another example can be seen in the 1970s actress, Farrah Fawcett, whose hairstyle (named the « Farrah Do » or « Farrah Hair ») made her an international pop icon and her hairstyle became an international trend, with millions of young women trying to emulate her hairstyle for nearly a decade from the beginning of the 1970s to the early 1980s.

Several Hollywood actors and actresses have also been featured as the faces of famous brands over the years. Perfumes are launched with Hollywood celebrities as the spokesmodels of the products, such as Charlize Theron for Dior’s j’adore, Nicole Kidman for Chanel’s Nº 5, Anne Hathaway for Lancôme’s Magnifique and Ryan Reynolds for Hugo Boss Fragrances. Hollywood celebrities can also be found as faces of luxury brands as well, with Emma Watson for Burberry and Megan Fox fronting Armani’s underwear campaign.

Figures 25 and 26: Harry Potter’s star Emma Watson as the spokesmodel for British luxury brand, Burberry (left), while Charlize Theron is the spokesmodel for Dior’s perfume j’adore (right) (Photos courtesy of youngpoorandangry.com and piercemattiepublicrelations.com )

We have seen several Hollywood celebrities going into the fashion designing industry as well. For example, Sienna Miller has a label backed by Pepe Jeans called Twenty8Twelve, Sarah Jessica Parker has a fashion line with discount clothing chain Steven & Barry’s named Bitten, while Hilary Duff launched her own clothing line, Stuff by Hilary Duff, in March 2004 (which has since expanded into furnitures, fragrances and jewelry) and hs since co-designed a collection of special pieces with DKNY Jeaans called Femme for DKNY in 2009. Furthermore, several fashion frands have named their products after celebrities, such as Hermès’ Kelly and Birkin bags being named after famous actresses, Grace Kelly and Jane Birkin respectively.

Figure 27: The different clothing lines launched by Hollywood stars (Photos courtesy of twenty8twelve.com , surrealistlovescene.wordpress and girl.com.au )

The Hollywood industry has been making films and these films have both influenced the fashion industry as well as been influenced by the fashion industry. Hollywood films have been glamorised by fashion as seen in many sitcoms and movies where actors don on newly released or limited edition accessories and apparels. For example, the movie, Legally Blonde II featured extensively the brand Jimmy Choo, while Le Divorce featured Hermès in the movie. Popular TV show, Sex and the City also promoted both Jimmy Choo and Manolo Blahnik.

Figure 28: Movies like Legally Blonde 2 and Le Divorce features brands like Jimmy Choo and Hermès extensively (Photos courtesy of 6×4.es andelmundodepeliculas.org )

Famed pioneering French fashion designer Coco Chanel’s life was also made into several biopic over the years, the most recent one being entitled Coco avant Chanel(French title) or Coco Before Chanel (English title). The film was nominated for four BAFTA Awards, three European Film Awards, six César Awards and the Academy Award for Best Costume Design. The production of Coco Before Chanel shows how pioneers of fashion (in relation to Coco Chanel) are givne a status that makes them worthy of having their lives documneted. It symbolises how far fashion has come and its establishment of its power, as well as its importance and influence in Hollywood.

Figure 29: The biopic, Coco Before Chanel, documents famed pioneer French fashion designer, Coco Chanel’s life (Photo courtesy of filmmofilia.com )

Award ceremonies, such as the Academy Awards (also known as the Oscars), Emmy Awards (for Television) and BAFTA Awards, have an award category for Best Costume Deisgn. Other film award shows like MTV Movie Awards (MMAs) have an award category for Best Dressed, although MTV Movie Awards retired the category after the 2002 MMAs. This shows the influence of style and fashion in films and TV shows in not only Hollywood but in the film industry as a whole.

Figure 30: Several fashion magazines follows and offer tips on how to emulate the latest style and fashion (Photos courtesy of the various magazine covers)

Fashion magazines, such as Harper’s BazaarVogueInStyleFashion MagazineElle and Marie Claire, all expose the public to fashion and style. They follow trends set by celebrities or the latest fashion styles by fashion designers. TV stations like The Style Network, Fashion TV and E! Entertainment, have programmes that cater mainly to fashion and style, and showcases fashions and styles of Hollywood celebrities. For example, E! Entertainment has a segment called Fashion Police, where they showcase celebrities’ fashion Dos and Don’ts. Also, TV programmes like 90210 and Gossip Girl have incorporated fashion into the shows, with websites devoted to teaching people how to emulate the style and fashion on the TV shows. Reality TV shows like Project Runway and America’s Next Top Model also reiterate the importance of fashion and never fail to raise famous quotes by established fashion market makers.

Figures 31 and 32: Both TV shows 90210 and Gossip Girl incorporate the latest fashion and style (Photos courtesy of divxturka and ceylanoloji.com )

« Fashions fade, style is eternal. »

Yves Saint Laurent, 1940

« A girl should be two things: classy and fabulous. »

Coco Chanel

4.1.2 Digital Games Industry 

With the advanced technology, we see the influence of fashion in the digital games industry with increase number of games that incorporates fashion into the games. One example would be that of the 2004 strategic life simulation video game, The Sims 2The Sims 2 had expansion packs that had fashion included in it, such as Glamour Life StuffTeen Style StuffIkea Home Stuff and H&M Fashion Stuff. Also, we see fashion being an influence in several other video games, such as Barbie Fashion Show andImagine: Fashion Designer, a game designed for the Nintendo DS, where the players get to design clothes or assembling outfits. Such games sell and reinforce ideas of how individuals of different genders should dress. Latest versions of the game even include styles that are desirable and in fashion (such as leggings and owning a handphone).

Figure 33: The different expansion stuff pack offered by EA for the strategic life simulation video game, The Sims 2, includes fashion (Photo courtesy of thesims2.com )

4.1.3 Sports

Fashion has been integrated into sports. Athletes have become a fashion icon as well as a sports icon. This can be evidently seen in The English Premier League (EPL) as well as the National Basketball Association (NBA) Their images are remodelled to look fashionable, and their popularity can lead to the popularity of the team they are playing for. Also, when a team is on a winning streak, the team will gain popularity and becomes ‘fashionable’ to support. Also, we see sport stars endorsing products that are popular and fashionable, such as Coca-Cola and Gillette.

Figure 34: Sportsmen like Swiss tennis star Roger Federer and French soccer champion Thierry Henry and golf phenomenon Tiger Woods (Photo courtesy ofthisislondon.co.uk )

We also see athletes going into fashion design, wiith famous NBA basketballer, Miami Heat guard Dwayne Wade designing the a limited edition of the T-Mobile Sidekick3, named the Sidekick3 D-Wade edition, released in 2007 for a limited time only. Another famous basketballer, Michael Jordan has also become a prominant figure in the sport wear fashion. Nike has created a signature shoe for him, called the Air Jordan , and subsequently spun off the Jordan line into its own brand entitled the « Jordan Brand » that features an impressive list of athletes and celebrities as endorsers.

Figures 35 and 36: NBA basketballer Dwayne Wade’s special edition of the T-Mobile Sidekick3 (left) and the logo of Nike’s Air Jordan’s Jumpman logo to promote the shoes (right) (Photo courtesy of t

One obvious display of the integration of fashion into sports can be seen on the courts of Wimbledon. World renowned tennis players such as Roger Federer, Maria Sharapova as well as the William sisters bring runway fashion on to the courts. Their outfits are clearly influenced by current prevalent trends, this includes their warm-up and match attire. For instance, from the figure below, Sharapova (on the left) dons a tuxedo-inspired outfit and Serena (3rd from left), a trench coat as warm-up attire, while John McEnroe (on the right) dons an afro and short shorts which was considered stylish in his time. From here we can see fashion integrating in to the sporting sphere.

Figure 37: (from left to right) Maria Sharapova, Roger Federer, Serena Williams, Venus Williams and John McEnroe (Pictures courtesy of smh.com.au and auntiefashion)

 

4.2 Integration of Fashion into Other Markets and Industries

4.2.1 Complementary Products

We see the influence of fashion on several complementary products, such as cell phones and automobiles.

4.2.1.1 Cell phones

In the recent years, there have been several tie-ups between luxury fashion brands and cell phone manufacturers. One of the most popular one being the tie-ups between LG Electronics and Prada, creating the LG Prada touchscreen mobile phone. Others include a tie-up between Samsung and Giorgio Armani, named Samsung Armani. Also recently, fashion label Versace announced on January 19, 2010, that it’ll be designing and releasing a Versace-branded cell phone in spring of 2010. 

Figure 38: Cellphone manufacturers tie up with luxury brands, such as Prada with LG (left) and Giorgio Armani with Samsung (right) (Photo courtesy ofcameraphonesplaza and q80s.com )

4.2.1.2 Automobiles 

Fashion can be seen evidently in automobiles as well, and has always been around since the 1970s. In 1972 and 1973, Gucci paired up with American Motors Corporation (AMC) to produce the AMC Hornet Compact “Sportabout” station wagon that became one of the first American cars to offer special luxury trim package created by a fashion designer. Ford Motor Company’s Lincoln Town Cars also offered Emilio Pucci, Bill Blass, Gianni Versace, Hubert de Givenchy and Valentino designer editions during the 1970s and the 1980s. More recently in 2006 is the Lamborghini Murciélago LP640 Versace edition that became the very first ever designer car, with only twenty black and white cars featuring two-tone black and white trim inside and out, with interiors finished in custom Versace leather, along with Gianni Versace logo plaque. Twenty black and white Lamborghini LP640 Murciélago Versace Roadsters were produced as well. In 2009, Jinyoung Jo, a talented car designer at Hong-ik University, South Korea, created a Chanel Fiole concept car, branded with the name of famed French luxury brand.

Figures 39 and 40: The AMC Hornet was one of the first American cars to have a tie up with a luxury fashion brand to offer special luxury trim package created by a fashion designer (right), while Chanel comes out with a concept car (left) (Photo courtesy of wallpapercar.info and gucci.webklik.nl )

Figure 41: The Lamborghini Murciélago LP640 Versace edition has a limited twenty pieces (Photos courtesy of sportscarforum.com ) 

5 MARKET SIZE, ECONOMY AND OPERATIONS

The global fashion apparel industry is one of the most important sectors of the economy in terms of investment, revenue, trade and employment generation all over the world.

5.1 Operation of the fashion retail industry fitting into the larger economy

An economy is made up of market exchanges which consists of market, actors and products. Operations of the fashion retail industry include activities related to the production, distribution and consumption of goods and services. To look at how the fashion retail industry fit into the larger economy, we will discuss about the industry’s participation in the various markets, namely consumer goods markets, industrial markets, business service, and labor market.

5.1.1 Consumer Goods Market

It is a market whereby a seller, typically an organizational actor sells products, a major component of which is a physical good, to buyers, which are typically individual consumers who typically buy products to consume them, rather that to resell them. This is the consumption whereby the consumer consumes the goods produced by the fashion retail industry, where the various retail shops sells their apparels, accessories and shoes to the buyers in the market, where the buyers consumes the good and not sell it to another party. Such shops are usually located in shopping malls and at times online shopping, from the websites of various major brands to no-brand shops that functions on a smaller scale. Such websites are such as http://www.shabbylaneshops.com. The layout of this online shop actually look like the layout of a real shopping mall and it provides greater convenience to consumers as they can purchase their items online without stepping out of their homes. Before consumers can purchase the products, the goods have to be produced, this leads us to the industrial market.

 

Figure 42: Images of shabby lane shops, Hungary shops and Raffles City (Photos courtesy of ourmilkmoney.com),http://www.destination360.com/europe/hungary/shoppingdestination360.com ) and travelover.wordpress.com )

5.1.2 Industrial market

Both the buyer and the seller are organizational actors. Products consists of physical goods and services and are typically not bought for individual consumption but for their role in further creation of a product. Manufacturers are mainly the buyers in this industry and the sellers are the ones selling the raw materials. Raw materials are require to produce apparels and accessories, such as textiles. This is the production part of the fashion retail industry, which is the first step in almost all the products in the fashion retail industry. The largest apparel manufacturers and exporters were countries from the Asia-Pacific region such as China, India and Thailand. The other major apparel manufacturing nations were USA, Italy, Germany and Mexico.  In the fashion retail industry, production is almost the most important process in the industry, without production, there will be no goods produced.

  

Figure 43: Images of materials used for production of fashion pieces such as beads, thread and textiles (Photos coutesy of wholesale-contacts.com ,timetobleed.comand yufuku.net )

5.1.3 Business Service Market

The business service market is whereby both the buyer and the seller are organizational actors. Products consist of services such as marketing and advertising. In the fashion industry today, large companies and brands dominate the industry. A new brand that just sprouted into the market will not turn famous overnight, therefore the importance of marketing and advertising, which is the distribution part of the industry. There are various channels in which the apparels can be distributed such as through shopping malls and online shops. As we can see from table 6, distribution is largely through brick and mortar, occupying a total of 92.9% market share. Distributing in the different channels brings about greater exposure of their products. Besides the channels mentioned, other popular channels are such as television advertisements, billboards and online websites.

Table 6: Distribution of sales in US

 Category Sales US$ Billion Market Share (%)
Brick and Mortar 169.256 92.9
Catalog 7.177 3.9
Online/ Internet 5,873 3.2
Total 182.306 100.00

Source: Retail industry information by Barbara Farfan (about.com)

 

Figure 44: Images of advertisements of Marc Jacob and Dolce & Gabbana ( Photos courtesy of wordpress.com and fanpop.com)

5.1.4 Labor Market

This market mainly consists of individual who sell their labor to other actors typically the organizations. As we can see from the Industrial market, labor is required, to manufacture the goods. Manufacturing in the fashion retail industry puts labor, capital and land together, using these inputs to create output for the economy by producing the final product. The manufacturing sector creates jobs, therefore the need for labor which is offered by individuals from the labor market. Even from the consumer market, retail shops need people to sell their goods. The business service markets needs people to promote and advertise for their products. Such people required are the demand for labor, which are then matched by the individuals for the labor market.

5.2 Size of the market

Like most retail industry, the size of the fashion retail industry is determined through the amount of sales or transaction in a year. The larger the amount of transaction, the larger the industry.

According to the Census Bureau, the total sales in the US retail industry in 2008 is $4.475 trillion. Total sales of the top ten companies in the global retail industry (6 of which is from US and 4 from Europe) is $978.5 billion in 2007, according to international consulting group, Deloitte. Retailing is the primary driver of the global economy, making such large sums of sales annually.

5.3 Growth of the market and relations to overall economic growth and dynamics

Total sales for the U.S. retail industry declined just 0.1% overall in 2008 as from 2007, according to the Census Bureau, to $4.475 trillion. Retail industry sales declined each of the last six months of 2008. Even though the U.S. is still the most powerful economy in the world it is showing signs of decay.

Using the input-output model, economic growth can be defined as an increase in outputs. Economic growth as « marketization » is an increase in the amount and scope of monetary transaction. Therefore economic growth can be defined as an increase in outputs or sales. Economic dynamics is changes in an economic system over time, particularly those reflected in the behavior of markets, businesses, and the general economy.

According to the US Department of Labor, the number of people working in the US retail industry dropped from 15.5 million in Q4 2007 to 15.3 million as of May, 2008. A decline in employment rate means lesser labor input, a decrease in input also means decreasing output, which meant that economic growth is negative.

The retail industry is US no. 1 growing industry, assuming that since the fashion retail is the top growing and largest in the retail industry, it should have the highest influence on economic growth of the US. A decrease in employment in the US retail industry reflects a decrease in GDP and therefore a slower or negative economic growth year 2007 to 2008. US is the most powerful economy in the world, therefore the performance of its economy will affect the rest of the world adversely as well. A slower economic growth in US will meant a slower economic growth globally as well.

6. REGULATIONS

6.1 Economic Regulations

Economic regulations in the fashion retail industry are mainly based on the policies of anti-trust laws, which prohibits anti-competitive behavior and disadvantage business practices. Antitrust laws are designed to encourage competition in the marketplace (Arthur Sullivan et. al., 2003) and prevent market failure. Many countries, mainly the US and European Union, have anti-trust laws, with the latter having provisions under the Treaty of Rome to maintain fair competition.

6.1.1Types of Anti-trust Laws

1. Robinson-Patman Act
2. Clayton Antitrust Act
3. Sherman Antitrust Act
4. Hart-Scott-Rodino Act
5. Federal Trade Commission Act

6.1.2 Types of Anti-Trust Violations

Two types of anti-trust violations are of most concern in this industry, mainly predatory pricing and buyer power.

6.1.2.1 Predatory Pricing

Predatory pricing occurs when a company sells its products below its own cost price, taking a temporary loss so as to drive competitors out of business and achieve a dominant market position. Independent retailers are especially vulnerable, due to the lack of financial reserves to withstand a sustained predatory pricing assault, while their competitors can operate individual outlets at a loss indefinitely.

6.1.2.2 Buyer Power

Buyer power is the ability of big retailers to use their clout to bully suppliers into providing special discounts and favorable terms that are not made available to local businesses.

6.1.3 Importance of Anti-Trust Laws

Anti-trust laws were implemented to prevent the concentrations of wealth in the hands of very few through trusts and monopolies. Such trusts and monopolies erased normal market competition and produced undesirable controls on prices. Antitrust laws were formed to prevent trusts and monopolies from creating restrictions on trade which reduced competition. Orthodox economists like Richard Whish fully acknowledge that perfect competition is seldom observed in the real world, and so aim for what is called « workable competition (Richard Whish, 2004). By using the law, it controls market operations where it can.

6.2 Social Issues and Implemented Regulations

Over the years, the fashion retail industry have also faced many social issues over the production of its goods. Only in recent times, organizations like the United Nations, governments and campaign groups are stepping up their laws and regulations for producers in order to provide a better environment, mainly for the garment workers.

6.2.1 Issues in The Fashion Retail Industry

6.2.1.1 First-world or Third-world?

Whether the market is regulated and/or influenced by the state depends on the development of countries; First-world countries such as USA, UK, etc and Third-world countries such as India, Bangladesh, China, etc. In terms of production in the fashion retail market, garment workers in developing countries have continued to suffer under harmful conditions which demand repetitive manual labor. Mass-produced clothing is often typified by lack of benefits, long working hours and worker representation. While most examples of such conditions are found in third-world countries, clothes made in more industrialized countries may also be manufactured similarly, often employing illegal immigrants. This is mainly due to the drive of these immigrants seeking new economic opportunities and better livelihood at the expense of exploitation (Mark Patrick Taylor, 2007). Ultimately whether it is a First-world or Third-world country, garment workers are exploited mainly due to cheap labor.

6.2.1.2 A Harmful environment

The production of cotton which entails the use of a large amount of pesticides, harmful to the environment and to people. Statistics have shown that nearly 2 billion USD worth of pesticides are used yearly, of which pesticides worth about 819 million USD have been declared poisonous as per the guidelines of the WHO. The health of the workers spraying pesticides in cotton fields are adversely affected. Pesticide poisoning can lead to negative symptoms such as headaches, tremors, loss of consciousness and, in some extreme cases, death. The constant use of toxic pesticides leads to air, water and soil pollution. Apart from the pests, pesticides also cause the death of other small animals and birds consuming them inadvertently.

6.2.1.3 Copyrights Issues

Due to the wide range of clothing, accessories and jeweleries in the market today, many retailers face the issue of copyrighting someone else’s product and this have led to many problematic issues over the years. Fashion-retail powerhouse LVMH has created their own form of brand protection to deal with the growing number of counterfeiting products in the market. Based in France, LVMH has been aided by police operations leading to the arrest of many illegal vendors selling counterfeited products which helped to raise the awareness of buying illegal products in consumers. Many countries have also created organizations and guilds to prevent such issues from arising. In the US, the Fashion Originators’ Guild of America was created to patent and prevent the copying of clothing designs. They provided a registration scheme for manufacturers, who would then collectively boycott retailers if they were caught selling copied items.

A Case Study on Copyright Violation: eBay Inc.

Figure 45: eBay breaking copyright laws again (Photo courtesy of eBay.com )

eBay.com, managed by American Internet Company eBay Inc, is a shopping website which provides online auctions for people and businesses to buy and sell a broad variety of goods and services worldwide. In June 2008, the Paris commercial court ordered eBay to pay nearly 40 million euros in damages to Louis Vuitton for selling fake luxury goods in a ruling due to copyright protection. Further selling of fake luxury perfume which bore the name of Louis Vuitton later that year led to the fining of eBay in which they have to pay LMVH 80,000 euros in damages.

6.2.1.4 Ethical Issues

Animal rights have also brought up ethical issues related to the fashion industry time and time again. The cruelty to animals behind the preparation of a fur coat has been the biggest issue in animal-rights activists as it is currently associated in developed countries with expensive, designer clothing, For example, pain is caused to animals in extracting wool and leather, which most of the time lead to the deaths of these animals.

6.2.2 The Need for Intervention: Garment Workers

6.2.2.1 Immigration Laws and Acts

In recent times, countries like USA and UK have stepped up on their laws and regulations to prevent the exploitation of garment workers. Immigration Acts such as The Immigration and Nationality Act of 1965 in USA allows an annual limitation of 170,000 visas established for immigrants from Eastern Hemisphere countries with no more than 20,000 per country. This means that garment workers with proper visas are given similar benefits to US Citizens. However, immigration laws and acts are seen as a paradox to the retail industry as many household retail names would then lose substantial amount of sales due to the « disappearance of undocumented workers ». One example would be Roland Kosser, president-owner of ID#, a popular sportshirt and sweatshirt maker in the US who mentioned: « This will cost me $10 million in sales this year… My sewing contractors are telling me they don’t have the workers… » (Cole, Benjamin Mark, 1987).

6.2.2.2 The International Labor Organization (ILO)

Figure 46: International Labor Organization (Photo courtesy of www.ilo.org )

The International Labor Organization (ILO) is a specialized agency of the United Nations that tackles labour issues and has received the Nobel Peace Prize in 1969 (Alcock, A, 1971). The ILO organizes the International Labor Conference in Geneva every year, and has to a great extent, successfully tackled the issues, among others, of forced labor and child labor. However, though many countries have recognized the regulations set by the ILO, many countries continue to exploit the workers by not fully enforcing the ILO’s laws and treaties. The ILO in all its efforts has proven to contribute to an improving human rights situation for the world’s Indigenous peoples.

6.2.2.3 Non-Profit Organizations and Campaign Groups

Coalitions of Non-Profit Organizations, many designer and campaign groups have sought to improve these conditions by sponsoring awareness-raising campaigns, mainly through world-wide events which draw the attention of the media and the public. Some of the major groups are discussed below:

6.2.2.3.1 Clean Clothes Campaign (CCC)

Figure 47: Logo of Clean Clothes Campaign (Photo courtesy of www.cleanclothes.org )

The Clean Clothes Campaign (CCC) is dedicated to improving working conditions and supporting the empowerment of workers in the global garment and sportswear industries. Formed in the Netherlands in 1989, the CCC has campaigns in 14 European countries and works with a partner network of more than 250 organizations around the world.

Successes

The CCC has developed a « Code of Labour Practices for the Apparel Industry Including Sportswear » based upon the conventions of the United Nations’ International Labour Organization. The principles set forth in this code include, among others, a minimum employment age and safe working requirements. The CCC also pressures retailers and manufacturers to adopt the Code of Labour Practices and many successful campaigning by the CCC has led many businesses to adopt this Code of standards for suppliers.

6.2.2.3.2 The Garment Industry Development Corporation (GIDC)

Figure 48: Images of GIDC (Photo courtesy of gidc.org )

The Garment Industry Development Corporation (GIDC) is a non-profit organization established in 1984 and has evolved into a multi-tiered service organization providing marketing, buyer referrals, and training and technical assistance to New York apparel manufacturers and workers. GIDC’s main aim is to provide for a worker’s education and GIDC’s Board of Directors include some of the top leaders of New York’s Fashion industry including; Elie Tahari; Thomas Murry – COO, Calvin Klein; and Bud Konheim – CEO, Nicole Miller. This shows the awareness of top fashion retail players who are concern about the rights and working environment of their workers.

6.2.3 The Need for Intervention: Animal Rights

6.2.3.1 People for the Ethical Treatment of Animals (PETA)

Figure 49: Logo of PETA (Photo courtesy of peta.org )

People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) in the US claims the largest animal rights group status in the world. PETA focuses on four core issues: factory farming, fur farming, animal testing and animals in entertainment and has continuously campaigned against the killing of animals. In the fashion retail industry, PETA, along with other animal rights groups have called for attention to the extraction of fur and other practices they consider cruel.

7 PREDICTING THE FUTURE OF FASHION RETAIL: ONLINE SHOPPING

Online shopping is the process whereby consumers directly buy goods, without an intermediary service over the Internet. Online shopping provides many advantages such as convenience, price and selection and information and reviews, where ratings from other fellow shoppers are given as an indicator of how popular an item is.

In the realm of fashion retail, we look to fashion blogs as the key to online shopping. A fashion blog can cover many things such as clothing and accessories. They cover fashion at all levels from the biggest names to the smallest indie designers and clothing worn by people on the street (Newman, Andrew Adam, 2006). Influential fashion blogs include Catwalk Queen and Style Bubble in the United Kingdom, with the latter named among the Evening Standard’s ‘London’s 1000 most influential’ in the Fashion category.

Recent media reports mentioned that many fashion blogs have become increasingly profitable, and that the influence of fashion blogs within the fashion industry is expanding. As fashion is driven by trends and fashion blogs provide new ways to follow these trends, it is most certainly they will have a considerable long-term influence on the fashion retail industry. It could also be said that fashion blogs are now developing from a hobby, to a viable new media business.

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Quand les magasins réenchantent l’expérience client

11/04 | 17:48 | Paul Molga

Face à la concurrence du e-commerce, les points de vente physiques doivent réapprendre la proximité avec leurs clients. Le numérique arrive à point nommé pour les aider.

Délaissé au profit de l’écran d’ordinateur, le lèchevitrines veut retrouver ses lettres de noblesse. Pénétrer l’univers de la marque, bénéficier d’un accompagnement personnalisé, profiter d’animations inédites couplant le virtuel et le réel… En associant les technologies numériques et les réseaux sociaux au merchandising, certains magasins ont compris comment réinventer l’expérience du commerce pour retrouver la proximité perdue dans la relation client. La promesse ? Etonner, surprendre, choyer, bref, partager de l’émotion. « Au digital le back office, la logistique et les prix bas ; au magasin le soin de raconter une histoire », clame Philippe Guguen, fondateur de l’agence MAP, pour marketing d’activation de proximité. Le point de vente est un lieu pour rêver et s’imprégner de la marque. Il doit donc mobiliser les sens, surtout les plus inaccessibles au numérique comme l’odorat et le toucher. « Une expérience émotionnelle s’imprègne et laisse une traînée bénéfique à long terme », défend-il. Les opérations d’ « enchantement » se multiplient donc, notamment grâce à la démocratisation des tablettes numériques.« L’expression digitale sur le point de vente permet de vivre une expérience plus forte, plus fluide, plus sociale, plus personnelle », résume Olivier Debin, président de l’agence Dagobert. Cela va des tables tactiles du café Barney’s qui offrent la possibilité de feuilleter un catalogue numérique en sirotant un verre à la vitrine interactive de Net à Porter qui propose de visualiser plus d’informations sur une tablette en scannant l’image d’un produit exposé. Sans oublier Adidas qui a développé un mur-écran tactile, AdiVerse, permettant aux clients de choisir leurs chaussures de sport, de les regarder en 3D, le tout complété par des fiches produit interactives et les avis d’autres clients sur tel ou tel modèle, avant que le vendeur n’encaisse le paiement via sa tablette !

Perception numérique 3D

« Le digital accroît le facteur relationnel, reprend Philippe Guguen de l’agence MAP. Il facilite, voire réinvente, les achats. » La marque de vêtements Oasis a, par exemple, mis en place un service digital en magasin permettant aux acheteuses de passer leur commande directement depuis la cabine d’essayage pour être livrées chez elles en quatre-vingt dix minutes. « Le réenchantement des magasins passe aussi par la scénarisation des valeurs de la marque », souligne Laurent Vincenti, de l’agence éponyme. Sur ce terrain, le numérique est imbattable. Son agence travaille avec le laboratoire d’électronique et de technologies de l’information du CEA pour mettre au point un « arium » – l’équivalent pour humains de l’aquarium -qui permettra aux clientes de magasins de luxe triées sur le volet de plonger dans « la perception numérique tridimensionnelle » des marques en entrant en contact avec de l’image en relief, des sons, des odeurs et des objets virtuels à toucher. « Le mode de représentation des futures enseignes tiendra de l’expérience immersive des jeux vidéo ou des parcs d’attractions », pronostique Laurent Vincenti.

En attendant, le numérique entend s’affirmer comme une aide ergonomique à la personnalisation des relations commerciales. Des dispositifs portables de CRM investissent, par exemple, certains magasins pour permettre aux vendeurs de suggérer des produits en fonction du profil enregistré des clients. Le logiciel le plus complet en ce domaine -Allure Logic -est un véritable mouchard de personnalité qui permet au conseiller d’analyser le style d’un client (reconnu à son nom) à partir de son historique d’achats dans des magasins partenaires où il est aussi enregistré, couplé à des informations qu’il publie sur Facebook et Twitter. L’étape suivante permettra de faire entrer un tiers dans la relation grâce au social shopping : on pourra défiler en direct devant ses amis connectés, chatter ou puiser dans la cagnotte de sa « wishlist », bref, ne plus jamais être seul(e) pour faire ses achats.

PAUL MOLGA

POURQUOI COLETTE ?

[ 13/04/12 – Série Limitée N° 107 ]

Le concept store le plus célèbre du monde fête ses quinze printemps. L’éternité pour du retail… Le secret ? Pas de recette…

LE REZ-DE-CHAUSSEE DU MAGASIN.
LE REZ-DE-CHAUSSEE DU MAGASIN.

Des dance class et des ballons, des flonflons de fête, des jolies filles et des beaux gars qui s’amusent, du bleu, du bleu, encore du bleu : cela faisait longtemps que les Tuileries n’avaient pas autant ri. L’occasion ? Le carnaval colette, organisé les 10 et 11 mars par l’enseigne de la rue Saint-Honoré pour célébrer ses 15 ans dans une ambiance bon enfant. Un événement pour happy few ? Non. Tous, Parisiens ou visiteurs, pouvaient venir rejoindre Colette -qui fonda le magasin éponyme, sans capitale -, sa fille Sarah, leurs fidèles et tous les autres dans leur backyard : colette rime avec Paris et a redonné vie à un quartier, qui à sa place du marché (Saint-Honoré), son boucher, son poissonnier, son église, sa mascotte pour toujours (Oscar, le labrador maison trop tôt disparu), son jardin public (les Tuileries, donc).

À l’épicentre de cette géographie ? Un « magasin de modes » comme on aurait dit au xixe siècle, une manière de civette parisienne, comme on dit en province, où l’on trouve tout, du Haribo au diamant, viaDVD et beauté, bougies et mode pointue. Sans doute, depuis 1997, le paysage urbain a changé autour du 213, Saint-Honoré. Les boutiques de luxe et les autres ont poussé comme du salpêtre afin de bénéficier du « passage » suscité par colette ; bureaux de presse et de conseil s’arrachent à prix d’or des locaux alentour, au 217 en particulier, immeuble abritant le back-office d’une entreprise forte désormais de plus d’une centaine d’employés à la fidélité exemplaire -colette est une famille. « Nous sommes un peu plus qu’il y a quinze ans », confesse dans un sourire chuchoté Sarah. Quinze ans… l’éternité pour du retail, l’éternité et quelques jours pour un concept store, denrée hautement périssable s’il en est. Le secret ? « Nous n’avons pas de plan préétabli, de stratégie de développement ou de communication, analyse Sarah, qui déteste -comme sa mère -se mettre en avant. Nous ne pensons pas nous lancer à l’international, courir après des licences ou ouvrir un hôtel. Nous voulons continuer à faire bien ce que nous savons faire. » Avec un vrai sens du commerce, au plus beau sens du terme : Colette est là tous les jours, première arrivée, dernière partie, arrangeant les rayons, passant derrière la caisse, empaquetant les produits sélectionnés par Sarah d’un bout à l’autre de la planète. Tout en se remettant en permanence en question. Sans l’avoir conceptualisé, Sarah et sa mère jouent une partition de marketing de la frustration : produits et vitrines tournent en permanence dans un mouvement très Lampedusa (« il faut que tout change, etc. »). Expérience hype en plus : on vient chez colette pour goûter l’air du temps.

Résultat ? Le désir d’achat devient une urgence -ce qui est là aujourd’hui n’y sera plus demain. Ni nulle part ailleurs dans le monde : les collaborations avec d’autres marques conduisent à des produits exclusifs en série limitée, à l’instar de ces soixante paires de Vans customisées par The Cobra Snake,sold out en quelques jours. Fashion, colette ? Sans doute. Mais pas que. L’architecture même du magasin l’indique : le rez-de-chaussée mêle street fashion et culture, avec l’un des plus beaux rayons de librairie de Paris ; le premier étage accueille fashion, beauté et espaces d’expositions temporaires ; le sous-sol abrite un restaurant qui ne désemplit pas et s’enorgueillit du café le moins cher du quartier. Car, contrairement à une légende urbaine, tout n’est pas hors de prix chez colette. On y trouve bague à 100 000 euros, costume Thom Browne à peine moins cher, mais aussi tee-shirt à 25 euros et chouchou à 50 centimes à la caisse, sans culbute de marges. Snob alors, colette ? « Je ne crois pas. À moins que nous le soyons tellement que l’on ne s’en rende plus compte », commente Sarah en riant. Elle a raison. Quand tant d’autres magasins sont littéralement fermés sur eux-mêmes, colette joue l’ouverture. Pas l’exclusion. Pas de physionomiste, pas de dress code, pas de morgue. Et, à la caisse, on vous dit merci. Que l’on soit Lagerfeld (un bon client), Robert Pattinson ou Monsieur et Madame Sanzot, de la boucherie Sanzot. C’est rare. Il n’y a pas de secret.

GILLES DENIS

http://www.colette.fr/

Forever 21 de la pub des images des magasins, la puissance des photos sur internet….Forever 21 une enseigne qui communique sur le net!

Today, Saturday, May 29, 2010, the new Forever 21 store in the Shinjuku area of Tokyo will hold its grand opening. Last night, before the “official opening”, the store hosted a special “Pre-Opening Party” event where fans of the brand were invited – along with Japanese celebrities – to do a bit of early shopping. Plenty of Tokyo girls showed up ready to buy, buy, buy. Smiling shoppers clutching the famous yellow Forever 21 shopping bags could be seen flooding out of the store and into the streets of Shinjuku.

Comment Disney a failli inventer IKEA

Le modèle Airline de Weber. Milwaukee Art Museum– Le modèle Airline de Weber. Milwaukee Art Museum –

En 1938, Walt Disney et son frère Roy, qui ont investi près d’1,5 million de dollars (un record pour l’époque) dans leur long-métrage d’animation «Blanche-Neige et les Sept Nains», se frottent les mains. Parue l’année précédente, l’œuvre a reçu un accueil sans précédent, aux Etats-Unis comme à l’étranger.

Le duo décide de faire bâtir des studios d’animation à la mesure de ses besoins. Les frères acquièrent à Burbank un terrain de plus de 200.000 m2 et confient la conception à un architecte couru, Kem Weber. Le bâtiment abritera les studios d’animation jusque dans les années 1980. Des dizaines de films naîtront au sein de l’«Animation Building», bâtiment en forme de «H», pourvu de couloirs en sous-sol (une organisation quasi-militaire souhaitée par Walt Disney, qui permettait une circulation aisée et cachée des regards entre les bureaux d’animation et les autres départements).

Bureaux et chaises, tables de dessinateurs, rangements, Weber créé également le mobilier. Disney apprécie le style du designer. Il a justement demandé à Weber de s’inspirer, pour l’architecture du bâtiment, des lignes de son fauteuil favori. L’Airline, dessiné par Weber quatre ans auparavant, lorsque celui-ci était au sommet de sa popularité, n’avait pourtant pas connu le destin que son créateur avait imaginé.

A dire vrai, on pourrait parler de «flop»: aucun fabricant ni distributeur n’a vraiment accepté de se frotter au concept. Un fauteuil vendu en kit, à assembler soi-même; de bonne qualité, mais abordable, et enfin signé d’un designer-décorateur en vogue? Voilà qui aurait pu séduire une Amérique rendue fort prudente depuis le krach boursier de 1929.

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Mobilier pour les bureaux Disney

Mais Weber n’est pas parvenu à en faire fabriquer plus de deux centaines, lesquelles d’ailleurs lui sont restées sur les bras. Quelques années plus tard, Walt Disney les découvre, en tombe raide dingue. Il achète le lot pour meubler ses studios (dont ses propres bureaux au sein de l’Animation Building). Weber ne le sait pas encore, mais son aura de designer avant-gardiste vient de s’éteindre.

Le design américain moderne

Né Karl Emanuel Martin Weber à Berlin en 1889 (l’acronyme K.E.M. fera office de prénom à partie des années 1920), il se forme à l’ébénisterie, puis à l’architecture et la décoration d’intérieur à l’Ecole d’arts appliqués de Berlin. En 1914, il part superviser la construction du pavillon de l’Allemagne  pour l’exposition «Panama-Pacifique» à San Francisco.

La guerre éclate en août, ce qui l’empêche de retourner en Europe: en Californie, il décroche quelques contrats dans la publicité ou la décoration. En mai 1915, un sous-marin allemand torpille le paquebot britannique Lusitania, parti de New York. Se prénommer «Karl» ne joue pas en sa faveur ; faute de clients, il devient successivement bûcheron, puis éleveur de poulets.

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Il s’installe à Santa Barbara en 1918 pour enseigner l’art et ouvrir un atelier au sein d’une église à l’abandon. Il vivote quelques années avant de se faire remarquer par les frères Barker, à la tête d’un grand magasin de mobilier de Los Angeles. Pendant quelques années, Weber produit des pièces hispanisantes à la mode, de bois sombre et aux courbes ondulantes. A court d’inspiration, il convainc les «Barker Brothers» de subventionner un voyage en Espagne en 1925.

En chemin, il s’arrête à Paris et visite «l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes». L’événement fera date, et donnera son nom au style «Art déco». Frappé par les créations innovantes des architectes et designers Robert Mallet-Stevens, Le Corbusier, ou Pierre Charreau, Kem Weber revient aux Etats-Unis avec une certitude: l’avenir du mobilier est au modernisme.

Les frères Barker se montrent peu disposés à bouleverser leur offre, mais Weber finit par imposer son idée. En 1926, il prend la tête de «Modes and Manners», boutique spécialisée dans les créations modernistes, située au 4e étage du grand magasin Barker Brothers, qui en compte onze: une occurrence précoce de «store-within-a-store».

Mobilier, luminaires, textiles ou arts de la table, les choix de Weber (qui a lui-même dessiné et aménagé les lieux) sont osés. Il a la brillante idée de mettre en scène une salle à manger, où les clients peuvent se restaurer, voir les objets et meubles en situation, se projeter. L’audace paie, le succès est immédiat. Le nom de Weber, associé à celui de Modes and Manners, devient synonyme de «design américain moderne».

Un fauteuil à emporter

On l’admire, on l’imite. Une deuxième branche est bientôt ouverte à Hollywood. Acteurs et pontes de l’industrie du cinéma se ruent sur les créations de Weber, dont les services d’architecte décorateur s’arrachent.

En 1927, Kem Weber quitte Modes and Manners pour ouvrir son propre studio de design; d’employeurs, les Barker deviennent ses clients. Sa réputation dépasse les frontières de l’Etat de Californie: il est l’un des designers les plus réputés du pays. Weber allège et affirme son style, s’affranchit de l’extravagance savamment dosée qui caractérisait le style Modes and Manners.

Formes géométriques répliquées, lignes étirées et angles arrondis: on lit les signes annonciateurs de l’esprit «Streamline» qui régnera bientôt.

La Grande Dépression de 1929 a rendu la clientèle frileuse, sinon économe. Le designer réfléchit, parallèlement aux réalisations qu’il signe pour ses clients fortunés, au moyen d’adapter sa production à un marché élargi. Il propose des pièces abordables (de 20 à 140$) ou ses propres services pour modifier intérieurs ou mobilier de famille, l’adapter au goût du jour – comme on le fait de bijoux qui seraient passés de mode.

Comme ses compatriotes de l’École du Bauhaus, Weber teste le métal tubulaire (la Lloyd Manufacturing Company, dans le Michigan, vendra de très nombreux exemplaires de ses sièges), explore nouvelles techniques et matériaux innovants, bricole des systèmes de jointures tout en bois, facile à assembler. En 1934, il met toute son ardeur dans un projet inédit: inventer un siège qui, à plat, tiendrait dans une boîte suffisamment compacte pour être emportée telle quelle à la maison.

L’Airline Chair, un fauteuil en porte-à-faux au design moderne, pèse moins de huit kilos et ne coûte que 24,75 dollars (le salaire moyen de l’époque est d’environ 1.400 dollars). Impossible de se tromper en l’assemblant, seules deux petites tiges de bois sont à glisser dans des crochets. Il est robuste, et l’inclinaison de son dossier réglable. «Wrap it Up and Take It Home!», titre avec enthousiasme le magazineRetailing en mai 1935.

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Cependant, en dépit de ses atouts, le mode de commercialisation proposé par Weber est accueilli avec méfiance. Aucun fabricant ne se risque à produire le fauteuil pour le marché de masse, et la modeste quantité produite ne trouve pas preneur. Jusqu’à ce que Walt Disney s’en entiche, et détourne le fauteuil de sa cible initiale.

Jamais le designer ne trouvera de partenaire commercial pour créer sa collection d’articles d’ameublement d’honnête qualité pour un marché de masse. Ce sont les clients fortunés qui se tournent vers lui, et non l’Américain moyen. L’entrée en guerre des Etats-Unis met un frein à ses activités de design, et Weber propose au gouvernement un système de son invention (qui se solde, lui aussi, d’un échec): des maisons préfabriquées conçues pour se protéger des assauts ennemis.

A l’issue de la guerre, Kem Weber retourne à Santa Barbara, et abandonne le design de mobilier au profit de l’architecture. L’effronté de l’avant-guerre fait vingt ans plus tard figure de «vieux schnock» à côté de la jeune garde du design, le couple Charles et Ray Eames en tête. Les historiens et critiques du style «mid-century modern» américain, dont il est l’un des précurseurs et acteurs jusqu’à sa mort en 1963, oblitèrent peu ou prou son travail pendant quelques décennies.

Indépendamment du parcours de Weber, l’idée fait son chemin. Près de 15 ans après sa création en 1943, l’entreprise du Suédois Ingvar Kamprad intègre la vente de meubles à son catalogue, mais il doit subir la pression que ses concurrents exercent sur ses distributeurs.

Kamprad et ses collaborateurs n’ont d’autre choix que livrer eux-mêmes leurs clients, et l’idée germe en dévissant les pieds d’une table qui devait être glissée dans le coffre d’une voiture: pourquoi ne pas proposer le mobilier à plat, afin que les clients puissent eux-mêmes l’assembler à la maison? IKEA compte alors un unique point de vente, en Suède, et emploie une centaine de personnes.

Vingt ans plus tard, la marque, désormais présente en Europe, en Australie et au Canada, propose le fauteuil en porte-à-faux Poäng (à l’origine baptisé «Poem»), inspiré de modèles traditionnels comme les créations de Bruno Mathsson ou d’Alvar Aalto.

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Le fauteuil Poäng

Celui-ci figure toujours au catalogue de la marque jaune et bleue, étiqueté à partir de 99€ 59€. Des millions d’exemplaires se sont vendus un peu partout dans le monde, où IKEA a essaimé.

L’Airline Chair de Kem Weber, quant à elle, fait de régulières apparitions en salles de ventes. Son «prix marteau» dépasse parfois la barre des 20.000$. Et sa popularité n’est pas un phénomène local: elle est entrée dans la collection de mobilier du musée Victoria & Albert de Londres en 1991.

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L’Airline Chair originale à gauche, la nouvelle mouture signée «Disney» à droite. Image DISNEY.

Vingt ans plus tard, l’énorme machine Disney, sous la marque «Walt Disney Signature» (division «Fashion & Home»), fait appel au designer américain Cory Grosser pour rafraîchir les lignes du «mythe». Abordable, l’Airline Chair nouvelle mouture? Il vous en coûtera 3.900$, auxquels vous ajouterez 1.400$ pour acquérir un repose-pieds coordonné. Chez Disney, on maîtrise le sujet: les belles histoires font toujours vendre.

Elodie Palasse-Leroux

Sources: «K. Weber and the rise of modern design in Southern California», Christopher Long (biographe de Kem Weber), The Magazine Antiques ; «K. Weber, the most important mid-century modern designer you never heard of», Collector’s Weekly.

Pourquoi Hermès va continuer à entretenir la pénurie

Créé le 22-03-2012 Par Thiébault Dromard

DECRYPTAGE Même si le groupe de luxe français aurait pu faire exploser davantage son chiffre d’affaires en 2011, son PDG, Patrick Thomas, refuse de s’engager dans une course au gigantisme. Explications.

La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l'offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)
La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l’offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)

« Nous voulons grandir mais pas grossir ». D’une phrase, Patrick Thomas, PDG d’Hermès, résume la stratégie du géant français du luxe. Une ligne de conduite qui peut se décliner à l’envi : se développer sans altérer la qualité des produits, privilégier la valeur aux volumes… Et une ligne de conduite qui, pour l’heure, fonctionne plus que bien. En 2011, Hermès a battu tous ses records de vente avec un chiffre d’affaires en progression de 18,3% qui tutoie désormais les 3 milliards d’euros, à 2,84 milliards. La marge opérationnelle à 31,2% est aussi la meilleure depuis l’introduction en Bourse de la maison.

La maison de luxe aurait pu néanmoins faire beaucoup mieux encore, tant les listes d’attente sont longues, notamment en maroquinerie. Elles sont si longues, paraît-il, que Hermès a décidé de ne plus les tenir à jour. « Cela créait trop de frustration pour les clients », précise Patrick Thomas.

La fin de l’année dernière illustrait parfaitement cette tension entre la demande et l’offre. Au dernier trimestre 2011, la croissance en maroquinerie n’était « que » de 8% contre 11,5% sur l’ensemble de l’année, en raison de stock au plus bas et de magasins pas toujours suffisamment approvisionnés. Une situation qu’Hermès a déjà rencontrée par le passé. « Nous devons mieux servir nos clients », tempère néanmoins Patrick Thomas qui dément toute stratégie de gestion de la pénurie pour justifier une hausse des prix.

Pour calmer la fièvre acheteuse, Hermès a pris une première décision : la maison de luxe va limiter en 2012, le nombre d’ouvertures de magasins et privilégier plutôt des agrandissements. Cette année Hermès n’ouvrira que trois boutiques dans le monde contre une vingtaine les années précédentes et investira dans la rénovation d’une douzaine de points de vente. Pourtant le réseau est encore largement densifiable. « Nous pourrions avoir le double de boutiques en Chine et une bonne dizaine de plus aux Etats-Unis », calcule Patrick Thomas. Mais la production artisanale ne pourrait sans doute pas suivre.

L’idée n’est pas de brider la croissance pour autant mais de mieux la répartir. A ce jour, la maroquinerie pèse encore trop lourd dans les ventes avec 47% du chiffre d’affaires, en baisse quand même de 3 points à la faveur de la montée en puissance de relais de croissance comme les vêtements et accessoires qui pèsent 20% des ventes ou encore les soies et textiles qui représentent désormais 12% du chiffre d’affaires. « C’est une question de juste équilibre », note Patrick Thomas.

250 artisans seront recrutés en France cette année 

Pour grandir sans grossir, Hermès va investir lourdement dans son outil artisanal. L’amont doit suivre l’explosion de la demande. Mais pas question d’embaucher à tour de bras. Les recrutements se feront au goutte à goutte en tenant compte du temps nécessaire à la formation des artisans. Il faut prévoir au minimum 18 mois avant de pouvoir fabriquer un sac. « Si un artisan débutant a besoin d’un mois pour faire un sac, il prendra un mois », relève Patrick Thomas qui a fait du « temps », le thème annuel de réflexion de l’entreprise sous la dénomination « le temps devant soi ». En 2012, Hermès prévoit de recruter 250 nouveaux artisans en France mais au rythme d’une vingtaine par mois.

Ces embauches répondent à un plan industriel qui prévoit une augmentation des capacités de production avec la création de deux nouvelles manufactures à Montbron en Charente et à Fitilieu dans l’Isère sans compter des investissements à Lyon pour la fabrication des carrés de soie. Comme tous les ateliers Hermès, les nouveaux sites ne compteront pas plus de 250 artisans afin de conserver une dimension artisanale et humaine à la production. Une illustration de plus d’une croissance maîtrisée.

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Uniqlo ouvre un gigantesque magasin à Tokyo, affiche sa dimension mondiale

La populaire marque nippone de vêtements Uniqlo va inaugurer mi-mars un immense navire amiral à Tokyo, dans le quartier commercial de Ginza, lieu sans égal pour diffuser l’image d’une marque qui prétend jouer dans la cour des grands à l’échelle internationale.
« L’enseigne est née en province, à Yamaguchi (ouest). A l’étranger, nous occupons certes des emplacements dans les grandes artères de capitales, mais au Japon, nous avons beaucoup de magasins dans les centres commerciaux », a rappelé mardi le PDG et fondateur d’Uniqlo, Tadashi Yanai, lors d’une rencontre avec des journalistes.

« Uniqlo est devenue une marque mondiale, cela se sait hors du Japon, mais les Japonais, eux, n’en ont pas assez conscience. C’est pour cela qu’un très grand magasin, comme ceux que nous avons à New-York, Paris, Shanghai ou Londres, est nécessaire à Tokyo », a-t-il poursuivi.
Uniqlo compte à présent plus de 850 points de ventes de diverses tailles dans l’archipel, mais les petits magasins « de bord de route » sont nombreux et la marque conserve dans l’esprit des Nippons l’image d’une simple enseigne de vêtements bon marché, tandis que les étrangers saluent la dimension des boutiques, l’ampleur de l’offre, le rapport qualité/prix et le service « à la japonaise ».
Selon M. Yanai, le quartier de Ginza, au coeur de la capitale, est « un carrefour des profils et des nationalités », et en ce sens le lieu idéal d’implantation pour le prochain navire amiral de 5.000 mètres carrés répartis sur 12 étages.
De là sera, selon lui, « diffusée l’image actuelle d’Uniqlo non seulement à travers le Japon mais aussi vers le monde ».
Ce gigantesque Uniqlo emploiera 520 personnes, dont 100 étrangers parlant anglais, chinois, français ou encore coréen, et offrira un service de concierges.
A l’instar de l’espagnol Zara, de l’américain Gap ou du suédois Hennes & Mauritz (H&M), Uniqlo occupe déjà un emplacement à Ginza, mais il est divisé en deux espaces hommes/femmes séparés, sur une superficie très inférieure.
Grâce à son immensité, le nouveau temple présentera, selon son directeur Teruaki Matsumoto, toute la gamme Uniqlo, avec des rayons inédits, notamment pour les bébés, ainsi que les vêtements fruits de collaborations avec des créateurs de renom ou qui influencent les tendances.
Le magasin de Ginza, qui ouvrira au public le 16 mars, marquera une nouvelle étape pour Uniqlo dans sa montée en puissance planétaire entamée avec l’inauguration d’un premier temple à New York en 2006, poursuivie à Londres en 2007, Paris en 2009, Shanghai en 2010 ou encore Séoul en 2011.
L’enseigne se fixe pour but d’ouvrir quelque 200 à 300 grands points de vente par an dans le monde afin d’élever son chiffre d’affaires à 5.000 milliards de yens (50 milliards d’euros) en 2020, contre 937 milliards prévus pour l’exercice en cours.

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