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Hermes holds first sale in China as frugality drive bites

    • Staff Reporter 2014-04-25
    • http://www.wantchinatimes.com

A Hermes outlet at Beijing Capital International Airport. (File photo/CFP)

A Hermes outlet at Beijing Capital International Airport. (File photo/CFP)

Fashion house Hermes broke its in-house rule on Tuesday when it held a discount sale for the first time in China. Other luxury brands may follow their lead as the government’s anti-corruption frugality campaign has dealt a heft blow to their sales, leaving them with excess inventory, reports our Chinese-language sister paper Want Daily.

The rule of no sales and of not selling at shopping malls went out the window when Hermes held a sale at the Hyatt Regency Hangzhou in eastern China to clear unsold stock accumulated over the past two to three years. Most of the items available were men and women’s clothes and shoes, which carried discounts of 20%-50%.

Other brands including Ferragamo, Boss and Armani look set to follow suit with discount sales near their own outlets at department stores in mid-May, including last year’s collections.

A senior executive at a department store in Hangzhou said luxury brands have been struggling this year as plunging sales have pushed up their inventory. The brands would rather lose face than lose their business, the executive said.

How Chanel became N°1 luxury fashion brand in China

According to the World Luxury Index™ China, “Chanel has become the #1 most sought-after global luxury brand in China”, overtaking competitors such as Louis Vuitton and Gucci.

Chanel’s beauty products
This year’s report has also revealed that part of Chanel’s success is thanks to its huge stake in beauty segment, as 22.70% of Chinese consumer interest whithin luxury market is in beauty, compared to fashion which accounts 14.90%.
Chanel’s dedication to its beauty products most likely has helped the brand to get the first rank in the report, overtaking Louis Vuitton which is rather focused on fashion.

http://www.chanel.com/zh_CN/

Chinese New Year Retail Sales Slow, High End Suffers

Chinese New Year (CNY) Retail Sales Unappetizing

Retail sales during the “golden week” of CNY were lackluster, according to data from China’s Ministry of Commerce. Reported retail sales (including restaurants) fell 14.7% y-o-y compared to a 16.2% y-o-y decline in 2012. Tier-one cities suffered the sharpest decline as many residents left their cities for vacations or to return to their ancestral homes during the holidays.  Retail sales growth in Shanghai and Beijing dropped from 14% in 2010* to 6.5% in 2013 and from 15.5% to 9.2%, respectively. Because CNY is based on a lunar calendar, it may fall in January or February. CNY took place during February in both 2011 and 2012. To adjust for this variable timing, we compared January 2013 retail sales to January 2010.

Macau Casinos See VIP Business Suffer

Macau saw strong casino mass floor traffic, but the VIP hold percentage and volume suffered. The Chinese government is carrying out a far-reaching crackdown on corruption that is squeezing Macau VIP room revenues from mainland gamblers.   We estimated 30% growth in mass market gaming revenues but flat to slightly negative growth for the VIP segment during CNY 2013, compared to CNY in 2012.

Luxury Retail Sales Volatile

Both Macau and Hong Kong saw a strong influx of tourists from mainland China during CNY. According to the Hong Kong Immigration Department, mainland tourists increased by 32.7% y-o-y between February 11 and February 13. (CNY holidays are two days shorter in Hong Kong and Macau than in the mainland).

Given that nearly 50% of luxury purchases made by Chinese take place outside of the mainland, the most effective way to monitor high-end retail sales is to track credit card transactions. We are closely monitoring both online and offline transactions, but we suspect ultra-luxury items such as Swiss watches priced at or above ~RMB 100,000 (~USD 16,000) are victims of the tight and tightening anti corruption measures.

Housing cleaning is indeed encouraging as it will restore Chinese people’s confidence, to a degree.  But meanwhile, high end retailers and casino VIP operators will have to buckle up to weather the storm.

With thanks to Yingqiao Cheng in New York and Ana Swanson in Shanghai. 

Carrefour 3 de plus en Chine

Carrefour  annonce l’ouverture de 3 nouveaux magasins en Chine. Le 30 décembre, Carrefour Chine a inauguré son 216ème hypermarché : Chengdu Dafeng Store. Le magasin s’étend sur une surface de 8.374 mètres carrés. Il dispose de 33 caisses et d’un parking de 300 places. Le 31 décembre, Carrefour Chine a inauguré son 217ème hypermarché : Changzhou Heping store. Le magasin s’étend sur une surface de 6.078 mètres carrés. Il dispose de 31 caisses et d’un parking de 330 places. Enfin, le 31 décembre, Carrefour Chine a également inauguré son 218ème hypermarché : Mencheng Fortune Plaza store. Le magasin s’étend sur une surface de 8.403 mètres carrés. Il dispose de 30 caisses et d’un parking de 400 places.

http://www.carrefour.com/cdc/groupe/nos-activites/dernieres-ouvertures/chine-_-3-nouvelles-ouvertures.html

Les Chinois vont à l’usine pour le luxe à moindre prix

La Chine est bien parti pour s’imposer comme le plus grand marché mondial des produits de luxe, et les griffes haut de gamme font la cour à sa classe moyenne avec des arguments qui font sourire les portefeuilles.

Les magasins d’usine sont l’une des dernières tendances de la distribution à s’imposer en Chine. Le concept serait né il y a plus d’un siècle aux États-Unis, avec l’objectif affiché de remplir les espaces vides et écouler les stocks et autres articles invendus.
En Chine, les consommateurs peuvent désormais se rendre dans les magasins d’usine pour acheter du Versace, du Burberry, du Prada ou du Zegna à moindre prix, dans les 160 boutiques du Florentia Village, qui s’étale sur 60 000 mètres carrés dans la ville champignon de Wuqing, à mi-chemin entre Pékin et Tianjin.

Moins d’intermédiaires
Les magasins d’usine permettent de supprimer les intermédiaires entre le fabricant et le client et de proposer des prix imbattables, avec des rabais compris entre 30 et 80% par rapports à ceux pratiqués en boutiques.

Le Florentia Village, dont la construction a coûté un milliard de yuans (124 millions d’euros), s’inspire des sites touristiques de la péninsule italienne. On y trouve des gondoliers qui monnaient les balades sur ses canaux, ainsi qu’une reconstitution du Colisée. L’espace a ouvert ses portes au public l’année dernière, et son énorme succès a inspiré d’autres entrepreneurs, d’après les médias chinois, qui citent une douzaine de projets pharaoniques de ce type à travers le pays. Une goutte d’eau dans les plus de 400 projets immobiliers de cette envergure construits ou annoncés ces dernières années en Chine.

Le Shanghai Brilliance Group – l’un des poids lourds de la distribution en Chine – a ouvert son troisième magasin d’usine en février. Il s’étale sur 130 000 mètres carrés à Wuhan, dans la province centrale de Hubei. L’entreprise a annoncé que son parc de centres commerciaux dédiés aux magasins d’usine comptera dix centres opérationnels supplémentaires d’ici 2014.

CLSA, filiale asiatique du Crédit Agricole, avait prédit l’année dernière que la Chine s’arrogerait 44% du marché mondial des ventes de produits de luxe d’ici 2020, contre seulement 15% de nos jours. L’entreprise de conseil Bain & Company, qui s’est penchée sur les chiffres de ventes de produits de luxe de l’année dernière, indique que les consommateurs chinois ont dépensé 275 milliards de yuans (342 millions d’euros) en produits de luxe (en Chine et à l’étranger) en 2011. Dans ce contexte, l’explosion des magasins d’usine en Chine ne surprendra personne.

La proximité de ces magasins est un autre atout de taille pour les consommateurs chinois, comme l’explique Anthony Chan, président du groupe immobilier Scitech, spécialisé dans les centre commerciaux, dans un entretien récent avec le quotidien South China Morning Post: «Si les consommateurs chinois sont prêts à prendre l’avion pendant 10 à 20 heures pour profiter de bonnes affaires aux Etats-Unis, c’est qu’il doit y avoir un marché pour cela dans leur pays d’origine».

Carrefour : ouvre son 207e hypermarché en Chine

le 30/05/2012 à 21:08
Le 28 mai, le groupe Carrefour Chine a ouvert son 207ème Hypermarché : Carrefour Shanghai Yishan…
Le 28 mai, le groupe Carrefour Chine a ouvert son 207ème Hypermarché : Carrefour Shanghai Yishan. Situé dans la ville de Shanghai, ce nouveau magasins dispose d’une surface de vente de 6773 m2, 34 caisses et d’un parking de 400 places.
Finance Plus
http://www.carrefour.com.cn/DefaultNew.aspx

Le marché du luxe dans les griffes des frères Fung

Par Arthur Henry, publié le 30/03/2012

Après Sonia Rykiel, tombée dans l’escarcelle de cette dynastie asiatique, richissime et séculaire, à qui le tour ? Le groupe, basé à Hongkong, entend bien profiter de l’appétit des Chinois pour les marques occidentales.

Au train où ils enchaînent les acquisitions dans le luxe, ces Chinois-là ne resteront pas longtemps des inconnus. En moins d’un an, les frères Fung s’étaient déjà offert la maison franco-italienne Cerruti, le chausseur drômois Robert Clergerie et le maroquinier belge Delvaux. Le 20 février, ils ont mis la main sur 80 % de Sonia Rykiel, l’une des dernières griffes françaises encore indépendantes. A qui le tour ?

Victor et William Fung, milliardaires hongkongais, ont manifestement de grandes ambitions. Et des moyens. Leur fonds d’investissement, Fung Brands, est géré par leur partenaire Jean-Marc Loubier, un Français. Cet ancien de Louis Vuitton, dont il a contribué à la réussite en Chine avant de prendre la tête de la maison Céline, connaît bien son affaire. « Nous amenons notre connaissance de l’Asie, précise-t-il, un soutien opérationnel et une perspective de développement durable. Si les propriétaires de ces marques ne nous appréciaient pas, s’il n’y avait pas une communauté de vue, ils ne vendraient pas. »

Si prestigieuses et médiatiques soient-elles, ces opérations ne représentent pourtant qu’une des activités des frères Fung. Le clan a fait fortune ailleurs, dans le « sourcing », et pour l’essentiel dans le textile – le véritable socle de l’empire. Li & Fung est un géant du négoce. Une maison de commerce, présente dans plus de 40 pays, dont la majorité des 27 000 employés approvisionne les grandes enseignes internationales comme le n° 1 mondial de la distribution Wal-Mart ou les chaînes H&M et Zara. En 2010, son chiffre d’affaires s’élevait à 15 milliards de dollars, dont les deux tiers dans l’habillement.

La saga a commencé en 1906. Cette année-là, Fung Pak-liu – qui a mis quelques sous de côté en enseignant l’anglais – crée à Canton, en partenariat avec un ami, M. Li, un commerce de porcelaines et de soies qu’ils expédient vers l’Amérique. En 1937, les deux compères transfèrent leur entreprise à Hongkong. Le port international de la colonie britannique est alors déjà une plaque tournante des affaires en Asie. Un choix judicieux : bientôt, la Chine communiste empêchera tout commerce. L’entreprise Li & Fung, elle, ne va pas cesser de prospérer.

Aujourd’hui, ce sont Victor (né en 1945) et William (1949), les petits-fils du fondateur, qui dirigent le groupe. Le magazine Forbes estime leur fortune à 8,6 milliards de dollars. Ce qui les classe au 5e rang des familles les plus riches de Hongkong et leur a valu d’être qualifiés, en 2009, de « grande dynastie chinoise » par la créatrice de mode Vera Wang. Pourtant, les frangins sont du genre discret. Ces deux taiseux vivraient toujours dans un immeuble que la famille possède rue Magazine Gap, sur les hauteurs de l’ex-colonie. Tout au plus apprécieraient-ils d’aller régulièrement séjourner dans l’île de Phuket, en Thaïlande.

Des « chefs d’orchestre » qui ne laissent rien au hasard

Tous deux ont grandi à Hongkong, mais c’est aux Etats-Unis qu’ils ont fait leurs études et leurs premières armes. L’aîné, Victor, a décroché un diplôme en sciences au MIT avant d’obtenir, en 1971, un doctorat à Harvard, où il a enseigné la finance. Le cadet, William, diplômé de Princeton, a également fréquenté la prestigieuse université de Cambridge, où il a suivi un MBA.

Durant l’été 1972, leur père leur demande de venir étudier l’entreprise familiale comme s’ils avaient à plancher sur un cas d’école. Leur diagnostic est sans doute convaincant car, dès l’année suivante, il leur passe le témoin, et la société est cotée en Bourse. A présent, Victor et William détiennent respectivement 30,9 % et 31,7 % du capital et jouent chacun leur partition. A William, la gestion au quotidien ; à Victor, la stratégie. Tous deux savent cultiver les « guanxi » – ces connexions sociales essentielles dans la culture du monde des affaires chinois. Leur réseau s’étend à la politique. Victor est membre de la Conférence consultative du peuple, une assemblée aux fonctions largement symboliques de la République populaire, mais qui donne accès aux dirigeants de Pékin. En 2008, il fut de ces personnalités consultées par le chef de l’exécutif de Hongkong, Donald Tsang, pour réfléchir aux moyens de surmonter la crise.

Un groupe centenaire

1906 Création par Fung Pak-liu d’une compagnie d’import-export à Canton avec l’aide de son partenaire M. Li.

1937 Li & Fung transfère son siège social de Chine continentale à Hongkong pour profiter de l’activité du port international.

1973 Victor et William Fung, petits-fils du fondateur, prennent les commandes. La société est cotée en Bourse.

2010 Rachat de la maison Cerruti via Trinity, une des filiales du groupe.

2011 Lancement, avec le Français Jean-Marc Loubier, de Fung Brands – un fonds destiné à investir dans des sociétés de luxe européennes. Premières acquisitions.

Février 2012 Prise de contrôle de Sonia Rykiel.

Mais, à la base de leur réussite, les Fung peuvent avant tout se targuer d’une organisation irréprochable. Commentaire de Jeff Yeung, directeur du Centre de recherche sur la gestion des chaînes d’approvisionnement à l’université chinoise de Hongkong : « Ils peuvent mettre en marche des dizaines de producteurs à la demande du client. Ils savent trouver le meilleur fabricant de boutons dans un pays, le leader des fermetures Eclair dans un autre. Là est toute leur puissance, ils sont chefs d’orchestre sur l’ensemble du processus. » Ce n’est pas tout : ils s’appuient sur une prouesse technique. Chaque producteur est relié en temps réel au réseau informatique du groupe.

Une nouvelle cible : le marché des jouets

Etendre ce succès est aujourd’hui la mission de Bruce Rockowitz. Nommé PDG de Li & Fung en 2011, ce manager brillant est arrivé dans la maison à l’occasion du rachat de Colby, une des sociétés concurrentes des Fung, qu’il présidait. A Hongkong, Rockowitz n’est pas non plus un inconnu depuis qu’il a épousé Coco Lee, une pop star née aux Etats-Unis, qui fit ses premiers tubes à Taïwan. Ce Canadien gère aussi – à temps perdu ! – une chaîne de restaurants branchés et de salles de yoga, baptisée « Pure », qui surfe sur la quête de bien-être.

Les frères Fung auront besoin de tout son talent alors qu’ils cherchent à se diversifier. Non contents de multiplier les acquisitions dans le luxe, ils ont également entrepris de se renforcer dans la distribution. Ils gèrent déjà neuf magasins Toys R Us en Asie et ils viennent, en janvier dernier, de racheter (pour 41 millions de dollars) Roly, une marque de jouets et de vêtements pour enfants. Les Fung sont bien décidés à profiter de la soif de consommation des Chinois.

Chine : l’empire du shopping

Gucci, Dior, Cartier, Chanel, Hermès… Les Chinois sont de plus en plus friands des marques de luxe. En 2011, qu’importe la crise, les ventes ont encore progressé de 25 à 30 %, selon le cabinet Bain, contre + 8 % aux Etats-Unis, + 7 % en Europe et + 2 % au Japon. Les montres ont été les articles les plus recherchés (+ 40 %) tandis que les achats de chaussures, de produits de maquillage et de parfums ont augmenté d’environ 20 %.

D’ores et déjà, la Chine représente 17 % du marché international du luxe, avec 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 60 % réalisés hors du pays, d’après le consultant Roland Berger. En 2015, l’empire du Milieu devrait devenir le premier marché mondial.

Nombre de Chinois sont prêts à se serrer la ceinture pour consommer du luxe – marqueur social et symbole de réussite – mais, dans leur majorité, les clients sont de nouveaux fortunés. Selon Roland Berger, les deux tiers ont moins de 40 ans. Ils sont chefs d’entreprise, cols blancs ou descendants d’officiels… et ce sont les hommes qui dépensent le plus. l A. H.

http://www.fungcapitaleurope.com/investments.html

 

Les habitudes changent dans le secteur du commerce de détail en Chine

Bien que la Journée de la Femme ne soit pas vraiment un grand jour, de nombreuses femmes cols blancs en font une excuse pour se faire plaisir en achetant des produits haut de gamme tels que des sacs à main Bottega Veneta ou Louis Vuitton. Mais pour le reste de l’année, leur facture de carte de crédit peut alors devenir leur pire des cauchemars…

Xiao Le, assistante administrative dans une agence de publicité, âgée de 25 ans, a dépensé 430 Yuans (68,25 Dollars US) pour 10 articles d’habillement dans un marché de gros à Beijing. Comme elle le dit qu’elle aime trouver la « perle inattendue au milieu d’un banc d’huîtres ».

« Regardez cette marinière -100 % coton. Et devinez combien ? Seulement 35 yuans », a dit Melle Xiao. Elle a ensuite dégoté une paire de jeans en surfant depuis son lit. « Pour cette paire de jeans, seulement 65 yuans ».

Melle Xiao dit qu’elle se lève très tôt pour aller au marché pour y trouver ses « perles ». En plus d’aller aux marchés aux puces, Xiao Le aime faire des achats en ligne. Elle dit qu’elle surfe beaucoup sur le portail internet commercial Taobao.com parce qu’elle y trouve tout ce qu’elle veut à des prix abordables.

« Je n’achète que des choses que je peux me permettre d’acheter. Je ne peux pas imaginer dépenser plus de 10 000 yuans, ce qui représente pour moi près de trois mois de salaire, simplement pour un sac ou une paire de chaussures », soupire-t-elle.

Xie Wei, une étudiante d’université, a quant à elle sa propre manière de faire des économies – elle échange des vêtements avec sa meilleure amie et colocataire.

« Nous sommes de la même taille et nous avons presque le même goût en matière de vêtements, donc c’est une bonne chose que nous puissions partager les vêtements et moins dépenser l’argent de nos parents », a-t-elle déclaré.

Alors que Xiao et Xie et sont heureuses des bonnes affaires qu’elles ont déniché, de l’autre côté de la ville, Wang Si, col blanc élégante, a elle l’intention de s’acheter un cadeau pour la fête des femmes. Elle a choisi une bague Tiffany ornée d’un minuscule diamant.

« Je me récompense avec de beaux cadeaux les jours spéciaux », a déclaré cette vérificatrice chevronnée, âgée de 35 ans. « La Journée des femmes n’est peut-être pas un grand jour, mais je veux juste trouver un moyen de soulager le stress au travail et de me rendre heureuse ».

Melle Wang n’est en aucun cas la seule à acheter des produits haut de gamme. Li Li, une rédactrice de mode âgée de 29 ans, prévoit elle aussi de faire quelques folies lors des congés de la Fête des femmes.

Elle prévoit ainsi d’acheter deux sacs à main les plus récents de chez Bottega Veneta. « J’aime ces deux sacs. Le style, la couleur… il me les faut vraiment, j’en ai envie depuis des mois », a-t-elle dit. « Mais pour le reste de l’année, la facture de carte de crédit sera mon pire des cauchemars ».

Zhang Yansheng, directeur de l’Institut de Recherche en Economie Internationale à la Commission Nationale du Développement et de la Réforme, le principal organisme de planification économique chinois, a précisé que lorsque le PIB annuel par habitant d’un pays atteint le seuil de 4 000 Dollars US, sa structure de consommation commence à changer et passe d’un mode de survie à un mode de jouissance. L’année dernière, le PIB par habitant a dépassé ce chiffre dans plus de 10 municipalités, provinces et régions autonomes de Chine.

Selon l’Association Mondiale du Luxe, le nombre de Chinois qui ont acheté des produits de luxe a atteint environ 200 millions et a affiché un taux de croissance de 25 % d’une année sur l’autre.

Toujours selon l’association, les dépenses personnelles combinées en produits de luxe sur le continent chinois, à Hong Kong et à Macao a atteint plus de 150 milliards de Yuans en un an. La Chine devrait détrôner le Japon comme premier consommateur mondial de produits de luxe cette année en raison d’une demande croissante et de la baisse de la consommation au Japon, selon l’association.

Un rapport publié par cette même association a montré que pendant la Fête du Printemps, qui cette année est tombée le 23 janvier, les achats de produits de luxe en dehors du pays par des ressortissants chinois ont totalisé 7,2 milliards de Dollars US, soit une augmentation de 28,6 % d’une année sur l’autre. Ces dépenses ont essentiellement été consacrées aux montres, aux articles de maroquinerie et aux vêtements.

Poussés par une demande croissante, des centres commerciaux géants ont fleuri dans les métropoles chinoises comme Beijing, Shanghai et Shenzhen. Les fabricants de produits de luxe se précipitent pour ouvrir des marchés dans les villes de deuxième et de troisième rang pour y chercher une croissance plus rapide.

La société de vêtements sur mesure britannique Gieves & Hawkes est entrée sur le marché chinois en 1995 quand elle a ouvert son premier magasin dans l’Hôtel Peninsula Palace de Beijing. Aujourd’hui, la société vient de dépasser la barre des 100 magasins sur le continent chinois, Hong Kong et Macao et elle veut être dans presque chaque province.

Quant au fabricant français de produits de luxe Louis Vuitton, qui est la marque la plus reconnue, il a ouvert des magasins dans des villes de deuxième et troisième rang, comme Dalian et Hangzhou. Burberry prévoit de son côté de passer de 57 à 100 magasins dans les cinq ans qui viennent. Et Hermès a même lancé sa propre sous-marque spécialement destinée à la Chine-spécifique.

Le cabinet de conseil et de recherche commerciale mondiale Frost & Sullivan a déclaré qu’il y aura quelque 160 millions de Chinois prêts à dépenser de l’argent en produits de luxe dans les cinq prochaines années, principalement dans les villes de deuxième et de troisième rang, qui seront le champ de bataille principal et un moteur de croissance pour les marques de luxe dans l’avenir.

Une enquête menée par le Conseil de Développement du Commerce Extérieur de Taiwan a montré que le nombre de Chinois ayant des biens totalisant plus de 10 millions de Yuans a dépassé 1 million et il estime que la consommation de produits haut de gamme dépassera 70 milliards de Yuans par an en Chine d’ici quelques années.

L’enquête a également montré que le nombre de personnes ayant des actifs de placement – à l’exclusion des logements leur appartenant pour un usage privé – de plus de 10 millions de yuans a dépassé 500 000. Si les logements privés sont pris en compte, le nombre de personnes atteignant ce niveau dépasse alors 1,1 million.

Le dernier rapport Hurun sur la richesse révèle qu’il y a 960 000 millionnaires en Yuans en Chine. Et ce nombre croissant de super-riches cherche tous les moyens de faire étalage de son statut social, y compris par l’achat de voitures de sport de luxe, et même de yachts et de jets privés.

Un nombre croissant de personnes de la classe moyenne achète aussi des produits haut de gamme.

Selon la société de conseil en gestion McKinsey & Co Inc, étant donné que ces consommateurs de la classe moyenne sont aussi en train de prendre cette habitude, la Chine est devenue le plus grand marché du luxe, d’une valeur de 27 milliards de Dollars US par an, en hausse de 10 milliards de Dollars US par rapport à 2009.

« J’achète des sacs de luxe ou des parfums dans la boutique hors taxe de Sanya parce que j’ai l’occasion de prendre l’avion deux fois par an pour mon travail », dit Chen Ping, vendeur à Beijing. « Je sais que le prix n’y est pas aussi intéressant qu’à Hong Kong, mais ça l’est toujours plus qu’à Beijing ».

M. Chen a dit qu’il était prêt à dépenser un mois de salaire pour une montre suisse, car il ressent le besoin de porter au moins un objet de prix pour montrer son bon goût.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Le Chinois, client chouchou du monde du luxe

De Audrey KAUFFMANN (AFP) – 19 déc. 2011 

PARIS — Il est accro aux logos et très dépensier lorsqu’il voyage: le client chinois nouvellement fortuné est le chouchou des groupes du luxe, qui s’implantent largement dans son pays et lui déroulent le tapis rouge lorsqu’il vient en Europe.

« La Chine représente actuellement 17% du marché mondial du luxe et 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires », dont 60% réalisés hors de Chine, indique Bernard Malek, du cabinet Roland Berger.

La croissance est phénoménale: selon les prévisions, l’Empire du milieu sera le premier marché du luxe en 2015, générant 57 milliards d’euros et représentant 34% de parts de marché.

Aussi les fabricants mènent-ils en parallèle deux stratégies: l’une, d’ancrage en Chine, l’autre visant à exploiter la manne des 50 millions de touristes chinois qui sillonnent la planète et rentrent chez eux les bras chargés de cadeaux.

A Paris, les touristes chinois débarqués par autocars entiers font la fortune de grands magasins comme les Galeries Lafayette, qui, comme la plupart des grandes enseignes du luxe, ont mis en place un accueil spécialisé avec des vendeurs parlant le mandarin.

« Pour les Chinois, le service est tellement clé qu’il faudrait peut-être réfléchir à ouvrir en Chine les services après vente avant les boutiques… », ironise Alain Blanc, du cabinet ConnexConsulting.

Des projets ciblés « Chinois » voient le jour. Les Suisses Richemont et Bucherer préparent ainsi l’ouverture à Paris d’un mégastore de montres de luxe. Car les Chinois sont les plus gros « shoppeurs luxe » de la planète, dépensant en moyenne 1.400 euros par jour et par enseigne, selon Global Blue, champion de la détaxe.

Les boutiques Cartier, Yves Saint Laurent, Chanel, Hermès et autres Gucci ont commencé à fleurir dans les années 90 en Chine. Mais rares sont ceux qui mesuraient alors l’enjeu.

Approche délicate

« Quand j’étais chez Hermès et qu’on a ouvert en Chine en 1997/1998, on n’avait pas du tout compris le potentiel, la Chine ne représentait rien sur nos radars », confiait récemment Christian Blanckaert, ex-patron de Hermès Sellier et actuel PDG de Petit Bateau.

Aujourd’hui, la clientèle chinoise assure 30% du chiffre d’affaires de Gucci.

En Chine, le groupe de luxe le plus largement implanté est Dunhill, avec 95 magasins. Mais Burberry en a une cinquantaine, Gucci et Vuitton chacun une quarantaine…

Capter la clientèle chinoise est « un pari difficile », mais « dès que les Chinois connaissent la marque, les ventes explosent », selon le cabinet Roland Berger.

« Pour le Chinois, un produit se définit d’abord par la marque, le logo l’emporte », estime Emmanuelle Sidem, chez ConnexConsulting. D’où l’intérêt de politiques agressives de pénétration du marché chinois comme ont pu en mener Prada ou l’américain Coach.

Mais attention: « il faut approcher le Chinois par sa culture, avec respect, et dans son pays car c’est là que se forme l’image », explique à l’AFP Patrick Albaladejo, directeur général adjoint de Hermès.

Avant d’ouvrir son premier magasin en Chine, le sellier a organisé à Pékin une exposition autour du thème du cheval chinois dans les collections des musées chinois. Aujourd’hui, Hermès compte une quarantaine de magasins en « Grande Chine » et inaugurera en 2013, à Shanghaï, une « Maison Hermès » comme il en existe à Paris, New York, Tokyo et Séoul.

Hermès a aussi lancé en 2010 à Shanghaï la marque Shang Xia, qui doit essaimer à Paris et Pékin en 2012.

Presque tous les clients chinois du luxe sont « jeunes et riches », les deux tiers environ ont moins de 40 ans, ils sont chefs d’entreprises, cols blancs ou descendants d’officiel… et ce sont les hommes qui dépensent le plus, selon le cabinet Roland Berger.

« Beaucoup se serrent la ceinture pour consommer du luxe, parce que cela a valeur de marqueur de réussite », note Christian Blanckaert. Un cinquième de leurs achats sont des cadeaux qui seront offerts.

 

Plus de la moitié de la consommation chinoise de produits de luxe a lieu à l’étranger : rapport

 2011-11-22   xinhua
Plus de 50% des achats de produits de luxe par les consommateurs chinois ont lieu à l’étranger, dont la moitié dans des magasins duty-free, selon un rapport publié lundi.Le Rapport 2011 sur le luxe en Chine a été conjointement publié par le Centre de recherche sur les produits et services de luxe de l’Université de commerce international et d’économie (UIBE) et Fortune Character, un magazine d’art de vivre destiné à un lectorat riche.Au total, 115 produits de 65 marques internationales de luxe sur les marchés chinois et étrangers ont fait l’objet d’une étude dans le cadre de ce rapport.

Les résultats indiquent que la plupart des produits de luxe vendus sur le marché chinois sont plus chers que ceux qui sont proposés à l’étranger.

« Les écarts entre les prix, qui encouragent les Chinois à dépenser davantage à l’extérieur du pays, sont en partie dus aux taxes et aux frais additionnels générés lors de la l’acheminement des marchandises et des ventes, a expliqué Yu Wenlong, directeur général en Chine de Buden & Zorweg, une marque de luxe de renommée mondiale.

Des magasins hors taxes sont actuellement à l’essai dans les villes de Sanya et Haikou, dans la province de Hainan (sud).

Les magasins chinois duty-free doivent changer de modèle d’activité et fournir davantage de services commerciaux, tels que la présentation des marques et produits, ainsi que des services de loisirs, a indiqué Zhou Ting, directeur exécutif du Centre de recherche pour les produits et services de luxe à l’UIBE.