Category Archives: Chine

Calvin Klein dévoile ses nouveaux flagships de Düsseldorf et Shanghai

Truffés d’innovations technologiques, décorés selon une esthétique moderne et minimaliste, l’expérience des consommateurs semble être le cheval de bataille des deux concept-stores « multimarques » ouverts par Calvin Klein à Shanghai (Chine) et à Düsseldorf (Allemagne).

Calvin Klein continue de se développer à l’international. La marque, propriété exclusive de PVH Corp. qui l’a achetée en 2003, poursuit ses investissements afin de développer sa présence et sa visibilité sur ses marchés les plus importants. « Nos nouveaux magasins de Shanghai et de Düsseldorf reflètent l’engagement de Calvin Klein : nous souhaitons proposer à notre clientèle internationale une expérience de consommation inoubliable, appuyée par l’innovation technologique, ainsi qu’une image de marque inégalée », explique Steve Shiffman, directeur général de Calvin Klein.

Dans les deux magasins, la technologie digitale a pour objectif de susciter l’implication du client avec les produits, au-delà de leur présence physique. Par exemple, des murs interactifs guident les visiteurs sur les tailles des denims, en lieu et place d’un simple portant à roulettes, et les informent des derniers arrivages de nouveaux produits en magasin. Au magasin de Shanghai, on trouve aussi une table équipée d’un écran, qui diffuse les dernières parutions presse, les défilés des collections et des mises à jour de sa présence sur les réseaux sociaux.

Les deux magasins sont de tailles différentes – celui de Shanghai, le plus spacieux des deux, mesure 550 mètres carrés et propose des produits des marques CK Calvin Klein, Calvin Klein Jeans et Underwear, et Calvin Klein Performance. Le magasin de Düsseldorf s’étend sur 325 mètres carrés et ne distribue que les jeans, les sous-vêtements et les maillots de bain de la marque américaine. L’un comme l’autre sont décorés selon une esthétique minimaliste et contemporaine, avec des touches de couleurs sur certains éléments, comme les rideaux et les tapis.

Parallèlement, Calvin Klein a renouvelé son accord de licence mondiale avec le lunetier Marchon Eyewear pour la conception, le développement, la production et la distribution des lignes de lunettes de soleil et de vue de ses marques Calvin Klein 205W39NYC, Calvin Klein et Calvin Klein Jeans. Le premier accord avait été souscrit en 1992. Le nouveau contrat pluriannuel est « à long terme », indique un communiqué de Marchon, sans donner de détails sur la durée.

Les ventes globales de Calvin Klein, réparties sur 110 pays, ont dépassé la barre des 8 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) en 2016.
Traduit par Paul Kaplan

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2017 FashionNetwork.com

SOURCE / fashionnetwork.com

https://www.calvinklein.fr/

Résultat de recherche d'images pour "Calvin Klein MAGASIN Düsseldorf"

Hermès a mis un tigre dans son moteur

L’Asie, tirée par la Chine, a été la zone la plus dynamique du sellier au premier semestre. Le groupe va lancer en octobre son nouveau site d’e-commerce mondial.

source: www.lesechos.fr

L’Asie (hors Japon) a été le principal moteur d’Hermès au premier semestre. Le sellier a enregistré un bond de 14,3 % des ventes dans la zone, à près de 1 milliard d’euros, devant l’Europe et les Amériques. Une progression tirée surtout par la Chine . La maison a aussi bénéficié de l’agrandissement de magasins à Singapour, en Corée ou à Macao. « Notre croissance en Chine a toujours été forte, même lors de la mauvaise passe pour l’industrie du luxe, a indiqué le gérant du groupe Axel Dumas. Il y a une vraie dynamique ces derniers mois, portée par les résultats économiques du pays et ses programmes d’investissements ».

Une clientèle plus jeune en Chine

Le rebond des achats locaux, favorisés par la réduction des écarts de prix avec l’Europe, a finalement peu bénéficié au groupe, sa clientèle étant historiquement locale. « Ce qui change, c’est que nos clients sont de plus en plus jeunes », souligne le dirigeant.

En Asie, Hermès, dont le chiffre d’affaires total a augmenté de 10 % à taux constant sur six mois, à 2,7 milliards, va poursuivre sa politique tarifaire. La hausse des prix du fabricant des célèbres carrés évolue en fonction de son coût de revient. Ce qui s’est traduit ces dernières années par des augmentations dans la zone euro pour réduire l’écart avec le dollar. Au premier semestre, « l’effet levier lié à la croissance des ventes en volume a été supérieur à la perte de marges due à une hausse limitées des tarifs en euro », a souligné Eric du Halgouët, le directeur financier.

La rentabilité opérationnelle a atteint un plus haut à 34,3 % de ventes, soit 931 millions d’euros (+12,6 %). L’impact positif des couvertures de changes a aussi joué en faveur du sellier. Ce qui ne sera pas le cas en 2018, compte tenu de la hausse de l’euro. Ce phénomène risque de peser sur sa rentabilité. D’où son recul en bourse jeudi. Axel Dumas a précisé que malgré tout, Hermès ne relèverait pas ses tarifs dans la zone dollar en 2018.

Un nouveau site internet en octobre

Le groupe va poursuivre les ouvertures et rénovations de boutiques. 105 millions d’euros ont été investis, notamment pour un nouveau magasin en Chine cette année, et un navire amiral à Hong Kong en 2018. Mais cette rentrée va être marquée par le démarrage d’un autre canal de distribution. Le sellier lance en octobre son site de e-commerce aux Etats-Unis, son premier marché. Précurseur en 2001 sur la toile, Hermès a ensuite pris du retard. « Nous avons fait des tests cet été au Canada, tout s’est bien passé, a souligné Axel Dumas. Ce nouveau site fonctionne beaucoup mieux sur le téléphone mobile ». Plus simple, plus rapide, avec une offre enrichie, il sera disponible en Europe en 2018, avant l’Asie.

http://fr.stores.hermes.com/Asie/Chine/Shanghai/Hermes-Shanghai-Maison

Hermes holds first sale in China as frugality drive bites

http://www.wantchinatimes.com

A Hermes outlet at Beijing Capital International Airport.

Fashion house Hermes broke its in-house rule on Tuesday when it held a discount sale for the first time in China. Other luxury brands may follow their lead as the government’s anti-corruption frugality campaign has dealt a heft blow to their sales, leaving them with excess inventory, reports our Chinese-language sister paper Want Daily.

The rule of no sales and of not selling at shopping malls went out the window when Hermes held a sale at the Hyatt Regency Hangzhou in eastern China to clear unsold stock accumulated over the past two to three years. Most of the items available were men and women’s clothes and shoes, which carried discounts of 20%-50%.

Other brands including Ferragamo, Boss and Armani look set to follow suit with discount sales near their own outlets at department stores in mid-May, including last year’s collections.

A senior executive at a department store in Hangzhou said luxury brands have been struggling this year as plunging sales have pushed up their inventory. The brands would rather lose face than lose their business, the executive said.

How Chanel became N°1 luxury fashion brand in China

According to the World Luxury Index™ China, “Chanel has become the #1 most sought-after global luxury brand in China”, overtaking competitors such as Louis Vuitton and Gucci.

Chanel’s beauty products
This year’s report has also revealed that part of Chanel’s success is thanks to its huge stake in beauty segment, as 22.70% of Chinese consumer interest whithin luxury market is in beauty, compared to fashion which accounts 14.90%.
Chanel’s dedication to its beauty products most likely has helped the brand to get the first rank in the report, overtaking Louis Vuitton which is rather focused on fashion.

http://www.chanel.com/zh_CN/

Chinese New Year Retail Sales Slow, High End Suffers

Chinese New Year (CNY) Retail Sales Unappetizing

Retail sales during the “golden week” of CNY were lackluster, according to data from China’s Ministry of Commerce. Reported retail sales (including restaurants) fell 14.7% y-o-y compared to a 16.2% y-o-y decline in 2012. Tier-one cities suffered the sharpest decline as many residents left their cities for vacations or to return to their ancestral homes during the holidays.  Retail sales growth in Shanghai and Beijing dropped from 14% in 2010* to 6.5% in 2013 and from 15.5% to 9.2%, respectively. Because CNY is based on a lunar calendar, it may fall in January or February. CNY took place during February in both 2011 and 2012. To adjust for this variable timing, we compared January 2013 retail sales to January 2010.

Macau Casinos See VIP Business Suffer

Macau saw strong casino mass floor traffic, but the VIP hold percentage and volume suffered. The Chinese government is carrying out a far-reaching crackdown on corruption that is squeezing Macau VIP room revenues from mainland gamblers.   We estimated 30% growth in mass market gaming revenues but flat to slightly negative growth for the VIP segment during CNY 2013, compared to CNY in 2012.

Luxury Retail Sales Volatile

Both Macau and Hong Kong saw a strong influx of tourists from mainland China during CNY. According to the Hong Kong Immigration Department, mainland tourists increased by 32.7% y-o-y between February 11 and February 13. (CNY holidays are two days shorter in Hong Kong and Macau than in the mainland).

Given that nearly 50% of luxury purchases made by Chinese take place outside of the mainland, the most effective way to monitor high-end retail sales is to track credit card transactions. We are closely monitoring both online and offline transactions, but we suspect ultra-luxury items such as Swiss watches priced at or above ~RMB 100,000 (~USD 16,000) are victims of the tight and tightening anti corruption measures.

Housing cleaning is indeed encouraging as it will restore Chinese people’s confidence, to a degree.  But meanwhile, high end retailers and casino VIP operators will have to buckle up to weather the storm.

With thanks to Yingqiao Cheng in New York and Ana Swanson in Shanghai. 

Carrefour 3 de plus en Chine

Carrefour  annonce l’ouverture de 3 nouveaux magasins en Chine. Le 30 décembre, Carrefour Chine a inauguré son 216ème hypermarché : Chengdu Dafeng Store. Le magasin s’étend sur une surface de 8.374 mètres carrés. Il dispose de 33 caisses et d’un parking de 300 places. Le 31 décembre, Carrefour Chine a inauguré son 217ème hypermarché : Changzhou Heping store. Le magasin s’étend sur une surface de 6.078 mètres carrés. Il dispose de 31 caisses et d’un parking de 330 places. Enfin, le 31 décembre, Carrefour Chine a également inauguré son 218ème hypermarché : Mencheng Fortune Plaza store. Le magasin s’étend sur une surface de 8.403 mètres carrés. Il dispose de 30 caisses et d’un parking de 400 places.

http://www.carrefour.com/cdc/groupe/nos-activites/dernieres-ouvertures/chine-_-3-nouvelles-ouvertures.html

Les Chinois vont à l’usine pour le luxe à moindre prix

La Chine est bien parti pour s’imposer comme le plus grand marché mondial des produits de luxe, et les griffes haut de gamme font la cour à sa classe moyenne avec des arguments qui font sourire les portefeuilles.

Les magasins d’usine sont l’une des dernières tendances de la distribution à s’imposer en Chine. Le concept serait né il y a plus d’un siècle aux États-Unis, avec l’objectif affiché de remplir les espaces vides et écouler les stocks et autres articles invendus.
En Chine, les consommateurs peuvent désormais se rendre dans les magasins d’usine pour acheter du Versace, du Burberry, du Prada ou du Zegna à moindre prix, dans les 160 boutiques du Florentia Village, qui s’étale sur 60 000 mètres carrés dans la ville champignon de Wuqing, à mi-chemin entre Pékin et Tianjin.

Moins d’intermédiaires
Les magasins d’usine permettent de supprimer les intermédiaires entre le fabricant et le client et de proposer des prix imbattables, avec des rabais compris entre 30 et 80% par rapports à ceux pratiqués en boutiques.

Le Florentia Village, dont la construction a coûté un milliard de yuans (124 millions d’euros), s’inspire des sites touristiques de la péninsule italienne. On y trouve des gondoliers qui monnaient les balades sur ses canaux, ainsi qu’une reconstitution du Colisée. L’espace a ouvert ses portes au public l’année dernière, et son énorme succès a inspiré d’autres entrepreneurs, d’après les médias chinois, qui citent une douzaine de projets pharaoniques de ce type à travers le pays. Une goutte d’eau dans les plus de 400 projets immobiliers de cette envergure construits ou annoncés ces dernières années en Chine.

Le Shanghai Brilliance Group – l’un des poids lourds de la distribution en Chine – a ouvert son troisième magasin d’usine en février. Il s’étale sur 130 000 mètres carrés à Wuhan, dans la province centrale de Hubei. L’entreprise a annoncé que son parc de centres commerciaux dédiés aux magasins d’usine comptera dix centres opérationnels supplémentaires d’ici 2014.

CLSA, filiale asiatique du Crédit Agricole, avait prédit l’année dernière que la Chine s’arrogerait 44% du marché mondial des ventes de produits de luxe d’ici 2020, contre seulement 15% de nos jours. L’entreprise de conseil Bain & Company, qui s’est penchée sur les chiffres de ventes de produits de luxe de l’année dernière, indique que les consommateurs chinois ont dépensé 275 milliards de yuans (342 millions d’euros) en produits de luxe (en Chine et à l’étranger) en 2011. Dans ce contexte, l’explosion des magasins d’usine en Chine ne surprendra personne.

La proximité de ces magasins est un autre atout de taille pour les consommateurs chinois, comme l’explique Anthony Chan, président du groupe immobilier Scitech, spécialisé dans les centre commerciaux, dans un entretien récent avec le quotidien South China Morning Post: «Si les consommateurs chinois sont prêts à prendre l’avion pendant 10 à 20 heures pour profiter de bonnes affaires aux Etats-Unis, c’est qu’il doit y avoir un marché pour cela dans leur pays d’origine».

Carrefour : ouvre son 207e hypermarché en Chine

le 30/05/2012 à 21:08
Le 28 mai, le groupe Carrefour Chine a ouvert son 207ème Hypermarché : Carrefour Shanghai Yishan…
Le 28 mai, le groupe Carrefour Chine a ouvert son 207ème Hypermarché : Carrefour Shanghai Yishan. Situé dans la ville de Shanghai, ce nouveau magasins dispose d’une surface de vente de 6773 m2, 34 caisses et d’un parking de 400 places.
Finance Plus
http://www.carrefour.com.cn/DefaultNew.aspx

Le marché du luxe dans les griffes des frères Fung

Par Arthur Henry, publié le 30/03/2012

Après Sonia Rykiel, tombée dans l’escarcelle de cette dynastie asiatique, richissime et séculaire, à qui le tour ? Le groupe, basé à Hongkong, entend bien profiter de l’appétit des Chinois pour les marques occidentales.

Au train où ils enchaînent les acquisitions dans le luxe, ces Chinois-là ne resteront pas longtemps des inconnus. En moins d’un an, les frères Fung s’étaient déjà offert la maison franco-italienne Cerruti, le chausseur drômois Robert Clergerie et le maroquinier belge Delvaux. Le 20 février, ils ont mis la main sur 80 % de Sonia Rykiel, l’une des dernières griffes françaises encore indépendantes. A qui le tour ?

Victor et William Fung, milliardaires hongkongais, ont manifestement de grandes ambitions. Et des moyens. Leur fonds d’investissement, Fung Brands, est géré par leur partenaire Jean-Marc Loubier, un Français. Cet ancien de Louis Vuitton, dont il a contribué à la réussite en Chine avant de prendre la tête de la maison Céline, connaît bien son affaire. « Nous amenons notre connaissance de l’Asie, précise-t-il, un soutien opérationnel et une perspective de développement durable. Si les propriétaires de ces marques ne nous appréciaient pas, s’il n’y avait pas une communauté de vue, ils ne vendraient pas. »

Si prestigieuses et médiatiques soient-elles, ces opérations ne représentent pourtant qu’une des activités des frères Fung. Le clan a fait fortune ailleurs, dans le « sourcing », et pour l’essentiel dans le textile – le véritable socle de l’empire. Li & Fung est un géant du négoce. Une maison de commerce, présente dans plus de 40 pays, dont la majorité des 27 000 employés approvisionne les grandes enseignes internationales comme le n° 1 mondial de la distribution Wal-Mart ou les chaînes H&M et Zara. En 2010, son chiffre d’affaires s’élevait à 15 milliards de dollars, dont les deux tiers dans l’habillement.

La saga a commencé en 1906. Cette année-là, Fung Pak-liu – qui a mis quelques sous de côté en enseignant l’anglais – crée à Canton, en partenariat avec un ami, M. Li, un commerce de porcelaines et de soies qu’ils expédient vers l’Amérique. En 1937, les deux compères transfèrent leur entreprise à Hongkong. Le port international de la colonie britannique est alors déjà une plaque tournante des affaires en Asie. Un choix judicieux : bientôt, la Chine communiste empêchera tout commerce. L’entreprise Li & Fung, elle, ne va pas cesser de prospérer.

Aujourd’hui, ce sont Victor (né en 1945) et William (1949), les petits-fils du fondateur, qui dirigent le groupe. Le magazine Forbes estime leur fortune à 8,6 milliards de dollars. Ce qui les classe au 5e rang des familles les plus riches de Hongkong et leur a valu d’être qualifiés, en 2009, de « grande dynastie chinoise » par la créatrice de mode Vera Wang. Pourtant, les frangins sont du genre discret. Ces deux taiseux vivraient toujours dans un immeuble que la famille possède rue Magazine Gap, sur les hauteurs de l’ex-colonie. Tout au plus apprécieraient-ils d’aller régulièrement séjourner dans l’île de Phuket, en Thaïlande.

Des « chefs d’orchestre » qui ne laissent rien au hasard

Tous deux ont grandi à Hongkong, mais c’est aux Etats-Unis qu’ils ont fait leurs études et leurs premières armes. L’aîné, Victor, a décroché un diplôme en sciences au MIT avant d’obtenir, en 1971, un doctorat à Harvard, où il a enseigné la finance. Le cadet, William, diplômé de Princeton, a également fréquenté la prestigieuse université de Cambridge, où il a suivi un MBA.

Durant l’été 1972, leur père leur demande de venir étudier l’entreprise familiale comme s’ils avaient à plancher sur un cas d’école. Leur diagnostic est sans doute convaincant car, dès l’année suivante, il leur passe le témoin, et la société est cotée en Bourse. A présent, Victor et William détiennent respectivement 30,9 % et 31,7 % du capital et jouent chacun leur partition. A William, la gestion au quotidien ; à Victor, la stratégie. Tous deux savent cultiver les « guanxi » – ces connexions sociales essentielles dans la culture du monde des affaires chinois. Leur réseau s’étend à la politique. Victor est membre de la Conférence consultative du peuple, une assemblée aux fonctions largement symboliques de la République populaire, mais qui donne accès aux dirigeants de Pékin. En 2008, il fut de ces personnalités consultées par le chef de l’exécutif de Hongkong, Donald Tsang, pour réfléchir aux moyens de surmonter la crise.

Un groupe centenaire

1906 Création par Fung Pak-liu d’une compagnie d’import-export à Canton avec l’aide de son partenaire M. Li.

1937 Li & Fung transfère son siège social de Chine continentale à Hongkong pour profiter de l’activité du port international.

1973 Victor et William Fung, petits-fils du fondateur, prennent les commandes. La société est cotée en Bourse.

2010 Rachat de la maison Cerruti via Trinity, une des filiales du groupe.

2011 Lancement, avec le Français Jean-Marc Loubier, de Fung Brands – un fonds destiné à investir dans des sociétés de luxe européennes. Premières acquisitions.

Février 2012 Prise de contrôle de Sonia Rykiel.

Mais, à la base de leur réussite, les Fung peuvent avant tout se targuer d’une organisation irréprochable. Commentaire de Jeff Yeung, directeur du Centre de recherche sur la gestion des chaînes d’approvisionnement à l’université chinoise de Hongkong : « Ils peuvent mettre en marche des dizaines de producteurs à la demande du client. Ils savent trouver le meilleur fabricant de boutons dans un pays, le leader des fermetures Eclair dans un autre. Là est toute leur puissance, ils sont chefs d’orchestre sur l’ensemble du processus. » Ce n’est pas tout : ils s’appuient sur une prouesse technique. Chaque producteur est relié en temps réel au réseau informatique du groupe.

Une nouvelle cible : le marché des jouets

Etendre ce succès est aujourd’hui la mission de Bruce Rockowitz. Nommé PDG de Li & Fung en 2011, ce manager brillant est arrivé dans la maison à l’occasion du rachat de Colby, une des sociétés concurrentes des Fung, qu’il présidait. A Hongkong, Rockowitz n’est pas non plus un inconnu depuis qu’il a épousé Coco Lee, une pop star née aux Etats-Unis, qui fit ses premiers tubes à Taïwan. Ce Canadien gère aussi – à temps perdu ! – une chaîne de restaurants branchés et de salles de yoga, baptisée « Pure », qui surfe sur la quête de bien-être.

Les frères Fung auront besoin de tout son talent alors qu’ils cherchent à se diversifier. Non contents de multiplier les acquisitions dans le luxe, ils ont également entrepris de se renforcer dans la distribution. Ils gèrent déjà neuf magasins Toys R Us en Asie et ils viennent, en janvier dernier, de racheter (pour 41 millions de dollars) Roly, une marque de jouets et de vêtements pour enfants. Les Fung sont bien décidés à profiter de la soif de consommation des Chinois.

Chine : l’empire du shopping

Gucci, Dior, Cartier, Chanel, Hermès… Les Chinois sont de plus en plus friands des marques de luxe. En 2011, qu’importe la crise, les ventes ont encore progressé de 25 à 30 %, selon le cabinet Bain, contre + 8 % aux Etats-Unis, + 7 % en Europe et + 2 % au Japon. Les montres ont été les articles les plus recherchés (+ 40 %) tandis que les achats de chaussures, de produits de maquillage et de parfums ont augmenté d’environ 20 %.

D’ores et déjà, la Chine représente 17 % du marché international du luxe, avec 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 60 % réalisés hors du pays, d’après le consultant Roland Berger. En 2015, l’empire du Milieu devrait devenir le premier marché mondial.

Nombre de Chinois sont prêts à se serrer la ceinture pour consommer du luxe – marqueur social et symbole de réussite – mais, dans leur majorité, les clients sont de nouveaux fortunés. Selon Roland Berger, les deux tiers ont moins de 40 ans. Ils sont chefs d’entreprise, cols blancs ou descendants d’officiels… et ce sont les hommes qui dépensent le plus. l A. H.

http://www.fungcapitaleurope.com/investments.html

 

Les habitudes changent dans le secteur du commerce de détail en Chine

Bien que la Journée de la Femme ne soit pas vraiment un grand jour, de nombreuses femmes cols blancs en font une excuse pour se faire plaisir en achetant des produits haut de gamme tels que des sacs à main Bottega Veneta ou Louis Vuitton. Mais pour le reste de l’année, leur facture de carte de crédit peut alors devenir leur pire des cauchemars…

Xiao Le, assistante administrative dans une agence de publicité, âgée de 25 ans, a dépensé 430 Yuans (68,25 Dollars US) pour 10 articles d’habillement dans un marché de gros à Beijing. Comme elle le dit qu’elle aime trouver la « perle inattendue au milieu d’un banc d’huîtres ».

« Regardez cette marinière -100 % coton. Et devinez combien ? Seulement 35 yuans », a dit Melle Xiao. Elle a ensuite dégoté une paire de jeans en surfant depuis son lit. « Pour cette paire de jeans, seulement 65 yuans ».

Melle Xiao dit qu’elle se lève très tôt pour aller au marché pour y trouver ses « perles ». En plus d’aller aux marchés aux puces, Xiao Le aime faire des achats en ligne. Elle dit qu’elle surfe beaucoup sur le portail internet commercial Taobao.com parce qu’elle y trouve tout ce qu’elle veut à des prix abordables.

« Je n’achète que des choses que je peux me permettre d’acheter. Je ne peux pas imaginer dépenser plus de 10 000 yuans, ce qui représente pour moi près de trois mois de salaire, simplement pour un sac ou une paire de chaussures », soupire-t-elle.

Xie Wei, une étudiante d’université, a quant à elle sa propre manière de faire des économies – elle échange des vêtements avec sa meilleure amie et colocataire.

« Nous sommes de la même taille et nous avons presque le même goût en matière de vêtements, donc c’est une bonne chose que nous puissions partager les vêtements et moins dépenser l’argent de nos parents », a-t-elle déclaré.

Alors que Xiao et Xie et sont heureuses des bonnes affaires qu’elles ont déniché, de l’autre côté de la ville, Wang Si, col blanc élégante, a elle l’intention de s’acheter un cadeau pour la fête des femmes. Elle a choisi une bague Tiffany ornée d’un minuscule diamant.

« Je me récompense avec de beaux cadeaux les jours spéciaux », a déclaré cette vérificatrice chevronnée, âgée de 35 ans. « La Journée des femmes n’est peut-être pas un grand jour, mais je veux juste trouver un moyen de soulager le stress au travail et de me rendre heureuse ».

Melle Wang n’est en aucun cas la seule à acheter des produits haut de gamme. Li Li, une rédactrice de mode âgée de 29 ans, prévoit elle aussi de faire quelques folies lors des congés de la Fête des femmes.

Elle prévoit ainsi d’acheter deux sacs à main les plus récents de chez Bottega Veneta. « J’aime ces deux sacs. Le style, la couleur… il me les faut vraiment, j’en ai envie depuis des mois », a-t-elle dit. « Mais pour le reste de l’année, la facture de carte de crédit sera mon pire des cauchemars ».

Zhang Yansheng, directeur de l’Institut de Recherche en Economie Internationale à la Commission Nationale du Développement et de la Réforme, le principal organisme de planification économique chinois, a précisé que lorsque le PIB annuel par habitant d’un pays atteint le seuil de 4 000 Dollars US, sa structure de consommation commence à changer et passe d’un mode de survie à un mode de jouissance. L’année dernière, le PIB par habitant a dépassé ce chiffre dans plus de 10 municipalités, provinces et régions autonomes de Chine.

Selon l’Association Mondiale du Luxe, le nombre de Chinois qui ont acheté des produits de luxe a atteint environ 200 millions et a affiché un taux de croissance de 25 % d’une année sur l’autre.

Toujours selon l’association, les dépenses personnelles combinées en produits de luxe sur le continent chinois, à Hong Kong et à Macao a atteint plus de 150 milliards de Yuans en un an. La Chine devrait détrôner le Japon comme premier consommateur mondial de produits de luxe cette année en raison d’une demande croissante et de la baisse de la consommation au Japon, selon l’association.

Un rapport publié par cette même association a montré que pendant la Fête du Printemps, qui cette année est tombée le 23 janvier, les achats de produits de luxe en dehors du pays par des ressortissants chinois ont totalisé 7,2 milliards de Dollars US, soit une augmentation de 28,6 % d’une année sur l’autre. Ces dépenses ont essentiellement été consacrées aux montres, aux articles de maroquinerie et aux vêtements.

Poussés par une demande croissante, des centres commerciaux géants ont fleuri dans les métropoles chinoises comme Beijing, Shanghai et Shenzhen. Les fabricants de produits de luxe se précipitent pour ouvrir des marchés dans les villes de deuxième et de troisième rang pour y chercher une croissance plus rapide.

La société de vêtements sur mesure britannique Gieves & Hawkes est entrée sur le marché chinois en 1995 quand elle a ouvert son premier magasin dans l’Hôtel Peninsula Palace de Beijing. Aujourd’hui, la société vient de dépasser la barre des 100 magasins sur le continent chinois, Hong Kong et Macao et elle veut être dans presque chaque province.

Quant au fabricant français de produits de luxe Louis Vuitton, qui est la marque la plus reconnue, il a ouvert des magasins dans des villes de deuxième et troisième rang, comme Dalian et Hangzhou. Burberry prévoit de son côté de passer de 57 à 100 magasins dans les cinq ans qui viennent. Et Hermès a même lancé sa propre sous-marque spécialement destinée à la Chine-spécifique.

Le cabinet de conseil et de recherche commerciale mondiale Frost & Sullivan a déclaré qu’il y aura quelque 160 millions de Chinois prêts à dépenser de l’argent en produits de luxe dans les cinq prochaines années, principalement dans les villes de deuxième et de troisième rang, qui seront le champ de bataille principal et un moteur de croissance pour les marques de luxe dans l’avenir.

Une enquête menée par le Conseil de Développement du Commerce Extérieur de Taiwan a montré que le nombre de Chinois ayant des biens totalisant plus de 10 millions de Yuans a dépassé 1 million et il estime que la consommation de produits haut de gamme dépassera 70 milliards de Yuans par an en Chine d’ici quelques années.

L’enquête a également montré que le nombre de personnes ayant des actifs de placement – à l’exclusion des logements leur appartenant pour un usage privé – de plus de 10 millions de yuans a dépassé 500 000. Si les logements privés sont pris en compte, le nombre de personnes atteignant ce niveau dépasse alors 1,1 million.

Le dernier rapport Hurun sur la richesse révèle qu’il y a 960 000 millionnaires en Yuans en Chine. Et ce nombre croissant de super-riches cherche tous les moyens de faire étalage de son statut social, y compris par l’achat de voitures de sport de luxe, et même de yachts et de jets privés.

Un nombre croissant de personnes de la classe moyenne achète aussi des produits haut de gamme.

Selon la société de conseil en gestion McKinsey & Co Inc, étant donné que ces consommateurs de la classe moyenne sont aussi en train de prendre cette habitude, la Chine est devenue le plus grand marché du luxe, d’une valeur de 27 milliards de Dollars US par an, en hausse de 10 milliards de Dollars US par rapport à 2009.

« J’achète des sacs de luxe ou des parfums dans la boutique hors taxe de Sanya parce que j’ai l’occasion de prendre l’avion deux fois par an pour mon travail », dit Chen Ping, vendeur à Beijing. « Je sais que le prix n’y est pas aussi intéressant qu’à Hong Kong, mais ça l’est toujours plus qu’à Beijing ».

M. Chen a dit qu’il était prêt à dépenser un mois de salaire pour une montre suisse, car il ressent le besoin de porter au moins un objet de prix pour montrer son bon goût.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Le Chinois, client chouchou du monde du luxe

De Audrey KAUFFMANN (AFP) – 19 déc. 2011 

PARIS — Il est accro aux logos et très dépensier lorsqu’il voyage: le client chinois nouvellement fortuné est le chouchou des groupes du luxe, qui s’implantent largement dans son pays et lui déroulent le tapis rouge lorsqu’il vient en Europe.

« La Chine représente actuellement 17% du marché mondial du luxe et 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires », dont 60% réalisés hors de Chine, indique Bernard Malek, du cabinet Roland Berger.

La croissance est phénoménale: selon les prévisions, l’Empire du milieu sera le premier marché du luxe en 2015, générant 57 milliards d’euros et représentant 34% de parts de marché.

Aussi les fabricants mènent-ils en parallèle deux stratégies: l’une, d’ancrage en Chine, l’autre visant à exploiter la manne des 50 millions de touristes chinois qui sillonnent la planète et rentrent chez eux les bras chargés de cadeaux.

A Paris, les touristes chinois débarqués par autocars entiers font la fortune de grands magasins comme les Galeries Lafayette, qui, comme la plupart des grandes enseignes du luxe, ont mis en place un accueil spécialisé avec des vendeurs parlant le mandarin.

« Pour les Chinois, le service est tellement clé qu’il faudrait peut-être réfléchir à ouvrir en Chine les services après vente avant les boutiques… », ironise Alain Blanc, du cabinet ConnexConsulting.

Des projets ciblés « Chinois » voient le jour. Les Suisses Richemont et Bucherer préparent ainsi l’ouverture à Paris d’un mégastore de montres de luxe. Car les Chinois sont les plus gros « shoppeurs luxe » de la planète, dépensant en moyenne 1.400 euros par jour et par enseigne, selon Global Blue, champion de la détaxe.

Les boutiques Cartier, Yves Saint Laurent, Chanel, Hermès et autres Gucci ont commencé à fleurir dans les années 90 en Chine. Mais rares sont ceux qui mesuraient alors l’enjeu.

Approche délicate

« Quand j’étais chez Hermès et qu’on a ouvert en Chine en 1997/1998, on n’avait pas du tout compris le potentiel, la Chine ne représentait rien sur nos radars », confiait récemment Christian Blanckaert, ex-patron de Hermès Sellier et actuel PDG de Petit Bateau.

Aujourd’hui, la clientèle chinoise assure 30% du chiffre d’affaires de Gucci.

En Chine, le groupe de luxe le plus largement implanté est Dunhill, avec 95 magasins. Mais Burberry en a une cinquantaine, Gucci et Vuitton chacun une quarantaine…

Capter la clientèle chinoise est « un pari difficile », mais « dès que les Chinois connaissent la marque, les ventes explosent », selon le cabinet Roland Berger.

« Pour le Chinois, un produit se définit d’abord par la marque, le logo l’emporte », estime Emmanuelle Sidem, chez ConnexConsulting. D’où l’intérêt de politiques agressives de pénétration du marché chinois comme ont pu en mener Prada ou l’américain Coach.

Mais attention: « il faut approcher le Chinois par sa culture, avec respect, et dans son pays car c’est là que se forme l’image », explique à l’AFP Patrick Albaladejo, directeur général adjoint de Hermès.

Avant d’ouvrir son premier magasin en Chine, le sellier a organisé à Pékin une exposition autour du thème du cheval chinois dans les collections des musées chinois. Aujourd’hui, Hermès compte une quarantaine de magasins en « Grande Chine » et inaugurera en 2013, à Shanghaï, une « Maison Hermès » comme il en existe à Paris, New York, Tokyo et Séoul.

Hermès a aussi lancé en 2010 à Shanghaï la marque Shang Xia, qui doit essaimer à Paris et Pékin en 2012.

Presque tous les clients chinois du luxe sont « jeunes et riches », les deux tiers environ ont moins de 40 ans, ils sont chefs d’entreprises, cols blancs ou descendants d’officiel… et ce sont les hommes qui dépensent le plus, selon le cabinet Roland Berger.

« Beaucoup se serrent la ceinture pour consommer du luxe, parce que cela a valeur de marqueur de réussite », note Christian Blanckaert. Un cinquième de leurs achats sont des cadeaux qui seront offerts.

 

Plus de la moitié de la consommation chinoise de produits de luxe a lieu à l’étranger : rapport

 2011-11-22   xinhua
Plus de 50% des achats de produits de luxe par les consommateurs chinois ont lieu à l’étranger, dont la moitié dans des magasins duty-free, selon un rapport publié lundi.Le Rapport 2011 sur le luxe en Chine a été conjointement publié par le Centre de recherche sur les produits et services de luxe de l’Université de commerce international et d’économie (UIBE) et Fortune Character, un magazine d’art de vivre destiné à un lectorat riche.Au total, 115 produits de 65 marques internationales de luxe sur les marchés chinois et étrangers ont fait l’objet d’une étude dans le cadre de ce rapport.

Les résultats indiquent que la plupart des produits de luxe vendus sur le marché chinois sont plus chers que ceux qui sont proposés à l’étranger.

« Les écarts entre les prix, qui encouragent les Chinois à dépenser davantage à l’extérieur du pays, sont en partie dus aux taxes et aux frais additionnels générés lors de la l’acheminement des marchandises et des ventes, a expliqué Yu Wenlong, directeur général en Chine de Buden & Zorweg, une marque de luxe de renommée mondiale.

Des magasins hors taxes sont actuellement à l’essai dans les villes de Sanya et Haikou, dans la province de Hainan (sud).

Les magasins chinois duty-free doivent changer de modèle d’activité et fournir davantage de services commerciaux, tels que la présentation des marques et produits, ainsi que des services de loisirs, a indiqué Zhou Ting, directeur exécutif du Centre de recherche pour les produits et services de luxe à l’UIBE.

 

Le chausseur de stars Jimmy Choo veut conquérir la Chine

Le chausseur de luxe britannique Jimmy Choo espère ouvrir jusqu’à 50 magasins en Chine dans les cinq ans à venir alors qu’il n’en compte que deux aujourd’hui, a déclaré jeudi à Pékin sa fondatrice Tamara Mellon. La Chine est le marché qui compte la plus forte croissance dans le monde pour les produits de luxe. Aux Etats-Unis, Jimmy Choo possède 40 boutiques vendant des paires de chaussures facturées entre 300 dollars (220 euros) et 1.600 dollars (près de 1.200 euros). « Nos affaires en Chine ont augmenté de 100% (en terme de bénéfices) depuis un an » à Pékin et Shanghai, a déclaré Mme Mellon. Elle a indiqué que la marque, rachetée en mai par le fonds d’investissement Labelux Group, prévoyait d’ouvrir au moins 30 magasins en Chine d’ici 2016. « Mais le potentiel dans les cinq ans à venir pourrait atteindre 50 » magasins, a-t-elle dit à l’AFP. « Les riches ici (en Chine) sont très jeunes. C’est bien parce qu’ils aiment

le luxe et la mode, c’est un marché passionnant », s’est réjouie Mme Mellon. Elle a expliqué qu’il y a quelques années « les hommes gagnaient l’argent, achetaient des produits de marques, faisaient des achats. Les marques pour hommes marchaient donc extrêmement bien, bien avant celles pour femmes ». « Maintenant, il y a bien plus de femmes qui travaillent et font du shopping. Le marché décolle vraiment ». D’après la maison de courtage CLSA Asia-Pacific Markets, la Chine devrait représenter en 2020 à elle seule 44% des ventes mondiales du luxe, soit plus que l’ensemble des ventes actuelles.

http://eu.jimmychoo.com/restofworld/page/home?notify=yes

 

Gucci en Chine…

 Gucci, l'une des grandes marques de luxe dont les Chinois raffolent. (Photo: un magasin Gucci à Hong Kong)

La principale marque de luxe de PPR pourrait y ouvrir plus de dix boutiques l’an prochain.

Nanning, capitale de la région du Guangxi située à la frontière du Vietnam, est la trente-deuxième ville chinoise dans laquelle Gucci va s’installer d’ici quelques semaines. Après avoir ouvert neuf boutiques en Chine continentale l’an passé, et autant cette année, Gucci y comptera 48  points de vente fin décembre, sept fois plus qu’en 2005.

À l’époque, François-Henri Pinault, PDG de PPR, a décidé de mettre l’accent sur la Chine afin que Gucci y rattrape son retard sur Vuitton. «Nous avons encore une marge d’expansion significative pour des ouvertures de magasin, confie François-Henri Pinault. Et pour nous implanter dans des villes où nous ne sommes encore pas présents.» Si Pékin et Shanghaï semblent saturées en boutiques de luxe, le potentiel est énorme ailleurs en Chine.

Nouvelles consommations

Selon McKinsey, la croissance du marché chinois du luxe, qui atteindra 19,5 milliards d’euros en 2015 (contre 7,4 milliards en 2008), viendra à près de 80 % de nouveaux consommateurs de produits de luxe. Et les trois quarts des 2,8 millions de nouvelles familles riches (au revenu disponible annuel supérieur à 25 000 euros) habiteront en dehors des principales métropoles chinoises. Gucci pourrait donc augmenter le nombre d’inaugurations l’année prochaine, et y ouvrir plus de dix boutiques, dont plusieurs dans de nouvelles villes. Un chiffre que PPR n’a pas souhaité commenter, tout en indiquant prévoir une arrivée à Hothot (Mongolie intérieure) pour 2013.

«Dans certaines villes minières, il suffit de 2 000 personnes fortunées pour constituer une clientèle, assure Mimi Chang, la patronne du pôle luxe pour l’Asie. Nous leur offrons à chacun un service VIP.»

Gucci est présent dans des villes (Chongquing, Guiyang, Hefei, Changzhou, Jinan, Shijiazhuang) où Louis Vuitton, la première marque mondiale de luxe, n’a pas encore imprimé son monogramme. La filiale de LVMH a au contraire décidé de faire une pause dans son rythme d’ouvertures en Chine et préfère agrandir certaines de ses boutiques existantes (38 dans 28  villes de Chine continentale), afin de présenter l’ensemble de ses collections, avec, outre les sacs et bagages, le prêt-à-porter, les chaussures et l’horlogerie, parfois sur plus de1 000 mètres carrés. Une façon de ne pas refaire l’erreur commise par certaines marques dans les années 1990 au Japon. «Gucci n’a pas encore suffisamment d’historique pour être fort dans toutes les catégories de produits et ouvrir de nombreux flagships, confie François-Henri Pinault. Mais peut-être en ouvrirons-nous dans le futur.» Gucci préfère ouvrir des boutiques de seulement 400  mètres carrés, avec seulement l’offre de maroquinerie, ainsi que des points de vente qui présentent uniquement l’offre homme ou enfant. «Nous préférons des boutiques pas très grandes et accueillantes aux magasins immenses et froids», estime François-Henri Pinault.

La stratégie s’avère compliquée à mettre en œuvre. Pas seulement parce qu’il est difficile de trouver des emplacements pour des boutiques de luxe dans des villes secondaires. Mais aussi parce que les habitudes de consommation y sont différentes. Si les Chinois adeptes du luxe préfèrent de plus en plus des pièces haut de gamme, en cuir et discrets, les nouveaux riches souhaitent afficher leur réussite avec des produits en tissu à prix accessibles et ornés de logos.

Les acheteurs de Gucci Chine, qui se rendent cinq fois par an à Florence, berceau de la marque, pour faire leur sélection, doivent donc réaliser le grand écart. L’assortiment varie d’un magasin à l’autre. Gucci veille à conserver une large offre pour plaire à tous les goûts de luxe, conçoit des pièces spéciales pour le marché chinois et des produits saisonniers. Objectif : dissuader les Chinois de reporter leurs achats lors d’un voyage en Europe, où les prix sont 15 à 20 % moins élevés, grâce à l’absence de taxe d’importation.

Letessier, Ivan

http://www.gucci.com/fr/home

 

Chine et vin, des affaires taille géante

Au château Beychevelle, Castel a reçu d’un coup 420 vendeurs de vin chinois.
Une illustration des liens se tissant entre le Bordelais et son premier client à
l’export.

Entre la Chine et le vin de Bordeaux, une grande histoire d’amour prend
forme. On se séduit, on se jauge, on conclut et les enfants arrivent en
enfilade. Comme avec les Anglais, il y a quelques siècles, on imagine des liens
solides et un bel avenir commun. Toute épopée se nourrissant de symboles, ce qui
s’est passé il y a quelques jours au château Beychevelle restera au
procès-verbal. Au même titre que le mois dernier quand le menu de la célèbre
Fête de la fleur fut traduit pour la première fois en mandarin.

Dans ce magnifique château en AOC Saint-Julien, au cœur du Médoc, 420 Chinois
ont été accueillis par le nouveau propriétaire des lieux, le groupe Castel, un
géant du vin (lire ci-contre). « Ce sont les meilleurs vendeurs des bouteilles
de Castel dans notre pays, où la France est la référence pour le vin. Pour eux,
passer deux jours en Gironde à visiter des propriétés est une belle récompense.
D’autant qu’il s’agit souvent de leur premier séjour en France », explique
Wenhua Yang. Jeune, l’homme est à la tête de Xiamen C & D Wines, le plus
important des dix distributeurs avec lesquels Castel travaille dans l’Empire du
Milieu.

Dix bus et six hôtels

Ce poids lourd chinois, qui pèse 100 millions d’euros dans le vin (pour 1 500
employés dans son département vin et alcool), travaille avec 2 000 distributeurs
locaux qui courent restaurants, hôtels et magasins pour placer la gamme Castel.
Ce sont les plus motivés d’entre eux qui ont pu prendre des photos de
Beychevelle. Il fallait les voir bondir en grappes, de massifs fleuris en
parterres ombragés, du cuvier au chai, du parc du château aux salles de
réception. Comme des enfants chahuteurs à Disneyland, récompensés pour leurs
bonnes notes. Ce qui prouve, si besoin était, combien les grands châteaux de
Gironde peuvent faire rêver sous toutes les latitudes.

Avec dix bus sur le parking, la logistique de ce déplacement taille XXL en
terres bordelaises fut digne d’une transhumance footballistique en Ligue des
champions. « Déjeuners par groupes dépassant les 200 personnes, six hôtels
mobilisés, visites dans plusieurs châteaux du groupe et ailleurs, découverte de
notre centre technique de Blanquefort… Des semaines de préparation pour nos
équipes ! » détaille Franck Crouzet, responsable communication de Castel. Dans
son dossier, un planning des deux jours, comme ceux qu’arborent les patrons
d’agences de voyages.

« Nous recevons beaucoup : 60 Russes il y a quelques semaines, puis 80
Japonais… mais jamais à cette échelle. » Et, le soir, petits plats dans les
grands : une immense tente dressée dans le parc pour 500 personnes à dîner, avec
un traiteur qualifié aux manettes. Un dispositif digne des plus grandes fêtes
qui se déroulent lors du salon Vinexpo.

Mille magasins Roche Mazet

« Ces commerciaux seront motivés à leur retour. C’est l’objectif. D’autant
que nous avons des ambitions avec Castel, notamment l’ouverture dans les trois
ans d’un millier de magasins à l’enseigne Roche Mazet. » (Lire ci-dessous). Une
annonce de Wenhua Yang à la démesure d’un pays de 1,3 milliard d’habitants qui
s’ouvre au vin à vitesse grand V. Il est même devenu le premier client des
bordeaux à l’exportation. C’est dire.

Le très pragmatique Alain Castel, à la tête de la division vin du groupe
familial, ne disait pas autre chose, installé dans un salon de Beychevelle. «
Nous sommes des commerçants. Aujourd’hui, la demande vient de Chine et nous y
répondons. Présents dans ce pays depuis 1998, nous y avons vendu 20 millions de
bouteilles l’an dernier, dont 6 via notre partenaire Xiamen C & D Wines.
Notre objectif est à 30 pour 2011, dont un tiers avec lui. Ce pays est déjà
notre premier débouché à l’étranger », annonce-t-il. Comme toujours, dès qu’il
s’agit de vin en Chine, les chiffres s’affolent et les courbes montent. Un
business lui aussi de taille XXL, même si la contrefaçon et le laxisme de la
propriété intellectuelle font des ravages. Castel lutte en ce moment pour
récupérer son nom déposé jadis par un opportuniste. De même pour la marque
Nicolas (magasins de détail), dont il est propriétaire en France.

« Combattre ce fléau accapare 30 % de mon temps », regrette Xavier
Pignel-Dupont, à la tête du bureau de Castel à Shanghai (17 personnes).
Heureusement, 2012 annonce de belles nouvelles : c’est l’année du dragon, et le
château Beychevelle, dont l’étiquette montre un voilier, est traduit localement
par « Bateau du dragon ». Ce grand vin s’y vendra bien

 

The birth of a retail dynasty

Updated: 2011-07-22  By Wang Chao (China Daily)
The birth of a retail dynasty 

Nanjing, which attracts many shoppers from surrounding cities, has become a shopping mecca for East China’s Jiangsu province. Ben Daochun / for China Daily

 NANJING – In the ancient capital city of Nanjing, a retail revolution is slowly shaping one of economic engines of modern China. Much like the past when the city – situated 300 km to the northwest of Shanghai – was the preferred capital of several dynasties and colonial powers, it is the preferred destination for domestic retailers who have been able to fend off stiff competition from international retail giants and reap a profit.

Every year 20 million customers come to shop in Nanjing, spending more than 10 billion yuan on clothes, cosmetics and home appliances. In 2010, the retail revenue of Nanjing reached 227 billion yuan ($35.2 billion), an increase of 18.5 percent over 2009 and nearly double the amount in 2005.

Fu Dunxun, general manager of Nanjing Xinjiekou Department Store Co Ltd (Xinbai), still remembers how terrified he and his colleagues were initially when they heard that European retail giant Metro was planning to set up shop in Nanjing during the late 1980s.

« The product layout and advanced point of sale systems at the Metro outlet astonished us and left us fearful for the future, » Fu said.

That pessimism stemmed from the fact that Fu’s department store and many other Chinese retailers were still reliant on old techniques to price and sell goods.

The birth of a retail dynasty

Prices were often written down by hand and passed on to another counter from where they were read aloud for the customers to make payment and take delivery of the goods. It was all like a maze, Fu said. During busy seasons, ropes were hanging all over the ceiling and slips flying overhead like battle planes.

But the Xinbai department store has survived the Nanjing retail revolution to tell its tale along with several other local retailers. The store hires more than 2,000 workers and pays more than 100 million yuan in taxes to the Nanjing government every year. Last year, the store notched up revenue of over 30 million yuan in a single day on Christmas eve.

Learning from international retail giants such as Walmart and Carrefour, too, has helped local retailers bring about this revolution.

« Previously we needed to pay airfares to the US or Europe to learn from them, but now they have moved the ‘schools’ to our neighborhood. We can easily learn their advanced management skills without stepping out of Nanjing, » Fu said.

Last year, Suguo Supermarket, a chain of supermarkets based in Nanjing clocked revenue of over 10 billion yuan, while the world’s second-largest retailer Carrefour, which debuted in Nanjing in 1999, earned less than 1 billion yuan.

As the capital of East China’s Jiangsu province, Nanjing is now well connected with seven other cities in and beyond Jiangsu province through its high-speed train network.

« During holidays, especially Christmas, the parking lots outside the malls are full of cars from outside Nanjing, with some shoppers coming all the way from Anhui province. Nanjing is slowly becoming the buying center for the surrounding cities, » said James Kong, general manager of the Nanjing-based Golden Eagle International Retail Group.

According to data from the Nanjing Commission of Commerce, Nanjing’s retail revenue reached 227 billion yuan in 2010, nearly 50 percent of the total retail revenue of the eight cities nearby. The service industry contributed 50.7 percent of Nanjing’s gross domestic product (GDP), which totaled 508.6 billion yuan.

Despite its proximity to Shanghai, Nanjing has tried not to be overshadowed by its metropolitan neighbor and has instead gone in for a distinct positioning.

« Shanghai is an international city which serves consumers from all over the country, and is certainly the destination for high-end consumers. Nanjing, on the other hand, targets middle-class consumers’ needs, » said an official from the Nanjing Commerce Commission on condition of anonymity.

Roger H. Wang, a Chinese-American, was one of the earliest witnesses of the retail revolution in Nanjing. When Wang invested 750 million yuan to open the first Golden Eagle mall in Nanjing in 1992, little did he know that soon he would be one of the richest Chinese-Americans in the world.

The 63-year-old, with assets of $4.2 billion, is now the seventh wealthiest Chinese in the United States, and 36th in the world, according to Forbes’ 2011 rankings.

Nanjing apparently didn’t disappoint Wang. The Golden Eagle group has since expanded into an empire with 21 shopping malls, with a market value of over 50 billion yuan. Its most successful segment, the cosmetics department selling French brands, generated 60 million yuan in revenue in 2010, within a 50-square-meter counter. Kong boasted it as the « most profitable counter in China ».

The birth of a retail dynasty

« Nanjing has more than 300,000 middle-class families with annual revenue of over 100,000 yuan and they are our target customers, » Kong said. « We are not targeting the top of the pyramid, but the emerging middle class, which is the backbone of purchase in Nanjing, as well as in China. »

Being the former capital of 10 dynasties, Nanjing seems to have inherited prosperity, high living standards and a renewed spirit of entrepreneurship over the years.

During the early 1980s when most Chinese flocked to chase positions in State-owned companies, several retailers like Suning, now a top Chinese home appliances retailer, Suguo and Golden Eagle decided to focus on Nanjing.

Yin Rending, vice-general manager of Suguo Supermarket Co Ltd, said that most Nanjing people have business genes in them.

« Retail trade is a traditional occupation in eastern China, and ‘Jiangsu businessmen’ were an influential group in China’s history. Besides, Jiangsu is a prosperous place with strong purchasing power, making it the ideal location and the potential target market for retail business. »

Starting off as a fruit and snack wholesale dealer in 1996 with 40 employees, Suguo has since expanded into 1,905 chain stores and 40,000 employees.

In Nanjing and its adjacent cities, Suguo is everywhere – down the alley, hidden in the community, or next to a five-star hotel. « Within 200 meters of your home, there is a Suguo market, » is a famous catchphrase in Nanjing.

Despite annual revenues in excess of 36.8 billion yuan, Suguo labels itself as a « regional supermarket », and has for now decided to stick to this positioning.

« We don’t expect to be the No 1 in the national market, because customers in different regions have different taste; we won’t risk expansion until we thoroughly understand the customers, » Yin said. « In Nanjing we sell Jinling beer and Yanghe baijiu (white liquor). But in Shenzhen, customers probably don’t like the taste. So we often do six to eight months’ market research before we enter a new market. »

Fu attributes the retail rebirth partly to the Nanjing government. In Nanjing, there are no restrictions on chain store expansion and there are very little hurdles for retail companies to get funds from local banks.

After the 12th Five-Year Plan (2011-2015) was announced, which emphasized the importance of domestic consumption, the Nanjing government introduced a schedule to double the salary of Nanjing citizens in five to six years. « It is wonderful news for retailers, since retail business depends heavily on consumers’ wallets, » Fu said. « As long as there are salary increases, there is potential in retail. »

But wealthier customers are also turning more critical, said Bian Nong, general manager of Suning Appliance’s Nanjing operation. He said that customers are now increasingly concerned more about the quality of after-sales service rather than the quality of products.

Suning started in Nanjing during the early 1990s as an air conditioner wholesaler. Nanjing is known as one of the « four stoves » in China due to its hot summer; therefore when most Chinese families were still using electric fans and considered air conditioners an absolute luxury, Nanjing citizens were more than willing to spend a fortune to stay cool.

Bian said, confidently, that Suning is now « invincible » in Nanjing. The brand owns 32 chain stores in Nanjing, and 1,500 in China. « We hold 60 percent of the market share in Nanjing, with annual sales of 2 billion yuan.

« Thanks to the government policies to boost domestic consumption, especially the trade-in home appliances policy and subsidies for purchases from rural residents, we can still gain profits and open 400 to 500 new stores every year nationwide, in an increasingly competitive market, » Bian said.

Nanjing is also the barometer of Suning’s national market. « Nanjing consumers are always one step forward than most other regions in China, so I can foresee the national trend through this ‘experimental plot’. Nanjing consumers love fancy electronics, are willing to buy ‘green’ and energy-efficient air conditioners and refrigerators, and are more critical on after-sales services. »

Xinjiekou is the main business area in Nanjing. In the middle of the intersection, an 11-meter-high bronze statue of Sun Yat-sen, the forerunner of China’s democratic revolution, stands high on a white granite base. More than 30 shopping malls and department stores, each spread over 5,000 sq m, encompass the statue. When night falls, neon lights and huge LED screens broadcasting commercials paint the area with a permanent glow.

« During public holidays, the traffic is maddening with people swarming the stores. Even I chose to bicycle here, » Fu said. « Jiangsu has been a rich place for hundreds of years, when mild climate and convenient irrigation system creates prosperity, » said an official from the local commerce commission, « People here are richer than most other places in China, so they are more willing to buy. »

Fu finds the sales of luxury goods skyrocketing in the past few years. « Young ladies are more willing to spend money on big brands, especially on cosmetics, bags and clothes. Some even save for a year to reward themselves with an authentic Hermes. »

However, due to the price disparity within China, many customers flock overseas to buy luxury goods, a trend that is worrying Fu and several other retailers.

« When luxury brands are imported to China, a 23-percent tariff is added, then 17 percent of value-added tax, then another 5 percent charge on jewelries, which greatly raises the price, » Fu said. « Due to the high surcharge and taxes, a same Rolex watch can cost 10,000 yuan more in the mainland than in Hong Kong, that’s why so many Chinese customers shop overseas.

« It is a good thing that Chinese customers are rich enough to consume luxury products; but I really hope the import policy can be adjusted accordingly, so that retailers can gain from the luxury products boom, and help boost domestic consumption. »

 

Les ventes de Longchamp explosent en Chine

les échos 5/7/11

Ventes en Chine en hausse de 67% au premier semestre Longchamp compte y ouvrir six à huit magasins par an Un magasin en ligne prévu pour l’an prochain

Les ventes en Chine de Longchamp ont bondi de 67% au premier semestre en rythme annuel, lui donnant l’élan nécessaire pour ouvrir six à huit magasins par an dans le pays, a déclaré mardi son directeur général.
Le maroquinier français anticipe une croissance solide en Chine pour les trois à cinq prochaines années, quoique moins forte qu’actuellement, a dit Jean Cassegrain lors d’une interview à Reuters.
La Chine devrait ainsi devenir l’un des trois principaux marchés de Longchamp d’ici trois à quatre ans, a-t-il ajouté.
Longchamp, qui rivalise avec des sociétés comme Lancel (groupe Richemont ) ou Louis Vuitton (groupe LVMH ), réalise actuellement un tiers de son chiffre d’affaires en Europe et un quart seulement en Asie.
Mais le groupe entend bien tirer profit de la hausse du pouvoir d’achat des Chinois issus de la classe moyenne – en particulier les jeunes femmes actives – qui raffolent de produits de luxe.
D’après Jean Cassegrain, la clientèle chinoise évolue: les consommateurs ne se ruent plus sur les logos tape-à-l’oeil pour le statut social qu’ils procurent et dépensent désormais davantage pour « le plaisir de porter un produit fait main, bien conçu, de qualité ».
Longchamp gère aujourd’hui une douzaine de magasins dans cinq villes chinoises et prévoit d’ouvrir une boutique en ligne dans le pays l’année prochaine.
Les ventes du groupe sur Internet ne représentent que 1% du chiffre d’affaires en Europe mais jusqu’à 20% aux Etats-Unis et en Corée du Sud.
A mesure que Longchamp gagne en visibilité, les contrefaçons chinoises se révèlent toutefois difficiles à éradiquer et Jean Cassegrain s’inquiète qu’elles n’affectent l’image et l’attrait de la marque, fondée par son grand-père en 1948.
« C’est compliqué, parce que souvent il s’agit de petites opérations. Vous en attaquez une ici et une autre surgit ailleurs », a-t-il expliqué.
Il espère toutefois que les Chinois apprécieront l’authenticité de Longchamp, l’une des dernières entreprises familiales de maroquinerie en France. « Les Chinois s’intéressent à note histoire et à notre héritage », a-t-il estimé.

Chine : le secteur du luxe en plein boom

 

Chine – Luxe

Les Chinois ont un véritable appétit pour le luxe au point que la «Grande Chine» (Chine continentale, Hong Kong, Macao, et Taïwan) est à la veille de dépasser le Japon comme second marché mondial du luxe. Une récente étude de KPMG, intitulée «Luxury experiences in China», essaie d’appréhender la façon dont les Chinois conçoivent la notion de luxe.

Premier enseignement, les Chinois préfèrent à 78% acheter dans un magasin à l’enseigne d’une marque. Ils ne sont que 6% à vouloir acheter du luxe via internet. Ils deviennent des consommateurs plus avertis puisqu’ils sont capables de reconnaître 57 marques, essentiellement des sacs et des chaussures (16), des vêtements (13,5), et des marques importés d’automobiles (13).

Ils associent aussi ces marques à un pays. La France est largement en tête dans tous les secteurs du luxe, sauf les montres. A l’avenir, les Chinois pensent que des marques «Made in China» de luxe apparaîtront essentiellement dans les alcools (50%), les arts et les artisanats (46%), ainsi que la bijouterie (42%).

L’étude de KPMG souligne le frein que constituent les taxes à l’importation. De fait, les Chinois dépensent quatre fois plus d’argent en produits de luxe à l’étranger (notamment Hong Kong) qu’en Chine du fait des droits de douane et des taxes qui sont appliqués dans le pays. Ainsi, le vin est-il 65% plus cher, les cosmétiques plus chers de 50% et l’horlogerie haut de gamme alourdie de 30%. A titre de comparaison, bagages, vêtements et spiritueux sont 72% plus chers en Chine qu’en France.

Sur un nombre limité de produits (cosmétiques, liqueurs, tabac) dans un premier temps, les droits de douane pourraient être ramenés entre 2% et 15% à partir d’octobre. Cependant, les résistances demeurent fortes et il reste à démontrer que le ministère des Finances franchira le pas à l’automne prochain.

Jean-François Tournoud

Auchan se lance un défi monumental en Chine

auchan-china-2.jpg

Tandis que Casino et Carrefour s’écharpent par voie de presse interposée s’agissant de leurs filiales au Brésil, Auchan vient pour sa part d’annoncer discrètement l’ouverture de la procédure d’introduction à la Bourse de Hong-Kong d’une partie du capital de sa filiale chinoise.

 Détenue à parité par le groupe nordiste et le taïwanais Ruentex, la joint-venture Sun Art Retail Group Ltd exploite 197 hypermarchés en Chine : 41 à l’enseigne Auchan, 156 sous la bannière de RT Mart. Quand on connaît l’aversion des Mulliez pour la Bourse, cet appel aux marchés peut surprendre. En fait, Auchan n’a pas eu le choix, contraint par un partenaire lui-même déjà coté.  auchan-china.gif

Le numéro un de l’hypermarché en Chine (12% de part de marché, 8,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2010) entend, selon Les Echos, lever jusqu’à 1,05 milliard de dollars. Le joint venture Sun Art Retail Group souhaite manifestement accéler son expansion : il prévoit 50 ouvertures d’hypers d’ici la fin de 2012, soit pratiquement un accroissement de 25 % de son parc en 18 mois. Si l’objectif venait à être atteint – ce qui reste encore à démontrer – il s’agirait de la plus rapide et de la plus importante opération de croissance organique jamais menée dans le monde de la grande distribution.

Le distributeur chinois Sun Art Retail coté à Hong Kong le 15 juillet

C’est officiel. Le groupe chinois Sun Art Retail, détenu à parts égales par Auchan et le taïwanais Ruentex, va bien être introduit à la Bourse de Hong Kong, comme l’avait annoncé le journal chinois « Apple Daily » (« Les Echos » du 21 juin). Sa cotation débutera le 15 juillet.

Le plus gros opérateur chinois d’hypermarchés compte lever jusqu’à 1,05 milliard de dollars américains (725 millions d’euros). Il va vendre 1,14 milliard d’actions au prix unitaire de 5,65 à 7,20 dollars de Hong Kong, soit de 72 à 93 cents américains. Avec la moitié des fonds levés, il compte ouvrir de nouveaux magasins, le reste servant notamment à rénover le parc existant. Il table sur plus de 50 nouveaux points de vente d’ici à la fin de 2012 et prévoit déjà d’en avoir 70 de plus mais sans se fixer de délais. Présent sous les enseignes Auchan et RT Mart, Sun Art Retail possède aujourd’hui au total 197 hypermarchés. Il affirme détenir 12 % de part de marché sur ce format de magasins, devançant les autres distributeurs.

L’an dernier, le groupe a réalisé des ventes d’environ 8,7 milliards de dollars. Sa direction estime que le marché devrait croître de quelque 15 % par an durant les cinq prochaines années. Le rythme était de 19 % dans les cinq années qui viennent juste de s’écouler.

Les dirigeants se montrent confiants dans les résultats de la cotation en dépit des difficultés du marché boursier et alors que, en juin, six autres entreprises ont renoncé ou repoussé leur introduction à la Bourse de Hong Kong. Sun Art Retail rejoint ainsi Samsonite et Prada, cotés depuis peu sur cette place. Prada a d’ailleurs déclaré hier que les options de surallocation avaient été exercées, levant 321 millions de dollars supplémentaires. Depuis le début de sa cotation le 24 juin dernier, le titre a gagné 18,5 %.

Chanel Shanghai Boutique.

Image de prévisualisation YouTube