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Quirze Salomó : ‘Nostrum vise les 400 unités à 5 ans’

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source snaking.fr
En inaugurant sa première unité parisienne, 5e adresse française et 3e franchise de ce côté des Pyrénées, Nostrum dispose maintenant de sa vitrine dans la capitale. Une installation emblématique rue du Pont Neuf dans le quartier des Halles qui marque aussi la volonté du groupe espagnol et de sa marque positionnée sur le Home Meal Replacement, d’accélérer. Entrée en bourse en 2014, la chaîne de restauration/retail économique qui comptait à fin 2015, 129 unités pour 23 M€ de CA a de grandes ambitions en Europe. Quirze Salomó, son PDG-fondateur détaille à Snacking.fr un plan de développement ambitieux qui vise 400 Nostrum à horizon 5 ans.

Comment est né Nostrum ?

Nostrum est une marque que j’ai créée avec mon père en 1998 d’abord à Barcelone puis nous l’avons diffusée partout en Espagne et comptons aujourd’hui près de 129 unités. Notre idée d’origine était simple et plutôt avant-gardiste : étant donné que les gens cuisinaient de moins en moins en dehors d’occasions plaisir, il fallait leur proposer des solutions repas économiques sur la base d’une cuisine familiale et simple. Tous nos plats sont fabriqués quotidiennement dans notre usine de 5000 m², agrandie en 2015, située à 50 kms de Barcelone à San Viçenç de Castellet. Nos recettes sont conçues par trois chefs de différentes écoles de cuisines  catalanes, françaises et italiennes sur la base d’un cahier des charges précis sans conservateur ni additif. Elles sont livrées chaque jour dans nos magasins selon des prévisions de vente et présentées dans des vitrines en libre-service à des tarifs très bon marché à 1€, 2€ ou 3€ pour tous nos clients fidèles qui ont la carte Fan’s Club. Un double affichage des prix permet d’ailleurs de comparer. Avec Nostrum, nous avons voulu faire la démonstration qu’il existait une alternative aux marques américaines pour manger rapidement mais sainement autour d’une offre très variée, paneuropéenne et dans laquelle chaque pays se retrouve. Notre panoplie de produits est d’ailleurs large depuis des salades, à une grande variété de plats, des croquettes, des sandwichs, des desserts, des crèmes glacées ou encore une offre boissons chaudes soignées à consommer sur place ou à emporter.

Quel est votre plan de développement ?

En dehors de l’Espagne où nous connaissons un développement rapide, nos ambitions sont aujourd’hui tournées vers l’Europe en général et la France en particulier où nous avons lancé depuis 2014, plusieurs pilotes en propre à Avignon et Montpellier et en franchise à Aix-en-Provence, Nice-Sophia-Antipolis et depuis le 6 octobre, à Paris, rue du Pont Neuf qui connaît un très beau démarrage. Ces différentes antennes nous ont démontré que les Français appréciaient notre concept positionné QSR (Quick Service Restauration) qui apporte une alternative saine à la restauration rapide d’aujourd’hui. Notre ambition à 4 ans, est de compter 400 établissements dont 250 en France. L’Hexagone a été découpé en 5 zones dont chacune sera portée par un master-franchisé régional qui a des objectifs d’une cinquantaine d’ouvertures d’ici 2020. La région Paris-Ile-de-France est aujourd’hui aux mains de Ahamad Azimi, le grand Ouest sous la responsabilité de  Soizic et Lionel  Bras qui ouvriront leur première antenne au premier semestre 2017 à Bordeaux et nous sommes en discussion avancée pour l’Est, le Nord et le Sud-Est.

Le modèle a-t-il évolué avec cette ouverture parisienne ?

Nous dupliquons notre modèle tel qu’il a fait ses preuves et l’adaptons à chaque fois selon la géographie du lieu. Conçu de manière modulaire, il se coule dans des surfaces qui vont de 75 m² jusqu’à 400 m² avec zone enfants ce qui correspond à notre tout nouveau projet de bâtiment solo. Les premiers exemplaires sont programmés au 2esemestre 2017 en Espagne et/ou en France pour des zones d’activité commerciale de périphérie. Pour autant, quelle que soit l’implantation, vous aurez toujours le cœur de l’offre Nostrum autour d’une vitrine en grab and go dans laquelle sont présentés nos produits, puis ensuite selon la place, un bar à « croquettes », un module paëlla, un Nostrum café, un module glaces ou encore une mini kitchen comme c’est le cas à Paris. En effet, les clients qui souhaitent déjeuner ou dîner sur place, peuvent transférer les produits dans une vaisselle en porcelaine mise à leur disposition dans un espace « cuisine » avec micro-ondes.

D’autres projet pour l’enseigne ?

Notre projet d’expansion s’accompagnera à chaque fois de la construction de laboratoires relais de fabrication pour les produits fragiles et ultrafrais en France comme à l’étranger alors que la plupart de nos références proviendront directement de notre usine barcelonaise. Nostrum qui a beaucoup parié sur le digital a lancé cette année à Barcelone et à Madrid, la livraison avec 3 offres de service : Nostrum Go, un service de livraison en 20 mn qui pourrait arriver prochainement en France, Nostrum Go Community pour les commandes groupées ou encore Nostrum Family pour le portage à domicile. Notre enseigne veut être une marque moderne inscrite dans son temps et même en avance sur son temps.

La nouvelle unité Nostrum parisienne tout en images

Nostrum Pont Neuf Quirze Salomo

https://www.nostrum.eu/

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Les 130 magasins du réseau Nostrum bientôt rénovés

 

Afin de mettre en place son nouveau concept, Nostrum a lancé la rénovation de ses 130 magasins. Le changement touchera autant le côté esthétique que le concept d’affaires avec le lancement de nouveaux produits et d’une nouvelle ligne.

Vu dans la Vanguardia

Rénovation de 130 magasins Nostrum

Nostrum lance un nouveau concept et la rénovation en conséquent. Le changement s’effectuera sur l’esthétique et sur le con­cept d’affaires puisque de nouveaux produits et une ligne haut-de-gam­me, Nostrum Excellent, viendront s’ajouter à l’offre initiale. Cette nouvelle ligne offre une « grande qualité à petits prix« , selon les paroles de Quirze Salomó, fondateur et président.
Les produits en vente à 1, 2 et 3 € ne quitteront pas les vitrines des magasins mais viendront s’ajouter de nouveaux espaces: « cannellothèques », « croquetteries » ou de vente de « paella », qui s’adapteront progressivement aux 130 établissements actuels.
Pour le fondateur et président de l’entreprise, les changements qui auront lieu « ouvrent la voie au futur Nostrum, avec une innovation permanente« .
Le service à table fera également son entrée dans les magasins Nostrum, sans oublier la promotion de l’application smartphone qui permet de réaliser des commandes de­puis l’extérieur de la boutique et gagner du temps, car comme le dit Mr. Salomó: « Lorsqu’il achète des repas préparés le consommateur vient acheter du temps, pas le perdre« .
Home Meal, qui a noté une augmentation de capital de 3,6 millions d’eu­ros, prévoit d’investir dans l’expansion internationale de Nostrum qui vise d’abord la France, avec des ouvertures prévues à Montpellier et Avignon, et le reste d’Europe. D’ailleurs, l’entreprise a pour objectif des’implanter dans 10 à 15 villes européennes d’ici 4 ans.
http://www.nostrum.eu/fr/
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Chez l’espagnol Desigual, la croissance passe par l’exportation

LE MONDE | |

Par Sandrine Morel (Madrid, Correspondance)

Grâce à la hausse des exportations, constante depuis 2010, et dans une moindre mesure, à la baisse des importations, la balance commerciale de l’Espagne a été proche de l’équilibre en mai. Dans ce pays, très dépendant énergétiquement de l’extérieur, cette performance relève presque de l’exploit.
Selon les chiffres publiés vendredi 19 juillet par le ministère espagnol de l’économie, le déficit commercial s’est réduit à 27,5 millions d’euros, alors qu’il s’élevait à près de 2 milliards d’euros en mai 2012 et à 8 milliards d’euros en mai 2008, avant la crise.

Dans un contexte de crise, marqué par la fragilité de la demande interne et la faiblesse de la consommation des ménages, les entreprises espagnoles se tournent de plus en plus vers l’extérieur. D’autant qu’elles ont, avec les restructurations des années de récession, gagné en compétitivité. De mai 2012 à mai 2013, les exportations de l’Espagne ont augmenté de 7,3 % ; et de 2,4 % sur un mois par rapport à avril 2013. De janvier à décembre 2012, elles avaient progressé de 3,8 %, de 15,2 % en 2011 et de 16,8 % en 2010.

La démarche s’avère payante : les résultats des exportations redonnent des couleurs à l’Espagne après quatre ans de crise, et offrent une planche de salut aux grandes multinationales comme aux petites et aux moyennes entreprises du pays. Ainsi, la marque de textile espagnole Desigual, connue pour ses vêtements bariolés, en est un exemple.

Dans son siège flambant neuf, un édifice en verre de 24 400 m2 situé sur la plage de Barcelone et inauguré en juin, l’entreprise dont le slogan est « La vida es chula » (la vie est chouette) affiche une croissance presque insolente par les temps qui courent. Rien d’étonnant à ce que l’Happymetro, un écran sur lequel les employés indiquent leur humeur, affiche un taux de bonheur de 54 %.

OUVERTURE SUR LE MONDE

En 2012, le chiffre d’affaires de Desigual a atteint 702 millions d’euros, en hausse de 20 % sur un an : en dix ans, il a été multiplié par 90. Et pour 2013, la marque qui décline ses collections sur trois thèmes, « Sex, fun and Love », ambitionne d’engranger 820 millions d’euros, 18 % de plus, et d’ouvrir une centaine de magasins dans le monde.

Profitant de la conjoncture pour négocier d’excellents emplacements à bons prix et se positionner pour l’après-crise, Desigual est en plaine expansion. Présente dans 109 pays, avec 350 boutiques en propre et 11 000 points de vente, Desigual serait donc épargnée par la crise.

« Auparavant nous avions une croissance de 50 %… », nuance M. Jadraque. Voire de 75 % ou 100 %. En 2008, la marque dégageait un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros… La clé : une politique d’expansion rapide. « A surface comparable, nos chiffres sont légèrement positifs », précise le directeur général Manel Jadraque au Monde, tout en refusant de communiquer ses bénéfices.

Après les vêtements pour femmes, hommes puis enfants et la maroquinerie, Desigual s’est lancé dans le linge de maison et les chaussures, ce qui lui a permis de diversifier sa clientèle. Elle envisage aussi de lancer à la fin de l’année une ligne de vêtements sportifs et un parfum en 2014.

Ambitieuse, globale, innovante, la marque s’est fait connaître aussi pour ses campagnes de marketing provocantes, comme celle qui consiste à offrir une tenue aux 120 premiers clients qui se rendent en boutique au premier jour des soldes. Son objectif : placer l’un de ses vêtements dans chaque placard du monde.

NEW YORK ET L’ASIE

Cela fait dix ans que Desigual, créée à Ibiza en 1984 par le Suisse Thomas Meyer, exporte en Europe mais Manel Jadraque reconnaît que ces derniers temps, « comme tout le monde, nous avons mis les bouchées doubles pour nous installer à l’étranger. »

Il y a quatre ans, la marque a débarqué aux Etats-Unis, où elle possède 14 boutiques en propre. En septembre, elle défilera pour la première fois à la Fashion Week de New York, et célébrera l’ouverture d’un nouveau magasin sur la 5e avenue.

Déjà présente depuis 2006 en Asie, où elle produit 80 % de sa collection, Desigual a ouvert en 2012 sa première boutique en Chine. Cette année, elle met le cap sur le Brésil, où elle crée une filiale.

Et même quand elle vend en Espagne, elle s’adresse aux touristes étrangers, « qui connectent avec la marque, évocatrice de positivisme et de vacances », souligne le directeur général. Ce qui lui permet de contourner la chute de la consommation nationale.

Si le premier marché de cette marque plutôt chère reste l’Espagne où elle réalise près de 20 % de ses ventes, M. Jadraque assure que ce n’est plus pour longtemps. « En 2014, la France sera notre premier marché. En 2012, nous y avons réalisé 18 % de nos ventes, dans nos 50 magasins propres et 1 000 points de ventes. Et nous ouvrons 15 nouvelles boutiques en 2013, avec pour objectif d’atteindre les 100 magasins propres en 2015. »

Sur le futur de l’Espagne le directeur se dit optimiste. « Nous avons beaucoup de gens disposés à travailler, des prix intéressants pour les terrains, les bâtiments et le coût du travail, beaucoup d’argent privé qui doit commencer à se mobiliser et de plus en plus de gens qui envisagent d’investir en Espagne. Je pense que 2014 sera encore difficile mais que 2015 sera puissante », conclut M. Jadraque, fidèle à la valeur d’optimisme de la marque.

www.desigual.com

Massimo Dutti rue de la Paix

par Cécile Michel | 28/11 |

Massimo Dutti ouvre un nouvel espace à deux pas de la place Vendôme. L’enseigne qui appartient au groupe Inditex, confirme avec l’installation de ce concept store dans l’un des quartiers les plus exclusifs de Paris, sa volonté de s’inscrire sur un créneau haut de gamme.

D.R.

D.R.

Situé au 18 rue de la Paix, à l’angle de la rue Daunou, cette nouvelle boutique est logée dans un immeuble haussmannien dessiné par l’architecte Charles Lefèvre. Ce septième magasin parisien Massimo Dutti s’étend sur 1566 m2, répartis sur deux étages et dévoile huit vitrines sur une impressionnante façade de 45 mètres. Le soir de l’inauguration, le 14 novembre dernier, les invités ont pu apprécier, au son d’un concert live jazz pop avec le percussionniste français Manu Katche, le savoir-faire culinaire du chef espagnol Albert Adria, tandis que l’art floral avait été confié au fleuriste belge Thierry Boutemy.

Dans les collaborateurs prestigieux que s’adjoint la marque, on notera le photographe de mode Mario Testino qui signe les visuels des campagnes de pub. Des images relayées par de nombreuses vidéos, mises en avant sur le site de Massimo Dutti, dans lesquelles les collections homme, femme et enfant mettent en valeur une mode intemporelle à la fois casual et élégante.

www.massimodutti.com

Desigual, le petit Zara hippie, accélère en France.

Par Jessica Berthereau
20 juil. 2013

La marque veut doubler sa présence dans l’Hexagone.

Depuis son siège flambant neuf à Barcelone, la marque espagnole Desigual affiche une ambition simple : « Placer un article Desigual dans chaque armoire. Etant donné qu’il y a 7 milliards d’habitants sur la Terre, nous avons encore de la place pour croître ! », explique aux « Echos » Manel Jadraque, le nouveau directeur de la marque connue pour ses vêtements bariolés et son esprit hippie. Depuis dix ans, Desigual s’est développé à une vitesse phénoménale : son chiffre d’affaires a été multiplié par 90, pour atteindre 700 millions d’euros en 2012.

Son succès est visible en France, où les ventes ont augmenté de 20 % en 2012, à environ 120 millions d’euros. L’Hexagone est son deuxième marché dans le monde. « Notre objectif est d’arriver à 100 boutiques en propre en trois ans [contre 50 actuellement et 9 en 2010, NDLR] et d’augmenter de 20 % nos points de vente dans les magasins multimarques et les corners », annonce Manel Jadraque.

Ce rythme effréné d’ouvertures porte évidemment les ventes. A surface comparable, la progression du chiffre d’affaires « est légèrement positive, de l’ordre de 2 %, ce qui est déjà un succès dans un marché où la consommation est en recul », estime Manel Jadraque.

Bien plus petit que Zara ou Mango, ses concurrents, Desigual est déjà présent dans 108 pays. L’année dernière, il a débarqué en Asie – où il fait fabriquer 80 % des articles – et prépare actuellement son développement en Amérique latine. « Notre croissance est basée sur trois éléments : le produit, qui reflète l’âme du fondateur, sa vision positive de la vie et sa volonté d’être différent, l’expansion internationale et notre stratégie commerciale multicanale », résume Manel Jadraque.

Des collections en pleine diversification

Entre ses 330 boutiques en propre, sa présence dans 8.000 magasins multimarques et dans 1.800 grands magasins (corners), Desigual est distribué dans plus de 10.000 points de vente. « Soit plus qu’Inditex [maison mère de Zara] », souligne fièrement Manel Jadraque.

Cette stratégie multicanale lui permet d’écouler facilement ses collections, en pleine diversification. Après avoir lancé une ligne pour enfants et des accessoires il y a quatre ans – deux segments qui pèsent déjà 25 % des ventes -, Desigual s’est engagé dans les chaussures et la décoration en 2012. Une nouvelle catégorie, la parfumerie, « sera lancée en décembre 2013, peut-être en France », révèle Manel Jadraque.

Chaque nouveau segment a vocation à représenter au moins 10 % des ventes dans les trois ans. De quoi alimenter la progression du chiffre d’affaires en 2013, prévue à 20 %.

www.desigual.com

 

En s’installant à la place de Virgin, Zara part à l’assaut de Toulouse

13 mai 2012  – Accord financier conclu entre Virgin France et Zara. Le premier fermera définitivement ses portes le 31 juillet, supprimant 33 emplois, tandis que l’enseigne espagnole de prêt à porter, qui a déjà ouvert quatre boutiques au centre-ville, posera ses rayons de vêtements dans les 3000 m² vacants. Toulouse deviendrait-elle Zara City ?

Le temps c’est de l’argent. Depuis plusieurs semaines, Virgin France, qui avait annoncé il y a quelques semaines vouloir mettre fin à son bail par anticipation concernant son magasin de la rue Alsace Lorraine, était en pourparlers avec le groupe Inditex, propriétaire de la marque Zara, laissant dans l’attente la trentaine de salariés. Recemment, a indiqué la marie de Toulouse, la direction de Virgin a effectué sa demande de cession de fonds de commerce soumis au droit de préemption et ville ne s’y est pas opposée. Virgin cède le bail à Zara contre 3 millions d’euros, selon nos sources.

A compter du 31 juillet, date de fermeture définitive du Virgin megastore, livres, CD et DVD laisseront les 3000 m² qu’ils occupaient depuis une dizaine d’années aux collections femme, enfant, homme et accessoire de Zara. Le groupe espagnol n’a toutefois pas encore déposé un permis de construire, a tempéré la ville. L’étape numéro 2 n’est pas encore franchie. Car Zara, pour entreprendre des travaux, doit obtenir l’accord et de la ville et des bâtiments de France.

Quid de la boutique Zara à l’angle de la rue Lafayette et de la rue Alsace Lorraine, face du Virgin ? Inditex a choisi d’y installer une autre de ses marques de prêt à porter Massimo Dutti, jusque là absente de Toulouse.

Procédure judiciaire chez Virgin

Chez Virgin, le dialogue social interrompu, et la procédure judiciaire est en cours. « Puisque les discussions avec la direction n’ont pas abouti, le comité d’entreprise et le syndicat maintiennent l’assignation de leur employeur devant le tribunal de grande instance de Paris », a indiqué Sylvain Alias, délégué Sud. « Nous souhaitons associer le plan de sauvegarde de l’emploi du magasin de Metz à celui de Toulouse. Le but est de trouver un accord de méthode pour encadrer toutes les fermetures afin de ne plus faire du cas par cas et de négocier pour l’ensemble des salariés concernés ».
Le Tribunal de Grande Instance de Paris rendra son délibéré le 25 mai prochain.
A.S.
Photo H.R. – ToulÉco

Les secrets de l’incroyable succès de Zara

Créé le 19-04-2012 Par 

STRATEGIE-Le numéro un mondial du textile maintient un fort rythme de croissance, s’internationalisant tout en restant fidèle à ses bases espagnoles. Comment le groupe applique « l’esprit boutique » de Zara à ses autres enseignes.

Champagne, petits-fours et concert de rock: ce 14 mars, Zara inaugure son spectaculaire magasin à l’angle de la 5e Avenue et de la 52e Rue, dans le triangle du luxe, à New York. Des filles perchées sur des stilettos vertigineux prennent la pose en toisant les photographes. La vraie star de la soirée est plus discrète. C’est cette femme blonde en robe rose fuchsia qui a un mot aimable pour tous ceux qui l’approchent: Flora Perez est l’épouse d’Amancio Ortega, 76 ans, fondateur d’Inditex, première fortune d’Espagne et cinquième du monde avec 37,5 milliards de dollars, selon le magazine Forbes. Elle est venue, explique-t-elle, partager l’émotion que suscite l’inauguration de ce flagship, illustration du nouveau concept mondial de Zara.

Flora Perez est aussi là pour représenter son mari qui, fidèle à sa discrétion légendaire, est resté à l’écart des mondanités. Nul ne doute cependant que cet autodidacte qui a consacré sa vie à son groupe – actuel numéro un mondial du textile viendra incognito fureter dans les rayons quelques jours plus tard pour observer le comportement des clientes ou vérifier la présentation des vêtements…

Car Amancio Ortega a beau avoir passé la main à Pablo Isla, nommé PDG d’Inditex en juillet, il continue d’avoir un oeil sur tout. Il a toujours agi ainsi, depuis l’ouverture en 1975 du premier magasin Zara à La Corogne. Ce mélange d’intuition personnelle et de rigueur organisationnelle participe à la particularité et au succès d’Inditex. Outre Zara, locomotive de son groupe, Amancio Ortega possède les enseignes Massimo Dutti, Pull & Bear, Oysho et bien d’autres.

Malgré la crise économique en Europe, où il réalise 70% de son chiffre d’affaires, Inditex caracole avec des ventes en progression annuelle de 10%. En 2011, il a ouvert des magasins dans cinq nouveaux pays, dont l’Azerbaïdjan, le Pérou et l’Afrique du Sud. Et il prévoit près de 500 autres ouvertures cette année, dont 123 en Chine, optimisme qui s’appuie sur le succès planétaire de Zara, sa marque étendard.

Positionnement inchangé

Alors que la concurrence rogne ses marges – tel Mango, l’autre géant du textile espagnol, qui annonce une baisse des prix de 20% -, Zara fait le choix de préserver son positionnement: la qualité à un prix accessible. L’inauguration du magasin de New York, à la fois sobre et chic, en est la démonstration éclatante. Cet espace de 3.000 mètres carrés, occupé auparavant par la puissante NBA (la ligue de basket nord-américaine), a été acheté 324 millions de dollars l’an dernier, puis remodelé. Volume blanc souligné de lignes noires, mobilier de métal brossé, escalier à la rampe en noyer laqué, lumières focalisées créant une impression d’intimité. « Un esprit boutique », dit l’architecte espagnole Elsa Urquijo qui a conçu le lieu.

Nouvelle image

Ce n’est pas une vitrine internationale que Zara s’est offerte mais la nouvelle référence pour l’ensemble de la chaîne. « C’est un magasin emblématique à un moment important, car il s’agit de la présentation officielle de la nouvelle image de Zara à laquelle nous travaillons depuis deux ans », expliquait aux médias Pablo Isla, visiblement ému, la veille de l’inauguration à New York. Un moment stratégique, en effet, quand on connaît l’importance du magasin pour Zara. « La boutique est l’endroit où notre business model commence et finit, lit-on dans le rapport annuel d’Inditex. Avec le client comme principal actif. » Une façon aussi pour Zara, rappelle le PDG d’Inditex, de terminer un cycle, puisque c’est à New York, sur Lexington Avenue, en 1989, que l’enseigne avait commencé son internationalisation. Elle est présente aujourd’hui dans plus de 80 pays.

Zara met désormais le cap sur l’Asie, l’Europe de l’Est et l’Amérique du Sud. L’enseigne prépare aussi le lancement de son magasin en ligne pour cet automne en Chine, tout en soignant ses « vieux » marchés européens. « La crise ne doit pas être une excuse pour ne pas grandir, affirme Pablo Isla. Nous dépendons d’abord de nous-mêmes, de ce que nous faisons tous les jours, et de la façon dont nous répondons aux demandes du consommateur avec nos collections. » La clé de la réussite est donc d’analyser en permanence ce qui se passe dans le magasin, de savoir si la cliente va ou non acheter ce petit haut en satin léger… ou passer à côté sans le voir. Et pourquoi.

Offre ajustée au quotidien

« C’est le consommateur, avec ses décisions d’achat, qui va orienter l’équipe de stylisme sur les tendances de la mode de la rue », explique Jesus Echevarria, directeur de communication d’Inditex en détaillant le système: chaque responsable de magasin fait remonter l’information deux fois par semaine en passant commande.

Dans les quartiers généraux de Zara, en Galice, 300 stylistes de la maison ajustent l’offre au quotidien: puisque la petite robe jaune ceinturée marche bien, elle sera déclinée avec des variantes de couleurs, de matières ou de motifs de façon à rafraîchir en permanence les collections. En vingt-quatre heures, sa confection est relancée chez l’un des sous-traitants du groupe en Espagne, au Maroc, au Portugal ou en Turquie. Trois semaines plus tard jour pour jour, la petite robe devenue bleue, verte ou rouge sera en rayon, version voile de coton. Les boutiques reçoivent des réassorts deux fois par semaine avec, à chaque fois, de nouveaux produits. L’an dernier, Inditex a vendu près de 900 millions de jupes, pantalons, tailleurs, foulards ou tee-shirts à travers le monde.

« La force de Zara, c’est sa vitesse, note José Luis Nueno, professeur de marketing à l’IESE Business School de Barcelone. De la conception à la vente, tout est centralisé au maximum et fabriqué dans des pays du bassin méditerranéen, ce qui permet souplesse et réactivité. » Le système avait été mis en place par Amancio Ortega, qui possède encore 59% du capital d’Inditex, quand Zara n’était qu’une petite chaîne de province qui copiait la mode des magazines en faisant travailler les ateliers locaux.

Cette organisation est devenue de plus en plus performante au fur et à mesure que s’agrandissait l’empire. Et très rentable. « Jusqu’à présent, Inditex a réussi son internationalisation sans réduire ses marges, ce qui prouve que son modèle économique est flexible, relève Javier Flores, analyste financier à Asinver, à Madrid. Le groupe continue de croître grâce à la dynamique des ventes et à sa politique d’ouvertures. » L’enseigne Zara compte 1.830 boutiques. Et le groupe ne ménage pas ses efforts pour se maintenir sur sa terre d’origine. L’Espagne constitue toujours un quart de son chiffre d’affaires.

Espagnol avant tout

Alors que la consommation espagnole bat de l’aile, Inditex affiche une progression de ses ventes en Espagne de 1,9% en 2011, après trois années consécutives de baisse. Un tour de force lié sans doute au développement de Lefties: née dans de l’ombre de Zara – au départ, de simples magasins d’usine pour écouler les collections passées -, l’enseigne est montée en puissance avec la crise. Elle compte aujourd’hui une centaine de points de vente à travers le pays et, à côté des invendus, commence à mettre en rayon les lignes récentes de la marque à prix cassés. Inditex ne diffuse pas les chiffres, mais il y a fort à parier que le maintien des ventes en Espagne passe par là.

Car la mondialisation de la marque continue de se doubler d’un fort sentiment d’appartenance nationale. A contre-courant de la concurrence, qui produit surtout en Chine, Inditex a maintenu son circuit de fabrication à portée de camion: Maroc, Portugal et Espagne livrent la moitié des pièces, l’Asie représentant à peine plus du tiers de la production. Surtout, l’Espagne reste l’unique centre logistique, avec des entrepôts immenses d’où partent les marchandises pour le monde entier. En vingt-quatre heures, l’Europe est livrée. Cela prend quarante-huit heures pour l’Asie et l’Amérique. Enfin, le groupe fait travailler toute une série de fournisseurs espagnols pour la conception, le mobilier ou l’installation des magasins.

En grandissant, Zara a été confrontée à la question de la délocalisation. Il a été le premier grand du secteur textile à s’engager dans une démarche responsable en signant en 2007 avec la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir un code de bonnes pratiques – interdiction du travail des enfants, respect de la liberté syndicale -, et en exigeant de ses 5.000 fournisseurs des conditions de travail décentes. Personne n’attendait l’espagnol sur ce terrain. Pourtant, le groupe mène depuis des années une politique « efficace et cohérente », selon Isidor Boix, responsable RSE au syndicat Commissions ouvrières, très impliqué dans le processus: « Inditex collabore avec les syndicats et les organisations locales qui détectent les problèmes et se fait entendre rapidement chaque fois qu’il est alerté d’un manquement. » Un travail discret mais constant qui lui a permis d’intervenir lors de conflits dans des usines au Cambodge, au Pérou, en Turquie et, récemment, au Brésil, indique le syndicaliste. La globalisation peut aussi avoir du bon.

www.zara.com

http://www.inditex.com/en/who_we_are/concepts/zara

Cécile Thibaud

Développement des magasins franchisés en Algérie

Azadea inaugure Mango au centre commercial de Bab-Ezzouar

Par : Nabila SAIDOUN

Le groupe Azadea a inauguré, la semaine passée, son premier magasin Mango au prestigieux centre commercial de Bab- Ezzouar, faisant pénétrer les Algériens dans l’univers tout nouveau et raffiné de la marque espagnole Mango. Très appréciée par les Algériens tout comme la marque Zara qui s’installera bientôt en Algérie, Mango arrive à satisfaire une clientèle adepte de la simplicité qui ne sacrifie pas pour autant à l’élégance. C’est d’ailleurs ce qui est ressorti du défilé organisé exceptionnellement à l’adresse des médias et quelques privilégiés pour dévoiler en primeur la collection printemps-été 2012. L’occasion aussi et surtout de faire part du développement des magasins franchisés en Algérie et les ambitions d’Azadea de s’implanter aussi bien à Alger à travers plusieurs boutiques (El-Biar, Dély-Ibrahim etc.) mais également dans d’autres villes de l’intérieur à commencer par Oran dans un proche avenir.
“L’occasion nous a été donnée, une fois de plus, de tirer de la fierté de faire profiter le client algérien de l’agrément d’une aventure exclusive pour ses achats. Nous savons que les Algériens aiment la mode et les belles choses et nous voulons leur offrir une collection de haut niveau”, a déclaré Sobhi Bakir, le responsable de l’exploitation en Algérie. Mango, qui est une marque espagnole lancée en 1984 à Barcelone, s’est développée jusqu’à devenir, à présent, la deuxième plus grande société textile d’exportation avec plus de 1 200 magasins dans plus de 90 pays et dont 28 sont exploités et gérés par le groupe Azadea au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le cheminement de Mango repose, pour l’essentiel, sur son concept, son personnel et son système logistique unique. Le groupe Azadea, quant à lui, est la première société de vente au détail dans le segment de la mode et du style. Il exploite plus de 40 concepts dominants de franchise dans le monde à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

http://shop.mango.com/catalog.faces?s=mujer&state=she_011_FR

Mango ouvrira 12 magasins en Turquie cette année

02 Mars 2012
Mango prévoit d’ouvrir douze nouveaux magasins en Turquie cette année, en plus des quatorze magasins déjà inaugurés l’an dernier dans le pays. La chaîne de mode espagnole dispose actuellement de 78 points de vente en Turquie ainsi que la boutique en ligne mango.com disponible depuis Janvier 2010. Sur ce marché, la société a clôturé l’exercice 2010 avec un chiffre d’affaires de 111,4 millions d’euros (chiffre d’affaires hors TVA), ce qui représente 8,7 % du chiffre d’affaires total de Mango en 2010.

Arif Zurnaci, directeur de la marque en Turquie a indiqué que l’ouverture de 14 nouveaux magasins en en 2011 a démontré un engagement à gérer le marché turc et son intention d’atteindre un public plus large, malgré la conjoncture difficile. «Notre plan est d’ouvrir 12 magasins cette année », a-t-il dit.

Mango a ouvert 14 nouveaux magasins en Turquie l’an dernier dans les villes suivantes: Istanbul, Adana, Ankara, Antalya, Denizli, Diyarbakir, Iskenderun, Izmit et Kayseri.

Ces informations ont été recueillies lors de la présentation de la collection Printemps / Eté 2012 au Swissôtel à Istanbul. Quelques semaines auparavant cette présentation avait lieu en Russie et le mannequin britannique Amber Le Bon, a ouvert et fermé le défilé, avant de se mettre aux platines pour animer la fête en tant que DJ.

http://shop.mango.com/preHome.faces;jsessionid=FF70EA9EFE7DBC8C4A46A88AEDF99646

Inditex, l’empire du milieu de gamme… ZARA

Présent dans le monde entier par l’intermédiaire de ses neuf enseignes de textile à petits prix, le groupe propriétaire des magasins Zara ne connaît pas la crise. Histoire d’un suiveur de tendances devenu leader du marché … mais aujourd’hui confronté à de nouveaux défis.

Inditex, l’empire du milieu de gamme

La dernière apparition publique de son fondateur a beau remonter à 2001, le groupe Inditex est loin d’être discret sur le marché de la confection textile, dont il est le leader en Europe et le numéro deux à l’échelle mondiale, juste derrière Gap. La société mère de la marque de prêt-à-porter Zara, mais aussi de Pull & Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara Home et Uterqüe, a publié en 2010 un chiffre d’affaires de 12, 5 milliards d’euros, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, et un bénéfice net de 1 732 millions d’euros. Elle compte 5 044 boutiques et emploie 100 138 personnes.
Une belle réussite pour Amancio Ortega qui a cédé cette année à son vice-président Pablo Isla les rênes de l’empire industriel qu’il a fondé puis dirigé pendant près d’un demi-siècle. Fils de cheminot espagnol devenu magnat du textile de la Californie à la Chine, et septième fortune mondiale, il doit en grande partie sa réussite à une approche novatrice de la chaîne logistique du prêt-à porter, déclinée dans toutes ses enseignes, et devenue un cas d’école.

Et Zara créa la fast-fashion

Le business model du groupe repose sur un pilier simple : le souhait d’adapter l’offre aux désirs de la clientèle. Cela implique une rapidité d’exécution exceptionnelle. De quinze jours, précisément, temps nécessaire à Inditex pour concevoir et mettre en vente un nouveau produit, là où il faut compter plus de six mois dans les industries traditionnelles.

Cet exploit est rendu possible par un système de production vertical et totalement intégré, de la production à la distribution. L’étape de la création est rapide, car chaque modèle est directement inspiré de modèles de haute couture. L’approvisionnement en tissu, la production et la distribution sont ensuite assurés par des entreprises détenues en majorité par le groupe. Une solution plus chère que l’externalisation, mais qui permet de répondre rapidement aux éventuelles évolutions de la demande, et de limiter ainsi le risque d’échec des collections. Grâce à une politique de sous-approvisionnement des stocks et de production en petites séries, les produits qui échouent peuvent ainsi être abandonnés, et ceux qui marchent relancés. le taux de renouvellement des articles atteint des niveaux records : une douzaine de collections sont élaborées chaque année, et de nouvelles pièces arrivent dans chaque point de vente deux fois par semaine.

Ainsi, lorsqu’il ouvre la première boutique Zara en 1974 dans le centre de la Corogne, en Espagne, Amancio Ortega invente un nouveau modèle économique : celui de la fast-fashion, qui raccourcit les cycles traditionnels de la mode. Des articles diversifiés, proposés en nombre limité à des prix attractifs incitent les consommateurs à augmenter la fréquence de leurs visites en boutique… et donc de leurs achats. Le succès rencontré par ce modèle inédit à l’époque est tel que l’enseigne se développe rapidement, dans la majorité des villes espagnoles puis à l’étranger : au Portugal, aux États-Unis et en France.

La multiplication des marques

C’est donc une entreprise déjà multinationale qui entreprend dès les années 1990 de diversifier son portefeuille de marques. Une démarche qui « repose sur une croissance organique », d’après le département communication du groupe. L’enseigne Pull & Bear, lancée en 1990 a en effet été entièrement imaginée et créée par le groupe Inditex en 1991, dans l’objectif de proposer des vêtements décontractés aux jeunes citadins. De même pour Bershka (1998), qui cible un public plus jeune ; Oysho (2001), qui applique la philosophie du groupe au secteur de la lingerie ; Zara Home (2003), qui propose du linge de maison et des articles de décoration ; et enfin Uterqüe (2008), qui se focalise sur les accessoires de mode.

Toutefois, Inditex a également procédé par le passé à quelques opérations de croissance externe, répondant toutes à « une approche opportuniste. » Les magasins Massimo Dutti, crées en 1985, ont ainsi été rachetés par Inditex entre 1991 et 1995, car leur positionnement moyen-haut de gamme présentait des complémentarités avec celui de Zara. L’autre acquisition majeure du groupe est celle de Stradivarius, qui depuis 1999 complète l’offre déjà vaste d’Inditex à destination d’un jeune public féminin.

Développées en interne ou rachetées, toutes les enseignes ont un dénominateur commun : elles appliquent à la lettre la recette qui a fait le succès de Zara. Produits tendance, abordables, et renouvelés rapidement grâce à l’intégration verticale de la chaîne logistique leur garantissent un essor commercial rapide auprès des cibles qu’elles visent respectivement. Chacune maintient cependant « une indépendance totale des offres commerciales », explique le département communication : « chaque concept possède son propre style, sa propre image, son propre agencement de magasins, ses collections ». L’objectif : éviter la cannibalisation des marques entre elles. De nombreux observateurs ont en effet identifié ce risque comme l’une des limites potentielles au développement futur du groupe. Une limite qu’Inditex tente de repousser en dépassant le marché du textile pour s’imposer, par exemple, dans le domaine de l’équipement de maison et celui des accessoires de mode.

Mode sans frontières

Inditex tente également de dépasser les frontières. Depuis ses premiers pas hors de la péninsule ibérique, le groupe a pénétré un nombre impressionnant de nouveaux marchés. D’abord prudent et essentiellement européen, ce mouvement s’est accéléré depuis 1998 tout en s’orientant de plus en plus vers les régions émergentes. Aujourd’hui présent dans 77 pays sur les cinq continents, l’empire du textile continue de se renforcer dans chacun d’entre eux : le seul premier semestre de l’année 2011 a vu l’ouverture de 177 magasins dans 35 pays différents. Mais Inditex prévoit également des développements dans les prochains mois « en Afrique du Sud, à Taïwan, en Géorgie, en Azerbaïdjan et au Pérou. »

Dans chaque pays, le modèle de développement est le même. La marque Zara est la première à s’implanter, au départ via un nombre réduit de magasins. Cette première étape permet de préparer l’implantation des autres marques du groupe et la multiplication progressive du nombre de points de vente, sans jamais perdre de vue « la stratégie de développement des concepts Inditex, qui est d’avoir ses propres magasins. » Mais là encore, quelques exceptions viennent confirmer la règle : « sur certains marchés spécifiques, le groupe a élargi son réseau grâce à des accords de franchise avec les principales sociétés locales de distribution», qui représentent à l’heure actuelle moins de 10 % des points de vente. Autre cas particulier, celui de l’Inde, où Inditex a choisi de développer les magasins Zara par le biais d’une coentreprise résultant d’un accord de joint-venture avec le groupe industriel local Tata.

Cette stratégie de développement global a largement fait ses preuves, puisque les ventes des magasins internationaux représentent 74 % des ventes totales, et que ce ratio est en constante progression. Est-il pour autant possible de la poursuivre à l’infini ? Un obstacle de taille pourrait s’y opposer : la structure centralisée d’Inditex, qui exige que tous les articles passent par les centres logistiques situés en Espagne. En effet, si ce système garantit la flexibilité de la production, il rallonge les délais et augmente les coûts d’approvisionnement des points de vente situés dans les régions les plus éloignées, comme l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. Or ces zones, et en particulier l’Asie, sont précisément celles ou la concurrence dans le secteur textile se fait de plus en plus féroce. Mais face à ce nouveau défi, le groupe demeure confiant : « nous avons suffisamment de capacité logistique pour les années à venir », affirme le département communication, qui annonce également une poursuite des investissements en matière de logistique « afin de continuer à livrer efficacement l’ensemble des magasins dans le monde ».

Chiffres-clés (au 1er janvier 2011)
enseignes commerciales
5 044 
établissements, dont 710 franchisés, dans 77 pays
centres de distribution en Espagne
Une centaine 
de sociétés liées aux activités de création de fabrication et de distribution
100 138 
employés
30 000 
modèles par an 
12 527 
euros de chiffres d’affaires, et un bénéfice net de 1 732 euros

Le tour de la chaîne de production en 15 jours
J-15 Création du modèle en s’inspirant des vêtements de luxe et des attentes des clients
J-13 Coupe informatisée dans une usine du groupe
J-5 Confection par un sous-traitant, finition dans une usine du groupe
J-3 Expédition depuis l’un des centres logistique espagnols, par camion ou avion.
J Mise en vente en boutique

http://www.zara.com/

El Conte de la Pilar shop

Pilar’s Story Toyshop by Elia Felices
 by Elia Felices 2010

 


Une boutique de jeux  pour enfants comme on aimerait les voir partout. En cette période de Noël, vous êtes un certain nombre à flâner dans les magasins pour trouver la dernière Barbie ou bien même le dernier Zhu zhu Pet à la mode.  Maintenant à vous de comparer. Dessiné par Elia Felices, ce magasin de jouet se trouve à Barcelone (Espagne). Entrez dans un monde de rêves et de magie pour les petits mais aussi pour les plus grands…

 

 

 

“Pilar’s story, located in Mataró (Barcelona), is a retail outlet for all kinds of articles for children – it is a new kind of toyshop. Covering an area of 170m2, distributed between the ground floor and basement, it is a space full of magic and surprises that seems to have sprung from a children’s story. There is a rainbow and out of scale objects, all suggesting the world of the imagination. This idea, which is the main feature of the project, makes use of real elements to create an enchanting environment. The objective is to enter a new world that is attractive to children as well as adults.

 

Plus d’information sur le magazins de jouets Pilar’s Story Toyshop – Barcelone
Designer : Felices Elia
Lieux: Espagne

Un nouveau magasin franchisé Dia à Nanterre

25/09/2011

Le réseau de supermarchés hard discount Ed-Dia continue d’intensifier son maillage dans toute la France et a ouvert au mois d’août un nouveau point de vente à Nanterre (92).

Il s’agit du 511e magasin de l’enseigne, qui propose, à l’image de ses confrères, 3000 références dont 1700 de la marque Dia. Tous les produits sont soigneusement contrôlés pour ce qui concerne l’origine et la qualité, et présentés dans un cadre lumineux et accueillant.

Les coordonnées de Dia Nanterre : 27 rue de la Paix, CC des Fontenelles 92000 Nanterre

Laurence Jacquin, Toute La Franchise ©

http://www.magasins-ed.com/la-marque-dia/

http://www.franchise-dia.com/

Archivo:Magasin Dia de Beijing.jpg

Amancio Ortega. Zara, une histoire de génie

Le président fondateur de Zara et de sa maison-mère Inditex, le célèbre et richissime homme d’affaires Amancio Ortega, cède, à 75 ans, sa place à son bras droit depuis six ans, Pablo Isla.

Marie Desnos – Parismatch.com

Il cède son empire à son dauphin. L’actuel vice-président et directeur général d’Inditex, Pablo Isla, a pris ce mardi la présidence du groupe textile galicien, devenu le 21 juin dernier le numéro un du textile mondial, en devançant H&M pour atteindre une valeur boursière de 38 500 millions d’euros, contre 38 400 millions d’euros pour la chaîne suédoise. Un petit bijou à l’état pur. Amancio Ortega, son fondateur âgé de 75 ans, passe en effet le relai comme il l’avait annoncé à ses salariés en janvier. Dans une lettre envoyée à tous ses employés, il expliquait que ce changement marquerait une nouvelle étape «combinant jeunesse et expérience.» Pablo Isla n’est effectivement pas étranger à l’entreprise, propriétaire de marques notoires telles que Zara, mais aussi Stradivarius, Bershka, Massimo Dutti, Pull & Bear, ou encore Oysho… Cet Espagnol de 47 ans l’a intégrée en 2005, et l’a accompagnée dans son ascension impressionnante (doublement de son chiffre d’affaires, de 6,7 milliards en 2005 à 12,5 milliards en 2010, mais aussi de ses magasins, à 5 154 aujourd’hui), et dans des étapes importantes de sa vie telles que la création (tardive) de son e-shop en septembre dernier.

Amancio Ortega, lui, l’avait créée de toute pièce en 1985, dix ans après avoir lancé sa marque phare Zara. L’histoire est belle. Issu d’un milieu modeste –il est fils de cheminot- le jeune homme quitte l’école à 14 ans pour se mettre sur le marché du travail. Selon sa biographie, «De Cero A Zara (de zéro à Zara)», écrite par Jesus Salgado (parue en 2004 chezLa Esfera), il commence par être livreur, mais s’aperçoit rapidement de son goût et de son talent pour le stylisme –il s’essaie à quelques créations qu’il offre en cadeaux. Une nuisette, d’abord, puis un pull Shetland qu’il réalise avec son oncle. De fil en aiguille, Amancio se fait embaucher comme vendeur dans un magasin de chemises deLa Corogne, en Galice (communauté autonome du Nord-Ouest de l’Espagne, où se situe encore le siège social du groupe). Quatre ans plus tard, il crée son entreprise, la compagnie GOA (ses initiales à l’envers), qui vend des manteaux en gros. Mais cela ne lui suffit pas. Il réalise qu’en faisant ce qu’il fait depuis toujours –copier les produits qu’il voit dans les boutiques de luxe inabordables-, il tient une idée. C’est ainsi que naquit la première boutique Zara en 1975, toujours àLa Corogne, suivie de nombreuses autres. Le concept fait un carton. La marque franchit les frontières de l’Espagne en 1988, pour s’établir au Portugal; elle arrive aux Etats-Unis dès l’année suivante, puis en France l’année d’après… Fort de son succès, il crée, dix ans après son commencement, la holding Inditex (1985).

 La discrétion, une marque de fabrique

Aujourd’hui, Inditex (Industria de diseño textil) est le numéro un mondial du prêt-à-porter, avec 100 000 salariés, plus 5000 magasins dans 78 pays. Le magazine américain Forbes a publié en mars son classement annuel des hommes les plus riches de la planète: Ortega se place à la 7e place en 2010, avec une fortune estimée à 31 milliards de dollars (22 milliards d’euros). Pourtant, l’homme est resté très discret tout au long de ces années. Peu de photos, encore moins d’interviews… L’homme, marié deux fois et père de trois enfants, n’accepte de poser pour une photo officielle qu’à l’occasion de l’entrée en Bourse du groupe… en 2001. Il préserve sa vie privée, et élève ses enfants dans cette tradition. L’histoire veut ainsi que sa cadette, Marta (née en 1984), qui est considérée comme la future héritière de l’empire Inditex –elle serait un peu trop jeune pour reprendre le flambeau pour l’instant- eut débuté en tant que vendeuse anonyme dans l’une des boutiques du groupe, son père ayant voulu la faire débuter en bas de l’échelle, comme lui.

Le modèle qui a fait le succès de Zara repose sur deux piliers: d’abord, le renouvellement rapide des stocks en boutique et sur une excellente structure logistique. «Nous pouvons créer une collection en quatre semaines, voire en deux si le marché l’exige», assure le self-made man dans sa biographie. Et il l’a encore prouvé récemment, en sortant, moins de deux semaines après l’événement, une copie de la robe bleue (signée Daniella Issa Helayel) que portait Kate Middleton à l’annonce de ses fiançailles avec le prince William. En général, 40% des stocks sont renouvelés toutes les semaines, les arrivages débarquent en boutique tous les trois jours. Le deuxième pilier est bien sûr sur la qualité des produits, qu’il contrôle de près. Contrairement à ses concurrents comme H&M, qui sous-traite, Zara fabrique lui-même ses vêtements, en Espagne, au Portugal, et au Maroc. Aujourd’hui, la marque ne fait pas que copier, loin de là. Quelque 600 stylistes travaillent pour elle.

Parti de rien, l’homme devenu le plus riche d’Espagne cède donc sa place à son directeur général Pablo Isla. Un homme au profil plus classique mais à la carrière irréprochable.  Ex-secrétaire général de Banco Popular et co-président d’Altadis, il continuera probablement notamment de développer le groupe en Asie, en Europe de l’Est ou encore en Australie. Orteg, lui, gardera bien sûr un œil sur son «bébé»: il conserve sa place au conseil d’administration, et reste l’actionnaire majoritaire d’Inditex, avec une part de 59,3%.

Zara change de patron

Le créateur de la célèbre enseigne, Amancio Ortega, cède sa place à son directeur général Pablo Isla pour un changement… dans la continuité. Le président emblématique du groupe espagnol Inditex (Zara, Stradivarius, Bershka…) Amancio Ortega proposera ce mardi, en assemblée générale des actionnaires, la nomination de Pablo Isla au poste de président exécutif et directeur général. Le fondateur d’Inditex passe la main à ce juriste de 47 ans, plus de trente-cinq ans après la création du premier Zara, en Galice (Espagne). Il conserve néanmoins une place au conseil d’administration. Arrivé chez Inditex en 2005, Pablo Isla se retrouve à la barre d’un empire coté en bourse depuis 2001, dont le modèle a fait ses preuves : bon rapport qualité-prix, renouvellement fréquent des collections, logistique efficace. Tout en pariant sur la continuité, le directeur général, qui siège en outre au conseil d’administration de Telefónica, a donné une impulsion au groupe. Les ventes sont en effet passées de 6,7 milliards en 2005 à 12,5 milliards en 2010. Le nombre de points de vente a été quasiment multiplié par deux, à 5.154 magasins actuellement. « Pablo Isla a renforcé la stratégie déjà en marche de l’internationalisation » de ses marques, souligne l’analyste Iván San Felix de Renta 4. Présent dans 78 pays à travers différentes chaînes de mode comme Zara, Stradivarius, ou Bershka, le groupe galicien inaugure en moyenne plus d’un magasin par jour. En 2010, il a ainsi ouvert les portes de 437 nouveaux points de vente, dont 160 en Asie, zone d’expansion prioritaire pour Inditex, avec l’Europe de l’Est notamment. Le poids de l’Espagne diminue quant à lui petit à petit, passant de 43% des ventes en 2005 à 28% en 2010. L’arrivée d’Inditex sur le Web s’est aussi faite sous la houlette de Pablo Isla. Zara a aussi inauguré son point de vente online en Espagne et en Europe en septembre 2010, ouverture étonnamment « tardive », selon certains analystes. Inditex se rattrape maintenant et prévoit pour cet automne la mise en ligne de Zara aux États-Unis et l’arrivée sur le Web européen de chaînes comme Oysho et Uterqüe. Pablo Isla a également impulsé l’amélioration de la logistique, dont les six plates-formes se trouvent en Espagne, « ce qui a permis de réduire les coûts et d’augmenter les marges, un aspect fondamental dans ce secteur », explique Ivan San Félix. Le groupe a prévu un investissement de 190 millions d’euros dans son centre de Barcelone d’ici à 2015, selon le gouvernement de Catalogne. Sous la direction de Pablo Isla, le groupe a élargi son offre en lançant en 2008 la chaîne d’accessoires Ubueqüe. La presse parle de la création prochaine d’une chaîne de chaussures. Pablo Isla a précisé en mars dernier qu’aucune décision n’avait été prise à ce sujet. Gaëlle Lucas, à Madrid – 19/07/2011,

Le diable s’habille en Zara

11 juillet 2011

© Reuters

Le géant des détaillants attire les foules depuis plus de trente ans. Petit détour par Barcelone pour percer le secret de son succès.

Perdu dans une ville inconnue ? Demandez où se trouve la boutique Zara la plus proche : vous pouvez être sûr que vous vous retrouverez en plein centre, dans l’artère commerçante la plus fréquentée. À Barcelone, le Portal de l’Angel en arbore même deux, sur la vingtaine d’enseignes que la marque compte dans la cité catalane… À l’échelon mondial, Zara exploite environ 1 700 boutiques dans 77 pays – et même plus de 5 000 en comptant les autres magasins du holding espagnol Inditex qui colonisent les grandes artères commerçantes : Massimo Dutti, Bershka, Pull & Bear, Uterqüe ou encore Oysho et Stradivarius, inconnus sur le sol belge.

Expansion internationale

Aux manettes de l’armada espagnole de la mode : Amancio Ortega, 75 ans, dont la fortune était estimée l’an dernier à 18 milliards d’euros par Forbes. L’homme le plus riche d’Espagne (et 9e fortune mondiale) a fait ses premiers pas dans le monde du textile à La Coruña, dans le nord-ouest du pays, en tant que garçon de courses puis assistant d’un tailleur. C’est là qu’il comprend qu’une livraison rapide et sans intermédiaires permet à la fois de comprimer les coûts et d’accroître la flexibilité – une stratégie qu’il appliquera plus tard à Zara, avec le succès que l’on sait. En 1975, il ouvre sa première boutique de vêtements juste en face du principal grand magasin de la ville… et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’enseigne Zara fait son apparition dans toutes les grandes cités d’Espagne, bientôt suivies par le Portugal, la France et le reste du le monde.

De faibles coûts et une flexibilité accrue : c’est l’objectif d’Amancio Ortega lorsqu’en 1985, il décide de fonder Inditex, qui regroupe, en sus de Zara et compagnie, une centaine d’entreprises actives dans la création, la production et la distribution textiles. Une bonne manière d’évacuer les intermédiaires mais aussi de réagir aux fluctuations du marché de façon beaucoup plus rapide et plus ciblée que la concurrence : à peine trois semaines après leur apparition, les nouvelles tendances sont déjà dans les rayons ! Au cours de l’année de crise 2010, le holding a réalisé un chiffre d’affaires de 12,5 milliards d’euros, correspondant à un bénéfice net de 1,7 milliards d’euros. De beaux résultats qui doivent beaucoup à l’expansion du groupe espagnol aux États-Unis, en Asie et en Afrique du Sud, ainsi qu’à l’ouverture de nouvelles boutiques en ligne partout dans le monde. En une trentaine d’années à peine, cette expansion internationale a permis à Inditex de se positionner comme le plus grand détaillant du secteur à l’échelon mondial.

Vendu, c’est vendu !

La formule n’a pourtant rien de bien sorcier : il s’agit tout simplement de démocratiser la mode. Dans les années 70, production au quart de tour, prix planchers et modèles inspirés des grandes griffes ont fait trembler l’industrie du vêtement : les saisons ont été réduites de quelques mois à quelques semaines et, au lieu de tabler sur une seule collection-phare, le secteur a commencé à prêter l’oreille aux souhaits de la clientèle, avec une fabrication en relativement petites quantités. Les acheteurs devaient se décider rapidement : vendu, c’était vendu ! Ou, pour reprendre les termes utilisés un jour par un manager d’Inditex pour illustrer la philosophie de l’entreprise : « Il en va de la mode comme de l’industrie alimentaire : les stocks sont vite périmés. »

Si l’industrie de la mode n’a aujourd’hui plus rien à voir avec ce qu’elle était il y a trente ans, c’est en grande partie à cause de – ou grâce à – Zara. Même les marques haut de gamme suivent le mouvement, parfois à contrecœur, en commercialisant, en sus des traditionnelles collections saisonnières, des collections croisière, mi-saison ou capsule. Car à nouveaux vêtements, nouveaux clients… et nouvelle opportunité de susciter l’intérêt de la presse ! Non que Zara ait besoin de cette attention médiatique – ou la demande, du reste : cela fait des années que la publicité a été reléguée aux oubliettes, et la firme n’accorde pas d’interviews. Depuis trente-cinq ans qu’il est à la tête d’Inditex, Amancio Ortega ne s’est d’ailleurs jamais adressé aux journalistes et les rares photos de lui remontent à 2000, lorsqu’il a publiquement annoncé sa décision d’entrer en Bourse. Sa devise, payante, pourrait se résumer à « pour vivre heureux (et riches), vivons cachés ».

17 fois par an

Selon Victor Martínez de Albéniz, professeur associé de production, technologie et management des opérations à l’IESE Business School de Barcelone, « Zara a inventé la fast fashion : la marque réagit très rapidement aux attentes du consommateur et rectifie le tir si nécessaire, sur la base du comportement des acheteurs dans ses boutiques. On ne pense plus en saisons ou en collections, mais en tendances. La question de savoir si une collection plaît – et donc, se vend – n’est pas pertinente. Zara ne produit que ce qui se vend, et en quantités relativement limitées. »

Pourquoi ces quantités si modestes ?

Pour limiter le risque de voir s’accumuler des stocks d’invendus, et pour faire de la place aux nouveautés. En complétant et en renouvelant ses collections à un rythme quasi hebdomadaire, Zara parvient à attirer régulièrement ses clients dans ses boutiques – 17 fois par an en moyenne, soit beaucoup plus que d’autres enseignes ! En outre, cela signifie aussi que sa clientèle est drillée à acheter rapidement puisque l’approvisionnement d’un modèle ne sera pas assuré.

Les tendances qui apparaissent aujourd’hui seront déjà dans les boutiques d’ici trois semaines… Comment une marque comme Zara parvient-elle à réagir si vite ?

60 % de la production – 75 % il y a quelques années – est réalisée en Espagne, au Portugal et en Afrique du Nord. C’est exceptionnel pour des vêtements de grande distribution, mais inhérent au principe de rotation rapide propre à la chaîne. Les concurrents qui sous-traitent leur production à des entrepreneurs en Extrême-Orient sont souvent obligés de commander de grandes quantités, et la distance ne leur permet pas de réagir aussi rapidement à l’évolution du marché. Un business model qui a fait ses preuves, car le n°3 mondial du secteur, H&M, investit lui aussi de plus en plus dans la production locale de ses collections.

Mais Zara investit aussi dans ses boutiques…

Toutes les boutiques du groupe Inditex sont installées dans des localisations dites « triple A », comprenez : sur les artères commerciales les plus importantes et les plus chères des grandes villes. Elles sont sobres mais chics, affichant mannequins soignés et abondance de marbre beige. Tout y semble beaucoup plus exclusif que, par exemple, chez des concurrents comme H&M. C’est une stratégie réfléchie : Zara n’investit pas dans des campagnes de pub onéreuses ou dans des créateurs invités, mais dans l’immobilier.

Le groupe possède aujourd’hui plus de 5 000 boutiques dans 77 pays. Ne va-t-il pas atteindre un point de saturation ?

Il y a dix ans, le succès de Zara était principalement européen ; aujourd’hui, la marque ouvre également des boutiques à Sydney, Abu Dhabi, Tokyo… Elle a l’air bien partie pour conquérir le monde. Mais cette médaille a son revers : en Europe, les espaces commerciaux intéressants deviennent de plus en plus rares, tandis que sur d’autres continents, c’est surtout la grande distance par rapport au centre de production espagnol qui risque de devenir problématique. C’est pourquoi Inditex table aussi sur la segmentation du marché, en lançant de nouvelles marques destinées à certains groupes de consommateurs qui faisaient initialement partie du public de Zara. C’est le cas de Bershka, pour les ados, ou de Massimo Dutti.

La clé du succès ne réside-t-elle pas dans le prix des produits ?

Cela fait également partie d’un business model particulièrement intelligent : des prix volontairement bas – mais pas trop, pour ne pas marcher sur les plates-bandes de Bershka, par exemple – qui permettent au consommateur d’acheter quelque chose chaque semaine.

« L’étalage de Zara, une source d’information »

Pour l’expert, « le secret de Zara n’en est pas un. Le consommateur est aujourd’hui habitué aux beaux étalages, à un service rapide et à des prix planchers. La différence avec la concurrence ? Zara combine ces trois éléments et comprend mieux que personne ce que le client désire et ce qu’il est prêt à débourser – selon le pays, la ville et même la boutique où il se trouve. Think global, act local. »

La marque a-t-elle démocratisé la mode ?

La mode n’est aujourd’hui plus réservée à une minorité, mais à une majorité d’élus. Cette vérité n’est évidemment plus l’apanage de Zara depuis bien longtemps, mais le groupe n’en a pas moins imposé cette tendance au cours des dernières décennies. Il y a une quarantaine d’années, même les grandes villes comme Barcelone ne proposaient que des boutiques onéreuses et des grands magasins impersonnels. Grâce à des chaînes comme Zara, chacun peut aujourd’hui pousser la porte d’une boutique… et pas forcément parce qu’il ou elle a besoin de nouveaux vêtements, mais aussi pour suivre les dernières tendances. Autre élément qui a son importance : Zara a placé la barre tellement haut en matière de visual merchandising et d’aménagement de ses boutiques que les autres marques ont bien dû suivre, ce qui a provoqué une professionnalisation du secteur. Pratiquement tous les labels font aujourd’hui appel à un étalagiste, par exemple.

Pourtant, on ne peut pas dire que Zara crée des tendances…

Je ne suis pas tout à fait d’accord. C’est vrai, Zara suit surtout les tendances initiées par d’autres… mais, de par son impact sur la vie quotidienne des consommateurs, la marque crée aussi des modes. N’oubliez pas que, s’il veut suivre la mode, le client lambda n’assiste pas pour autant aux défilés et ne dévore pas forcément tous les blogs et magazines qui y sont consacrés. Sa source d’information ? L’étalage de Zara ! L’origine de ces tendances, il n’en a pas la moindre idée.

L’enseigne a quelquefois été accusée de plagiat. Où est la limite ?

Je ne peux pas nier qu’il m’est arrivé de voir des copies. Je me souviens par exemple d’une jupe Prada à motif rouge à lèvres, en 1995, qui a également été vendue chez Zara. À l’heure actuelle, les produits ont certes encore tendance à faire référence à d’autres marques, mais il n’y a plus ou presque plus de réel plagiat. Tout d’abord parce que les collections des grandes griffes sont devenues beaucoup plus extrêmes et donc plus difficiles à copier tout en restant dans des prix raisonnables. Ensuite, Zara est désormais bien implanté sur le marché et n’a plus besoin de proposer des copies pour attirer les clients. Enfin, à l’ère d’Internet, il n’y a plus de secrets : impossible de copier sans que quelqu’un le remarque ! Le blog espagnol The devil wears Zara compare d’ailleurs les vêtements de Zara à ceux de marques de luxe : certaines similitudes persistent… mais cela n’a plus rien à voir avec l’époque où ce site a été lancé, il y a sept ans. Zara est devenu une griffe à part entière.

De nos jours, il y a pour ainsi dire un Zara à chaque coin de rue. N’est-ce pas la porte ouverte à la monotonie ?

Il y a des boutiques Zara partout dans le monde et pourtant, tout le monde reste différent, car les vêtements de la marque sont de ceux que chacun peut facilement plier à son propre style. En outre, Zara s’efforce justement de rompre cette uniformité en multipliant les petites collections qui collent au comportement de sa clientèle. Un Espagnol n’achètera pas la même chose qu’un Belge : pourquoi livrer les mêmes vêtements aux boutiques des deux pays ?

Ellen De Wolf
www.zara.com

Distribution spécialisée…..Internet

Selon l’Institut Français de la mode (IFM), les ventes d’habillement sur Internet ne cessent de se développer. A fin juin, elles ont bondi de 30% sur un an. Elles représentent désormais 8,6% du marché français de l’habillement. De plus en plus d’acteurs développent leur site de ventes : le dernier en date est l’enseigne Zara. Néanmoins, la mode féminine étant vendue sur Internet à un prix qui est 11% inférieur en moyenne au reste du marché, se pose le problème de la viabilité des points de vente classiques. L’essor de la commande par Internet représente un changement important pour les acteurs de la vente par correspondance (VPC). Selon le président de Redcats, entre 70% et 80% du chiffre d’affaires du groupe est désormais réalisé en ligne. La possibilité de faire du shopping depuis un téléphone mobile devrait encore accélérer cette mutation. Ainsi environ 600.000 applications I-Phone pour le site Vente-Privée.com auraient été téléchargées depuis son lancement en juin. Grâce à Internet, certains experts estiment que, d’ici à 5 ans, la vente à distance devrait peser au moins 15% à 20% des ventes d’habillement en France.

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Merkamueble ouverture à Nîmes

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