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France’s PPR to Snatch Up Chinese Jeweler Qeelin

PARIS—PPR SA PP.FR +0.39% is acquiring Chinese fine-jewelry maker Qeelin Ltd., the French company’s first Asian label, highlighting the powerful role China is playing in the luxury world.

Gucci parent company PPR is acquiring Chinese fine-jewelry maker Qeelin, highlighting the powerful role China is playing in the luxury world. Grainne McCarthy has details on Markets Hub. Photo: Reuters.

China is « already an absolutely immense market, it will become even more so, » said François-Henri Pinault, chief executive of PPR, whose labels include Gucci, Yves Saint Laurent and Stella McCartney. « A brand whose origins, its codes, its DNA are Chinese will benefit from a considerable advantage. »

Affluent Chinese shoppers have been a growth engine for European luxury houses, with an appetite for brand-name bags and pricey trinkets fueling double-digit growth. While the market’s growth has cooled somewhat lately, the acquisition suggests that luxury executives see considerable potential in Chinese brands as the appetite for high-end products evolves in the country.

Qeelin is on a natural path to develop in China, he said, « but it has an international potential also. »

Qeelin, which was founded in 2004 by Chinese designer Dennis Chan and French entrepreneur Guillaume Brochard, has 14 boutiques: 11 in China and Hong Kong and three in Europe. The label translates mythical Chinese symbols such as the Lion Dance, used in a gem-encrusted representation of a lion, into luxury jewelry.
« There is a high probability that [Qeelin] speaks more to a Chinese clientele, given that it uses the codes and tradition of that culture, » Mr. Pinault said.

PPR didn’t disclose the financial terms. But Mr. Pinault said the deal was smaller than the company’s acquisitions last year of surf-and-skate brand Volcom and menswear brand Brioni. PPR bought the labels for $608 million and around €300 million, or roughly $390 million, respectively.

Qeelin is « a young company, which is still a modest size compared with its potential, » Mr. Pinault said.

Qeelin—the name comes from the Mandarin word qilin, describing an auspicious mythical hoofed creature—sells pieces for roughly €2,000 to €30,000.

Messrs. Chan and Brochard will retain minority stakes and remain with Qeelin after the sale. The deal is expected to close in January.

With the move, PPR follows other purveyors of high-end goods, such as Hermès International RMS.FR -0.55% SCA and Cie. Financière Richemont SA, CFR.VX -0.41% that are investing in prestigious Chinese names to broaden their footholds in the country’s luxury market.

Hermès recently said it has plans to invest tens of millions of euros over the next five years to develop Chinese boutique label Shang Xia—selling traditionally inspired apparel, jewelry and furniture—in which it bought a majority stake in 2008.

Richemont, which has owned fashion line Shanghai Tang since the mid-’90s, has plans to expand in China. Shanghai Tang has more than 50 shops globally.

Mr. Pinault said that when he began looking to invest in a Chinese luxury brand, he focused on jewelry rather than fashion. « Clothing as a means of expression was born in Latin cultures, in France, in Italy.…When you look at jewelry, there is a strong tradition in Europe, but also in Asia, in India and China, » he said.

Mr. Pinault compared Qeelin with Bottega Veneta or Balenciaga in the early 2000s, when the two brands were bought by Gucci. Bottega Veneta reported 2001 revenue of €34 million. Last year, the Italian brand posted sales of €682.6 million.

Mr. Pinault said he came across Qeelin in August 2008, when shopping for a gift for his baby daughter. A shopping expedition in a Qeelin store in Hong Kong, where he purchased a small panda bear pendant for his one-year-old, led to another purchase in Paris shortly after, he said.

« I arrived with a gift that was so appreciated by [my wife], that I then bought her the larger version made for adults, » said Mr. Pinault, who is married to the actress Salma Hayek.

While luxury-goods companies posted strong sales gains last year, that has slowed in recent months as China’s economic growth has cooled. U.K.-based Burberry Group BRBY.LN -0.38% PLC warned in September of slower sales and lower profit, citing a slowdown in China. Diamond merchant De Beers SA projected that sales growth in China would slow to 10% this year from more than 20% last year.

In PPR’s luxury division, sales growth, excluding the effects of currency exchange and acquisitions, came in at 16% over the first nine months of this year, cooling from 24% a year earlier.

« Growth was so phenomenal in 2011. To believe that it would continue exactly that way, you would be a bit of a dreamer, » Mr. Pinault said.

But he said he remained confident in the long-term growth potential of China’s luxury market.

Qeelin is being acquired not only because of its strong presence in China, but also because it would fill gaps in the company’s portfolio of offerings.

« We’re not doing it to plant a little flag in China, » Mr. Pinault said.

Write to Nadya Masidlover at nadya.masidlover@dowjones.com

http://eu.qeelin.com/

Le marché du luxe dans les griffes des frères Fung

Par Arthur Henry, publié le 30/03/2012

Après Sonia Rykiel, tombée dans l’escarcelle de cette dynastie asiatique, richissime et séculaire, à qui le tour ? Le groupe, basé à Hongkong, entend bien profiter de l’appétit des Chinois pour les marques occidentales.

Au train où ils enchaînent les acquisitions dans le luxe, ces Chinois-là ne resteront pas longtemps des inconnus. En moins d’un an, les frères Fung s’étaient déjà offert la maison franco-italienne Cerruti, le chausseur drômois Robert Clergerie et le maroquinier belge Delvaux. Le 20 février, ils ont mis la main sur 80 % de Sonia Rykiel, l’une des dernières griffes françaises encore indépendantes. A qui le tour ?

Victor et William Fung, milliardaires hongkongais, ont manifestement de grandes ambitions. Et des moyens. Leur fonds d’investissement, Fung Brands, est géré par leur partenaire Jean-Marc Loubier, un Français. Cet ancien de Louis Vuitton, dont il a contribué à la réussite en Chine avant de prendre la tête de la maison Céline, connaît bien son affaire. « Nous amenons notre connaissance de l’Asie, précise-t-il, un soutien opérationnel et une perspective de développement durable. Si les propriétaires de ces marques ne nous appréciaient pas, s’il n’y avait pas une communauté de vue, ils ne vendraient pas. »

Si prestigieuses et médiatiques soient-elles, ces opérations ne représentent pourtant qu’une des activités des frères Fung. Le clan a fait fortune ailleurs, dans le « sourcing », et pour l’essentiel dans le textile – le véritable socle de l’empire. Li & Fung est un géant du négoce. Une maison de commerce, présente dans plus de 40 pays, dont la majorité des 27 000 employés approvisionne les grandes enseignes internationales comme le n° 1 mondial de la distribution Wal-Mart ou les chaînes H&M et Zara. En 2010, son chiffre d’affaires s’élevait à 15 milliards de dollars, dont les deux tiers dans l’habillement.

La saga a commencé en 1906. Cette année-là, Fung Pak-liu – qui a mis quelques sous de côté en enseignant l’anglais – crée à Canton, en partenariat avec un ami, M. Li, un commerce de porcelaines et de soies qu’ils expédient vers l’Amérique. En 1937, les deux compères transfèrent leur entreprise à Hongkong. Le port international de la colonie britannique est alors déjà une plaque tournante des affaires en Asie. Un choix judicieux : bientôt, la Chine communiste empêchera tout commerce. L’entreprise Li & Fung, elle, ne va pas cesser de prospérer.

Aujourd’hui, ce sont Victor (né en 1945) et William (1949), les petits-fils du fondateur, qui dirigent le groupe. Le magazine Forbes estime leur fortune à 8,6 milliards de dollars. Ce qui les classe au 5e rang des familles les plus riches de Hongkong et leur a valu d’être qualifiés, en 2009, de « grande dynastie chinoise » par la créatrice de mode Vera Wang. Pourtant, les frangins sont du genre discret. Ces deux taiseux vivraient toujours dans un immeuble que la famille possède rue Magazine Gap, sur les hauteurs de l’ex-colonie. Tout au plus apprécieraient-ils d’aller régulièrement séjourner dans l’île de Phuket, en Thaïlande.

Des « chefs d’orchestre » qui ne laissent rien au hasard

Tous deux ont grandi à Hongkong, mais c’est aux Etats-Unis qu’ils ont fait leurs études et leurs premières armes. L’aîné, Victor, a décroché un diplôme en sciences au MIT avant d’obtenir, en 1971, un doctorat à Harvard, où il a enseigné la finance. Le cadet, William, diplômé de Princeton, a également fréquenté la prestigieuse université de Cambridge, où il a suivi un MBA.

Durant l’été 1972, leur père leur demande de venir étudier l’entreprise familiale comme s’ils avaient à plancher sur un cas d’école. Leur diagnostic est sans doute convaincant car, dès l’année suivante, il leur passe le témoin, et la société est cotée en Bourse. A présent, Victor et William détiennent respectivement 30,9 % et 31,7 % du capital et jouent chacun leur partition. A William, la gestion au quotidien ; à Victor, la stratégie. Tous deux savent cultiver les « guanxi » – ces connexions sociales essentielles dans la culture du monde des affaires chinois. Leur réseau s’étend à la politique. Victor est membre de la Conférence consultative du peuple, une assemblée aux fonctions largement symboliques de la République populaire, mais qui donne accès aux dirigeants de Pékin. En 2008, il fut de ces personnalités consultées par le chef de l’exécutif de Hongkong, Donald Tsang, pour réfléchir aux moyens de surmonter la crise.

Un groupe centenaire

1906 Création par Fung Pak-liu d’une compagnie d’import-export à Canton avec l’aide de son partenaire M. Li.

1937 Li & Fung transfère son siège social de Chine continentale à Hongkong pour profiter de l’activité du port international.

1973 Victor et William Fung, petits-fils du fondateur, prennent les commandes. La société est cotée en Bourse.

2010 Rachat de la maison Cerruti via Trinity, une des filiales du groupe.

2011 Lancement, avec le Français Jean-Marc Loubier, de Fung Brands – un fonds destiné à investir dans des sociétés de luxe européennes. Premières acquisitions.

Février 2012 Prise de contrôle de Sonia Rykiel.

Mais, à la base de leur réussite, les Fung peuvent avant tout se targuer d’une organisation irréprochable. Commentaire de Jeff Yeung, directeur du Centre de recherche sur la gestion des chaînes d’approvisionnement à l’université chinoise de Hongkong : « Ils peuvent mettre en marche des dizaines de producteurs à la demande du client. Ils savent trouver le meilleur fabricant de boutons dans un pays, le leader des fermetures Eclair dans un autre. Là est toute leur puissance, ils sont chefs d’orchestre sur l’ensemble du processus. » Ce n’est pas tout : ils s’appuient sur une prouesse technique. Chaque producteur est relié en temps réel au réseau informatique du groupe.

Une nouvelle cible : le marché des jouets

Etendre ce succès est aujourd’hui la mission de Bruce Rockowitz. Nommé PDG de Li & Fung en 2011, ce manager brillant est arrivé dans la maison à l’occasion du rachat de Colby, une des sociétés concurrentes des Fung, qu’il présidait. A Hongkong, Rockowitz n’est pas non plus un inconnu depuis qu’il a épousé Coco Lee, une pop star née aux Etats-Unis, qui fit ses premiers tubes à Taïwan. Ce Canadien gère aussi – à temps perdu ! – une chaîne de restaurants branchés et de salles de yoga, baptisée « Pure », qui surfe sur la quête de bien-être.

Les frères Fung auront besoin de tout son talent alors qu’ils cherchent à se diversifier. Non contents de multiplier les acquisitions dans le luxe, ils ont également entrepris de se renforcer dans la distribution. Ils gèrent déjà neuf magasins Toys R Us en Asie et ils viennent, en janvier dernier, de racheter (pour 41 millions de dollars) Roly, une marque de jouets et de vêtements pour enfants. Les Fung sont bien décidés à profiter de la soif de consommation des Chinois.

Chine : l’empire du shopping

Gucci, Dior, Cartier, Chanel, Hermès… Les Chinois sont de plus en plus friands des marques de luxe. En 2011, qu’importe la crise, les ventes ont encore progressé de 25 à 30 %, selon le cabinet Bain, contre + 8 % aux Etats-Unis, + 7 % en Europe et + 2 % au Japon. Les montres ont été les articles les plus recherchés (+ 40 %) tandis que les achats de chaussures, de produits de maquillage et de parfums ont augmenté d’environ 20 %.

D’ores et déjà, la Chine représente 17 % du marché international du luxe, avec 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 60 % réalisés hors du pays, d’après le consultant Roland Berger. En 2015, l’empire du Milieu devrait devenir le premier marché mondial.

Nombre de Chinois sont prêts à se serrer la ceinture pour consommer du luxe – marqueur social et symbole de réussite – mais, dans leur majorité, les clients sont de nouveaux fortunés. Selon Roland Berger, les deux tiers ont moins de 40 ans. Ils sont chefs d’entreprise, cols blancs ou descendants d’officiels… et ce sont les hommes qui dépensent le plus. l A. H.

http://www.fungcapitaleurope.com/investments.html

 

Hermès va implanter à Paris sa marque chinoise Shang Xia

07.02.12 

Hermès va ouvrir à Paris, fin 2012, une boutique de sa marque chinoise Shang Xia créée de toutes pièces il y a un an et demi.

La boutique parisienne de Shang Xia ouvrira rue de Sèvres, dans le 6e arrondissement, juste en face du nouveau magasin de la rive gauche ouvert par Hermès fin 2010.

Le sellier de luxe avait lancé cette marque en septembre 2010, avec comme objectif de valoriser les savoir-faire du pays dans le tissage, les objets, bijoux et autres arts de la table.

Feutres de cachemire et tressages en bambou

Alors que le luxe rime en Chine avec les grandes marques européennes, qui voient leurs ventes exploser dans le pays depuis quelques années, Hermès, qui aime être là où on ne l’attend pas, a choisi de créer une marque faisant appel à un artisanat unique mais en passe de tomber dans l’oubli.

Shang Xia propose ainsi des feutres de cachemire, des tressages en bambou, des porcelaines ultra fines, ou des bijoux de jade aux anneaux taillés dans la masse, sans coupe, qui constituent une véritable vitrine de l’artisanat chinois.

http://www.shang-xia.com/en