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Calvin Klein dévoile ses nouveaux flagships de Düsseldorf et Shanghai

Truffés d’innovations technologiques, décorés selon une esthétique moderne et minimaliste, l’expérience des consommateurs semble être le cheval de bataille des deux concept-stores « multimarques » ouverts par Calvin Klein à Shanghai (Chine) et à Düsseldorf (Allemagne).

Calvin Klein continue de se développer à l’international. La marque, propriété exclusive de PVH Corp. qui l’a achetée en 2003, poursuit ses investissements afin de développer sa présence et sa visibilité sur ses marchés les plus importants. « Nos nouveaux magasins de Shanghai et de Düsseldorf reflètent l’engagement de Calvin Klein : nous souhaitons proposer à notre clientèle internationale une expérience de consommation inoubliable, appuyée par l’innovation technologique, ainsi qu’une image de marque inégalée », explique Steve Shiffman, directeur général de Calvin Klein.

Dans les deux magasins, la technologie digitale a pour objectif de susciter l’implication du client avec les produits, au-delà de leur présence physique. Par exemple, des murs interactifs guident les visiteurs sur les tailles des denims, en lieu et place d’un simple portant à roulettes, et les informent des derniers arrivages de nouveaux produits en magasin. Au magasin de Shanghai, on trouve aussi une table équipée d’un écran, qui diffuse les dernières parutions presse, les défilés des collections et des mises à jour de sa présence sur les réseaux sociaux.

Les deux magasins sont de tailles différentes – celui de Shanghai, le plus spacieux des deux, mesure 550 mètres carrés et propose des produits des marques CK Calvin Klein, Calvin Klein Jeans et Underwear, et Calvin Klein Performance. Le magasin de Düsseldorf s’étend sur 325 mètres carrés et ne distribue que les jeans, les sous-vêtements et les maillots de bain de la marque américaine. L’un comme l’autre sont décorés selon une esthétique minimaliste et contemporaine, avec des touches de couleurs sur certains éléments, comme les rideaux et les tapis.

Parallèlement, Calvin Klein a renouvelé son accord de licence mondiale avec le lunetier Marchon Eyewear pour la conception, le développement, la production et la distribution des lignes de lunettes de soleil et de vue de ses marques Calvin Klein 205W39NYC, Calvin Klein et Calvin Klein Jeans. Le premier accord avait été souscrit en 1992. Le nouveau contrat pluriannuel est « à long terme », indique un communiqué de Marchon, sans donner de détails sur la durée.

Les ventes globales de Calvin Klein, réparties sur 110 pays, ont dépassé la barre des 8 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) en 2016.
Traduit par Paul Kaplan

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SOURCE / fashionnetwork.com

https://www.calvinklein.fr/

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Agnès b.: un air de Paris à Hong Kong!

Publié par Laure-Anne Warlin, head of trends & insights chez Equancy

Alors qu’en France, la marque est plutôt discrète, à Hong Kong, rien à voir! Ses boutiques de vêtements sont nombreuses, mais aussi les cafés brandés Agnès b. et les fleuristes.

Plus encore qu’un flagship, c’est un tout nouveau genre de magasin que j’ai découvert. Un petit bout de Paris en pleine Asie! En plein milieu du très chic quartier de Tsim Tsa Shui, j’ai eu l’impression de me retrouver dans mon quartier fétiche du Marais. Tout est fait pour retranscrire l’essence de notre capitale dans un lieu physique protéiforme. Au milieu de la collection femme, j’ai retrouvé l’odeur des bougies de la maison parisienne Trudon. Vous savez, celle qui s’inspire de l’histoire de France avec ses bougies qui répondent aux doux noms de Trianon ou Chandernagor par exemple! C’était ma petite madeleine de Proust à moi de sentir ces odeurs familières.

J’ai aussi pu m’arrêter pour acheter un bouquet champêtre chez Agnès b Flowers… et même mes légumes bio de producteurs locaux au café Agnès b.! Parisienne un jour, parisienne toujours! Cerise sur le gâteau: la marque propose une boutique de chocolats 100% français: ô bonheur! Au final, il ne manque que des serveurs de mauvaise humeur pour être vraiment plongé à Paris!

Je trouve ça hyper pertinent que la marque ait retranscrit son univers en proposant ses produits, et en complétant l’offre avec des articles et des services complémentaires. On peut écouter les vinyles des plus grands classiques du rock – ce qui est totalement inédit parce qu’un tourne-disque a vraiment des allures de dinosaure pour les locaux! – ou encore s’asseoir dans un fauteuil moelleux pour feuilleter un livre de design ou d’art.

Emballée par cet endroit, j’ai cherché des concepts proches et j’ai appris que Muji venait aussi d’ouvrir une boutique sur un modèle assez similaire. J’ai voulu essayer de comprendre pourquoi ces magasins d’un nouveau genre rencontrent un tel succès à Hong Kong. Pour moi, il y a essentiellement 2 explications. La première: je pense que c’est le profil du consommateur local. Il y a un paradoxe: les Hongkongais aiment les choses extrêmement simples et sont en même temps excessivement exigeants.
Par exemple, ils ne font leur shopping que dans des malls et ils regroupent les boutiques par spécificité. Il y a donc le quartier avec les malls ultra-luxe, le quartier des fournisseurs informatiques, le quartier des sneakers, le quartier des poissons séchés et j’en passe! Ces concept stores nouvelle génération répondent à une logique identique: ils proposent à la fois un espace shopping complet, un espace de restauration et des services complémentaires tout en plongeant le client dans un univers spécifique qui lui permet de vivre une expérience shopping optimale. Banco donc pour les enseignes !

J’ai aussi compris que les avantages d’une telle boutique répondent à des logiques pragmatiques. Avec un tarif du mètre carré de près de 28.000€ par an à Causeway Bay ou à l’International Finance Center, beaucoup de marques se sont cassées les dents seulement quelques mois après l’ouverture de leur point de vente. Je me souviens du cas d’Abercrombie & Fitch: avec un mètre carré exorbitant à 50.000€, la marque a fini par mettre la clef sous la porte en février, soit à peine deux ans après l’ouverture de sa boutique. RIP Abercrombie ! À mon avis, le modèle des concept stores Agnès b. et Muji permet d’accroitre la rentabilité d’une boutique en proposant des services additionnels. C’est un nouveau business en somme.

Personnellement, je crois énormément en ce nouveau genre de magasin plus complet où il est bon de prendre son temps, de découvrir une marque mais aussi ses inspirations et ses coups de coeur. Le shopping, c’est quand même un hobby!

http://www.agnesb.eu/stores/hong-kong-/hong-kong

Hermès a mis un tigre dans son moteur

L’Asie, tirée par la Chine, a été la zone la plus dynamique du sellier au premier semestre. Le groupe va lancer en octobre son nouveau site d’e-commerce mondial.

source: www.lesechos.fr

L’Asie (hors Japon) a été le principal moteur d’Hermès au premier semestre. Le sellier a enregistré un bond de 14,3 % des ventes dans la zone, à près de 1 milliard d’euros, devant l’Europe et les Amériques. Une progression tirée surtout par la Chine . La maison a aussi bénéficié de l’agrandissement de magasins à Singapour, en Corée ou à Macao. « Notre croissance en Chine a toujours été forte, même lors de la mauvaise passe pour l’industrie du luxe, a indiqué le gérant du groupe Axel Dumas. Il y a une vraie dynamique ces derniers mois, portée par les résultats économiques du pays et ses programmes d’investissements ».

Une clientèle plus jeune en Chine

Le rebond des achats locaux, favorisés par la réduction des écarts de prix avec l’Europe, a finalement peu bénéficié au groupe, sa clientèle étant historiquement locale. « Ce qui change, c’est que nos clients sont de plus en plus jeunes », souligne le dirigeant.

En Asie, Hermès, dont le chiffre d’affaires total a augmenté de 10 % à taux constant sur six mois, à 2,7 milliards, va poursuivre sa politique tarifaire. La hausse des prix du fabricant des célèbres carrés évolue en fonction de son coût de revient. Ce qui s’est traduit ces dernières années par des augmentations dans la zone euro pour réduire l’écart avec le dollar. Au premier semestre, « l’effet levier lié à la croissance des ventes en volume a été supérieur à la perte de marges due à une hausse limitées des tarifs en euro », a souligné Eric du Halgouët, le directeur financier.

La rentabilité opérationnelle a atteint un plus haut à 34,3 % de ventes, soit 931 millions d’euros (+12,6 %). L’impact positif des couvertures de changes a aussi joué en faveur du sellier. Ce qui ne sera pas le cas en 2018, compte tenu de la hausse de l’euro. Ce phénomène risque de peser sur sa rentabilité. D’où son recul en bourse jeudi. Axel Dumas a précisé que malgré tout, Hermès ne relèverait pas ses tarifs dans la zone dollar en 2018.

Un nouveau site internet en octobre

Le groupe va poursuivre les ouvertures et rénovations de boutiques. 105 millions d’euros ont été investis, notamment pour un nouveau magasin en Chine cette année, et un navire amiral à Hong Kong en 2018. Mais cette rentrée va être marquée par le démarrage d’un autre canal de distribution. Le sellier lance en octobre son site de e-commerce aux Etats-Unis, son premier marché. Précurseur en 2001 sur la toile, Hermès a ensuite pris du retard. « Nous avons fait des tests cet été au Canada, tout s’est bien passé, a souligné Axel Dumas. Ce nouveau site fonctionne beaucoup mieux sur le téléphone mobile ». Plus simple, plus rapide, avec une offre enrichie, il sera disponible en Europe en 2018, avant l’Asie.

http://fr.stores.hermes.com/Asie/Chine/Shanghai/Hermes-Shanghai-Maison

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York

La marque Montblanc vient d’inaugurer sur Madison Avenue à New York (Etats-Unis) une toute nouvelle boutique de 300m2. A cette occasion, le nouveau patron Jérôme Lambert est apparu lors d’une grande soirée aux côtés de Jan-Patrick Schmitz, PDG de Montblanc Amérique du Nord.

Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
« Montblanc est présent à New York depuis 2003 » a souligné Jan-Patrick Schmitz, grand initiateur de ce projet de nouvelle boutique new-yorkaise, désormais ouverte au public après une longue période de construction et d’aménagement. Peu de gens s’attendaient à voir Montblanc ouvrir une nouvelle enseigne de 300 m² à quelques encablures de la précédente. Encore moins à croiser Jérôme Lambert lors de la cérémonie d’inauguration qui a attiré le « Tout-New York ».

Cette nouvelle adresse, décorée de chandeliers en cristal Swarovski, dispose d’une vitrine dévolue aux  montres, possède un salon privé pour VIP et consacre un mur entier aux instruments d’écriture qui ont fait la renommée de Montblanc.

Cette boutique, qui compte la plus grande collection d’instruments d’écriture Montblanc en édition limitée sur le continent nord-américain, rend hommage à l’esprit pionnier de la marque qui s’exprime depuis plus d’un siècle. Outre la ligne Heritage, cette nouvelle adresse abrite la collection « Signature for Good », dont les recettes sont reversées à l’Unicef. Une gamme lancée lors de la cérémonie des oscars 2013 et qui sera disponible jusqu’en mars 2014.

Jérôme Lambert a réaffirmé cet engagement pour les instruments d’écriture, expliquant qu’il souhaitait continuer à les mettre en valeur tout en déployant davantage d’efforts pour offrir aux montres Montblanc la place qui leur revient sur le marché. « Tout le monde aime écrire avec un stylo Montblanc, déclarait Jérôme Lambert, rencontré lors de l’événement. C’est un luxe incomparable. Notre objectif est de continuer à offrir ce sentiment d’exclusivité pour nos instruments d’écriture tout en valorisant le luxe et la précision des garde-temps Montblanc. »

Nombreux sont les inconditionnels de la marque à avoir été surpris par la nomination de Jérôme Lambert comme PDG de la maison étant donné son parcours fortement ancré dans l’horlogerie. Jérôme Lambert a effectivement été à la tête de Jaeger-LeCoultre pendant plus d’une décennie, après avoir dirigé A. Lange & Söhne durant quelques années. Il a récemment quitté la Suisse pour s’installer à Hambourg (Allemagne), siège de la marque, afin de mieux suivre les activités de Montblanc en matière de maroquinerie, d’instruments d’écriture et d’horlogerie.

« Notre catalogue de montres doit innover autant que nos instruments d’écriture, affirme Jérôme Lambert. Il est temps pour nous de nous inspirer de ce qui est réalisé dans notre manufacture de Haute Horlogerie à Villeret. Nous devons transposer cette inventivité et ce savoir-faire artisanal à notre manufacture principale afin de proposer un design plus innovant pour l’ensemble de nos gammes. C’est le défi que je me suis lancé. Notre Maison est riche d’un patrimoine extraordinaire et foisonne de produits incroyables. La prochaine étape est de fusionner ces savoir-faire de manière plus harmonieuse. »


Montblanc : une nouvelle boutique pour un nouveau visage à New York
À l’occasion de cette inauguration, la marque a dévoilé la toute nouvelle ExoTourbillon Rattrapante. Si la montre en question, issue de la collection Villeret 1858, a été présentée lors du salon de Hong Kong Watches & Wonders en septembre, elle ne devrait pas être commercialisée avant l’été 2014… Fabriquée entièrement à la main dans les ateliers de Villeret, cette pièce est munie d’un chronographe à rattrapante, d’un second fuseau horaire avec indicateur jour/nuit et d’un cadran régulateur avec effet 3D. Le balancier, placé en périphérie de la cage tournante du tourbillon, se veut « à la fois dynamique et esthétique ». Le calibre de manufacture 16.61 constitué de 411 composants offre 55 heures de réserve de marche. Avec son cadran en or et émail grand feu, cette montre sera éditée à seulement 18 exemplaires.

Pour Jérôme Lambert, ce garde-temps doit servir de modèle à l’ensemble des garde-temps Montblanc. « Nous voulons satisfaire les plus exigeants. Nous devons être capables d’assouvir la curiosité de nos clients et ce défi m’exalte. Le plus important est que nous soyons guidés par notre passion pour la Haute Horlogerie et par la volonté de la partager. »

 www.montblanc.com

Vendredi 15 Novembre 2013

Le groupe Richemont souhaite finalement conserver Lancel

 
L’Expansion.com avec AFP – publié le 08/11/2013 

La rumeur de cession courait depuis plusieurs semaines. Mais le groupe suisse Richemont a décidé de conserver la célèbre marque Lancel. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi Gary Saage le directeur financier du groupe.

Le groupe suisse Richemont, le numéro deux mondial du luxe, entend conserver la marque de maroquinerie Lancel, au centre de rumeurs de marché ces dernières semaines, a indiqué vendredi son directeur financier.
« Cela a plus de sens de la conserver », a indiqué Gary Saage lors d’une conférence téléphonique à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre du groupe.
Les spéculations autour d’une cession de Lancel se sont multipliées récemment. En mai, Johann Rupert, le fils du fondateur et président du conseil d’administration, avait fait savoir qu’il n’excluait pas de vendre les marques dont les performances s’étaient avérées décevantes.
Mais les rumeurs s’étaient amplifiées après le départ de Marty Wikstrom, qui pilotait la division de mode et accessoires. Elles se concentraient sur Lancel, considérée par les investisseurs comme la marque en première ligne pour une éventuelle cession.
« Richemont est pleinement engagé dans toutes ses marques »
Lors de la conférence téléphonique ce vendredi, Gary Saage a reconnu que Richemont avait annoncé à ses employés qu’il entendait étudier toutes les options possibles pour la marque, ce qui a également alimenté les rumeurs.
Fondée en 1876 à Paris par Angèle Lancel, Lancel est entrée dans le giron de Richemont en 1997. La marque est cependant considérée par les analystes comme un des « enfants à problème » au sein du groupe.
Sur les six premiers mois de l’exercice 2013/2014 décalé, achevé fin septembre, son bénéfice net a affiché une hausse de 10% à 1,18 milliard d’euros, a indiqué le groupe genevois dans un communiqué. Mais la déception est surtout venue de son résultat d’exploitation, qui est ressorti en baisse de 1% à 1,3 milliard d’euros, plombé par des effets négatifs de change.
Résultats décevants
Ses ventes ont en revanche progressé de 4% à 5,3 milliards d’euros, portées par une forte croissance en Europe, où le groupe a continué de bénéficier des achats touristiques, ainsi que dans la région Amériques, où ses recettes ont bondi de 17%.
Dans le détail de ses autres activités, le propriétaire de Cartier et de Van Cleef & Arpels a vu ses recettes progresser de 2% à 2,6 milliards dans ses maisons de joaillerie. La croissance a été plus soutenue dans son portefeuille de marques horlogères où ses ventes ont grimpé de 9% à 1,5 milliard, en particulier grâce à ses montres de haute horlogerie. La maison Montblanc, connue pour ses prestigieux stylos-plume, s’est cependant inscrite en recul de 3% à 358 millions d’euros.
Le groupe a également vu la performance de ses marques de mode Alfred Dunhill et Chloé se détériorer, a-t-il indiqué sans fournir d’indications chiffrées.
Pour le second semestre, le groupe s’est montré prudent face à « l’atonie de l’environnement économique ». Il a prévenu que les risques concernant les taux de changes devraient peser sur ses résultats.
En octobre, après la clôture des comptes, les ventes ont toutefois progressé de 6%, a précisé Richemont qui a mis en lumière des ventes exceptionnelles en haute joaillerie dans la région Asie Pacifique.

www.lancel.com/

How Chanel became N°1 luxury fashion brand in China

According to the World Luxury Index™ China, “Chanel has become the #1 most sought-after global luxury brand in China”, overtaking competitors such as Louis Vuitton and Gucci.

Chanel’s beauty products
This year’s report has also revealed that part of Chanel’s success is thanks to its huge stake in beauty segment, as 22.70% of Chinese consumer interest whithin luxury market is in beauty, compared to fashion which accounts 14.90%.
Chanel’s dedication to its beauty products most likely has helped the brand to get the first rank in the report, overtaking Louis Vuitton which is rather focused on fashion.

http://www.chanel.com/zh_CN/

La marque de sportswear branchée JUICY COUTURE en vente


04 avril 2013

Le groupe de textile américain Fifth and Pacific, issu de l’ex-groupe Liz Claiborne, envisage de vendre sa marque de sportswear branchée Juicy Couture, indique mercredi le Wall Street Journal sur son site internet, citant des sources proches du dossier.

Le groupe veut également céder la marque de jeans Lucky Brand, ajoute le quotidien financier.

Fifth and Pacific devrait ne conserver qu’une seule marque importante dans son portefeuille d’actifs une fois qu’il aura cédé ces deux enseignes: la marque d’accessoires de luxe kate spade.

Le groupe de prêt-à-porter Liz Claiborne avait vendu en 2011 ses marques Liz Claiborne, Monet, Dana Buchman et Kensie pour un total de 328 millions de dollars, afin de réduire sa dette.

La société qui ne comptait plus que les marques Juicy Couture, Lucky Brand et kate spade, s’était renommée Fifth & Pacific.

L’histoire de la marque Juicy Couture

La marque Juicy Couture voit le jour en 1987. Ses créatrices, Pamela Skaist Levy et Gela Nash Taylor souhaient donner à cette griffe un look chic, décontracté, jeune et branché.
Les débuts de Juicy Couture sont marqués par une collection unique de tee-shirts. Mais c’est une célèbre pièce, le jogging en velours, qui va définitivement assurer le succès de Juicy Couture. La réussite est alors au rendez-vous. Fort de cet incontestable résultat, les deux complices développent ensuite une ligne plus complète Juicy Couture. C’est ainsi que la marque Juicy Couture propose des jeans, une ligne enfant, une collection homme, une ligne d’accessoires, des bijoux ainsi que des parfums..

Les must de la marque Juicy Couture
C’est en envoyant un survêtement Juicy Couture en velours brodé à Madonna, que cette pièce est immédiatement devenue la pièce phare de Juicy Couture. Madonna, vue et photographiée, dans le fameux jogging velours Juicy Couture, permet à la marque de s’inscrire aux rangs des marques de célébrités et assure un succès immédiat à la marque sportswear.
Depuis, d’autres pièces Juicy Couture ont conquis les célébrités, telles que les robes Juicy Couture, Eva Longoria Parker en est totalement accro ! Quant à Megan Fox, c’est le perfecto de cuir noir Juicy Couture qui l’a complètement séduite !

Les égéries de la marque Juicy Couture
Lisa Cant, LukeWorall

 Les fans de la marque Juicy Couture
Madonna, Katy Perry, Jessica Alba, Eva Longoria, Katie Holmes, Molly Sims, Megan Fox, Naomi Campbell, Cameron Diaz

www.juicycouture.com

Le maroquinier Lamarthe revient dans le giron français

 
Le Monde.fr avec AFP | 

Détenu depuis deux ans par l’italien Sergiolin, le maroquinier haut de gamme Lamarthe, va passer sous le contrôle du groupe familial français Verotrade, ont annoncé Lamarthe et Verotrade lundi 28 janvier.

« Déjà présent dans la maroquinerie par le biais de licences, Verotrade profitera de la notoriété et de la qualité des collections de Lamarthe pour conquérir le marché du luxe accessible », indiquent les deux entreprises dans un communiqué commun. Verotrade entend également apporter une « expertise immobilière dans le développement de boutiques Lamarthe » sur des « emplacements premium ».

 « DÉVELOPPEMENT À L’INTERNATIONAL« 

Le nouvel actionnaire a confirmé Bertrand Gignoux à la tête de la marque ainsi que les équipes en place pour « poursuivre la stratégie de montée en gamme et de développement à l’international, qui représente déjà plus de 60 % de l’activité », selon le communiqué.

La société Lamarthe, créée en 1930 et présente dans plus de 25 pays, avait été reprise en avril 2010 par le groupe familial italien Sergiolin, après avoir été placée en redressement judiciaire l’automne précédent.

Le groupe français Verotrade, propriété de la famille Bensoussan, est spécialisé dans le secteur de la mode et du luxe. Il est propriétaire de licences et de marques comme Georges Rech (sacs), Ramosport (chaussures et sacs), Pierre Cardin(chaussures) ou Daniel Crémieux. Verotrade a aussi acquis fin 2011 un portefeuille de licences de la marque Jean-Louis Scherrer.

«  Déjà présent dans la maroquinerie par le biais de licences, Verotrade profitera de la notoriété et de la qualité des collections de Lamarthe pour conquérir le marché du luxe accessible », indique le nouveau propriétaire. Le dirigeant de la marque, Bertrand Gignoux, va rester en place, avec pour mission de poursuivre la stratégie de montée en gamme du maroquinier. Et pousser son développement à l’international, qui représente déjà plus de 60 % des ventes.

Le nouvel actionnaire qui est également spécialisé dans l’immobilier d’entreprise, va profiter de son expérience pour aider la marque de sacs à main à étendre son réseau de boutiques

Lamarthe est revendu dans un réseau de quelques 500 boutiques multimarques dans 25 pays, et est présent dans les grands magasins. Après avoir fait partie des griffes très connues du secteur dans les années 1980, la maison qui a évolué vers le haut de gamme, a connu de nombreuses difficultés ces dernières années, avec à la clef de lourdes pertes. Son chiffre d’affaires avait ainsi plongé de 16 millions d’euros en 2007 à 9 millions en 2009, dernier chiffre connu. Selon son nouveau propriétaire, le maroquinier a toutefois vu ses ventes repartir, avec «  deux années de croissance à deux chiffre ».

D. CH.

www.lamarthe.com/

BIGDIL lance un nouveau concept de magasin à Casablanca et prévoit de rénover ses 26 magasins au Maroc

Leader des accessoires féminins au Maroc, l’enseigne BIGDIL inaugure un nouveau concept de magasin le mercredi 20 juin dans son point de vente du maarif à casablanca.

Le relooking de cette boutique intervient dans le cadre d’une vaste campagne de modernisation de la marque. L’ensemble du réseau est concerné, soit 26 magasins présents dans les principales villes du Maroc et dont la rénovation interviendra jusqu’en 2016 selon un calendrier précis : 4 magasins cette année, 6 magasins en 2013, 6 magasins en 2014, 5 magasins en 2015 et 5 magasins en 2016. Le coût global de cette opération est estimé à 9 millions de dirhams.

“Notre objectif est de consolider notre position de spécialiste de l’accessoire de mode en capitalisant sur le potentiel de nos équipes et de nos franchises, explique M. Mohamed Mouhyi, Président Directeur Général de BIGDIL. Nos perspectives d’avenir portent en priorité sur l’amélioration de notre chiffre d’affaires au mètre carré grâce à l’optimisation du merchandising, du sourcing de notre offre produit, mais aussi en restructurant nos équipes et en développant de nouveaux partenariats avec des créateurs et des fournisseurs marocains. Nous tablons sur un chiffre d’affaires de 50 millions de dirhams cette année et 56 millions en 2015.”

Possédant une longue expérience dans le domaine du retail et de la distribution, M. Mohamed Mouhyi a été pendant 15 ans Directeur Général de la filiale cosmétique du groupe YVES ROCHER Maroc, avant de devenir Directeur Général et actionnaire de l’enseigne BIGDIL à sa création en 2000.

Pour développer Cette nouvelle génération de magasins, Bigdil a fait appel à Dragon Rouge, cabinet d’architecture spécialisé dans la conception de magasins à Paris.

L’architecture et le design des espaces contribuent à créer un environnement agréable et unique dont les maîtres mots sont la chaleur, la proximité et la simplicité.

Annoncée comme le jardin de l’accessoire, cette boutique 100 % filles possède une identité visuelle marquée par la fleur et un code couleur “vert anis” facilement reconnaissable. Conjuguant modernité et féminité, le nouveau magasin adopte une décoration qui favorise le rêve dans un concept de libre service dédié aux bonnes affaires et à la mode à petits prix.

Proposant une large gamme de styles urbain, basique, classique, élégant, festif, etc…
Le nouveau concept store de BIGDIL sélectionne ses accessoires selon les meilleures tendances du moment. Au programme : des sacs de ville et de plage, des bijoux, des foulards, des ceintures, des chapeaux, des robes de plage et des paréos, des montres, des lunettes, etc… tous les indispensables pour se sentir belle et à la mode ! Renouvelés en fonction des saisons et des offres spéciales (rentrée scolaire, nouvel an, fête des mères, etc…), les produits sont choisis par une équipe de professionnels et étudiés pour répondre à tous les styles et toutes les personnalités, quel que soit l’âge des clientes !

http://www.bigdilmaroc.com/

La renaissance de Courrèges passe par Internet et par la parfumerie

LE MONDE | Par Nicole Vulser

Défilé Courrèges automne-hiver 2002.

Sur un minuscule bout de papier, une citation de Gandhi est restée collée à l’entrée du bureau parisien longtemps occupé par André Courrèges et sa femme, Coqueline : « Celui qui poursuit le passé soit le tue, soit est tué par lui. » Voilà prévenus les repreneurs de cette marque de mode mythique des années 1970. Jacques Bungert et Frédéric Torloting ne sont pas du sérail du luxe, ils viennent de la publicité. Tous deux ont présidé aux destinées de Young & Rubicam Franceavant de reprendre Courrèges en 2011, à la barbe des géants du luxe. LVMH et PPR avaient été recalés malgré leurs offres mieux-disantes financièrement, de plus de 50 millions d’euros. Lorrains tous les deux, les repreneurs ont bénéficié d’appuis de deux banques régionales.

La renaissance d’une marque oubliée est loin d’être aisée. Elle démarre cette semaine avec le retour, dans les magasins spécialisés, des parfums Courrèges. Ils n’étaient plus vendus, hormis de façon homéopathique dans la seule boutique Courrèges, rue François-Ier à Paris.

« Il y a quarante ans, Empreinte était le troisième parfum le plus vendu en France »,explique Robin Schlang, de Lorience, la PME qui a obtenu les licences Courrèges après celles de Mauboussin et de LuluCastagnette. « Au gré des législations, des ingrédients comme les mousses de chêne ou le santal ont été interdits. La composition du nouveau parfum Empreinte a dû être adaptée par un nez de Firmenich – la maison qui avait créé l’original – pour conserver sa senteur initiale »,explique-t-il. Lorience commercialise aussi Eau de Courrèges ainsi qu’un tout nouveau jus, Blanc de Courrèges.

L’âge d’or de Courrèges n’est plus qu’un lointain souvenir. L’usine de Pau, d’où est originaire André Courrèges et où sont confectionnées les collections, ne compte plus que 18 ouvrières, là où jusqu’à 250 petites mains ont pu travailler. Les robes trapèze blanches, argentées ou bleu turquoise, les petits blousons de vinyl, les mini-jupes qui ont égayé et renouvelé la mode au moment où était lancée la fusée Apollo XI sur la Lune n’ont pas vieilli, mais n’étaient plus vendus. La marque, créée en 1961 par un élève de Cristobal Balenciaga, était tombée dans une profonde léthargie.

Coqueline Courrèges, en succédant en 1994 à son mari malade, a dangereusement réduit la voilure. Elle qui l’a tant aidé comme styliste et a mis au point moult projets futuristes – dont, dès 1968, une étonnante collection de voitures électriques – a subi de sérieux revers. Des 180 points de vente que comptait l’entreprise familiale dans les années 1970, il ne restait l’an dernier que la boutique parisienne et trente points de vente au Japon.

En 2010, les comptes, dans l’Hexagone, étaient déficitaires. Le chiffre d’affaires s’était réduit à 7,6 millions d’euros en 2010 en France. Selon M. Bungert, les ventes au Japon représentaient encore l’an dernier 160 millions d’euros.

« Même si le chiffre d’affaires est ridicule en France, la marque bénéficie toujours dans le monde entier d’un capital exceptionnel de notoriété que nous n’aurons pas à financer », se félicite Jacques Bungert.

Didier Grumbach, président de la Fédération de la couture, se souvient qu’André Courrèges a été le premier à mélanger dans ses défilés la haute couture, le prêt-à-porter et une ligne de vêtements de sport. M. Bungert ne compte pas renoueravec cette tradition, stoppée en 2002, « très coûteuse mais qui ne donne pas vraiment de visibilité aux marques, noyées dans un flot d’événements concurrents ».

Les repreneurs ne prévoient aucune dépense somptuaire. Il n’y aura donc pas plus de défilés que de styliste convoité par toutes les griffes. Une équipe de designers maison est aux manettes, avec pour mission de rester dans la continuité. Certains vêtements sont remis au goût du jour, comme les mini-jupes.

La priorité des dirigeants a consisté à lancer un site Internet, qui fonctionne depuis un mois dans l’Hexagone. Les ventes sont déjà proches de celles du magasin parisien. Une trentaine de points de vente dans des grands magasins ont été rouverts dans le monde. Dans les trois prochaines années, les repreneurs comptent ouvrir des boutiques en propre à New York, Moscou, Tokyo, Séoul… Ils songent à multiplier les licences (lunettes, baskets, cosmétiques), envisagent d’éditer en série limitée les voitures électriques de Coqueline avec un industriel.« Nous sommes là pour vingt ans », affirment-ils, comme un slogan publicitaire.

Nicole Vulser

http://www.courreges.com/

Economic Analyisis of Fashion Retail

http://wiki.nus.edu.sg/display/Fashion/Economic+Analyisis+of+Fashion+Retail

1 NATURE OF MARKET

Fashion retail is typically a consumer goods market. It is characterized by very short product life, fickle consumer preferences, numerous competitors, relatively easy entry and exit, and a myriad of manufacturing, marketing and retail alternatives (Richardson, 1996). Over here, we will mainly make references to U.S and Europe where the fashion capitals – New York, Milan, London and Paris – resides. One of the reasons for their leading role in the apparel sector is that they are able to acquire information on future trends in colour, theme and styles in advance, preparing their own collections by combining and interpreting such information with market data (Aktuglu, 2001).

1.1 Products being sold

Products being sold can be divided into three distinct categories – couture, ready-to-wear (RTW) and mass production.

1.1.1 Couture Wear

Couture wears are exclusively tailored by in-house designers and are produced in limited numbers of expensive, high quality garments. Couture houses are organised according to long-established principles, with the couturier (or designer) providing an identity and direction, supported by assistant designers and a premier de l’atelier (head of the work room). Couture houses are regulated by national organisations which ensure that members meet stringent design, manufacturing and commercial regulations.These regulations make couture garments affordable by very few consumers (Wigley, 2004).

Figure 1: (from left to right) Alexis Mabille, Chanel, Valentino and Christian Dior (Photos courtesy of [style.com] )

1.1.2 Ready-to-Wear (RTW)

As such, to be commercially sustainable, the fashion industry provides less wealthy consumers with cheaper garments. The antecedents of this RTW industry are in eighteenth century second-hand clothes dealers who stocked unwanted samples from tailors and dressmakers. Thereafter, manufacturers were making garments to be specifically sold in such outlets, facilitated by their new ability to produce relatively cheap and high quality garments. RTW acquired greater significance during the 1960’s and afterward as the division between it and couture became blurred. Designers were able produced garments which were distinctive and cutting-edge while remaining relatively affordable (Wigley, 2004).
Figure 2: (from top left) Emporio Armani, Diesel Black Gold, Calvin Klien, Ralph Lauren, D&G, Marc Jacobs, Tommy Hilfiger and Hugo. (Photos courtesy of [Style.com]  and [GQ.com] )

1.1.3 Mass Production

Mass production of clothing was pioneered during the early twentieth century. The process of manufacturing a large number of garments involves fabric testing, pattern cutting, sizing, and assembly. Today, this process is often computerised, using design software to plan the process and automatic machinery to carry it out. Typically, independent companies undertake mass production on behalf of the brand under which the garments are sold, usually high street brands such as Marks and Spencer. As the fortunes of this company illustrate, predicting styles sizes and delivering consistent quality to the customer is challenging. The most successful mass-market retailers have sophisticated forecasting techniques, just-in-time manufacturing, efficient distribution and effective marketing (Wigley, 2004).

A related concept to mass production is fast fashion. They are clothing collections emulating the latest trends on the catwalk that are designed, manufactured swiftly and are priced at an affordable range. It mostly targets mainstream consumers as « they want to be able to buy the things celebrities are wearing or they want to be able to buy into the trends that they’ve seen from the catwalk as quickly as possible » (Fast Fashion, 2004). Some well-known brands that are riding on the fast fashion bandwagon are Zara, H&M, Forever 21, TopShop and Mango.

Figure 3: Images of shops of popular brands such as Forever 21, Zara, Topshop, H&M and Mango (Photos courtesy of [style.com] )

Products being sold are women’s fashion clothing and accessories, women’s standard or non-fashion items, men’s apparel and accessories as well as teens’ and junior clothing and accessories.

1.2 Retail Venues

All these are sold in departmental stores (E.g. U.S: Bloomingdale’s,Target, Wal-Mart, Nordstrom. Europe: Marks and Spencer, Printemps, H&M), boutiques, chain stores, outlet stores and malls.

A study conducted by Fowler & Clodfelter (2001) compared the garments sold at outlet and departmental store and found that  there were only minor differences in their outward appearance as well as the materials used. To differentiate garments sold at the outlet store from the departmental store, both labels were slightly different. For instance, Ralph Lauren outlet shirts have a cream-coloured dot woven into the label; Tommy Hilfiger outlet shirts bore a crest while those from the departmental store had a flag. Despite the variations, only savvy consumers will be aware of these differences. In terms of pricing, garments sold at the outlet store were about 30% lower than in the departmental store since no middleman is involved. However, fashion merchandise offered at the departmental store might not be found at outlet stores simultaneously, only basic merchandises are.

1.3 Price Determination

Pricing strategies are determined by: market factors – market and city characteristics (metropolitan, small city, urban, suburban; chain factors – chain size, positioning, with regards to corporate mission and policies; store factors – store size, category assortment; category factors – size assortment, storability, extent of necessity; brand factors – brand equity or preference, relative brand advertising, relative trade deals and customer factors – consumer sensitivity to price changes (Shankar & Bolton, 2004).

1.3.1 Price Tiers

Prices can also be determined by price tiers. The number of tiers is either market or product specific. Market specific prices can be placed on 3 different levels: national brand, store brand and generic brand. Product specific prices are determined by perceived value and their price, whether they are in the economy, middle market or premium. (Shankar and Bolton, 2004).
Taking Gap, Inc. for example, it is a specialty retailer, who enacts a three-tier price strategy, targeting three specific price and consumer markets through diverse retail formats: Old Navy (economy), Gap (middle), and Banana Republic (premium). Although Gap, Inc. retailers are specialty apparel and accessory retailers, all are distinctly positioned and priced based on a price tier. Retail formats are characterized by price point, product type, positioning, and life stages (Gap, Inc., 2004). Another example would be Levi’s, where Levi’s Signature in in the economy tier, Red Tab is in the middle tier and Levi’s Premium is in the premium tier (Author, 2005)

1.3.2 Theory of Clearance Sales

According to the Theory of Clearance Sales, sales can be categorized into 3 types: pre-season, within-season and clearance sales. The phenomenon of clearance sales is much more prominent and it arises from the unpredictability of style, color, pattern and consumers’ preferences. Since retailers are clueless about consumers’ preferences, the apparels are offered in the first period at an initial price. Once consumers’ choices are known, apparels sell out fast when consumer reservation prices exceed the initial price. On the other hand, if the consumers’ reservation prices below the initial price, the store than picks an optimal markdown price.(Pashigian, 1988)

1.3.3 Price and Consumers

Consumers also use price as an indicator of product quality because they believe market prices are determined by the forces of competitive supply and demand. They assume that a garment with a high price meets high quality standards and vice versa. Consumers use price as a cue to quality because it is visible and known. That is, prior to the purchase, price is easier to compare as opposed to the quality features and durability of the garments. When the consumer can’t readily see other differences in two identical garments, price is the vital piece of information available for use in evaluating quality (Fowler & Clodfelter, 2001).

1.4 Searching and Matching

Buyers and sellers find each other through a number of ways:

1.4.1 Trickle Down Theory

The upper class in a society is the leader of new fashion (Law, Zhang and Leung, 2004). Fashion that is adopted by the upper class will soon be imitated by each succeeding lower class until they have « trickled-down » to the lowest class (Sproles, 1981)

1.4.2 Mass Market Theory

The mass production combined with mass communications make new styles and information about new styles available simultaneously to all socioeconomic classes. Fashion diffusion has the opportunity to begin essentially the same time within each class. (Sproles, 1981).

1.4.3 Collective Selection Theory

New fashions emerge from a process of collective selection, where collective tastes are formed by many people. During this process, many new styles will compete for acceptance by consumers. The styles that are welcomed and acknowledged as fashionable will gain a competitive edge over others. Consumers’ tastes are vaguely defined initially, but the selections of innovators will give more precise statement of appropriate tastes. The designer’s prestige may also further legitimize his/her choice in adopting the new fashion (Sproles, 1981).

1.4.4 Subculture Leadership Theory

Fashion originates from different subcultures in the society (e.g. blacks, youths, blue collar workers and ethnic minorities)(Law, Zhang and Leung, 2004). Their unique style will eventually emerge; noticed by the larger population and become admired for its creativity, artistic excellence, or relevance to current lifestyles. The style then diffuses into the mass population through either the trickle-down process or mass market mechanisms (Sproles, 1981).

2 MARKET MAKERS, COMPETITION AND COOPERATION

2.1 The Retail Industry

This wiki page is focused on the fashion retail markets in US as well as Europe as those places are where the fashion capitals are found namely, Paris, London, Milan and New York. Each market has varying market makers, defined by a few large powerful actors responsible for shaping market institutions. In the global luxury fashion retail market, there are mainly three large fashion conglomerates competing with one another: LVMH, PPR and Richemont. They can be considered the market makers of the fashion retail market as they each own a substantial number of luxurious brands in the market and thus, possess power to decide and influence the rest of the fashion market.

2.2 The Market Makers

A myriad of factors define the fashion retail market, namely the interactions among fashion companies and the interaction between fashion companies and the consumer. On the surface, it may seem like there are many fashion brands competing with one another. In reality, some of the brands selling similar products, are actually owned by the same fashion company. For example, LVMH, the french holding conglomerate, owns Louis Vuitton and Fendi, both of which are luxury fashion brands.

2.2.1 LVMH

LVMH, also known as LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, is one of the world’s largest luxury-goods company, home to around 60 luxury brands in various sectors such as fashion and leather goods, wine and spirits, perfumes and cosmetics as well as watches and jewellery. A tabulation of the amount of revenue generated by each business group within the large conglomerate is shown in Table 1 below. Also, The various luxurious brands owned by this French holding company are listed in Table 2.

Table 1: Table of revenue generated by various sectors of LVMH from Year 2007 to Year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Wines and Spirits 3,226 3,126 2,740
Fashion and Leather Goods 5,628 6,010 6,302
Perfumes and Cosmetics 2,731 2,868 2,741
Watches and Jewellery 833 879 764
Selective Retailing 4,164 4,376 4,533
Other activities and eliminations (101) (66) (27)
Total 16,481 17,193 17,053

Source:LVMH Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Table 2: Table of brands from various sectors under LVMH

Wines and Spirits
·         Moët et Chandon
·         Dom Pérignon
·         Krug
·         Château d’Yquem
·         Glenmorangie
·         Belvedere Vodka
·         Chopin vodka
·         Hennessy
·         Domaine Chandon California
Fashion and Leather Goods
·         Louis Vuitton
·         Fendi
·         Donna Karan
·         Loewe
·         Marc Jacobs
·         Kenzo
·         Givenchy
·         Thomas Pink
·         Pucci
·         Berluti
·         Stefanobi
·         Rossimoda
·         Celine
Perfumes and Cosmetics
·         Parfums Christian Dior
·         Guerlain
·         Parfums Givenchy
·         Parfums Kenzo
·         Benefit
·         Make Up For Ever
·         Acqua di Parma
·         Parfums Loewe
Watches and Jewellery
·         TAG Heuer
·         Hublot
·         Zenith
·         Chaumet
·         Dior Watches
·         Fred
·         De Beers
Selective Retailing
·         DFS
·         Miami Cruiseline
·         Sephora
·         Le Bon Marche

Source: LVMH Annual Report 2009 (accessed on 8  April 2010)

2.2.2 PPR

PPR is a French multinational conglomerate, not too far behind LVMH in the fashion market. It was formerly called Pinault-Printemps-Redoute, but was shorterned to PPR on 18 May 2005. It has 5 main subsidaries under its company name: Fnac, Redcats Group, Conforama, Puma and Gucci Group.The following table reveals the breakdown by revenue generated by the various subsidaries in year 2009:

Table 3: Table of revenue generated by various subsidaries of PPR in year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Fnac 4,583.5 4,587 4,375
Redcats Group 3,764.5 3,699 3,386
Conforama 3,313 3,168 2,928
Puma 1,717.6 2,524 2,461
Gucci Group 2,175.4 3,380 3,390
Total 15,554 17,358 16,540

Source: PPR Annual Report 2007PPR Annual Report 2008 and PPR Official Website (accessed 8 April 2010)

Gucci Group is the luxury good subsidary, whereby global fashion brands such as Gucci, Bottega Veneta and Yves Saint Laurent pave the way for younger brands such as Balenciaga, Alexander McQueen, Stella McCartney, Boucheron and Sergio Rossi. In year 2009, €3,390 million of revenue was generated by the Gucci Group. The following piechart obtained from PPR’s official website itself reveals the breakdown of revenue by brand in year 2009:

Figure 4: Piechart of breakdown of revenue by brand of Gucci Group of PPR in year 2009 

Source: PPR official website (accessed on 8 April 2010)

2.2.3 Richemont

Richemont is a Swiss luxury goods company founded in 1988, with five key areas: jewellery, watches, writing instruments, leather and accessories, and clothing. It is the third largest luxury good international conglomerate, trailing behind LVMH and PPR. The following shows the amount of sales generated by various maisons of Richemont.

Table 4: Table of sales generated by various maisons of Richemont from year 2007 to year 2009

Millions of Euros Year 2007 Year 2008 Year 2009
Jewellery 2,435 2,657 2,762
Specialist Watchmakers 1,203 1,378 1,437
Writing Instruments 585 625 587
Leather and Accessories 307 309 294
Fashion and Accessories 297 321 338
Total 4,827 5,290 5,418

Source: Richemont Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Table 5: Table of brands from various maisons under Richemont

Jewellery
  • Cartier
  • Van Cleef & Arpels
Specialist Watchmakers
  • Piaget
  • A. Lange & Sohne
  • Jaeger-LeCoultre
  • Vacheron Constantin
  • Officine Panerai
  • International Watch Co. Schaffhausen (IWC Schaffhausen)
  • Baume & Mercier
  • Manufacture Roger Dubuis
  • Ralph Lauren Timepieces
Writing Instruments
  • Montblanc
Leather and Accessories
  • Dunhill (London)
  • Lancel (Paris)
Fashion and Accessories
  • Chloe
  • Alaia (Paris)
  • Shanghai Tang
  • Purdey

Source: Richemont Annual Report 2009 (accessed on 8 April 2010)

Almost half of Richemont’s main revenue stems from the sales of specialised watchmaking, however, a portion of its revenue is generated from fashion and accessories as well. Brands such as Dunhill, Lancel, Chloe and Shanghai Tang are the more famous fashion brands with outlets available in many parts of the world.

2.2.4 Consumers

The retailers seem to have the most power in defining the market as they possess the power to market goods at prices desirable to them. However, the market price is in fact also determined by consumers. According to basic economic theory, the price of a good is determined by the demand by consumers and supply of the good by the producers in the economy. (J. F. Muth, 1961) Especially for the fashion retail market, fashion trends are forecasted by analysing results of consumer’s emotions towards the previous trend. (H.S Cho et. al., 2005) Hence, consumers do play a vital role in forming the fashion retail market as well.

2.3 Competition and Cooperation

2.3.1 Diversification

One method in which fashion companies compete with one another is through diversification. In order to gain a larger market share, a company may set up different kinds of shops, retailing clothings of varying prices to target different groups of consumers. The fashion retail industry may be segregated into three tiers: economy, middle market or premium, depending on the range of prices of the fashion piece. Fashion companies have various strategies to attract consumers to purchase their products. For example, American Apparel, though at the lower end of the price scale, generate revenue by mass production of designs which are in the current trend. On the other hand, premium fashion brands such as Prada has already established classic designs of fashion products such as the handbags, which are targeted at less price-sensitive consumers who do not mind paying more to purchase a product early in the season. (G.M. Allenby et. al., 1996)

Some large companies diversify to tap into all three markets in order to capture different market shares. Also, fashion companies may choose to diversify into specific fashion apparels such as atheletic apparels, fashion accessories such as handbags, shoes etc. One good example is Gap Inc., which has 5 different brands under its company’s name: GAP, Banana Republic, Old Navy, Piperlime and Athleta. Old Navy is targetted at the economy price-tiered market, GAP is targetted at the middle-market price-tiered market while Banana Republic is targetted at the premium price-tiered market. Piperlime is an online shop managed by Gap Inc. which retails shoes and handbags of other brands while Athleta is a brand specially targetted at women atheletic sportswear. (Gap Inc., 2010) 
Figure 5: Photo collage of retail stores of two brands, GAP and Banana Republic, both owned by Gap Inc. (Photo courtesy of Gap Inc. )

2.3.2 Extrapolating the trend

Companies have a group of designers to plan, nearly half a year ahead, what the trend for the next season will be. Fashion pieces designed, will be modelled down a runway at fashion shows typically held at fashion hubs around the world to showcase the new collection. The biggest fashion weeks are held regularly according to the seasons in the top fashion capitals in the world, namely Paris, London, Milan and New York. (British Fashion Council, 2008) These centralised fashion shows are meant to showcase the new collection to the press, which will subsequently be disseminated to the public through the media, thus setting fashion trends and fashion statements through such avenues. (N. M. Rantisi, 2001)

Figure 6 : A photo collage of Gucci Spring Fashion Week in Milan, 2010 (Photo taken from Coutorture.com )

2.3.3 Branding and Advertising

According to John Durrel (1998), branding represents “a consistency of quality and meaning associated with a designer’s collections that will carry over from year to year”. Despite changes in design from one season to the next, these changes in fact reinforce the particular company’s image. (N. M. Rantisi, 2001) For example, most Louis Vuitton fashion accessories like their handbags and purses would carry its logo, which represents not only the brand, but also the prestige attached to the luxury brand. Thus, many fashion companies in the industry use advertising to appeal to selective rather than primary buying motives. (W. R. Smith, 1956) 
Figure 7: Photo collage of two different designs of Louis Vuitton accessories, the former being the classic design while the latter being one of the modern designs. (Photos courtesy of [Style.com] )

2.3.4 Vertical Integration

Some of the bigger fashion companies are vertically integrated with their line of production so as to be able to shortern production cycle and be able to adapt to the current demand as well as customer satisfaction. (J. Richardson, 1996) In rapidly changing and highly competitive industries such as the fashion retail market where products have short product life and differentiation advantages may be quickly imitated, it is important for fashion companies to be sensitive to changes in fashion trends and to be able to swiftly change their line of production when the need arises. This concept is called Quick Response,a philosophy in management which refers to a mode of operation for the wntire supple chains that produce consumer products so that customers receive the products they want in the desired timeframe. (S. Daskalaki, n.d.)


Figure 8: Photo Collage of the American Apparel factory located in Los Angeles (left) and one of the many American Apparel retail stores (right) available in many parts of the world such as United States, Austria, Belgium, Israel, Italy, Ireland, Japan, Korea, Netherlands, Switzerland, China, Germany, Canada, France, Sweden, Mexico, United Kingdom, Brazil and Australia. (Photo courtesy of Foxnews.com)

One good example to illustrate this point is American Apparel, one of the largest apparel wholesalers in the United States. This company has integrated manufacturing, distribution and retail together, with every step of the process done in-house and not replying on outsourcing. From designing and marketing, fabric storage to warehouse distribution and retail, all of it is owned by American Apparel.

2.3.5 Horizontal Integration

One of the methods of competing with other fashion companies would either be to cooperate with them and form an alliance, or to take over smaller firms, a process known as acquisition.One good example would be PPR, one of the fashion conglomerates in the fashion retail market. In 1999, PPR bought over 42% of the Gucci group, entering the luxury goods sector. Since then, PPR has slowly acquired more of the shares such that it currently holds 99.4% of stakes of the Gucci Group. Also, in 2007, the fashion conglomerate acquired 62.1% stake in Puma, one of the world leader in sports lifestyle. (PPR, 2010)

2.3.6 Media

One of the most powerful tool to enhance its brand image and raise awareness of one’s fashion brand is through mass media. From fashion magazines such as Vogue, to television channels dedicated only to fashion such as FTV.com, it can be seen that media plays an important role in promoting one’s fashion brand or company. At fashion shows held around the world in fashion hubs, the press is present to document the release of the newest collection from various fashion brands. Through newspapers, fashion magazines and even fashion websites, the new season’s fashion trend is being broadcasted to millions of people theough these media.

Fashion companies also collaborate with media artistes to enhance its brand image, through endoresements and  advertisments. For example, in 2009 for their spring/summer collection, Louis Vuitton engaged Madonna, the pop music icon to be featured on their advertisments together with their products. (LVMH, 2009)

Figure 9: Two Louis Vuitton advertisements featuring Madonna from LV/s Spring/Summer Collection 2009 (Photos courtesy of Cyana.tv )

2.3.7 Factory Outlets

Usually, retail stores such as Prada clear the stocks of past seasons or unsold goods through the factory outlets where prices of goods will be decreased by a significant percentage. There is an increasing trend of companies to use this method to raise awareness of their brands as consumers nowadays would not mind obtaining a branded good, even if it was past the season, at a lower price. For example, brands like Tommy Hilfilger, Puma and United Colours of Benetton set up factory outlets in India to suit economic needs of price-conscious consumers by selling their goods at lower prices. (Chaudhary, 2008)

3 EFFECTS OF FASHION ON CONSUMERS AND CONSUMPTION

The consumption of fashion can be traced all the way back to the 16thand 17th Century Europe and took off amongst the European nobility. Queen Elizabeth I used the dramatic spectacle of fashion as a display of governmental power. She also forced competition between the nobility by removing them from their locality where they were clearly superior, forcing them to attend the London Court where they had to compete with equals. In the past, commodities were chosen because of their ability to appreciate in value as time passed with the idea that they would be passed down to succeeding generations as inheritances, while newness and novelty were seen as marks of commonness. However, the Elizabethan noblemen now began to spend less on his family and began to spend more to secure his place in this new social competition. Goods selected as markers in a social competition require very different characteristics than those purchased to be handed down. Now, consumers focus on the ability of the commodity to express the individuality of the consumers, his/her difference from others of the same social rank. By the 17thand 18th Century, this competitive consumption spread beyond the London Court to create new institutions and lay the foundation of consumer culture.

Figure 10: Elizabethan fashion during the late 1500s to early 1600s.« Traditional hierarchy of taste was a product merely of snobbery and the desire for distinction… »

Elizabeth Wilson ‘Adorned in dreams: fashion and modernity’

Individuals began to assume the role of a consumer in the economy. Consumers interpret fashion and use it to create personalised consumption meanings. Western fashion patterns, which are categorized by novelty, constant renewing and updating, infused with advertising and mass media is considered an important basis of the ideology of consumption. Consumers actively combine and adapt culturally established fashion discourses to fit the conditions of their daily life, using fashion discourses to forge self defining social distinctions and boundaries. They use fashion to construct narratives of personal history, and interpret the interpersonal dynamics of their social sphere, helping us to understand their relationship to the consumer culture.

The fashion phenomenon has raised many issues:

1)      Morality of consumerism

2)      The conditions of self worth

3)      The pursuit of individuality

4)      The relation of appearance

5)      Character traits

6)      The dynamics of social relationships

7)      Reinforcing of gender roles

8)      Standards of taste

9)      Economic inequality and

10)   Social class standing.

3.1 Stigmatizing and Stereotyping

Fashion affects the way people perceive each other.  We perceive a person’s personality through the fashion or the style that one may have. Fashion acts as a symbolic representation of one’s gender, culture and even a person’s characteristics, creating stigma and stereotyping of a person background, etc. For example, it is stereotypical to think that Indian women wear saris, while Scottish men wear kilts.  

Figure 11: Indian women are often typically portrayed as wearing saris (right) while Scottish men are known for wearing kilts (left)

Fashion intertwines into the consumers’ self-identities and social relationships. In Craig J. Thompson and Diana L. Haytko’s article, “Speaking of Fashion: Consumer’s Uses of Fashion Discourses and the Appropriation of Countervailing Culture Meaning”, one sees that people judge and have perceptions of others through others’ fashion and style.  Through the right fashion and style, it may represent creativity, organization, competence and conscientiousness, while the outdated fashion or wrong style may represent “the undesirable…broader implication of not being able to effectively put one’s life together”.

The searching and matching in certain organizations such as fashion industries depend greatly on the selling of an individual’s appearance and ‘first impressions’. Employment becomes intertwined with the bias due to stereotyping. Skill sets are placed second place to one’s ability to ‘speak’ through their physical appearance. There is a dependency of the society on fashion to create distinctions and justify class division.

« Adornment… which gathers the personality’s … radiance as if in a focal point, allows the mere having the person to become a visible quality of its being. And this is so, not although adornment is superfluous, but because it is… This very accentuation of personality, however, is achieved by means of an impersonal trait… [for] style is always something general. It brings the contents of personal life and activity to form shared by many and accessible to many. »Georg Simmel ‘Adornment’

3.1.1 A divide between the people

Fashion emphasises on the divide between classes in a society, reinforcing class stratification. It acts as a statement of wealth and prestige, or the lack thereof. The ownership of labels and branding of products serves as distinguishing markers of social economic class. For example, the upper class will naturally seek to establish their wealth and social standing through donning haute couture or using high-end products while the lower classes make do with mass produced items and street fashion.

The creation of new social classes, the subcultures and/or countercultures, is apparently evident through fashion and style. Subcultures and countercultures adhere to a distinctive set of values, norms and practices within a larger culture that may oppose the dominant culture. Fashion works to distinguish social circles, class status(mainly based on socio-economic status) and subcultures. For instance, hip hop fashion with its trademark heavy gold or bling-bling jewelleries, sneakers, baggy pants and more importantly, attitudes have been long established and easily recognizable throughout the world.  

Figure 12: The Hiphop fashion has been known to have bling-bling, oversized shades and baggy pants. (Photos courtesy of popsugar.com )

It becomes relatively easy to identify some subcultures’ in a society through their styles such as punk, grunge or hip hop as soon as they have become widely known and as long as they are used consistently, but there are no dictionaries in the language of fashion. As such, fashion puts a society’s social hierarchy on display when it makes it easy for one to identify a person’s social background or social culture through one’s dressing. It was once easy to judge, by the quality and amount of fabric or the amount of labour-intensive lace and embroidery, the social status of a person, which only knew the dimensions of « up » or « down ». However nowadays there are many more dimensions to consider, e.g. progressive or conservative, high or low educational level, high or low ecological awareness and more. They all seek expression through consumer goods.

3.1.2 Reflects expectations that come along with occupational status and prestige

3.1.2.1 Expectations

Fashion reflects expectations that come along with occupational status and prestige. Different occupations demand different fashion style. High end job position holders are expected to possess designer products as a reflection and a symbol of their power and prestige. For example, the fashion that a CEO has is immensely different from that of a road sweeper. The CEO, being at the top of the occupation ladder, would be expected to wear branded apparels and drive high-end cars, while a road sweeper, being at the bottom of the occupation ladder, would not be expected to possess anything fashionable or stylish to reflect his wealth and status. Fashion sells the ideals on what a CEO should wear and possess. It is rare to find fashion defining dressing ideals of a road sweeper. More importantly, with the advent of the World Wide Web, one can easily google outfits suitable for their job scope. Mass media is extremely important in the definition of job appropriate attire.For instance, the teaching profession .

Figure 13: Formal office attire (Photos courtesy of Victoria’s Secret )

3.1.2.2 Fashion as a reflection of job scopes and titles

By fulfilling expectations of one’s job, fashion is constantly used an identification of job scopes purely through what we observe and interpret from one’s attire.

 

“A Hollywood star flaunts her beauty at the Oscar ceremony, clad in an exiguous gown while the German graphic artist Jeanne Mammen used dress to disappear in Weimar Berlin to enjoy the freedom of being overlooked.”

3.1.3 Fashion blurring the line…


Figures 14 & 15 : On the runway: Men exude feminity, soft features along with softer fabrics such as satin, and feminine colours, while females take on the structured and masculine tailoring. (Photo courtesy of imyouare.com and coutorture.com )

While fashion acts as a representation of gender and culture everywhere and acts as a divide for social spaces, it subtly advocates equality within gender and sexuality. In the past, men’s fashion was masculine with dark colour shades like black or dark shades of grey. The 20th Century ushered a new era of fashion for females and males. As fashion evolved, we see the blurring of the line between the strict male-female fashion styles. Before the 20th Century, females were expected to wear dresses and skirts as a symbol of their being female, and wearing pants or suits was unthinkable. The 1960s Women’s Liberation in the United States of America saw, for the first time in American history, the giving of women the freedom to dress as they had never been able to before. Since then, we have witnessed the evolution of fashion for not only females but for males as well.

For example, in the 21st Century, we see the fusion of female and male fashion styles together, with men’s fashion adopting some characteristics of the women’s fashion, and vice versa. Now, we see tote bags are not only fashionable in the women’s fashion sphere, but also in the men’s fashion sphere as well; while we see the rise in popularity of women’s pants suits.

3.2 Fusion of Western and Asian Culture in Fashion

Fashion has permeated from the West into Asian culture as early as the 19th Century when Japan began to emulate Western fashion. Since then, western fashion has integrated itself together with Asian culture and fashion to form what is now called street fashion in several Asian countries, like Japan, South Korea, and Taiwan. In Japan, Western brands like American brand Abercrombie & Fitch and Swedish fast fashion brand H&M have become popular among aspiring American-preppy Japanese teens as Abercrombie & Fitch opens its first flagship store just steps away from H&M in Ginza, Japan’s upscale shopping district. The fusion of Western culture with Asian culture can be seen in several Japanese street fashion brands such as Uniqlo, A Bathing Ape and Comme des Garçons. These Japanese street fashion brands have reached international success, with the most popular brands having flagship stores in the West. Western fashion has also influenced Indian high fashion culture, with the Indian traditional attire and fashion taking the backseat.

Figures 16 and 17: Japanese street fashion (left) and Korean street fashion (right) (Photos courtesy of tokyofashion.com and flickr.com )

3.3 Fashion Deviance

Over the years, we see the rise in a different sort of fashion all together—the idolising of fashion deviant behaviour. The portrayal of fashion-deviance has been gaining popularity with the rise in the mass media. Avant-garde fashion is fashion that is seen as experimental fashion or innovative fashion, and one of the most prominent avant-garde fashion designers is French haute couture fashion designer, Jean-Paul Gaultier. Gaultier has been known for using unique looking models in his fashion shows of all different shapes, sizes and ages. In Interviewhe explained that, “I have never really cared about what fashion’s ideal was. There are different kinds of beauty and I always try to show that.” 

Figure 18: Avant-garde fashion being a form of fashion deviance (Photo courtesy of frillr.com )

Fashion deviance is not only seen in famous fashion designers but also in celebrities such as Lady Gaga, who is famous for her outrageous sense of dressing and her avant-garde music style. Such fashion deviance is a way of portrayal of one’s own personality through originality and individuality. Furthermore, such deviant fashion behaviour serves as effective marketing strategy with free publicity due to the different and outrageous style that will capture people’s attention. 

Figure 19: Pop icon, Lady Gaga, who is famous for her outrageous sense of dressing and avant-garde music style, at the 2009 MTV Video Music Awards (Photo courtesy of55secretstreet.typepad.com )

Fashion deviance emphasises on uniformity and individuality simultaneously. Fashion reinforces social solidarity and imposes social group norms, while the deviations are usually experienced as shocking or disturbing. People incorporate moral implications of clothes into their social consciousness such that our language reflects it: words such as ‘right’, ‘good’, ‘fashionista’ and ‘chic’ are used to express approval of clothes while words such as ‘shabby’ and ‘slipshod’ are used to express disapproval. To seek approval among one’s peers, people follow trends, and use products that reflect the current trends respectively. However, to prevent themselves from looking exactly the same as the person beside them, accessories become essential in the pursuit of individuality. Individuals may conform to the now social norm, such as dressing mannerisms (e.g.: leggings or skinny jeans), but they may accessorise to define and bring forth their own personal styles, such as boho-chic, urban, mod, metrosexual, avant-garde, etc.

 

« To dress fashionably is both to stand out and to merge with the crowd, to lay claim to the exclusive and to follow the herd. »

 

3.4 Creation of Consumer Culture

Consumer culture or consumerism, defined by Webster’s dictionary, is “the movement seeking to protect and inform consumers by requiring such practices as honest packaging and advertising, product guarantees, and improved safety standards”, or “the theory that a progressively greater consumption of goods is economically beneficial”.

Fashion creates a desire for ownership. Coupled with mass media and advertising, market makers sell lifestyles and consumers consume such products and lifestyles in hope for upward mobility in the social hierarchy. This creates a culture of hedonism through the impression that one can purchase a status and in turn, ‘happiness’. As such, this new consumer culture lays the foundations for consumption, and demand and supply, of fashion in a society.

Along with this, individuals learn how to be ‘consumers’, needing to purchase products that essential to their socio-economic status. As a result, there is a creation of consumer concepts such as ‘savings’, ‘budgeting’ and ‘overspending’, where people learn the concepts of saving, budgeting and overspending with the increase in consumption.  Fashion often starts from the fashion designers and celebrities themselves. As people have the desire to emulate celebrities who are major role models in fashion, such fashion often begins from the celebrities themselves, with people consuming products that have been endorsed, worn or used by the celebrities. More importantly, fashion provides a way for one to create an image they desire others to perceive. In this sense, fashion does not serve as an accurate tool of identifying class.

The fashion industry’s main way of advertising is through endorsements, where companies typically contract athletes or celebrities to release a written or spoken statement approving their products. Endorsements are used as promotional tools and grant the brands exposure that yiels short term benefits and long term rewards. It creates exposure for brands, positions and repositions existing brands as well as new brands. It give extensive public relations leverage and opportunities to the brands and promotes the brand appeal, hence encouraging people to buy the products and increasing the sales for the brands’ companies.

However, fashion, as they say, comes and goes and is never constant. For example, in long running TV shows like the US sitcom Friends, we see the gradual change in fashion and style in the clothes that the characters wear throughout the show. But with the ever changing trends and fashion, we see that people have to constantly buy and consume new goods and services to stay in fashion. The frequent renewal of fashion in our capitalistic society makes it an effective marketing strategy as the constant updating of ‘trends’ and the human desire to fit in keeps the fashion industry alive.

Figures 20 and 21: The tremendous fashion style difference can be seen in Season 10 (left) and Season 1 (right) of famous TV sitcom Friends (Photos courtesy ofcliqueclack.com )

Figures 22 and 23: The difference in fashion style being portrayed in two different productions of TV show Beverly Hills, 90210 in the 1990s (left) and the current production of 90210 today (right) (Photos courtesy of materialconcern.com and greenthinkers.org )
Fashion speaks Capitalism… fashion is as much a part of the dream world of capitalism as of its economy…

 

Fashion, in a sense is change. The reactions of fashion on changes in activities and life styles can be found in sports. It is unusual to see athletes today performing at high levels without the appropriate accessories and apparels designed to provide comfort and protection under extreme conditions. Specialised apparels (Nike dri-fit for sports) and accessories have been designed and made popular and essential, such as basketball shoes, tennis rackets, or golf clubs. Another example can be seen in how smart-casual outfits have become more popular with professionals, given the increasing need of socializing after work. (Hines et al). This has been a utilitarian response from fashion to society’s changes. Koenig’s neophilia can be understood as the acceptance of human beings to new things. It is at this stage where fashion finds the opportunity to change and innovate in order to satisfy people’s need to wear new things.

4 FASHION FITTING INTO THE LARGER PRODUCT WORLD

As fashion is defined as a general term for the style and custom prevalent at a given time, it is itself a very broad-based concept where any prevailing style or custom in tangible goods can be purchased. It extends its characteristics into the larger product world as for consumerism to take place; it depends highly on what is fashionable then/now. Fashion, hence, is one of the main driving forces of consumerism. Most of the revenue in the market is driven by people’s consumption of products and services that are fashionable due to their desire for acceptance by society.

4.1 Influence of Fashion into Other Industries and Markets

While fashion may be a term that is associated mostly with clothes, it has huge impact on other industries and markets, such as the Hollywood industry, digital games industry and the sports industry. 

Figure 24: The Sports industry and the Hollywood (film) industry has been greatly influenced by fashion throughout the years (Photos courtesy of thesportscorner.ca ,threadhall.wordpress.com and artsjournal.com )

4.1.1 Hollywood

Hollywood revolves around fashion. Its industry carries the expectations of their consumers to keep up with an emulate fashion trends. Hollywood celebrities are seen as representatives of fashion. Several style icons, such as Sienna Miller, Sarah Jessica Parker, Alexa Chung, Marilyn Monroe, are Hollywood celebrities who have achieved high praises for their sense of style, with many trying to emulate thier styles. Another example can be seen in the 1970s actress, Farrah Fawcett, whose hairstyle (named the « Farrah Do » or « Farrah Hair ») made her an international pop icon and her hairstyle became an international trend, with millions of young women trying to emulate her hairstyle for nearly a decade from the beginning of the 1970s to the early 1980s.

Several Hollywood actors and actresses have also been featured as the faces of famous brands over the years. Perfumes are launched with Hollywood celebrities as the spokesmodels of the products, such as Charlize Theron for Dior’s j’adore, Nicole Kidman for Chanel’s Nº 5, Anne Hathaway for Lancôme’s Magnifique and Ryan Reynolds for Hugo Boss Fragrances. Hollywood celebrities can also be found as faces of luxury brands as well, with Emma Watson for Burberry and Megan Fox fronting Armani’s underwear campaign.

Figures 25 and 26: Harry Potter’s star Emma Watson as the spokesmodel for British luxury brand, Burberry (left), while Charlize Theron is the spokesmodel for Dior’s perfume j’adore (right) (Photos courtesy of youngpoorandangry.com and piercemattiepublicrelations.com )

We have seen several Hollywood celebrities going into the fashion designing industry as well. For example, Sienna Miller has a label backed by Pepe Jeans called Twenty8Twelve, Sarah Jessica Parker has a fashion line with discount clothing chain Steven & Barry’s named Bitten, while Hilary Duff launched her own clothing line, Stuff by Hilary Duff, in March 2004 (which has since expanded into furnitures, fragrances and jewelry) and hs since co-designed a collection of special pieces with DKNY Jeaans called Femme for DKNY in 2009. Furthermore, several fashion frands have named their products after celebrities, such as Hermès’ Kelly and Birkin bags being named after famous actresses, Grace Kelly and Jane Birkin respectively.

Figure 27: The different clothing lines launched by Hollywood stars (Photos courtesy of twenty8twelve.com , surrealistlovescene.wordpress and girl.com.au )

The Hollywood industry has been making films and these films have both influenced the fashion industry as well as been influenced by the fashion industry. Hollywood films have been glamorised by fashion as seen in many sitcoms and movies where actors don on newly released or limited edition accessories and apparels. For example, the movie, Legally Blonde II featured extensively the brand Jimmy Choo, while Le Divorce featured Hermès in the movie. Popular TV show, Sex and the City also promoted both Jimmy Choo and Manolo Blahnik.

Figure 28: Movies like Legally Blonde 2 and Le Divorce features brands like Jimmy Choo and Hermès extensively (Photos courtesy of 6×4.es andelmundodepeliculas.org )

Famed pioneering French fashion designer Coco Chanel’s life was also made into several biopic over the years, the most recent one being entitled Coco avant Chanel(French title) or Coco Before Chanel (English title). The film was nominated for four BAFTA Awards, three European Film Awards, six César Awards and the Academy Award for Best Costume Design. The production of Coco Before Chanel shows how pioneers of fashion (in relation to Coco Chanel) are givne a status that makes them worthy of having their lives documneted. It symbolises how far fashion has come and its establishment of its power, as well as its importance and influence in Hollywood.

Figure 29: The biopic, Coco Before Chanel, documents famed pioneer French fashion designer, Coco Chanel’s life (Photo courtesy of filmmofilia.com )

Award ceremonies, such as the Academy Awards (also known as the Oscars), Emmy Awards (for Television) and BAFTA Awards, have an award category for Best Costume Deisgn. Other film award shows like MTV Movie Awards (MMAs) have an award category for Best Dressed, although MTV Movie Awards retired the category after the 2002 MMAs. This shows the influence of style and fashion in films and TV shows in not only Hollywood but in the film industry as a whole.

Figure 30: Several fashion magazines follows and offer tips on how to emulate the latest style and fashion (Photos courtesy of the various magazine covers)

Fashion magazines, such as Harper’s BazaarVogueInStyleFashion MagazineElle and Marie Claire, all expose the public to fashion and style. They follow trends set by celebrities or the latest fashion styles by fashion designers. TV stations like The Style Network, Fashion TV and E! Entertainment, have programmes that cater mainly to fashion and style, and showcases fashions and styles of Hollywood celebrities. For example, E! Entertainment has a segment called Fashion Police, where they showcase celebrities’ fashion Dos and Don’ts. Also, TV programmes like 90210 and Gossip Girl have incorporated fashion into the shows, with websites devoted to teaching people how to emulate the style and fashion on the TV shows. Reality TV shows like Project Runway and America’s Next Top Model also reiterate the importance of fashion and never fail to raise famous quotes by established fashion market makers.

Figures 31 and 32: Both TV shows 90210 and Gossip Girl incorporate the latest fashion and style (Photos courtesy of divxturka and ceylanoloji.com )

« Fashions fade, style is eternal. »

Yves Saint Laurent, 1940

« A girl should be two things: classy and fabulous. »

Coco Chanel

4.1.2 Digital Games Industry 

With the advanced technology, we see the influence of fashion in the digital games industry with increase number of games that incorporates fashion into the games. One example would be that of the 2004 strategic life simulation video game, The Sims 2The Sims 2 had expansion packs that had fashion included in it, such as Glamour Life StuffTeen Style StuffIkea Home Stuff and H&M Fashion Stuff. Also, we see fashion being an influence in several other video games, such as Barbie Fashion Show andImagine: Fashion Designer, a game designed for the Nintendo DS, where the players get to design clothes or assembling outfits. Such games sell and reinforce ideas of how individuals of different genders should dress. Latest versions of the game even include styles that are desirable and in fashion (such as leggings and owning a handphone).

Figure 33: The different expansion stuff pack offered by EA for the strategic life simulation video game, The Sims 2, includes fashion (Photo courtesy of thesims2.com )

4.1.3 Sports

Fashion has been integrated into sports. Athletes have become a fashion icon as well as a sports icon. This can be evidently seen in The English Premier League (EPL) as well as the National Basketball Association (NBA) Their images are remodelled to look fashionable, and their popularity can lead to the popularity of the team they are playing for. Also, when a team is on a winning streak, the team will gain popularity and becomes ‘fashionable’ to support. Also, we see sport stars endorsing products that are popular and fashionable, such as Coca-Cola and Gillette.

Figure 34: Sportsmen like Swiss tennis star Roger Federer and French soccer champion Thierry Henry and golf phenomenon Tiger Woods (Photo courtesy ofthisislondon.co.uk )

We also see athletes going into fashion design, wiith famous NBA basketballer, Miami Heat guard Dwayne Wade designing the a limited edition of the T-Mobile Sidekick3, named the Sidekick3 D-Wade edition, released in 2007 for a limited time only. Another famous basketballer, Michael Jordan has also become a prominant figure in the sport wear fashion. Nike has created a signature shoe for him, called the Air Jordan , and subsequently spun off the Jordan line into its own brand entitled the « Jordan Brand » that features an impressive list of athletes and celebrities as endorsers.

Figures 35 and 36: NBA basketballer Dwayne Wade’s special edition of the T-Mobile Sidekick3 (left) and the logo of Nike’s Air Jordan’s Jumpman logo to promote the shoes (right) (Photo courtesy of t

One obvious display of the integration of fashion into sports can be seen on the courts of Wimbledon. World renowned tennis players such as Roger Federer, Maria Sharapova as well as the William sisters bring runway fashion on to the courts. Their outfits are clearly influenced by current prevalent trends, this includes their warm-up and match attire. For instance, from the figure below, Sharapova (on the left) dons a tuxedo-inspired outfit and Serena (3rd from left), a trench coat as warm-up attire, while John McEnroe (on the right) dons an afro and short shorts which was considered stylish in his time. From here we can see fashion integrating in to the sporting sphere.

Figure 37: (from left to right) Maria Sharapova, Roger Federer, Serena Williams, Venus Williams and John McEnroe (Pictures courtesy of smh.com.au and auntiefashion)

 

4.2 Integration of Fashion into Other Markets and Industries

4.2.1 Complementary Products

We see the influence of fashion on several complementary products, such as cell phones and automobiles.

4.2.1.1 Cell phones

In the recent years, there have been several tie-ups between luxury fashion brands and cell phone manufacturers. One of the most popular one being the tie-ups between LG Electronics and Prada, creating the LG Prada touchscreen mobile phone. Others include a tie-up between Samsung and Giorgio Armani, named Samsung Armani. Also recently, fashion label Versace announced on January 19, 2010, that it’ll be designing and releasing a Versace-branded cell phone in spring of 2010. 

Figure 38: Cellphone manufacturers tie up with luxury brands, such as Prada with LG (left) and Giorgio Armani with Samsung (right) (Photo courtesy ofcameraphonesplaza and q80s.com )

4.2.1.2 Automobiles 

Fashion can be seen evidently in automobiles as well, and has always been around since the 1970s. In 1972 and 1973, Gucci paired up with American Motors Corporation (AMC) to produce the AMC Hornet Compact “Sportabout” station wagon that became one of the first American cars to offer special luxury trim package created by a fashion designer. Ford Motor Company’s Lincoln Town Cars also offered Emilio Pucci, Bill Blass, Gianni Versace, Hubert de Givenchy and Valentino designer editions during the 1970s and the 1980s. More recently in 2006 is the Lamborghini Murciélago LP640 Versace edition that became the very first ever designer car, with only twenty black and white cars featuring two-tone black and white trim inside and out, with interiors finished in custom Versace leather, along with Gianni Versace logo plaque. Twenty black and white Lamborghini LP640 Murciélago Versace Roadsters were produced as well. In 2009, Jinyoung Jo, a talented car designer at Hong-ik University, South Korea, created a Chanel Fiole concept car, branded with the name of famed French luxury brand.

Figures 39 and 40: The AMC Hornet was one of the first American cars to have a tie up with a luxury fashion brand to offer special luxury trim package created by a fashion designer (right), while Chanel comes out with a concept car (left) (Photo courtesy of wallpapercar.info and gucci.webklik.nl )

Figure 41: The Lamborghini Murciélago LP640 Versace edition has a limited twenty pieces (Photos courtesy of sportscarforum.com ) 

5 MARKET SIZE, ECONOMY AND OPERATIONS

The global fashion apparel industry is one of the most important sectors of the economy in terms of investment, revenue, trade and employment generation all over the world.

5.1 Operation of the fashion retail industry fitting into the larger economy

An economy is made up of market exchanges which consists of market, actors and products. Operations of the fashion retail industry include activities related to the production, distribution and consumption of goods and services. To look at how the fashion retail industry fit into the larger economy, we will discuss about the industry’s participation in the various markets, namely consumer goods markets, industrial markets, business service, and labor market.

5.1.1 Consumer Goods Market

It is a market whereby a seller, typically an organizational actor sells products, a major component of which is a physical good, to buyers, which are typically individual consumers who typically buy products to consume them, rather that to resell them. This is the consumption whereby the consumer consumes the goods produced by the fashion retail industry, where the various retail shops sells their apparels, accessories and shoes to the buyers in the market, where the buyers consumes the good and not sell it to another party. Such shops are usually located in shopping malls and at times online shopping, from the websites of various major brands to no-brand shops that functions on a smaller scale. Such websites are such as http://www.shabbylaneshops.com. The layout of this online shop actually look like the layout of a real shopping mall and it provides greater convenience to consumers as they can purchase their items online without stepping out of their homes. Before consumers can purchase the products, the goods have to be produced, this leads us to the industrial market.

 

Figure 42: Images of shabby lane shops, Hungary shops and Raffles City (Photos courtesy of ourmilkmoney.com),http://www.destination360.com/europe/hungary/shoppingdestination360.com ) and travelover.wordpress.com )

5.1.2 Industrial market

Both the buyer and the seller are organizational actors. Products consists of physical goods and services and are typically not bought for individual consumption but for their role in further creation of a product. Manufacturers are mainly the buyers in this industry and the sellers are the ones selling the raw materials. Raw materials are require to produce apparels and accessories, such as textiles. This is the production part of the fashion retail industry, which is the first step in almost all the products in the fashion retail industry. The largest apparel manufacturers and exporters were countries from the Asia-Pacific region such as China, India and Thailand. The other major apparel manufacturing nations were USA, Italy, Germany and Mexico.  In the fashion retail industry, production is almost the most important process in the industry, without production, there will be no goods produced.

  

Figure 43: Images of materials used for production of fashion pieces such as beads, thread and textiles (Photos coutesy of wholesale-contacts.com ,timetobleed.comand yufuku.net )

5.1.3 Business Service Market

The business service market is whereby both the buyer and the seller are organizational actors. Products consist of services such as marketing and advertising. In the fashion industry today, large companies and brands dominate the industry. A new brand that just sprouted into the market will not turn famous overnight, therefore the importance of marketing and advertising, which is the distribution part of the industry. There are various channels in which the apparels can be distributed such as through shopping malls and online shops. As we can see from table 6, distribution is largely through brick and mortar, occupying a total of 92.9% market share. Distributing in the different channels brings about greater exposure of their products. Besides the channels mentioned, other popular channels are such as television advertisements, billboards and online websites.

Table 6: Distribution of sales in US

 Category Sales US$ Billion Market Share (%)
Brick and Mortar 169.256 92.9
Catalog 7.177 3.9
Online/ Internet 5,873 3.2
Total 182.306 100.00

Source: Retail industry information by Barbara Farfan (about.com)

 

Figure 44: Images of advertisements of Marc Jacob and Dolce & Gabbana ( Photos courtesy of wordpress.com and fanpop.com)

5.1.4 Labor Market

This market mainly consists of individual who sell their labor to other actors typically the organizations. As we can see from the Industrial market, labor is required, to manufacture the goods. Manufacturing in the fashion retail industry puts labor, capital and land together, using these inputs to create output for the economy by producing the final product. The manufacturing sector creates jobs, therefore the need for labor which is offered by individuals from the labor market. Even from the consumer market, retail shops need people to sell their goods. The business service markets needs people to promote and advertise for their products. Such people required are the demand for labor, which are then matched by the individuals for the labor market.

5.2 Size of the market

Like most retail industry, the size of the fashion retail industry is determined through the amount of sales or transaction in a year. The larger the amount of transaction, the larger the industry.

According to the Census Bureau, the total sales in the US retail industry in 2008 is $4.475 trillion. Total sales of the top ten companies in the global retail industry (6 of which is from US and 4 from Europe) is $978.5 billion in 2007, according to international consulting group, Deloitte. Retailing is the primary driver of the global economy, making such large sums of sales annually.

5.3 Growth of the market and relations to overall economic growth and dynamics

Total sales for the U.S. retail industry declined just 0.1% overall in 2008 as from 2007, according to the Census Bureau, to $4.475 trillion. Retail industry sales declined each of the last six months of 2008. Even though the U.S. is still the most powerful economy in the world it is showing signs of decay.

Using the input-output model, economic growth can be defined as an increase in outputs. Economic growth as « marketization » is an increase in the amount and scope of monetary transaction. Therefore economic growth can be defined as an increase in outputs or sales. Economic dynamics is changes in an economic system over time, particularly those reflected in the behavior of markets, businesses, and the general economy.

According to the US Department of Labor, the number of people working in the US retail industry dropped from 15.5 million in Q4 2007 to 15.3 million as of May, 2008. A decline in employment rate means lesser labor input, a decrease in input also means decreasing output, which meant that economic growth is negative.

The retail industry is US no. 1 growing industry, assuming that since the fashion retail is the top growing and largest in the retail industry, it should have the highest influence on economic growth of the US. A decrease in employment in the US retail industry reflects a decrease in GDP and therefore a slower or negative economic growth year 2007 to 2008. US is the most powerful economy in the world, therefore the performance of its economy will affect the rest of the world adversely as well. A slower economic growth in US will meant a slower economic growth globally as well.

6. REGULATIONS

6.1 Economic Regulations

Economic regulations in the fashion retail industry are mainly based on the policies of anti-trust laws, which prohibits anti-competitive behavior and disadvantage business practices. Antitrust laws are designed to encourage competition in the marketplace (Arthur Sullivan et. al., 2003) and prevent market failure. Many countries, mainly the US and European Union, have anti-trust laws, with the latter having provisions under the Treaty of Rome to maintain fair competition.

6.1.1Types of Anti-trust Laws

1. Robinson-Patman Act
2. Clayton Antitrust Act
3. Sherman Antitrust Act
4. Hart-Scott-Rodino Act
5. Federal Trade Commission Act

6.1.2 Types of Anti-Trust Violations

Two types of anti-trust violations are of most concern in this industry, mainly predatory pricing and buyer power.

6.1.2.1 Predatory Pricing

Predatory pricing occurs when a company sells its products below its own cost price, taking a temporary loss so as to drive competitors out of business and achieve a dominant market position. Independent retailers are especially vulnerable, due to the lack of financial reserves to withstand a sustained predatory pricing assault, while their competitors can operate individual outlets at a loss indefinitely.

6.1.2.2 Buyer Power

Buyer power is the ability of big retailers to use their clout to bully suppliers into providing special discounts and favorable terms that are not made available to local businesses.

6.1.3 Importance of Anti-Trust Laws

Anti-trust laws were implemented to prevent the concentrations of wealth in the hands of very few through trusts and monopolies. Such trusts and monopolies erased normal market competition and produced undesirable controls on prices. Antitrust laws were formed to prevent trusts and monopolies from creating restrictions on trade which reduced competition. Orthodox economists like Richard Whish fully acknowledge that perfect competition is seldom observed in the real world, and so aim for what is called « workable competition (Richard Whish, 2004). By using the law, it controls market operations where it can.

6.2 Social Issues and Implemented Regulations

Over the years, the fashion retail industry have also faced many social issues over the production of its goods. Only in recent times, organizations like the United Nations, governments and campaign groups are stepping up their laws and regulations for producers in order to provide a better environment, mainly for the garment workers.

6.2.1 Issues in The Fashion Retail Industry

6.2.1.1 First-world or Third-world?

Whether the market is regulated and/or influenced by the state depends on the development of countries; First-world countries such as USA, UK, etc and Third-world countries such as India, Bangladesh, China, etc. In terms of production in the fashion retail market, garment workers in developing countries have continued to suffer under harmful conditions which demand repetitive manual labor. Mass-produced clothing is often typified by lack of benefits, long working hours and worker representation. While most examples of such conditions are found in third-world countries, clothes made in more industrialized countries may also be manufactured similarly, often employing illegal immigrants. This is mainly due to the drive of these immigrants seeking new economic opportunities and better livelihood at the expense of exploitation (Mark Patrick Taylor, 2007). Ultimately whether it is a First-world or Third-world country, garment workers are exploited mainly due to cheap labor.

6.2.1.2 A Harmful environment

The production of cotton which entails the use of a large amount of pesticides, harmful to the environment and to people. Statistics have shown that nearly 2 billion USD worth of pesticides are used yearly, of which pesticides worth about 819 million USD have been declared poisonous as per the guidelines of the WHO. The health of the workers spraying pesticides in cotton fields are adversely affected. Pesticide poisoning can lead to negative symptoms such as headaches, tremors, loss of consciousness and, in some extreme cases, death. The constant use of toxic pesticides leads to air, water and soil pollution. Apart from the pests, pesticides also cause the death of other small animals and birds consuming them inadvertently.

6.2.1.3 Copyrights Issues

Due to the wide range of clothing, accessories and jeweleries in the market today, many retailers face the issue of copyrighting someone else’s product and this have led to many problematic issues over the years. Fashion-retail powerhouse LVMH has created their own form of brand protection to deal with the growing number of counterfeiting products in the market. Based in France, LVMH has been aided by police operations leading to the arrest of many illegal vendors selling counterfeited products which helped to raise the awareness of buying illegal products in consumers. Many countries have also created organizations and guilds to prevent such issues from arising. In the US, the Fashion Originators’ Guild of America was created to patent and prevent the copying of clothing designs. They provided a registration scheme for manufacturers, who would then collectively boycott retailers if they were caught selling copied items.

A Case Study on Copyright Violation: eBay Inc.

Figure 45: eBay breaking copyright laws again (Photo courtesy of eBay.com )

eBay.com, managed by American Internet Company eBay Inc, is a shopping website which provides online auctions for people and businesses to buy and sell a broad variety of goods and services worldwide. In June 2008, the Paris commercial court ordered eBay to pay nearly 40 million euros in damages to Louis Vuitton for selling fake luxury goods in a ruling due to copyright protection. Further selling of fake luxury perfume which bore the name of Louis Vuitton later that year led to the fining of eBay in which they have to pay LMVH 80,000 euros in damages.

6.2.1.4 Ethical Issues

Animal rights have also brought up ethical issues related to the fashion industry time and time again. The cruelty to animals behind the preparation of a fur coat has been the biggest issue in animal-rights activists as it is currently associated in developed countries with expensive, designer clothing, For example, pain is caused to animals in extracting wool and leather, which most of the time lead to the deaths of these animals.

6.2.2 The Need for Intervention: Garment Workers

6.2.2.1 Immigration Laws and Acts

In recent times, countries like USA and UK have stepped up on their laws and regulations to prevent the exploitation of garment workers. Immigration Acts such as The Immigration and Nationality Act of 1965 in USA allows an annual limitation of 170,000 visas established for immigrants from Eastern Hemisphere countries with no more than 20,000 per country. This means that garment workers with proper visas are given similar benefits to US Citizens. However, immigration laws and acts are seen as a paradox to the retail industry as many household retail names would then lose substantial amount of sales due to the « disappearance of undocumented workers ». One example would be Roland Kosser, president-owner of ID#, a popular sportshirt and sweatshirt maker in the US who mentioned: « This will cost me $10 million in sales this year… My sewing contractors are telling me they don’t have the workers… » (Cole, Benjamin Mark, 1987).

6.2.2.2 The International Labor Organization (ILO)

Figure 46: International Labor Organization (Photo courtesy of www.ilo.org )

The International Labor Organization (ILO) is a specialized agency of the United Nations that tackles labour issues and has received the Nobel Peace Prize in 1969 (Alcock, A, 1971). The ILO organizes the International Labor Conference in Geneva every year, and has to a great extent, successfully tackled the issues, among others, of forced labor and child labor. However, though many countries have recognized the regulations set by the ILO, many countries continue to exploit the workers by not fully enforcing the ILO’s laws and treaties. The ILO in all its efforts has proven to contribute to an improving human rights situation for the world’s Indigenous peoples.

6.2.2.3 Non-Profit Organizations and Campaign Groups

Coalitions of Non-Profit Organizations, many designer and campaign groups have sought to improve these conditions by sponsoring awareness-raising campaigns, mainly through world-wide events which draw the attention of the media and the public. Some of the major groups are discussed below:

6.2.2.3.1 Clean Clothes Campaign (CCC)

Figure 47: Logo of Clean Clothes Campaign (Photo courtesy of www.cleanclothes.org )

The Clean Clothes Campaign (CCC) is dedicated to improving working conditions and supporting the empowerment of workers in the global garment and sportswear industries. Formed in the Netherlands in 1989, the CCC has campaigns in 14 European countries and works with a partner network of more than 250 organizations around the world.

Successes

The CCC has developed a « Code of Labour Practices for the Apparel Industry Including Sportswear » based upon the conventions of the United Nations’ International Labour Organization. The principles set forth in this code include, among others, a minimum employment age and safe working requirements. The CCC also pressures retailers and manufacturers to adopt the Code of Labour Practices and many successful campaigning by the CCC has led many businesses to adopt this Code of standards for suppliers.

6.2.2.3.2 The Garment Industry Development Corporation (GIDC)

Figure 48: Images of GIDC (Photo courtesy of gidc.org )

The Garment Industry Development Corporation (GIDC) is a non-profit organization established in 1984 and has evolved into a multi-tiered service organization providing marketing, buyer referrals, and training and technical assistance to New York apparel manufacturers and workers. GIDC’s main aim is to provide for a worker’s education and GIDC’s Board of Directors include some of the top leaders of New York’s Fashion industry including; Elie Tahari; Thomas Murry – COO, Calvin Klein; and Bud Konheim – CEO, Nicole Miller. This shows the awareness of top fashion retail players who are concern about the rights and working environment of their workers.

6.2.3 The Need for Intervention: Animal Rights

6.2.3.1 People for the Ethical Treatment of Animals (PETA)

Figure 49: Logo of PETA (Photo courtesy of peta.org )

People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) in the US claims the largest animal rights group status in the world. PETA focuses on four core issues: factory farming, fur farming, animal testing and animals in entertainment and has continuously campaigned against the killing of animals. In the fashion retail industry, PETA, along with other animal rights groups have called for attention to the extraction of fur and other practices they consider cruel.

7 PREDICTING THE FUTURE OF FASHION RETAIL: ONLINE SHOPPING

Online shopping is the process whereby consumers directly buy goods, without an intermediary service over the Internet. Online shopping provides many advantages such as convenience, price and selection and information and reviews, where ratings from other fellow shoppers are given as an indicator of how popular an item is.

In the realm of fashion retail, we look to fashion blogs as the key to online shopping. A fashion blog can cover many things such as clothing and accessories. They cover fashion at all levels from the biggest names to the smallest indie designers and clothing worn by people on the street (Newman, Andrew Adam, 2006). Influential fashion blogs include Catwalk Queen and Style Bubble in the United Kingdom, with the latter named among the Evening Standard’s ‘London’s 1000 most influential’ in the Fashion category.

Recent media reports mentioned that many fashion blogs have become increasingly profitable, and that the influence of fashion blogs within the fashion industry is expanding. As fashion is driven by trends and fashion blogs provide new ways to follow these trends, it is most certainly they will have a considerable long-term influence on the fashion retail industry. It could also be said that fashion blogs are now developing from a hobby, to a viable new media business.

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POURQUOI COLETTE ?

[ 13/04/12 – Série Limitée N° 107 ]

Le concept store le plus célèbre du monde fête ses quinze printemps. L’éternité pour du retail… Le secret ? Pas de recette…

LE REZ-DE-CHAUSSEE DU MAGASIN.
LE REZ-DE-CHAUSSEE DU MAGASIN.

Des dance class et des ballons, des flonflons de fête, des jolies filles et des beaux gars qui s’amusent, du bleu, du bleu, encore du bleu : cela faisait longtemps que les Tuileries n’avaient pas autant ri. L’occasion ? Le carnaval colette, organisé les 10 et 11 mars par l’enseigne de la rue Saint-Honoré pour célébrer ses 15 ans dans une ambiance bon enfant. Un événement pour happy few ? Non. Tous, Parisiens ou visiteurs, pouvaient venir rejoindre Colette -qui fonda le magasin éponyme, sans capitale -, sa fille Sarah, leurs fidèles et tous les autres dans leur backyard : colette rime avec Paris et a redonné vie à un quartier, qui à sa place du marché (Saint-Honoré), son boucher, son poissonnier, son église, sa mascotte pour toujours (Oscar, le labrador maison trop tôt disparu), son jardin public (les Tuileries, donc).

À l’épicentre de cette géographie ? Un « magasin de modes » comme on aurait dit au xixe siècle, une manière de civette parisienne, comme on dit en province, où l’on trouve tout, du Haribo au diamant, viaDVD et beauté, bougies et mode pointue. Sans doute, depuis 1997, le paysage urbain a changé autour du 213, Saint-Honoré. Les boutiques de luxe et les autres ont poussé comme du salpêtre afin de bénéficier du « passage » suscité par colette ; bureaux de presse et de conseil s’arrachent à prix d’or des locaux alentour, au 217 en particulier, immeuble abritant le back-office d’une entreprise forte désormais de plus d’une centaine d’employés à la fidélité exemplaire -colette est une famille. « Nous sommes un peu plus qu’il y a quinze ans », confesse dans un sourire chuchoté Sarah. Quinze ans… l’éternité pour du retail, l’éternité et quelques jours pour un concept store, denrée hautement périssable s’il en est. Le secret ? « Nous n’avons pas de plan préétabli, de stratégie de développement ou de communication, analyse Sarah, qui déteste -comme sa mère -se mettre en avant. Nous ne pensons pas nous lancer à l’international, courir après des licences ou ouvrir un hôtel. Nous voulons continuer à faire bien ce que nous savons faire. » Avec un vrai sens du commerce, au plus beau sens du terme : Colette est là tous les jours, première arrivée, dernière partie, arrangeant les rayons, passant derrière la caisse, empaquetant les produits sélectionnés par Sarah d’un bout à l’autre de la planète. Tout en se remettant en permanence en question. Sans l’avoir conceptualisé, Sarah et sa mère jouent une partition de marketing de la frustration : produits et vitrines tournent en permanence dans un mouvement très Lampedusa (« il faut que tout change, etc. »). Expérience hype en plus : on vient chez colette pour goûter l’air du temps.

Résultat ? Le désir d’achat devient une urgence -ce qui est là aujourd’hui n’y sera plus demain. Ni nulle part ailleurs dans le monde : les collaborations avec d’autres marques conduisent à des produits exclusifs en série limitée, à l’instar de ces soixante paires de Vans customisées par The Cobra Snake,sold out en quelques jours. Fashion, colette ? Sans doute. Mais pas que. L’architecture même du magasin l’indique : le rez-de-chaussée mêle street fashion et culture, avec l’un des plus beaux rayons de librairie de Paris ; le premier étage accueille fashion, beauté et espaces d’expositions temporaires ; le sous-sol abrite un restaurant qui ne désemplit pas et s’enorgueillit du café le moins cher du quartier. Car, contrairement à une légende urbaine, tout n’est pas hors de prix chez colette. On y trouve bague à 100 000 euros, costume Thom Browne à peine moins cher, mais aussi tee-shirt à 25 euros et chouchou à 50 centimes à la caisse, sans culbute de marges. Snob alors, colette ? « Je ne crois pas. À moins que nous le soyons tellement que l’on ne s’en rende plus compte », commente Sarah en riant. Elle a raison. Quand tant d’autres magasins sont littéralement fermés sur eux-mêmes, colette joue l’ouverture. Pas l’exclusion. Pas de physionomiste, pas de dress code, pas de morgue. Et, à la caisse, on vous dit merci. Que l’on soit Lagerfeld (un bon client), Robert Pattinson ou Monsieur et Madame Sanzot, de la boucherie Sanzot. C’est rare. Il n’y a pas de secret.

GILLES DENIS

http://www.colette.fr/

Avis Aux Médias : Tigre Géant dévoile le nouveau concept moderne de son magasin de Sherbrooke!

OTTAWA, ONTARIO–(Marketwire – 28 mars 2012) – Le samedi 31 mars prochain, Tigre Géant dévoilera le nouveau concept modernisé de son magasin situé au 810, rue du Conseil à Sherbrooke, Québec. Le magasin qui était en rénovation depuis les deux derniers mois a été réaménagé de manière à améliorer considérablement l’expérience de magasinage de sa clientèle. Les consommateurs de la ville de Sherbrooke pourront y découvrir encore plus d’offres incroyables à bas prix et d’excellentes aubaines sur les vêtements de mode, les aliments et les produits ménagers et y retrouveront le même service à la clientèle convivial qu’ils ont l’habitude d’obtenir de Tigre Géant. Ils y découvriront également une aire de vente beaucoup plus spacieuse qu’auparavant, présentée dans un nouveau concept divertissant qui redéfinit l’allure de Tigre Géant!

Julie Tremblay, gérante du magasin situé au 810, rue du Conseil à Sherbrooke, et les membres de son équipe sont très fiers de leur magasin entièrement rénové. Ils invitent la population à venir participer aux célébrations de réouverture qui auront lieu le samedi 31 mars à compter de 8 h. Une carte-cadeau Tigre Géant sera remise aux cinquante premiers clients de la journée!

On y retrouvera du divertissement et des économies qui plairont à toute la famille! Du café sera servi gratuitement et des séances de maquillage et autres activités amusantes auront lieu tout au long de la journée. De plus, vous courrez la chance de gagner une des cartes-cadeaux Tigre Géant lors de tirages en magasin qui auront lieu toutes les heures! Vous pourrez également acheter un hot dog et une boisson au coût d’un dollars durant le barbecue-bénéfice organisé au profit de la Maison-Source Soleil.

À propos du magasin Tigre Géant de cet emplacement :

  • Le magasin est situé au 810, rue du Conseil, Sherbrooke (Quebec).
  • Il possède une aire de vente d’une superficie de 16 500 pieds carrés.
  • Le magasin a ouvert ses portes le 27 avril 2007.
  • Les heures d’ouverture sont : du lundi au vendredi de 8 h à 21 h et le samedi et le dimanche de 8 h à 17 h.

À propos de Tigre Géant :

Tigre Géant est le magasin d’escomptes familial canadien de choix, offrant à ses clients des tendances mode pour tous les membres de la famille, des aliments, et des produits essentiels pour les besoins quotidiens, aux bas prix que les canadiens adorent et auxquels ils se sont habitués. Fondée en 1961 dans le marché By à Ottawa, la compagnie privée compte aujourd’hui plus de 200 magasins à travers le pays et emploie plus de 7 000 employés. Le magasin au personnel amical et au célèbre logo jaune est bien plus qu’un magasin offrant des prix raisonnables et une expérience de magasinage agréable, il contribue à rapprocher les communautés. Comme le veut sa tradition, Tigre Géant continue à fournir du soutien à ses communautés avoisinantes. En 2011, Tigre Géant a versé plus de deux millions de dollars en dons à plus de 700 organismes à travers le pays. Pour en savoir davantage au sujet de l’entreprise, veuillez visiter www.tigregeant.com, devenez membre de notre groupe Facebook sur www.facebook.com/tigregeant ou suivez-nous sur Twitter au @gtboutique.

The Giant Tiger chain of franchised discount stores extends all over Canada with about a dozen and a half outlets in the National Capital Region alone (those over the river in Gatineau trading under the name Tigre Geant). This is the sort of shop for the basics of life, whether foodstuffs, clothing, housewares, electronics, cosmetics and even a toy department.

They don’t stock huge ranges of anything in particular, just a selection of popular items, but the prices are cheap and unlike, say, Mr Edds in Toronto the quality is generally good.

What to buy: They stock a bit of everything and the website will give you an idea of the range available.

Read more: http://members.virtualtourist.com/m/p/m/1e54cb/#ixzz1qjIOiYUM

Tom Ford s’offre 350 m2 dans la rue François 1er à Paris

La boutique Tom Ford à Paris
La boutique Tom Ford à Paris

Tom Ford ouvre une première boutique propre qui présente exclusivement les collections pour hommes. La boutique se présente sous un décor de salon élégant et raffiné, à l’image des pièces qu’elle présente.

Paris a définitivement la cote auprès des grands noms de la mode pour cette année 2012…

Après Burberry en décembre 2011 qui s’installait sur la rue du Faubourg Saint-Honoré et Prada qui la rejoignait en février dernier avec son plus grand Flagship toujours dans la même rue, nous assistions également à un véritable duel entre la maison britannique Marks & Spencer et l’enseigne américaine Forever 21 portant sur un litige pour une même adresse : le 144 rue Rivoli !

Aujourd’hui, c’est le texan Tom Ford qui vient faire une incursion dans les rues parisiennes, plus précisément dans la rue François 1er au numéro 48 bis, avec l’ouverture très discrète de son Flagship, une première par ailleurs.

En aparté, rappelons que la maison Tom Ford est le designer principal de la garde-robe utilisée pour les films de James Bond depuis Quantum Of Solace en 2008 et pour le nouvel opus Skyfall prévu pour octobre 2012 avec toujours l’excellentissime Daniel Craig dans la peau de l’agent 007.

Entièrement dédié à la gent masculine, le Flasghip Tom Ford s’étale sur 350 m² de luxe à tous les égards et répartis en trois niveaux. Premier Flagship oblige, le concept et le design de ce nouvel espace a été étudié par Bill Sofield en collaboration avec Tom Ford himself !

Un design par ailleurs très léché au vu des matières sublimes et de très haute pointure : sofas en lin blanc et flanelle grise, bois d’ébène pur pour les meubles, un sol fait de marbre de Carrare ou encore des tapisseries donnant naissance à un univers bourgeois cosy grâce à la palette de couleurs impressionnantes dont elles disposent.

Côté produits, tous les It Tom Ford sont bien présents à commencer par les collections mode (casual et sportswear), les accessoires, les chaussures, les lunettes Marcolin et bien entendu les parfums.

La nouvelle ne s’arrête pas là car Prada et Burberry pourraient bien voir l’arrivée d’une seconde boutique de la marque Tom Ford courant décembre sur la rue du Faubourg Saint-Honoré, notamment entre les rues Castiglione et Cambon…

En outre, Tom Ford envisage également des ouvertures supplémentaire de boutiques au niveau international, notamment une extension pour Pékin où elle est déjà présente mais aussi une conquête du Koweit, Abu Dhabi, Istanbul ou encore Osaka au Japon….

http://www.tomford.com/

 

Pourquoi Hermès va continuer à entretenir la pénurie

Créé le 22-03-2012 Par Thiébault Dromard

DECRYPTAGE Même si le groupe de luxe français aurait pu faire exploser davantage son chiffre d’affaires en 2011, son PDG, Patrick Thomas, refuse de s’engager dans une course au gigantisme. Explications.

La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l'offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)
La maison Hermès gère avec habileté la tension entre l’offre et la demande, qui lui permet de maintenir sa rentabilité à un haut niveau. (DURAND FLORENCE/SIPA)

« Nous voulons grandir mais pas grossir ». D’une phrase, Patrick Thomas, PDG d’Hermès, résume la stratégie du géant français du luxe. Une ligne de conduite qui peut se décliner à l’envi : se développer sans altérer la qualité des produits, privilégier la valeur aux volumes… Et une ligne de conduite qui, pour l’heure, fonctionne plus que bien. En 2011, Hermès a battu tous ses records de vente avec un chiffre d’affaires en progression de 18,3% qui tutoie désormais les 3 milliards d’euros, à 2,84 milliards. La marge opérationnelle à 31,2% est aussi la meilleure depuis l’introduction en Bourse de la maison.

La maison de luxe aurait pu néanmoins faire beaucoup mieux encore, tant les listes d’attente sont longues, notamment en maroquinerie. Elles sont si longues, paraît-il, que Hermès a décidé de ne plus les tenir à jour. « Cela créait trop de frustration pour les clients », précise Patrick Thomas.

La fin de l’année dernière illustrait parfaitement cette tension entre la demande et l’offre. Au dernier trimestre 2011, la croissance en maroquinerie n’était « que » de 8% contre 11,5% sur l’ensemble de l’année, en raison de stock au plus bas et de magasins pas toujours suffisamment approvisionnés. Une situation qu’Hermès a déjà rencontrée par le passé. « Nous devons mieux servir nos clients », tempère néanmoins Patrick Thomas qui dément toute stratégie de gestion de la pénurie pour justifier une hausse des prix.

Pour calmer la fièvre acheteuse, Hermès a pris une première décision : la maison de luxe va limiter en 2012, le nombre d’ouvertures de magasins et privilégier plutôt des agrandissements. Cette année Hermès n’ouvrira que trois boutiques dans le monde contre une vingtaine les années précédentes et investira dans la rénovation d’une douzaine de points de vente. Pourtant le réseau est encore largement densifiable. « Nous pourrions avoir le double de boutiques en Chine et une bonne dizaine de plus aux Etats-Unis », calcule Patrick Thomas. Mais la production artisanale ne pourrait sans doute pas suivre.

L’idée n’est pas de brider la croissance pour autant mais de mieux la répartir. A ce jour, la maroquinerie pèse encore trop lourd dans les ventes avec 47% du chiffre d’affaires, en baisse quand même de 3 points à la faveur de la montée en puissance de relais de croissance comme les vêtements et accessoires qui pèsent 20% des ventes ou encore les soies et textiles qui représentent désormais 12% du chiffre d’affaires. « C’est une question de juste équilibre », note Patrick Thomas.

250 artisans seront recrutés en France cette année 

Pour grandir sans grossir, Hermès va investir lourdement dans son outil artisanal. L’amont doit suivre l’explosion de la demande. Mais pas question d’embaucher à tour de bras. Les recrutements se feront au goutte à goutte en tenant compte du temps nécessaire à la formation des artisans. Il faut prévoir au minimum 18 mois avant de pouvoir fabriquer un sac. « Si un artisan débutant a besoin d’un mois pour faire un sac, il prendra un mois », relève Patrick Thomas qui a fait du « temps », le thème annuel de réflexion de l’entreprise sous la dénomination « le temps devant soi ». En 2012, Hermès prévoit de recruter 250 nouveaux artisans en France mais au rythme d’une vingtaine par mois.

Ces embauches répondent à un plan industriel qui prévoit une augmentation des capacités de production avec la création de deux nouvelles manufactures à Montbron en Charente et à Fitilieu dans l’Isère sans compter des investissements à Lyon pour la fabrication des carrés de soie. Comme tous les ateliers Hermès, les nouveaux sites ne compteront pas plus de 250 artisans afin de conserver une dimension artisanale et humaine à la production. Une illustration de plus d’une croissance maîtrisée.

http://www.hermes.com/

DIOR OU L’ART DE FAIRE LES CHOSES EN GRAND

publié le 27 mars 2012

Après la soirée d’inauguration, qui s’est tenue le 23 mars dernier, voici les images du nouveau flagship Dior au cœur de Taïwan. Le magasin de 1805 m2 répartis sur deux étages a été imaginé par Peter Marino, l’architecte fétiche de la maison. Conçu à l’image de la boutique de l’avenue Montaigne, cet espace colossal présente l’essentiel des collections Christian Dior, de la maroquinerie au prêt-à-porter,en passant par la joaillerie, l’horlogerie ou les accessoires. Un univers singulier, sobre et épuré a également été octroyé aux collections masculines de la griffe. Écrin de luxe, la boutique de Taipei s’habille de mobilier XVIIIe, savamment marié aux œuvres d’artistes contemporains. En somme, un magasin grandiose aux allures de palais futuriste…

www.dior.com

Bottega Veneta, la pépite ultraluxe de PPR

Par Ivan Letessier, Service Infographie | Publié le 16/03/2012
Le maroquinier italien affiche des taux de croissance records.

Pas de logo sur les sacs, pas de mannequin dans les publicités, pas d’esbroufe dans les défilés. En utilisant les codes opposés à ceux de la plupart des maisons de luxe, Bottega Veneta s’est imposé dans la cour des grands. Depuis son rachat par PPR, en février 2001, ses ventes ont été multipliées par 20. La marque est certes encore 9 fois plus petite que Louis Vuitton (LVMH) et 4,6 fois que Gucci (PPR). Mais François-Henri Pinault, le PDG de PPR, la présente déjà comme un «petit Hermès», une griffe placée au sommet de la pyramide du luxe. Le sac Veneta, le best-seller maison, est vendu à partir de 1500 euros pièce, contre 800 euros pour un sac Gucci.

L’intrecciato s’est imposé comme une alternative aux LV et GG entrelacés des deux leaders. L’intrecciato? C’est la technique de tissage inventé chez Bottega Veneta dans les années 1970 pour renforcer le cuir souple et délicat choisi selon des critères de qualité drastiques: des «fettucce» (bandelettes de cuir) sont insérées à la main dans un morceau de cuir, et tressées entre elles pour le modèle le plus haut de gamme, le Cabat. Ce dernier est vendu 3500 euros dans sa version de base, qui nécessite 10 peaux d’agneau, et 45.000 euros pour le modèle en crocodile, avec la peau de 17 reptiles.

Cette alliance entre un savoir-faire artisanal unique et des sacs repérables au premier coup d’œil par les connaisseurs séduit de plus en plus. L’an passé, les ventes de Bottega Veneta ont augmenté de 33%, à 683 millions d’euros, et le résultat opérationnel de 57%, à 205 millions. Avec 30% de marge, la marque est aussi rentable que Gucci. En 2001, Bottega Veneta était pourtant au bord du dépôt de bilan. Pis, la marque avait perdu son âme en sortant dans les années 1990 des sacs et vêtements bardés d’inscription Bottega Veneta. Tomas Meier, un ancien d’Hermès recruté comme directeur artistique dès le rachat par PPR en 2001, a décidé de revenir aux racines de la marque, créée en 1966 à Vincenza, dans la région de Venise. Et de s’appuyer sur le savoir-faire artisanal maison, des matières précieuses, une fonctionnalité contemporaine et un style intemporel. Aujourd’hui, plus de 2000 artisans travaillent pour Bottega Veneta dans la région de Vincenza, répartis dans une centaine d’ateliers de 2 à 18 personnes.

 

Un second pilier fort aux côtés de Gucci

La maison ne cible pas les nouveaux riches qui cherchent à exhiber des marques pour afficher leur réussite. «Dans les années 1980, Bottega Veneta avait connu le succès au Japon, le marché le plus mûr pour le luxe, avec des consommateurs extrêmement attentifs à la qualité des produits», raconte Marco Bizzarri, le PDG de Bottega Veneta. Ce positionnement semble de mieux en mieux adapté à l’évolution du marché du luxe. «Après la crise de 2008, les comportements ont changé. Les clients du luxe veulent des produits durables, intemporels. Ils achètent moins, mais mieux, assure Marco Bizzarri. En revenant aux origines de la marque, nous surperformons chaque année le marché.» Même en Chine, le pays où les ventes de produits de luxe progressent le plus vite, Bottega Veneta profite du rapide gain en maturité des consommateurs.

Alors que certains experts s’attendent à un ralentissement du marché global, le PDG de Bottega Veneta n’affiche pas la moindre inquiétude. «Je ne vois aucune raison pour que nous ne continuions pas à croître de la même manière, hors choc externe, assure Marco Bizzarri. On ne vise jamais assez haut.»

Avec Bottega Veneta, PPR a réussi à construire un second pilier fort dans son pôle luxe, à côté de sa locomotive Gucci. Une gageure. Peu de groupes multimarques disposent en effet de deux griffes performantes dans la même catégorie de produits. En 1999, Pinault Printemps Redoute (propriétaire à l’époque de CFAO, la Fnac et Conforama) avait annoncé le même jour le rachat d’Yves Saint Laurent et l’entrée au capital de Gucci, engageant une bataille homérique avec LVMH, qui convoitait alors le maroquinier florentin. Désireux de constituer un véritable pôle multimarques, Gucci Group s’était offert deux ans plus tard quatre autres petites griffes, pour un montant total de 220 millions d’euros: Balenciaga, Bottega Veneta, Stella Mc Cartney et Alexander Mc Queen… Comme Gucci et Saint Laurent, toutes ont fortement grimpé. Mais Bottega Veneta bien plus que les autres. En 2001, le maroquinier vénitien était trois fois plus petit qu’Yves Saint Laurent. Aujourd’hui, il est près de deux fois plus gros. La preuve que dans le secteur du luxe, les cartes peuvent être rebattues rapidement…

http://world.bottegaveneta.com/default

PPR ouvrira 110 boutiques de luxe cette année

 

Par Ivan Letessier | Publié le 16/02/2012

 


CHARLES PLATIAU/Reuters

INFOGRAPHIE – Gucci a réalisé l’an passé un quart des ventes et 59% des profits du groupe. La maison veut accélérer son expansion.

«Nous sommes forcément très optimistes sur le marché du luxe, assure François-Henri Pinault, le patron de PPR, propriétaire de Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta et Balenciaga. Depuis le début de l’année, les ventes de notre pôle luxe progressent au même rythme qu’au dernier trimestre 2011», où elles ont bondi de 18,6%. Le groupe va continuer à très fortement investir pour accompagner cette croissance. Après avoir inauguré 75 boutiques de luxe en 2010 et 117 l’an passé, il compte en ouvrir 110 cette année, portant son parc à plus de 900 magasins. Gucci en inaugurera à lui seul 47, dont cinq dans des villes de Chine où la marque n’est pas encore présente. Bottega Veneta ouvrira de son côté 22 boutiques, Yves Saint Laurent une quinzaine ; 45 magasins existants seront par ailleurs agrandis.

Explosion de la demande de la clientèle chinoise

Cette nouvelle offensive contribuera à accélérer la transformation du groupe, également propriétaire de Puma, la Fnac et Redcats (La Redoute, Cyrillus, Vertbaudet…). L’activité de PPR est plus que jamais dopée par ses griffes de prestige. Leurs ventes ont bondi de plus de 22% l’an passé, s’approchant de la barre des 5 milliards d’euros. C’est notamment la conséquence de l’explosion de la demande de la clientèle chinoise, à l’intérieur de son pays où à l’occasion de voyages à l’étranger. Le profit opérationnel du pôle luxe a, lui, progressé de 34% en 2011, à près de 1,3 milliard d’euros.

Alors que Redcats, en cours de cession, n’est plus consolidé dans les comptes de PPR, la branche luxe a réalisé l’an passé 40% des ventes du groupe, et 78% de ses profits. Gucci a réalisé 3,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et 947 millions de profits. Au total, le chiffre d’affaires de PPR a augmenté de 9,3% sur l’année à périmètre et taux de change comparables, pour atteindre 12,2 milliards d’euros. Son résultat opérationnel s’élève à 1,6 milliard (+13,1%), et son résultat net dépasse pour la première fois la barre du milliard d’euros (+26,4%).

Acquisitions en vue

François-Henri Pinault a annoncé jeudi des objectifs ambitieux pour le «PPR de demain», délesté de la Fnac et de Redcats. Le groupe sera comme prévu recentré sur «deux secteurs cohérents: l’habillement et les accessoires», et organisé autour de deux pôles: luxe (centré autour de Gucci) et sport lifestyle (autour de Puma).

Son patron compte désormais tripler la taille de ces deux pôles d’ici à la fin de la décennie, pour parvenir à 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires. «Plus des trois quarts de la croissance proviendront du portefeuille actuel de marques», précise François-Henri Pinault. Et le reste d’acquisitions. Ces dernières «seront plutôt de taille moyenne, afin de maximiser la création de valeur», précise le PDG.

PPR souhaite notamment élargir son pôle lifestyle en rachetant des marques de sport d’action et d’outdoor. Le groupe a refusé de commenter les vues que lui prêtent certains sur Helly Hansen.

Redcats séduit des fonds

PPR n’a certes pas atteint son objectif de céder Redcats, son pôle de vente à distance, avant fin 2011. Mais «nous discutons avec plusieurs acquéreurs potentiels des fonds qui ont examiné le dossier et mettent actuellement en place
leur financement, assure Jean-François Palus, le numéro deux de PPR. Nous attendons de voir le montant du chèque proposé.» Pour mieux vendre Redcats, PPR a fermé les filiales de La Redoute en Autriche et en Grèce et cédé Somewhere et Avenue, un réseau américain de 400 boutiques de vêtements de grandes tailles. «Nous n’avons pas l’intention de vendre Redcats par appartement», prévient François-Henri Pinault. L’an passé, les ventes de Redcats ont reculé de 2%, à 3 milliards d’euros, et son résultat opérationnel de 35%, à 116 millions.

http://www.ppr.com/

Un Jour Ailleurs entame une cure de rajeunissement

Par Anne-Sophie Cathala Mis à jour 

Couleurs gris taupe et blanc, mobilier contemporain: les boutiques sont peu à peu relookées pour séduire une clientèle transgénérationnelle.
Couleurs gris taupe et blanc, mobilier contemporain: les boutiques sont peu à peu relookées pour séduire une clientèle transgénérationnelle.

Son patron donne un nouvel élan à la chaîne de vêtements pour seniors, afin de préparer sa vente.

Pour s’offrir de beaux lendemains, Un Jour Ailleurs ne pourra échapper au lifting. Le fonds AtriA Capital Partenaires, actionnaire majoritaire de cette enseigne de prêt-à-porter «chic» pour femmes mûres, en a changé le président directoire l’an passé. Mission confiée à Jean-Pierre Charpentier: «rajeunir et habiller la mariée», reconnaît le nouveau patron. Redynamiser, voire redresser, des entreprises pour mieux les vendre, c’est son métier. Cet ancien directeur général de France Loisirs a déjà redonné des couleurs à des enseignes comme Jacadi.Un Jour Ailleurs ne se porte certes pas mal: légèrement bénéficiaire, la société affiche 187,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011, en augmentation de 3,5% à périmètre comparable, réalisé à 78% dans l’Hexagone, où sont installés 145 de ses 215 magasins.

Toutefois, les seniors des années 2010 s’habillant plus «jeune» et «Zara» que leurs aînées, Un Jour Ailleurs devait de toute urgence s’offrir une cure de jouvence pour tenter de les conquérir. Et toucher une clientèle plus transgénérationnelle, de 45 à 99 ans. Grande première, une campagne publicitaire de 2 millions d’euros a été diffusée dans la presse féminine. Des nouveautés surgissent désormais tous les mois, et les boutiques sont peu à peu déringardisées.

Transfert de production

Exit les colonnes de temple grec et plafonds de nuages kitch. Les devantures sont repeintes en gris taupe et blanc. À l’intérieur, se déploie un mobilier en manguier clair. Ce nouveau concept ralliera d’ici à fin mars 30 magasins sur 215. Le prêt-à-porter, s’il conserve les best-sellers de la marque, des collections «cérémonie» aux modèles «croisière», se dote d’une nouvelle ligne: Les Essentiels. Un accord avec Swarovski a permis d’y agrémenter vestes ou redingotes de boutons en cristal, glamourisant des tailleurs déclinés en gris, noir ou bleu.

Côté accessoires, une styliste indépendante, qui a travaillé pour Lancel, a réinventé sacs et pochettes, les revêtant de cuirs vifs ou d’une toile enduite monogrammée. Une autre, de chez Chanel Fantaisie, a métamorphosé les breloques de verre et plastique en bijoux plaqué or ou argent, plus tendance. Leurs prix varient de 40 à 200 euros. Ils sont réalisés en France, où Jean-Pierre Charpentier aimerait bien aussi fabriquer davantage de textile. Une fibre polyester, infroissable, actuellement produite en Corée, pourrait ainsi, explique-t-il, l’être dans l’Hexagone.

Un système de double source d’approvisionnement

Le groupe a d’ailleurs déjà relocalisé près de 80% de son approvisionnement en Turquie et en Europe de l’Est, ne conservant que 20% en Asie, moins compétitive avec la hausse des coûts de production. Pour certains produits, Jean-Pierre Charpentier double le sourcing, réparti entre Asie et Europe. «J’ai adopté ce système de double source d’approvisionnement le jour où, quand j’étais chez Jacadi», se souvient-il, «nous n’avons pas reçu à temps la collection pour un défilé.»

Ces changements devraient attirer les 2 millions de clientes inscrites au fichier mondial d’Un Jour Ailleurs, en Belgique, au Luxembourg et en Italie. Pour 2012, des ouvertures sont prévues, avec le nouveau concept, notamment au Brésil, avec 2 à 3 magasins d’ici à 2013, et aux États-Unis, en grands magasins. En attendant la Chine.

http://www.unjourailleurs.com/

Un vent nouveau souffle sur Naf Naf qui ne craint pas le méchant loup de la morosité

samedi 03.12.2011, 05:15

Sandrine Lilienfeld, présidente de Naf Naf, dans le magasin de Lille qui ouvre aujourd’hui. PHOTO PIB

Pas de maison en paille pour Naf Naf. Mais un nouveau magasin qui ouvre aujourd’hui en plein centre de Lille, illustration de la stratégie de l’enseigne d’investir les coeurs des grandes villes. La morosité du marché de l’habillement peut souffler fort, la maison du groupe Vivarte est en briques.

Le « grand méchant look », c’était en 1984. L’époque des créateurs de Naf Naf, les frères Pariente, ou de la combinaison déclinée dans toutes les couleurs et vendue à trois millions d’exemplaires. Mais la marque s’essouffle. En 2007, l’enseigne est rachetée par le groupe Vivarte, leader de l’équipement de la personne avec ses marques de chaussures (André, La Halle aux chaussures, Minelli…) et de vêtements (Kookaï, Chevignon…). Au total, 24 enseignes, 4 500 points de vente dans le monde et plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010.

Relooking

Alors que Naf Naf est chiffonnée, Vivarte décide de repasser les fondamentaux. « Nous avons réalisé un bilan de marque, consulté nos clientes », explique Sandrine Lilienfeld, présidente de l’enseigne. Le relooking est total. Coup de blush sur les collections et nouvel éclat des magasins. Très présents dans les centres commerciaux (deux tiers du parc en France), ils se redéploient dans les centres des grandes villes, comme à Lille aujour-d’hui et prochainement à Toulouse. « Nous prévoyons 40 à 50 ouvertures de magasins dans les deux à trois ans qui seront plutôt implantés dans les centres-villes. » Aujourd’hui, l’enseigne compte 165 boutiques en France (dont une dizaine dans la région) et emploie 800 personnes. Elle a aussi ouvert son site Web en mai 2010, qui réalise « un chiffre d’affaires digne d’un très gros magasin ».

Visiblement, la nouvelle silhouette de Naf Naf séduit. Sans donner de chiffres, Sandrine Lilienfeld évoque une « une très bonne année » en 2011 en dépit d’un contexte économique morose. « Nous faisons mieux que les autres. La marque est de plus en plus copiée, de plus en plus désirée à l’international », elle qui réalise 25 % de son activité dans une cinquantaine de pays. « Nous avons des nouveautés chaque semaine et un positionnement plus mode à des prix très raisonnables. Les tarifs ont peu progressé, de + 5 à + 8 % en deux-trois ans, malgré la hausse des prix des matières premières. » Et ce n’est pas fini. « À Lille, nous allons faire un carton ! »

http://www.nafnaf.com/fr/

Aldo Bensadoun: le génie du détail

Publié le 11 février 2012 

Ses grands-parents étaient cordonniers en Algérie. Ses parents ont eu des... (Illustration André Rivest)
  • Jean-Philippe Décarie

Ses grands-parents étaient cordonniers en Algérie. Ses parents ont eu des magasins de chaussures au Maroc. Lui, Aldo Bensadoun, a fondé – à partir de Montréal, il y a 40 ans exactement – un empire de commerces de chaussures sur lequel le soleil ne se couche jamais. Plus de 1600 magasins Aldo desservent des millions de clients dans près de 70 pays et il s’ouvre plus d’une centaine de nouveaux Aldo chaque année. Portrait d’un génie du commerce du détail.Malgré ses succès retentissants, Aldo Bensadoun est toujours resté quelqu’un d’éminemment réservé. Un peu à l’image du siège social du groupe qu’il a fondé et où s’activent chaque jour plus de 900 employés à Ville Saint-Laurent.

Il s’agit d’un superbe édifice discrètement établi dans un nouveau développement du nord de Montréal que personne ne voit mais qui révèle une architecture intérieure splendide, inondée de lumière et où trône, en plein milieu de la place centrale, un olivier.

«L’olivier, c’est un symbole de paix, de réconciliation et de longévité», m’explique Aldo Bensadoun, qui prend le temps de me faire réaliser le tour du propriétaire et de me présenter à ses principaux collaborateurs, dont Réjean Dionne, PDG du Groupe Aldo, qui est à ses côtés depuis bientôt 30 ans.

«J’ai des partenaires, Robert Houle et Serge Ranger, qui sont là depuis les débuts en 1972», insiste-t-il.

Fils de Pieds-noirs, Aldo Bensadoun a fait ses études en France avant de terminer son cours universitaire en commerce à l’Université McGill et de tomber en amour avec la ville. C’est ici qu’il décide de démarrer l’entreprise qui est devenue en 40 ans une gigantesque opération planétaire.

«J’ai étudié à Cornell et à McGill à la fin des années soixante. Le mouvement hippie et la contestation m’ont beaucoup marqué. Cela a influencé ma façon de faire des affaires. Je comprends les indignés d’aujourd’hui», observe Aldo Bensadoun.

Aldo en quelques chiffres

Même si son fondateur hésite à le confirmer, Le Groupe Aldo est probablement aujourd’hui le plus important designer et détaillant de chaussures au monde. Jugez-en un peu:

– Aldo Bensadoun est propriétaire de 1 000 magasins Aldo au Canada, aux États-Unis, en Angleterre, en Irlande et en Norvège. Plus de 600 Aldo supplémentaires sont opérés en franchises dans plus de 60 autres pays.

– Aldo possède aussi la bannière Call it Spring qui regroupe 150 magasins au Canada et aux États-Unis et qui opère ses propres boutiques dans 500 magasins J.C. Penney aux États-Unis.

– Le groupe Aldo est propriétaire de la bannière Globo qui possède 26 magasins au Canada et de la chaîne Little Burgundy destinée aux adolescents et qui compte 25 magasins exclusivement dédiés à la vente de grandes marques.

– Le groupe Aldo ne réalise aucune activité de fabrication, mais il compte sur un réseau d’une dizaine d’usines dans le monde (Chine, Europe de l’Est, Amérique du Sud, Italie) qui répond à ses besoins exclusifs, en plus d’avoir plusieurs fournisseurs en sous-traitance.

Depuis ses tous débuts, Aldo conçoit toutefois tous ses modèles de chaussures. Au siège social de Montréal, une centaine de designers s’activent 12 mois par année à créer les nouveaux modèles de souliers, bottes et sandales qui vont meubler les étalages des chaînes Aldo, Spring et Globo.

Durant notre visite, Aldo Bensadoun, n’hésite pas à entrer dans les ateliers de ses designers qu’il connaît tous. Il nous présente une jeune recrue française et deux jeunes designers asiatiques.

«On recrute partout et notamment beaucoup au collège La Salle. On a besoin de designers mais aussi de responsables de lignes de produits ou de gens qui vont repérer les tendances de la mode dans bien des pays», explique-t-il.

Ainsi, le Groupe Aldo a une équipe de 30 personnes qui ne fait que surveiller les nouvelles tendances dans tous les secteurs de la mode. Ils sont localisés aux quatre coins du monde, ils sont les antennes du groupe à Paris, Londres, Shanghaï… et rapportent leurs observations à l’équipe de création de Montréal.

Engagement social

«C’est bien de voir un jeune d’Alma commencer sa carrière dans une boutique chez lui, puis venir à Montréal s’occuper de marketing pour se retrouver à Paris, responsable de collections. C’est aussi notre mission de faire évoluer nos employés», expose Aldo Bensadoun.

Tout au long des deux heures de notre rencontre, M. Aldo – comme les employés du siège social l’appelé amicalement et respectueusement – insiste sur le mandat social de son entreprise.

«Ce qui nous importe lorsqu’on engage quelqu’un c’est la passion qu’il démontre. Mon rôle c’est de leur permettre de développer au maximum cette passion», dit-il.

Lors de notre passage, le siège social du groupe Aldo était particulièrement fébrile puisqu’une centaine de visiteurs étrangers représentants les 60 pays où Aldo possède des franchises étaient sur place pour se faire expliquer les prochaines tendances du groupe.

«C’est le Market Week. Chaque année, on reçoit les responsables des achats de nos franchisés étrangers. On leur montre nos nouveaux modèles et eux prennent les commandes selon leurs besoins», explique le président d’Aldo.

Mais ces visiteurs devront participer à une journée dans la communauté pour réaliser du travail de bénévolat.

«On choisit une cause et on passe la journée à peinturer une école défavorisée ou un centre communautaire. On veut que nos associés étrangers comprennent bien notre engagement social», insiste Aldo Bensadoun.

La décision stratégique marquante

Même si son entreprise a considérablement évolué en 40 ans et que les ventes en ligne représenteront bientôt 10% de son volume d’affaires global, Aldo Bensadoun considère que sa décision stratégique la plus marquante a été celle de lancer, dès le départ, sa propre marque de chaussures.

«Ça ne se faisait pas à l’époque. C’était un peu fou. Mais je voulais offrir quelque chose de différent et le meilleur moyen c’était de le faire moi-même. Ç’a été ma meilleure décision», considère-t-il aujourd’hui.

Au départ, Aldo a ouvert des boutiques dans les magasins Le Château et offrait donc lui aussi des produits exclusifs. Le concept a rapidement débordé et le groupe s’est lancé aux États-Unis en 1982.

«Aujourd’hui c’est mon fils David qui est le président responsable des opérations et c’est mon autre fils, Douglas, qui est directeur général du design et de la marque Aldo. Ce sont les deux secteurs fondamentaux. C’est ça qu’il faut toujours faire évoluer», estime le fondateur d’Aldo.

Le Groupe ALDO est une canadienne société qui possède et exploite une chaîne mondiale de magasins de chaussures et d’accessoires. La société a été fondée par Aldo Bensadoun dansMontréal , Québec , en 1972, où son siège social restent aujourd’hui. Il a grandi pour devenir une société dans le monde entier, avec près de 1600 magasins sous diverses bannières de détail 5:ALDO , Call It Printemps / Spring, Locale / Feetfirst, Globo et Petite-Bourgogne. Il ya aussi ALDO Accessoires, ALDO Outlet, Liquidation ALDO, Liquidation de printemps, et les magasins de dédouanement. Magasins au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et l’Irlande sont détenus par le Groupe tandis que les magasins sont franchisés internationaux. La société une fois exploité le maintenant fermé ou re-marque bannières Simard & Voyer, Chaussures chrétiennes, Access, Pegabo, Transit, Stoneridge, et FIRST (qui était la version américaine de Feetfirst).

Histoire

Chaussures ALDO a été fondée au Canada en 1972 comme une concession au sein de chaussures Le Chateau . Le groupe d’origine inclus magasins à Montréal, Ottawa, Québec et Winnipeg. Le premier magasin ALDO autonome a ouvert ses portes à Montréal, en 1978. La marque élargi dans les années 1980 et 1990, avec des magasins opérant sous le nom de l’ensemble du Canada ALDO. Le premier magasin a ouvert ALDO internationale aux États-Unis en 1993 à Boston, Massachusetts. Le premier magasin en dehors de l’Amérique du Nord a ouvert en Israël en 1995. La marque élargi dans les années 2000 en Arabie saoudite en 2001, l’Angleterre en 2002, et à Singapour en 2003.Depuis lors, le Groupe ALDO, ALDO et avec le Call It Printemps / Spring bannières, a encore élargi sur le marché international, et par la fin de 2011, la compagnie exploitera plus de 600 franchises dans 63 pays à travers le monde .

En 1991, la société a lancé le «Transit» bannière au Canada, qui devint plus tard «Le Printemps» lors du lancement aux Etats-Unis Cinq ans plus tard, ils ont commencé à la «Feetfirst » bannière qui s’adresse à une clientèle plus âgés. En outre, la société exploite « Chaussures Globo » orientée vers le marché de la famille. En 2008, la société a commencé à re-marque certains de ses « Stoneridge » magasins « Little Burgundy» magasins. Les nouveaux «Petite-Bourgogne » magasins vendent des chaussures de marque et accessoires de plus de soixante-dix designers. 

En 2010, la société a de nouveau commencé à évoluer quand il a présenté, au Canada, un nouveau concept de magasin appelé « locale », qui remplacera l’actuel «Feetfirst« magasins. « Locale » est une des chaussures et des accessoires magasin concept de boutique de style visant à de jeunes professionnels, il offre un certain nombre de noms de marque. La société a également relancé la marque Pegabo qui était sa propre chaîne de magasins et est actuellement en vente la marque dans les magasins Feetfirst et locale. Au printemps 2011, la marque a également lancé Pegabo à La Baie magasins au Canada. 

Également au cours de 2010, la société a fait des annonces importantes qui ont conduit à l’expansion majeur sur le marché américain. Le Groupe ALDO et JCPenney a annoncé le lancement de l’appel de marque Spring Elle qui se vendra comme un concept shop-in-shop dans JCPenney magasins à travers les États-Unis.  Le Call It printemps concept est devrait être en 600 JCPenney magasins par l’automne 2011 et JCPenney sera le seul département détaillant boutique de la marque. Le Groupe ALDO a également annoncé que son partenariat avec Kohls grands magasins pour concevoir et produire des produits exclusifs de chaussures qui seront vendues sous les noms de marques privées et exclusives . Les nouveaux produits conçus ALDO sera lancé en Kohls magasins pour le printemps la saison 2011. 

ALDO a pour but de cibler les clients dans la rue, parce que Aldo Bensadoun est «un fervent partisan de ce que la mode commence dans la rue avec les événements politiques et économiques se passe dans le monde. »  Aujourd’hui, le Groupe ALDO sources environ 60 pour cent de son produits en Chine. Il a aussi des chaussures faites dans d’autres centres d’Asie ainsi que dans le Brésil, Europe de l’Est et l’Italie. Être capable de passer rapidement à une usine avec la capacité de produire est un avantage dans un secteur où le succès dépend d’obtenir les dernières modes sur le plateau dans quelques semaines.

ALDO Next Step

En 2008, la société a lancé son programme Next Step visant à passer au vert et de plus en plus respectueux de l’environnement. La première étape du programme était de lancer une nouvelle boîte de design de chaussures qui a incorporé une poignée dans la boîte, ce qui élimine la nécessité pour les clients d’utiliser un sac pour prendre leur maison achats. La société a également changé les sacs qu’il ne utiliser pour être fabriqués à partir de papier sans bois. 

ALDO + de YouthAIDS

Partenaires ALDO annuellement avec YouthAIDS, un programme d’éducation et de prévention de l’ISP à l’aide des médias, la culture pop, la musique, le théâtre, et des sports pour arrêter la propagation du VIH / SIDA. Selon le site Web d’ALDO, la société présente des produits de collecte de fonds chaque année pour la programme, et a généré 3,5 milliards de dollars en dons à ce jour. [ En 2005, la société a lancé le premier Combats Aldo sida campagne mettant en vedette des portraits de célébrités comme Ludacris, Charlize Theron et Adrian Brody, sous la direction créative de Neil Kraft et Kraftworks NYC. 

Localisation

Selon son site officiel, ALDO a une présence dans près de 70 pays et territoires. 

http://www.globoshoes.com/

http://www.aldoshoes.com/country

Hermès établit un nouveau record de ventes en 2011

La maison de luxe Hermès a établi un nouveau record de ventes en 2011, à 2,84 milliards d’euros (+18,3%), au plus haut de la fourchette prévue par les analystes, et table sur une marge opérationnelle en hausse de plus de 30% sur 2011

La maison de luxe Hermès a établi en 2011 un nouveau record de ventes à 2,84 milliards d’euros (+18,3%), au plus haut de la fourchette prévue par les analystes, et table sur une marge opérationnelle en hausse de plus de 30% sur 2011, selon un communiqué publié jeudi.
Hermès, qui avait relevé deux fois ses prévisions en 2011, dépasse ainsi son objectif annuel d’une croissance de 15-16% du chiffre d’affaires et prouve comme LVMH, Prada, Burberry ou Tiffany la solide santé du luxe mondial.

Le chiffre d’affaires du sellier et célèbre fabricant de carrés de soie avait franchi en 2010 pour la première fois la barre des 2,4 milliards d’euros.

Hermès publiera ses résultats annuels le 22 mars, qui devraient selon les analystes afficher un bénéfice net d’un niveau inédit.
Les ventes ont été tirées par l’Amérique (+26%) et l’Asie hors Japon (+29%), une région où six nouvelles succursales ont été ouvertes, dont l’une très remarquée à Bombay (Inde).
La croissance est forte partout (+16% en Europe), sauf au Japon, le premier marché de Hermès depuis deux décennies, qui a souffert du tsunami mais s’en tire avec des ventes quasi stables (-1%).
Hermès précise avoir profité d' »une activité soutenue » au quatrième trimestre, où son chiffre d’affaires a augmenté de 15,8%.
Le premier trimestre avait démarré sur les chapeaux de roue (+25,5% à taux de change courants). Au 2e trimestre, la progression était toujours telle (+22%) qu’Hermès avait rompu avec sa prudence habituelle et relevé ses prévisions annuelles. Le 3e trimestre avait affiché +19,5%.
Sur l’année, la maison Hermès a enregistré à la fois des ventes « très dynamiques » dans ses magasins (+19%) et une hausse des ventes en gros (+15%).
La progression est très forte dans tous les métiers, avec un bond particulier de la division Vêtements et accessoires à +30%, portée notamment par le succès des dernières collections de prêt-à-porter.
La bijouterie fait presque aussi bien (+27%). L’horlogerie progresse de 23%, autant que la division Soie et textiles, les parfums de 16%, et les Arts de la table, qui avaient beaucoup souffert en 2009, de 17%.
Et si les ventes de la maroquinerie-sellerie, qui représentent près de la moitié du total, ne progressent que de 12% sur un an, c’est parce qu’elles sont « limitées par les capacités de production ». Hermès précise qu’il continuera à investir dans ce secteur en 2012. Il souligne la « très forte demande » pour les sacs en cuir et la petite maroquinerie.
La maison Hermès poursuivra aussi en 2012 le développement de son réseau de distribution, avec l’ouverture ou la rénovation d’une quinzaine de succursales. En 2011, elle a ouvert treize succursales, repris quatre concessions et en a rénové ou agrandi huit autres.
Le record de marge opérationnelle de 27,8% du chiffre d’affaires en 2010 devrait être battu, confirme Hermès, et « dépasser 30% ».
Il va verser un acompte sur dividende de 1,5 euro par action, avec paiement au 1er mars.
Hermès dit aussi avoir racheté 1.292.215 actions en 2011, pour un total de 286 millions d’euros. Une politique qui se poursuit depuis le début de l’année 2012.
L’action Hermès a terminé la semaine dernière sur un nouveau plus haut historique de presque 275 euros en Bourse. Elle avait clôturé à 263,8 euros mercredi.

www.hermes.fr

Inditex, l’empire du milieu de gamme… ZARA

Présent dans le monde entier par l’intermédiaire de ses neuf enseignes de textile à petits prix, le groupe propriétaire des magasins Zara ne connaît pas la crise. Histoire d’un suiveur de tendances devenu leader du marché … mais aujourd’hui confronté à de nouveaux défis.

Inditex, l’empire du milieu de gamme

La dernière apparition publique de son fondateur a beau remonter à 2001, le groupe Inditex est loin d’être discret sur le marché de la confection textile, dont il est le leader en Europe et le numéro deux à l’échelle mondiale, juste derrière Gap. La société mère de la marque de prêt-à-porter Zara, mais aussi de Pull & Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara Home et Uterqüe, a publié en 2010 un chiffre d’affaires de 12, 5 milliards d’euros, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, et un bénéfice net de 1 732 millions d’euros. Elle compte 5 044 boutiques et emploie 100 138 personnes.
Une belle réussite pour Amancio Ortega qui a cédé cette année à son vice-président Pablo Isla les rênes de l’empire industriel qu’il a fondé puis dirigé pendant près d’un demi-siècle. Fils de cheminot espagnol devenu magnat du textile de la Californie à la Chine, et septième fortune mondiale, il doit en grande partie sa réussite à une approche novatrice de la chaîne logistique du prêt-à porter, déclinée dans toutes ses enseignes, et devenue un cas d’école.

Et Zara créa la fast-fashion

Le business model du groupe repose sur un pilier simple : le souhait d’adapter l’offre aux désirs de la clientèle. Cela implique une rapidité d’exécution exceptionnelle. De quinze jours, précisément, temps nécessaire à Inditex pour concevoir et mettre en vente un nouveau produit, là où il faut compter plus de six mois dans les industries traditionnelles.

Cet exploit est rendu possible par un système de production vertical et totalement intégré, de la production à la distribution. L’étape de la création est rapide, car chaque modèle est directement inspiré de modèles de haute couture. L’approvisionnement en tissu, la production et la distribution sont ensuite assurés par des entreprises détenues en majorité par le groupe. Une solution plus chère que l’externalisation, mais qui permet de répondre rapidement aux éventuelles évolutions de la demande, et de limiter ainsi le risque d’échec des collections. Grâce à une politique de sous-approvisionnement des stocks et de production en petites séries, les produits qui échouent peuvent ainsi être abandonnés, et ceux qui marchent relancés. le taux de renouvellement des articles atteint des niveaux records : une douzaine de collections sont élaborées chaque année, et de nouvelles pièces arrivent dans chaque point de vente deux fois par semaine.

Ainsi, lorsqu’il ouvre la première boutique Zara en 1974 dans le centre de la Corogne, en Espagne, Amancio Ortega invente un nouveau modèle économique : celui de la fast-fashion, qui raccourcit les cycles traditionnels de la mode. Des articles diversifiés, proposés en nombre limité à des prix attractifs incitent les consommateurs à augmenter la fréquence de leurs visites en boutique… et donc de leurs achats. Le succès rencontré par ce modèle inédit à l’époque est tel que l’enseigne se développe rapidement, dans la majorité des villes espagnoles puis à l’étranger : au Portugal, aux États-Unis et en France.

La multiplication des marques

C’est donc une entreprise déjà multinationale qui entreprend dès les années 1990 de diversifier son portefeuille de marques. Une démarche qui « repose sur une croissance organique », d’après le département communication du groupe. L’enseigne Pull & Bear, lancée en 1990 a en effet été entièrement imaginée et créée par le groupe Inditex en 1991, dans l’objectif de proposer des vêtements décontractés aux jeunes citadins. De même pour Bershka (1998), qui cible un public plus jeune ; Oysho (2001), qui applique la philosophie du groupe au secteur de la lingerie ; Zara Home (2003), qui propose du linge de maison et des articles de décoration ; et enfin Uterqüe (2008), qui se focalise sur les accessoires de mode.

Toutefois, Inditex a également procédé par le passé à quelques opérations de croissance externe, répondant toutes à « une approche opportuniste. » Les magasins Massimo Dutti, crées en 1985, ont ainsi été rachetés par Inditex entre 1991 et 1995, car leur positionnement moyen-haut de gamme présentait des complémentarités avec celui de Zara. L’autre acquisition majeure du groupe est celle de Stradivarius, qui depuis 1999 complète l’offre déjà vaste d’Inditex à destination d’un jeune public féminin.

Développées en interne ou rachetées, toutes les enseignes ont un dénominateur commun : elles appliquent à la lettre la recette qui a fait le succès de Zara. Produits tendance, abordables, et renouvelés rapidement grâce à l’intégration verticale de la chaîne logistique leur garantissent un essor commercial rapide auprès des cibles qu’elles visent respectivement. Chacune maintient cependant « une indépendance totale des offres commerciales », explique le département communication : « chaque concept possède son propre style, sa propre image, son propre agencement de magasins, ses collections ». L’objectif : éviter la cannibalisation des marques entre elles. De nombreux observateurs ont en effet identifié ce risque comme l’une des limites potentielles au développement futur du groupe. Une limite qu’Inditex tente de repousser en dépassant le marché du textile pour s’imposer, par exemple, dans le domaine de l’équipement de maison et celui des accessoires de mode.

Mode sans frontières

Inditex tente également de dépasser les frontières. Depuis ses premiers pas hors de la péninsule ibérique, le groupe a pénétré un nombre impressionnant de nouveaux marchés. D’abord prudent et essentiellement européen, ce mouvement s’est accéléré depuis 1998 tout en s’orientant de plus en plus vers les régions émergentes. Aujourd’hui présent dans 77 pays sur les cinq continents, l’empire du textile continue de se renforcer dans chacun d’entre eux : le seul premier semestre de l’année 2011 a vu l’ouverture de 177 magasins dans 35 pays différents. Mais Inditex prévoit également des développements dans les prochains mois « en Afrique du Sud, à Taïwan, en Géorgie, en Azerbaïdjan et au Pérou. »

Dans chaque pays, le modèle de développement est le même. La marque Zara est la première à s’implanter, au départ via un nombre réduit de magasins. Cette première étape permet de préparer l’implantation des autres marques du groupe et la multiplication progressive du nombre de points de vente, sans jamais perdre de vue « la stratégie de développement des concepts Inditex, qui est d’avoir ses propres magasins. » Mais là encore, quelques exceptions viennent confirmer la règle : « sur certains marchés spécifiques, le groupe a élargi son réseau grâce à des accords de franchise avec les principales sociétés locales de distribution», qui représentent à l’heure actuelle moins de 10 % des points de vente. Autre cas particulier, celui de l’Inde, où Inditex a choisi de développer les magasins Zara par le biais d’une coentreprise résultant d’un accord de joint-venture avec le groupe industriel local Tata.

Cette stratégie de développement global a largement fait ses preuves, puisque les ventes des magasins internationaux représentent 74 % des ventes totales, et que ce ratio est en constante progression. Est-il pour autant possible de la poursuivre à l’infini ? Un obstacle de taille pourrait s’y opposer : la structure centralisée d’Inditex, qui exige que tous les articles passent par les centres logistiques situés en Espagne. En effet, si ce système garantit la flexibilité de la production, il rallonge les délais et augmente les coûts d’approvisionnement des points de vente situés dans les régions les plus éloignées, comme l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. Or ces zones, et en particulier l’Asie, sont précisément celles ou la concurrence dans le secteur textile se fait de plus en plus féroce. Mais face à ce nouveau défi, le groupe demeure confiant : « nous avons suffisamment de capacité logistique pour les années à venir », affirme le département communication, qui annonce également une poursuite des investissements en matière de logistique « afin de continuer à livrer efficacement l’ensemble des magasins dans le monde ».

Chiffres-clés (au 1er janvier 2011)
enseignes commerciales
5 044 
établissements, dont 710 franchisés, dans 77 pays
centres de distribution en Espagne
Une centaine 
de sociétés liées aux activités de création de fabrication et de distribution
100 138 
employés
30 000 
modèles par an 
12 527 
euros de chiffres d’affaires, et un bénéfice net de 1 732 euros

Le tour de la chaîne de production en 15 jours
J-15 Création du modèle en s’inspirant des vêtements de luxe et des attentes des clients
J-13 Coupe informatisée dans une usine du groupe
J-5 Confection par un sous-traitant, finition dans une usine du groupe
J-3 Expédition depuis l’un des centres logistique espagnols, par camion ou avion.
J Mise en vente en boutique

http://www.zara.com/

Lollipops : des magasins plus grands pour l’offre PAP

Par Mathieu Bahuet, Franchise-Magazine.com

MAROQUINERIESTRATEGIE, publié le lundi 9 janvier 2012

 

La franchise de maroquinerie et d’accessoires (110 boutiques Lollipops en France et à l’international) vise 15 nouveaux points de vente cette année et va déployer un nouveau format de magasin pour accueillir son offre de prêt-à-porter.

Lollipops s’apprête à étoffer son vestiaire. Quelques mois après avoir inauguré ses premières lignes de prêt-à-porter, l’enseigne d’accessoires de mode (sac, chaussure, bijoux et petite maroquinerie) consolide sa stratégie de diversification de l’offre en annonçant le développement d’un nouveau concept magasin.
Testé avec succès dans la boutique rue Vieille du Temple à Paris, le nouveau format sera déployé sur des surfaces de 50 m² d’espace de vente (contre 35 m² pour le concept traditionnel) en emplacement n°1 de centre-ville dans des environnements mode. Ceci afin d’abriter les collections de prêt-à-porter (près de 200 références disponibles d’ici le printemps) amenées à peser à terme 50 % du chiffre d’affaires réseau.
En parallèle, Lollipops fait part de son objectif d’inaugurer 15 nouveaux magasins sur 2012. Le parc actuel se compose de 110 boutiques sous enseigne (85 franchises et 25 succursales) dont une trentaine en France. Dans l’Hexagone, la tête de réseau cible en priorité de prochaines implantations sur Bordeaux, Nantes, Tours, Lille, Grenoble et Annecy. Lollipops (15 M€ de chiffre d’affaires en 2010 dont 55 % réalisé à l’international) sera présente en mars prochain sur Franchise Expo Paris à la Porte de Versailles.

http://www.lollipops.fr/