Monthly Archives: février 2013

CFAO : les revenus s’envolent de 14,8%

L'activité automobile représente 61% des revenus de CFAO. © Sylvain Cherkaoui/JA

Le groupe panafricain de distribution spécialisée a connu une forte croissance en 2012, dans tous ses segments d’activité. TTC, qui détient désormais 97,81% du capital de CFAO, annoncera avant le 17 mars le retait ou le maintien du groupe à la bourse parisienne.

Mise à jour du 21/02/2013 à 14h39 : les chiffres d’affaires Automotive et industries-équipements-services ont progressé de 15,7% et 16,4% en 2012, et non de 6 et 6,6% comme précédemment indiqué par erreur.

Grande année 2012 pour CFAO : le groupe de distribution panafricain a atteint l’année dernière 3,585 milliards d’euros de chiffre d’affaires, un montant en hausse de 14,8% par rapport à 2011. « Les excellents résultats de CFAO en 2012 ont été réalisés grâce à l’engagement formidable de toutes nos équipes, à la poursuite de la dynamique des marchés africains sur lesquels notre croissance a été de près de 20% et la confiance renouvelée de nos clients », s’est réjoui dans un communiqué diffusé le 21 février Alain Viry, président du directoire du groupe présent dans 32 pays africains et 7 Collectivités territoriales françaises d’Outre-mer. Le résultat opérationnel courant a progressé de 13,3%, à 290,3 millions d’euros. Le résultat net part du groupe, en revanche, a reculé de 5,8%, à 114 millions d’euros. Cela est dû à la forte hausse des charges financières, en raison du recours soutenu à l’endettement au dernier trimestre de l’année pour couvrir les besoins en fonds de roulement. La baisse s’explique aussi par les coûts liés à l’offre publique du japonais Toyota Tsusho Corporation (TTC) sur CFAO (11,4 millions d’euros). Sans cette dernière charge, au caractère exceptionnel, les bénéfices de CFAO auraient légèrement progressé, de 1,1%.

En Algérie, l’augmentation des ventes (dans l’automobile) a atteint 30% en 2011 et 40% en 2012.

Performance partagée

La performance opérationnelle est partagée entre tous les secteurs d’activité de CFAO. Les ventes de la division Eurapharma (distribution de médicaments) se sont envolées de 12,1%, notamment grâce aux récentes acquisitions réalisées dans le domaine : le nigérian Assene Laborex, l’algérien Propharmal et le danois (vendant en Afrique) Missionpharma. La division Automotive (automobile), qui constitue la colonne vertébrale du groupe, a progressé de 15,7%. Le pôle Industries, équipement et services a quant à lui vu ses revenus augmenter de 16,4%, principalement en raison de la croissance soutenue des ventes de boissons et de produits plastiques ainsi que des ventes d’engins, ces dernières ayant été multipliées par deux.

Vers l’Amérique latine ?

Au niveau géographique, la croissance a été tirée en partie par l’Afrique subsaharienne anglophone (+11,5% à périmètre et changes constants) et surtout par le Maghreb (+32,4% à périmètre et changes constants). En Algérie, l’augmentation des ventes (dans l’automobile) a atteint 30% en 2011 et 40% en 2012.

En 2013, le groupe s’attend à nouveau à une bonne année, la croissance  prévue en Afrique subsaharienne restant soutenue. « En Algérie, après la forte croissance des années passées, nous partons d’un principe prudent, avec une augmentation moins forte », a précisé le management du groupe au cours d’une conférence téléphonique tenue le 21 février. CFAO prévoit un doublement de ses investissements dans Eurapharma en 2013. CFAO a par ailleurs précisé que TTC, qui détient désormais 97,81% du capital, annoncerait avant le 17 mars, « sans doute début mars », le retrait éventuel du groupe de la bourse parisienne, où il était entré fin 2009 après le désengagement partiel de son actionnaire précédent, le français PPR. Concernant le nouvel actionnaire de référence, CFAO note que « l’alliance stratégique formée en décembre 2012 entre CFAO et TTC a pour principal objectif d’accélérer le développement de CFAO en Afrique et d’élargir l’horizon de ses activités ». Au cours de la conférence téléphonique, Alain Viry a précisé que CFAO pourrait ainsi envisager des développements en Amérique du Sud et en Amérique centrale, écartant à priori de nouveaux développements en Asie (CFAO est présent au Vietnam), terrain d’action priviligiée de TTC. Ajoutant que « l’Afrique reste la priorité ».

 

Chinese New Year Retail Sales Slow, High End Suffers

Chinese New Year (CNY) Retail Sales Unappetizing

Retail sales during the “golden week” of CNY were lackluster, according to data from China’s Ministry of Commerce. Reported retail sales (including restaurants) fell 14.7% y-o-y compared to a 16.2% y-o-y decline in 2012. Tier-one cities suffered the sharpest decline as many residents left their cities for vacations or to return to their ancestral homes during the holidays.  Retail sales growth in Shanghai and Beijing dropped from 14% in 2010* to 6.5% in 2013 and from 15.5% to 9.2%, respectively. Because CNY is based on a lunar calendar, it may fall in January or February. CNY took place during February in both 2011 and 2012. To adjust for this variable timing, we compared January 2013 retail sales to January 2010.

Macau Casinos See VIP Business Suffer

Macau saw strong casino mass floor traffic, but the VIP hold percentage and volume suffered. The Chinese government is carrying out a far-reaching crackdown on corruption that is squeezing Macau VIP room revenues from mainland gamblers.   We estimated 30% growth in mass market gaming revenues but flat to slightly negative growth for the VIP segment during CNY 2013, compared to CNY in 2012.

Luxury Retail Sales Volatile

Both Macau and Hong Kong saw a strong influx of tourists from mainland China during CNY. According to the Hong Kong Immigration Department, mainland tourists increased by 32.7% y-o-y between February 11 and February 13. (CNY holidays are two days shorter in Hong Kong and Macau than in the mainland).

Given that nearly 50% of luxury purchases made by Chinese take place outside of the mainland, the most effective way to monitor high-end retail sales is to track credit card transactions. We are closely monitoring both online and offline transactions, but we suspect ultra-luxury items such as Swiss watches priced at or above ~RMB 100,000 (~USD 16,000) are victims of the tight and tightening anti corruption measures.

Housing cleaning is indeed encouraging as it will restore Chinese people’s confidence, to a degree.  But meanwhile, high end retailers and casino VIP operators will have to buckle up to weather the storm.

With thanks to Yingqiao Cheng in New York and Ana Swanson in Shanghai. 

PPR prévoit une nouvelle année pleine en 2012 Rises but lucratif

The New York Times
Par JOLLY DAVID – Publié: Février 15, 2013

PARIS – PPR, le groupe français qui détient Gucci, a déclaré vendredi que sa division de luxe a entraîné une forte augmentation des ventes annuelles et sans but lucratif, et il prévoit une nouvelle croissance pour 2013.

La société, dont les marques sont Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, Balenciaga, a déclaré que son bénéfice net a augmenté de 28 pour cent l’an dernier, à 1,3 Md €, soit 1,74 milliards de dollars. Les ventes ont augmenté de près de 21 pour cent par rapport à l’année précédente, à € 9,7 milliards. La division de luxe a dégagé un bénéfice d’exploitation de 1,6 Md €, en hausse de près de 28 pour cent.

Rogerio Fujimori, analyste de luxe au Credit Suisse Securities à Londres, a déclaré qu’il avait été « une très bonne performance de la division de luxe », avec une marge bénéficiaire saine. « Il est rassurant. »

Les actions de PPR fermé 7,6 pour cent plus élevé à Paris le vendredi.

La société, anciennement connu sous le nom de Pinault-Printemps-Redoute, a déclaré régions en dehors de la zone euro ont représenté près de 79 pour cent de son chiffre d’affaires l’année dernière, avec environ 38 pour cent des ventes dans les marchés à croissance rapide.

En dépit des perspectives médiocres pour l’économie mondiale dans l’ensemble, le secteur du luxe a relativement bien que les gens continuent à acheter des sacs à main onéreux, vêtements, des vins et des parfums. D’autres maisons de luxe de qualité, notamment Richemont, Hermès et LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, ont déjà annoncé assez solide croissance des ventes l’an dernier.

PPR, qui est basée à Paris, a exprimé son optimisme quant aux perspectives d’affaires, en disant qu’il était «convaincu que 2013 sera une nouvelle année de croissance robuste des revenus et d’exploitation accrue et des performances financières. »

James Lawson, directeur de recherche à Ledbury à Londres, a déclaré qu’il n’y avait «une sorte d’optimisme prudent» dans le secteur du luxe à l’heure actuelle, en ajoutant: « . Les résultats de PPR ont renforcé le fait que dans une certaine mesure »

« Mais je ne suis pas aussi confiant que PPR que 2013 sera aussi bon », at-il dit, notant les préoccupations au sujet de la demande des consommateurs européens et l’importance accrue de l’inégalité et de la corruption en Chine, ce qui a quelque peu freiné la consommation ostentatoire là.

«Je vois plus le risque baisse pour 2013 à l’heure actuelle», a déclaré M. Lawson.

François-Henri Pinault, le président-directeur général de PPR, a déclaré dans un communiqué que les résultats de la division de luxe avait été «excellente» dans tous les domaines. «Nous nous efforçons, » at-il ajouté, « pour atteindre la même dynamique dans le sport et la division mode de vie » – une référence aux problèmes de Puma, la marque de sportswear allemande, où le bénéfice d’exploitation a chuté de 13 pour cent en 2012. PPR détient 82 pour cent de Puma.

Puma a annoncé jeudi qu’elle prévoyait de 2013 soient une «année de transition», avec peu de croissance du chiffre d’affaires. La société est au milieu d’une restructuration en vertu de laquelle la fermeture de magasins non rentables environ 90 dans les pays développés à se concentrer davantage sur les marchés émergents.

La stratégie de M. Pinault est de mettre l’accent sur le luxe de la compagnie et articles de sport des marques. À cette fin, il prévoit d’organiser une offre publique de PPR chaîne de distribution Fnac divertissement et cherche à vendre ses enseignes Redcats vêtements en ligne et magasin de meubles. La société a déclaré vendredi qu’il avait écrit € 288 millions de la bonne volonté des deux unités, et a comptabilisé des charges de restructuration de 149 M € alors qu’il s’apprêtait à jeter les entreprises cette année.

Virginie Blin, analyste chez AlphaValue à Paris, a déclaré que, en plus de la bonne performance de la division de luxe, des actions de PPR ont été levées vendredi par les indications que l’entreprise se rapprochent de se départir de ces unités et de résoudre les problèmes de Puma, qui ont pesé sur les résultats.

Printemps: propriétaires en pourparlers avec des investisseurs qataris

 Mer 20 février 2013

Par Dominique Vidalon et Alexander Hübner

PARIS, 20 février (Reuters) – homme d’affaires italien Maurizio Borletti a rejoint avec les investisseurs qataris à soumissionner pour le contrôle du Printemps, le magasin français haut de gamme et haut lieu touristique.

Négociations exclusives centre sur la participation de 70 pour cent au Printemps détenus par Deustche Bank RREEF succession véritable bras, dont il a cherché à vendre depuis des mois, Borletti a déclaré mercredi.

Une source proche du dossier avait dit que les deux Borletti Group et RREEF avait presque conclu un accord avec le Qatar qui valorise Printemps à environ 2 milliards d’euros (2,7 milliards de dollars) ..

Printemps, qui possède 16 magasins et emploie 4000, a vu chiffre d’affaires progresser de 13 pour cent à 1,45 milliards d’euros de son 2011/12 ans.

Même si un porte-parole de Borletti a déclaré que le groupe prévoyait de faire une offre formelle au nom de l’Qataris, il n’était pas clair comment participation au Printemps de RREEF serait réparti entre les Qataris et Borletti. «Les choses n’ont pas été complètement défini encore, » at-elle ajouté, refusant de révéler l’identité des investisseurs qataris impliqués.

Les nouvelles se termine des mois de spéculations sur l’avenir de la propriété Printemps parce RREEF était désireux de vendre sa participation, tandis que Borletti, qui a dirigé le Printemps de montée en gamme, a déclaré à Reuters en Janvier qu’il voulait conserver à l’entreprise.

Qatar, pays le plus riche du monde par habitant, n’a cessé de renforcer sa présence en haut de gamme de vente au détail et de la mode.

Elle a acquis par l’intermédiaire de l’un de ses nombreux fonds d’investissement londonien Harrod magasin en 2010 pour environ 1,5 milliards de livres en 2010.

L’an dernier, la famille royale du Qatar a acquis la marque de mode italienne Valentino pour 700 millions d’euros à l’extrémité supérieure de multiples de valorisation de l’industrie.

Borletti, propriétaire des grands magasins italiens La Rinascente, acheté Printemps avec RREEF du commerce de détail français et du groupe PPR luxe pour 1,1 milliard d’euros en 2006.

Depuis lors, ils ont dépensé près de 350 millions d’euros sur les rénovations et Printemps mobiles plus haut de gamme avec une offre élargie de produits de luxe.

Galeries Lafayette, qui a essayé d’acheter Printemps en 2006, mais a perdu face à Borletti et RREEF, avait manifesté son intérêt pour le grand magasin et même mandaté une banque pour préparer une soumission en quelques mois.

Français défis hebdomadaires signalés en Décembre que les Galeries Lafayette était prêt à payer près de 1,6 milliards d’euros pour le Printemps, conseillés par HSBC, selon des sources proches du dossier. Galeries Lafayette a refusé de commenter le mercredi.

Le Qatar, qui possède un certain nombre de bâtiments sur les bijoux Paris Place Vendôme La Mecque, a développé des liens plus étroits avec France , ayant acquis club de football Paris Saint-allemande ainsi que des participations minoritaires dans des sociétés comme des déchets et gestion de l’eau du groupe Veolia Environnement.

Le Qatar a également été la construction d’une plus grande présence dans l’industrie du luxe.Fonds souverain du Qatar détient 8,7 pour cent des Etats-Unis bijoutier Tiffany & Co et une participation de plus de 1 pour cent de LVMH, premier groupe mondial de plus grand luxe, ainsi que d’une petite participation dans le constructeur automobile allemand Porsche sport.

DEUX NOUVEAUX MAGASINS POUR LES CHOCOLATS ROLAND RÉAUTÉ

15/02/2013
Le réseau de chocolatiers Roland Réauté s’enrichit de deux nouveaux magasins en ce mois de février !
L’un est déjà ouvert aux gourmands, proposant ses chocolats depuis le 8 février dans le centre commercial So Green de Seclin, dans le département du Nord. Le second ouvrira ses portes dès le 23 février prochain à Viriat, près de Bourg-en-Bresse, dans la ZAC La Neuve.
Les Chocolats Roland Réauté, qui veulent « du chocolat pour tous et tous les jours » depuis 1998, approchent ainsi des 50 implantations dans l’Hexagone.
Laurence Théodore Jacquin, Toute La Franchise ©
http://www.chocolatsrolandreaute.com/

Un troisième LBO pour Class’Croute

Publié le 13 février 2013, par Cyril André

Le spécialiste de la restauration livrée vient de lever près de 4 millions d’euros grâce à un LBO tertiaire. Class’Croute va ainsi bénéficier de moyens supplémentaires pour, notamment, poursuivre le développement du réseau en franchise.

Class’Croute a réussi une nouvelle levée de fonds par le biais d’un LBO tertiaire.Par cette opération, FSI Régions et Unigrains ont chacun investi 1,9 millions d’euros. Ce troisième LBO permet aux managers de la société et à son président Jean-Marc Sonolet de renforcer leur position majoritaire au sein du groupe, et de bénéficier de moyens supplémentaires afin de poursuivre le développement de la structure, et de continuer l’expansion du réseau en franchise.
L’enseigne compte aujourd’hui un réseau de 135 restaurants, dont quelques unités en Belgique et au Luxembourg. Avec 102 points de ventes, les franchisés représentent le gros des troupes. Si 10 franchises ont été créées sur l’année 2012, 9 ont été fermées. L’ambition de l’enseigne est de franchir le cap des 200 restaurants à un horizon de 5 ans, à raison d’une quinzaine de création de franchises par an.
Class’Croute a vu son chiffre d’affaires progresser de 4 % l’an dernier, par rapport à 2011, à 65 millions d’euros. Son positionnement demeure le même : la moitié environ de ses ventes sont réalisées en restaurant (sur place ou à emporter), et l’autre moitié en livraison. L’enseigne a toutefois élargi son offre de service, en proposant l’organisation de cocktails, et ses zones de chalandise en ouvrant des corners en entreprise et des restaurants au sein des gares et des aéroports.

En Grande-Bretagne, le distributeur de disques HMV en grande difficulté

 

MARDI 15 JANVIER 2013 15:18
La semaine dernière, c’est l’enseigne Virgin Megastore qui déposait le bilan en France. C’est à présent en Grande-Bretagne que l’hémorragie se poursuit cette semaine avec l’annonce du dépôt de bilan du distributeur HMV, la dernière chaîne de magasins de disques chez nos voisins anglo-saxons, qui n’a pas su faire face à la concurrence toujours plus rude du numérique et de la vente sur Internet.
Crédits photo : ABACA
La semaine dernière, malgré toutes les actions entreprises auparavant et le soutien de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, l’enseigne Virgin Megastore était placée en redressement, en raison d’un chiffre d’affaires qui ne lui permet plus de payer ses employés. Sont concernés une vingtaine de magasins et aux alentours de 1.000 employés, victimes d’une mutation du marché du disque en France comme dans les reste du monde. Car les ventes de musique numériques et sur Internet croissent d’année en année, comme le confirmait le dernier rapport du SNEP.

Un chiffre d’affaires divisé par deux en sept ans

Outre-Manche, c’est au tour de la mythique chaîne de magasins HMV de connaître pareil sort. Le distributeur vient d’être placé à son tour en redressement judiciaire, indique l’AFP. Une nouvelle qui fait craindre la disparition de la dernière chaîne de magasins de disques en Grande-Bretagne. HMV compte 239 boutiques, qui risquent donc la fermeture, et 4.350 employés. L’enseigne, un équivalent de la Fnac et des Virgin Megastore en France, domine encore aujourd’hui les ventes de musique et de vidéo, avec 22% de parts de marché (Verdict). Des résultats pas si mauvais en apparence qui ne masquent pas un chiffre d’affaires en chute libre depuis quelques années, en parallèle d’un marché de la musique en berne et notamment des ventes physiques qui s’écroulent depuis dix ans.

En effet, depuis 2005, le chiffre d’affaires de HMV a été « divisé par deux, pour atteindre 1,1 milliard d’euros en 2012 » selon une enquête menée par nos confrères du Monde. « Le problème est tout simplement qu’il n’y a pas d’avenir pour les magasins de musique physique » explique Neil Saunders, directeur de l’agence de consultants Conlumino. Et ce n’est pas les ventes de décembre dernier, pourtant un mois important pour l’industrie du disque, qui vont changer la donne. Elles ont chuté de 13,5%, entraînant par ailleurs la chute des actions de l’enseigne note France 24. « A l’ère du numérique, alors que 73,4% de la musique et des films sont téléchargés ou achetés sur internet, le modèle de HMV est devenu de moins en moins pertinent et viable », ajoute Neil Saunders.

Car les sites de vente en ligne comme Amazon et les plateformes de téléchargement, dont iTunes est leader, ainsi que la progression du streaming, ne permettent plus aux magasins d’être rentables et attractifs. Créée en 1921, HMV a passé le cap de la cassette audio, du CD et du DVD, mais n’aura donc pas résisté à l’avènement du numérique, pariant beaucoup trop tard sur le digital.

Le marché du livre résiste encore

Par Alexandre Debouté Mis à jour 
Selon des chiffres que s’apprête à communiquer le panéliste GfK, le marché du livre physique en France n’a reculé que de 1,45 % l’an dernier. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

INFOGRAPHIE – Les ventes des libraires ont reculé de 1,5 % l’an dernier. Les graves difficultés de Virgin ne doivent pas cacher les performances de plusieurs enseignes très dynamiques.

Les temps changent. En 1988, quand Virgin s’est installé sur les Champs-Élysées à Paris, certains s’inquiétaient de la menace hégémonique que faisait peser le «mégastore» sur les librairies de quartier. Aujourd’hui, l’enseigne, placée en redressement, pourrait disparaître. La faute à Amazon, comme le laissent entendre certains, dont la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti?

La montée en puissance d’Internet, qui représente désormais 12 % des ventes, est en réalité une donnée du problème parmi d’autres. Selon des chiffres que s’apprête à communiquer le panéliste GfK, le marché du livre physique en France a reculé de 1,45 % l’an dernier, à 3,8 milliards d’euros. Il est donc loin de s’effondrer, alors que, dans le même temps, les ventes de livres numériques demeurent marginales. Virgin a été rattrapé par la crise de la musique, qui est restée trop longtemps le cœur de son offre. Mais c’est loin d’être le cas de tous les vendeurs de livres.

Leclerc, numéro 2

«Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, estime Yves Marin, spécialiste de la distribution chez Kurt Salmon. Même si les voies d’accès aux produits se sont multipliées, c’est un marché où la demande reste forte.» La Fnac, premier libraire en France avec une part de marché de 16 % tous circuits confondus, a suivi la tendance, avec un effritement de ses ventes de livres de 1,5 % en 2012. «Nous étions très inquiets au premier semestre, mais l’année s’est plutôt bien finie», indique Élodie Perthuisot, directrice du livre de la Fnac (PPR), qui défend le positionnement «référent» de l’enseigne (90 magasins en France).

«Internet ne tue pas le marché, renchérit Pierre Coursières, PDG du Furet du Nord. Pour réussir, il faut avoir le bon mix produits et des charges locatives raisonnables.» Parmi les libraires indépendants, le Furet tire très bien son épingle du jeu. Tout comme Decitre dans la région lyonnaise ou de grandes librairies de centres-villes, comme Ombres Blanches à Toulouse, Le Failler à Rennes ou Gibert à Paris. Ce sont des librairies qui misent sur un nombre important de références en littérature, ciblent les familles (scolaire, pratique, loisirs créatifs) et développent des politiques actives d’animation.

Loin du foin médiatique qui prédit la fermeture de centaines de points de vente du livre si rien n’est fait pour protéger les indépendants, victimes de la concurrence d’Internet et des grandes surfaces, deux enseignes se sont fait une place au soleil. Le distributeur alimentaire Leclerc a créé ses premiers «espaces culturels» dès 1989. Avec succès. L’enseigne dispose aujourd’hui d’une force de frappe de 215 points de vente en coopérative et revendique le rang de deuxième libraire de France. Son chiffre d’affaires aurait progressé de plus de 6 % l’an passé. Comme la chaîne concurrente Cultura, dont le patron est lié à la famille Mulliez (Auchan), Leclerc a ciblé les zones de chalandise où il y a un déficit d’offre: périphérie des grandes villes pour Cultura et petites ou moyennes agglomérations pour Leclerc.

 

Les petites librairies de quartier menacées

Dans les espaces culturels, la moitié de la surface de vente est consacrée aux livres (60.000 références, contre 10.000 en hyper) avec un personnel très qualifié. «Le livre est au cœur de notre offre avec une profondeur de spécialiste», explique Hugo Bélit, adhérent Leclerc à Pau. Cultura (52 succursales) poursuit de son côté une stratégie d’implantation dynamique depuis quinze ans en ouvrant de plus grands magasins (jusqu’à 6000 m2), où le livre réalise un gros tiers des ventes, à côté des loisirs créatifs et de la papeterie. L’enseigne, qui dispose d’une solide trésorerie, envisagerait de racheter une partie des 26 magasins Virgin. À périmètre constant, elle indique avoir enregistré une progression «significative» de ses ventes de livres en 2012.

Ce sont en fait surtout les petites librairies de quartier, dont les charges foncières sont trop élevées, qui sont le plus menacées. Leur très faible rentabilité rend leurs marges de manœuvre de plus en plus limitées.


La remise de 5 %: stop ou encore?

Un temps envisagée puis apparemment rejetée par le gouvernement, la suppression de la remise des 5 % sur le livre, la seule autorisée par la loi Lang, fera-t-elle partie du plan de soutien à la librairie indépendante que doit présenter la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, au Salon du livre fin mars? Le Syndicat national de la librairie (SNL) soutient que cette suppression permettrait aux petits libraires, dont la rentabilité est aujourd’hui quasi nulle, de récupérer 2 à 3 points de marge. Selon lui, le critère du prix n’est pas déterminant pour se rendre en librairie. Seuls les grands acteurs de la vente en ligne, Amazon en tête, et la grande distribution pratiqueraient ce rabais de 5 % pour tout achat. Il constituerait notamment un élément de dynamique commerciale sans condition de détention d’une carte de fidélité. De leur côté, la Fnac ou Cultura ne le feraient pas systématiquement. Les discussions se poursuivent entre les acteurs de la filière. Réponse au printemps.


L’avenir de Virgin

Les repreneurs éventuels ont jusqu’à la mi-mai pour se déclarer candidats à la reprise, totale ou partielle, des 26 magasins Virgin, placés en redressement judiciaire le 14 janvier dernier. Mais les offres ne se bousculent pas. Le chiffre d’affaires de l’enseigne (environ 300 millions d’euros en 2011) est en recul de plus de 10 % avec des pertes nettes de plus de 10 millions d’euros par an. Virgin a raté le virage du numérique dans la musique et la vidéo, où Apple et Amazon prospèrent. L’offre de Patrick Zelnik, PDG du label indépendant Naïve, qui souhaite redonner sa «vocation de spécialiste» au navire amiral de Virgin, sur les Champs-Élysées, ne tiendrait pas la route, faute de financement. Les seuls espoirs de l’enseigne, détenue à 74 % par le fonds Butler Capital Partners et à 20 % par Lagardère, viendraient de la chaîne Cultura, qui disposerait du cash suffisant pour reprendre certains magasins. Une vente par appartements que veulent à tout prix éviter les 1000 salariés de Virgin.


Amazon: les subventions de la discorde

Dans une tribune publiée en décembre dernier, les patrons de plusieurs enseignes (dont Cultura, Decitre ou Le Furet du Nord) se sont dits «révoltés» de l’obtention par Amazon d’aides publiques d’un montant de plus de 1 million d’euros pour le recrutement de 250 salariés affectés à son futur entrepôt logistique du Nord-Pas-de-Calais, subventions qui viendraient s’ajouter à celles perçues pour son site de Saône-et-Loire. Une situation qui a aussi suscité l’ire d’Alexandre Bompard, le patron de la Fnac, qui dénonce les «pratiques hégémoniques et le dumping fiscal et réglementaire» du géant américain de l’e-commerce. Les collectivités locales devraient confirmer ces aides. Mais l’affaire cristallise la haine des petits libraires contre le grand méchant Américain. Amazon est notamment accusé de pratiquer une remise interdite et de contourner la loi sur le prix unique en ne facturant pas les frais de port. Le Syndicat de la librairie française l’a attaqué en justice. Il a gagné en première instance, mais Amazon a fait appel.

2012, nouvelle année noire pour l’habillement

Publié le 4 février 2013, par Mathieu Bahuet

Engagée sur une tendance baissière depuis des années, la consommation d’articles textiles et d’habillement a reculé l’an dernier de 2,2 % selon l’Institut Français de la Mode. Le prêt-à-porter féminin dévisse de 3 %.

Les années se suivent et se ressemblent pour la filière de l’habillement-textile. Pour la énième année consécutive, l’IFM indique que les ventes du secteur ont enregistré en 2012 une baisse de 2,2 % à périmètre constant par rapport à l’année précédente, elle-même dans le rouge vs 2010 (-2,6 %). Comme un symbole, le mois de décembre s’est conclu sur un vilain recul de -3,7 % par rapport à décembre 2011, affectant l’ensemble des segments d’activité et des circuits de distribution.
Sur douze mois, la meilleure résistance est à porter au crédit de la mode masculine dont le chiffre d’affaires à surface comparable s’inscrit en léger repli à -0,7 %. Segment le plus résilient du marché en 2011, le prêt-à-porter enfant (-1,7 % l’an passé) fait lui aussi les frais d’une consommation atone. La donne est encore pire dans les vestiaires féminins : déjà particulièrement médiocres en 2011 (-3,5 %), les ventes du créneau ont encore dévissé de -3 % sur 2012.
Mention spéciale aux magasins populaires (type Monoprix), le seul canal de distribution en progression l’an dernier (+1,9 %). Tous les autres circuits ont conclu 2012 en négatif comparé à 2011, en particulier les hyper et supermarchés (-4,9 %). Notons que les chaînes spécialisées, dont celles développées en franchise (commission-affiliation, concession etc.) s’en sortent un peu mieux que les indépendants multimarques (-1,9 % vs -2,7 %).

 

Yves Rocher laureat des trophés de la MCMA pour la France

Le 6 décembre dernier, le prix de la meilleure chaine de magasins de l’année 2012 pour la France a été remis à Yves Rocher à l’occasion de la présentation à la presse et à l’ensemble du monde du retail du palmarès des Trophées de la MCMA 2012 lors d’une conférence à l’hôtel Bedford à Paris dans le 8ème.

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La Meilleure chaine de magasins est une enquête consommateurs ayant eu lieu chaque année de mai à septembre depuis 2008. Cette enquête, l’une des plus grandes d’Europe, a recueilli 2012, plus de 43 000 évaluations de consommateurs en France. Le but est de connaître l’avis des Français sur plus de 158 enseignes reconnues.

Les principaux enseignements de l’enquête :  

– Le score moyen de l’an dernier était de 6.14, il est cette année de 6.11.

– Les consommateurs ont donné la meilleure évaluation au critère Amabilité envers le client.

– L’aspect le plus important est, comme l’an dernier, le rapport Qualité / Prix.

– Les autres aspects Prix sont évalués comme les deuxième et troisième aspects les plus importants selon une enquête client Q&A Research & Consultancy effectuée entre avril 2012 et fin octobre 2012 auprès de 14 000 consommateurs français représentatifs de la population.

Pour la cinquième fois, les consommateurs ont pu évaluer leurs chaines de magasins favorites sur les aspects suivants : Rapport Qualité /Prix, Niveau de Prix, Promotions & Offres, Assortiment, Service, Expertise du Personnel, Innovation, Amabilité du Personnel envers le Client, et Atmosphère du Magasin.

Un échantillon est sélectionné au départ de l’enquête afin de déterminer l’importance à donner à chaque critère. De cette façon, les gagnants par catégorie sont déterminés de façon honnête et fiable.

Yves Rocher est la Chaîne de Magasins de l’Année France 2012

Yves Rocher est choisi par les consommateurs français comme le gagnant toutes catégories de l’élection. L’an dernier, Lidl avait terminé premier et Yves Rocher 8e. Cette année, Lidl est second, et Orchestra est troisième. Yves Rocher est numéro 1 grâce a son score exceptionnel sur les aspects Prix.

Le palmarès :

Cette année, les gagnants ont reçu leurs prix des mains de nos partenaires: Havas 360, Les Affranchis, Newim et Q&A.

Les Vainqueurs des 20 catégories sont les suivants:

Catégorie Enseigne Note globale /10
Agences de voyage Thomas Cook 6,15
Beauté et Parfumerie Yves Rocher 7,28
Bébé et enfant Orchestra 7,19
Bricolage et Jardinage BRICO DÉPÔT 6,90
Chaussures La Halle aux chaussures 6,34
Hypermarchés et Supermarchés Lidl 7,25
Joaillerie Maty 6,44
Jouets TOYS “R” US 6,73
Lingerie Etam lingerie 6,86
Livres, Culture et Jeux Fnac 6,58
Maison et Décoration IKEA 7,01
Mode et Accessoires Claire’s 6,13
Multimédia et Electroménager Darty 6,24
Opticien Générale d’Optique 6,51
Restauration à emporter Quick 5,69
Sandwicherie et Croissanterie La Brioche dorée 6,52
Sport DECATHLON 6,98
Téléphonie Bouygues Telecom 5,77
Vêtements femme MS Mode 7,14
Vêtements homme Kiabi 6,48

Les critères de prix déterminants

Les résultats de la recherche menée par Q&A Research & Consultancy, montrent que les critères prix (rapport qualité/prix, niveau de prix, promotions et offres) déterminent la performance à hauteur de 60%. Une légère baisse de 1% par rapport à la grille d’évaluation de l’an passé. Par ailleurs, si le score moyen a diminué, la note moyenne concernant l’Amabilité envers le Client a augmenté. La note moyenne sur cet aspect est de 7.06. Les aspects service obtiennent une meilleure note par rapport à l’an dernier.

Structure de l’étude

Les évaluations des consommateurs sont transmises sur le site internet www.meilleurechainedemagasins.fr. Durant trois mois, les retailers ont demandé aux consommateurs de participer à l’élection par l’usage de newsletters, banners sur leur site internet, et sur divers supports en magasin. En plus d’évaluer leur chaine de magasins favorite, les consommateurs avaient la possibilité d’évaluer deux autres enseignes dans la même catégorie ou dans une catégorie différente sur les neuf différents critères. Au préalable un échantillon représentatif est sélectionné dans un panel pour déterminer l’importance des différents critères, pour chacune des catégories.

Le réveil économique du « dragon » indonésien

LE MONDE ECONOMIE | Par Bruno Philip avec Chloé Hecketsweiler – Makassar (Indonésie), envoyé spécial
Le bâtiment de la Banque d'Indonésie à Djakarta en février 2010. L'Indonésie est désormais très convoitée par les investisseurs étrangers.

 

Le voyageur nostalgique à l’esprit encore habité par le souvenir littéraire des tribulations de Joseph Conrad sur la route des épices aura toutes les raisons d’être sidéré en débarquant dans le hall du luxueux aéroport de Makassar : rattrapée par la bouillonnante modernisation et le dynamisme économique de l’Indonésie, cette grande ville d’environ un million et demi d’habitants n’a plus rien àvoir avec l’aimable et proprette capitale des anciens sultans de Gowa, où l’écrivain-voyageur accosta à la fin du XIXe siècle. Dans ses rues, les McDonalds et les cafés Starbucks côtoient désormais les échoppes locales.

Située à 1 400 kilomètres au nord-est de Djakarta, Makassar, sur l’île de Sulawesi (l’ex-Célèbes), est l’un des symboles du réveil économique de l’Indonésie, qui affiche désormais la plus forte croissance des pays du G20 après la Chine (6,3 % en 2012). En 2012, le géant du conseil McKinsey a classé Makassar dans le peloton de tête des trois villes indonésiennes de taille moyenne en phase de décollage rapide : 8,6 % de croissance !

Le maire de la cité, Ilham Arief Sirajuddin, n’est pas peu fier de décrire la réussite de Makassar : « Comprenez d’abord que Makassar a l’avantage de sa position géographique : nous sommes devenus le « hub » de l’Indonésie orientale en termes de transports et de flux commerciaux car nous sommes idéalement situés entre Bornéo et la Papouasie, explique cet homme replet à la fine moustache. Dès mon arrivée aux affaires, j’ai senti que Makassar représentait une opportunité pour les investisseurs. » Surnommée « la porte de l’Indonésie de l’Est », Makassar doit maintenant se transformer en « salle de séjour » de la région, pour reprendre la métaphore préférée de M. Sirajuddin. « Un endroit où l’on ne fait pas que passermais où l’on s’installe. »

LE TOURNANT A LIEU EN 1998

L’évolution de Makassar s’inscrit, entre autres villes, dans le récent cheminement de cette nation jeune – son indépendance réelle date de 1949, quand le colonisateur hollandais a lâché pour de bon les rênes. Pour le pays, le tournant a lieu en 1998, avec le départ forcé du vieux dictateur Suharto, au pouvoir depuis 1967. L’avènement de la démocratie marque le début d’une nouvelle ère politiqueet économique qui a bouleversé cette nation de 246 millions d’habitants, à 88 % musulmane.

« Notre succès date du début des années 2000, mais il s’est confirmé grâce à ces huit dernières années durant lesquelles nous avons bénéficié d’une stabilité politique inédite, raconte ainsi à Djakarta le célèbre homme d’affaires sino-indonésien Sofjan Wanandi, qui fut dans une autre vie proche de l’ancien « général président » Suharto.

« Une cinquantaine de millions d’Indonésiens gagnent entre 3 500 et 5 000 dollars américains par an [soit moins qu’en Chine et en Thaïlande, mais beaucoup plus qu’en Inde et au Vietnam]. Nous avons une démographie dynamique, d’importantes ressources minières et agricoles. Mais notre gros problème est le manque d’infrastructures », soupire le magnat de 70 ans, sanglé dans sa chemise de batik bariolée.

Derrière lui, comme pour renforcer le versant optimiste de son propos, la capitale de l’Indonésie dresse ses dizaines de tours dans le ciel alourdi par les nuages de la mousson de janvier. « Si nos infrastructures étaient meilleures, le pays pourrait dépasser les 8 % de croissance », prédit-il.

UNE ENVELOPPE DE 420 MILLIARDS DE DOLLARS

Le gouvernement du président Susilo Bambang Yudhoyono, dont le deuxième mandat s’achève en 2014, en est bien conscient. Il a débloqué l’an passé une enveloppe de 420 milliards de dollars (309 milliards d’euros) pour financer le développement d’autoroutes, d’aéroports et de ports.

Une manne pour l’industrie indonésienne qui a vu, en quelques années, émerger des groupes très puissants, tel celui de l’ancien vice-président Jusuf Kalla, qui a notamment construit le nouvel aéroport de Makassar.

A leurs côtés, les étrangers aussi se précipitent : leurs investissements ont bondi de 37 % en 2011, pour atteindre un total de 19 milliards de dollars, et le Fonds monétaire international estime qu’ils dépasseront les 21 milliards cette année.« Les Japonais et les Coréens sont de loin les premiers investisseurs, mais les Européens commencent à se réveiller, précise Jean-Pierre Felenbok, associé du cabinet de conseil Bain & Company, qui vient d’ouvrir un bureau à Djakarta.Echaudés par la crise asiatique de 1997, les Français sont un peu en retard mais les positions sont loin d’être figées. »

Parmi ceux qui ont fait très tôt le pari de l’Indonésie : Alstom, Schneider, Total, Lafarge, Danone ou encore L’Oréal, qui a inauguré, en novembre 2012, près de Djakarta sa plus grande usine au monde.

Pour tous les groupes installés dans l’archipel, l’objectif est double : profiter bien sûr de l’explosion de la demande intérieure, mais aussi faire du pays une base d’exportation pour rayonner dans l’ensemble de la région. Avec un atout : le coût de sa main-d’oeuvre, encore relativement faible par rapport à celui d’autres pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et même de la Chine.« Aujourd’hui, la main-d’oeuvre indonésienne coûte moitié moins cher que la main-d’oeuvre chinoise employée dans les grandes zones industrielles de l’est de la Chine », constate M. Felenbok.

LOURDEURS BUREAUCRATIQUES

Seul frein à cet enthousiasme : l’apparition avec la démocratie de lourdeurs bureaucratiques dont la dictature ne souffrait pas autant. « Nous avons été trop rapides dans le processus de décentralisation, regrette encore M. Wanandi. Il n’aurait pas fallu l’imposer dans nos quelque 500 districts. Le processus de décision est trop lent, trop compliqué désormais. Tout projet doit être approuvé depuis le gouvernement central jusqu’aux gouvernements locaux en passant par le Parlement. » M. Wanandi a beau vanter les mérites de la démocratie, on sent que les difficultés liées à son essor le dérangent un peu.

Fauzi Ichsan, l’un des directeurs de la Standard Chartered Bank, à Djakarta, est plus nuancé : « Pour évoluer, nous avions le choix entre deux modèles : l’Inde ou la Chine. Nous avons choisi l’Inde, en essayant de combiner démocratie et économie libérale. Ce type de modèle a inévitablement des effets induits, telle l’inefficacité bureaucratique de gouvernements locaux », souligne ce banquier, en insistant aussi sur les efforts faits par le pays pour se restructurer après la crise économique asiatique de 1997.

Egalement optimiste, Philippe Courrouyan, président à Djakarta de la branche indonésienne du comité des conseillers du commerce extérieur français, assure que « l’Indonésie est un pays en marche, au rythme souvent chaotique, mais qui bouge et où tout reste à faire ! ».

Tous les investisseurs, en revanche, pointent du doigt le fléau de la corruption. Malgré les efforts affichés par le gouvernement, le mal demeure endémique. Dans son classement 2012, l’ONG Transparency International a même rétrogradé le pays de 18 places, l’Indonésie étant maintenant 118e sur 176.

A Makassar, le maire balaie d’un revers de la main ces critiques : « Ici, martèle M. Sirajuddin, on va vite. On fait accélérer les choses, on peut vous donner un permis de construire en trois jours, là où ça en prend douze ailleurs ; et une licence d’import-export en un mois, là où ça traîne dans d’autres provinces. » Des réflexes hérités d’une longue histoire de carrefour commercial : dès le XVIe siècle, commerçants portugais, chinois, arabes, indiens, javanais, siamois et malais accostaient à Makassar pour acheter l’or, les perles, le cuivre et les épices, dont le clou de girofle et la noix de muscade.

INSTALLATION PORTUAIRE EN PLEIN ESSOR

Makassar, lovée dans une crique, offre désormais le spectacle d’une ville moderne, ouverte sur le détroit qui porte son nom. Une mosquée un peu futuriste, bleu et blanc, dresse ses minarets pointus sur le front de mer, bétonné de neuf. Le long de la jetée, de grandes et orgueilleuses lettres rouges fixées sur la rambarde affichent en grand le nom de Makassar et la couleur de ses ambitions.

Dans le port, sitôt quittée la rue qui le longe et où s’alignent bars louches et maisons de passe déguisées en karaoké, on prend la mesure d’une installation portuaire en plein essor : d’immenses grues montées sur roues chargent des conteneurs dans des cargos quand, un peu plus loin, des passagers venus de Java, de Papouasie, des Moluques débarquent d’un bateau de ligne.

« Depuis Makassar, nous commandons un réseau couvrant 24 ports de l’Indonésie de l’Est, explique dans son bureau du port Abdul Azis, l’un des responsables de l’administration. Nous sommes le troisième port du pays après Djakarta et Surabaya, avec un mouvement de 800 000 conteneurs par an. Nos capacités en termes de stockage de conteneurs augmentent de 15 % annuellement depuis 2007. »

Un appel d’offres a été lancé pour la construction d’un port encore plus grand, qui pourra relier directement Makassar au reste de l’Asie et du monde – ce qui n’est pas encore le cas. Les nouvelles installations devraient voir le jour d’ici une dizaine d’années, non loin de l’actuel port de pêche où la houle fait encore danser sur les vagues de nombreuses goélettes blanches traditionnelles…

PÉTROLE, GAZ, OR, NICKEL, COBALT…

Dans les cargos qui quittent l’Indonésie, on trouve du charbon, (l’Indonésie est le premier exportateur mondial), du pétrole, du gaz, de l’or, du nickel, du cobalt, du caoutchouc et, bien sûr, de l’huile de palme. Autant de richesses qui dopent la croissance économique du pays, avec des géants mondiaux comme Sinar Mas, Wilmar, Golden Agri-Resources (tous trois dans l’huile de palme), Bumi Resources ou Adaro Energy (charbon). A lui seul, Wilmar, qui emploie près de 90000 personnes, est l’un des plus grands groupes agroalimentaires d’Asie. En 2011, son chiffre d’affaires a dépassé les 44 milliards de dollars.

Les exportations ne représentent cependant que 25 % du produit intérieur brut indonésien, comparé aux 70 % en moyenne dans les autres pays de l’Asie du Sud-Est. Résultat : bien qu’elles aient chuté de 8,5 % au deuxième trimestre 2012, la croissance économique indonésienne n’a pas fléchi.

Son véritable moteur ? Un gigantesque marché intérieur dopé par le développement rapide de sa classe moyenne, ces 50 millions d’Indonésiens qui gagnent plus de 4 000 dollars par an. « Et ce chiffre progresse de 3 % à 5 % par an! », souligne M. Felenbok.

On voit aujourd’hui ces Indonésiens aux revenus plus confortables se bousculerdans ces malls gigantesques qui se multiplient partout. A Makassar, il vient de s’enouvrir un, fréquenté par une population encore assez maigrelette en ce dimanche pluvieux de fin janvier. Mais tous les ingrédients du succès sont là : chaînes de restauration rapide américaines, magasins d’électronique, supermarché Carrefour… Comme dit M. le Maire : « Mon but, c’est de faire évoluer la marque Makassar. » Le souvenir de Joseph Conrad et des sultans assoupis de Gowa s’est dissipé dans les brumes du détroit.

Phox et Boulanger mutualisent leurs achats

Publié le 5 février 2013, par Philippe Beaulieu

L’enseigne coopérative Phox (230 points de vente pour 185 adhérents) a mis en place un partenariat pour des achats en commun avec Boulanger (130 magasins).

Le réseau Phox, qui se définit comme « le shop photo » a donné, depuis le début 2013, un mandat exclusif à la centrale de Boulanger (2 milliards de francs de chiffre d’affaires, 130 magasins) pour négocier pour son compte les conditions générales de référencement, d’achat, les contrats-cadres et les contrats de service après-vente. En revanche, les approvisionnements et la logistique demeurent spécifiques à chaque réseau. L’accord, assez logique dans la mesure où les deux enseignes interviennent sur les mêmes marchés, leur permet de former désormais le deuxième acteur à l’achat du marché de la photo, juste derrière la Fnac.
« Cette alliance à l’achat ne retire en rien l’indépendance stratégique des deux enseignes« , précise toutefois dans un communiqué, Bruno Lauvray, Directeur Général de Phox. La chaîne (230 points de vente pour 185 adhérents) avait déjà choisi, en 2008, de s’allier à Euronics France pour la distribution d’un certain nombre de produits numériques (tablettes, écrans, etc.).
Cette stratégie permet à Phox, dans un contexte où, depuis l’arrivée du numérique, le secteur a tété durablement touché, de poursuivre son repositionnement en élargissant son offre et en développant de nouveaux services, tout en améliorant sa rentabilité. Parmi les autres projets en cours : un nouveau concept magasin, qui devrait voir le jour dans le courant de l’année.

FAILLITE GAME : GAME CASH RACHÈTE 24 MAGASINS ET 65 SALARIÉS

Après Micromania, c’est autour de l’enseigne Game CASH de venir au secours des boutiques GAME en rachetant 24 magasins et reprenant 65 salariés. Cela signifie que tous les employés rattachés à chacune de ces 24 boutiques conservent leurs fonctions, ce qui fait le bonheur de Philippe Cougé, Président de la chaîne de magasins d’occasion, qui a essuyé plusieurs refus avant d’obtenir gain de cause le 1er février dernier. « Nous sommes toujours restés très confiants sur la décision finale du tribunal, malgré les tentatives de désinformation et de dénigrement. Notre business modèle en franchise, riche et à la pointe de l’innovation, a su anticiper les évolutions de ce marché. Il permet à des candidats motivés et passionnés de créer leur entreprise, en bénéficiant de nos outils et d’un savoir-faire de 20 ans. »

Divers Jeux Vidéo

A noter que l’activité SAV logistique de GAME et la marque SCORE GAMES sont désormais propriétés de GAME CASH et chacune de ces boutiques va donc subir un changement dans les prochaines semaines.« Ma première pensée est d’abord pour eux, mais aussi pour ceux qui ne font pas partie des trois plans de reprises. J’aurai malheureusement eu le triste privilège de voir GAME naître et mourir en France, et la disparition d’une marque est toujours désolant« , assure Philippe Cougé qui précise que sa firme est tout sauf une World Company et semble comprendre également le marché du jeu vidéo, lui-même étant gamer depuis l’Atari 2600« . Une façon comme une autre de rassurer les 65 salariés qui auraient peur de se retrouver dans une société qui ne leur correspondrait pas…

 

Divers Jeux Vidéo

 

Divers Jeux Vidéo

 

Bel&Bo ouvre son 75ème magasin, mais vise les 100

Mardi, 05 Février 2013 12:43

Écrit par  Karin Bosteels
Bel&Bo ouvre son 75ème magasin, mais vise les 100

Demain la chaîne de mode Bel&Bo ouvrira son 75ème point de vente à Aalter, mais ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son CEO Michel Delfosse envisage d’atteindre le cap des 100 magasins.

Expansion en temps de crise

Malgré la crise persistante, certaines entreprises dans notre pays n’hésitent pas à investir. Bel&Bo en fait partie : l’enseigne, élue ‘Meilleure chaîne de magasins de Belgique en 2012’ au retaildetail Night en novembre dernier, ouvrira ce mercredi son 75ème point de vente à Aalter.

Bel&Bo, qui jusqu’en 2010 opérait sous le nom Promo Fashion en tant que discounter, n’est plus un outsider depuis longtemps. « En ces temps de crise et sur un marché versatile, nous osons miser pleinement sur l’expansion, sans pour autant rompre notre promesse d’entreprenariat durable », affirme le Michel Delfosse.

Le CEO attribue cette forte croissance – et ce  malgré une concurrence internationale assidue – à  différents facteurs : une stratégie à long terme, un positionnement cohérent et une bonne dose de bon sens. « Chez nous vous trouverez la tenue appropriée qui vous donnera confiance en vous. Une collection colorée et moderne, avec une garantie qualité-prix  défiant toute concurrence. Nous nous efforçons quotidiennement de tenir cette promesse envers nos clients. »

Traduction : Marie-Noëlle Masure

 http://www.bel-bo.be/fr/

Printemps cherche une solution pour sa filiale Made in Sport

Copyright Reuters

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la tribune.fr | 05/02/2013,

Le groupe de distribution chercherait à se débarrasser de sa filiale qui perd de l’argent, et dont le concept est à bout de souffle. L’enseigne pourrait se transformer en magasins Citadium, plus haut-de-gamme.

Made in Sport passera-t-il le printemps ? En tout cas, sa maison-mère chercherait à s’en séparer, d’après une information du Figaro. La chaîne de boutiques de sport fait perdre de l’argent à Profida, filiale du groupe Printemps. Sur son exercice 2011-2012, la société qui possède également les magasins Citadium, avait perdu 2,43 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 78,86 millions d’euros.

Selon Frédéric Tain, de la lettre professionnelle sport-guide.com, cité par Le Figaro, l’enseigne souffre d’un manque de stratégie de la part de la direction qui se contente d’une « gestion a minima » depuis une vaine tentative de revente il y a deux ans. Le réseau de la marque s’est également beaucoup réduit, passant de 20 à 13 points de vente.

Un concept en échec

Il faut dire que le concept du magasin qui consiste à vendre des produits dérivés de grands clubs sportifs n’a pas convaincu les consommateurs. Les concurrents (Courir, Foot Locker…) vendent les mêmes produits tout en mettant en avant des produits de grande consommation, comme les chaussures de sport notamment drainant ainsi une plus large clientèle. L’autre volet du concept de Made in Sport qui consiste à gérer des boutiques consacrées à des clubs de football, ou à de grands événements sportifs (24h du Mans, Dakar), est également à bout de souffle. L’Olympique de Marseille vient de lui retirer la licence pour les trois boutiques sous ses couleurs.

Made in Sport remplacé par Citadium?

Le groupe réfléchit à transformer son réseau sous l’enseigne Citadium qui, lui, remporte un franc succès. La boutique de Beaubourg est ainsi déjà devenue une enseigne Citadium. Un spécialiste du secteur, cité par le quotidien, estime que Made in Sport pourrait tout simplement disparaitre dans le courant de l’année.

Le groupe Printemps est actuellement à la recherche de repreneurs. Deutsche Bank, qui possède 70% du capital via sa filiale de capital-investissement, a annoncé l’année dernière son intention de vendre sa participation. Les Galeries Lafayette ont fait part de leur intérêt, mais veulent s’emparer de l’ensemble du capital. Or, la famille Borletti (30% du capital) ne souhaite pas vendre et cherche un repreneur alternatif aux Galeries Lafayette.

Polaroid va lancer sa chaine de magasins en Europe en 2014

posté par  le jan 9, 2013 dans Geekosphère 

Il y a quelques jours, Polaroid présentait sa première boutique Fotobar, qui ouvrira ses portes d’ici quelques jours en Floride. L’ex-géant de la photographie ne compte pas s’arrêter au continent américain puisqu’il prévoit d’ouvrir plus de 100 boutiques en Europe en 2014.

© DR

C’est à Delray Beach, en Floride, qu’ouvrira le premier Fotobar de Polaroid. En 2013, le géant compte se développer aux Etats-Unis en ouvrant une dizaine de boutiques à travers le pays. La chaine de magasins offrira un cadre agréable pour les visiteurs, qui pourront retoucher à leur convenance leurs photos de smartphone pour ensuite les imprimer directement dans plusieurs formats.

“Avec le développement d’Instagram et d’autres services de retouche d’image, on remarque que les gens s’intéressent à nouveau à l’impression de leurs clichés” explique un responsable de Polaroid. C’est cette idée que Polaroid souhaite exploiter avec une chaine de magasins qui surfera sur la vague mobile pour tenter de s’imposer.

Et si 2013 devrait marquer un tournant pour le géant, 2014 représentera un véritable défi. Polaroid a en effet l’intention d’ouvrir plus de 100 boutiques à travers le monde en l’espace de deux petites années. L’Europe figure parmi les continents qui devraient voir émerger plusieurs boutiques. Si le géant affirme que la plupart des grosses capitales devraient être desservies, il refuse de donner une confirmation pour les villes concernées. Selon le responsable de communication avec qui nous avons obtenu un entretien, il n’est pas impossible que Bruxelles et Amsterdam figurent sur la liste des villes concernées.

H&M lance une nouvelle chaîne de magasins

09/01

Les Echos

Le numéro deux mondial du prêt-à-porter Hennes & Mauritz a annoncé mercredi le prochain lancement, au printemps, d’une nouvelle chaîne de magasins très attendue.
Les nouvelles boutiques, qui seront appelées « & Other Stories », offriront vêtements, chaussures, sacs et accessoires et seront ouvertes dans un premier temps à Barcelone, Berlin, Copenhague, Londres, Milan, Paris et Stockholm.
« Notre objectif est de proposer un magasin de mode où l’on trouve tout ce dont on a besoin (…) La beauté sera importante également, il y aura donc une large gamme de cosmétiques », a annoncé Elke Kieft, porte-parole de H&M.
« Cela variera, par exemple, de tongues à 7 euros à des bottes en cuir à 225 euros », a-t-elle précisé, ajoutant que les magasins proposeraient également des sacs entre 50 et 200 euros.
H&M vendra par ailleurs cette collection en ligne sur trois autres marchés.
Le lieu et la date d’ouverture de la première boutique n’ont pas été dévoilés.
Le groupe suédois espère ainsi élargir sa base clients et rattraper son concurrent Inditex, le numéro un mondial, qui réunit huit marques différentes quand H&M ne compte, en plus de son enseigne éponyme, qu’un petit nombre de boutiques Monki et Weekday aux côtés de sa marque haut de gamme Collection of Style (COS).

La Source ouvrira de nouveaux magasins

La chaîne de magasins d’électronique La Source veut ouvrir 20 nouveaux magasins au Canada cette année, après en avoir ajouté 67 en 2012 à travers le pays, augmentant sa présence actuelle à plus de 700 magasins.

Les nouveaux magasins La Source se retrouveront dans l’Ouest canadien, en Ontario, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador.

La Source a également l’intention de rénover 50 de ses magasins actuels en 2013, afin de « moderniser » leur allure et de « mieux commercialiser » ses produits. L’entreprise veut continuer à privilégier les magasins de petites surfaces, ce qui, selon le président et PDG de La Source, Charles Brown, « répond vraiment aux besoins des consommateurs ».

« Malgré les prévisions économiques, nous continuons de constater une grande demande des consommateurs dans les catégories comme la mobilité, les écouteurs et le divertissement maison », a indiqué M. Brown.

Anciennement Radio Shack, les magasins La Source ont changé de dénomination après que l’entreprise américaine Circuit City en eut fait l’acquisition en 2004. Circuit City a ensuite fait faillite et a vendu La Source à Bell Canada, qui en est l’actuel propriétaire.

La Source annonce son expansion alors que la chaîne d’électronique Best Buy confirmait jeudi la fermeture de 15 de ses magasins, mettant 900 personnes au chômage.

http://www.thesource.ca

Magasin La Source à Ottawa

« Les marques de Luxe ont tardé avant de se lancer sur le e-Commerce. Où en sont-elles en 2013 ? »

  COMMUNIQUE DE PRESSE

Janvier 2013

ENORA Consulting, spécialiste Luxe et e-Commerce, fait le point !

Télécharger le livre blanc « Luxe 3.0 »

Alors que toutes les marques de Luxe ont depuis longtemps un site Internet institutionnel, elles ont tardé à se lancer sur le e-commerce. Parmi les premiers annonceurs à avoir franchi le cap, figurentHermes et Louis Vuitton dès 2005. Cependant, la majorité des marques ne sont présentes que depuispeu de temps et certaines doivent encore se lancer en 2013…

Panorama des marques de Luxe vis-à-vis du e-Commerce, réalisé par ENORA Consulting :

*SoLoMo : Social, Local, Mobile

L’analyse de Gérald Espardellier et William Porret, dirigeants et fondateurs du cabinet ENORA Consulting, auteurs du livre blanc « Luxe 3.0 » :

« Le nombre de marques ne possédant aucun site est très faible. Assez logiquement, plus les marques sont positionnées haut de gamme (Luxe No Limit), moins l’utilisation d’Internet estavancée. En termes de secteurs, on constate une certaine homogénéité d’approche, même si il y a parfois des leaders qui émergent. L’influence du secteur joue un rôle déterminant : certains univers comme l’art de la table sont très en retard par rapport à la parfumerie/cosmétique ou les accessoires de mode, par exemple. La tendance est en revanche très claire : passer au e-commerce (light ou pas), quel que soit le positionnement de la marque.

En ce qui concerne le Social/Local/Mobile (SoLoMo), le social est intégré dans la plupart des cas, le mobile souvent de manière basique et occasionnelle et le local n’est qu’au stade de réflexion. Ce qui n’est pas étonnant pour des marques au rayonnement mondial. »

Pourquoi les marques de Luxe ont tardé avant de se lancer sur le e-Commerce ?

« Certains freins expliquent le retard pris par les marques : la difficulté à recréer la magie de l’expérience vécue en point de vente, la question de la gestion et de la cohérence entre les circuits de distribution online et offline, ou encore la crainte de perdre un peu de son identité », expliquent Gérald Espardellier et William Porret.

Aujourd’hui, le e-Commerce est incontournable et les bonnes raisons d’investir ce canal de vente ont pris le dessus

  • Vendre en ligne permet d’acquérir une nouvelle clientèle, habituée de l’achat en ligne mais pas de l’achat en boutique de Luxe. Après de premiers achats en ligne, certains clients se rendront ensuite en boutique, décomplexés et en terrain connu car ils se seront familiarisés avec la marque.
  • Les sites e-Commerce fluidifient le parcours client et les étapes qui mènent à l’achat : mise en avant des informations produits clés, tunnel de transformation facilité…
  • Le e-Commerce permet un développement facilité au niveau monde ainsi que auprès des habitants en zone non urbaine.
  • En parallèle d’un site e-Commerce, les marques de Luxe investissent également les réseaux sociaux et interagissent davantage avec leurs clients à travers des discussions, des échanges, un réseau social dédié… Un excellent vecteur de communication pour soigner leur image !

Luxe et e-Commerce : des chiffres marché impressionnants !

  • Les ventes en ligne de produits de Luxe ont augmenté de 25%1 entre 2011 et 2012.
  • Elles devraient atteindre 10 milliards d’Euros1 à horizon 3 ans.
  • 70%2 de la clientèle  européenne s’informe sur Internet avant d’acheter un produit dans une boutique de Luxe. A l’inverse, dans 70%2 des cas, les ventes sur Internet en Europe sont effectuées après une visite dans le magasin de la marque.
  • Le panier moyen des internautes multicanaux est supérieur à celui des internautes monocanaux : un client multicanal dépensera au minimum 2,1 fois3 plus qu’un acheteur en magasin.
  • Les réseaux sociaux sont devenus incontournables : le nombre de fans qui suivent les marques de Luxe augmente de 136%2 par an.

Sources :

1 Source : Webandluxe.com, décembre 2012

2 Le figaro.fr, Luxe sur Internet : un bel avenir, Septembre 2012

3 Conférence des Groupements Achats Supply Chain de Centrale et d’HEC, « La gestion de la distribution multicanal », Septembre 2012

www.enoraconsulting.com

Fin 2012, ENORA Consulting a édité un livre blanc intitulé « Luxe 3.0 », téléchargeable à partir de ce lien.

Sommaire :

1- Le Luxe, un secteur spécifique : définition, typologie de clientèle, positionnement des marques

2- Le e-Commerce, état des lieux : chiffres clés et nouvelles tendances du secteur

3- Quand le Luxe rencontre le e-Commerce : différents choix possibles, enjeux et complémentarité des réseaux de distribution

4- Les facteurs de succès e-Commerce pour une marque de Luxe : la qualité du site, la retranscription d’un univers, une constante innovation

5- Au-delà du e-Commerce, de nouveaux terrains : SoLoMo et TV connectée

Contacts médias – Agence KALAAPA

 

Excellente performance de LVMH en 2012

31 janvier 2013

Les ventes de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, leader mondial des produits de luxe, progressent de 19 % en 2012 et atteignent 28,1 milliards d’euros. Ce chiffre tient compte de l’intégration de Bulgari depuis le 30 juin 2011. La croissance organique des ventes ressort à 9 %. Tous les groupes d’activités connaissent une excellente dynamique en Europe, en Asie et aux Etats Unis. Louis Vuitton, en particulier, enregistre à nouveau sur l’année une croissance à deux chiffres de ses ventes.

Au quatrième trimestre, les ventes augmentent de 12 % par rapport à la même période de 2011. La croissance organique s’établit à 8 %. Les tendances sur le dernier trimestre montrent une légère accélération de la croissance par rapport au troisième trimestre 2012.

Le résultat opérationnel courant s’élève à 5 921 millions d’euros, en hausse de 13 %, une performance d’autant plus remarquable qu’elle se compare à une année 2011 déjà en très forte progression. La marge opérationnelle courante ressort à 21 % en 2012. Le résultat net part du Groupe s’établit pour sa part à 3 424 millions d’euros, en croissance de 12 % par rapport à 2011.

M. Bernard Arnault, Président-Directeur Général de LVMH, a déclaré : « LVMH accomplit à nouveau en 2012 une performance remarquable indépendamment du contexte de ralentissement économique en Europe. Toutes nos Maisons ont fait preuve d’un dynamisme exceptionnel porté par l’innovation et la qualité de leurs produits, renforçant leurs positions dans leurs marchés historiques et poursuivant leur développement dans les nouveaux marchés. Au-delà de l’attractivité de nos marques, l’efficacité de notre stratégie est le fruit du talent de nos équipes et de leur motivation. LVMH compte renforcer encore en 2013 son avance mondiale dans l’univers des produits de haute qualité en s’appuyant sur la pertinence de sa stratégie à long terme ».

L’année 2012 a été marquée par :

• Un résultat opérationnel courant qui approche les 6 milliards d’euros,
• De nouveaux gains de parts de marché partout dans le monde,
• Une forte dynamique aux Etats-Unis,
• La poursuite d’une avancée rapide en Asie,
• Une forte progression des Vins et Spiritueux,
• Une croissance à deux chiffres des ventes de Louis Vuitton, qui s’accompagne d’un niveau exceptionnel de rentabilité,
• Une amélioration des performances des autres marques de Mode et Maroquinerie,
• Le parcours remarquable de Parfums Christian Dior qui accentue son avance dans son univers concurrentiel,
• Un renforcement continu des positions de DFS et de Sephora grâce à leurs offres innovantes de produits et de services,
• Les excellents résultats de TAG Heuer et l’intégration pour la première fois sur une année pleine de Bulgari,
• Un cash flow disponible de 2,5 milliards d’euros.

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Ventes 23 659 28 103 + 19 %
Résultat opérationnel courant 5 263 5 921 + 13 %
Résultat net part du Groupe 3 065 3 424 + 12 %
Cash flow disponible* 2 177 2 474 + 14 %

* Avant investissements financiers, opérations en capital et opérations de financement.

Par groupe d’activités, l’évolution des ventes est la suivante :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
2012 / 2011
Publiée Organique*
Vins & Spiritueux 3 524 4 137 + 17 % + 11 %
Mode & Maroquinerie 8 712 9 926 + 14 %  + 7 %
Parfums & Cosmétiques 3 195 3 613 + 13 %  + 8 %
Montres & Joaillerie 1 949 2 836 + 46 %  + 6 %
Distribution sélective 6 436 7 879 + 22 % + 14 %
Autres activités et éliminations (157) (288)
Total LVMH 23 659 28 103 + 19 %  + 9 %

à structure et taux de change comparables.

Par groupe d’activités, le résultat opérationnel courant a évolué comme suit :

En millions d’euros 2011 2012 % variation
Vins & Spiritueux 1 101 1 260 + 14 %
Mode & Maroquinerie 3 075 3 264 + 6 %
Parfums & Cosmétiques 348 408  + 17 %
Montres & Joaillerie 265 334  + 26 %
Distribution sélective 716 854  + 19 %
Autres activités et éliminations (242) (199)
Total LVMH 5 263 5 921  + 13 %

Vins et Spiritueux : fortes avancées des cuvées et qualités prestigieuses

L’activité Vins et Spiritueux réalise une croissance organique de 11 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant progresse de 14 %. Dans la continuité de la tendance favorable du marché des vins et spiritueux en 2011, la demande est restée soutenue en 2012. Outre la progression des volumes, l’amélioration du mix produits et une politique de prix ajustée contribuent à cette excellente performance. L’activité champagne connaît de fortes avancées de ses cuvées de prestige, rosés et millésimes. Les vins pétillants et tranquilles d’Estates & Wines enregistrent une nouvelle croissance significative. Le cognac Hennessy réalise une très belle année pour l’ensemble de ses qualités et dans toutes les régions. La vodka Belvedere connaît une bonne dynamique hors des frontières américaines tandis que les whiskies single malt Glenmorangie et Ardbeg enregistrent des progressions rapides sur leurs marchés clés. L’ensemble des maisons du groupe d’activités profite ainsi pleinement de la stratégie de valeur poursuivie, s’appuyant sur l’image de leur marque et la puissance de leur réseau de distribution.

Mode et Maroquinerie : excellente performance de Louis Vuitton et des autres marques

L’activité Mode et Maroquinerie enregistre une croissance organique de 7 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant est en hausse de 6 %. Louis Vuitton, qui connaît une nouvelle année record, continue d’accentuer son avance parmi les marques artisanales de maroquinerie. Avec une croissance de ses ventes à deux chiffres, Louis Vuitton maintient sa ligne stratégique historique fondée sur l’extrême qualité de ses produits et l’excellence de sa distribution. La Maison continue d’enregistrer un niveau exceptionnel de rentabilité dans un contexte d’investissements soutenus dédiés au renforcement de ses savoir-faire. L’inauguration de sa première boutique et de son premier atelier de Haute Joaillerie place Vendôme à Paris et la réouverture de la Maison Louis Vuitton de Shanghai sont parmi les temps forts de l’année. Fendi poursuit une expansion qualitative de son réseau de distribution. Son sac emblématique Baguette réalise, à l’occasion de son 15e anniversaire, une année record. Continuant d’affirmer avec force son identité, Céline accomplit une performance remarquable pour toutes ses catégories de produits et dans l’ensemble des zones géographiques. Les autres marques de mode continuent d’améliorer leurs performances.

Parfums et Cosmétiques : excellente dynamique

L’activité Parfums et Cosmétiques enregistre une croissance organique de 8 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant s’établit en hausse de 17 %. Parfums Christian Dior réalise une performance remarquable toujours portée par la forte vitalité de ses lignes phares, notamment Miss Dior et J’adore. Le rouge à lèvres Dior Addict Lipstick confirme sa place de numéro un sur les principaux marchés et le soin Prestige connaît une croissance soutenue. Guerlain poursuit une belle dynamique de croissance tirée notamment par les excellents résultats de sa nouvelle fragrance La Petite Robe Noire. Parfums Givenchy voit son axe maquillage progresser fortement sous l’effet d’une distribution étendue et du succès du mascara Noir Couture. Benefit, Make Up For Ever et Fresh réalisent une nouvelle année de forte croissance.

Montres et Joaillerie : renforcement des lignes emblématiques et développement des capacités industrielles

L’activité Montres et Joaillerie réalise une croissance organique de 6 % de ses ventes en 2012. Le résultat opérationnel courant progresse de 26 % notamment sous l’effet de la performance de Bulgari, consolidé depuis le 30 juin 2011. Les marques horlogères de LVMH font preuve d’une belle dynamique soutenue par de nombreuses innovations et la force de leurs modèles iconiques comme en témoignent les excellents résultats de la ligne Carrera chez TAG Heuer, King Power chez Hublot et El Primero chez Zenith. Dans le domaine de la joaillerie, Bulgari confirme le succès de ses collections Serpenti et B.Zero1, enrichies de nouvelles créations, et renforce la qualité de sa distribution. Chaumet et Fred poursuivent le développement de leurs lignes phares.

Distribution sélective : développement rapide grâce à une offre innovante de produits et services

L’activité Distribution sélective enregistre en 2012 une croissance organique de 14 % de ses ventes. Son résultat opérationnel courant est en hausse de 19 %. Forte de la stratégie de qualité de ses magasins, DFS bénéficie du dynamisme des clientèles asiatiques. Trois concessions majeures ont été remportées en 2012 à l’aéroport de Hong Kong et celle de l’aéroport de Los Angeles a été renouvelée. L’ouverture à Hong Kong d’une troisième Galleria constitue également un des temps forts de l’année. Sephora continue à réaliser d’excellentes performances et gagne des parts de marché dans toutes ses zones d’implantation. Les ventes en ligne se développent fortement. En Europe, deux nouveaux pays, le Danemark et la Suède, sont inaugurés. Aux Etats-Unis, la rénovation de plusieurs magasins emblématiques à New-York renforce la désirabilité de la marque. Sephora accentue son expansion en Chine tout en accélérant le programme de rénovation de son réseau existant. Ses premiers magasins sont ouverts sur les marchés à fort potentiel du Brésil et de l’Inde.

Perspectives favorables pour LVMH en 2013

Dans un environnement économique incertain en Europe, LVMH dispose des meilleurs atouts pour poursuivre en 2013 sa dynamique de croissance pour l’ensemble de ses métiers. Le Groupe maintiendra une stratégie centrée sur le développement de ses marques porté par un renforcement de ses savoir-faire et par une politique soutenue d’innovation et d’expansion dans les marchés porteurs.

Fort de la grande réactivité de son organisation et de la bonne répartition entre ses différents métiers et les zones géographiques où il opère, LVMH aborde l’année 2013 avec confiance et se fixe à nouveau comme objectif de renforcer son avance sur le marché mondial du luxe.

Dividende en hausse de 12 %

Lors de l’Assemblée Générale du 18 avril 2013, LVMH proposera un dividende de 2,90 euros par action, en hausse de 12 %. Un acompte sur dividende de 1,10 euro par action a été distribué le 4 décembre dernier. Le solde de 1,80 euro sera mis en paiement le 25 avril 2013.

Annexe – Répartition des ventes par groupe d’activités et par trimestre

Année 2012

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 926 2 374 899 630 1 823 (70) 6 582
2e trimestre 833 2 282 828 713 1 767 (39) 6 384
3e trimestre 1 006 2 523 898 690 1 862 (79) 6 900
4e trimestre 1 372 2 747 988 803 2 427 (100) 8 237
Total des ventes 4 137 9 926 3 613 2 836 7 879 (288) 28 103

 

Année 2011

En millions d’euros Vins & Spiritueux Mode & Maroquinerie Parfums & Cosmétiques Montres & Joaillerie Distribution sélective Autres activités et éliminations  Total 
1er trimestre 762 2 029 803 261 1 421 (29) 5 247
2e trimestre 673 1 942 715 315 1 410 (10) 5 045
3e trimestre 871 2 218 793 636 1 547 (54) 6 011
4e trimestre 1 218 2 523 884 737 2 058 (64) 7 356
Total des ventes 3 524 8 712 3 195 1 949 6 436 (157) 23 659

 

Le Conseil d’Administration s’est réuni le 31 janvier pour arrêter les comptes de l’exercice 2012. Les procédures d’audit ont été effectuées et le rapport d’audit est en cours d’émission.
L’information réglementée liée à ce communiqué ainsi que la présentation des résultats annuels et le rapport «Documents financiers» sont disponibles sur le site web www.lvmh.fr.

Pinault prépare la scission de la Fnac

le 3 février 2013

L’enseigne historique de produits culturels, propriété du groupe Pinault-Printemps-Redoute, va bientôt entrer en Bourse, dans un secteur en pleine crise.

L’agitation provoquée par la débâcle de Virgin masque un bouleversement majeur dans l’univers du commerce de biens culturels. La Fnac prépare discrètement l’introduction de la majorité de son capital en Bourse. Elle est programmée pour le mois de juin. François-Henri Pinault, PDG de PPR et propriétaire de l’enseigne évoquera cette scission (ou spin-off) le 15 février lors de la présentation des résultats annuels. En clair, le groupe, qui souhaite se consacrer à ses marques de luxe et de sport (Gucci, Alexander McQueen, Puma…), distribuera des titres Fnac à ses actionnaires, qui pourront les mettre sur le marché. PPR ou plutôt la holding Artémis gardera environ 40% du capital de la Fnac – sans exercer le contrôle – pendant deux ans, avant de se désengager progressivement.

Rothschild et Lazard à la manœuvre

Sur le papier, l’affaire est classique. Mais les déboires de Virgin, la concurrence des sites marchands comme Amazon, et la puissance des syndicats Fnac d’Île-de-France inquiètent les investisseurs. Contre vents et marées, François-Henri Pinault et Jean-François Palus, directeur général délégué de PPR, conservent leur feuille de route. Et pour cause. « Même si l’action Fnac s’effondre, les actionnaires de PPR seront gagnants, précise un analyste. Cela fait des années que le titre subit une décote d’environ 30% en raison de la branche distribution. Ces six derniers mois, suite à l’annonce de la scission de la Fnac, le cours de PPR a grimpé… de 30%. Le rattrapage a déjà eu lieu. La performance boursière est la meilleure dans tout le secteur du luxe. »

Selon nos informations, l’opération financière est confiée aux banques Rothschild pour la Fnac et Lazard pour PPR. Prudents, les analystes valorisent la Fnac entre 200 et 800 millions d’euros. Une fourchette basse et large, car ils manquent d’enseignes comparables pour appuyer leur évaluation. Ni Darty, Dixons ou Best Buy ne sont à la fois positionnés sur la culture et les produits high tech. Et un des concurrents les plus directs, le britannique HMV est en liquidation. Dans cette confusion, il faut chercher les atouts : une marque mythique, la billetterie de spectacles, le site Fnac.com, les 3,3 millions d’adhérents au programme de fidélité…

300 millions d’euros de trésorerie en 2012

Le patron de la Fnac, Alexandre Bompard, se lancera dans une vaste plaidoirie à partir de mai à l’occasion des traditionnels road-shows destinés aux investisseurs. Motivé, cet ancien élève de l’Éna de 41 ans, passé par Canal + et Europe 1, dirige depuis 2011 l’enseigne, qu’il tente d’adapter aux temps modernes. Selon nos informations, le chiffre d’affaires 2012 accuse une légère baisse – entre 2% et 3% – malgré des gains de parts de marché. Avec une trésorerie estimée à 300 millions d’euros.

De fait, le Plan 2015 lancé en juillet 2011 donne ses premiers résultats. L’offre en magasin est diversifiée avec des espaces dédiés aux enfants, à l’électroménager ou à des partenaires comme SFR. Et puis, il y a l’enjeu du digital. La Fnac, qui assure avoir vendu 180.000 liseuses Kobo en 2012, doit concilier ventes en rayon et commerce en ligne. Les offres « click and collect » rapprochent points de vente et Internet : les clients commandent sur Fnac.com et retirent les achats en magasin. « Je ne veux plus entendre : “Je n’ai pas trouvé tel ou tel produit à la Fnac”, martèle Alexandre Bompard au JDD. Amazon propose tout et à toute heure : nous aussi, avec le conseil et le service après-vente en plus. »

40% des loyers des magasins renégociés

Autre évolution engagée : les petits formats de magasins. Une quinzaine de « mini-Fnac » de 300 m² à 80 m² ont ouvert dans les gares et les aéroports en 2012. S’ajoutent des franchises – avec versement de royalties – à La Roche-sur-Yon (Vendée) et Melun (Seine-et-Marne). Un mode opératoire qui évite à l’enseigne d’investir.

Car la Fnac se serre la ceinture pour se présenter plus désirable aux investisseurs. La direction assure être en ligne avec le plan de 80 millions d’euros d’économie en année pleine. D’autant que malgré la suspension du plan social par la justice jusqu’en mars, 500 personnes sur un total prévu de 510 ont quitté le groupe. Il a fallu aussi couper certains foyers de perte : l’activité italienne a été cédée, et environ 40% des loyers – la Fnac ne possède pas ses murs – auraient été renégociés. Opération boursière ou pas, Alexandre Bompard assure qu’il va rester à la manœuvre : « L’introduction est une étape importante. Mais ma préoccupation principale est d’asseoir le modèle permettant le développement de la Fnac. »

Le centre-ville de Marseille vers la renaissance ?

Publié le mardi 05 février 2013

Malgré la crise et l’arrivée d’équipements en périphérie, le centre séduit encore de grandes enseignes

Moribond le centre-ville ? Peut-être pas tant que ça vu l’engouement sans faille des enseignes qui se refilent les bons emplacements et même doublent leur présence souvent de la Rue de la République à la rue Saint-Fé.

Rues désertes et sales. Vols à l’étalage. Rideaux tirés des magasins, passants -pas de clients !- qui se comptent sur les doigts d’une main comme un 1er janvier. Bref, une vision apocalyptique d’un centre-ville à l’agonie.

Telle est la version futuriste de certains professionnels qui jouent volontiers les Cassandre en annonçant la fin de centaines de commerçants entre la rue de la République et Castellane. Motif : un centre-ville mal fichu et des projets titanesques prévus en 2014 qui vont l’achever.

800 000 € d’investissement

Alors le centre-ville, chronique d’une mort annoncée ? Pas si sûr à en croire des groupes plutôt confiants comme Del Arte qui signe pour un deuxième restaurant sur le quai des Belges, après s’être offert l’Escale Borély pour Noël. C’est un coup de poker comme le rappelle Laurent Martinez à la tête du restaurant de l’Escale et qui gère l’ouverture du nouvel établissement à la place du Bistrot 31.

« Pour l’Escale Borély, c’était une opportunité avec un emplacement sur 600m²« . L’enseigne a dégainé 800 000€ d’investissement. Et compte remettre un budget conséquent pour le centre-ville. « On n’a pas hésité pour le Vieux-Port qui doit ouvrir en mai. C’était important pour nous d’être à Marseille car nous ne sommes pas trop implantés dans le sud. Or le Vieux-Port, mondialement connu, et refait, est primordial en terme de communication« .

« Le commerce appelle le commerce »

Comme de nombreuses enseignes, Del Arte connaît les atouts et les faiblesses du centre historique. »Oui, il y a des choses à améliorer au niveau de la sécurité peut-être mais la Ville et la Communauté urbaine ont déjà repris en main pas mal de choses. Marseille est quand même la 2e ville de France. On y croit vraiment. Et moi qui reviens de Toulouse, je peux vous dire que Marseille n’est pas plus propre ! »

Un point pour la ville donc… largement défendue par Solange Biaggi. Qui « entend les inquiétudes de certains« . Mais souligne que « le commerce appelle le commerce« . L’adjointe UMP au commerce n’hésite pas à rappeler la stratégie initiale de la municipalité : »Il fallait déjà agrandir le centre-ville. On partait à la base de trois rues ! Saint-Fé, Rome et Paradis. Avec le tramway, on a ouvert sur République, là on ouvre via Castellane vers le Stade Vélodrome ou la Capelette. L’objectif est toujours de faire du centre l’agora, l’espace attractif. Et on y arrive avec des infrastructures et des réfections. Place Lulli, le flux piéton a augmenté de 17 %, de 12 % rue de la République dont la deuxième partie commence à se faire« .

Lifting pour la rue de Rome

L’artère fête de nouvelles arrivées comme l’EFS, le McDo, la Brioche Dorée, le Monoprix et un Picard. L’élue a des arguments dans sa besace, de ceux qui devraient changer la donne et les flux de circulation : »Le musée d’histoire, la réfection du Centre Bourse, fort déjà de 7 millions de visiteurs qui va ouvrir la circulation vers Belsunce« . Elle n’oublie pas la Canebière qui fait encore grise mine : »On est encore en dessous de nos souhaits mais on mise sur l’Odéon refait, l’Université et les logements étudiants, le Gymnase et bien sûr à l’îlot Feuillants, l’hôtel 4 étoiles du Groupe Avenir avec la brasserie et l’épicerie fine de Christian Ernst (le tout pour 25 millions d’ de budget et une ouverture en 2015)« .

La rue de Rome aura droit elle aussi à son lifting grâce au tram. Une urgence car elle demeure franchement boudée par les enseignes : »Elle s’est vraiment paupérisée c’est vrai« . Vivement la requalification ad hoc. « On travaille beaucoup sur les locaux manquants mais aussi des animations avec des artistes dans le cadre de MP 2013« .

Booster l’attractivité du centre-ville

Solange Biaggi compte par ailleurs s’atteler à un vieux serpent de mer, la rue Paradis, laissée pour compte (budget oblige) au profit du Vieux-Port : »Il faut qu’on s’attaque à la partie Estrangin-Canebière en agrandissant les trottoirs, améliorant les livraisons« . Idem pour la rue Saint-Fé, totalement abandonnée depuis la tentative infructueuse de relooking : »On refait l’éclairage. Il faut que tout soit rénové« . Le plus étonnant c’est que l’état de dégradation de l’artère n’altère en rien son dynamisme et son poids en chiffre d’affaires.

Résultat, le groupe Inditex s’offre un nouvel espace pour une de ses marques. Après Zara (et Zara Home), Pull & Bear, Massimo Dutti, Bershka, c’est Stradivarius qui va s’installer dans l’hyper centre à la place de Magnetic. Et d’autres géants devraient s’imposer place Félix Baret avec un nouveau Starbucks et même un Apple Store éphémère (en attendant l’ouverture des Terrasses du Port !)

Enfin côté luxe, l’aménagement en fanfare de Vuitton rue Grignan est pour l’élue un symbole du rayonnement de la rue. D’ailleurs, Hermès suit le mouvement et va déménager d’ici quelques mois. Enfin, pour preuve de la complémentarité avec les futurs grands projets, Solange Biaggi cite les Terrasses du Port. Hammerson va mettre à partir de l’an prochain et pendant quatre ans 500 000 € sur la table pour booster l’attractivité du centre-ville. Qui, malgré tout, en a donc bien besoin.

Agathe Westendorp

http://www.marseille.fr/sitevdm/economie/le-commerce-a-marseille

Le maroquinier Lamarthe revient dans le giron français

 
Le Monde.fr avec AFP | 

Détenu depuis deux ans par l’italien Sergiolin, le maroquinier haut de gamme Lamarthe, va passer sous le contrôle du groupe familial français Verotrade, ont annoncé Lamarthe et Verotrade lundi 28 janvier.

« Déjà présent dans la maroquinerie par le biais de licences, Verotrade profitera de la notoriété et de la qualité des collections de Lamarthe pour conquérir le marché du luxe accessible », indiquent les deux entreprises dans un communiqué commun. Verotrade entend également apporter une « expertise immobilière dans le développement de boutiques Lamarthe » sur des « emplacements premium ».

 « DÉVELOPPEMENT À L’INTERNATIONAL« 

Le nouvel actionnaire a confirmé Bertrand Gignoux à la tête de la marque ainsi que les équipes en place pour « poursuivre la stratégie de montée en gamme et de développement à l’international, qui représente déjà plus de 60 % de l’activité », selon le communiqué.

La société Lamarthe, créée en 1930 et présente dans plus de 25 pays, avait été reprise en avril 2010 par le groupe familial italien Sergiolin, après avoir été placée en redressement judiciaire l’automne précédent.

Le groupe français Verotrade, propriété de la famille Bensoussan, est spécialisé dans le secteur de la mode et du luxe. Il est propriétaire de licences et de marques comme Georges Rech (sacs), Ramosport (chaussures et sacs), Pierre Cardin(chaussures) ou Daniel Crémieux. Verotrade a aussi acquis fin 2011 un portefeuille de licences de la marque Jean-Louis Scherrer.

«  Déjà présent dans la maroquinerie par le biais de licences, Verotrade profitera de la notoriété et de la qualité des collections de Lamarthe pour conquérir le marché du luxe accessible », indique le nouveau propriétaire. Le dirigeant de la marque, Bertrand Gignoux, va rester en place, avec pour mission de poursuivre la stratégie de montée en gamme du maroquinier. Et pousser son développement à l’international, qui représente déjà plus de 60 % des ventes.

Le nouvel actionnaire qui est également spécialisé dans l’immobilier d’entreprise, va profiter de son expérience pour aider la marque de sacs à main à étendre son réseau de boutiques

Lamarthe est revendu dans un réseau de quelques 500 boutiques multimarques dans 25 pays, et est présent dans les grands magasins. Après avoir fait partie des griffes très connues du secteur dans les années 1980, la maison qui a évolué vers le haut de gamme, a connu de nombreuses difficultés ces dernières années, avec à la clef de lourdes pertes. Son chiffre d’affaires avait ainsi plongé de 16 millions d’euros en 2007 à 9 millions en 2009, dernier chiffre connu. Selon son nouveau propriétaire, le maroquinier a toutefois vu ses ventes repartir, avec «  deux années de croissance à deux chiffre ».

D. CH.

www.lamarthe.com/

optimiste Swatch

 

Par Silke Koltrowitz

ZURICH, 4 février (Reuters) – Swatch Group SA a déclaré qu’il était optimiste quant à 2013, comme l’a signalé des marges plus élevées, une preuve supplémentaire du secteur des produits de luxe a été fixé à bénéficier d’une demande améliorée sur les principaux marchés tels que la Chine et les États-Unis.

Le groupe, qui fait des montres en plastique colorés ainsi que des montres Omega et Breguet, vise une croissance à deux chiffres cette année, après avoir joui d’une «croissance toujours solide en Janvier. »

« Les signaux provenant des marchés du monde entier indiquent clairement continué potentiel de croissance sain pour l’industrie horlogère suisse et le Swatch Group», a déclaré le groupe qui réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires en Asie.

Pour l’avenir, il a dit s’attendre à une croissance durable dans l’industrie horlogère suisse de 5-10 pour cent par an.

Swatch commentaires viennent après les pairs du secteur comme LVMH et Burberry a annoncé le mois dernier qu’ils attendaient de bonnes conditions commerciales en Chine aidé par l’amélioration de la confiance des consommateurs après le changement de régime.

Ventes de produits de luxe à la fin de l’année 2012 ont été affectés par le calendrier de la nouvelle année chinoise qui tombe en Février de cette année par rapport à Janvier l’année dernière, ce qui conduit à des attentes de la demande refoulée de ce mois.

Richemont, ce qui rend Cartier montres et des stylos Montblanc, a déclaré des ventes avait broyé pour une halte dans la région Asie-Pacifique au quatrième trimestre. Mais les analystes de l’industrie ont dit qu’ils croyaient l’accalmie était momentané.

La Chine est devenue le principal moteur de la croissance pour les biens de luxe grâce responsables au pouvoir dans le pays d’achat en hausse tandis que les touristes chinois voyageant en Europe ont permis de compenser la demande atone des consommateurs locaux.

Swatch positifs les résultats perspectives et les prévisions de battre contribué à sortir le stock de plus de 3 pour cent, par rapport à un indice sectoriel européen inchangé.

Les actions, qui ont augmenté de plus de 12 pour cent cette année, après une hausse de 31 pour cent en 2012, ont augmenté de 2,8 pour cent à 532 francs suisses par 1205 GMT.

Swatch a dit s’attendre à une croissance à venir aussi bien du bras de bijoux haut de gamme de Harry Winston laquelle elle a acquis le mois dernier et les analystes s’attendent à commencer les ventes de levage et de profit dans la seconde moitié de cette année.

L’acquisition renforce la présence de Swatch dans le marché de la bijouterie – qui est fixé à bénéficier d’une croissance solide cette année – ainsi que dans les Etats-Unis où il n’était pas très présent et où les cadres de luxe voir un rebond.

Le groupe a souligné son optimisme avec une augmentation de 17 pour cent de son dividende à 6,75 francs suisses (7,48 $) par action au porteur de 5,75 francs en 2011, et à 1,35 francs par action nominative, auparavant 1,15 francs.

«[C’est un] ensemble solide de données entraînées par une meilleure rentabilité dans les montres et la production. Je suppose que beaucoup de qui est en panne de mises à niveau dans le secteur manufacturier, ce qui rend le processus de production plus efficaces», Kepler Capital Markets analyste Jon Cox.

Résultats annuels du Swatch, qui fait aussi des montres Tissot, a montré le bénéfice net en hausse de 26 pour cent à 1,61 milliards de francs suisses (1,78 milliards de dollars), loin devant des attentes selon les analystes interrogés par Reuters.

La marge opérationnelle du groupe s’élève à 25,4 pour cent, contre 23,9 pour cent il ya un an, ce qui Vontobel analyste René Weber oppose à la baisse la semaine dernière par le plus grand groupe mondial du luxe LVMH marchandises.

«Cette augmentation de la marge se démarquer dans l’industrie du luxe », indique Weber dans une note, mais il a ajouté qu’il s’attendait à aucune amélioration de la marge en 2013 en raison de la consolidation de l’entreprise Harry Winston.

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Carrefour 3 de plus en Chine

Carrefour  annonce l’ouverture de 3 nouveaux magasins en Chine. Le 30 décembre, Carrefour Chine a inauguré son 216ème hypermarché : Chengdu Dafeng Store. Le magasin s’étend sur une surface de 8.374 mètres carrés. Il dispose de 33 caisses et d’un parking de 300 places. Le 31 décembre, Carrefour Chine a inauguré son 217ème hypermarché : Changzhou Heping store. Le magasin s’étend sur une surface de 6.078 mètres carrés. Il dispose de 31 caisses et d’un parking de 330 places. Enfin, le 31 décembre, Carrefour Chine a également inauguré son 218ème hypermarché : Mencheng Fortune Plaza store. Le magasin s’étend sur une surface de 8.403 mètres carrés. Il dispose de 30 caisses et d’un parking de 400 places.

http://www.carrefour.com/cdc/groupe/nos-activites/dernieres-ouvertures/chine-_-3-nouvelles-ouvertures.html