Monthly Archives: février 2013

CFAO : les revenus s’envolent de 14,8%

L'activité automobile représente 61% des revenus de CFAO. © Sylvain Cherkaoui/JA

Le groupe panafricain de distribution spécialisée a connu une forte croissance en 2012, dans tous ses segments d’activité. TTC, qui détient désormais 97,81% du capital de CFAO, annoncera avant le 17 mars le retait ou le maintien du groupe à la bourse parisienne.

Mise à jour du 21/02/2013 à 14h39 : les chiffres d’affaires Automotive et industries-équipements-services ont progressé de 15,7% et 16,4% en 2012, et non de 6 et 6,6% comme précédemment indiqué par erreur.

Grande année 2012 pour CFAO : le groupe de distribution panafricain a atteint l’année dernière 3,585 milliards d’euros de chiffre d’affaires, un montant en hausse de 14,8% par rapport à 2011. « Les excellents résultats de CFAO en 2012 ont été réalisés grâce à l’engagement formidable de toutes nos équipes, à la poursuite de la dynamique des marchés africains sur lesquels notre croissance a été de près de 20% et la confiance renouvelée de nos clients », s’est réjoui dans un communiqué diffusé le 21 février Alain Viry, président du directoire du groupe présent dans 32 pays africains et 7 Collectivités territoriales françaises d’Outre-mer. Le résultat opérationnel courant a progressé de 13,3%, à 290,3 millions d’euros. Le résultat net part du groupe, en revanche, a reculé de 5,8%, à 114 millions d’euros. Cela est dû à la forte hausse des charges financières, en raison du recours soutenu à l’endettement au dernier trimestre de l’année pour couvrir les besoins en fonds de roulement. La baisse s’explique aussi par les coûts liés à l’offre publique du japonais Toyota Tsusho Corporation (TTC) sur CFAO (11,4 millions d’euros). Sans cette dernière charge, au caractère exceptionnel, les bénéfices de CFAO auraient légèrement progressé, de 1,1%.

En Algérie, l’augmentation des ventes (dans l’automobile) a atteint 30% en 2011 et 40% en 2012.

Performance partagée

La performance opérationnelle est partagée entre tous les secteurs d’activité de CFAO. Les ventes de la division Eurapharma (distribution de médicaments) se sont envolées de 12,1%, notamment grâce aux récentes acquisitions réalisées dans le domaine : le nigérian Assene Laborex, l’algérien Propharmal et le danois (vendant en Afrique) Missionpharma. La division Automotive (automobile), qui constitue la colonne vertébrale du groupe, a progressé de 15,7%. Le pôle Industries, équipement et services a quant à lui vu ses revenus augmenter de 16,4%, principalement en raison de la croissance soutenue des ventes de boissons et de produits plastiques ainsi que des ventes d’engins, ces dernières ayant été multipliées par deux.

Vers l’Amérique latine ?

Au niveau géographique, la croissance a été tirée en partie par l’Afrique subsaharienne anglophone (+11,5% à périmètre et changes constants) et surtout par le Maghreb (+32,4% à périmètre et changes constants). En Algérie, l’augmentation des ventes (dans l’automobile) a atteint 30% en 2011 et 40% en 2012.

En 2013, le groupe s’attend à nouveau à une bonne année, la croissance  prévue en Afrique subsaharienne restant soutenue. « En Algérie, après la forte croissance des années passées, nous partons d’un principe prudent, avec une augmentation moins forte », a précisé le management du groupe au cours d’une conférence téléphonique tenue le 21 février. CFAO prévoit un doublement de ses investissements dans Eurapharma en 2013. CFAO a par ailleurs précisé que TTC, qui détient désormais 97,81% du capital, annoncerait avant le 17 mars, « sans doute début mars », le retrait éventuel du groupe de la bourse parisienne, où il était entré fin 2009 après le désengagement partiel de son actionnaire précédent, le français PPR. Concernant le nouvel actionnaire de référence, CFAO note que « l’alliance stratégique formée en décembre 2012 entre CFAO et TTC a pour principal objectif d’accélérer le développement de CFAO en Afrique et d’élargir l’horizon de ses activités ». Au cours de la conférence téléphonique, Alain Viry a précisé que CFAO pourrait ainsi envisager des développements en Amérique du Sud et en Amérique centrale, écartant à priori de nouveaux développements en Asie (CFAO est présent au Vietnam), terrain d’action priviligiée de TTC. Ajoutant que « l’Afrique reste la priorité ».

 

Chinese New Year Retail Sales Slow, High End Suffers

Chinese New Year (CNY) Retail Sales Unappetizing

Retail sales during the “golden week” of CNY were lackluster, according to data from China’s Ministry of Commerce. Reported retail sales (including restaurants) fell 14.7% y-o-y compared to a 16.2% y-o-y decline in 2012. Tier-one cities suffered the sharpest decline as many residents left their cities for vacations or to return to their ancestral homes during the holidays.  Retail sales growth in Shanghai and Beijing dropped from 14% in 2010* to 6.5% in 2013 and from 15.5% to 9.2%, respectively. Because CNY is based on a lunar calendar, it may fall in January or February. CNY took place during February in both 2011 and 2012. To adjust for this variable timing, we compared January 2013 retail sales to January 2010.

Macau Casinos See VIP Business Suffer

Macau saw strong casino mass floor traffic, but the VIP hold percentage and volume suffered. The Chinese government is carrying out a far-reaching crackdown on corruption that is squeezing Macau VIP room revenues from mainland gamblers.   We estimated 30% growth in mass market gaming revenues but flat to slightly negative growth for the VIP segment during CNY 2013, compared to CNY in 2012.

Luxury Retail Sales Volatile

Both Macau and Hong Kong saw a strong influx of tourists from mainland China during CNY. According to the Hong Kong Immigration Department, mainland tourists increased by 32.7% y-o-y between February 11 and February 13. (CNY holidays are two days shorter in Hong Kong and Macau than in the mainland).

Given that nearly 50% of luxury purchases made by Chinese take place outside of the mainland, the most effective way to monitor high-end retail sales is to track credit card transactions. We are closely monitoring both online and offline transactions, but we suspect ultra-luxury items such as Swiss watches priced at or above ~RMB 100,000 (~USD 16,000) are victims of the tight and tightening anti corruption measures.

Housing cleaning is indeed encouraging as it will restore Chinese people’s confidence, to a degree.  But meanwhile, high end retailers and casino VIP operators will have to buckle up to weather the storm.

With thanks to Yingqiao Cheng in New York and Ana Swanson in Shanghai. 

PPR prévoit une nouvelle année pleine en 2012 Rises but lucratif

The New York Times
Par JOLLY DAVID – Publié: Février 15, 2013

PARIS – PPR, le groupe français qui détient Gucci, a déclaré vendredi que sa division de luxe a entraîné une forte augmentation des ventes annuelles et sans but lucratif, et il prévoit une nouvelle croissance pour 2013.

La société, dont les marques sont Bottega Veneta, Yves Saint Laurent, Balenciaga, a déclaré que son bénéfice net a augmenté de 28 pour cent l’an dernier, à 1,3 Md €, soit 1,74 milliards de dollars. Les ventes ont augmenté de près de 21 pour cent par rapport à l’année précédente, à € 9,7 milliards. La division de luxe a dégagé un bénéfice d’exploitation de 1,6 Md €, en hausse de près de 28 pour cent.

Rogerio Fujimori, analyste de luxe au Credit Suisse Securities à Londres, a déclaré qu’il avait été « une très bonne performance de la division de luxe », avec une marge bénéficiaire saine. « Il est rassurant. »

Les actions de PPR fermé 7,6 pour cent plus élevé à Paris le vendredi.

La société, anciennement connu sous le nom de Pinault-Printemps-Redoute, a déclaré régions en dehors de la zone euro ont représenté près de 79 pour cent de son chiffre d’affaires l’année dernière, avec environ 38 pour cent des ventes dans les marchés à croissance rapide.

En dépit des perspectives médiocres pour l’économie mondiale dans l’ensemble, le secteur du luxe a relativement bien que les gens continuent à acheter des sacs à main onéreux, vêtements, des vins et des parfums. D’autres maisons de luxe de qualité, notamment Richemont, Hermès et LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, ont déjà annoncé assez solide croissance des ventes l’an dernier.

PPR, qui est basée à Paris, a exprimé son optimisme quant aux perspectives d’affaires, en disant qu’il était «convaincu que 2013 sera une nouvelle année de croissance robuste des revenus et d’exploitation accrue et des performances financières. »

James Lawson, directeur de recherche à Ledbury à Londres, a déclaré qu’il n’y avait «une sorte d’optimisme prudent» dans le secteur du luxe à l’heure actuelle, en ajoutant: « . Les résultats de PPR ont renforcé le fait que dans une certaine mesure »

« Mais je ne suis pas aussi confiant que PPR que 2013 sera aussi bon », at-il dit, notant les préoccupations au sujet de la demande des consommateurs européens et l’importance accrue de l’inégalité et de la corruption en Chine, ce qui a quelque peu freiné la consommation ostentatoire là.

«Je vois plus le risque baisse pour 2013 à l’heure actuelle», a déclaré M. Lawson.

François-Henri Pinault, le président-directeur général de PPR, a déclaré dans un communiqué que les résultats de la division de luxe avait été «excellente» dans tous les domaines. «Nous nous efforçons, » at-il ajouté, « pour atteindre la même dynamique dans le sport et la division mode de vie » – une référence aux problèmes de Puma, la marque de sportswear allemande, où le bénéfice d’exploitation a chuté de 13 pour cent en 2012. PPR détient 82 pour cent de Puma.

Puma a annoncé jeudi qu’elle prévoyait de 2013 soient une «année de transition», avec peu de croissance du chiffre d’affaires. La société est au milieu d’une restructuration en vertu de laquelle la fermeture de magasins non rentables environ 90 dans les pays développés à se concentrer davantage sur les marchés émergents.

La stratégie de M. Pinault est de mettre l’accent sur le luxe de la compagnie et articles de sport des marques. À cette fin, il prévoit d’organiser une offre publique de PPR chaîne de distribution Fnac divertissement et cherche à vendre ses enseignes Redcats vêtements en ligne et magasin de meubles. La société a déclaré vendredi qu’il avait écrit € 288 millions de la bonne volonté des deux unités, et a comptabilisé des charges de restructuration de 149 M € alors qu’il s’apprêtait à jeter les entreprises cette année.

Virginie Blin, analyste chez AlphaValue à Paris, a déclaré que, en plus de la bonne performance de la division de luxe, des actions de PPR ont été levées vendredi par les indications que l’entreprise se rapprochent de se départir de ces unités et de résoudre les problèmes de Puma, qui ont pesé sur les résultats.

Printemps: propriétaires en pourparlers avec des investisseurs qataris

 Mer 20 février 2013

Par Dominique Vidalon et Alexander Hübner

PARIS, 20 février (Reuters) – homme d’affaires italien Maurizio Borletti a rejoint avec les investisseurs qataris à soumissionner pour le contrôle du Printemps, le magasin français haut de gamme et haut lieu touristique.

Négociations exclusives centre sur la participation de 70 pour cent au Printemps détenus par Deustche Bank RREEF succession véritable bras, dont il a cherché à vendre depuis des mois, Borletti a déclaré mercredi.

Une source proche du dossier avait dit que les deux Borletti Group et RREEF avait presque conclu un accord avec le Qatar qui valorise Printemps à environ 2 milliards d’euros (2,7 milliards de dollars) ..

Printemps, qui possède 16 magasins et emploie 4000, a vu chiffre d’affaires progresser de 13 pour cent à 1,45 milliards d’euros de son 2011/12 ans.

Même si un porte-parole de Borletti a déclaré que le groupe prévoyait de faire une offre formelle au nom de l’Qataris, il n’était pas clair comment participation au Printemps de RREEF serait réparti entre les Qataris et Borletti. «Les choses n’ont pas été complètement défini encore, » at-elle ajouté, refusant de révéler l’identité des investisseurs qataris impliqués.

Les nouvelles se termine des mois de spéculations sur l’avenir de la propriété Printemps parce RREEF était désireux de vendre sa participation, tandis que Borletti, qui a dirigé le Printemps de montée en gamme, a déclaré à Reuters en Janvier qu’il voulait conserver à l’entreprise.

Qatar, pays le plus riche du monde par habitant, n’a cessé de renforcer sa présence en haut de gamme de vente au détail et de la mode.

Elle a acquis par l’intermédiaire de l’un de ses nombreux fonds d’investissement londonien Harrod magasin en 2010 pour environ 1,5 milliards de livres en 2010.

L’an dernier, la famille royale du Qatar a acquis la marque de mode italienne Valentino pour 700 millions d’euros à l’extrémité supérieure de multiples de valorisation de l’industrie.

Borletti, propriétaire des grands magasins italiens La Rinascente, acheté Printemps avec RREEF du commerce de détail français et du groupe PPR luxe pour 1,1 milliard d’euros en 2006.

Depuis lors, ils ont dépensé près de 350 millions d’euros sur les rénovations et Printemps mobiles plus haut de gamme avec une offre élargie de produits de luxe.

Galeries Lafayette, qui a essayé d’acheter Printemps en 2006, mais a perdu face à Borletti et RREEF, avait manifesté son intérêt pour le grand magasin et même mandaté une banque pour préparer une soumission en quelques mois.

Français défis hebdomadaires signalés en Décembre que les Galeries Lafayette était prêt à payer près de 1,6 milliards d’euros pour le Printemps, conseillés par HSBC, selon des sources proches du dossier. Galeries Lafayette a refusé de commenter le mercredi.

Le Qatar, qui possède un certain nombre de bâtiments sur les bijoux Paris Place Vendôme La Mecque, a développé des liens plus étroits avec France , ayant acquis club de football Paris Saint-allemande ainsi que des participations minoritaires dans des sociétés comme des déchets et gestion de l’eau du groupe Veolia Environnement.

Le Qatar a également été la construction d’une plus grande présence dans l’industrie du luxe.Fonds souverain du Qatar détient 8,7 pour cent des Etats-Unis bijoutier Tiffany & Co et une participation de plus de 1 pour cent de LVMH, premier groupe mondial de plus grand luxe, ainsi que d’une petite participation dans le constructeur automobile allemand Porsche sport.

DEUX NOUVEAUX MAGASINS POUR LES CHOCOLATS ROLAND RÉAUTÉ

15/02/2013
Le réseau de chocolatiers Roland Réauté s’enrichit de deux nouveaux magasins en ce mois de février !
L’un est déjà ouvert aux gourmands, proposant ses chocolats depuis le 8 février dans le centre commercial So Green de Seclin, dans le département du Nord. Le second ouvrira ses portes dès le 23 février prochain à Viriat, près de Bourg-en-Bresse, dans la ZAC La Neuve.
Les Chocolats Roland Réauté, qui veulent « du chocolat pour tous et tous les jours » depuis 1998, approchent ainsi des 50 implantations dans l’Hexagone.
Laurence Théodore Jacquin, Toute La Franchise ©
http://www.chocolatsrolandreaute.com/

Un troisième LBO pour Class’Croute

Publié le 13 février 2013, par Cyril André

Le spécialiste de la restauration livrée vient de lever près de 4 millions d’euros grâce à un LBO tertiaire. Class’Croute va ainsi bénéficier de moyens supplémentaires pour, notamment, poursuivre le développement du réseau en franchise.

Class’Croute a réussi une nouvelle levée de fonds par le biais d’un LBO tertiaire.Par cette opération, FSI Régions et Unigrains ont chacun investi 1,9 millions d’euros. Ce troisième LBO permet aux managers de la société et à son président Jean-Marc Sonolet de renforcer leur position majoritaire au sein du groupe, et de bénéficier de moyens supplémentaires afin de poursuivre le développement de la structure, et de continuer l’expansion du réseau en franchise.
L’enseigne compte aujourd’hui un réseau de 135 restaurants, dont quelques unités en Belgique et au Luxembourg. Avec 102 points de ventes, les franchisés représentent le gros des troupes. Si 10 franchises ont été créées sur l’année 2012, 9 ont été fermées. L’ambition de l’enseigne est de franchir le cap des 200 restaurants à un horizon de 5 ans, à raison d’une quinzaine de création de franchises par an.
Class’Croute a vu son chiffre d’affaires progresser de 4 % l’an dernier, par rapport à 2011, à 65 millions d’euros. Son positionnement demeure le même : la moitié environ de ses ventes sont réalisées en restaurant (sur place ou à emporter), et l’autre moitié en livraison. L’enseigne a toutefois élargi son offre de service, en proposant l’organisation de cocktails, et ses zones de chalandise en ouvrant des corners en entreprise et des restaurants au sein des gares et des aéroports.

En Grande-Bretagne, le distributeur de disques HMV en grande difficulté

 

MARDI 15 JANVIER 2013 15:18
La semaine dernière, c’est l’enseigne Virgin Megastore qui déposait le bilan en France. C’est à présent en Grande-Bretagne que l’hémorragie se poursuit cette semaine avec l’annonce du dépôt de bilan du distributeur HMV, la dernière chaîne de magasins de disques chez nos voisins anglo-saxons, qui n’a pas su faire face à la concurrence toujours plus rude du numérique et de la vente sur Internet.
Crédits photo : ABACA
La semaine dernière, malgré toutes les actions entreprises auparavant et le soutien de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, l’enseigne Virgin Megastore était placée en redressement, en raison d’un chiffre d’affaires qui ne lui permet plus de payer ses employés. Sont concernés une vingtaine de magasins et aux alentours de 1.000 employés, victimes d’une mutation du marché du disque en France comme dans les reste du monde. Car les ventes de musique numériques et sur Internet croissent d’année en année, comme le confirmait le dernier rapport du SNEP.

Un chiffre d’affaires divisé par deux en sept ans

Outre-Manche, c’est au tour de la mythique chaîne de magasins HMV de connaître pareil sort. Le distributeur vient d’être placé à son tour en redressement judiciaire, indique l’AFP. Une nouvelle qui fait craindre la disparition de la dernière chaîne de magasins de disques en Grande-Bretagne. HMV compte 239 boutiques, qui risquent donc la fermeture, et 4.350 employés. L’enseigne, un équivalent de la Fnac et des Virgin Megastore en France, domine encore aujourd’hui les ventes de musique et de vidéo, avec 22% de parts de marché (Verdict). Des résultats pas si mauvais en apparence qui ne masquent pas un chiffre d’affaires en chute libre depuis quelques années, en parallèle d’un marché de la musique en berne et notamment des ventes physiques qui s’écroulent depuis dix ans.

En effet, depuis 2005, le chiffre d’affaires de HMV a été « divisé par deux, pour atteindre 1,1 milliard d’euros en 2012 » selon une enquête menée par nos confrères du Monde. « Le problème est tout simplement qu’il n’y a pas d’avenir pour les magasins de musique physique » explique Neil Saunders, directeur de l’agence de consultants Conlumino. Et ce n’est pas les ventes de décembre dernier, pourtant un mois important pour l’industrie du disque, qui vont changer la donne. Elles ont chuté de 13,5%, entraînant par ailleurs la chute des actions de l’enseigne note France 24. « A l’ère du numérique, alors que 73,4% de la musique et des films sont téléchargés ou achetés sur internet, le modèle de HMV est devenu de moins en moins pertinent et viable », ajoute Neil Saunders.

Car les sites de vente en ligne comme Amazon et les plateformes de téléchargement, dont iTunes est leader, ainsi que la progression du streaming, ne permettent plus aux magasins d’être rentables et attractifs. Créée en 1921, HMV a passé le cap de la cassette audio, du CD et du DVD, mais n’aura donc pas résisté à l’avènement du numérique, pariant beaucoup trop tard sur le digital.

Le marché du livre résiste encore

Par Alexandre Debouté Mis à jour 
Selon des chiffres que s’apprête à communiquer le panéliste GfK, le marché du livre physique en France n’a reculé que de 1,45 % l’an dernier. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

INFOGRAPHIE – Les ventes des libraires ont reculé de 1,5 % l’an dernier. Les graves difficultés de Virgin ne doivent pas cacher les performances de plusieurs enseignes très dynamiques.

Les temps changent. En 1988, quand Virgin s’est installé sur les Champs-Élysées à Paris, certains s’inquiétaient de la menace hégémonique que faisait peser le «mégastore» sur les librairies de quartier. Aujourd’hui, l’enseigne, placée en redressement, pourrait disparaître. La faute à Amazon, comme le laissent entendre certains, dont la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti?

La montée en puissance d’Internet, qui représente désormais 12 % des ventes, est en réalité une donnée du problème parmi d’autres. Selon des chiffres que s’apprête à communiquer le panéliste GfK, le marché du livre physique en France a reculé de 1,45 % l’an dernier, à 3,8 milliards d’euros. Il est donc loin de s’effondrer, alors que, dans le même temps, les ventes de livres numériques demeurent marginales. Virgin a été rattrapé par la crise de la musique, qui est restée trop longtemps le cœur de son offre. Mais c’est loin d’être le cas de tous les vendeurs de livres.

Leclerc, numéro 2

«Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, estime Yves Marin, spécialiste de la distribution chez Kurt Salmon. Même si les voies d’accès aux produits se sont multipliées, c’est un marché où la demande reste forte.» La Fnac, premier libraire en France avec une part de marché de 16 % tous circuits confondus, a suivi la tendance, avec un effritement de ses ventes de livres de 1,5 % en 2012. «Nous étions très inquiets au premier semestre, mais l’année s’est plutôt bien finie», indique Élodie Perthuisot, directrice du livre de la Fnac (PPR), qui défend le positionnement «référent» de l’enseigne (90 magasins en France).

«Internet ne tue pas le marché, renchérit Pierre Coursières, PDG du Furet du Nord. Pour réussir, il faut avoir le bon mix produits et des charges locatives raisonnables.» Parmi les libraires indépendants, le Furet tire très bien son épingle du jeu. Tout comme Decitre dans la région lyonnaise ou de grandes librairies de centres-villes, comme Ombres Blanches à Toulouse, Le Failler à Rennes ou Gibert à Paris. Ce sont des librairies qui misent sur un nombre important de références en littérature, ciblent les familles (scolaire, pratique, loisirs créatifs) et développent des politiques actives d’animation.

Loin du foin médiatique qui prédit la fermeture de centaines de points de vente du livre si rien n’est fait pour protéger les indépendants, victimes de la concurrence d’Internet et des grandes surfaces, deux enseignes se sont fait une place au soleil. Le distributeur alimentaire Leclerc a créé ses premiers «espaces culturels» dès 1989. Avec succès. L’enseigne dispose aujourd’hui d’une force de frappe de 215 points de vente en coopérative et revendique le rang de deuxième libraire de France. Son chiffre d’affaires aurait progressé de plus de 6 % l’an passé. Comme la chaîne concurrente Cultura, dont le patron est lié à la famille Mulliez (Auchan), Leclerc a ciblé les zones de chalandise où il y a un déficit d’offre: périphérie des grandes villes pour Cultura et petites ou moyennes agglomérations pour Leclerc.

 

Les petites librairies de quartier menacées

Dans les espaces culturels, la moitié de la surface de vente est consacrée aux livres (60.000 références, contre 10.000 en hyper) avec un personnel très qualifié. «Le livre est au cœur de notre offre avec une profondeur de spécialiste», explique Hugo Bélit, adhérent Leclerc à Pau. Cultura (52 succursales) poursuit de son côté une stratégie d’implantation dynamique depuis quinze ans en ouvrant de plus grands magasins (jusqu’à 6000 m2), où le livre réalise un gros tiers des ventes, à côté des loisirs créatifs et de la papeterie. L’enseigne, qui dispose d’une solide trésorerie, envisagerait de racheter une partie des 26 magasins Virgin. À périmètre constant, elle indique avoir enregistré une progression «significative» de ses ventes de livres en 2012.

Ce sont en fait surtout les petites librairies de quartier, dont les charges foncières sont trop élevées, qui sont le plus menacées. Leur très faible rentabilité rend leurs marges de manœuvre de plus en plus limitées.


La remise de 5 %: stop ou encore?

Un temps envisagée puis apparemment rejetée par le gouvernement, la suppression de la remise des 5 % sur le livre, la seule autorisée par la loi Lang, fera-t-elle partie du plan de soutien à la librairie indépendante que doit présenter la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, au Salon du livre fin mars? Le Syndicat national de la librairie (SNL) soutient que cette suppression permettrait aux petits libraires, dont la rentabilité est aujourd’hui quasi nulle, de récupérer 2 à 3 points de marge. Selon lui, le critère du prix n’est pas déterminant pour se rendre en librairie. Seuls les grands acteurs de la vente en ligne, Amazon en tête, et la grande distribution pratiqueraient ce rabais de 5 % pour tout achat. Il constituerait notamment un élément de dynamique commerciale sans condition de détention d’une carte de fidélité. De leur côté, la Fnac ou Cultura ne le feraient pas systématiquement. Les discussions se poursuivent entre les acteurs de la filière. Réponse au printemps.


L’avenir de Virgin

Les repreneurs éventuels ont jusqu’à la mi-mai pour se déclarer candidats à la reprise, totale ou partielle, des 26 magasins Virgin, placés en redressement judiciaire le 14 janvier dernier. Mais les offres ne se bousculent pas. Le chiffre d’affaires de l’enseigne (environ 300 millions d’euros en 2011) est en recul de plus de 10 % avec des pertes nettes de plus de 10 millions d’euros par an. Virgin a raté le virage du numérique dans la musique et la vidéo, où Apple et Amazon prospèrent. L’offre de Patrick Zelnik, PDG du label indépendant Naïve, qui souhaite redonner sa «vocation de spécialiste» au navire amiral de Virgin, sur les Champs-Élysées, ne tiendrait pas la route, faute de financement. Les seuls espoirs de l’enseigne, détenue à 74 % par le fonds Butler Capital Partners et à 20 % par Lagardère, viendraient de la chaîne Cultura, qui disposerait du cash suffisant pour reprendre certains magasins. Une vente par appartements que veulent à tout prix éviter les 1000 salariés de Virgin.


Amazon: les subventions de la discorde

Dans une tribune publiée en décembre dernier, les patrons de plusieurs enseignes (dont Cultura, Decitre ou Le Furet du Nord) se sont dits «révoltés» de l’obtention par Amazon d’aides publiques d’un montant de plus de 1 million d’euros pour le recrutement de 250 salariés affectés à son futur entrepôt logistique du Nord-Pas-de-Calais, subventions qui viendraient s’ajouter à celles perçues pour son site de Saône-et-Loire. Une situation qui a aussi suscité l’ire d’Alexandre Bompard, le patron de la Fnac, qui dénonce les «pratiques hégémoniques et le dumping fiscal et réglementaire» du géant américain de l’e-commerce. Les collectivités locales devraient confirmer ces aides. Mais l’affaire cristallise la haine des petits libraires contre le grand méchant Américain. Amazon est notamment accusé de pratiquer une remise interdite et de contourner la loi sur le prix unique en ne facturant pas les frais de port. Le Syndicat de la librairie française l’a attaqué en justice. Il a gagné en première instance, mais Amazon a fait appel.

2012, nouvelle année noire pour l’habillement

Publié le 4 février 2013, par Mathieu Bahuet

Engagée sur une tendance baissière depuis des années, la consommation d’articles textiles et d’habillement a reculé l’an dernier de 2,2 % selon l’Institut Français de la Mode. Le prêt-à-porter féminin dévisse de 3 %.

Les années se suivent et se ressemblent pour la filière de l’habillement-textile. Pour la énième année consécutive, l’IFM indique que les ventes du secteur ont enregistré en 2012 une baisse de 2,2 % à périmètre constant par rapport à l’année précédente, elle-même dans le rouge vs 2010 (-2,6 %). Comme un symbole, le mois de décembre s’est conclu sur un vilain recul de -3,7 % par rapport à décembre 2011, affectant l’ensemble des segments d’activité et des circuits de distribution.
Sur douze mois, la meilleure résistance est à porter au crédit de la mode masculine dont le chiffre d’affaires à surface comparable s’inscrit en léger repli à -0,7 %. Segment le plus résilient du marché en 2011, le prêt-à-porter enfant (-1,7 % l’an passé) fait lui aussi les frais d’une consommation atone. La donne est encore pire dans les vestiaires féminins : déjà particulièrement médiocres en 2011 (-3,5 %), les ventes du créneau ont encore dévissé de -3 % sur 2012.
Mention spéciale aux magasins populaires (type Monoprix), le seul canal de distribution en progression l’an dernier (+1,9 %). Tous les autres circuits ont conclu 2012 en négatif comparé à 2011, en particulier les hyper et supermarchés (-4,9 %). Notons que les chaînes spécialisées, dont celles développées en franchise (commission-affiliation, concession etc.) s’en sortent un peu mieux que les indépendants multimarques (-1,9 % vs -2,7 %).

 

Yves Rocher laureat des trophés de la MCMA pour la France

Le 6 décembre dernier, le prix de la meilleure chaine de magasins de l’année 2012 pour la France a été remis à Yves Rocher à l’occasion de la présentation à la presse et à l’ensemble du monde du retail du palmarès des Trophées de la MCMA 2012 lors d’une conférence à l’hôtel Bedford à Paris dans le 8ème.

image
La Meilleure chaine de magasins est une enquête consommateurs ayant eu lieu chaque année de mai à septembre depuis 2008. Cette enquête, l’une des plus grandes d’Europe, a recueilli 2012, plus de 43 000 évaluations de consommateurs en France. Le but est de connaître l’avis des Français sur plus de 158 enseignes reconnues.

Les principaux enseignements de l’enquête :  

– Le score moyen de l’an dernier était de 6.14, il est cette année de 6.11.

– Les consommateurs ont donné la meilleure évaluation au critère Amabilité envers le client.

– L’aspect le plus important est, comme l’an dernier, le rapport Qualité / Prix.

– Les autres aspects Prix sont évalués comme les deuxième et troisième aspects les plus importants selon une enquête client Q&A Research & Consultancy effectuée entre avril 2012 et fin octobre 2012 auprès de 14 000 consommateurs français représentatifs de la population.

Pour la cinquième fois, les consommateurs ont pu évaluer leurs chaines de magasins favorites sur les aspects suivants : Rapport Qualité /Prix, Niveau de Prix, Promotions & Offres, Assortiment, Service, Expertise du Personnel, Innovation, Amabilité du Personnel envers le Client, et Atmosphère du Magasin.

Un échantillon est sélectionné au départ de l’enquête afin de déterminer l’importance à donner à chaque critère. De cette façon, les gagnants par catégorie sont déterminés de façon honnête et fiable.

Yves Rocher est la Chaîne de Magasins de l’Année France 2012

Yves Rocher est choisi par les consommateurs français comme le gagnant toutes catégories de l’élection. L’an dernier, Lidl avait terminé premier et Yves Rocher 8e. Cette année, Lidl est second, et Orchestra est troisième. Yves Rocher est numéro 1 grâce a son score exceptionnel sur les aspects Prix.

Le palmarès :

Cette année, les gagnants ont reçu leurs prix des mains de nos partenaires: Havas 360, Les Affranchis, Newim et Q&A.

Les Vainqueurs des 20 catégories sont les suivants:

Catégorie Enseigne Note globale /10
Agences de voyage Thomas Cook 6,15
Beauté et Parfumerie Yves Rocher 7,28
Bébé et enfant Orchestra 7,19
Bricolage et Jardinage BRICO DÉPÔT 6,90
Chaussures La Halle aux chaussures 6,34
Hypermarchés et Supermarchés Lidl 7,25
Joaillerie Maty 6,44
Jouets TOYS “R” US 6,73
Lingerie Etam lingerie 6,86
Livres, Culture et Jeux Fnac 6,58
Maison et Décoration IKEA 7,01
Mode et Accessoires Claire’s 6,13
Multimédia et Electroménager Darty 6,24
Opticien Générale d’Optique 6,51
Restauration à emporter Quick 5,69
Sandwicherie et Croissanterie La Brioche dorée 6,52
Sport DECATHLON 6,98
Téléphonie Bouygues Telecom 5,77
Vêtements femme MS Mode 7,14
Vêtements homme Kiabi 6,48

Les critères de prix déterminants

Les résultats de la recherche menée par Q&A Research & Consultancy, montrent que les critères prix (rapport qualité/prix, niveau de prix, promotions et offres) déterminent la performance à hauteur de 60%. Une légère baisse de 1% par rapport à la grille d’évaluation de l’an passé. Par ailleurs, si le score moyen a diminué, la note moyenne concernant l’Amabilité envers le Client a augmenté. La note moyenne sur cet aspect est de 7.06. Les aspects service obtiennent une meilleure note par rapport à l’an dernier.

Structure de l’étude

Les évaluations des consommateurs sont transmises sur le site internet www.meilleurechainedemagasins.fr. Durant trois mois, les retailers ont demandé aux consommateurs de participer à l’élection par l’usage de newsletters, banners sur leur site internet, et sur divers supports en magasin. En plus d’évaluer leur chaine de magasins favorite, les consommateurs avaient la possibilité d’évaluer deux autres enseignes dans la même catégorie ou dans une catégorie différente sur les neuf différents critères. Au préalable un échantillon représentatif est sélectionné dans un panel pour déterminer l’importance des différents critères, pour chacune des catégories.