Monthly Archives: juin 2012

CAMAÏEU, pionnier engagé du prêt-à-porter

 

Publié le  par FRANÇOIS LECOCQ – http://www.lsa-conso.fr

Camaïeu a révolutionné le prêt-à-porter en France dans les années 80 avant d’être ébranlé par Zara ou H et M, puis racheté par des fonds d’investissement.

En 1984 à Roubaix, Jean-Pierre Torck, Jean Duforest, Éric Vandendriessche et Dominique Debruyne, quatre anciens cadres de la galaxie Mulliez, créent l’enseigne Camaïeu. Les deux premiers magasins ouvrent à deux jours d’intervalle et la marque s’impose rapidement comme une référence du prêt-à-porter féminin.

– Circuit court À l’époque, le concept est innovant. La production est relocalisée et organisée en circuit court. Camaïeu teste des petites séries avant de vendre à grande échelle et à bon marché celles plébiscitées par les clientes. La recette sera déclinée à l’homme, puis à l’enfant. Résultat : en 1994, l’enseigne compte déjà 470 magasins, réalise 564 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 3 700 salariés. Une expansion reposant sur les succursales comme sur les franchises. Au-delà de la réussite économique, le quatuor favorise l’embauche des jeunes sans diplôme, des chômeurs de longue durée et des immigrés, un engagement bienvenu à Roubaix, ville en pleine reconversion.

– Crise de croissance Pour consolider son expansion, la société rachète, en 1993, le réseau Tandy, puis se dote d’un nouveau siège doublé d’un site logistique. Des lourds investissements qu’elle ne digère pas, d’autant plus dans une conjoncture devenue récessive et alors qu’apparaissent de futurs mastodontes : Zara, H et M et consorts. Camaïeu a vite grandi, mais aussi trop grossi, perdant de sa réactivité. En 1996, c’est la restructuration. L’expansion est stoppée et la chaîne nordiste scindée en trois. Jean-Pierre Torck reprend les rênes de Camaïeu Femme, avec Jean-François Duprez à l’opérationnel. Les filiales à l’étranger sont fermées, des franchises rachetées et la production délocalisée.

– Relance Deux ans plus tard, une recapitalisation est le préalable à une introduction en Bourse, suivie de deux OPA menées par Axa Private Equity, en 2005, puis par le fonds Cinven, en 2007. Elles scellent le retrait définitif de Jean-Pierre Torck. Entre-temps, la chaîne a relancé son expansion, notamment à l’étranger, avec des pays phares telles la Pologne, l’Italie ou la Russie. Fin 2011, Cinven retire Camaïeu de la Bourse et renforce la direction opérationnelle de l’enseigne aux côtés de Thierry Jaugeas, président depuis février 2010. Car, si la chaîne s’est bien restructurée début 2000, elle a perdu de sa dynamique depuis trois ans. À l’image de son tout nouveau logo, il lui faut désormais rajeunir son offre pour rester dans la course du prêt-à-porter, devenue mondiale.

CAMAÏEU EN DATES1984: Ouverture des deux premiers magasins à Lens et à Douai (59).

1991: 100 magasins. Lancement de Camaïeu Homme. Expansion en Espagne, Belgique, Pays-Bas et Suisse.

1993-1994: Rachat de Tandy et création de Camaïeu Enfant.

1996: En difficulté, Camaïeu se scinde en trois : Camaïeu Femme est repris par Jean-Pierre Torck, Camaïeu Homme est vendu à l’AFM (l’enseigne deviendra Jules) et Camaïeu Enfant repris par Jean Duforest (l’enseigne deviendra Okaïdi).

1998: Entrée de 3i et montée en puissance de Paribas dans le capital. Camaïeu se recentre sur la France.

2000-2004: Introduction en Bourse. Relance de l’international : Italie, Pologne, République tchèque, Belgique, Russie, Moyen-Orient.

2005: OPA d’Axa Private Equity.

2006: 500 magasins.

2007: OPA du fonds Cinven.

2009: Lancement de l’e-commerce.

2011: 1 000 magasins. Sortie de la Bourse.

EN CHIFFRES810 M € HT de chiffre d’affaires en 2010 – 84,5 M € HT de résultat net en 2010

1 041 magasins, dont 598 en France (début 2012) – 18 pays d’implantation

5 900 collaborateurs, 4 000 en France

250 m2 de surface moyenne par magasin

Source : Camaïeu

http://www.camaieu.fr/

M6 Capital Nouveautés ou indémodables – ces produits qui cartonnent

M6 Capital Nouveautés ou indémodables – ces produits qui cartonnent

 

Emission M6

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LDLC annonce le lancement d’un réseau de magasins physiques

ldlc

L’e-commerçant devrait compter 15 franchisés d’ici trois ans, 40 d’ici cinq ans et davantage au-delà. Il publie par ailleurs un résultat net annuel en progression de 78% à 3,2 millions d’euros.

Publié le 07 juin 2012, 18h00

LDLC publie un résultat net part du groupe en progression de 78,5% à 3,2 millions d’euros sur son exercice clôturé au 31 mars 2012, pour un chiffre d’affaires de 176,9 millions d’euros et une trésorerie de près de 800 000 euros à la clôture. LDLC.com croît de 2,7% à 99,6 millions d’euros (56% du chiffre d’affaires du groupe), LDLC-Pro.com croît de 4,5% à 71,2 millions d’euros (40% du chiffre d’affaires), l’e-boutique maison-loisirs Maginéa croît de 70% à 3,4 millions d’euros, les solutions logicielles Anikop enregistrent un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros et les deux boutiques LDLC 15,4 millions.

L’e-commerçant annonce en outre le lancement d’un réseau de franchisés. « Il nous permettra d’accroître notre notoriété, de multiplier nos ventes, d’améliorer nos marges, d’apporter davantage de services aux consommateurs et d’offrir un nouveau canal de vente à notre marque propre, tout en restant un spécialiste » explique Olivier de la Clergerie, cofondateur et DG du site. Les premières ouvertures interviendront en 2013, l’e-commerçant visant 15 points de vente d’ici trois ans et 40 d’ici cinq ans. A ce moment-là, il espère franchir le cap des 500 millions d’euros de chiffre d’affaires et porter sa rentabilité opérationnelle à 5%, contre 3% aujourd’hui. « C’est un projet extrêmement important pour l’entreprise, nous mettrons donc les moyens nécessaires à sa réussite », ajoute-t-il, précisant que l’outil logistique actuel du groupe est déjà capable d’absorber jusqu’à 400 millions d’euros de ventes par an.

Ces magasins s’étendront en périphérie de villes grandes ou moyennes sur des surfaces de vente de 150 à 300 mètres carrés : « Nous voulions des structures à taille humaine et non des paquebots aux charges fixes trop importantes, souligne Olivier de la Clergerie. L’e-commerce a fait disparaître beaucoup de petits acteurs de la distribution informatique physique et cassé cette proximité. Nous devons la recréer. » LDLC prévoit qu’un investissement de 300 000 euros, hors local, sera nécessaire à chaque ouverture. Le groupe lui apportera son support au travers de ses services achats et logistique ainsi que d’actions de marketing.

Les premières étapes de cette stratégie ont déjà été franchies. Tout d’abord, l’e-marchand travaille depuis un an avec le cabinet Franchise Management afin d’acquérir le métier de franchiseur. Ensuite, un changement d’identité visuelle interviendra ce soir, l’effacement du .com du logo du groupe s’adaptant à ses objectifs multicanaux. Par ailleurs, l’aménagement de la boutique lyonnaise aux couleurs du nouveau concept devrait être achevé à la rentrée. LDLC a enfin déjà commencé à examiner des dossiers de candidats à sa franchise et prévoit une formation d’un mois pour chaque nouveau franchisé.

Parallèlement au déploiement de son réseau de boutiques physiques, LDLC indique vouloir se concentrer sur ses activités au plus fort potentiel. Le groupe a donc décidé de fermer Plugsquare (instruments de musique), Lapcorner (ordinateurs portables) et Fillspot (consommables), pour conserver ses activités connexes Hardware.fr (site d’information PC) et DLP Connect (services réseaux) et focaliser ses efforts sur ses nouveaux marchés Maginéa et Anikop, tous deux considérés par le groupe comme d’importants leviers de croissance pour le futur. Dans le BtoB, LDLC devrait mettre en ligne prochainement une nouvelle version de son site pro et s’ouvrir à un nouveau secteur, celui des appels d’offres.
Concernant son activité historique de vente en ligne, la normalisation des prix des disques durs (dont la hausse suite aux inondations en Thaïlande avait pesé sur les ventes de la fin 2011) et le lancement prochain de Windows 8 apportent à l’e-marchand une bonne visibilité, qui le conduit à prévoir un chiffre d’affaires supérieur à 185 millions d’euros sur l’année 2012-2013, soit une croissance de 5%, ainsi qu’un résultat opérationnel courant supérieur à 6 millions d’euros.

MAB Development annonce l’ouverture de Saturn sur Oosterdokseiland à Amsterdam

Amsterdam, le 7 juin 2012

 La chaîne de magasins de produits électroniques Saturn vient d’ouvrir son nouveau flagship dans le quartier d’Oosterdokseiland, développé par MAB Development et situé en plein centre-ville d’Amsterdam. Il s’agit du plus grand espace Saturn des Pays-Bas.

Ce flagship store est le onzième magasin de l’enseigne Saturn aux Pays-Bas. Sur trois étages, il dispose d’une surface de plus de 7 200 m². Ouvert sept jours sur sept, de 10h00 à 22h00, il se situe à quelques pas de la gare centrale. Depuis début mai, il affiche une fréquentation hebdomadaire record autour de 40 000 à 45 000 visiteurs. Sa localisation stratégique, au cœur de ce nouveau quartier, accentue son attractivité.

Le nouveau concept d’aménagement du magasin Saturn Oosterdokseiland, son immense assortiment ainsi que la présence de nombreuses marques leader offrent aux clients une expérience d’achat renouvelée. Des animations constituées notamment pardes shops-in-shops, des démonstrations en continu et des ateliers, alliées à sa situation premium dans la ville, participent à son succès.

En effet, dans les quartiers historiques du centre-ville, il est aujourd’hui impossible de trouver  les surfaces commerciales nécessaires à de grandes enseignes internationales comme Saturn. Oosterdokseiland constitue la seule alternative envisageable pour celles-ci.

Un quartier en plein développement

ODE est un quartier unique qui allie les fonctionnalités d’un quartier d’affaires du 21èmesiècle à la qualité de vie d’un quartier de centre-ville, un lieu extraordinaire où se retrouver pour travailler, danser, manger, boire, rire, réfléchir ou simplement être ensemble.

 Vue d’ensemble du quartier Oosterdokseiland à Amsterdam

 ODE abrite désormais l’hôtel DoubleTree by Hilton et les sièges de Vodafone, TomTom et Adyen (spécialiste des systèmes de paiement sur Internet) qui s’est installé récemment dans l’immeuble de bureaux Nijenburg. Un nouveau concept de restaurationgastronomique, dirigé par le chef Moshik Roth, 2 étoiles au Michelin qui est considéré comme l’un des meilleurs chefs au monde, y ouvrira également à la rentrée.

ODE offre ainsi des opportunités pour les activités, les commerces et les entreprises qui souhaitent s’implanter au cœur d’Amsterdam, mais ne peuvent trouver d’espace suffisant dans le centre-ville historique. Le site, qui jouit d’une localisation stratégique près de la Gare centrale d’Amsterdam regroupe des lieux de travail, des équipements culturels et des espaces de loisirs, dans une dynamique de centre urbain créatif et décontracté.

De plus, 3 330 m2 d’espaces de bureaux et environ 4 500 m2 destinés au commerce ou à la restauration sont encore disponibles à la location dans le lot 2.

Enfin, 253 logements à la vente ou la location y seront construits, la quasi-totalité des logements initialement mis en vente ayant trouvé preneur; il faut dire que la vue splendide sur le centre-ville ou le fleuve ainsi que la parfaite accessibilité du quartier constituent des atouts majeurs pour ces résidences.

ODE est devenu aujourd’hui un atout considérable pour le centre-ville d’Amsterdam :http://www.oosterdokseiland.nl/

MAB Development

MAB Development – filiale de Rabo Real Estate Group – est un promoteur européen de premier plan, reconnu pour son esprit novateur et spécialisé dans l’immobilier commercial et les projets multifonctionnels de centre-ville. MAB Development est implanté aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. Son studio intégré d’architecture et de design Studio MAB puise son inspiration dans une analyse pointue des attentes et désirs des visiteurs de ses centres.
Partenaire des acteurs publics et privés, MAB Development propose notamment des solutions intégrées pour des projets de centre-ville réunissant commerces, logements, bureaux, activités de loisirs, équipements publics et parkings. Ces projets requièrent une excellente connaissance de l’environnement urbain et une grande expérience du développement de concepts innovants.
MAB Development fait partie de Rabobank, l’une des institutions financières européennes les plus solides, dotée d’un AA ou AAA selon les agences de notation, soit la meilleure note décernée aux banques privées.
www.mab.com

http://www.saturn.nl/

Les Chinois vont à l’usine pour le luxe à moindre prix

La Chine est bien parti pour s’imposer comme le plus grand marché mondial des produits de luxe, et les griffes haut de gamme font la cour à sa classe moyenne avec des arguments qui font sourire les portefeuilles.

Les magasins d’usine sont l’une des dernières tendances de la distribution à s’imposer en Chine. Le concept serait né il y a plus d’un siècle aux États-Unis, avec l’objectif affiché de remplir les espaces vides et écouler les stocks et autres articles invendus.
En Chine, les consommateurs peuvent désormais se rendre dans les magasins d’usine pour acheter du Versace, du Burberry, du Prada ou du Zegna à moindre prix, dans les 160 boutiques du Florentia Village, qui s’étale sur 60 000 mètres carrés dans la ville champignon de Wuqing, à mi-chemin entre Pékin et Tianjin.

Moins d’intermédiaires
Les magasins d’usine permettent de supprimer les intermédiaires entre le fabricant et le client et de proposer des prix imbattables, avec des rabais compris entre 30 et 80% par rapports à ceux pratiqués en boutiques.

Le Florentia Village, dont la construction a coûté un milliard de yuans (124 millions d’euros), s’inspire des sites touristiques de la péninsule italienne. On y trouve des gondoliers qui monnaient les balades sur ses canaux, ainsi qu’une reconstitution du Colisée. L’espace a ouvert ses portes au public l’année dernière, et son énorme succès a inspiré d’autres entrepreneurs, d’après les médias chinois, qui citent une douzaine de projets pharaoniques de ce type à travers le pays. Une goutte d’eau dans les plus de 400 projets immobiliers de cette envergure construits ou annoncés ces dernières années en Chine.

Le Shanghai Brilliance Group – l’un des poids lourds de la distribution en Chine – a ouvert son troisième magasin d’usine en février. Il s’étale sur 130 000 mètres carrés à Wuhan, dans la province centrale de Hubei. L’entreprise a annoncé que son parc de centres commerciaux dédiés aux magasins d’usine comptera dix centres opérationnels supplémentaires d’ici 2014.

CLSA, filiale asiatique du Crédit Agricole, avait prédit l’année dernière que la Chine s’arrogerait 44% du marché mondial des ventes de produits de luxe d’ici 2020, contre seulement 15% de nos jours. L’entreprise de conseil Bain & Company, qui s’est penchée sur les chiffres de ventes de produits de luxe de l’année dernière, indique que les consommateurs chinois ont dépensé 275 milliards de yuans (342 millions d’euros) en produits de luxe (en Chine et à l’étranger) en 2011. Dans ce contexte, l’explosion des magasins d’usine en Chine ne surprendra personne.

La proximité de ces magasins est un autre atout de taille pour les consommateurs chinois, comme l’explique Anthony Chan, président du groupe immobilier Scitech, spécialisé dans les centre commerciaux, dans un entretien récent avec le quotidien South China Morning Post: «Si les consommateurs chinois sont prêts à prendre l’avion pendant 10 à 20 heures pour profiter de bonnes affaires aux Etats-Unis, c’est qu’il doit y avoir un marché pour cela dans leur pays d’origine».

La fréquentation des magasins résistent au e-commerce

latribune.fr (Source AFP)

Malgré la montée en puissance du e-commerce, huit Français sur dix se rendent toujours dans les magasins physiques au moins une fois par semaine, révèle une enquête Ipsos pour la société spécialisée dans le commerce CA Com.

La file d’attente à la caisse n’est pas prête d’être dématérialisée. Alors que le e-commerce ne cesse de séduire un nombre croissant de Français, ils sont toujours huit sur dix à se rendre au moins par semaine dans un magasin traditionnel, révèle une enquête Ipsos pour la société spécialisée dans le commerce CA Com. « Le point de vente physique n’est pas mort, bien au contraire, même si le e-commerce est implanté et si les nouveaux points d’achat comme le « drive explosent », a estimé Rodolphe Bonasse, directeur général de CA Com lors de la conférence de presse où étaient présentés les conclusions de ce ce premier baromètre « omniretail » publié mardi.

La relative bonne résistance de la distribution s’explique en effet en partie par cette adapation aux nouvelles habitudes des consommateurs. Au cours des douze derniers mois, un Français sur dix a ainsi retiré ses courses en voiture après les avoir sélectionnées sur internet.  Mais l’étude relève en réalité une fracture technologique et sociétale entre une population urbaine, jeune, active et très équipée en nouvelles technologies, qui multiplie les expérience d’achat, et une population plus âgée, de province, moins équipées, qui privilégie les magasins physiques.

Le commerce sur tablette s’annonce également prometteur: 25% des possesseurs de tablette y ont fait un achat sur l’année écoulée. Les possesseurs de smartphones ne sont que 12% à avoir réalisé une transaction via ce terminal sur la même période. « La tablette est un point d’achat qui est amené à se développer fortement et vraisemblablement, l’utilisation des smartphones risque de stagner », a estimé Christine Buscaillon, directeur du planning stratégique de CA Com. Les achats sur smartphones devraient se cantonner à des articles pratiques, qu’on connait déjà, ou à des biens dématérialisés, tandis que la tablette devrait « devenir aussi importante que l’ordinateur classique, avec une expérience d’achat différente » car elle est tactile, donc plus intéressante dans une logique commerciale, a-t-elle ajouté. Par ailleurs, 9% des internautes se disent intéressés par l’achat via une télévision connectée.

Etude réalisée par Ipsos du 17 au 21 février auprès d’un échantillon représentatif de 1.015 personnes interrogées en face-à-face.

Les flagship stores, palais des grandes marques

M le magazine du Monde | 

Par Vicky Chahine

Adresse prestigieuse, architecture étudiée… Ces boutiques XXL, vaisseaux amiraux des grandes maisons, sont de précieux outils de communication.

1 100 m2 sur  les Champs Élysées : c'est la nouvelle boutique Hugo Boss.

 

Le 6 juin dernier, Hugo Boss inaugurait sur les Champs-Élysées la réouverture de son plus grand point de vente. Trois niveaux et plus de 1 100 m2 pour présenter les différentes lignes (Boss Black, Boss Orange, Boss Green, Boss Selection et Hugo) dans un décor sophistiqué composé de matériaux high-tech, de vastes vitrines et de deux imposants lustres de fils d’argent.

Une simple boutique ? Non, un flagship store. Littéralement un « vaisseau amiral », magasin emblématique d’une maison de luxe, un précieux outil de communication.« Les marques ont compris que la distribution est un véhicule d’image essentiel. Localisation, architecture de l’espace, vitrines, merchandising, événementiel, la communication par le point de vente s’est professionnalisée et le concept sophistiqué. Cela a donné naissance à une déclinaison des types de points de vente, dont le flagship store qui a pour mission de créer une expérience différente avec la marque », explique Patricia Romatet, directrice Etudes et conseil à l’Institut français de la mode.

Une vaste superficie, la gamme étendue des produits et des services, et bien souvent une prestigieuse adresse, autant d’éléments qui caractérisent ces « vaisseaux amiraux » que Zara, Prada, Sephora ou encore Chanel essaiment dans les grandes capitales du monde.

Le magasin Louis Vuitton, à Londres.

 

« Le flagship store développe l’expérience du client et reflète les valeurs fondamentales de la marque », analyse Claus-Dietrich Lahrs, PDG de Hugo Boss. Concrètement, comment faire d’une boutique-phare un point de vente pas comme les autres ? En le dotant d’une forte identité visuelle mais également en mettant au point un savant marketing « poly-sensoriel » (musique, parfum, etc.), aisément exportables – ainsi Hugo Boss déclinera sa « charte » à Shanghaï, Londres et New York.

AUTANT DE VISITEURS QUE LA TOUR EIFFEL !

Face aux superficies plus importantes, il faut pouvoir animer intelligemment l’espace. Le vaisseau amiral français de Sephora, installé sur les Champs-Élysées depuis 1996, s’étend sur 12 000 m2. Quelque 14 000 références, un bar à sourcils, une école de maquillage, un coin coiffure attirent chaque année 6 millions de visiteurs. « Autant que la tour Eiffel ! », s’enthousiasme Elizabeth Anglès d’Auriac, directrice marketing Europe.

Aujourd’hui, le géant de la beauté, dans l’escarcelle du groupe LVMH, compte plus de 1 500 magasins dont 22 flagship stores. Le terme se galvauderait-il ? « Il désignait au départ la plus grande boutique et souvent la première ouverte dans la ville d’origine d’une marque. Désormais, c’est n’importe quel magasin de plus de 900 m2 implanté dans une grande ville et dont le design est singulier », remarquePeter Marino, architecte spécialisé dans les boutiques emblématiques de grands noms du luxe.

Et d’évoquer ses deux derniers projets : celui de Louis Vuitton à Shanghaï, façon « club de membres », et celui de Chanel avenue Montaigne à Paris, type « appartement privé ». Mais l’enveloppe, aussi réussie soit-elle, ne remplacera pas l’essentiel : « un business multiple et bien construit pour occuper l’espace, mais aussi des produits d’appel pour que le magasin génère suffisamment de trafic et soit rentable », conclut Patricia Romatet. Business is business.

 

L'étonnant immeuble Sephora à Kuala Lumpur.

La maison Hermès piratée par un réseau international

Douze personnes, dont certaines travaillent au sein de la prestigieuse marque, ont été interpellées.

Objet de toutes les convoitises, la prestigieuse maison Hermès a été piratée par un réseau de contrefaçon très structuré et d’envergure internationale. Mise au jour après plus de dix mois d’investigations serrées menées par les gendarmes de la section de recherches (SR) de Versailles agissant sur une plainte déposée à l’été 2011, l’affaire est d’une ampleur exceptionnelle.

Au terme d’une opération coordonnée sur plusieurs pays dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge Jean-Marie d’Huy, de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), les militaires, appuyés par le groupe d’intervention régional (GIR) des Yvelines, ont démantelé jeudi tous les niveaux d’une chaîne spécialisée dans la fabrication clandestine des modèles phares de la célèbre marque de maroquinerie. Au total, soixante-quatre enquêteurs mobilisés ont appréhendé douze malfaiteurs présentés comme des «têtes de réseau», «fournisseurs», «fabricants» et «distributeurs». Certains étaient jusqu’alors inconnus de la justice et vivaient de manière très confortable, notamment dans la banlieue ouest de Paris. Dans le lot figurent des personnes travaillant au sein même de la maison Hermès. Il s’agirait notamment d’artisans spécialisés dans le travail du cuir. En fonction de la qualité des peaux et de leur taille, la valeur marchande des sacs imités oscillait entre 4000 et 20.000 euros.

Deux ateliers clandestins à Lyon

En région parisienne, les enquêteurs ont confisqué des sacs contrefaits et des matières premières d’excellente qualité représentant un volume global de 20 m3 de marchandises. Dans l’agglomération lyonnaise, ils ont mis au jour deux ateliers clandestins dotés d’équipements complets. «Animées par des orfèvres de la maroquinerie, ces officines de confection disposaient de presses, de tables à découper ou encore de poinçonneuses dernier cri», précise une source proche du dossier. Les peaux, parfois de crocodiles, étaient sélectionnées par un des faussaires connaissant les meilleurs fournisseurs.

La «bijouterie», c’est-à-dire le façonnage des pièces métalliques servant au fermoir ou aux pieds du sac ainsi que la gravure du célèbre «H» étaient sous-traités dans divers pays d’Europe. En un an, près d’un millier de sacs très haut de gamme sont sortis des chaînes de fabrication du «grossiste».

La marchandise était ensuite écoulée par un réseau de «distributeurs» vers les pays d’Asie, la Russie ou encore le Moyen-Orient. «La riche clientèle n’hésitait pas à acheter les contrefaçons quasiment au même prix que celui du catalogue car elles ne voulaient pas attendre un ou deux ans de délai nécessaire pour obtenir certaines pièces rares, note un enquêteur. L’important était de pouvoir coordonner le gel des avoirs dans différents pays pour confisquer le fruit du trafic.»

Dans un communiqué diffusé vendredi après-midi, le procureur de Paris, François Molins, a révélé que «plusieurs dizaines de milliers d’euros en espèces ainsi qu’une machine à compter des billets» ont été découverts en perquisition. Grâce à une coopération judiciaire internationale qualifiée d’«exemplaire», trois comptes bancaires ont été saisis à Chypre et pas moins de vingt-deux autres bloqués à Hongkong, où était établi l’un des «cerveaux présumés» du trafic. C’est d’ailleurs la venue en France de ce dernier qui a déclenché le coup de filet de jeudi.

Les comptes découverts à l’étranger, créditeurs de «plusieurs centaines de milliers d’euros», démontrent l’ampleur du circuit de blanchiment. Des recherches plus approfondies devraient permettre d’en définir les contours. «Le nombre de produits écoulés, a précisé le parquet de Paris, à des tarifs similaires à ceux pratiqués dans le réseau de distribution officielle, est en l’état évalué, sur une seule des filières, à 18 millions d’euros.»

Par Christophe Cornevin Figaro

Tartine et chocolat marque de luxe…

Pendant des années, le marché du vêtement de luxe pour enfant s’est résumé à Baby Dior, dont la première boutique fut ouverte en 1967, avenue Montaigne, et à Bonpoint, créé en 1975 par Marie France Cohen. Sans oublier Tartine et Chocolat, né deux ans plus tard. Au début des années 2000, le marché entre en ébullition. Le baby-boom et l’augmentation de l’âge moyen des parents, qui disposent alors de plus de moyens financiers, attirent les marques qui, après lunettes et parfums, voient là une nouvelle clé d’accès au luxe.

« Attention au terme de luxe qui, associé à l’enfant, apparaît comme indécent, prévient Marie Soudré-Richard, fondatrice de Little Fashion Gallery, aujourd’hui référence absolue sur ce marché. On lui préfère donc celui de haut de gamme. »Burberry, Armani, Paul Smith, Gucci, Marni, Marc Jacobs, Lanvin… l’émulation créative entre les marques est à présent sans précédent. Toutes s’appliquent à décliner les codes et les tendances de l’adulte. Avec plus ou moins de bonheur. Les imprimés joyeux de Marni et l’humour de Paul Smith se prêtent mieux à une taille 2 ans que les tatouages de Jean Paul Gaultier, la dentelle de Dolce & Gabbana ou la maille de Missoni. Et les marques les mieux notées par les mamans sont celles qui ne déguisent pas leurs enfants : Little Marc Jacobs, OEuf ou encore Stella McCartney. Cette dernière, mère de trois enfants, propose des vêtements confortables à des prix accessibles et avec beaucoup d’humour. Les marques développent aussi les accessoires, surtout pour les filles : Vanessa Bruno propose son cabas à paillettes en Xsmall, Bonpoint cartonne avec son cartable et ses ballerines fluo, Polder avec ses chaussettes. Des it little girls ont même fait leur apparition, à l’instar de Suri Cruise, la fille de l’acteur Tom Cruise, âgée de 6 ans et à laquelle est d’ailleurs consacré un blog.

Quant aux garçons, ils ne sont plus en reste et ils profitent de l’évolution de la mode masculine. Comme leurs pères, les voici en polo Ralph Lauren ou Fred Perry, en Lacoste ou en Paul Smith. Quand on sait qu’un enfant de 2 ans peut identifier un logo, un enfant de 4 ans une marque, il faut s’attendre à une bataille sans merci. Armani annonce d’ailleurs l’ouverture de 30 boutiques uniquement consacrées à ces petits en 2013. Toutes voudraient tellement que, demain, les bambins réclament un Lanvin ou un Ralph Lauren comme des Chocapic.

SANDRINE MERLE les echos

http://www.tartine-et-chocolat.fr/points_de_ventes_tartine_et_chocolat_fr.php

Pour ce lancement, Chipie organise un grand concours en 2012 sur le web et réédite les pièces vintage iconiques préférées des internautes !

Blouson Bombers

Le groupe Zannier lance, pour l’été 2013, une nouvelle ligne denim : Chipie Jeans. Après quelques années de développement, la marque mythique de Carcassonnese décline enfin en version denim.

CHIPIE JEANS, une évolution légitime

Depuis sa création en 1967 par Jean-Michel Signoles, Chipie s’est toujours affirmée dans l’univers du jean. Le denim avait fait les belles heures de la marque dans les années 70 et 80, où il tenait une place prépondérante dans les collections. Après le rachat de la marque en 1999, le groupe Zannier avait porté une attention particulière au développement des collections Chipe Kids, Chipie Junior et Chipie Woman. En 2012, la volonté de compléter l’offre offre milieu/haut de gamme avec une véritable ligne jean est une évolution logique.

Avec l’arrivée d’un nouveau directeur de marque en 2010, le projet Chipie Jeans se concrétise. Avec son expertise du denim, la nouvelle direction insuffle un nouveau dynamisme et un nouveau regard sur le produit.

Le lancement ce Chipie Jeans traduit la volonté de la marque de réinvestir son territoire d’origine.

Conçue pour une jeune femme urbain, moderne et active, avec un cœur de cible 18/25 ans, la collection Chipie Jeans comportera une centaine de pièces : pantalons, jupes, chemises,vestesblousonssalopettes, shorts… Une nouvelle silhouette mixant denim et pièces féminines fortes.

Autour du produit, c’est également la créativité et l’élaboration des étiquettes qui distinguèrent Chipie et firent d’elle une marque incontournable. En 2013, l’étiquette Chipie Jeans se montrera à nouveau originale et redeviendra signe de reconnaissance.

Prenant son inspiration directement de l’ADN et des valeurs authentiques de la marque, Chipie Jeans sera d’abord distribuée en France à travers un réseau de multimarques indépendants, néo jeanners et jeanners spécialisés.

À partir du 10 avril et jusqu’au 31 juillet, sur www.chipiejeans.com, choisissez votre pièce iconique préférée. La pièce qui remportera le plus grand nombre de vote sera rééditée dans la future collection été 2013 Chipie Jeans.

APPEL À VOTRE VINTAGE FASHION STYLE
CHIPIE JEANS RÉÉDITE VOTRE PIÈCE ICONIQUE PRÉFÉRÉE !

A l’occasion du lancement de Chipie Jeans pour l’été 2013, Chipie propose aux internautes de voter pour son vêtement collector préféré.

Qui du jean à pinces, de la salopette denim, du bombers, du jean jocker, de la robe berlingot, du blouson denim patché étiquettes, du foulard collector sera élue pièce icônique Chipie ?

Transgénérationnelle, la marque Chipie a traversé notre enfance et notre adolescence … les étiquettes collector, le pull porté par Vanessa Paradis ou le mythique petit chien ! On a toutes un Fashion souvenir Chipie !

Toutes à nos claviers … de nombreux lots à gagner pour toute participation !

http://www.chipie.fr/fr/index.php