Monthly Archives: mai 2012

Le Printemps récolte les fruits de son recentrage vers le luxe

Les ventes du groupe de grands magasins français Printemps ont progressé de 13% en 2011 et de 20% pour le seul magasin Haussmann à Paris, et la tendance devrait être assez similaire en 2012, a déclaré le président du groupe Paolo de Cesare vendredi à l’AFP.

Il n’a pas précisé le montant du chiffre d’affaires réalisé en 2011.
« Nous avons fait 20% de croissance pour Haussmann, et 13% pour le groupe », a-t-il dit, alors que le Printemps s’est récemment recentré vers plus de luxe.

« C’était similaire en 2010. Pour 2012, nous sommes à peu près sur la même tendance, ce sera un peu moins mais toujours une très bonne croissance », a dit Paolo de Cesare, en marge de la 3e édition du Sommet mondial des Grands Magasins (GDSS), qui se tenait jeudi et vendredi à Paris.

« Depuis trois ans, nous sommes entre 10 et 20% de croissance. Nous avons beaucoup misé sur le luxe, mais le marché est compétitif, il faut innover », a-t-il souligné. « Nous ouvrons la semaine prochaine un énorme département pour le jean’s à Paris, ce sera étonnant ».

Interrogé sur la concurrence que constituera l’ouverture prochaine d’un grand multistore de montres de luxe à quelques encablures du Printemps et des Galeries Lafayettes, piloté par le groupe Richemont et qui vise à capter les touristes asiatiques friands de luxe, M. De Cesare a dit à l’AFP : « Je n’ai pas de craintes. Il y a un effet amplificateur de la manière dont Paris attire. Tout le monde peut en profiter. Je souhaiterais même que nous travaillions tous davantage ensemble ».

Il a souligné qu’il continuait à se battre pour l’ouverture des magasins le dimanche. « Je fais du lobbying pour cela, pour qu’on fasse comme à New York ou à Milan. Si l’on pouvait ouvrir le dimanche, ce serait incroyable » en termes de retombées.

Devant le public professionnel du Sommet mondial des Grands magasins, il avait auparavant détaillé tout l’intérêt pour le Printemps d’avoir engagé d’importants frais de rénovation sur plusieurs années et d’avoir repositionné le groupe vers le haut de gamme et le luxe : « les ventes à Haussmann ont augmenté de 50% depuis la fin des rénovations, et de 30% pour le groupe. Le panier moyen de dépenses au rez-de-chaussée (du magasin Haussmann) était de 60 euros auparavant, maintenant il est de 600 euros ».

« Cela paye de se repositionner sur le luxe », a estimé M. De Cesare.

Le Printemps, comme son concurrent deux fois plus gros que lui Galeries Lafayette, vise en particulier les touristes.

« Les clients internationaux assurent aujourd’hui entre 30 et 35% de l’activité (…) et la proportion continue à augmenter », selon M. Cesare.

Au Printemps Haussmann, qui a reçu 22 millions de visiteurs l’an dernier, des conseillers shopping multilingues aident la clientèle étrangère, notamment chinoise, et « 20 personnes, des sortes d’anges gardiens, sont là pour communiquer et orienter ».

« Aujourd’hui, nos 15% de clients fidèles assurent 55% de notre business », a dit M. De Cesare. Par ailleurs, « notre activité Beauté a progressé de 18% l’an dernier dans un marché qui a fait +2% ».

Le Printemps est présent uniquement en France, avec 16 magasins. Le groupe a été cédé en octobre 2006 par PPR à la Deutsche Bank et l’homme d’affaires italien Maurizio Borletti. Après ce rachat, le groupe a lancé un plan de rénovation sur cinq ans pour un investissement de 280 millions d’euros, qui s’accompagne d’une montée en gamme de l’offre, plus axée sur le luxe et les accessoires. Il s’est aussi attelé à la réduction des coûts.

Source : AFP  Date : 14/05/2012

http://www.printemps.com/

Parfumeries de luxe : ventes en baisse

AFP Mis à jour 

Les ventes des magasins de parfumerie sélective, c’est-à-dire agréés par les groupe de luxe pour commercialiser leurs parfums et cosmétiques, ont reculé de 1,1% en valeur et de 4,1% en volume au premier trimestre, selon la fédération du secteur citant des chiffres de l’institut NPD.

Cette baisse contraste avec l’année 2011, qui s’était soldée par des ventes en hausse de 3% en valeur et en légère progression de 0,2% en volume, souligne dans un communiqué la Fédération française de parfumerie sélective (FFPS).

« Après une belle fin d’année » 2011, la parfumerie sélective s’aligne au premier trimestre « sur la baisse de la consommation en général », estime Marie-Hélène Morin, déléguée générale de la FFPS, citée par le communiqué.

« La Saint-Valentin a été particulièrement décevante cette année », précise-t-elle, attendant « beaucoup des deux moments phares que sont la fête des mères (3 juin) et la fête des pères (17 juin) ».

Entre janvier et mars, le recul des ventes a affecté tous les acteurs, souligne la FFPS, avec une baisse de 6,4% en volume pour les parfumeurs indépendants, un recul de 4,8% pour les grands magasins et un repli de 3,6% pour les chaînes comme Marionnaud, Sephora ou Nocibé, précise le communiqué.

L’hyper luxe, remède de Louis Vuitton contre la banalisation

par Pascale Denis – Créé le 14-05-2012

PARIS (Reuters) – Sacs en veau de couleur vive, doublés de chèvre, ou en alligator à plusieurs dizaines de milliers d’euros… Louis Vuitton offre depuis peu à ses clients fortunés l’expérience du très grand luxe pour préserver son image d’exclusivité malgré une taille aujourd’hui considérable.

La perle du groupe LVMH se doit en effet de résoudre la délicate équation consistant à vendre toujours davantage de sacs dans le monde tout en préservant son image de griffe de luxe.

Car Vuitton n’est plus une pépite mais une mine d’or. La première marque mondiale de luxe tourne à plein régime et affiche année après année des taux de croissance à deux chiffres, y compris en 2009, au plus fort de la crise.

Ses ventes ont atteint l’an dernier pas moins de 6,5 milliards d’euros, selon les analystes, soit plus du double de celles de Gucci (groupe PPR), deuxième griffe de luxe par la taille. Alors que la demande ne cesse de croître dans les pays émergents, Asie en tête, les spécialistes du secteur estiment qu’à ce rythme, le malletier pourrait voir ses ventes atteindre 12 milliards d’euros d’ici cinq à sept ans.

« LVMH a toujours été très conscient des risques de banalisation de la marque, liés à la relative accessibilité des sacs monogrammés, et cela les a empêchés de franchir les lignes rouges », commente Serge Carreira, spécialiste du luxe et professeur à l’Institut d’études politiques de Paris.

Après avoir développé des services de personnalisation de ses sacs de toile monogrammés vendus aux environs de 800 euros, offert une gamme extrêmement vaste de sacs en cuir oscillant entre 1.000 et 3.000 euros, la marque a ajouté un nouvel étage à son édifice : la haute maroquinerie.

Chassant sur les terres d’Hermès, modèle incontesté du luxe intemporel dans lequel LVMH s’est offert une participation de 22%, Louis Vuitton propose désormais de l’ultra luxe dans une poignée de ses magasins.

SE DÉMARQUER

« Plus le marché grandit, plus les marques doivent segmenter leur offre, c’est ce que fait Vuitton avec le très haut de gamme », commente Emmanuel Bruley des Varannes, analyste à la Société générale.

Ces produits permettent aux clients fortunés de se démarquer et participent à la construction de l’image qui fera qu’à l’autre bout du spectre une très large clientèle achètera « une part de rêve » à des prix nettement plus abordables.

« Dans tous les magasins Vuitton, l’expérience d’achat est incroyable, même si vous achetez un sac à 600 euros, tout est fait pour vous donner le sentiment d’acquérir un produit d’exception », confie un analyste qui a requis l’anonymat.

Comme le fait depuis toujours Hermès, le sellier de la rue Saint Honoré, Louis Vuitton propose aujourd’hui à ses clients de choisir les peaux et les modèles dans lesquels leurs sacs seront confectionnés, sur liste d’attente, pour un prix minimum de 5.000 euros et pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros selon les finitions et les matériaux désirés.

Dans un salon particulier, les clientes se voient proposer huit types de peaux et 26 couleurs pour cinq modèles emblématiques de la marque, dont le célèbre « Triangle » datant de 1932 et créé pour madame Vuitton qui souhaitait y loger ses ouvrages d’aiguilles, ou le non moins prisé « Lockit » (1958) fermé par un cadenas.

Cette haute maroquinerie, fabriquée dans un délai de quatre à six semaines dans les ateliers d’Asnières et d’Issoudun, devrait être proposée en quantité limitée pour préserver la rareté, donc le désir, d’une clientèle triée sur le volet.

AUGMENTER LES SURFACES DE VENTE

Une gestion de haut vol du réseau de distribution constitue, avec la segmentation de l’offre, l’autre pilier du succès.

Cette maîtrise, qui a donné à la marque une longueur d’avance sur ses concurrents, notamment Gucci, permet de garder au sein du groupe les marges de la distribution.

Elle assure aussi le contrôle de l’image et des prix. En ne pratiquant jamais de soldes, Louis Vuitton évite l’écueil du démodé et assure au contraire son aura d’intemporalité.

Ce contrôle permet également un développement très calculé du réseau de magasins. Car à mesure que grandit l’appétit des pays émergents, notamment celui de la Chine, Louis Vuitton se doit de continuer d’attiser le désir en évitant d’ouvrir des boutiques à tout va.

Le malletier a fortement ralenti ses ouvertures ces dernières années. La marque, qui dispose aujourd’hui de 461 boutiques dans une cinquantaine de pays, n’a procédé à aucune ouverture nette de magasin en 2011.

Pour assurer sa croissance, Vuitton préfère donc augmenter sa surface de vente – de 5% à 10% en moyenne chaque année – en agrandissant les magasins existants, les rendant de plus en plus luxueux, et en ouvrant des « maisons », véritables temples dédiés à tout l’univers de la marque.

« Ils concentrent leur offre dans des magasins de plus en plus grands. Cela optimise le réseau et maximise les ventes au mètre carré », commente un autre analyste ayant requis l’anonymat.

Rapporté au nombre de magasins, le chiffre d’affaires de Vuitton atteint selon lui quelque 15 millions d’euros par an, alors que la moyenne du secteur se situe autour de six millions.

Les maisons permettent quant à elles « d’ajuster le message d’exclusivité. Elles offrent un monde rêvé et sont aussi le lieu de mise en scène du patrimoine de Louis Vuitton, celui du voyage, qui est exceptionnel et constitue un grand atout », note Serge Carreira.

Ces magasins, qui fonctionnent comme un outil marketing pour la montée en gamme de la griffe, se révèlent également très rentables, malgré des loyers souvent astronomiques.

Situés dans des lieux stratégiques de très fort trafic, ils offrent une gamme extrêmement large et diversifiée de produits, y compris la petite maroquinerie particulièrement rentable. La plus ancienne de ces maisons, ouverte sur les Champs-Elysées, compte ainsi parmi les plus profitables du réseau.

La griffe entend doter chaque grande capitale internationale de ces magasins de plus de 1.000 mètres carrés. Elle en compte aujourd’hui 14 et devrait en ouvrir une vingtaine au total, tout au plus.

LE DÉFI DE JORDI CONSTANS

La mutation d’une maison autrefois bourgeoise devenue griffe de mode glamour et internationale explique largement la croissance d’une marque qui a multiplié ses ventes par dix en 15 ans.

Sous la houlette d’Yves Carcelle, son PDG, remplacé l’an prochain par Jordi Constans, et grâce au talent du styliste américain Marc Jacobs, le malletier a investi le prêt-à-porter, les accessoires, les souliers, l’horlogerie et la haute joaillerie.

L’offre de haute joaillerie participe en effet elle aussi à la construction de l’image qui va jouer sur les achats de l’ensemble de la gamme, jusqu’à la petite maroquinerie.

Vendus dans certaines boutiques du réseau, les bijoux Louis Vuitton conçus par Lorenz Bäumer auront bientôt leur prestigieuse vitrine place Vendôme, dont l’ouverture est prévue dans le courant de l’année.

A l’autre bout du spectre, le parfum, attendu pour 2013, contribuera à l’élargissement de la pyramide des consommateurs.

Mais la maroquinerie, qui pèse selon les analystes pour près de 70% du chiffre d’affaires, demeure le nerf de la guerre et le principal moteur de la rentabilité grâce notamment aux sacs de toile enduite frappée du célèbre monogramme ou du damier, qui comptent pour 60% ou 70% des ventes et dont les prix sont ceux du luxe dit « accessible ».

La marque, qui assure plus de la moitié des profits de LVMH, dégage une rentabilité opérationnelle exceptionnelle – estimée aux alentours de 45% par les analystes – et caracole loin devant Gucci ou Hermès, dont la marge dépasse pourtant la très confortable barre de 30%.

Piloter sa future expansion sans écorner une image patiemment construite, c’est tout le défi qui attend Jordi Constans, le futur patron de Louis Vuitton qui doit succéder à Yves Carcelle en 2013.

La longue expérience du Catalan dans la gestion d’une marque mondialisée – il dirigeait la division produits laitiers frais de Danone – aura certainement joué dans le choix fait par Bernard Arnault, PDG de LVMH, d’une personnalité extérieure au groupe. Un choix qui avait surpris.

Lors de son premier défilé de prêt-à-porter pour « LV », Marc Jacobs n’avait présenté, dit-on, qu’un seul modèle des fameux sacs. En mars 2012, ces derniers raflaient presque la mise aux côtés de précieuses voyageuses fraîchement débarquées d’une locomotive à vapeur et flanquées de porteurs empressés.

Edité par Jean-Michel Bélot

Coup de cœur. Kusmi Tea arrive à Deauville

Chez Kusmi Tea, l’heure du thé ne se cantonne pas à 17 h, mais peut accompagner la journée entière. « Aux thés s’ajoute la gamme bien-être, explique Marie-Camille, vendeuse. Elle est constituée de six recettes. La première, Detox, est un mélange de thé vert et de maté aromatisé de citron et citronnelle. Euphoria, la nouvelle recette, est un maté aux saveurs de chocolat et orange. » La célèbre marque de thé en boîtes métalliques rondes aux couleurs variées est « née en 1867 à Saint-Petersbourg, et arrivée à Paris en 1917. En 2003, elle a été rachetée par les frères Orebi qui lui ont donné un souffle nouveau. »

Kusmi Tea, 76 ter, rue Eugène-Colas, à Deauville. Ouvert du lundi au jeudi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 19 h ; de vendredi à dimanche, de 10 h à 19 h. Tél. 02 31 98 46 39. A partir de 17 € les coffrets cadeaux (contenant un assortiment cinq miniatures), de 11 € à 15 € la boîte de thé au détail (125 gr)

.Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

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Rédigé par Christel CAULET le jeudi 03 mai 2012

Kusmi Tea, maison de thé fondée en 1867 a Saint-Petersbourg et établie à Paris depuis 1917, élabore des mélanges de thés noirs, thés verts ainsi que des infusions présentes dans des boites colorées et baroques.

La maison a parcouru bien du chemin depuis son unique atelier-boutique de l’avenue Niel. Depuis 2006, sept autres boutiques ont ouvert dans les quartiers emblématiques de la capitale et cinq en province dont un à Toulouse récemment. L’aventure s’accélère.

La boutique éphémère des Champs-Elysées, qui a procuré à la marque une visibilité internationale exceptionnelle, a fermé ses portes fin janvier après 18 mois de folle activité.

Dès septembre, touristes, flaneurs et amateurs de thé pourront découvrir le tout nouveau Flagship Store de 250m² du 71, Champs-Elysees, dont la conception a été confiée à Olivier SAGUEZ dans le respect des codes de la maison : pureté du blanc et jeu de transparence, véritable canevas pour les boites colorées, mis en contraste avec le rouge institutionnel de la marque.

Tout l’univers Kusmi sera disponible dans cette boutique écrin : Mélanges Exclusifs historiques aux saveurs intactes, large assortiment de thés verts et noirs ainsi que l’incontournable ligne Bien-être avec ses thés DETOX, SWEET LOVE, BE COOL, BOOST, ALGOTHE et le dernier ne EUPHORIA.

Cerise sur le brownie, cette boutique accueillera un Bar a The et Gourmandises avec tartes, gateaux et cookies à consommer à l’étage ou en terrasse, dès les premiers rayons de soleil. Ce nouveau concept de boutique préfigure ce que pourraient être, dans une moindre mesure, les prochaines boutiques Kusmi.

Première en date, une spacieuse boutique ouvrira au numéro 33 de l’avenue de l’Opéra en juin prochain.

Et vous, vous êtes fan de la marque ?

http://www.kusmitea.com/

Londres est la cible n°1 des enseignes internationales – Paris maintient sa 4ème position

Le HuffPost | Par Alexandre Phalippou
Publication: 19/04/2012

Selon les dernières rumeurs, Apple pourrait reprendre l’emplacement du Virgin sur les Champs Elysées. Rien n’est encore signé, bien sûr. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que la firme à la pomme étudie de près ses futures implantations. Elle n’est pas la seule: les enseignes américaines comme Michael Kors, Victoria’s Secret, Nike ou The North Face, sont très actives en matière de recherche, selon une étude publiée ce jeudi 19 avril par CBRE. Côté européen, les marques les plus actives sont « Primark, Desigual, Adidas, et Groupe Inditex » indique l’étude.

Dans quels pays concentrent-elles leurs recherches? Au Royaume-Uni, d’abord, puis aux Emirats Arabes Unis et aux Etats-Unis. Derrière ce trio de tête, on retrouve l’Espagne, la Chine, la France et l’Allemagne. Le reste du top 10 étant constitué de la Russie, de l’Italie et de l’Arabie Saoudite. Mais, surtout, cette étude indique les villes les plus prisées des grandes marques. Ainsi, 55.5% d’entre elles lorgnent sur Londres car les touristes y sont de plus en plus nombreux. Découvrez à quelle place se situe Paris dans le diaporama ci-dessous.

La capitale française a attiré de nombreux magasins en 2011. L’étude cite les enseignes Banana Republic, Burberry, Tiffany, Levis, Abercrombie & Fitch, Nike, Pull & Bear, Kusme Tea, Calvin Klein, McDonald’s, Michael Kors, Karen Millen et Aldo. « Les enseignes ont confirmé que le chiffre d’affaires au mètre carré ainsi que la rentabilité en France restent équivalents voire supérieurs à d’autres pays importants », indique l’étude.

n°7 – Koweït City : 39.5%

n°6 – Hong Kong : 40.5%

n°4 – Moscou : 43.7%

n°4 – Paris : 43.7%

n°3 – New York : 43.9%

n°2 – Dubaï : 53.8%

1er – Londres : 55.5%

Les enseignes toujours en expansion malgré une consommation peu vigoureuse – Le Royaume-Uni conserve sa place de numéro un de pays le plus ciblé – Les enseignes nord-américaines s’implantent fortement en Europe –

Londres, le 18 avril 2012 –Londres a repris la place de numéro un du marché le plus ciblé par les enseignes internationales, selon l’édition 2012 de How Global is the Business of Retail? de CBRE, leader mondial du conseil en immobilier d’entreprise.

L’étude annuelle de CBRE – qui en est à sa cinquième année maintenant – a dressé une carte de l’empreinte mondiale de 326 des premières enseignes mondiales dans plus de 200 villes, pour identifier les tendances de l’expansion mondiale du commerce de détail au niveau national et local. Le rapport a conclu que les marques ont connu une expansion sur un large éventail de marchés en 2011, 74 % des pays couverts par l’étude voyant au moins une nouvelle enseigne entrer sur le marché l’année dernière. L’empreinte mondiale globale des enseignes a connu une croissance de 2,1 %, semblable à celle de l’année dernière, démontrant ainsi que les marques continuent à connaître une croissance de leur expansion internationale malgré un environnement peu favorable à la consommation.

Paris maintient sa 4ème position après Londres (55.5%), Dubaï (53.8%), New York (43.9%).
 » La demande de la part des enseignes étrangères pour des implantations à Paris reste largement au-dessus de l’offre disponible sur le marché explique Chris Igwe, Directeur de CBRE Retail en France. En terme d’attractivité, la France est positionnée 6ème ex aequo avec l’Allemagne (46,9 %) derrière la Grande-Bretagne (56,7 %,), UAE (53,1 %), Etats-Unis (50,3 %), Espagne (47,5 %), et la Chine (47,2 %).
Les demandes importantes sont faites par les enseignes américaines comme Hollister, Apple, Forever 21, Michael Kors, Victoria’s Secret (1ère ouverture en Europe en 2012, conseil CBRE), Banana Republic, Abercrombie & Fitch, Nike, The North Face et Vans. D’autres enseignes sont bientôt prévues en Europe avec J. Crew, Williams-Sonoma et Pottery Barn. Nous ne pouvons pas négliger les enseignes européennes qui sont très actives sur le marché européen comme Primark, Desigual, Adidas, Groupe Inditex. »
« A Paris, nous avons enregistré en 2011 des réalisations ou signatures importantes d’enseignes internationales comme Banana Republic, Burberry, Tiffany, Levis, Abercrombie & Fitch, Michael Kors, Karen Millen et Aldo. Malgré les difficultés à trouver des opportunités sur le marché français, la forte demande à Paris et en France continuera pendant encore plusieurs années. Dans une étude réalisée par CBRE , les enseignes ont confirmé que le chiffre d’affaires au m² ainsi que la rentabilité en France restent équivalents voire supérieurs à d’autres pays importants. « Récemment, l’équipe CBRE Retail France a signé les transactions suivantes : Michael Kors, Karen Millen (Paris et Strasbourg), Salomon (Toulouse), Nike, Pull & Bear, Kusme Tea, Calvin Klein, McDonald’s (flagship) » rajoute Chris Igwe.

Londres (55,5 %) a repris clairement la place de numéro un, après avoir partagé le haut du podium avec Dubaï l’année dernière. Londres a profité d’un mini-boom en 2011, les dépenses touristiques ayant dynamisé une économie locale relativement solide, et reste un centre important pour les enseignes qui cherchent à s’étendre en Europe.

Même si Dubaï (53,8 %) garde toujours un pouvoir d’attraction mondial considérable, elle retombe à la deuxième place, en raison du départ d’une série d’enseignes qui quittent le marché. New York (43,9 %) reste à la troisième place, alors que Moscou (43,7 %) monte dans le classement à la suite de plusieurs nouveaux entrants sur le marché en 2011, pour rejoindre Paris (43,7 %) à la quatrième place, devant Hong Kong (40,5 %). Koweït City (39,5%) est un autre centre à avoir connu un mouvement important, passant de la 12e place l’année dernière à la huitième place. Le reste des 20 premiers est constitué d’un mélange de marchés traditionnels et émergents, ce qui donne une indication du degré réel de mondialisation du commerce de détail.

Si l’on regarde les pays les plus ciblés par les enseignes mondiales, le Royaume-Uni garde la première place du classement, suivi de près par les Émirats Arabes Unis (53,1 %) et par les États-Unis (50,3 %). L’Espagne est à la quatrième place (47,5 %), suivi de près par la Chine (47,2 %), la France et l’Allemagne (46,9 %) se partageant la sixième place du classement. La Russie (44,5 %), l’Italie (43 %) et l’Arabie Saoudite (41,1 %) forment le reste des 10 premiers.

Les enseignes nord-américaines sont de loin les plus mondialisés, 73 % étant présentes dans les trois régions (Europe, Moyen-Orient et Afrique ; Asie-Pacifique ; Amériques), contre 44 % pour les enseignes européennes et 23 % pour les enseignes de l’Asie-Pacifique. Londres est la cible numéro un des marques américaines, 64,7 % y exploitant au moins un point de vente, et est suivie de près par Dubaï (61,2 %) et par Koweït City (49,3 %) à la troisième place.

Voici le commentaire de Peter Gold, Directeur de EMEA Cross Border Retail [Distribution Internationale EMEA], CBRE :

« Les enseignes américaines du secteur de la mode sont en expansion au-delà de leurs frontières, avec une vigueur renouvelée, et se concentrent de plus en plus sur l’Europe – en s’appuyant sur les entrées très réussies de marques de renom. »

D’autres études de marché de CBRE portant sur le nombre d’ouvertures de magasins au cours de l’année précédente révèle que l’Europe a été la région la plus ciblée, représentant 48 % des nouvelles entrées, suivie par le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord avec 22 %, et par l’Asie avec 14 %. L’Amérique du Nord, le Pacifique et l’Amérique latine ont attiré respectivement 8 %, 6 % et 1 %.

Almaty (Kazakhstan) a été de loin la nouvelle ville la plus recherchée l’année dernière, avec l’entrée de 18 nouvelles enseignes. Ceci a été en grande partie dû à des améliorations importantes des infrastructures, à la livraison d’un nouveau centre commercial et l’arrivée, en 2010, du groupe Inditex, qui exploite des marques comme Zara, Pull & Bear, Massimo Dutti et Bershka et a encouragé de nouveaux entrants à aller sur le marché. Parmi les autres facteurs, il faut citer l’augmentation des revenus moyens, des améliorations importantes des infrastructures et la participation aux unions douanières avec la Russie et la Biélorussie.

Les villes d’Europe de l’Est comme Moscou (11 nouveaux entrants), Kiev (9) et Varsovie (6) ont également été des cibles clés en 2011, les enseignes ayant axé leur plan d’expansion sur les marchés ayant les économies les plus solides et les meilleures perspectives de croissance.

Peter Gold a ajouté :

« Face à l’incertitude économique actuelle, les enseignes font preuve de davantage de flexibilité dans leur approche du marché européen. Par le passé, l’implantation dans celui-ci se faisait généralement par l’ouverture d’un magasin phare à Londres suivie d’une expansion au Royaume-Uni et enfin en France et en Allemagne dans des magasins monomarque. Bien que Londres reste la cible privilégiée, les marques internationales raisonnent davantage en termes multicanaux, en privilégiant le e-commerce sur des marchés comme la Scandinavie où ce mode d’achat est fréquent et en étant distribué dans les grands magasins en Allemagne. »

«Compte tenu de la concurrence accrue, les enseignes soignent leur image en inventant de nouveaux concepts et en créant l’événement via leurs magasins phares. Ceci a remis en selle l’importance des boutiques localisées dans des localisations « prime ». Moins médiatique mais tout aussi importante est l’émergence des boutiques comme point de vente viable dans plusieurs pays d’Europe de l’Est – notamment la Pologne et la Croatie – qui jusqu’à maintenant étaient dominés par les centres commerciaux. »

Chanel sashays en ville

MAGASINS CHANEL. 70 Castlereagh Street
Béatrice Thomas, The West Australian
Mise à jour le 12 mai 2012, 

Label français de la mode Chanel est prête à ouvrir dans le quartier chic, rue King dans le dernier clin d’œil à Perth ressources axée sur la richesse.

Des plans pour un 2 millions de dollars ajustement-out à la rue 39-41 King, actuellement occupé par Linneys joaillier et le côté boutique vacante ancien Periscope, sont contenues dans une demande d’aménagement déposée auprès de la Ville de Perth cette semaine.

L’application comprend un rez de chaussée de détail aménagement, sous-sol de stockage et le nouvel ascenseur à l’arrière du bâtiment.

Il vient après l’arrivée au trimestre, rue King, ces dernières années d’étiquettes internationale Prada, Gucci et Tiffany & Co et formés localement Tarvydas étiquettes et les roues et mon coco.

Bail équité directeur général Jim Tsagalis, qui n’a pas négocié le bail Chanel, a déclaré hier l’entrée de Chanel sur le marché Perth reflète la confiance dans l’économie WA.

« Un grand nombre de marques sont à la recherche de Perth et de dire que c’est un marché qui est très forte, de plus en plus riches et un marché qui a vraiment besoin de plus d’entretien», at-il dit.

«C’est une passerelle vers l’Asie ainsi, nous avons donc beaucoup de touristes asiatiques et les résidents. »

M. Tsagalis dit alors qu’elle avait été une «économie d’essayer » pour le milieu de détaillants à bas prix, la tendance mondiale était positive pour les marques de luxe. L’Occident Week-end comprend Hermès et Zegna sont parmi les autres haut de gamme des étiquettes lorgnent Perth.

Maire Lisa Scaffidi dit le coup de pouce aux marques de luxe était un bon signe pour la ville.

« Il ya un autre indicateur fort que la ville est en pleine évolution et de maturation», at-elle dit.

«C’est une autre couche de complexité. Chanel est une très bonne réputation, créateur de la marque internationale et donc je pense que c’est seulement un bon signe pour la ville. »

Les commerçants de détail Association directeur exécutif Wayne Spencer dit dans un marché mondial des consommateurs ont été attirés par un produit de qualité et de service.

«Les gens sont à la recherche de cette valeur et sont prêts à payer pour cela », at-il dit.

«Les gens ne sont pas prêts à dépenser plus frivole. Ils vont passer en revue et vérifier la valeur qu’ils poursuivaient.

« La question est: êtes-vous fournir la valeur, vous fournir le service, le produit, les marchandises? »

M. Spencer a dit un espace haut de gamme tels que la rue King pourrait exiger un loyer annuel de jusqu’à 5 000/sqm $.

M. Tsagalis dit que le segment haut de gamme de détail a été de plus en plus, la reprise prochaine grande serait dans les aliments.

«Les gens qui n’ont pas été dans le CDB pendant cinq ans … il sera simplement « c’est une ville nouvelle  » a-t-il dit.
http://www.chanel.com/en_AU/
Chanel magasin, Melbourne, en Australie

Marc O’Polo va s’implanter en France

 Info rédaction, publiée le 12 mai 2012

Marc O’Polo va conquérir la France. Déjà présente dans 2 534 magasins – dont 83 à l’effigie de sa marque – et 20 pays, la maison allemande de prêt-à-porter mixte (homme, femme et enfant) vient d’annoncer l’ouverture de deux boutiques en région parisienne.
Seulement présente, pour le moment en corner aux Galeries Lafayette, la marque allemande de modedécontractée Marc O’Polo s’apprête à ouvrir deux boutiques en Ile-de-France. Le premier espace, installé sur 300 m² à Saint-Germain-des-Prés (rue Bonaparte, près de la place Saint-Sulpice, Paris 6e), ouvrira ses portes en septembre prochain. Quant au second, il accueillera le grand public à l’automne sur 230 m², au cœur du centre commercial So Ouest à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).
Selon le communiqué de presse, « d’autres ouvertures de points de vente devraient être annoncées dans les mois à venir« . Marc O’Polo poursuit également son expansion dans le reste de l’Europe, avec de nouveaux magasins en Belgique, aux Pays-Bas, et en Allemagne. Son secret: « des matières naturelles avec des produits placés sous le signe de la créativité et de la qualité« . Son créneau : la chemise blanche en popeline et le jean néo-bcbg bien coupé vendu entre 90 et 129 euros. Icône du chic allemand, la griffe de casualwear élégant réussira-t-elle à se faire une place dans les quartiers chics de la capitale ? Affaire à suivre…

En s’installant à la place de Virgin, Zara part à l’assaut de Toulouse

13 mai 2012  – Accord financier conclu entre Virgin France et Zara. Le premier fermera définitivement ses portes le 31 juillet, supprimant 33 emplois, tandis que l’enseigne espagnole de prêt à porter, qui a déjà ouvert quatre boutiques au centre-ville, posera ses rayons de vêtements dans les 3000 m² vacants. Toulouse deviendrait-elle Zara City ?

Le temps c’est de l’argent. Depuis plusieurs semaines, Virgin France, qui avait annoncé il y a quelques semaines vouloir mettre fin à son bail par anticipation concernant son magasin de la rue Alsace Lorraine, était en pourparlers avec le groupe Inditex, propriétaire de la marque Zara, laissant dans l’attente la trentaine de salariés. Recemment, a indiqué la marie de Toulouse, la direction de Virgin a effectué sa demande de cession de fonds de commerce soumis au droit de préemption et ville ne s’y est pas opposée. Virgin cède le bail à Zara contre 3 millions d’euros, selon nos sources.

A compter du 31 juillet, date de fermeture définitive du Virgin megastore, livres, CD et DVD laisseront les 3000 m² qu’ils occupaient depuis une dizaine d’années aux collections femme, enfant, homme et accessoire de Zara. Le groupe espagnol n’a toutefois pas encore déposé un permis de construire, a tempéré la ville. L’étape numéro 2 n’est pas encore franchie. Car Zara, pour entreprendre des travaux, doit obtenir l’accord et de la ville et des bâtiments de France.

Quid de la boutique Zara à l’angle de la rue Lafayette et de la rue Alsace Lorraine, face du Virgin ? Inditex a choisi d’y installer une autre de ses marques de prêt à porter Massimo Dutti, jusque là absente de Toulouse.

Procédure judiciaire chez Virgin

Chez Virgin, le dialogue social interrompu, et la procédure judiciaire est en cours. « Puisque les discussions avec la direction n’ont pas abouti, le comité d’entreprise et le syndicat maintiennent l’assignation de leur employeur devant le tribunal de grande instance de Paris », a indiqué Sylvain Alias, délégué Sud. « Nous souhaitons associer le plan de sauvegarde de l’emploi du magasin de Metz à celui de Toulouse. Le but est de trouver un accord de méthode pour encadrer toutes les fermetures afin de ne plus faire du cas par cas et de négocier pour l’ensemble des salariés concernés ».
Le Tribunal de Grande Instance de Paris rendra son délibéré le 25 mai prochain.
A.S.
Photo H.R. – ToulÉco

Selfridges une nouvelle fois sacré Meilleur grand magasin au monde !

14/05/12

A l’occasion du Global Department Store Summit (GDSS) de Paris, l’Intercontinental Group of Department Stores (IGDS) a annoncé que Selfridges a pour la deuxième fois?et c’est un accomplissement sans précédent – été sacré Meilleur grand magasin au monde et qu’il conservera cette distinction jusqu’en 2014. Selfridges est arrivé en tête face à des finalistes du monde entier, y compris des détaillants renommés tels que Macy’s aux États-Unis et Woolworths en Afrique du Sud.

Selfridges est une destination de choix à Londres et un point de repère au RU depuis plus d’un siècle, modifiant les règles du commerce de détail depuis le tout premier jour. Le point de repère d’Oxford Street et ses trois implantations s?ur continuent de donner le ton pour le commerce de détail au 21ème siècle, avec une mission permanente de créer les meilleurs magasins de la planète. Le magasin s’est engagé à créer des expériences client extraordinaires qui étonnent, amusent et ravissent les londoniens et les visiteurs internationaux.

« La marque Selfridges n’a cessé de progresser dans le monde entier, et ce prestigieux prix pour le commerce de détail reconnait sa véritable valeur en tant qu’exécutant et innovateur », a déclaré Galen Weston, propriétaire de Selfridges. « Les critères du prix représentent nos plus importantes priorités ; un profil solide, un développement et une exécution réussis des produits, des stratégies pour les magasins et en matière d’innovation de service, l’offre d’expériences en magasin exceptionnelles, un service client excellent et de bonnes performances financières. La réception de cette distinction pour la seconde fois est très gratifiante ».

IGDS est la plus importante association de grands magasins au monde avec 32 membres issus de 30 pays sur les cinq continents. Son Global Department Store Summit, qui se tient tous les deux ans, est la seule plateforme de discussion au monde consacrée aux grands magasins. La cérémonie de remise des prix a marqué le point culminant du sommet, auquel ont assisté plus de 380 cadres et parties prenantes de premier plan provenant du monde entier.

Anne Pitcher, directrice générale de Selfridges & Co, a commenté en ces termes : « Nous sommes absolument ravis que Selfridges ait de nouveau été reconnu comme le meilleur grand magasin au monde. Nous avons connu deux années exceptionnelles depuis le dernier prix reçu, et il s’agit d’un hommage à nos équipes très appréciées que d’avoir à nouveau reçu ce prix en 2012. Alors que le monde entier a les yeux tournés vers le Royaume-Uni pour les Jeux Olympiques d’été et le jubilé d’or de la Reine, Selfridges ambitionne d’offrir une expérience de Londres extraordinaire à ses clients provenant du monde entier.

À propos de Selfridges

L’entreprise a été fondée par l’entrepreneur américain Harry Gordon Selfridge en 1909, elle était largement reconnue comme le premier et meilleur exemple de grand magasin moderne. Gordon Selfridge a géré le magasin lui-même jusqu’à sa retraite en 1940. Après avoir appartenu à plusieurs propriétaires, la société a fait l’objet d’une scission d’avec Sears Group en 1998 et a été admise à la Bourse de Londres. En 2003 W. Galen Weston a racheté Selfridges et, durant la période pendant laquelle il en a été propriétaire, la société est devenue une destination unique au Royaume-Uni pour la mode, le luxe et le commerce de détail, reconnue pour son approche internationale, tout en restant égalitaire, de la clientèle. En juin 2010, Selfridges a été sacré Meilleur grand magasin au monde par l’IGDS (Intercontinental Group of Department Stores). Selfridges possède quatre magasins à Londres, Birmingham et Manchester (Trafford Centre, Exchange Square) ainsi qu’une boutique en ligne livrant des produits au RU.

Photos/Galerie multimédia disponibles: http://www.businesswire.com/cgi-bin/mmg.cgi?eid=50275834&lang=fr

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Copyright Business Wire 2012

http://www.selfridges.com/

Cinq challenges pour les marques

Par Valérie Leboucq | 14/05 |

 

Engagez-vous ! Ce pourrait être le nouveau mot d’ordre adressé aux marques. Confrontées à des clients zappeurs et dotés du porte-voix géant d’Internet, elles devront faire preuve de davantage de cohérence. La preuve avec cinq recommandations de spécialistes du marketing et de la relation client.

 1 Choisir son camp

Entre le low cost, qui touche maintenant toutes les catégories de biens et services, et le luxe, l’espace s’est réduit. Reste-t-il de la place pour les marques intermédiaires ? Oui ? A condition de jouer la carte de la « premiumisation », estime Valérie Planchez, directrice des stratégies chez Saatchi & Saatchi. Ce qui revient à donner « de la valeur au prix » en apportant aux consommateurs de la différenciation et de l’exclusivité. Nous mettons déjà en pratique le mot d’ordre « acheter moins mais mieux » – c’est le cas depuis longtemps pour le vin. « Encore faut-il parvenir à justifier le prix plus élevé de certains produits. Apple, Nutella ou Nespresso y arrivent très bien », dit-elle. Les produits bio aussi. Leurs ventes progressent sur un rythme à deux chiffres en France alors que globalement la consommation marque le pas.

 2 Retrouver le chemin de l’émotionnel

Dans les magasins physiques, on insiste sur le registre de l’expérience et de la surprise. « Les commerces ennuyeux vont disparaître », prédit Olivier Saguez dont l’agence a piloté le repositionnement d’une centaine de grandes enseignes (Nature & Découvertes, Casino, Petit Bateau). Il part du constat que, grâce à Internet, les clients ont accès à tout et surtout ils en savent plus sur les produits que les vendeurs. En plus de consentir à un (gros) effort de formation de ces derniers, la distribution doit accepter que le magasin physique ne soit plus un simple lieu de transaction. Il doit devenir l’endroit de l’échange (et d’expression de la critique comme Facebook). « C’est là que se noue la relation avec leurs clients », ajoute-t-il.

Exemple avec le nouveau Starbucks d’Amsterdam. Installé dans une ancienne banque, il sert aussi de lieu de concerts. Ou le concept de boutique-lieu de dégustation de fromages de Pascal Beillevaire, démontrant que les vaches heureuses de leur sort donnent de meilleurs produits. D’anciens « pure players » d’e-commerce, comme Pixmania, ont ouvert des magasins dans des zones de chalandise à fort trafic, laissant au client le choix de combiner achat sur la Toile (avec toute la profondeur de l’offre que cela permet) et récupération du produit en boutique – sur le modèle du « drive » dans la grande distribution.

Marc Menasé, le fondateur du site de vente en ligne de mode masculine Menlook, a vite compris l’intérêt de disposer d’une boutique physique au coeur de Paris. «  P our que nos clients aient un contact physique avec le vêtement et aussi pour disposer d’un lieu événementiel. » Idem à l’échelle des centres commerciaux. « Ce n’est plus l’utilitaire, l’hypermarché, qui attire la clientèle mais la restauration et les lieux de convivialité », observe encore Olivier Saguez.

 3 Exprimer sa personnalité

Pour les marques, c’est le corollaire de la « déstandardisation » de leur offre. Traduction dans les boutiques « en dur » : moins de marchandise, un parti pris de sélection assumé, quitte à montrer sur un iPad les produits qui ne sont pas en rayon. La personnalité peut aussi s’exprimer à travers l’offre de contenus autour de la marque, son histoire, l’imaginaire auquel elle renvoie. Internet s’y prête bien. Marc Menasé constate combien ses clients, dont 75 % d’entre eux résident en province, « sont demandeurs d’informations allant au-delà du conseil vestimentaire ». Les marques peuvent informer sur des sujets d’intérêt plus général (mais liés à leur univers), qui intéressent le public.

 4 Se montrer plus responsable

Selon un sondage Louis-Harris de 2011, 85 % des Français souhaitent que les marques s’engagent à améliorer le bien-être collectif. « Cette exigence progresse de 15 points d’une année sur l’autre », souligne Denis Gancel, spécialiste du marketing et de la valorisation des marques. Il relève aussi que nous sommes de plus en plus nombreux à estimer que la responsabilité sociale des entreprises, la manière dont elles traitent leurs salariés et plus généralement leur capacité à « restituer de la valeur à la collectivité » constituent l’un des premiers critères d’appréciation de leur réputation. Ce qu’a parfaitement compris Bill Gates, « dont la fondation a déjà financé plus de 12 milliards de dollars de projets, autant que l’OMS et 12 fois plus que le budget de l’Unesco », remarque-t-il. Exemple de marque positionnée sur des sujets d’intérêt général, Essilor et ses lunettes à 5 dollars vendues en Inde.

Ce genre d’initiative suscite encore la suspicion en France « mais les choses changent », estime Valérie Planchez. Elle voit dans la mise en avant de programmes de solidarité, d’actions citoyennes ou caritatives, une raison supplémentaire de préférer une marque à une autre. Pour les marques, l’engagement devient« le moyen de valoriser leurs clients en leur donnant l’occasion de participer à une bonne cause, de soutenir des valeurs ou des communautés dont ils se sentent proches ».

 5 Tenir (vraiment) compte des réseaux sociaux

Sachant que 85 % des Français appartiennent à un réseau social et que 90 % des conversations sur les marques sont le fait des internautes eux-mêmes, tenir compte de leurs avis, critiques et suggestions est crucial – c’est le « social CRM » qui explose actuellement. Selon le site E-marketing.fr, 86 % des sites marchands ont une page Facebook, avec, pour beaucoup, un onglet service client. Les questions de ces derniers, comme les réponses de l’enseigne, peuvent s’afficher aux yeux de tous. Pratique puisque nous sommes nombreux à poser les mêmes questions. «  Avec en plus une prime pour la rapidité et la qualité de la réponse », relève Olivier Njamfa, le patron d’Eptica qui développe les logiciels ad hoc adoptés notamment par Decathlon, La Redoute ou Rueducommerce. Selon lui « tout le monde y gagne, même en cas de commentaires peu flatteurs », dit-il. Le consommateur apprécie de pouvoir exprimer son avis, et la marque qui joue le jeu en l’acceptant y gagne en crédibilité.

VALÉRIE LEBOUCQ, Les Echos