Monthly Archives: février 2012

Nouveaux concepts: l’embarras du choix

Par Valérie Froger,le 23/02/2012

En 2011, les franchiseurs n’ont manqué ni d’imagination ni d’audace. « Nous avons recensé près de 200 nouvelles franchises, aussi bien dans la restauration que dans les services, les fleurs, les énergies renouvelables, les loisirs, le courtage… Et, contrairement aux années précédentes, il est difficile de dégager de grandes tendances », analyse Samuel Burner rédacteur en chef de l’Observatoire de la franchise.

Dans le peloton de tête, on retrouve, comme tous les ans, la restauration rapide qui suscite toujours de nouvelles vocations. Telles les enseignes Boum Burger (sandwiches Halal), Manhattan’ Store (hot-dog et bagel), PeGast (sandwiches terroir) ou encore Flam Flam (flammekueches). Mais 2011 a également vu réapparaître des concepts de restauration « assise », avec service à table. « Ils avaient disparu du paysage ces deux dernières années à cause des investissements trop importants » poursuit Samuel Burner.

Les signes de reprise économique au premier semestre 2011 ont redonné confiance aux entrepreneurs qui ont osé se lancer sur un marché au ticket d’entrée élevé. Avec de nouveaux acteurs comme Ninkasi (brasserie avec concert), Arrêts de jeu (pub sportif), Memphis Coffee (restaurant américain), Barberousse (bar à thème) et Mamie Bigoude (crêperie) qui ont ouvert des premières unités franchisées. Reste à savoir comment ces réseaux passeront le cap de 2012 et résisteront à la tourmente économique qui frappe la France depuis l’automne 2011.

Les enfants à la fête

Les services continuent d’attirer de nouveaux entrants. En tête de liste figurent les services aux particuliers avec des enseignes comme Cartaplac (service de carte grise et plaque d’immatriculation), Idésia (courtage en crédit), Home privilèges (aide à domicile). Fait notable, on observe, depuis quelque temps, une multiplication des concepts dédiés à la famille et aux enfants. Les aires et ateliers de jeux (Les savants Fous, Youpi’Parc, L’île aux jeux, Pim Park, Kizou Aventures) ainsi que le soutien scolaire ont fait une percée en 2011.

Le jeune réseau Viens jouer à la maison (ateliers créatifs pour enfants), concept créé en 2008 par Camille Huyghues-Despointes, a ouvert quatre franchises et deux autres sont en cours. Parmi les nouveaux venus, Tonavenir.net créé par Sophie Laborde-Balen propose un service inédit d’orientation scolaire grâce à des solutions clés en main incluant une aide personnalisée, des tests d’orientation et des dialogues approfondis.

Ayant déjà rallié quatre franchisés, la jeune enseigne ne demande qu’à se faire connaître: « C’est un service nouveau et méconnu, un peu comme les weddings planners (conseils en cérémonie de mariage) il y a quelques années. Mais le besoin est énorme et la demande croissante » commente la créatrice, qui exerçait auparavant le métier de podologue et compte bien s’implanter dans les grandes villes françaises.

Toujours dans les services, on découvre des entrepreneurs astucieux qui renouvellent l’offre dans l’univers du cycle par exemple. Comme Doc’Biker, spécialisé dans la réparation rapide des motos. Ou encore Cycloville, service de vélos-taxis lancé à Lille en 2006 et en franchise depuis 2007, qui a décidé de mettre un coup d’accélérateur à son essor, avec plusieurs ouvertures annoncées, dont Lyon et Nice début 2012.

Quant aux services aux entreprises, une dizaine de concepts ont fait leur apparition, parmi lesquels des services de conciergerie (Kiosk, Zen & bien) des activités diverses et variées comme Low Cost CE -comité d’entreprise pour les PME- , PVI (maintenance de poids lourds), planète gardiens (mise à disposition de gardiens d’immeubles), EPI (cabinet conseil pour l’emploi des personnes handicapées) ou Adequat Intérim, réseau succursaliste de la région lyonnaise qui se tourne désormais vers la franchise.

Nouveauté… et pérennité?

Les secteurs traditionnels d’activité ne sont pas en reste. Dans la coiffure par exemple, Beauty Bubble et BeNow jouent l’innovation avec des bulles de coiffure implantées dans les centres commerciaux ou les gares. Leurs débuts en franchise semblent prometteurs. Sur le marché des fleurs, déjà dominé par des mastodontes comme Monceau Fleurs ou Oya Fleurs, de jeunes enseignes comme Carrément Fleurs et Plus de Fleurs, Plus de Bonheur ont décidé de tenter leur chance.

La première, créée à Agen en 2006, possède déjà sept magasins dans le Sud tandis que la seconde se contente pour l’instant de deux boutiques à Valence et à Saint-Marcellin. Les tendances dans l’air du temps inspirent des enseignes comme B comme Blanc et Magic Smile qui se sont lancées sur le marché du blanchiment des dents. Tandis que la crise financière et la tempête sur l’euro ont donné des ailes aux réseaux spécialisés dans l’achat d’or (Compagnie Nationale de l’Or, Comptoir National de l’Or, Gold Services). Mais en matière de commerce, franchise ou pas, il faut se méfier des effets de mode. Nouveauté ne rime pas toujours avec pérennité.

 

 

PPR n’aime plus la distribution…mais ouvre des magasins

LUXE – 17/02/2012
En 2011, PPR a injecté 173 millions d'investissements opérationnels dans ses marques de luxe. Photo : Gucci Paris(Avenue Montaigne)

En 2011, PPR a injecté 173 millions d’investissements opérationnels dans ses marques de luxe. Photo : Gucci Paris(Avenue Montaigne)

Par Juliette Garnier

Gucci et Balenciaga multiplient les nouvelles boutiques pour hommes. Yves-Saint-Laurent s’installe avenue Montaigne. Partout dans le monde, le groupe présidé par François-Henri Pinault, qui veut céder sa filiale Redcats, investit les plus chères avenues de shopping.

PPR ne croit plus à la distribution grand public. Il veut céder Redcats, sa filiale chargée de la vente à distance. Puis viendra la vente de la Fnac. Mais François-Henri Pinault, PDG de PPR, sait combien un réseau de magasins est indispensable à la croissance de ses marques de luxe tout autour de la planète. Pour preuve : en 2011, PPR a injecté 173 millions d’investissements opérationnels dans ses marques de luxe. Les deux tiers de cette somme étaient consacrés aux surfaces de vente. Il en va de son avenir. « En 2020, 54% des 24 milliards d’euros de chiffre d’affaires, que PPR a l’ambition de réaliser, proviendra de son réseau de magasins en propre », a précisé jeudi 16 février son PDG, François-Henri Pinault, lors de la présentation de ses résultats annuels.

Gucci se taille la part du lion

Après un toilettage de son réseau en 2009, le groupe a renoué avec les ouvertures de manière offensive. L’an dernier, PPR a ainsi inauguré 110 magasins dans le monde, portant à 801 son réseau. Parmi eux, devant les 22 ouvertures de magasins de Bottega Veneta, Gucci se taille la part du lion, avec 59 ouvertures réalisées en 2011. La marque italienne en vaut la chandelle : elle a généré 60% du 1,6 milliard d’euros de résultat opérationnel de l’année. En 2012, rebelote : Gucci s’adjugera 47 des 110 ouvertures de magasins prévues en 2012, dont une vingtaine en Asie. Ces nouvelles adresses doivent mieux vendre le prêt-à-porter Gucci (12% de ses ventes aujourd’hui) et masculiniser sa clientèle. Car la marque de sacs à mains veut conquérir les hommes : cette année, elle signera ainsi l’ouverture de boutiques dédiées à ses jeans, costumes et cravates. Ce sera notamment le cas en Chine où les hommes, plus encore que les femmes, aiment s’habiller de logos de luxe.

Yves Saint-Laurent s’installe à côté de Chanel

PPR fait de même avec ses autres marques. Balenciaga, elle aussi, s’aventurera sur le marché masculin en Chine. Mais aussi en France. La marque fondée en 1937 avenue George V ouvre rive gauche, rue de Varenne, dans un quartier où APC, Paul Smith et Kenzo ont pignon sur rue. En 2012, toujours à Paris, elle ouvrira aussi rue du faubourg Saint-Honoré où les valeurs locatives des magasins flirtent avec les 6.500 euros par mètre carré et par an.
Yves Saint-Laurent va aussi réinvestir Paris. Et toujours à une adresse aux loyers exhorbitants. La marque, qui a dégagé 40 millions de résultat opérationnel en 2011, va s’installer en grand avenue Montaigne. Sur cette artère que le microcosme de la mode baptise l’avenue Bernard Arnault, en référence au chapelet de marques que LVMH y exploite, Yves Saint-Laurent aura pour voisin direct un autre grand nom du luxe français : Chanel qui, début mars, ouvrira les portes de son deuxième magasin de l’avenue Montaigne sur 600 m².

http://www.ysl.com/en_US


Chanel : ouverture d’un nouveau magasin avenue Montaigne

publié le 27 févr. 2012

Juste après son défilé de la Fashion Week parisienne le 6 mars prochain, la maison Chanel a annoncé l’ouverture d’une nouvelle boutique au 51 avenue Montaigne. 600 m2 sur deux niveaux, cette nouvelle boutique Chanel inaugurera un concept inédit pensé par Peter Marino.

Une partie de la boutique Chanel du 51 avenue Montaigne sera réservée à des oeuvres d’art alors que l’étage est réservée à des salons privés. Rendez vous donc le 7 mars pour une ouverture dont les organisateurs ont en vain essayé de garder

http://www.chanel.com/fashion/1-boutique-chanel#1-boutique-chanel

Bureau Vallée – bon bilan 2011

Le 27 février 2012 par EMMANUEL GAVARD

Tout est discount, sauf sa croissance: 20% vs 2010. L’enseigne de fournitures de bureau et de papeterie discount, Bureau Vallée, se félicite de son année 2011, avec un chiffre d’affaire atteignant les 200 millions d’euros à fin décembre. Profitant de son positionnement discount, sa fréquentation en magasin est elle aussi en croissance en 2011, avec 28% de clients en plus que l’année précédente.

Forte de ses résultats, l’enseigne ne cache pas ses ambitions pour 2012 et dévoile son nouveau concept : « La Vallée des entrepreneurs ». Dans des locaux de 5600 m² seront regroupés sous un même toit d’autres enseignes dans les domaines de la restauration, des produits de coiffure, de la remise en forme et de l’équipement sportif.

Elle prévoit en outre l’ouverture de 35 à 40 nouveaux magasins en 2012 en France et à l’étranger, qui viendront compléter les 186 déjà existants.

Au niveau national, l’objectif principal est de dynamiser les ouvertures dans les villes moyennes (environ 8000 habitants) : en petit format pour les coeurs de villes (100 à 200m²) et en moyen format pour la périphérie (400 à 800m²). Bureau Vallée cible plus particulièrement les régions : Est, Nord, Sud-Ouest et Sud-Est.

D’un point de vue distribution, Bureau Vallée revoit en 2012 sa stratégie de distribution. Le concept d’implantation des rayons Bureau Vallée en forme d’étoile date de 1998 et est utilisé dans les 185 magasins de l’enseigne. Aujourd’hui, ce concept évolue vers une implantation en forme de soleil : tous les rayons partent d’un point central, situé au milieu du magasin.

En terme de développement durable, après avoir décidé de supprimer les produits E de son référencement (produits étant les moins respectueux de l’environnement, par le biais d’une classification éco-responsable effectuée par ACE depuis 2009) l’enseigne prévoit de supprimer d’ici fin 2012 les produits notés D (notamment liés à la bureautique-informatique).

http://www.bureau-vallee.fr/

P. Galland (Weldom) : « Un nouveau concept qui replace l’humain au cœur du projet »

27.02.2012, Interview de la rédaction relue par l’enseigne

Réseau de près de 250 magasins de bricolage, Weldom métamorphose son concept et relance son développement avec 25 ouvertures annuelles à partir de 2013. La stratégie détaillée par Patrick Galland, de la direction du développement de l’enseigne.

COMMENT CONCEVEZ-VOUS VOTRE RÔLE DE FRANCHISEUR ?

La principale ambition de Weldomest de faire de chacun de ses adhérents un leader du bricolage de proximité sur son secteur. Notre réseau s’investit totalement auprès de ses franchisés. Nous avons ainsi conçu unaccompagnement totalement individualisé, à commencer par la formation, construite conjointement avec l’adhérent. De même, un chef de projet suit personnellement la réalisation du projet d’implantation : il accompagne le franchisé dans son enquête terrain, afin de mieux l’aiguiller ensuite dans sa stratégie, son mix produits et son plan magasin. Pour permettre aux franchisés de gagner en rentabilité par rapport aux autres enseignes, nous mettons à leur disposition une palette d’outils performants et innovants comme nos marques propres ou encore notre plateforme logistique, qui permet de réduire les stocks en donnant la possibilité de se faire livrer 20 000 références à l’unité. Enfin, nous faisons en sorte de laisser au franchisé une grande marge de liberté. Par exemple, il reste maitre de ses prix. En cas de litige, il dispose de réponses rapides à ses questions grâce à l’intranet du réseau, mais il conservera toujours le pouvoir de décision.


COMMENT AVEZ-VOUS FAIT ÉVOLUER VOTRE CONCEPT DEPUIS SA CRÉATION ?

Nous sommes en train de refondre complètement notre concept. A partir du mois de mai, notre réseau changera son identité visuelle pour acquérir une image plus jeune et dynamique. Nous testons actuellement sur deux points de vente un concept « petites villes » adapté aux agglomérations de 5 000 à 10 000 habitants, sur des surfaces allant de 1 000 à 2 000 m². L’objectif est double : optimiser la rentabilité des surfaces de vente en augmentant la densité de produits et en mettant mieux en valeur les 20 % des produits qui génèrent 80 % des ventes, mais surtout remettre l’humain au cœur de notre projet. Nous avons ainsi sélectionné des gondoles basses pour permettre d’avoir une vision d’ensemble du magasin et de trouver facilement les vendeurs. Nous avons aussi dessiné une place de marché au centre du magasin, véritable lieu d’accueil et de vie. Les clients pourront y découvrir les parcours et spécialités de chaque conseiller. Ce concept, en rupture avec les codes des magasins de bricolage classiques, sera déployé au réseau en 2013. Il sera suivi d’un concept « ville moyenne », testé en 2013, puis lancé en 2014, et pour finir, nous testerons un concept « centre-ville ».

QUEL RÔLE LE FRANCHISÉ PEUT-IL JOUER À L’INTÉRIEUR DE VOTRE RÉSEAU ?

Sans la participation des franchisés et de leurs équipes, nous n’aurions pu mener à bien notre nouveau concept : les 4 000 collaborateurs de l’enseigne ont réalisé des enquêtes terrain, interrogé nos clients sur leurs besoins, observé ce qui ce faisait sur d’autres secteurs d’activité… Nos adhérents ont également apporté leurs idées à travers notre intranet et les volontaires ont testé sur leur point de vente toutes les innovationsNos franchisés participent également à l’ensemble des chantiers menés à travers des commissions. Nous concevons l’enseigne comme une co-construction avec les adhérents. Cette philosophie est d’autant plus forte que les franchisés détiennent 30 % de la centrale et que 4 franchisés appartiennent au comité de surveillance de Weldom. Ils exercent donc un pouvoir de contrôle sur les actions de la centrale, sans toutefois y jouer de rôle opérationnel. Enfin, la multi-franchise est un axe potentiel de développement et d’évolution pour nos adhérents.


BILAN DE L’ANNÉE ÉCOULÉE ET PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT

L’année 2011 a inauguré de nombreux changements au sein de Weldom. Outre la définition des nouveaux concepts, nous sommes en train d’améliorer notre système d’information pour que le franchisé puisse avoir accès à des tableaux de bord et comparer son activité à celle du réseau. Nous travaillons également à une stratégie multi-canal : un nouveau site internet sera lancé en 2013. L’objectif est de créer un site national redirigeant les internautes vers les sites des magasins, avec chaque spécificité locale et des services tels que la prise de rendez-vous avec un conseiller du point de vente. Pour encadrer toutes les nouveautés et définir les règles du jeu, nous avons apporté des modifications au contrat de franchise. Nous allonsrenforcer nos campagnes TV et radio, et le coût de revient de la centrale a été diminué, ce qui permet une économie globale pour les franchisés. Dans les années à venir, nous allons renforcer notre développement. Nous prévoyons d’ouvrir 7 à 10 magasins en 2012 et de passer à 25 nouvelles unités au nouveau concept chaque année à partir de 2013.

http://www.weldom.com/

Alain Afflelou dématérialise ses relations avec ses franchisés

23/02/2012 – par Bertrand Lemaire 

La chaîne d’opticiens a choisi d’interfacer la GED Novaxel et la GRC du PGI Minos d’Ordirope.

Le groupe Alain Afflelou dispose de plus de mille magasins franchisés pour un chiffre d’affaires consolidé de plus de 720 millions d’euros par an. Son service juridique souhaitait mieux gérer les relations avec les franchisés.

En effet, les contrats et autres documents les concernant étaient entassés dans des armoires tandis que les relations quotidiennes, dont la facturation, étaient gérées dans le module de GRC du PGI Minos d’Ordirope.

Pour optimiser l’accès aux documents, la société a choisi d’implémenter le logiciel de GED de Novaxel en l’interfaçant avec la GRC. Chaque boutique voit ainsi un dossier être automatiquement créé dans la GED. Les documents concernant chaque franchisé sont ainsi gérés dans la GED et accessibles aisément. La facturation reste cependant à la fois en mode papier (pour la valeur comptable) et dématérialisé (pour faciliter l’accès aux archives).

Le coût du projet n’a pas été dévoilé.

http://www.alainafflelou.fr/

Home Depot: termine 2011 sur un trimestre souriant.

Signe d’une amélioration de la situation du marché immobilier américain ces derniers mois, Home Depot a terminé son exercice 2011 sur un quatrième trimestre meilleur que prévu.

La chaîne américaine de magasins de bricolage annonce un bénéfice net trimestriel accru de 32% à 774 millions de dollars, soit 50 cents par action, un BPA sensiblement supérieur aux anticipations du marché.

Le groupe américain a profité d’un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 5,9% à 16 milliards de dollars en données publiées, et de 5,7% à surface comparable (+6,1% aux États-Unis).

‘Nous avons terminé l’exercice 2011 en forme, et aidés par un contexte météorologique favorable, nos résultats ont dépassé nos attentes’, commente le PDG Frank Blake.

Sur l’ensemble de l’année 2011, Home Depot a engrangé un BPA en augmentation de 23% à 2,47 dollars, pour des revenus en croissance organique de 3,4% à 70,4 milliards de dollars, des chiffres au-dessus de ses estimations de novembre dernier.

Pour l’exercice comptable en cours, qui comptera 53 semaines, la direction prévoit un BPA en hausse de 13% à 2,79 dollars et une croissance du chiffre d’affaires d’environ 4%.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

http://www.homedepot.com/

PKZ annonce un chiffre d’affaires de 204 millions

Par Roland Rossier – le 21.02.2012 Tribune de Genève

Les revenus de 2011 sont en légère baisse, en raison de la cherté du franc.

La chaîne de magasins de mode PKZ a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 204 millions de francs, contre 212 millions une année auparavant, a confié à Genève Olivier Burger, président du conseil et propriétaire de cette entreprise familiale qui emploie 700 personnes en Suisse dont 150 en Suisse romande. « La première raison de cette baisse de 4%, c’est la cherté du franc, détaille le commerçant zurichois. En second lieu, l’automne très chaud. Et, troisièmement, la faiblesse du climat de consommation ».

Et comment se présente 2012 ? « Je suis plutôt positif, en particulier pour la seconde moitié de l’année », répond Olivier Burger, qui représente la quatrième génération d’une firme créée en 1881 par Paul Kehl (d’où le nom PKZ qui signifie Paul Kehl Zurich).

La branche de l’habillement a traversé une phase difficile lors du second semestre de l’an dernier. « De manière plus globale, le secteur de la mode est confronté à une grande concurrence. Le marché – environ 7,5 milliards de francs – stagne car les prix baissent de 3 à 4% par an, depuis plusieurs années. Les gens consacrent moins d’argent pour se vêtir : il y a 20 ans, 4% du revenu des ménages était consacré à l’habillement, contre 2,7% aujourd’hui ». Les magasins de vêtements proches des frontières ont particulièrement souffert de la concurrence étrangère, où les charges salariales sont environ deux fois moins importantes.

La chaîne PKZ est l’un des principaux groupes de magasins de mode présents en Suisse, avec Charles Vögele, le suédois H M, le hollandais C A et deux autres entreprises familiales, Manor et Bon Génie/Grieder.

http://www.pkz.ch/fr/company/diegruppe.html

Allobébé : un projet de 30 magasins en trois ans

mercredi 22.02.2012,

Il va falloir compter avec un nouvel acteur de la vente de produits bébé dans les centres commerciaux des villes françaises. Allobébé a la volonté de dépasser son rôle d’acteur pur web pour exister « en dur », comme le dit son PDG Philippe Lallier, autrement dit à travers des magasins.

Deux grandes surfaces ont déjà ouvert ces derniers mois, un à Bruay-la-Buissière et un à Seclin. « On a prévu d’ouvrir 30 magasins dans les trois prochaines années », ne cache pas le dirigeant. Attention, toutes les boutiques ne seront pas détenues en propre par la société puisque Philippe Lallier veut proposer son concept à la franchise. D’ailleurs, qu’est-ce qui va différencier les magasins Allobébé de ses principaux concurrents comme Aubert ? La société saint-martinoise veut importer sa spécialité Internet là où on ne l’attend pas.

« Un vrai web store »

« Les clients pourront consulter des bornes pour choisir des produits qui ne seraient pas exposés en magasin. On ne peut pas exposer toutes les couleurs : en allant sur notre site dans le magasin, les clients achèteront et pourront se faire livrer sur place ou chez eu x. C’est un vrai web store. » Autre nouveauté d’Allobébé, le client pourra comparer en boutique les prix d’un même produit sur les sites de vente concurrents. « Le client pourra vérifier que nous sommes véritablement les moins chers. » Les vendeuses seront à terme équipées de tablettes afin de présenter les différents choix de la marque dans toute la grande surface de 900 m² environ. Déjà présent à travers Planet bébé, place Navarin, Allobébé ouvrira son web store dans le Boulonnais prochainement, promet Philippe Lallier.

O. M. -La Voix du Nord

À Saint-Martin-Boulogne, des fonds d’investissement injectent 4 millions dans la Centrale des multiples – 22.02.2012,  – PAR OLIVIER MERLIN

À Saint-Martin-Boulogne, la Centrale des multiples, spécialisée dans la vente de produits pour bébés, n’en finit pas de se développer. Dernier événement en date, des fonds d’investissement injectent 4 millions d’euros dans son développement. Objectif : un doublement du chiffre d’affaires dans les dix ans à venir.

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« Ce n’est quand même pas tous les jours qu’une société boulonnaise arrive à lever 4 millions d’euros. Surtout par les temps qui courent. » Philippe Lallier ne le dit pas comme ça, mais c’est un patron heureux. Car en se retournant, il regarde avec sa femme tout le chemin parcouru. 14 août 1994, Clara et Lisa, leurs deux jumelles naissent. Patrick, policier à l’époque, se demande comment acheter en groupe les fournitures pour bébés. C’est le début de la Centrale des multiples, qui devient une société à part entière en 1997.

500 000 visiteurs mensuels

Quinze ans plus tard, la société fait 22 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle édite, grâce à son site internet Allobébé (numéro 1 en Europe), 20 000 factures par mois, 500 000 internautes visitent le site mensuellement. Les parents trouvent sur le site à peu tout ce qui se rapproche de l’univers de bébé : des couches, mais aussi des petits pots, des lingettes, des poussettes, des sièges bébés et bien d’autres choses. Tout est stocké dans des entrepôts dont un situé sur la zone de l’Inquétrie. Et toute la marchandise part chaque jour vers les quatre coins de la France, au minimum deux semi-remorques sont remplis quotidiennement. Ça marche donc fort pour la Centrale, qui vient d’attirer dans ses filets les fonds d’investissement Nord capital (propriété à plus de 90 % du Crédit agricole nord de France) et Turenne capital qui injectent 4 millions d’euros dans la société, détenue « très majoritairement » par la famille Lallier.

Des embauches

« On veut accompagner les dirigeants de CDM dans leur croissance qui est prometteuse, explique Christophe Deldycke, directeur de Nord capital partenaires. Leur chiffre d’affaires est de 22 millions d’euros en 2011. On peut tabler sur un doublement de ce chiffre dans les dix ans à venir. » La société, qui emploie 75 salariés, compte s’appuyer sur cette levée de fonds pour se développer à travers le lancement de ces web stores Allobébé ( lire ci-dessus), le rachat et la création de sites Internet et l’amélioration de sa logistique, une des clés du succès de la société.

Car le client accorde une confiance renouvelée à des sociétés de e-commerce qui respectent leurs délais de livraison et assure une commande soignée.

D’ailleurs, CDM a pour projet d’agrandir son hangar de stockage de 2 500 m² dans les tout prochains mois à Saint-Martin-Boulogne. La société va également embaucher entre 5 et 10 personnes sur des postes en rapport avec l’infographie, le marketing web, le trafic web. Elle attend les candidatures des personnes intéressées.

http://www.allobebe.fr/

http://www.allobebe.fr/#

Résultats annuels 2011 de Groupe GO Sport

22/02/12 08:00

Chiffre d’affaires de Groupe GO Sport en légère hausse en comparable

Dégradation de l’EBITDA du fait de la contre-performance des articles saisonniers,

liée à des conditions climatiques défavorables

Projet d’augmentation de capital d’environ 30ME, garantie par l’actionnaire majoritaire,

afin d’accélérer le redressement du Groupe

Le conseil d’administration de Groupe GO Sport (Paris:GSP) s’est réuni le 21 février 2012 sous la présidence de Pierre Letzelter afin d’arrêter les comptes au 31 décembre 2011.

Chiffres clés de l’année 2011

Données consolidées(1)

en ME                        2010     2011
Chiffre d’affaires HT    683,1    680,4
Marge commerciale    283,7    278,9
Marge commerciale / Chiffre d’affaires HT    41,5%    41,0%
EBITDA (2)    20,3   8,6
Résultat opérationnel courant (ROC)    -0,4    -12,1
Résultat opérationnel    1,2    -8,1
Résultat avant impôt    -1,4    -13,4
Impôt    -3,6    -4,9
Résultat net de l’ensemble consolidé    -5,9    -20,0
Résultat net de l’ensemble consolidé par action (E)    -1,57    -5,34
(1) Les procédures d’audit ont été effectuées et les rapports d’audit sont en cours d’émission

(2) EBITDA = ROC + dotations aux amortissements et provisions opérationnels courants

Résultats 2011

Le chiffre d’affaires HT consolidé au 31 décembre 2011 de Groupe GO Sport s’élève à 680,4 millions d’euros, en hausse de 0,4% à magasins comparables et taux de changes constants (-0,4% au total).

En France, le chiffre d’affaires de l’enseigne GO Sport enregistre une baisse de 1,7% à magasins comparables en 2011. L’enseigne a notamment été pénalisée par la mauvaise performance des articles saisonniers, du fait de conditions climatiques particulièrement défavorables. La croissance des catégories non saisonnières, qui représentent plus de 80% du chiffre d’affaires, et la bonne tenue des 42 magasins au nouveau merchandising, ont permis de compenser en partie cet impact.

Le chiffre d’affaires de Courir est en forte progression en 2011, à +8,9% à magasins comparables (après 3,6% en 2010), confirmant le succès du repositionnement de l’enseigne. Cette croissance soutenue atteste de la pertinence de l’offre et de l’attractivité du nouveau concept, désormais déployé dans 21 magasins.

En Pologne, le chiffre d’affaires de GO Sport à magasins comparables et taux de change constants recule de 3,1% en 2011, pénalisé par la douceur de la saison hivernale. Les magasins au nouveau merchandising, désormais au nombre de 15 suite à 7 remodelings en 2011, ont affiché une bonne résistance à la conjoncture.

L’EBITDA et le ROC s’inscrivent respectivement à 8,6 ME et -12,1 ME, en recul par rapport à 2010. Cette dégradation s’explique pour moitié par la baisse de la marge commerciale de 4,8 ME, du fait essentiellement de la mauvaise performance des articles saisonniers, à taux de marge plus élevé. Elle résulte également de l’augmentation des frais de personnel, liée aux efforts de relance de la dynamique commerciale chez Courir, et des coûts locatifs.

La dette financière nette ressort à 86,2 ME, en augmentation de 54,7 ME par rapport à fin 2010. Cette hausse s’explique principalement par la forte augmentation du besoin en fonds de roulement liée à la diminution des dettes fournisseurs, sous l’effet notamment de la réduction des délais de paiement imposée par la LME en 2011 et d’un décalage des réceptions de marchandises par rapport à 2010.

Parc de magasins

En 2011, Groupe GO Sport a ouvert 4 magasins GO Sport (1 en Pologne et 3 en franchise) et 1 magasin Courir (en franchise). La rationalisation du parc s’est poursuivie, tant en France, avec la fermeture de 3 magasins GO Sport et 9 magasins Courir, qu’à l’étranger avec la fermeture de 3 magasins GO Sport (1 en Pologne, 1 en Belgique et 1 en franchise), et de 3 Courir (en franchise).

Le parc de magasins compte ainsi 349 points de vente au 31 décembre 2011 (175 GO Sport dont 31 en franchise et 174 Courir dont 14 en franchise).

Perspectives et projet d’augmentation de capital

Dans un environnement de marché difficile, Groupe GO Sport entend s’appuyer sur ses atouts et notamment son positionnement établi de 3ème plus grand distributeur d’articles de sport en France afin de poursuivre les plans d’actions engagés au sein de chaque enseigne.

Ces initiatives, axées sur la différenciation de l’offre et du merchandising, le renforcement de la relation client et une communication accrue en partenariat avec les marques, ont pour objectif prioritaire d’accélérer la relance commerciale des deux enseignes de Groupe Go Sport.

Afin d’accompagner ces initiatives et de renforcer sa structure financière, le Conseil d’Administration de Groupe GO Sport du 21 février a décidé le principe d’une augmentation de capital d’un montant d’environ 30 ME.

Cette opération, réalisée avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires et garantie par Rallye, actionnaire majoritaire de Groupe GO Sport, devrait être réalisée au cours du deuxième trimestre 2012, sous réserve de l’obtention duvisa de l’Autorité des Marchés Financiers sur le prospectus relatif à l’opération, et après que l’Assemblée Générale du 20 avril 2012 aura approuvé les résolutions correspondantes.

A propos de Groupe GO Sport

Spécialisé dans la distribution d’articles de sport, Groupe GO Sport est l’un des principaux groupes de distribution d’articles de sport en France et en Pologne, grâce à ses enseignes GO Sport et Courir.

L’action Groupe GO Sport est cotée sur le marché réglementé de NYSE Euronext à Paris, compartiment C (code ISIN : FR0000072456)

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site internet de la société :

www.groupegosport.com

Contact analystes: GROUPE GO SPORT

Directeur Financier: Dénes ALMASY DE ZSADANY

ARTISANAT FENYADI LANCE UN MAGASIN PILOTE À CASABLANCA

Édition N° 3718 du 2012/02/13
UNE PREMIÈRE BOUTIQUE DE 400 M2 À RACINE
BIENTÔT UN AUTRE POINT DE VENTE À RABAT
Artisanat Fenyadi lance un magasin pilote à Casablanca

La première boutique de Fenyadi située à Casablanca, cible un nouveau segment de clientèles

Fenyadi n’a pas fait les choses à moitié pour son magasin pilote de Casablanca. Inaugurée jeudi 9 février, la boutique reprend bien l’esprit de la marque: artisanal sans être folklorique. Un espace de 400 m2 avec un design de riad répertorie les dernières créations des designers et artisans du groupe. Fenyadi a opté pour une décoration épurée qui reprend l’esprit du patio des riads de Marrakech, ville où l’histoire de l’entreprise a commencé. En hauteur, l’architecte a recomposé les chambres et les volumes de la boutique qui présentent les différents éléments des collections. Il s’agit de linges de bain et de maison, vêtements d’intérieur et vêtements pour enfants, bijouterie, art de la table, bougies d’ambiance et  autres luminaires. Certes, la marque se positionne dans le haut de gamme mais certains produits restent relativement accessibles.
Le modèle de la boutique de Casablanca devra être reproduit à l’identique dans les prochains magasins de la marque. En effet, Rabat sera la deuxième ville à accueillir l’enseigne Fenyadi. Le management portera une attention particulière à Marrakech, dont la boutique sera nommée « La maison Fenyadi». D’autres ouvertures sont prévues pour 2013. Cette volonté d’extension du réseau dans d’autres villes obéit à un objectif de diversification de la clientèle. «Aujourd’hui, la clientèle de Fenyadi est essentiellement composée de touristes, mais nous comptons toucher d’autres segments à travers le magasin de Casablanca», explique Geraldine Guilmoto, directrice communication. Pour séduire cette nouvelle clientèle, Fenyadi s’engage à sortir chaque année une nouvelle collection. La gamme exposée actuellement porte le thème du désert.
Un univers qui projette ses couleurs beige sable, khôl, ocre et bleu du tatouage sur l’ensemble des articles. Pour certains produits, les artisans ont utilisé des matériaux très tendance comme la fibre de bambou. Ils proposent également toute une gamme de produits de beauté: savon noir, ghassoul, huiles.

. Cependant côté chiffres, le management reste très discret sur ses objectifs. Pour la petite histoire, Fenyadi est la fusion de trois ateliers: Akal, Via Notti et Amira. Des ateliers d’artisanat marocain portés par quatre designers européens : Charlotte Barkowsky, Rodolpho Guilmoto, Sophie Rieutord et Géraldine Guilmoto. Fenyadi est détenue à 75% par Mutandis et à 25% par des designers. La société d’investissement dirigée par Adil Douiri cible des secteurs à forte rentabilité. L’ancien ministre du Tourisme et de l’artisanat présente Fenyadi comme une affaire de cœur et non une grande source de revenu. Le montant de l’investissement s’élève à 40 millions de DH, sans compter l’acquisition du local de Casablanca.

Ilham BOUMNADE

FENYADI
Fenyadi est une société pionnière dans l’artisanat marocain de haut de gamme et de luxe.

Société Holding, Fenyadi a vocation à faire émerger un artisanat marocain renouvelé de la rencontre entre le savoir faire traditionnel, le design moderne, la gestion efficace et les moyens capitalistiques adaptés ; donner une réalité nouvelle au savoir vivre et au patrimoine marocains.

A ce jour, Fenyadi a pris le contrôle de trois entreprises d’artisanat (Via Notti, Akkal et Amira), respectivement spécialisées dans le linge de maison, la céramique décorative haut de gamme et les bougies décoratives.

Elle se fixe une ambition de développement élevée :

Par croissance interne en développant les ventes de ses filiales au Maroc et à l’étranger sur les produits existant et sur de nouveaux,
Par croissance externe en acquérant des entreprises d’artisanat disposant d’un savoir faire éprouvé et d’un potentiel élevé.
En un mot, Fenyadi se veut une vitrine ambitieuse de l’artisanat marocain et de Mutandis.

Fenyadi est actuellement dirigée par Ghita Chraibi et Hicham El Habti, tous deux anciens Directeurs d’Investissement de MUTANDIS.

Adresse :
5-7 rue Ibnou Toufail
20100 Casablanca
Ville : Casablanca
Pays : Morocco
Tél. : +212 522 98 43 88

 

Prêt-à-porter enfant : LA COMPAGNIE DES PETITS envisage 15 ouvertures en 2012

07.02.2012, Information communiquée par l’enseigne

La Compagnie des Petits, enseigne française de prêt-à-porter pour les enfants de 0 à 10 ans, a ouvert 12 boutiques en 2011 dont trois en France, huit en Espagne et une en Belgique.

L’enseigne possède près de 200 magasins à travers le monde, répartis selon la manière suivante : 110 en France, dont 45 partenaires affiliés, et environ 80 à l’étranger, principalement en Belgique, au Luxembourg, en Espagne, au Portugal, en Tunisie, au Canada et en Asie.

Le réseau a généré un chiffre d’affaires 2011 TTC de 51 millions d’euros.

Créé en 1992 à Marseille, La Compagnie des Petits prévoit d’ouvrir 15 boutiques cette année, dont 10 en France et cinq à l’international, sous master-franchises. A l’issue du premier semestre, l’enseigne devrait compter cinq nouveaux points de vente.

http://www.lacompagniedespetits.com/#/francais/attente

EMILIE LUC-DUC ASSURE CHEZ RODIER

 
publié le 02 février 2012

Vous avez aimé la révolution Carven ? Apprêtez-vous à craquer pour la nouvelle collection Rodier dessinée par Emilie Luc-Duc. Et à fuir les idées reçues… Pur bonheur !

L’énergie d’Emile Luc-Duc électrise la maille, et donne une fraîcheur ultra-féminine à la nouvelle collection Rodier.

« Pour moi, la maille est un concept qui appelle des volumes, affirme Emilie Luc-Duc, nouvelle directrice de création chez Rodier. C’est un objet couture loin d’être uniquement fluide et jamais mou. Il faut désormais transposer les codes du chaîne et trame dans le tricot ». Forte de ce principe, la jeune styliste a entièrement repensé l’univers Rodier. Fini le tailleur de maman, le tricot de mamie, l’executiv woman qui « assure en Rodier »… Intégralement réinventée, grâce à sa nouvelle équipe de création en accord avec une direction dynamique, la marque française renoue avec le luxe, le charme, la poésie et l’innovation.

3 silhouettes de l’été signées Emilie Luc-Duc chez Rodier. Déjà en boutiques.

« J’aime penser le vêtement dès la mise au point de sa matière » poursuit Emilie Luc-Duc, renouant ainsi avec l’histoire de cette griffe et son patrimoine. Forte d’un Master en Arts et Culture et d’un diplôme des Métiers d’Art, cette experte du costume s’inscrit en 2005 à l’IFM : une révélation. Sa nouvelle passion pour la mode et le design la mène bientôt chez Vanessa Bruno, puis dans plusieurs bureaux de style (Peclers, Promostyl, Nelly Rodi). Elle fait également du conseil pour la marque Iro, puis passe deux ans entre la Chine, la Coré et le Japon. A son retour, elle se spécialise en maille, se met au service de la créatrice Anne Valérie Hash et devient free lance pour plusieurs marques de prestige, comme la ligne Dior Enfant.

Les tissus Rodier dans L’Officiel en 1957 par Jean Dessès et en 1935 par Robert Piguet.

Fondé en Picardie sous le second empire (en 1852), Rodier est l’un des noms les plus prestigieux du patrimoine textile français. Dès les années 1850, Eugène Rodier va mettre le savoir faire des artisans tisseurs picards au service de l’industrie de la mode naissante. Spécialistes de la laine, ses héritiers imagineront également une nouvelle matière durant la guerre de 14 : le Kasha. Un tissage exclusif, aussi doux que chaleureux, réalisé à partir de laines de chèvres du Cachemire. Parallèlement, les usines perfectionnent une autre nouveauté qui va révolutionner l’industrie de la mode : le jersey. Coco Chanel donnera à cette spécialité Rodier ses lettres de noblesse, à travers ses premières collections. Fière de ces innovations retentissantes, l’entreprise devient, sous l’égide du groupe Prouvost, une marque de prêt-à-porter à partir des années 50. Une décennie qui verra également la maison développer des twin-set populaires. Se développant régulièrement dans les années 60 et 70, un solide réseau de magasins va bientôt rendre le prêt-à-porter de la griffe accessible partout en France et en Europe. Ainsi, dans les années 80, toutes les femmes « assurent en Rodier ! », comme l’affirme le slogan publicitaire d’alors. Aujourd’hui, plus de 50 magasins affichent toujours l’enseigne Rodier en France, en Belgique, au Liban et en Russie.

Pour le printemps-été 2012, la collection Rodier explore deux directions complémentaires : les textures ainsi que les couleurs et graphismes. Les couleurs de la ligne Rodier d’été rendent hommage aux femmes artistes. Des vifs picturaux reproduisent des traces de peinture, des tâches d’encre, des motifs solaires inspirés de Sonia Delaunay. Quelques foulards et robes-foulards en soie, complètent cette ligne majoritairement composée de maille jacquard, alignant des aplats colorés graphiques, des effets coups de pinceaux zoomés et des motifs ‘macro’. Les textures créatives s’inspirent des matières naturelles recherchées de l’Arte Povera. Celles de Giuseppe Penone entre autres. Ici, les fils de coton sont gainés de Nylon, les effets de surfaces brutes font référence aux écorces, au galuchat et aux reliefs biologiques.

L’été 2012 en robe ‘stiff’ de Rodier

« Mon idée d’origine était de créer de la maille du soir, conclue Emilie Luc-Duc. Je ne voulais pas d’une collection de T-shirts ou des vêtements à la fluidité sans forme. J’aime redonner de la tenue à cette matière confortable et quotidienne ». Volumes bulle, drapés dessinés et jeux de nœuds architecturés structurent la silhouette. Luxe caché, les vestes tailleurs en jersey Milano non doublées multiplient des finitions gansées. Les vestes en fortes maille techniques sont doublées de soie, les robe en maille ajourées laissent vibrer la peau. Un régal !

Patrick Cabasset

www.rodier.tm.fr/

A découvrir : une pièce exclusive Rodier réalisée pour la boutique Brand Bazar sera dévoilé mi-février. La nouvelle collection Rodier y rencontre déjà un franc succès. 33 rue de Sèvres, Paris 6e.

 

Bilan en demi-teinte pour la première quinzaine des soldes d’hiver

Créé le 02-02-2012 nouvel obs

Les ventes de la première quinzaine des soldes d’hiver sont stables, mais les chiffres cachent de fortes disparités selon les types de magasins, et les perspectives d’ici la fin de l’opération le 14 février sont « fragiles » dans un contexte de crise.

L’Institut français de la mode (IFM), qui fait référence, a publié mardi les chiffres des deux premières semaines des soldes, traditionnellement les plus actives de l’opération, qui durent cinq semaines.

En moyenne, « ce n’est pas extraordinaire, mais ce n’est pas non plus la catastrophe », indique Gildas Minvielle, responsable de l’observatoire économique de l’IFM, rappelant qu’en 2011, la première quinzaine des soldes avait donné lieu à des ventes entre 0 et +1%.

Par circuits, les chiffres sont toutefois « assez contrastés », avec une « prime » à certains magasins de centre-ville, relève-t-il.

Les magasins dits « populaires », catégorie qui comprend pour l’essentiel le réseau Monoprix, signent la meilleure performance avec une hausse des ventes entre 10% et 15%.

Les grands magasins, les hypers et supermarchés d’autres enseignes, ainsi que les chaînes de grande diffusion (qui vendent à la fois des vêtements homme, femme et enfant et sont souvent situées en périphérie comme Kiabi ou La Halle) affichent une hausse entre 0 et +5%.

Mais les ventes des indépendants multi-marques et des chaînes spécialisées (type H & M, Zara …) ont reculé entre -5% et 0%.

« Les perspectives pour les semaines de soldes restantes sont fragiles » et 48% des distributeurs anticipent une activité négative, précise l’IFM.

De leur côté, les commerçants sont plus ou moins satisfaits de la première quinzaine des soldes.

« Bilan pas bon pour l’instant »

Les centres commerciaux affichent une fréquentation proche de l’année dernière (+0,3%), tandis que le chiffre d’affaires progresse « de l’ordre de +1 ou 2% », selon Jean-Marie Silberstein, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC).

« Les achats bon marché fonctionnent bien en période de crise, le consommateur est à l’affût de bonnes affaires », estime-t-il.

Côté e-commerce, la fédération du secteur a annoncé pour la première semaine un bond des ventes de 14% (+18% pour les sites à dominante textile).

« Certains d’entre nous sont contents, d’autres moins », indique pour sa part Bertrand Morvan, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH, indépendants).

« On n’a pas forcement vendu des grosses pièces, peut-être les vendra-t-on à partir de maintenant avec la vague de froid. Je pense que ce ne sera pas un si mauvais cru que ça », prévoit-il.

« Le temps frais va sûrement doper un peu les ventes, en particulier de grosses pièces », renchérit Jean-Marc Genis, président de la Fédération des enseignes de l’habillement (FEH), qui fédère les chaînes, dont les ventes ont reculé d’environ 2% sur la première quinzaine.

Pour François-Marie Grau, délégué général de la Fédération française de prêt-à-porter féminin, « le bilan n’est pas bon pour l’instant ».

En cause « essentiellement le problème de pouvoir d’achat que rencontrent les consommateurs ». En attestent les ventes du segment bas de gamme, qui souffrent le plus, relève-t-il.

Il cite aussi « les problèmes climatiques », avec un froid arrivé tardivement, et la monté en puissance des « soldes flottants, promotions, soldes privés, et prix barrés sur internet ».

Le secrétaire d’Etat au Commerce Frédéric Lefebvre a annoncé lundi dans le cadre de la manifestation Passion Commerce sa décision de confier au Crédoc une mission sur la question des soldes, soldes flottants, promotions, ventes et soldes privés, ont indiqué ses services.

Il s’agit de dresser un bilan, trois ans après la Loi de modernisation de l’économie (LME), qui régit le système des soldes et promotions, et d’apprécier si des modifications sont nécessaires.

FASHION BEL Lancement de la ligne « Bel Air enfant »

Mercredi 15 Fév 2012 à 08:30
Une nouvelle étape dans la stratégie de montée en gamme de la marque Bel AirFashion Bel Air annonce le lancement de sa ligne pour enfants créée spécialement pour les jeunes filles de 6 à 14 ans.

Cet élargissement de la gamme avec plus de 100 références va permettre à Fashion Bel Air de conquérir un nouveau segment du marché en s’appuyant sur le succès existant de nombreux produits phares de la marque, dont notamment la fameuse doudoune bel Air.

Disponible dans l’ensemble du réseau de boutiques Bel Air en France et à l’international, cette nouvelle gamme de prêt-à-porter s’adresse à une cible de clientèle, prescriptrice et complémentaire, sensible à la mode et aux dernières tendances.

« L’enfant d’aujourd’hui aime la mode et ses parents aiment lui faire plaisir. Le lancement de cette nouvelle gamme va permettre à Fashion Bel Air de franchir une nouvelle étape dans son développement et de renforcer l’attachement de notre clientèle à la marque. » déclare Eric Sitruk, Président Directeur Général de Fashion Bel Air.Prochaine publication : Chiffre d’affaires annuel 15 mois 2011/2012 le 19 avril 2012

A propos de Fashion Bel Air

Créateur de prêt-à-porter féminin tendance avec un time to market court, Fashion Bel Air connait une forte croissance portée par un positionnement pertinent et un savoir faire de plus de 25 ans.

Distribuée dans le monde entier à travers un réseau de détaillants multi-marques, la société développe son propre réseau de distribution afin d’intégrer l’ensemble de la chaîne de valeur et accroitre sa rentabilité.

En 2011, Fashion Bel Air a réalisé un chiffre d’affaires de 19,1 MEUR.

http://www.fashion-belair.com/

Internet, mobile… les 10 commandements du nouveau commerce

Le téléphone mobile intelligent va devenir le sésame des marchands classiques, leur permettant de rester en contact permanent avec le client, de cibler au plus près les envies de celui-ci et de simplifier l’achat. Démonstration.

Un samedi de décembre, Amazon eut l’idée perverse de demander à ses clients d’aller dans les magasins, juste pour repérer et scanner les produits de leur choix. S’ils étaient en vente sur son site internet, Amazon leur ferait une réduction de 5% sur la commande en ligne…

Fureur des commerçants traditionnels : le géant du virtuel utilise maintenant leurs boutiques comme salles d’exposition ! Et c’est d’autant plus rageant, explique Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, qu’Amazon ne paie pas d’impôts en France et a des coûts bien plus faibles que la marque française.

La bataille n’est pas égale entre les nouveaux et les anciens. Les disquaires ont déjà fermé, les libraires tremblent. Et les autres ? Ils soufrent ou meurent, comme les 3 Suisses, qui viennent de fermer leurs boutiques. Comment résister au rouleau compresseur du Net et à l’appétit croissant des consommateurs pour le commerce en ligne?

Personne n’a la réponse, mais les idées commencent à fuser. Pour rivaliser avec son concurrent électronique, le commerce « en dur » doit se brancher sur le smartphone. Le mobile intelligent du consommateur, devenu l’enjeu numéro un des futures batailles commerciales, l’objet qui efface la frontière entre commerce traditionnel et e-commerce.

1. Par le mobile tu passeras

Payer en cash ou avec sa carte à puce ? Ringard. Avec le développement du NFC (ou « communication en champ proche »), une technologie « sans contact », le smartphone se fait aussi portefeuille. Il va intégrer les cartes de paiement, de fidélité ou de transport. Il devient ainsi le médiateur de nos achats…

2. Surinformé tu deviendras

Internet nous a habitués à évaluer les informations, traquer les meilleurs prix, chercher des avis… Avec notre smartphone, nous pouvons le faire aussi dans les magasins : avant d’acheter un frigo, je scanne son code-barres, qui va me dévoiler toutes ses performances et l’opinion des utilisateurs. Au rayon alimentation, l’allergique va s’assurer que ce plat est bien indiqué pour son régime. Mais, surtout, on va pouvoir comparer les prix in situ. C’est déjà possible avec l’appli quiestlemoinscher.comde Leclerc, qui permet de confronter les étiquettes des magasins alentour. Il y a des bugs, cela ne marche pas toujours, mais le ton est donné.

3. Les déceptions tu éviteras

« Désolé, nous n’avons plus ce modèle de table, repassez dans quinze jours ! » Sachant qu' »un client déçu est un client foutu », des enseignes comme Ikea diffusent désormais l’état de leur stock. Le tout assorti, comme chez Boulanger, d’une possibilité de réservation à distance, pendant une heure. A charge pour le vendeur, aussitôt averti, de tenir le produit à disposition à l’accueil.

4. 24 heures sur 24 tu achèteras

Un des atouts maîtres du commerce électronique est qu’il est ouvert jour et nuit. Impossible d’en faire autant dans les rues ? A voir ! PayPal Labs mène des tests permettant d’abolir la frontière de l’achat physique. A Londres, on essaie des vitrines « magiques », recouvertes d’un film plastique spécial. La nuit, quand le magasin est fermé, notre smartphone peut y visualiser des objets, et les commander d’un clic.

5. Identifié tu seras

« Smartphone accepté. » Ces panneaux fleurissent déjà à l’entrée des caisses d’hypermarché comme Carrefour. Cela veut dire que le client n’a plus besoin de chercher sa carte de fidélité. Il passe son mobile devant un écran et enregistre ainsi ses points. Pour nous faire télécharger (et utiliser) ces applications, les enseignes nous donnent des récompenses : Monoprix offre un menu (sandwichs et plats frais préparés) gratuit après quatre achetés. Grâce à la connaissance qu’ils auront enfin de toutes nos habitudes d’achat, les magasins traditionnels espèrent ainsi rattraper leur retard sur leurs cousins virtuels, qui, eux, savaient déjà tout de nous.

6. Du temps tu gagneras

Le consommateur ne supporte plus d’attendre. Une trop longue queue aux caisses ? Il abandonne. Comment limiter ces ventes perdues ? Le mobile-portefeuille peut accélérer le mouvement, en faisant gagner quelques secondes sur chaque transaction aux caisses. En prime, les enseignes sont en train de convertir leurs vendeurs en caissiers ambulants. Elles imitent ainsi les vendeurs des Sephora à New York ou des Apple Store partout dans le monde.

7. Tous les articles tu essaieras

Prenons ce jeu vidéo inspiré de Harry Potter. On le présente devant un écran du magasin. Les figures des principaux héros s’animent aussitôt en 3D. Idem pour cette boîte de Lego, qui permet de visualiser la maison construite et ses petits personnages en mouvement. La réalité augmentée est la grande innovation qui va rendre les courses plus amusantes et plus efficaces. On nous promet que les cabines virtuelles nous débarrasseront de la corvée d’essayage des vêtements, quand elles seront au point.

8. Les promos tu optimiseras

Pour payer moins cher, il y a d’abord les bons de réduction, réinventés sur Shopmium, une appli qui liste des produits en promotion. On peut aussi essayer Prixing, qui compare les prix dans toute sa région. Il y a enfin les wish lists : des listes où l’on recense nos achats réguliers et nos envies. Ce service est déjà proposé aux Etats-Unis par PayPal, qui partage nos voeux avec ses partenaires commerciaux. Cela vaut de l’or pour le commerçant. Ainsi, pour les achats, comme les yaourts, la superette m’avertit de ses promotions quand j’entre dans le magasin. Pour les achats exceptionnels, But ou Leroy Merlin me feront savoir que le barbecue dont je rêve est en promo.

9. A la trace on te suivra

On ne marchera plus tranquillement dans la rue. Les alertes vont se multiplier sur les mobiles, pour nous pousser à l’achat, même quand nous pensons à autre chose. Ding ! fera l’iPhone pour nous signaler que le salon de thé du coin divise le prix des pâtisseries par deux à 16 heures. Le promeneur reçoit l’invitation parce qu’il est déjà client de cette chaîne et qu’il a accepté d’être « géolocalisé » en téléchargeant son application. C’est l’idée de base du très populaire Shopkick américain : accumuler des points convertibles en cadeaux ou en argent, en entrant dans les magasins adhérents à l’opération qui se signalent sur notre passage.

10. Tes amis tu associeras

Pour nous attirer dans ses centres commerciaux, le groupe Unibail offrait cet hiver une place de cinéma… mais à une condition : venir au moins trois fois dans le centre, en signalant chaque fois sa présence à ses amis, via l’option « lieux » de Facebook. C’est le début d’un mouvement de fond : le « shopping social ». Diesel a, dans certains magasins, des bornes équipées d’appareils photo et reliées à internet, afin que nous puissions tester à distance notre dernière tenue sur nos copains. Même idée, à quelques variantes près, chez Morgan, sur les Champs-Elysées.

Claude Soula et Nicole Pénicaut

La Fnac va développer des magasins de proximité en franchise

Le 15/02/2012

Enrique Martinez vient d’être nommé nouveau Directeur Général de la Fnac pour la France. Il succède à Jean-Pierre Champion, qui avait pris ce poste il y a tout juste un an après avoir exercé les mêmes responsabilité chez The Phone House. Un direction des Franchises et Partenariats est également créée pour développer une cinquantaine de nouveaux magasins de 300 m2 d’ici 2012.

La Fnac est actuellement en pleine période de mutation. Ce n’est plus un secret que de dire que l’enseigne s’intéresse de très près à l’électroménager qui pourrait être développé dans ses rayons au détriment du disque. Des corners Dyson et Nespresso sont d’ores et déjà en test dans plusieurs magasins (comme celui de Paris Wagram, photo ci-contre). Du petit électroménager est déjà vendu sur Fnac.com, et plusieurs fournisseurs sont reçus à la centrale pour présenter leur offre…

Dans le même temps, Alexandre Bompard, Pdg du groupe, continue à faire évoluer le top management. Enrique Martinez est nommé nouveau Directeur Général. Il est en entré à la Fnac en 1998. Depuis 2008, il occupait le poste de Directeur Général Espagne après avoir dirigé la Fnac au Portugal. En 13 ans, il a donc contribué fortement au développement de la Fnac en Péninsule Ibérique, première zone géographique à l’international de la Fnac. En rejoignant la Direction Générale France, Enrique Martinez aura notamment pour mission de poursuivre et de renforcer la mise en oeuvre du projet d’entreprise « Fnac 2015 »développé par Alexandre Bompard et présenté en septembre dernier .

Un ancien de Shopi pour développer des magasins de proximité en franchise

La Fnac annonce également la création d’une nouvelle Direction des Franchises et Partenariats qui confiée à Manuel Biota. Après une carrière de 13 ans au sein du groupe Carrefour, celui-ci occupait précédemment le poste de Directeur Régional pour la branche des supermarchés de proximité (Contact/City/Shopi) où il a contribué notamment à la mise en oeuvre du réseau de franchises de Carrefour City pour Paris – Ile de France.

Cette nouvelle direction qui s’inscrit dans le projet « Fnac 2015 » a pour mission de développer des formats de magasins de proximité sous forme de franchises dont les premiers seront ouverts d’ici fin 2012. Ce nouveau format de magasin permettra d’accélérer la densification du réseau de magasins Fnac et représente aujourd’hui l’un des principaux leviers de croissance pour l’enseigne. En septembre déjà, Alexandre Bompard avait annoncé vouloir ouvrir rapidement une cinquantaine de nouveaux magasins de 300 m2.

C&A va investir plus de 13 millions d’euros dans Paris

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Par Juliette Garnier

L’enseigne de mode va ouvrir un magasin place de la Madeleine, à la place du Madelios, et rénover son point de vente situé boulevard face au Printemps boulevard Haussmann. C&A cherche aussi trois autres emplacements dans la capitale pour porter son réseau parisien à huit unités.

Le projet de C&A à la place de Madelios est enfin sur les rails. L’enseigne germano-néerlandaise a obtenu l’aval de la commission nationale d’aménagement commercial (CNAC) pour ouvrir un magasin de 5.400 m² à la place de cet ancien grand magasin pour hommes déténu par MGPA depuis son rachat au Printemps en 2009. « Il ouvrira en mars 2013 », indique le direteur général de C&A en France, Antoine Brieu. Ce magasin mobilisera 6,5 millions d’euros d’investissement, indique-t-il.

Un nouveau look boulevard Haussmann en 2013

C& A cherchait à s’installer à cet emplacement depuis plus de deux ans. Au printemps 2011, l’enseigne germano-néerlandaise avait essuyé un refus d’autorisation de la commission départementale pour créer ce magasin. Elle avait dû faire appel. Décroché en novembre 2011, l’aval de la CNAC ouvre la voie à ce chantier phare.

Le magasin se déploiera sur deux niveaux, au dessus du Décathlon, qui occupe toujours le sous-sol de ce bâtiment. « Nous y installerons un concept de magasin analogue à celui ouvert à Vélizy 2 en avril 2011 », précise Antoine Brieu. Il se distinguera ainsi du magasin C&A du boulevard Haussmann. Ouvert en 1997, cette unité sera prochainement agrandie de 230 m², pour atteindre plus de 6.000 m². Et ses quatre niveaux seront entièrement rénovés pour un montant de 7,5 millions d’euros. C&A y présentera un nouveau look au printemps 2013.

Plus de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires

Mais l’enseigne n’en a cependant pas fini avec la capitale. Antoine Brieu et son directeur immobilier cherche trois autres emplacements dans Paris. « Dans le XVe arrondissement, à la place d’Italie et dans les quartiers Nation ou Bastille », indiquent-ils. Ces ouvertures devraient intervenir après l’inauguration de « 13 à 14 ouvertures en 2012 ».

Parmi cers dernières, figurent les magasins prévus à Lyon (Rhône) dans le nouveau centre Confluence d’Unibail-Rodamco, de Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans le centre construit par le groupe Sopic et celui des Quatre-Chênes de Pontault-Combault (Seine-et-Marne) proche d’un Leclerc. Ce plan relève de la stratégie de modernisation de C&A entamée l’an dernier.

« En 2011, cela a été une année difficile pour le secteur de l’habillement mais positive pour C&A. Notre activité a progressé de 3 % », assure Antoine Brieu. Elle a franchi la barre des 600 millions d’euros. Cette année, le directeur général de C&A en France table sur au moins 3 % de croissance.

Juliette Garnier – 20/02/2012

USA : le rebranding de JC Penney

Régine EVENO , 19/02/2012

Avec à sa tête un ancien d’Apple, la chaîne de grands magasins rajeunit. Elle a repensé son logo, repositionné son offre (moins de produits, plus de discount) et Ellen DeGeneres, la célèbre présentatrice télé qui fait faire des pompes à Michelle Obama, est devenue son ambassadrice !

Réinventer JC Penney, la chaîne de grands magasins américaine (110 ans d’existence). Tel est l’objectif ambitieux, au regard des derniers résultats de l’enseigne (des ventes en recul de 2,3 % en décembre) que s’est fixé la nouvelle équipe dirigeante de JC Penney, et surtout son nouveau CEO, Ron Johnson, qui arrive d’Apple. Elle vient de lancer un plan majeur de transformation des 1 100 magasins JC Penney. Ce plan de quatre ans (jusqu’en 2015) porte à la fois sur le pricing, sur les magasins et sur la communication, avec comme nouvelle ambassadrice de choc Ellen DeGeneres, la présentatrice télé dont le talk-show est suivi en moyenne par trois millions de spectateurs à chaque diffusion.

Le pricing d’abord. Avec sa nouvelle campagne “Fair and Square Pricing”, Ron Johnson veut véritablement renouveler le business model de l’enseigne. Celle-ci appliquera une stratégie d’Every Day Low Price et trois niveaux de tarification, avec notamment des grandes promotions mensuelles. Pour illustrer immédiatement les changements en cours, des rabais de 40 % sont offerts depuis le 1er février dans les magasins.

Les magasins ensuite. Un plan de remodeling de ceux-ci (qui s’accompagnera de réduction d’emploi) est prévu pour renouveler la shopping experience des clients.

Polémique autour de l’ambassadrice

En termes de communication, le nouveau logo (le troisième en deux ans…) vient de faire son apparition. Et la nomination d’Ellen DeGeneres comme ambassadrice de lamarque a déjà créé l’événement. Cette ancienne salariée de l’enseigne, qui s’est payé le luxe de faire faire des pompes à la First Lady, Michelle Obama, en direct, lors de son talk-show télévisé, a dû faire face à la fronde d’une association conservatrice. Prétextant de l’homosexualité, déclarée et assumée, de la présentatrice, celle-ci appelait au boycott de l’enseigne. Un épisode auquel elle a répondu en direct dans son show, en lisant les soutiens qu’elle avait reçu sur la page Facebook (40 000 fans) de l’association One Million Moms.

Comment les entreprises débusquent tous les secrets de votre comportement…

Achat en magasin ou en ligne, nos décisions sont influencées par nos habitudes plus que par des choix conscients. Chercheurs et entreprises se passionnent pour le sujet.

Les marques bénéficient encore d’un avantage indéniable face aux consommateurs :  ceux-ci n’ont pas réellement conscience du fait que leur comportement en ligne est étudié et ciblé. « Ont-ils d’ailleurs vraiment envie de le savoir ? » s’interroge Adversitement reprenant les idées de Daniel Elroy exprimées sur Web Analytics World.

« On ne peut pas mieux décrire l’histoire du marketing Internet ciblé qu’en le présentant comme un jeu du chat et de la souris, où les progrès technologiques, l’intelligence du consommateurs et les règlements gouvernementaux se bousculent en frolant la ligne interdite » estime Elroy.

Le récent exemple des applications comme celle de Twitter qui copiaient l’intégralité du carnet d’adresse des utilisateurs de sa version pour iPhone (sans, bien sûr, avoir demandé la moindre autorisation, ni avoir prévenu le consommateur de la manoeuvre) vient encore de l’illustrer.

Voir aussi la nouvelle politique de Google en matière de confidentialité annoncée fin janvier par Google et déja contestée pour mieux suivre les utilisateurs de Gmail, Chrome, Google+ ou Google docs et autres services maison.

Après les cartes de crédit, « les réseaux sociaux offrent aujourd’hui des opportunités sans précédents pour mettre en place un marketing de plus en plus ciblé. Technologie et demande se sont rencontrées dans un environnement toujours en cours de régulation. Résultat : les marketeurs investissent ce nouveau terrain de jeu à grande vitesse« , ajoute Elroy.

Le New York Times cite Andrew Pole qui a commencé à travailler pour la chaîne de magasins américains Target en 2002. Une chaîne inconnue en France, mais elle possède pourtant près de 1 770 magasins 355 000 employés dans 49 états américains. Des magasins où la pharmacie voisine avec les vêtements et l’alimentation. Et Target démarrera ses activités au Canada en 2013.

Bref quand Pole est arrivé chez Target, on lui a demandé « si nous voulons savoir si une cliente est enceinte, même si elle ne veut pas que nous le sachions, pouvez-vous y arriver ? » Target savait en effet que lorque la naissance se produit, les registres étant publics, les nouvelles mamans sont assaillies d’offres de toutes les entreprises, il faut donc agir auparavant.

Cibler ses offres

La collecte de données sur les clients n’est pas un phénomène nouveau ni chez Target, ni chez ailleurs. A chaque fois que c’est possible, Target assigne à chaque client un numéro unique un « Gest ID number »  qui enregistre tout ce qu’il achète. Si Target croise ses informations avec des données démographiques, il peut anticiper et vraiment cibler ses offres. D’aillleurs Target annonce que l’âge moyen de ses clients est de 40 ans, et qu’environ 43% ont des enfants encore à la maison.

Ce qui intéresse Target ce ne sont pas seulement nos habitudes d’achat, mais nos habitudes personnelles, notre mode de vie dont la formation est devenue un champ majeur de recherche en neurologie et en psychologie, aussi bien en médécine que dans les universités, et bien sûr dans les services de recherche des entreprises.

Une nouvelle grande boutique de prêt-à-porter vient alimenter l’offre tokyoïte

http://www.fastretailing.com/eng/group/gov/

Le 30 mars, la marque de prêt-à-porter abordable g.u. inaugurera une de ses boutiques phares dans le district tokyoïte de Ginza, un quartier où sont réunies les plus grandes marques de mode.

07 Février 2012

Le bâtiment de cinq étages offrira à l’enseigne 1.500 mètres carrés, actuellement occupés par la marque Uniqlo, qui fait également partie du groupe Fast Retailing. La nouvelle boutique proposera des articles de mode peu coûteux, ainsi qu’une ligne de vêtements pour enfants.

Alors qu’Uniqlo se spécialise dans les basiques et la simplicité, g.u. propose des produits plus tendance, mais également plus abordables. La marque a fortement gagné en notoriété en 2009 lors de la commercialisation de jeans à Y990 (€10.03). Elle avait alors du doubler la production des 500.000 pantalons initialement prévus.

Cette année-là, les ventes de ces jeans, pour hommes et pour femmes, ont représenté 25% des recettes de la marque et ont entraîné une augmentation de la vente d’autres produits en denim, comme les shorts et les minijupes.

La marque g.u. prévoit l’ouverture d’autres boutiques géantes au Japon afin d’atteindre son objectif de 200 inaugurations et de Y50 milliards (€506,5 millions) de recettes d’ici au 31 août 2013.

Des boutiques de ce type ont déjà vu le jour dans le district de Shinsaibashi à Osaka en 2010 et dans celui de Ikebukuro à Tokyo en 2011, ce qui a eu pour effet d’augmenter la renommée de la marque et d’attirer une clientèle plus large, en particulier chez les jeunes.

En ouvrant une boutique à Ginza — lieu de visite incontournable pour les touristes à Tokyo — la compagnie compte augmenter sa visibilité internationale et s’en servir comme d’un tremplin pour une implantation internationale.

Malgré la crise, les marques de prêt-à-porter ont su tirer leur épingle du jeu au Japon — en particulier celles qui ont joué la carte des prix abordables. Tout comme Uniqlo et sa politique de prix agressive, les marques américaines Abercrombie & Fitch, Forever 21 et Gap, le groupe suédois H&M et la chaîne espagnole Zara renforcent leur position au Japon.

http://www.gu-japan.com/

De nouveaux genres de magasins

mercredi 16 novembre 2011 

A l’heure où on peut tout acheter en ligne, pourquoi le consommateur arpenterait-il encore les rues marchandes et les centres commerciaux ? Le «nouveau magasin» n’est pas une machine de vente mais un lieu d’expérience.

Uplace, à Machelen.

Uplace, à Machelen.

Du 16 au 18 novembre s’est déroulé, à Cannes, le salon de l’immobilier commercial Mapic. Au cours de cet événement international où se rencontrent retailers et professionnels de l’immobilier, il est de tradition de décerner des prix. Dans la catégorie «Meilleur nouveau concept de retail», le nouveau flagship store d’Asics, à Amsterdam, figure sur la liste de nominés. Comme il convient à un magasin phare, c’est avant tout une vitrine branchée destinée à mettre en valeur la collection complète de chaussures et de vêtements de sport de la marque japonaise. Mais c’est plus qu’un magasin. Dans le Running Lab, le visiteur peut mesurer ses capacités de coureur tandis qu’à l’aide d’un scanning en 3D de son pied, il peut trouver la chaussure de course qui lui conviendra le mieux. Le Running Club, pourvu quant à lui de cabines d’essayage, de douches et de casiers, est le point de départ idéal pour un jogging dans le Vondelpark tout proche.

L’établissement amstellodamois d’Asics est un bel exemple d’une nouvelle génération de magasins. Ce sont des lieux où il est possible de vivre des expériences. On peut naturellement aussi y faire des achats mais ce n’est pas toujours l’objectif prioritaire. Dans le livre Experience shopping, publié par Lannoo et le promoteur immobilier Uplace, l’auteur Ann De Kelver explique, force exemples à l’appui, que le secteur du retail entre à présent dans «l’ère de l’expérience».
L’Experience shopping s’inscrit dans le concept plus large de l’ experience economy que les professeurs d’université Joseph Pine et James Gilmore ont introduit dans leur ouvrage intitulé Experience Economy, publié en 1999. Les auteurs expliquaient que l’économie classique basée sur la commercialisation de biens était à bout de souffle. Et qu’il en allait de même pour l’économie basée sur la prestation de services. Nous continuons naturellement à produire des biens et à fournir des services mais selon Joseph Pine et James Gilmore, ces activités ne suffisent plus à créer de la croissance économique. Pour eux, l’expérience est l’étape suivante dans la création de valeur. Un pas que beaucoup d’entreprises sont en train de franchir, certaines avec plus d’enthousiasme que d’autres. Pour les deux professeurs, Starbucks est un bel exemple pratique qui illustre leur théorie. Starbucks ne vend pas un produit (un paquet de café) ou un service (une tasse de café) mais une expérience : un café, un service de qualité dans un endroit agréable où l’on peut s’accorder un moment de repos. Autrement dit : chez Starbucks, on ne paie pas pour le café mais pour un quart d’heure de quality time.
Le paradis du shopping «versus» le parc d’attractions
L’évolution vers des «magasins d’expérience» n’est pas dissociable du succès croissant du shopping en ligne. Dans son étude Retail 2020, le consultant immobilier international Jones Lang LaSalle prédit qu’en 2020, dans les marchés matures, plus de la moitié de toutes les transactions retail dans le non food se feront par voie numérique. Il va de soi que ce changement a aussi des implications pour les canaux de distribution classiques. Selon Bart Canini, de l’agence de concept et design Creneau International, «un magasin était par essence un lieu où l’on faisait du commerce. Internet a partiellement vidé cette fonction de son contenu. Et l’Internet mobile renforce encore davantage cette évolution. Aujourd’hui, je peux, par exemple, faire du shopping avec mon smartphone en attendant le bus. Le commerçant doit donc donner à ses clients une raison de venir dans son magasin. Un bon produit ne suffit plus. Il faut pouvoir enthousiasmer le client, le surprendre en lui faisant goûter, essayer, sentir des choses et en suscitant chez lui des émotions. Cela implique cependant aussi qu’il faut parfois sacrifier de l’espace de magasin réservé aux produits. Un message qui, en ces temps de crise, est difficile à faire passer chez beaucoup de commerçants…»
«Il n’y a pourtant plus moyen de faire marche arrière», estime Lorin Parys, COO de Uplace, qui veut créer dans la zone du canal de Machelen «une destination d’expérience one stop» (lire aussi «Ne traitez pas Uplace de centre commercial», p. 60). «L’ experience shopping n’est pas une tendance passagère, ce n’est pas quelque chose qui est hot aujourd’hui et qui s’estompera demain. En fait, il s’agit de l’essence de ce que les gens veulent : ils désirent prendre part à des expériences uniques, découvrir de nouvelles choses, être surpris…. L’expérience de shopping évoluera toujours avec l’air du temps», affirme Lorin Parys en se référant à une enquête qui a tenté de cerner ce que les Européens entendent par le terme «luxe». Seulement 44 % des Européens définiraient le luxe comme un bien-être matériel. Une majorité associerait cette notion à des expériences enrichissantes (38 %) ou au temps que l’on peut enfin prendre (18 %). «La dématérialisation du luxe est aussi une indication de la maturité d’une économie, poursuit Lorin Parys. Dans les pays scandinaves, le pourcentage de gens qui répondent que le luxe est une denrée que l’on peut acheter est même inférieur à 44 %. Mais en Bulgarie, par contre, une nouvelle Rolex est encore pour beaucoup de consommateurs le summum du luxe…»
Autre conséquence de la révolution internet : l’impact des mass medias diminue. En ces temps d’interactivité, les marques éprouvent plus de mal à faire passer leur message par la voie unidirectionnelle des campagnes publicitaires classiques. Cela est une bonne nouvelle pour le statut du magasin physique car tout en étant un canal de distribution, il devient de plus en plus un instrument de marketing. «Le magasin devient un lieu où les visiteurs sont plongés dans une expérience de la marque. Les flagship stores d’Apple en sont l’exemple ultime. Il y a 10 ans, Apple n’avait pas ses propres boutiques. A l’époque, c’était un producteur de microélectronique qui avait recours à la distribution multicanal», commente Lorin Parys. Il conclut que le shopping est de moins en moins fonctionnel. Le public qui fréquente une rue commerçante ou un centre commercial, n’y vient pas avec sa petite liste de courses en poche. «Le shopping est aujourd’hui une distraction, estime le COO. Paul Kelly, le CEO du grand magasin britannique Selfridges, a affirmé à ce propos : «Nous sommes plus en concurrence avec les cinémas et les parcs d’attractions qu’avec d’autres grands magasins.» Ces propos résument parfaitement la situation. Le magasin M&M World, sur Times Square à New York, est une attraction touristique qui jouit d’une énorme popularité. Or c’est un magasin axé sur des friandises en chocolat…»
Le recours à l’authenticité
Pour les détaillants en difficulté, le message est clair : transformez votre magasin en un lieu «d’expérience» et la réussite sera garantie. Toutefois, Lorin Parys reconnaît que ce n’est pas aussi simple. «On ne peut pas métamorphoser un magasin qui vend un mauvais produit ou dont le rapport qualité/prix laisse à désirer, en une affaire à succès simplement en y ajoutant une expérience. Mais cela rendra un produit fort encore plus fort.»
Une étude révèle que le recours à l’authenticité peut être l’une des manières d’ajouter de l’expérience à un environnement commercial. «Dans notre pays, c’est ce que fait Le Pain Quotidien, explique la chercheuse belge Ann Petermans. Des tables rustiques, l’odeur du pain fraîchement cuit, la musique classique, etc. sont autant d’éléments qui plongent le client dans une ambiance authentique.» Les auteurs Joseph Pine et James Gilmore considèrent eux aussi l’authenticité comme un facteur crucial de succès dans l’expérience de shopping. Ils ont d’ailleurs intitulé Authenticity l’ouvrage qui fait suite à The Experience Economy. Mais, remarque Ann Petermans, «les Etats-Unis ont une tout autre histoire que l’Europe. De ce fait, l’authenticité y a aussi une autre signification. Pour beaucoup d’Américains, la poupée Barbie est quelque chose d’authentique. Cela n’est pas le cas pour les Européens».
Simone Pullens, designer chez Creneau International, estime que seule une approche globale peut mener à la réussite. «C’est la somme de différentes choses : l’intérieur du magasin, la communication, l’emballage… Pour être crédible, tout doit concorder.» Cela signifie-t-il que seules des chaînes de magasins ou des grandes marques peuvent se lancer dans l’experience shopping ? «Non, absolument pas, répond Bart Canini (Creneau International). Pour Eye Candy, nous avons participé à la création du concept de magasin. Il s’agit d’un nouveau magasin de lunettes qui n’a qu’un seul établissement dans le Wijnegem Shopping Center. Ajouter un aspect expérience à un magasin ne coûte pas forcément cher. Avec un brin de créativité, on peut déjà aller loin. Pour Hunkemöller, nous avons, par contre, réalisé un brand reset. Dans ce cas, on revoit l’identité, le concept du magasin, l’emballage et l’expérience générale de la marque. Les nouveaux magasins ne sont cependant pas plus coûteux que les anciens.»
Lorin Parys estime également que l’expérience de shopping n’est pas réservée aux marques connues. «En fait, le petit indépendant est le mieux placé pour appliquer ce concept. Car il faut des mois pour qu’un énorme cargo comme Abercrombie & Fitch change de cap. Mais ce n’est pas très compliqué pour un boulanger-pâtissier local de se mettre à garnir ses gâteaux dans le magasin au lieu de le faire dans son atelier. Ou de donner tous les mois un cours de pâtisserie à ses clients. Ce sont d’incroyables façons de s’attacher la clientèle. Et c’est une décision que le boulanger-pâtissier peut prendre du jour au lendemain. Et qu’est-ce qui est plus authentique qu’un boulanger chaleureux ?»
La surface commerciale moyenne augmente
Les implications de ce changement de concept sur l’immobilier commercial sont visibles depuis quelque temps dans nos rues. La surface commerciale moyenne augmente déjà depuis quelques années. La sensation d’espace que l’on éprouve dans certains flagship stores est impressionnante et entrer dans un tel magasin est parfois déjà toute une expérience en soi. L’attention portée à l’architecture d’intérieur dans le monde du shopping a aussi pris son envol. Les retailers engagent des architectes renommés et ceux-ci ne sont plus gênés d’accepter une telle mission commerciale. L’exemple international le plus connu est peut-être la collaboration entre l’architecte vedette néerlandais Rem Koolhaas et le label de luxe Prada. Rem Koolhaas a même consacré une étude au phénomène du shopping : The Harvard Design School Guide to Shopping. En Belgique, les B-architecten (notamment Filou Company et Winkel Walter) ainsi que Glenn Sestig (Verso, Natan) sont populaires dans les milieux du retail.
La qualité architecturale de nos centres commerciaux bénéficie aussi de l’évolution du concept. La galerie marchande purement fonctionnelle cède de plus en plus la place à des perles architecturales. VivioCity, le plus grand shopping center de Singapour, est l’œuvre de l’architecte japonais Toyo Ito. Chez nous, le promoteur immobilier Wilhelm & Co s’est adressé au designer israélien Ron Arad pour sa Médiacité à Liège.
L’effritement de la fonction uniquement commerciale des magasins a aussi des conséquences immobilières. Dans des «magasins» comme The Samsung Experience dans le Time Warner Center (New York), on peut regarder, essayer, écouter, jouer mais on ne peut rien acheter. La relation classique entre le loyer et le chiffre d’affaires se trouve ainsi mise sous pression.
Laurenz Verledens

JULIE GUERLANDE : La franchise de mode lance un nouveau concept de magasin

La franchise de mode lance un nouveau concept de magasin

Sur le marché de la mode et du prêt-à-porter, l’enseigne Julie Guerlande, développée en commission-affiliation, lance un nouveau concept de magasin, sous l’impulsion de son nouveau propriétaire Verywear*. L’ambition assumée par les dirigeants : donner un coup de jeune à la marque de vêtements pour femmes !

En 2010, Verywear rachetait l’enseigne de mode et se lançait dans une campagne de rénovation de cette marque dédiée aux femmes de 40 ans et plus.

Nouvelle formule de magasin et nouvelles collections !

Concrètement, la formule magasin a été revue avec l’aide de l’architecte nordiste Christophe Deplanques et testé à Arras et Maurepas. Fini l’historique orange et bois de l’enseigne, Julie Guerlande adopte le prune, le blanc et le métal, pour un vrai coup de jeune !

Côté collection, l’équipe de style et création a été remonté à Lille dans les locaux du repreneur et l’enseigne promet un vrai changement de sa ligne pour la collection printemps-été 2012.

112 points de vente en France en France et à l’étranger

La chaîne de prêt-à-porter féminin Julie Guerlande a été créée en 1992 par le groupe Aster Mode. Elle est développée en commission-affiliation depuis 2001.

Le concept Julie Guerlande se développe à la fois en centre ville et en centre commercial sur des surfaces de 60 à 100 m2. Selon son discours marketing, chaque nouvelle collection est construite autour de thèmes, de couleurs coordonnés et s’appuie sur le goût et l’expérience de ses équipes de créateurs.

Julie Guerlande compte aujourd’hui 112 points de vente. Elle est présente en France et à l’étranger où elle a installé des corners dans les grands magasins canadiens et des unités en Hongrie. Elle se lance d’ailleurs dans un plan de recrutement et recherche aujourd’hui ses nouveaux commissionnaires-affiliés !

*Verywear est un groupe de distribution spécialisé dans le prêt à porter multi-marques. Ce groupe est composé de plusieurs enseignes de distribution textile comme Devianne, Magvet, Stanford, CeviMod et plus récemment Julie Guerlande. Selon le groupe de prêt-à-porter, Verywear, c’est 110 M€, plus de 1000 salariés, 6 000 000 visiteurs en magasin par an, 1 300 000 clients par an, près de 200 000 porteurs de carte de fidélité actifs par an et 2 9000 000 produits vendus par an.

Audrey, rédactrice AC Franchise

http://www.julieguerlande.com/catalogue/

Les Galeries Lafayette vont revenir en Chine en ouvrant leur premier magasin à Beijing

Le groupe français Galeries Lafayette a annoncé la création d’un magasin dans la rue commerçante de Xidan à Beijing, ce qui signifie le retour des Galeries Lafayette sur le marché chinois après 14 ans.

« Si les Galeries Lafayette ont choisi ce moment pour retourner à Beijing, c’est parce que notre groupe d’exploitation s’est aperçu que pendant les 3 ans après l’organisation des Jeux Olympiques 2008 à Beijing, cette dernière est vite devenue la capitale de la consommation des produits de luxe la plus active de l’Asie-Pacifique. » a révélé le PDG du groupe français Galeries Lafayette.

La place Xidan, qui se situe dans la rue Xidanbei à Beijing et qui occupe une surface de 48 000 m2, a été louée fin l’année dernière par les Galeries Lafayette. Ces dernières ont annoncé qu’un magasin Galeries Lafayette sera ouvert en 2013 à Xidan et il deviendra le nouveau symbole du shopping de Beijing. En maintenant les caractéristiques françaises des Galeries Lafayette, le magasin « made in China » créé à Xidan tiendra compte du goût des Chinois, en proposant certaines nouvelles marques d’Europe, des Etats-Unis et des autres pays asiatiques.

De plus, les Galeries Lafayette ont montré de plus grandes ambitions. Le groupe a annoncé que d’ici 5 ans, 15 magasins Galeries Lafayette seront ouverts en Chine.

Le groupe Galeries Lafayette était entré sur le marché de Beijing en 1997. Cependant, à cause d’une mauvaise gestion, son magasin de Beijing a été fermé après mois d’un an. Depuis lors, les Galeries Lafayette n’étaient plus jamais entrés sur le marché asiatique.

Cette coentreprise établie avec I.T GL Holding, basé à Hong Kong, ouvrira son premier établissement en 2014. Les deux parties ont investi à parts égales, et l’investissement maximal de I.T atteindra HK$ 150 million ($19.35 millions) pour le premier magasin.

D’autres magasins seront ouverts dans d’autres villes chinoises dont Shanghai, Chengdu, Shenzhen et Macao, selon une annonce publiée par la bourse d’échange de Hong Kong.

Les Galeries Lafayette avaient déjà ouvert un magasin à Beijing dans les années 90 du dernier siècle, mais il avait été fermé à peine une année plus tard.

Selon les statistiques, Beijing est devenue la première ville de consommation de la Chine et la 6e ville du monde pour le commerce de détail. Les revenus des articles de consommation au détail ont atteint 530,99 milliards de yuans (environ 78 milliards de dollars US).

Le magasin des Galeries Lafayette jouit d’une réputation remarquable parmi les touristes chinois. Selon les agences de voyage, au moins 90% des touristes chinois venant en groupe en France font des achats aux Galeries Lafayette, dont 10% des revenus annuels viennent des touristes chinois.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

http://www.galerieslafayette.com/

Uniqlo ouvre un gigantesque magasin à Tokyo, affiche sa dimension mondiale

La populaire marque nippone de vêtements Uniqlo va inaugurer mi-mars un immense navire amiral à Tokyo, dans le quartier commercial de Ginza, lieu sans égal pour diffuser l’image d’une marque qui prétend jouer dans la cour des grands à l’échelle internationale.
« L’enseigne est née en province, à Yamaguchi (ouest). A l’étranger, nous occupons certes des emplacements dans les grandes artères de capitales, mais au Japon, nous avons beaucoup de magasins dans les centres commerciaux », a rappelé mardi le PDG et fondateur d’Uniqlo, Tadashi Yanai, lors d’une rencontre avec des journalistes.

« Uniqlo est devenue une marque mondiale, cela se sait hors du Japon, mais les Japonais, eux, n’en ont pas assez conscience. C’est pour cela qu’un très grand magasin, comme ceux que nous avons à New-York, Paris, Shanghai ou Londres, est nécessaire à Tokyo », a-t-il poursuivi.
Uniqlo compte à présent plus de 850 points de ventes de diverses tailles dans l’archipel, mais les petits magasins « de bord de route » sont nombreux et la marque conserve dans l’esprit des Nippons l’image d’une simple enseigne de vêtements bon marché, tandis que les étrangers saluent la dimension des boutiques, l’ampleur de l’offre, le rapport qualité/prix et le service « à la japonaise ».
Selon M. Yanai, le quartier de Ginza, au coeur de la capitale, est « un carrefour des profils et des nationalités », et en ce sens le lieu idéal d’implantation pour le prochain navire amiral de 5.000 mètres carrés répartis sur 12 étages.
De là sera, selon lui, « diffusée l’image actuelle d’Uniqlo non seulement à travers le Japon mais aussi vers le monde ».
Ce gigantesque Uniqlo emploiera 520 personnes, dont 100 étrangers parlant anglais, chinois, français ou encore coréen, et offrira un service de concierges.
A l’instar de l’espagnol Zara, de l’américain Gap ou du suédois Hennes & Mauritz (H&M), Uniqlo occupe déjà un emplacement à Ginza, mais il est divisé en deux espaces hommes/femmes séparés, sur une superficie très inférieure.
Grâce à son immensité, le nouveau temple présentera, selon son directeur Teruaki Matsumoto, toute la gamme Uniqlo, avec des rayons inédits, notamment pour les bébés, ainsi que les vêtements fruits de collaborations avec des créateurs de renom ou qui influencent les tendances.
Le magasin de Ginza, qui ouvrira au public le 16 mars, marquera une nouvelle étape pour Uniqlo dans sa montée en puissance planétaire entamée avec l’inauguration d’un premier temple à New York en 2006, poursuivie à Londres en 2007, Paris en 2009, Shanghai en 2010 ou encore Séoul en 2011.
L’enseigne se fixe pour but d’ouvrir quelque 200 à 300 grands points de vente par an dans le monde afin d’élever son chiffre d’affaires à 5.000 milliards de yens (50 milliards d’euros) en 2020, contre 937 milliards prévus pour l’exercice en cours.

http://www.uniqlo.com/fr/