Monthly Archives: novembre 2011

CHRONOSTOCK ARRIVE A STRASBOURG

La première enseigne de magasins éphémères, poursuit son développement et débarque à Strasbourg. Désormais, Chronostock est présent dans 89 villes de France et de Belgique.

Prolongeant une histoire lancée en mars 2008 à Saint-Etienne, Chronostock, la première enseigne hexagonale de magasins éphémères, a ouvert jeudi 10 novembre 2011, son premier point de vente à Strasbourg. Fidèles à la stratégie qu’ils ont mise en place depuis trois ans, Edouard de Jandin et Bruno Poncet, les créateurs de l’enseigne, ont choisi d’implanter le concept au cœur de la ville en proposant sur 80 m² des produits de grandes marques à petits prix.

Chronostock à Strasbourg

La vente a débuté le jeudi 10 novembre et s’achèvera le mardi 31 janvier 2012, autour du thème du petit électroménager et des accessoires de cuisine. Le point de vente de 80 m² est situé au cœur du centre ville de Strasbourg, 25 rue des Tonneliers. Il sera ouvert en non-stop du lundi au samedi de 10h00 à 19h00.

Comme l’explique Bruno Poncet : « Chaque semaine, nous recevrons un nouvel arrivage et comme le veut le concept Chronostock, il s‘agira uniquement de produits de marques, liés à différents univers autour de la cuisine et de la décoration : arts de la table, cuisson, petit électroménager, décoration… vendus à prix cassés
de 20 à 70% moins chers que dans le commerce traditionnel. »

Brunot Poncet et Edouard de Jandin surfent sur le succès à Strasbourg, et développent leur concept : « Pour nous accompagner dans cette aventure, nous avons créé 3 emplois afin d’animer le magasin pendant toute la durée de la vente ».

Cette nouvelle implantation porte ainsi à 168 le nombre de magasins déjà ouverts. Car c’est bien d’un véritable phénomène de société qu’il s’agit. Avec le développement du e-commerce et des sites de ventes privées, les consommateurs ont pris l’habitude de dénicher des produits de marque à prix sacrifié, quelle que soit la période de l’année. Une concurrence à laquelle le commerce traditionnel de centre-ville n’était pas préparée, puisqu’il doit se contenter de périodes de soldes, très précisément encadrées dans le temps.

Un concept novateur

Avec le concept des magasins éphémères, Chronostock a trouvé la parade et redonne vie, pendant 1 à 6 mois selon les cas, à des sites commerciaux urbains en quête d’un nouvel élan. Dans ces magasins, dont la surface commerciale moyenne est de l’ordre de 100 m², Chronostock propose en « vente flash » des articles 20 à 70% moins chers que dans le commerce traditionnel. Les ventes sont thématisées par grandes familles : petit électroménager, arts de la table, bagagerie, vin… L’offre commerciale de Chronostock se caractérise donc non seulement par son incomparable positionnement en termes de prix, mais aussi par sa formidable diversité.

Car au cœur du succès de l’enseigne, se trouve un concept savamment étudié basé sur la réactivité et sur la chasse aux surcoûts inutiles. Ainsi, aucun investissement n’est engagé pour aménager les locaux commerciaux dans lesquels les ventes sont organisées. Il faut seulement 5 jours, à une équipe de trois personnes, pour installer le magasin et présenter le stock et à peine 2 autres jours pour vider les lieux, une fois la vente achevée. Les produits sont présentés sur des tables ou sur des palettes et le client ne paie donc rien d’autre que son produit. Enfin, la communication est organisée autour d’une newsletter sur internet, faisant le point régulièrement sur les ventes en cours et sur celles à venir sur l’ensemble des territoires où Chronostock est implanté et autour de la visibilité naturelle liée à la qualité des emplacements retenus.

Un modèle économique efficace

Pour alimenter les magasins éphémères Edouard de Jandin et Bruno Poncet négocient des contrats avec de grands fabricants, des grossistes et des distributeurs, qui cherchent par exemple, à écouler leurs invendus ou les produits dont le packaging est amené à changer.

Forts de la réussite obtenue en France, où désormais 64 villes ont été conquises, les créateurs de Chronostock ont fait leurs premiers pas à l’international, en novembre 2009, en Belgique. Après avoir signé une Master Franchise avec Jean-Luc Roisin, un professionnel local expérimenté et bien implanté sur son territoire, ils ont en effet ouvert un premier magasin éphémère à Louvain, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Bruxelles. A ce jour, 45 magasins dans 25 villes de Belgique ont été ouverts.

Une nouvelle étape de cette croissance à l’internationale a été franchie en 2011 avec l’ouverture de plusieurs magasins en Flandre.

Afin de soutenir cette croissance, les deux fondateurs finalisent en septembre 2010 un tour de table de 2,5 millions d’euros auprès d’Idinvest. Désormais accompagné de ce partenaire qui prend place dans son capital, l’opérateur de magasins éphémères envisage une croissance exponentielle au cours des prochaines années. « Nous prévoyons l’ouverture de plus de 60 magasins éphémères en 2011 et de plus de 120 en 2012 », précise Edouard de Jandin, Directeur Général qui « vise prioritairement les agglomérations de plus de 150 000 habitants, sans négliger pour autant celles qui abritent plus de 50 000 habitants ».

Un nouvel essor sur le web

Désormais bien implanté en France et à l’étranger, Chronostock souhaite poursuivre son développement sur le net avec l’appui de son site www.chronostock.fr, relais permanent des magasins. Jusqu’à présent, le site avait pour principale vocation d’informer l’internaute de toutes les ouvertures en cours et à venir et de localiser en temps réel sur une carte de France, les magasins éphémères.

Désormais, Chronostock propose un nouveau service attendu par les consommateurs : la vente en ligne. Une évolution naturelle, un succès annoncé ! « Nous répondons à une réelle demande car tout le monde n’a pas un magasin éphémère à proximité », confie Edouard de Jandin. Pour satisfaire les consommateurs friands de bonnes affaires, Chronostock propose donc désormais ces produits en vente en ligne. Sur le modèle des ventes flash des magasins, www.chronostock.fr propose, tous les mois, sur son site une vente exclusive avec un compte à rebours. 1 fois par mois 200 produits de grandes marques sont sélectionnés et proposés en quantité limitée à prix fracassés.

Conscient que les attentes des internautes ont évolué ces dernières années, Chronostock a souhaité aller encore plus loin que la vente en ligne en lançant sa WEB TV : Chronostock TV, une chaîne avec une grille de programme, une émission phare, un animateur issu du monde de la télévision David Lantin, ses chroniques, ses reportages. Plus qu’une simple réponse, elle devance les attentes et besoins des consommateurs, et va au cœur du concept Chronostock en présentant ses acteurs, son quotidien, ses partenaires, ses produits …

A l’instar des chaînes et émissions télévisées, Chronostock TV a choisi d’être parrainée par une personnalité en adéquation avec son contenu et sa ligne éditorial : Cyril Rouquet, le finaliste le plus félicité de l’émission Masterchef.

Une aventure humaine

Lyonnais de naissance, Edouard de Jandin et Bruno Poncet ont fait le pari de mener à bien cette aventure commerciale en la fondant sur des valeurs d’amitié et de complémentarité. Respectivement âgés de 37 et 38 ans, ils ont tous deux évolué dans le milieu du discount pendant quelques années, développant chacun un savoir-faire précis en matière d’achat et d’immobilier commercial.

Au terme de leur première année d’activité, les magasins éphémères, qui ont vu le jour en 2008 à Lyon et dans sa banlieue ont réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros. Après consolidation de toutes les enseignes à fin 2010, le chiffre d’affaires de Chronostock va s’établir à plus de 10 millions d’euros.

 www.chronostock.fr

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Publié le :
21-11-2011

Le Jardin des Fleurs fait évoluer son concept

Par Olivia Leroux, Franchise-Magazine.com

FLEURSIDENTITE VISUELLE, publié le lundi 21 novembre 2011

Le Jardin des Fleurs vient de lancer à Bordeaux, sa ville d’origine, un nouveau concept de magasin. Il sera bientôt déployé dans les 70 points de vente, dont 58 franchises, que son réseau fédère en France.

Une ambiance… encore plus nature. C’est ce que Le Jardin des Fleurs a choisi d’insuffler à son réseau. L’enseigne vient d’inaugurer à Bordeaux, sa ville d’origine, un nouveau concept intérieur. Il fait la part belle au bois, à la couleur verte et au gazon.
Trois magasins ont déjà fait peau neuve et l’ensemble de la chaîne de 70 points de vente (majoritairement en franchise) devrait suivre. Si toutefois, évidemment, ces premiers tests se révèlent concluants.
Le Jardin des Fleurs qui affiche un parc stable, depuis l’année dernière, mais ne manque pas de projets. Après son rapprochement avec Oya Fleurs, au printemps (qui a donné naissance au groupe Flora Nova), l’entreprise réfléchit désormais au lancement d’une nouvelle enseigne d’hyper-centre.
« Nos clients, comme nos adhérents, ont déjà accès à deux concepts tout à fait complémentaires, avec Oya et Le Jardin des Fleurs. Notre but est double : séduire une nouvelle frange des premiers et donner aux seconds le moyen de se créer un solide portefeuille de marques pour se développer », explique Benoît Ganem, Président du Directoire du groupe. Le lancement de cette nouvelle enseigne est prévu pour le premier semestre 2012.

http://www.lejardindesfleurs.com/

Burberry s’installe rue du Faubourg Saint-Honoré

                  La marque britannique au célèbre tartan, Burberry, va ouvrir le 1er décembre 2011 un nouveau magasin rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le VIIIe arrondissement.                     Sylvie Chayette

La marque britannique au célèbre tartan, Burberry, va ouvrir le 1er décembre 2011 un nouveau magasin rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le VIIIe arrondissement.

Véritable vaisseau amiral de plus de 900m², ce nouvel espace sera réparti sur 4 niveaux et réunira tous les départements de la marque (homme, femme, accessoires, Burberry Prorsum et Burberry London). Outre le magasin historique du boulevard Malesherbes, la griffe avait ouvert en février 2010 un  magasin boulevard Saint-Germain.

Burberry, 56 rue du faubourg Saint-Honoré – 75008 Paris Inuaguration officielle le 1er Décembre

http://fr.burberry.com/store/

 

Oxylane ouvre un magasin et sa plaine de jeux gratuite dès samedi à Lesquin


21.11.2011, PAR MARIE VANDEKERKHOVE

|  GALAXIE MULLIEZ  |

Le site aurait pu accueillir le futur Grand Stade de Lille. Le hasard a voulu qu’il reste destiné au sport, avec l’arrivée du premier-né des « villages Oxylane » dans la région. Le magasin Décathlon et sa prairie sportive de 10 ha, en accès libre toute la semaine, ouvrent samedi. Une nouvelle capitale de la forme, en bordure de l’autoroute A1, qui repose sur un concept commercial : on attire le client en lui offrant une pratique gratuite. Rencontre avec Patrick Levaique, le directeur du site.

> Que trouvera-t-on sur ce « village Oxylane », situé entre l’aéroport, l’autoroute et le CRT et dont on aperçoit déjà l’enseigne Décathlon depuis l’autoroute A1 ?
« C’est le dixième « village Oxylane » de France, qui correspond à un nouveau concept de magasin Décathlon. L’objectif pour le client, c’est de pouvoir s’équiper, pratiquer et partager une pratique sportive sur un même site. À côté du magasin de taille moyenne, environ 3 000 m² (entre V2 et Campus, les deux magasins villeneuvois), les gens pourront disposer d’une prairie de 10 ha avec différents terrains de foot, naturels et synthétiques, des terrains de basket, de beach volley, de handball, de sentiers aménagés pour la pratique du vélo, du roller, du jogging… L’originalité du site de Lesquin, c’est qu’il accueille aussi le siège français d’Oxylane, auparavant installé à proximité de Décathlon Campus, à Villeneuve-d’Ascq. Quelque 240 salariés y ont emménagé le 14 novembre. »

> Les terrains seront véritablement en accès libre ?
« L’accès est totalement ouvert et gratuit, même sept jours sur sept, le magasin n’étant généralement pas ouvert le dimanche. Nous mettons même à disposition des vestiaires pour les pratiquants. L’idée, c’est de s’ouvrir aux particuliers, qui pourront venir faire du cerf-volant, du jogging ou du foot entre amis, mais aussi aux associations sportives, aux clubs qui pourront disposer de nos terrains ponctuellement. Le site dispose également d’un espace pour les démonstrations sportives, une sorte de « vitrine » pour les clubs locaux. »

> Pourquoi s’installer à Lesquin ?
« Cela vient combler un manque dans la zone de chalandise du sud de la métropole, où la clientèle est très sportive. Les communes sont plus petites, avec beaucoup de clubs sportifs, et il existe une attente au niveau des équipements. Les gens veulent pouvoir pratiquer librement, et notamment du fitness à l’heure du déjeuner, ou en sortant du bureau, a-t-on noté chez les salariés des nombreuses entreprises des environs. »

> Quelles solutions le « village » peut-il leur apporter sur ce dernier point ?
« L’ouverture du magasin et de la plaine de jeux est une première étape. Nous envisageons de faire appel à des partenaires pour compléter l’offre sportive  : une salle de fitness, du foot en salle, un mur d’escalade… Mais une modification du plan local d’urbanisme est nécessaire. Cela ne pourrait être envisagé avant fin 2013, au plus tôt. »

> Des services particuliers sont-ils proposés pour l’ouverture, ce samedi 26 novembre ?
« Nous avons invité huit clubs sportifs de Lesquin, qui organisent des démonstrations et des initiations : judo, escrime, danse, poney, rollers… Dans le magasin, l’espace « My sport’eezy » propose ses premiers anniversaires sportifs. et exceptionnellement, le magasin sera ouvert ce dimanche. » •

http://www.oxylane.com/

 

Le «charity shop» à l’anglaise cherche sa place en France

Par Isabelle de Foucaud Publié
 

 Oxfam France a organisé une «journée friperie» dans sa bouquinerie de Lille, en mai 2011, en vue de l’ouverture en fin d’année d’un magasin de vêtements de seconde main dans la ville du Nord. Crédit photo : Oxfam France.

L’association Oxfam ouvre sa première friperie à Lille début décembre, dans l’espoir de convertir les Français à l’achat de seconde main. Encore lui faudra-t-il s’imposer face à Emmaüs ou la Croix Rouge.

Un début timide. Le concept anglais de «charity shop» a débarqué en France en 2007, lorsque l’ONG Oxfam a ouvert une librairie d’occasion à Lille. Depuis, l’association a investi Paris, où deux «bouquineries» se sont installées dans le 14e arrondissement puis dans le 11e. Elle entend maintenant passer à la vitesse supérieure, en ouvrant mi-décembre, sa première friperie à Lille. «Dans la lignée de nos trois boutiques, ce nouveau magasin proposera des vêtements de seconde main, de bonne qualité et à petits prix», explique Stéphanie Dufour, directrice générale adjointe en charge des finances et du développement d’Oxfam France.

Avec seulement quatre boutiques en quatre ans, l’ONG peine à faire décoller ses «charity shops» en France. A titre de comparaison, elle comptait 45 boutiques en Irlande en 2010, 36 en Allemagne (où elle est installée depuis 1995), 42 en Belgique et 697 en Grande-Bretagne, où le phénomène est né dans les années 1940. Aujourd’hui, on compte près de 9000 «charity shops» outre-Manche, toutes associations confondues. «Le concept est relativement nouveau en France. Il faut du temps pour le faire connaître», estime Stéphanie Dufour. La responsable met toutefois en avant des chiffres encourageants. «Notre bouquinerie à Lille réalisera un chiffre d’affaires de 120.000 euros en 2011, une performance tout à fait honorable et comparable à celles de librairies classiques.»

Des magasins «comme les autres»

Contrairement aux autres magasins caritatifs, comme les 300 boutiques Emmaüs ou les près de 800 «vestiaires» et «vestiboutiques» de la Croix Rouge, les points de vente Oxfam veulent se fondre dans le paysage commercial. «Nous développons des magasins comme les autres, aussi bien achalandés et aménagés. Mais les produits mis en vente à petits prix proviennent de dons de particuliers ou d’entreprises et nos boutiques sont tenues par une trentaine de bénévoles, chapeautés par un salarié», souligne Stéphanie Dufour. Au Royaume-Uni, les boutiques Oxfam vendent des livres, des vêtements, mais aussi des bibelots ou de la vaisselle. «Les achats de produits de seconde main ou ‘vintage’ sont très tendance là-bas, tandis que les Français sont moins attirés par ce mode de consommation», ajoute la responsable d’Oxfam.

Crise oblige, ils pourraient toutefois y prendre goût. «Outre les restrictions budgétaires, les consommateurs cherchent à donner du sens à leurs achats, en offrant une seconde vie aux produits ou en achetant auprès d’associations qui reversent les fonds dans des actions caritatives», explique-t-on à la Fondation de France, qui a mis en place depuis 1997 un observatoire sur la générosité. L’argument écologique s’imprime aussi dans l’esprit des consommateurs qui deviennent plus «militants» dans leurs achats, ajoute Stéphanie Dufour. «Le succès de sites comme eBay montre bien que la seconde main, qui était une barrière à l’entrée en France, va finir par s’imposer», veut-elle bien parier.

Convertir les Français à la générosité à l’anglaise

Encore faut-il convertir les Français à de nouvelles approches de la générosité. «Acheter dans un ‘charity shop’ ou faire directement un don sont deux démarches radicalement différentes», analyse la Fondation de France. Selon une récente étude menée par la société de services marketing Axciom, la générosité des Français est restée «immuable», malgré la conjoncture morose. «Parmi les causes soutenues par les foyers français, la recherche médicale arrive en première position pour 40,8% d’entre eux (…).Les œuvres sociales et la protection de l’enfance figurent également parmi les causes enregistrant le plus grand nombre de donateurs, avec respectivement 17,6% et 17,3% des personnes concernées», détaille cette étude.

«Contre toute attente, les problématiques d’urgence (Haïti, Tsunami, ou encore Fukushima) qui bénéficient généralement d’une couverture médiatique importante, ne rassemblent quant à elles que 6,6% des foyers donateurs.» Or, Oxfam mène justement des grandes campagnes internationales, dont les thèmes vont de la taxe sur les transactions financières à la lutte contre l’accaparement des terres des pays pauvres et au commerce des armes. Pour Stéphanie Dufour, ces ‘charity shops’ à l’anglaise ont le mérite «d’élargir la palette de dons accessible aux Français et de leur offrir de nouvelles formes d’investissement personnel». Il leur faut seulement encore du temps pour trouver leur public.

Oxfam France a organisé une «journée friperie» dans sa bouquinerie de Lille, en mai 2011, en vue de l'ouverture en fin d'année d'un magasin de vêtements de seconde main dans la ville du Nord. Crédit photo : Oxfam France.

La maison Henri Le Roux a tout d’une joaillerie du chocolat – Landévant

lundi 21 novembre 2011


Yoran Plouzennec est caramélier chez Henri le Roux : « Ça rend gourmand ce métier ! Mais je l'étais déjà avant... »

 La maison existe depuis 1977. D’abord installée à Quiberon, elle a finalement recréé ses ateliers à Landévant, tout en gardant une boutique à Quiberon. Elle est aujourd’hui dirigée par Makoto Ishii et ne connaît pas la crise.

Patrimoine

Makoto Ishii nourrit son attachement à l’histoire de l’entreprise, créée en 1977 par Henri Le Roux, et cédée à un confiseur japonais en 2006. « Henri Le Roux est né à Pont-Labbé, explique Makoto Ishii, son père était pâtissier. Dans les années 70, le niveau du chocolat français n’était pas au niveau d’aujourd’hui. Henri Le Roux est parti en stage en Suisse. » Et à son retour, il se lance à Quiberon et devient caramélier et chocolatier.

Confiseur japonais

En 2006, la maison Henri Le Roux est reprise par un confiseur japonais. En 2007, un premier magasin est ouvert à Tokyo. « J’ai l’ambition d’amener la marque au niveau international, résume le gérant. En 2006, Henri Le Roux était connu à Quiberon pour le grand public et aussi très prisé des professionnels. » En ouvrant des magasins à Tokyo ainsi qu’à Paris en décembre prochain, la marque rêve d’une image plus rayonnante.

Caramel aux fruits frais

C’est le premier parfum qui séduit le nez et les papilles du visiteur dès que la porte du laboratoire est franchie. « Le mot caramélier n’existait pas lorsque M. Le Roux s’est lancé, c’est lui qui l’a déposé… » Les caramels Henri Le Roux ont des couleurs et des saveurs inédites, mêlées à des fruits frais.

Laboratoire artisanal

Une vingtaine de personnes travaillent en France pour Henri Le Roux, une trentaine au Japon. Depuis la première ouverture d’un magasin à Tokyo, trois autres ont vu le jour. « Nous ne voulons pas devenir un gros groupe, explique Makoto Ishii, notre laboratoire doit rester artisanal, nous voulons garder la maîtrise de chaque étape dans la fabrication. »

Thé vert et blé noir

Le mariage d’Henri Le Roux avec le Japon se lit jusque dans ses chocolats et ses caramels. « Nous proposons des mélanges intéressants : une ganache à l’infusion de thé vert à la menthe, ou encore une nouveauté à base de thé macha, de yuzu (un citron) et de chocolat… » Ou encore un praliné de blé noir.

Attaché à la Bretagne

Le marché japonais est déjà conquis ! « Il représente 20 % de notre chiffre d’affaires. » Pour autant pas question de déménager la production à l’Est. « Nous refusons de faire nos chocolats là-bas, l’un de nos points forts, c’est de fabriquer à Landévant, en France. » Un choix que les gourmands nippons payent. Le chocolat Henri Le Roux vaut 96 € le kilo en France, 300 € au japon « C’est un vrai produit de luxe là-bas. »

La maison Henri Le Roux organise des visites guidées de ses ateliers tous les mercredis, toute l’année sauf pendant le mois de décembre et tous les jours pendant les vacances scolaires. Tarif : 2 €, gratuit pour les enfants.

Delphine LANDAY. 

 

 

Le boulevard Haussmann va-t-il concurrencer l’avenue Montaigne ?

23-11-11 à 18:49 par Thiébault Dromard Réagir

EXCLUSIF Les groupes Richemont et Louis Vuitton s’apprêtent à investir dans ce quartier prisé par les touristes chinois à fort pouvoir d’achat.

Les grands magasins sont très attentifs à l’ouverture de ce futurs concurrents. Ici, les Galeries Lafayette. (SIPA) Les grands magasins sont très attentifs à l’ouverture de ce futurs concurrents. Ici, les Galeries Lafayette. (SIPA)

Le boulevard Hausmann suscite bien des convoitises. Le groupe suisse Richemont s’apprête à racheter à la société foncière lyonnaise l’immeuble occupé actuellement par l’enseigne Old England, situé au 12 boulevard des Capucines. Ce bâtiment de trois étages s’étend sur plus de 2.250 mètres carrés. Le numéro deux mondial du luxe, propriétaire notamment des marques de montres Jaeger-LeCoultre ou encore IWC, envisage de transformer cet immeuble en temple de l’horlogerie. Ce grand magasin uniquement dédié à l’univers des montres en deviendrait le plus grand du monde. D’après Business Montres Richemont aurait déjà convaincu Rolex, Swatch Group (Breguet, Blancpain…), Audemars Piguet et Breitling de les rejoindre.

L’emplacement est stratégique. En s’installant à quelques centaines de mètres des grands magasins du boulevard Hausmann, Richemont espère capter une partie de la clientèle des Galeries Lafayette et du Printemps. La cible ? Les touristes chinois qui passent quotidiennement par milliers dans le quartier.

D’après Global Blue, société spécialisée dans la détaxe, un touriste chinois dépense en moyenne 1300 euros par jour et par enseigne ! Et son pouvoir d’achat ne cesse de progresser. En 2010, les dépenses de ces voyageurs asiatiques en France ont doublé, pour atteindre 650 millions d’euros. La crise n’y change rien. « Leurs achats ont encore augmenté de 50% depuis le début de l’année », indique Eric Noyal, de Global Blue. C’est aux Galeries Lafayette que Cartier réalise d’ailleurs ses meilleures performances en Europe.

Louis Vuitton lorgne le siège historique de la Société Générale

Les grands magasins sont très attentifs à l’ouverture de ce futur concurrent. Pour l’heure, ils n’ont pas réagi publiquement. Un autre dossier pourrait les préoccuper. Le maroquinier Louis Vuitton, qui a vu son chiffre d’affaires au mètre carré battre des records dans les boutiques des grands magasins du boulevard Hausmann lorgne le siège de l’agence centrale de la Société Générale au 29 boulevard Hausmann. « Les négociations sont à un stade préliminaires », souligne une source interne chez Louis Vuitton. Cet immeuble classé, célèbre pour sa coupole, accueillerait, sans nul doute, un magnifique second flagship après celui des Champs Elysées.

Thiébault Dromard

Louis Vuitton veut se lancer dans l’univers du parfum

Le maroquinier a recruté un maître parfumeur réputé pour concevoir ses fragances. Elles seront distribuées en exclusivité dans ses 450 boutiques. 

Petite révolution en vue dans la parfumerie. Louis Vuitton prépare le lancement de son premier parfum, qui pourrait être commercialisé d’ici à deux ans. Ce sera la fin d’une exception culturelle. Le maroquinier, première marque mondiale de luxe (près de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, selon les analystes), a peu à peu élargi son territoire depuis 1998 au prêt-à-porter, aux lunettes, à l’horlogerie et à la joaillerie. Mais il restait absent des parfums.

Une petite équipe travaille sur ce projet confidentiel chez Louis Vuitton, comme l’a confié son directeur artistique Marc Jacobs en juin. Pour réussir son entrée dans un secteur qui semble saturé, Louis Vuitton réfléchi à la meilleure façon de s’imposer d’emblée dans la cour des grands. Pas question, par conséquent, de céder la responsabilité de son parfum à un spécialiste, comme la plupart des griffes, y compris les plus réputées. Gucci a confié ses parfums à Procter & Gamble, Armani et Yves Saint Laurent à L’Oréal, Burberry à Interparfums… Tous empochent des royalties sur les ventes. Louis Vuitton, de son côté, ne passera même pas par la branche parfums de sa maison mère LVMH, qui a la charge des fragances Dior, Guerlain, Kenzo et Givenchy.

Pour être crédible sur ce nouveau territoire, Louis Vuitton ne sous-traitera pas la conception de ses jus à un laboratoire, comme la quasi-totalité des marques. Ces dernières confient cette étape essentielle à des industriels tels Givaudan, IFF, Firmenich ou Robertet, et se chargent de la mise en bouteille, du marketing et de la distribution.

Louis Vuitton a embauché Jacques Cavallier, un des maîtres parfumeurs les plus réputés, comme l’a révélé le Women’s Wear Daily. À 49 ans, ce fils et petit-fils de parfumeurs grassois, chez Firmenich depuis1990, aconçu le classique de Jean Paul Gaultier, l’Eau d’Issey (Issey Miyake), Midnight Poison (Dior), Acqua di Gio (Armani), Opium pour homme (Yves Saint Laurent) et Poème (Lancôme). Avec cette recrue de choc, Louis Vuitton sera l’un des rares marques au monde à disposer de son «nez» exclusif, avec Chanel, Dior, Guerlain, Hermès et Cartier.

Jacques Cavallier rejoindra en janvier le maroquinier, chez qui l’on se refuse à tout commentaire. Il pourrait ensuite installer son laboratoire de création à Grasse, berceau de la parfumerie. Louis Vuitton est sur le point de racheter les Fontaines Parfumées, une demeure historique située sur un terrain de8 000 mètres carrésau centre de Grasse, qu’Yves Carcelle, son PDG, a visité cet été en compagnie du sénateur maire Jean-Pierre Leleu. Certains concurrents inquiets sont persuadés que le groupe rachète des champs pour garantir sont approvisionnement en fleurs rares. En réalité, il n’en est rien pour le moment.

Stratégie peaufinée 

Louis Vuitton, qui peaufine toujours sa stratégie, ne devrait pas, dans un premier temps, commercialiser ses jus dans les parfumeries. «Il n’en a pas besoin ni pour créer de l’image ni pour engranger du chiffre d’affaires supplémentaire», estime le patron d’un géant mondial du parfum. D’autant que les marges dégagées par les cosmétiques sont nettement inférieures à celles de Vuitton. Le maroquinier restera l’unique griffe de luxe à vendre sa gamme en exclusivité dans son propre réseau de boutiques. Même ses lunettes et montres sont ne sont pas disponibles chez les opticiens et horlogers.

En vendant ses jus au milieu de ses concurrents, Vuitton prendrait le risque de brouiller et de voir des commerçants faire des promotions. Par ailleurs, sa part de marché pourrait être comparée à celle des concurrents. Or au siège de LVMH, il semble difficile d’envisager pour Louis Vuitton une autre place que celle de numéro 1.

Au contraire, réserver les parfums Louis Vuitton aux seules 450 boutiques de la maison leur garantirait un écrin ultra exclusif. Sans pour autant la cantonner à une distribution confidentielle.

Seul souci, les Chinois et les Japonais, principaux clients de Vuitton, n’apprécient guère les parfums. Mais leur marque de luxe préférée saura peut-être les convaincre d’évoluer.

Letessier, Ivan

 www.louisvuitton.fr

Plus de la moitié de la consommation chinoise de produits de luxe a lieu à l’étranger : rapport

 2011-11-22   xinhua
Plus de 50% des achats de produits de luxe par les consommateurs chinois ont lieu à l’étranger, dont la moitié dans des magasins duty-free, selon un rapport publié lundi.Le Rapport 2011 sur le luxe en Chine a été conjointement publié par le Centre de recherche sur les produits et services de luxe de l’Université de commerce international et d’économie (UIBE) et Fortune Character, un magazine d’art de vivre destiné à un lectorat riche.Au total, 115 produits de 65 marques internationales de luxe sur les marchés chinois et étrangers ont fait l’objet d’une étude dans le cadre de ce rapport.

Les résultats indiquent que la plupart des produits de luxe vendus sur le marché chinois sont plus chers que ceux qui sont proposés à l’étranger.

« Les écarts entre les prix, qui encouragent les Chinois à dépenser davantage à l’extérieur du pays, sont en partie dus aux taxes et aux frais additionnels générés lors de la l’acheminement des marchandises et des ventes, a expliqué Yu Wenlong, directeur général en Chine de Buden & Zorweg, une marque de luxe de renommée mondiale.

Des magasins hors taxes sont actuellement à l’essai dans les villes de Sanya et Haikou, dans la province de Hainan (sud).

Les magasins chinois duty-free doivent changer de modèle d’activité et fournir davantage de services commerciaux, tels que la présentation des marques et produits, ainsi que des services de loisirs, a indiqué Zhou Ting, directeur exécutif du Centre de recherche pour les produits et services de luxe à l’UIBE.

 

Marks & Spencer revient en France, dix ans après avoir fermé boutique

L’enseigne britannique ouvre jeudi 24 novembre un premier magasin sur les Champs-Élysées, à Paris.

Marc Bolland, PDG de Marks & Spencer lors de l'ouverture d'un magasin à Londres. La chaîne de...

(AFP PHOTO/ FACUNDO ARRIZABALAGA

Marc Bolland, PDG de Marks & Spencer lors de l’ouverture d’un magasin à Londres. La chaîne de magasins britannique a modernisé ses collections textiles.
 

La société avait fermé ses 18 magasins en France il y a 10 ans, à l’issue d’un long conflit social.

Marks & Spencer is back. Tout juste dix ans après avoir quitté l’hexagone, l’enseigne britannique doit ouvrir ce matin un premier magasin au numéro 100 de l’avenue des Champs-Elysées, à Paris. Pour tous ceux qui ont gardé en mémoire la touche « so british » des scones, de la marmelade à l’orange et des bonbons Percy Pig, ce retour est une savoureuse nouvelle.

Pour le groupe de distribution, il ressemble surtout à un virage à 180 degrés, après la fermeture, fin 2001, de ses 18 magasins français. À l’époque, cette décision brutale avait déclenché un conflit social très médiatisé et laissé sur le careau 1 700 salariés. Mais pour son retour, la marque semble nourrir des ambitions très élevées. 

Quatre autres ouvertures en Île-de-France

À l’heure actuelle, le marché britannique pèse environ 90 % du chiffre d’affaires du groupe. Or, la direction a décidé de desserrer cette dépendance. Elle fait donc de son développement international un axe stratégique. Si le magasin des Champs-Élysées est de taille modeste, quatre autres ouvertures plus importantes sont déjà prévues en région parisienne, entre 2012 et 2013.

Ce retour a-t-il une chance de réussir ? Laurent Thoumine, consultant chez Kurt Salmon se montre « raisonnablement optimiste ».  Pour ce spécialiste de la grande distribution, « Marks & Spencer a tiré les leçons de leur échec en adaptant leurs produits aux spécificités françaises. Pour le textile, ils ont abandonné les lignes de vêtements aux couleurs contestables et se sont inspiré des méthodes de Zara et H & M. Pour l’alimentaire, ils ont repensé leurs offres et veulent concurrencer les petites surfaces de centre-ville comme Monoprix. Je crois qu’ils peuvent espérer 1 % à 2 % de part de marché. »  

Le difficile enjeu des emplacements

Antoine de Riedmatten, du cabinet Deloitte, se montre plus dubitatif. « Ouvrir une adresse prestigieuse à Paris ne présage pas forcément de leur volonté de s’implanter ailleurs,  estime-t-il. D’autant que ce réveil me paraît assez tardif : à Paris, le marché est très concurrentiel et les consommateurs ne les ont pas attendus. »  

Pour le groupe britannique, le principal enjeu consiste maintenant à retrouver les meilleurs emplacements. Ce qui risque de coûter très cher, compte tenu des prix de l’immobilier. 

 « De ce point de vue, leur départ il y a dix ans est une terrible erreur »,  souligne Laurent Thoumine. À moins que, fort de sa notoriété toujours importante, Marks & Spencer s’appuie essentiellement sur le commerce par Internet, aux côtés de quelques magasins « vitrines », pour reconquérir un maximum de clients.

SÉVERIN HUSSON